Madère au printemps

Voyage à deux, axé randos.
Avril 2018
8 jours
1
13
avr

Cette année, nous renouons avec nos vacances printanières, mais nous n'avons qu'une semaine. Après quelques lectures instructives, Madère s'impose assez vite comme une destination quasi idéale !

Achat de 2 petits guides, dont un dédié aux randonnées, réservation des billets d'avion, des hébergements et d'une petite voiture : fin février, tout semble bouclé 👍 !

C'est compter sans les errements de TAP Portugal qui annule l'un de nos vols et nous transfère sur le suivant... ce qui crée une attente de 3 heures à Lisbonne au lieu d'une seule et une arrivée très tardive à Madère 😦 Bon, tant pis : on avait bien compris que c'était assez coutumier de cette compagnie et on sera en vacances !

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Vendredi aprem, donc, en route pour Genève où notre vol TAP Portugal pour Lisbonne est prévu à 18h30. Celui-ci est à l'heure et nous nous posons à Lisbonne deux bonnes heures plus tard. En revanche, pour le vol suivant vers Madère c'est assez folklo. TAP a finalement remis un vol 5 minutes avant celui sur lequel nous avons été transférés... ce qui crée quelques confusions. Le notre sera retardé d'une demi-heure avec changements de portes d'embarquements et nous finirons par monter dans un avion garé au fin fond de l'aéroport, entre la zone de fret et celle de maintenance !

Bon, pas grave, nous atterrissons sans encombre à Madère à 1h30 du matin... ce qui nous permet de louper le dernier Aerobus qui n'a pas attendu le 2ème avion 😡 . C'est donc en taxi que nous rejoignons notre hôtel à Funchal sur le coup de 2h du matin, et hop, au lit ! 😴

Hotel Catedral, tarif très raisonnable petit déjeuner compris, idéalement situé en plein centre de Funchal.


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14
avr

Nous ne nous réveillons pas très tôt, mais avons le temps de prendre un solide petit déjeuner à l'hôtel. Nous laissons nos valises à la bagagerie et nous voilà partis pour découvrir la ville.

Nous commençons par prendre le téléphérique pour Monte : c'est une constante chez nous de découvrir d'abord les lieux d'en haut 😉 !

À Monte, nous choisissons de visiter le Jardin Tropical. Il comprend un petit musée où sont exposées de magnifiques sculptures africaines et une très belle collection de minéraux.

Ensuite, c'est l'immersion dans les plantes tropicales

Le décor est japonisant...

... et les fleurs sont superbes.

Après avoir bu un (tout) petit verre de Madère offert avec le ticket d'entrée et grignoté une petite pâtisserie locale, nous quittons ce magnifique jardin. Nous allons voir l'église de Monte... où il y a beaucoup beaucoup de monde 😦

Nous choisissons alors de la contourner pour prendre un chemin qui va passer entre des cultures en terrasse et rejoindre une levada le long de laquelle nous redescendons jusqu'au départ du 2ème téléphérique, celui qui passe au dessus d'une vallée et conduit au Jardin Botanique de Funchal. Nous ne sommes pas venus là pour le visiter, mais pour finir de redescendre vers le centre-ville à pied.

Nous nous baladons dans les petites rues et places sympathiques de la vieille ville, admirant les portes ou murs peints, jusqu'au Fort de São Tiago.

De là, nous nous dirigeons vers le Mercado dos Lavadores... pour découvrir que ce marché ferme à 14 h le samedi. Tant pis, nous achetons de quoi pique-niquer demain dans un supermarché et continuons vers le centre-ville, sa Praça de Municipio et le quartier de la cathédrale.

De là, nous rejoignons et longeons le bord de mer vers le quartier des hôtels où se trouve l'agence de location de voiture. Cela fait une bonne balade de 20 minutes à pied, pas désagréable.

Nous récupérons une Clio rouge : nous avions réservé une Fiat Panda, mais avons été surclassés... pas forcément un bon plan quand nous découvrirons l'étroitesse des emplacements de parking de notre prochain logement...

Loueur de voiture local Insularcar : choisi après lecture de bons avis sur le net (contrairement à une enseigne locale très peu chère et d'autres plus connues...). Pas de paiement à la réservation, bon rapport qualité-prix et bon accueil sur place.

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Après un rapide aller-retour vers l’hôtel du centre-ville pour récupérer nos valises, nous quittons Funchal pour Câmara de Lobos où se trouve le Bed and Breakfast que nous avons réservé pour les 7 nuits suivantes.

💗 Bed and Breakfast Vila Afonso à Câmara de Lobos

Un petit coin de paradis entre vignes et bananeraies.

Nous avions un petit bungalow surmonté d'une petite terrasse avec vue sur la mer où il est bon de boire l'apéro le soir... Autre avantage : la mini kitchenette avec frigo pour tenir au frais les ingrédients du pique-nique.

Le petit déjeuner composé de produits frais voire "maison" peut être pris dans le jardin luxuriant de la villa.

Il y a aussi une piscine couverte mais non chauffée. Le tout est magnifique et l'accueil formidable.

Après nous être installés, nous allons dîner dans un resto fréquenté par les locaux, qui a la bonne idée de se trouver à 5 minutes à pied de la Vila Afonso en remontant le long d'une levada : le restaurant Viola

Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, sachant simplement qu'on y mange des brochettes. On nous installe à une table qui , comme toutes les autres, est affublée d'un mât en T dont on se demande à quoi il sert... La réponse arrivera très vite ! Les brochettes sont géantes et succulentes ! 😛

15
avr

Ce matin, nous découvrons le bon et copieux petit déjeuner servi au B&B, préparons notre pique-nique et après consultation de la météo, décidons de visiter le nord-est de l'île.

Le coin et l'une des randos peuvent être assez fréquentés, mais nous sommes dimanche, jours peut-être un peu moins choisi par les Tour Opérateurs pour emmener leurs clients dans les montagnes... On verra bien...

Certains lieux peuvent très très très fréquentées, notamment par des flots de "croisiéristes" emmenés là en car depuis leur bateau arrivé dans la nuit 😦.

Penser à regarder sur le site internet du port de Madère les jours où un ou plusieurs de ces paquebots géants sont à quai, peut permettre d'éviter ces jours là ! 👍

Aujourd'hui sera notre première prise de contact avec les espaces naturels et l'une des particularités de cette île : les levadas.

Les levadas sont d'étroits canaux d'irrigation permettant d'acheminer l'eau des sources situées en haut des montagnes, plutôt sur la façade nord de l'île, vers les cultures situées plus bas et plutôt sur la façade sud : ils sont donc bâtis à flanc de montagne, en pente douce, sur des kilomètres... et à travers de nombreux tunnels.

Après une petite heure de route, nous arrivons donc au départ de la célèbre randonnée vers Caldeirão Verde (qui signifie : le chaudron vert), que nous enchaînerons avec celle vers Caldeirão do Inferno (le chaudron de l'enfer). Il n'est pas très tôt et l'immense parking est occupé par des pelleteuses (ce qui signifie impossible de se garer pour un car... yesss !) : nous trouvons un petit coin pour poser la clio et nous voilà partis pour une rando d'une petite vingtaine de kilomètres mais plate.

Le départ se fait par un large chemin en sous-bois, puis on atteint la levada et on poursuit ainsi sous une végétation luxuriante.

Après une première cascade, le chemin se fait plus étroit, plus vertigineux à flanc de montagne, passe dans 4 petits tunnels et offre de très belles vues.

Nous arrivons enfin à destination. Ah oui... quand même 💗 ...

Nous ne nous attardons pas (au milieu de pas mal de monde, quand même) et poursuivons vers la deuxième partie.

Caldeirão Verde porte bien son nom ! 

Là, nous sommes seuls et les points de vues sont tous plus beaux les uns que les autres.

Nous arrivons à l’entrée d'un beau tunnel, équipé de rails et creusé d'une large levada. Le chemin, lui, bifurque, mais avant, nous décidons d'aller voir un peu où ça mène. Après 1/4 d'heure de marche, nous ne voyons toujours pas le bout devant nous alors que c'est toujours tout droit (derrière, ce n'est plus qu'un minuscule point blanc). Demi-tour donc, mais nous sommes assez intrigués. Plus tard, nous verrons à l'aide d'une carte détaillée, que nous n'en avons probablement parcouru que le tiers : il fait plus de 3 km de long pour acheminer l'eau de l'autre côté de la montagne ! Impressionnant !

À partir de là, le chemin est beaucoup plus varié : c'est un enchaînement de tunnels, de gorges et nous sommes au cœur des montagnes abruptes.

Nous arrivons à Caldeirão do Inferno : moins joli et moins humide que le précédent, mais beaucoup plus haut !

Après le pique-nique, nous revenons par le même chemin. Petites images des tunnels et des aménagements de la montagne !

info rando :

18 km en aller-retour, 100 à 200 m de dénivelé, dans la 2ème partie uniquement.

Pas de difficultés... sauf peut-être si sujet au vertige bien que le chemin soit sécurisé. Prévoir des lampes pour les tunnels.

La ligne droite en pointillés orientée sud-est en bas de l'image de gauche est le tracé du long tunnel que nous avons suivi pendant 1/4 d'heure...

Les deux images sont orientées en sens contraires (Nord vers le bas sur l'image de droite)

Vers 17h, arrivés au parking, la journée n'est pas finie ! Place au "tourisme" sur la côte nord-est de l'île !

15
avr

Nous rejoignons d'abord le village de São Jorge, où l'on peut faire une petite marche sympa de 4-5 km en boucle. On part d'un café situé en hauteur au dessus de la mer : un chemin pavé descend assez raide dans la combe, jusqu'à la plage.

De là, le chemin est taillé dans la falaise, quelques (dizaines de) mètres au dessus de la mer. Une passerelle permet d'aller jusqu'au cap... mais elle n'est pas en très bon état, et surtout, inaccessible car cassée au niveau de la jonction avec le chemin... Tant pis, les vues sont déjà très belles !

Nous faisons donc demi-tour sur quelques mètres avant de trouver un chemin qui remonte en haut des falaises jusqu'au café. Des plantes grasses s'accrochent au rocher. Presque arrivés en haut, les cultures en terrasse alternent entre vignes et plantations de bananes.

Nous poursuivons la route en direction de São Vicente avec quelques beaux points de vue sur les villages de la côte.

Nous arrivons à São Vicente à l'heure du repas. Nous testerons les spécialités locales : patelles au beurre et à l'ail, poulpe grillé, filet de sabre aux bananes ou pavé de thon... tout est frais, super bon, et servi en abondance !

Restaurante Caravela, le long de la route en bord de mer. Ne paie pas de mine a priori, mais vraiment très bien... à un prix vraiment abordable !

De là, une bonne route permet de rentrer au B&B en une demi heure. Et hop au lit ! 😴

Bilan de la journée

Un peu réticents a priori sur des randos plates et en aller-retour, l'enchaînement Caldeirão Verde - Caldeirão do Inferno nous a comblés, surtout dans sa 2ème partie.

Nous avons été surpris de ces montagnes aussi abruptes, aussi sauvages et paradoxalement aussi aménagées... Mais nous en reparlerons...

Par contre, il aurait fallu partir plus tôt pour mieux profiter de la côte en fin d'après-midi en prenant le temps de visiter les villages.





16
avr

Hier, nous avons étudié la météo de la semaine à venir d'un peu plus près afin d'optimiser nos chances d'avoir un temps dégagé tout en haut des montagnes pour l'une des randos à laquelle nous tenons absolument et plus généralement pour les 2 jours de visites de la partie centrale de l'île. Le meilleur jour semble être mardi, suivi de près par ce lundi ; à partir de mercredi, une dégradation s'annonce. C'est donc décidé : nous visiterons la partie centre-ouest aujourd'hui et les plus hauts sommets mardi.

Nous allons prendre le petit-déjeuner dès 8h30 afin de ne pas partir trop tard (et prévenons nos hôtes que nous ne le prendrons pas le lendemain matin) : il fait super beau, nous nous installons dehors, dans le jardin fleuri, au dessus des bananiers et face à la mer 💗.


Puis, nous nous mettons en route vers le col d'Encumeada, où nous bifurquerons vers l'ouest en direction du plateau de Rabaçal... en principe... En effet, arrivés au col, nous découvrons la seule et unique route d'accès barrée 😥 . Pas le choix : il faut faire demi-tour, redescendre jusqu'à Ribeira Brava sur la côte sud, rouler un peu vers l'ouest et monter dans la montagne par une petite route tortueuse. On profite de jolies vues lors de la descente du col.

vue sur Serra Agua 

Par contre, sur la route qui monte depuis la côte, nous sommes très vite rattrapés par le brouillard 😦 L'une des randos que nous avions envisagée (panoramique : Bica da Cana) n'aura aucun intérêt... Nous poursuivons donc vers le sommet du plateau. Là, nous rejoignons la route fermée au col... où s'activent camions et pelleteuses : elle est en effet en travaux ! Quelques minutes après, nous nous garons sur le parking de Rabaçal, qui se remplit à vue d’œil !

Il faut dire que ce secteur est l'un des plus prisés de Madère, puisqu'on peut y longer facilement une levada jusqu'aux très belles cascades de Risco et des 25 Fontes. Tout le monde se précipite donc sur la route d'accès, fermée à la circulation... Pas nous 😉

Nous prenons un petit chemin qui part discrètement sur la droite et rejoint en moins de 5 minutes la très jolie levada do Alecrim... où nous sommes tout seuls !

Nous flirtons un peu avec le brouillard, puis, le chemin s'élève doucement et nous passons au dessus. Cette levada est très aménagée et entretenue : escaliers, croisements de canaux, sacs de sable (?) pour passer sous la cascade sans glisser...

Nous arrivons à la source, très jolie.

Nous faisons demi-tour un moment, puis bifurquons pour descendre dans un sous-bois vers le Lagoa do Vento, dans lequel se déverse une cascade... Un promontoire offre de belles vues sur la cascade et les montagnes alentours : rien à voir avec les reliefs escarpés de la veille ! Nous sommes bien en contrebas d'un plateau !

Ce petit lac est en effet très venté (et la cascade complètement à contre-jour) et se déverse à son tour beaucoup plus bas, formant la fameuse cascade de Risco... que nous ne voyons pas mais au pied de laquelle on distingue bien la levada d'accès et l'esplanade d'observation !

cascade se déversant dans le Lagoa do Vento  et sommet de la cascade de Risco             

Après une pause "grignotage", nous poursuivons la descente jusqu'à la maison forestière d'où partent les chemins plus fréquentés. Nous choisissons de de pas aller au pied de Risco, que nous pouvons voir de loin, et nous nous dirigeons donc vers les 25 Fontes. Les 2,5 km de levada qui y mènent sont plutôt jolis... mais que de monde ! Dans les deux sens ! Alors que de nombreux passages ne permettent pas de se croiser 😦 Du coup (?) nous n'avons pas de photo du chemin...

Heureusement, au bout, les "25 fontaines" sont bien belles dans leur écrin de verdure se détachant sur la roche rouge.

Les deux cascades "stars" de Rabaçal 

Au retour, après les passages étroits, nous bifurquons vers un chemin moins emprunté d'où l'on a de belles vues sur la cascade de Risco et au dessus, celle du Lagoa do Vento. Nous remontons au parking (et dans le brouillard) par la route.

info rando :

Enchaînement de deux randonnées pour une quinzaine de kilomètres et environ 300 m de dénivelé. Facile... et excessivement fréquenté pour les 25 Fontes et Risco (en bas).

La dernière remontée se fait par une route goudronnée interdite à la circulation, donc à pied ou en navette (3€ / personne).

16
avr

Nous redescendons du plateau de Rabaçal vers Loreto et Calheta par une petite route sous les bois et passons en dessous du brouillard. Un belvédère est indiqué : on y va ?

En effet la vue est superbe. La terrasse en béton d'un café nous tend les bras. Nous buvons chacun un jus de fruit pour la somme astronomique de 2,80 € (en tout !) en regardant la mer à nos pieds. Y a pire, comme vacances...

Tout en bas, nous repérons une petite ville et des morceaux de route côtière. Allez hop, c'est reparti. Nous évitons soigneusement la route principale qui enchaîne les tunnels essayant au maximum de prendre ce qui est visiblement l'ancienne route... qui était elle aussi largement percée de tunnels. Ne subsistent que les accès aux villages... et les tunnels sont reconvertis en... parkings couverts ! 😀


Nous atteignons Ponta do Sol, coincée entre les montagnes et la mer... et réputée pour ses prunes... Voici donc comment la photo suivante nous a coûté 4,40 € : vous observerez une voiture rouge garée sous les palmiers... auprès de laquelle s’affaire un monsieur tout de bleu vêtu. C'est notre Clio, quittée 5 minutes plus tôt, le temps de prendre un peu de hauteur pour une jolie photo. Nous la rejoignons rapidement, trouvons bien sûr le papillon butinant l'essuie-glace et 20 mètres plus loin, assis sur un banc, deux agents assermentés faisant la causette en attendant le client. Nous demandons à l'un des deux s'il est bien l'auteur de l'écrit que nous lui agitons sous le nez, lequel se défausse lâchement sur son collègue, qui ne parle pas un mot d'anglais et encore moins de français. Bref, le premier nous explique qu'il a une famille à nourrir et que de toute façon en Angleterre les PV sont bien plus chers qu'ici. Ça tombe bien, puisque nous ne sommes pas Anglais, mais bon, pas grave : nous poursuivons gentiment notre petite discussion sympathique, relevons le prix du parcmètre (dérisoire en effet) et paierons le PV en ligne à notre retour (ils savent être super modernes, parfois !).

Celle là, je la mets donc en grand : obligé !  

Nous écourtons la visite de Ponta do Sol et remontons sur les hauteurs, vers d'autres belvédères sur les falaises abruptes. 💗

Nous passons en fin d'après-midi au supermarché pour quelques courses en vue du pique-nique de demain et retrouvons notre petit bungalow pour un peu de repos et un petit apéro sur la terrasse avant de ressortir dîner. Ce soir ce sera un restaurant de poisson à Câmara de Lobos, plutôt destiné aux touristes, donc un peu cher mais très bon. En y allant, nous profitons encore de jolies vues sur la baie.

vues sur Câmara de Lobos 
17
avr

Réveil matinal et petit déjeuner dans le bungalow afin de démarrer tôt la randonnée qui relie les deux plus hauts sommets de Madère : en effet, même par beau temps, ceux-ci sont souvent pris par la brume dès le début d'après-midi. La rando fait une dizaine de kilomètres, en aller-retour, entre deux sommets culminant à 1818 m et 1862 m... mais cumule pas loin de 1000 m de dénivelé tant le relief est escarpé.

Vers 8h30, après trois quart d'heure de route, nous voilà arrivés au Pico do Arieiro, 1818 m, d'où commence la randonnée.

Le sommet du Pico do Arieiro est très aménagé, avec une grosse antenne radar blanche et des infrastructures touristiques, mais très vite, on arrive sur une crête face aux montagnes déchiquetées...

Après une bonne descente par des escaliers assez raides on passe de l'autre côté de cette première crête et le chemin se poursuit dans un cirque à flanc de falaise, jusqu'à un tunnel assez long, qui permet de passer de l'autre côté de la montagne "Pico das Torres".

on voit l'entrée du tunnel à droite de l'éperon rocheux 
de l'autre côté... 

De là, des escaliers métalliques, puis taillés dans le rocher montent bien raides jusqu'à un col : de l'autre côté, on redescend par des escaliers tout aussi raides (mais plus courts) et le chemin se poursuit à nouveau à flanc, dans une végétation plus développée bien qu'ayant été visiblement détruite par des incendies.

La terre et la roche changent de couleur : nous arrivons à proximité du Pico Ruivo (qui signifie "pic roux"). Au pied de celui-ci, un refuge est situé à la croisée de plusieurs chemins, dont celui venant d'Achada de Teixeira, très fréquenté car plus facile si l'on veut seulement faire l'ascension du Pico Ruivo.

Le chemin s'élève au dessus du refuge, dégageant de belles vues sur la mer au nord et au nord-est.

Et enfin, du sommet, la vue est superbe. On distingue bien d'où l'on vient, avec la boule blanche de l'antenne radar perchée sur Pico do Arieiro, et au sud-ouest, tout en bas, les dernières habitations du village de Curral das Freiras.

Après le casse-croûte, il est temps de faire demi-tour : la lumière a changé, le soleil est plus haut et certains détails sont sortis de l'ombre, comme cette "muraille" de lave refroidie qui ressemble à une fortification.

On arrive enfin à la belle grimpette jusqu'au vertigineux belvédère Ninho da Manta (le nid de la buse).

De là haut, on ne se lasse pas de la vue : nous nous amusons à trouver le chemin que nous venons de parcourir... ce qui n'est vraiment pas évident !

Du belvédère, l'ascension se termine par un bon chemin pavé jusqu'à une terrasse juste à côté de la coupole radar : au loin, vers le sud-est, on peut voir les îles désertes qui font partie de l'archipel de Madère ; vers le nord-ouest, on distingue les éoliennes du plateau proche de Rabaçal où nous étions hier.

Nous ne nous attardons pas à la cafétéria ou au magasin de souvenirs et décidons de finir la journée en parcourant les petites routes du secteur. Pour commencer, nous descendons jusqu'à Ribeiro Frio. Le lieu est (très) hautement touristique, mais nous trouvons à nous garer près d'un café-restaurant où nous apprécions de boire un verre au soleil !

De là, nous faisons une petite balade de 3 km aller-retour, le long d'une levada large et plate, jusqu'au Balcões de Ribeiro Frio. Le seul intérêt de cette balade est, au bout du chemin, de voir d'en bas les hauts sommets d'où nous venons. Plus bas, on distingue également une centrale hydro-électrique : c'est non loin de là qu'arrive le long tunnel de plus de 3 km que nous avions commencé à parcourir le premier jour !

Nous reprenons la voiture, remontons un peu vers Pico do Arieiro et avant le sommet, bifurquons à gauche sur une route que nous avions repérée, et qui descend vers Curral das Freiras (le village qu'on voyait tout en bas du Pico Ruivo). La route, large et en très bon état, traverse de hauts plateaux et plusieurs belvédères, assez récents, y sont aménagés : on peut voir encore les îles désertes, Funchal et surtout l'étonnante petite ville de Curral das Freiras... cernée par les hauts pics. C'est très beau !

Plusieurs belvédères offrent une vue spectaculaire sur ce village encaissé, dont l'accès se fait désormais par un long tunnel de plusieurs kilomètres sous la montagne. Nous allons jusqu'au village qui n'a rien d'extraordinaire en soi, mais est très touristique au vu des nombreuses boutiques de souvenirs... Par contre, nous sommes impressionnés par les cultures en terrasse qui remontent assez haut sur les flancs escarpés.

Comme les jours précédents, nous rentrons au bungalow pour un peu de repos avant de ressortir dîner.

info rando : traversée en aller-retour Pico do Arieiro - Pico Ruivo

Environ 12 km, 1000 m de dénivelé, essentiellement par des escaliers, avec alternance de montées-descentes... Les jambes "tirent" un peu à la fin. Nous avons mis 5h30, toutes pauses comprises.

Il existe en principe un itinéraire "bis" pour le retour, qui contourne le Pico das Torres au lieu de passer dessous par un tunnel, mais celui-ci est actuellement fermé à cause d'éboulements 😦.

La rando se déroule en pleine nature, mais nous avons encore une fois été étonnés de l'aménagement de la montagne (fait il y a 50 ans pour cet itinéraire) : tunnels, chemin souvent pavé, escaliers également.

tracé et profil de la rando 
18
avr

Comme les autres matins, nous prenons le petit déjeuner dans le jardin fleuri face à la mer, tout en peaufinant le programme de la journée.

La rando prévue jusqu'à la pointe de São Lourenço est (encore) très fréquentée, donc je l'avais programmée en fin de journée, quand les cars seront partis... Sauf que la météo n'annonce pas la tenue du beau temps jusqu'au soir... Et que la rando "facile" de levada que j'avais repérée pour le matin est fermée. Du coup, nous ne traînons pas trop et reprogrammons la rando de Ponta de São Lourenço au début de matinée... Après ??? Ben on verra bien : tourisme dans les petits villages, c'est pas mal, aussi !

Allez hop hop hop, l'autoroute vers Funchal et Caniçal nous amène vite à destination et nous commençons à marcher vers 10h, avant l'arrivée des cars de TO. Le beau temps n'est pas annoncé pour durer, mais pour l'instant, il n'y a pas un nuage et il fait déjà chaud !

On avance sur une péninsule et très vite, le chemin longe les falaises côté nord, composées de roches volcaniques multicolores.

On voit très bien les restes des cheminées de lave : c'est juste magnifique !

Le chemin se sépare ensuite en deux. Nous choisissons de poursuivre à main droite, en longeant la côte sud : c'est pas mal non plus !

Après le passage par une petite oasis, une belle grimpette va nous emmener jusqu'à un sommet. Bien que cette péninsule soit très aride, les abords du chemin sont assez fleuris. Le sommet signe le terminus de la balade : l'extrémité de la presqu'île est inaccessible.

Du sommet, on a aussi une belle vue sur la côte jusqu'à Santa Cruz et la piste de l'aéroport sur ses pilotis.

Nous redescendons un peu (en commençant à croiser pas mal de monde : ça y est, la foule est arrivée) et bifurquons cette fois vers la côte nord avant d'arriver à l'oasis. Le chemin reste en hauteur et est moins fréquenté que le précédent. La géologie du terrain est toujours aussi mouvementée.

Après 2 heures et demie, cette petite rando se termine. En voici le profil :

info rando Ponta de São Lourenço

8 km en aller-retour, 200 m de dénivelé, 2 à 3 heures, tables de pique-nique à l'oasis (avant la grimpette finale)

Nous longeons en voiture la côte nord de la péninsule et faisons un arrêt au Miradouro da Pont do Rosto pour un joli point de vue

Nous arrivons à Porto da Cruz pile à l'heure du déjeuner ! J'avais repéré dans des guides un petit resto qui ne paie pas de mine... Il y a un peu d'attente (c'est bon signe) et on nous installe à une table en forme de tonneau. On se laisse tenter pas l'apéritif local : une poncha, excellente... nous en reparlerons 😉... Nous nous régalons de plats de poissons et fruits de mer accompagnés d'un verre de blanc... et ressortons une bonne heure plus tard, rassasiés.

Snack bar A Pipa :

Pas de terrasse, pas de vue sur la mer, mais une jolie salle voûtée fréquentée par les locaux (et quelques touristes, mais vraiment pas que !).

Il est indispensable de faire une promenade digestive : nous marchons donc vers une plage de galets, d'où l'on voit le village au pied de sa falaise et trempons les pieds dans l'eau à la marée montante.

De retour dans le village, nous allons visiter ce qui en fait l'attraction principale : sa fabrique de rhum, la Destilaria Engenhos do Norte. La visite est libre dans cette fabrique artisanale, à l'ancienne. Nous y passons un moment agréable.

Bien sûr, elle est adossée à une boutique, où l'on peut goûter différentes productions et déguster la poncha, traditionnelle (à l'orange et au citron) ou aux fruits de la passion. Après quelques emplettes, nous poursuivons notre balade en bord de mer vers une piscine se remplissant à l'eau de mer, mais encore fermée et faisons une petite sieste au soleil... avant de reprendre le volant 😛.

Nous quittons cette chouette étape par une route de montagne conduisant au Miradouro da Portela, d'où la vue est magnifique sur Porto da Cruz et Penha de Águia (le Rocher de l'Aigle).

De là, nous redescendons sur Santa Cruz, bourgade bien agréable sur la côte sud. Contrairement aux prévisions, le temps est toujours au beau fixe sur la côte (bon, OK, c'est très chargé sur les montagnes) et nous savourons la balade en bord de mer en cette fin de journée.

Ayant bien mangé au resto à midi, nous achetons quelques légumes et autres bricoles dans un petit supermarché, rentrons au bungalow et prenons notre repas du soir sur la terrasse. Pas mal non plus !

19
avr

C'était annoncé : ce matin il fait gris et frisquet. Nous prenons le petit déjeuner à l'intérieur pour la première fois de la semaine en préparant la journée : c'est vite vu ! Aujourd'hui, ce sera "tourisme" dans le nord-ouest... avec une possibilité de rando si le temps s'améliore...

Nous partons donc par la route qui partage l'île en deux du sud au nord, en direction de São Vicente. Il commence à plouviner... Nous nous arrêtons donc pour visiter les grottes volcaniques. La visite commence par une balade dans deux tunnels de lave : très aménagés, mais les explications sont assez complètes.

On poursuit par un petit centre du volcanisme, où l'on peut voir une expo et deux films sur la géologie et la formation de l'île. C'est plutôt bien pensé, mais quand même très vieillot... Dommage...

Quand nous ressortons, il pleut des cordes ! Nous reprenons la route jusqu'au bord de mer et longeons la côte en direction du nord-ouest. Régulièrement, la route passe dans des tunnels, laissant à sa droite le départ de l'ancienne route qui était tracée à flanc de falaise, impressionnante ! Impossible d'y accéder en voiture, et vu ce qui tombe... on s'abstient d'aller y faire un tour à pied, sauf un peu avant Seixal, où un belvédère permet d'admirer une cascade.

En revanche, nous arrivons à Ribeira de Janela sous une éclaircie !

Un chemin permet d'accéder à la plage face à l'aiguille volcanique qui se dresse dans la mer : la très courte balade est bien agréable et offre une jolie vue jusqu'à Porto Moniz.

Nous arrivons donc à l'extrême pointe nord-ouest de l'île, à Porto Moniz, ville très touristique où ont poussé quelques hôtels. Nous trouvons à nous garer dans une rue un peu excentrée et sans parcmètre. Il est environ 13h, mais point de petit "bar - resto" fréquenté par les locaux aujourd'hui... Nous nous dirigeons donc vers un "vrai" resto, recommandé par les guides pour le repas de midi.

Restaurant Sea View à Porto Moniz

C'est le resto d'un hôtel, tout au bout du village, au dessus des "piscines naturelles".

Assez cher, donc, mais bon.

Après le repas, nous nous baladons en bord de mer : Porto Moniz est réputée pour ses piscines naturelles. En fait, elles sont tout à fait bétonnées, mais l'eau qui les remplit vient de la mer, laquelle envahit largement les plages de béton aujourd'hui ! À l'autre bout du village, d'autres piscines sont un peu plus naturelles, simplement refermées par un muret de béton et délimitées par des coulées de lave. L'eau y est limpide et fait envie : je me verrais bien nager là, moi...

Nous traînons pas mal : la mer agitée offre un joli spectacle et le coin est assez photogénique.

Nous reprenons la route vers le sud, toujours en longeant la côte. J'avais repéré une rando à côté de Achada da Cruz : une haute falaise surplombe un minuscule bout de terre cultivée au niveau de la mer. Un chemin permet d'y descendre, et un téléphérique de remonter. Malheureusement, le vent est très (trop) fort et le téléphérique ne fonctionne pas. Nous nous contentons donc du point de vue.

Plus loin, à proximité d'une jolie chapelle, un court chemin conduit à un autre belvédère qui surplombe la mer. Une vache, toute seule, se repose face à la mer. Le ciel tourne de nouveau au gris-noir.

Nous poursuivons ainsi jusqu'à l’extrême ouest de l'île, ou se dresse le phare de Ponta do Pargo.

Après ce dernier point de vue en haut de falaises abruptes, nous passons au supermarché pour le repas de ce soir et le pique-nique de demain et rentrons au bungalow pour une soirée calme.

20
avr

Ce matin, le temps est à nouveau maussade... voire pluvieux et un peu frisquet 😦

Après le petit déjeuner en intérieur nous nous mettons quand même en route pour la rando prévue : de toute façon, il ne nous reste que ce coin à voir... Enfin, non, mais dans les montagnes de l'intérieur, c'est mauvais temps garanti, alors que la côte sud-ouest est l'endroit le plus ensoleillé de l'île... On verra bien.

En une grosse demi-heure, nous rejoignons Prazeres, et trouvons le petit parking un peu excentré d'où commence la rando, au dessus de Paul do Mar : on va descendre jusqu'à ce village par un chemin dans le canyon, longer les falaises en bas, par la "plage", à marée basse, jusqu'au village suivant d'où un chemin permet de remonter et rejoindre la voiture. Une rando en boucle, donc, comme on les aime ! 👍

 Paul do Mar, vu du départ de la rando

C'est parti ! On commence à descendre dans le canyon par un chemin pavé de petits galets entre lesquels l'herbe pousse : il bruine... c'est assez glissant... La pluie s'intensifie... au moment où nous arrivons près d'un tunnel dans lequel nous nous abritons 5 minutes avant de repartir sous une éclaircie. Cette descente... est très raide et a lieu dans un environnement volcanique digne de celui des hauts sommets alors qu'on est juste au dessus de la mer !

Comme d'habitude, le chemin est bien aménagé, mais le cadre reste très sauvage.


Quasiment arrivés en bas, la vue se dégage sur le village et, derrière nous, on découvre une cascade qui nous était cachée jusque là.

Nous finissons la descente jusqu'au port : celle-ci aura nécessité moins d'une heure. Nous allons jusqu'au bout de la jetée où un bateau vient de rentrer et commence à décharger sa pêche ; la vue est jolie sur le canyon par lequel nous venons de descendre.

Le village est un peu tristouille sous le ciel gris. Nous ne nous y attardons pas. D'autant plus que la suite de la rando doit absolument se faire à marée basse, ce qui nous laisse une paire d'heures devant nous. Nous quittons donc Paul do Mar par la "plage"...

Le rivage est constitué de galets et de gros blocs de pierres volcaniques y sont tombés : par moment, la progression se fait en passant de bloc en bloc... On longe le bas des falaises et il est facile de deviner que cet itinéraire est impraticable à marée haute ! Au bout d'un moment, on aperçoit au loin notre destination... tout en ayant encore en vue Paul do Mar.

Nous arrivons finalement à Jardim do Mar sous le soleil : ce village est beaucoup plus "coquet". Nous longeons la mer par une promenade plantée de palmiers avant de nous enfoncer dans les jolies ruelles. Nous pique-niquons sur une place à proximité de la jolie église... et sommes rattrapés par la pluie 😦 . Qu'à cela ne tienne : le guide conseille un bar sympa dans une ruelle ; nous y prendrons un délicieux jus de fruit frais accompagné d'une petite pâtisserie locale en guise de dessert.

Il est temps de remonter. Et le paysage est encore différent : on commence par suivre les escaliers et rues pentues dans le village, les habitations cédant la place aux cultures en terrasses, essentiellement plantées de bananiers. Le soleil est de retour 👍

Plus haut, les bananiers sont remplacés par la canne à sucre et la grimpette se poursuit de façon assez régulière, dans un environnement luxuriant, avec de jolies vues sur Jardim do Mar.

C'est une toute autre atmosphère que celle de la descente de ce matin, à quelques kilomètres à peine ! En haut, il faut revenir vers le parking par une petite route longeant des villas de Prazeres, dont les jardins sont soignés et plantés de bien jolies fleurs. Nous rejoignons notre voiture vers 15 h, ce qui nous laissera le temps de finir quelques visites en fin d'après midi !

info rando :

Boucle Paul do Mar - Jardim do Mar au départ de Prazeres.

Environ 7 km et 550 m de dénivelé. Compter 3 heures de marche, mais prévoir plus de temps pour visiter les villages, se promener, boire une verre.

La jonction entre les deux villages par le bord de mer est faisable uniquement à marée basse et par mer relativement calme : se renseigner sur les horaires des marées et prévoir cette traversée de 1 heure avant à 1 heure après la basse mer.


Nous reprenons la voiture en direction de Câmara de Lobos que nous n'avons pas encore visitée (alors que nous y séjournons) ! Mais avant d'y arriver, nous devons quand même nous arrêter pour voir un incontournable : Cabo Girão. Du haut de cette falaise vertigineuse, on peut contempler la mer... 580 m plus bas, ce qui en fait le cap le plus haut d'Europe.

Bon, inutile de dire que nous ne sommes pas seuls, que le site est sur-aménagé avec boutiques et tourniquets pour accéder au belvédère (hummm, deviendrait-il payant sous peu ? Ou est-ce pour limiter le nombre de visiteurs ?). Le belvédère est équipé d'une plateforme vitrée sur laquelle on peut marcher avec le vide sous les pieds. Vu qu'il a plu, la vitre est bien boueuse et l'effet n'est pas vraiment saisissant. Pas grave : les vues sont déjà bien impressionnantes par dessus la rambarde !

Après cette visite, nous ne descendons pas vers Câmara de Lobos, mais restons en hauteur avec une idée derrière la tête : depuis la terrasse de notre bungalow, on voit une église sur la colline d'en face, d'où il serait donc possible de faire une photo de notre Bed & Breakfast dans son environnement. Nous y arrivons... sous un déluge de pluie et de vent ! Cela ne dure pas et nous pouvons faire notre photo !

Nous sommes quand même bien mouillés : il est temps de rentrer. Nous profitons de cette fin d'après-midi pluvieuse pour faire les valises...

... avant de retourner dîner chez Viola. Nous sommes vendredi soir : la télé diffuse un match de foot et rapidement, la salle se remplit de gens du coin venus passer un bon moment ensemble en cette fin de semaine. L'ambiance est vraiment sympathique et les brochettes toujours aussi bonnes !

21
avr

Toute la nuit, nous avons plus ou moins entendu le vent et la pluie se déverser sur le toit de notre bungalow... Au matin, le ciel est plombé et l'ambiance plus qu'humide. Nous prenons le temps d'un ultime délicieux petit déjeuner et discutons avec notre hôtesse : elle est dépitée par la météo 😥 Aujourd'hui commence la "Festa da Flor" avec la parade des enfants à Funchal et il pleut, tout est détrempé...

Cela n'arrive jamais, parait-il, cette fête des fleurs marquant l'entrée du printemps et des beaux jours. Bon, ben pour cette année, c'est raté...

Nous faisons les bagages et nos adieux en fin de matinée. Avant de nous diriger vers Funchal, nous descendons jusqu'au joli petit port de Câmara de Lobos, que nous n'avons toujours pas visité. Les couleurs vives des bateaux de bois rehaussent le gris du ciel.

Il se remet à pleuvoir, nous ne nous éternisons pas et reprenons la route vers la capitale. Nous voulons faire un tour au fameux Mercado dos Lavradores que nous avons trouvé porte close la semaine dernière : nous sommes de nouveau samedi, il ferme à 14h, ne traînons pas ! Nous trouvons une place de parking dans une petite rue juste à côté et entrons par la halle aux poissons.

Thon et sabres : les poissons emblématiques de Madère 

À l'étage au dessus, c'est une profusion de fruits et de fleurs.

À 14h, une cloche annonce la fermeture : nous ressortons sous une éclaircie et admirons la façade.

Nous repartons vers l'autre bout de la ville pour rendre la voiture chez le loueur, en passant poser nos valises encombrantes à l’hôtel réservé pour ce soir. C'est la femme de ménage qui nous y accueille, encaisse les 27 € en espèces et nous ouvre la chambre pour y déposer nos bagages. Côté loueur, c'est tout aussi rapide et efficace.

Nous décidons de revenir vers le centre-ville à pied après avoir acheté deux tomates, un peu de pain et un bout de jambon dans une épicerie, que nous mangerons sur un banc face à la mer dans le parc du Casino. Un peu plus loin, sur le port, le grand défilé de chars fleuris du lendemain se prépare.

Nous rejoignons l'artère principale du centre-ville : elle est toute décorée et l'animation bat son plein. Par rapport à la semaine dernière, les arbres ont fleuri, notamment les jacarandas.

Vous l'aurez compris, nous ne résistons pas un petit verre de poncha 😛 avant de continuer la balade. Tout au long de l'esplanade, on peut admirer des tapis de fleurs.

En fin d'après-midi, nous continuons à longer le front de mer jusqu'au bout d'une jetée d'où l'on voit le Fort de São Tiago et la partie est de la ville.

Rattrapés par la pluie, nous nous réfugions dans un petit musée retraçant l'histoire de Madère : le Madeira Story Center. C'est un peu sombre et vieillot, comme muséographie, mais nous nous instruisons. À l'entrée, on nous a très fortement incités à aller dîner au restaurant qui occupe la terrasse sur le toit en nous faisant miroiter un apéritif offert. Nous avons une autre idée pour ce soir, mais allons voir quand même la terrasse... et découvrons une très jolie vue sur les toits de la ville survolés par le téléphérique tout proche.

Nous redescendons côté Rua de Santa Maria et réservons une table dans un autre resto dont nous reparlerons. Nous retournons vers la Praça Municipal qui devrait être fleurie... mais non 😦, passons devant le Ritz, tombons sur un défilé en costumes...

... et finissons d'arpenter l'Avenue Arriaga entre les chalets vendant fleurs et bulbes ou spécialités locales : c'est comme le marché de Noël, mais version printanière ! En tout cas, l'atmosphère est sympathique : on sent que cette fête est populaire et vraiment locale. Il y a des touristes, certes, mais visiblement beaucoup de locaux, aussi, qui achètent des fleurs.

Il est temps d'aller dîner : pour notre dernière soirée à Madère, nous avons choisi un petit resto recommandé de la Rua de Santa Maria où nous nous régalons de plats de fruits de mer et poissons.

Tasca Literaria Dona Joana Rabo-de-Peixe :

ambiance chaleureuse avec photos d'écrivains au mur et musique "live" très agréable

plats abondants et très bien préparés

le tout pour un prix abordable en plein Funchal, entre les multiples restos "typiques" de la rue...

Après ce bon repas, nous retournons vers la cathédrale Sé où se trouve notre petit hôtel pas cher, mais bien suffisant pour une courte nuit.

Pensão Astoria :

aux deux derniers étages d'un immeuble situé en plein centre-ville, tout près de la cathédrale

chambre avec salle de bain commune à 27 € petit déjeuner compris

un peu vieillot et pas super bien insonorisé, mais très propre : vu le prix, pour une nuit, c'était parfait !

22
avr

Nous faisons sonner le réveil à 6h15, quittons l'hôtel sans bruit et marchons 5 minutes jusqu'à l'arrêt de la navette pour l'aéroport où un "Aerobus" doit passer vers 6h45. Il arrive déjà presque plein alors que nous sommes huit à l'arrêt... Ouf, nous rentrons tous 👍. Par contre, à l'arrêt suivant, le chauffeur accepte seulement 3 personnes... parmi la douzaine qui attend ! Discussions, coups de téléphone, c'est long et nous n'avons pas pris beaucoup de marge vu la taille de l'aéroport. Nous y arrivons pile à l'heure théoriquement limite d'enregistrement des bagages. Ouf, ça passe. Ensuite, l'aéroport est tout petit mais on nous y balade beaucoup !

Nous embarquons et décollons à l'heure malgré le vent : à peine avons-nous quitté le sol que l'avion tangue, décroche un peu, remonte, re-tangue et finit par se stabiliser...

Nous avons de nouveau plus de 3 heures d'attente à Lisbonne... Nous envisageons un moment de sortir de l'aéroport et prendre le métro pour le centre-ville (ce qui est assez long), mais quand nous voyons la queue qu'il faudra faire pour repasser les contrôles en revenant, nous y renonçons : nous n'aurons pas le temps.

Le deuxième vol part sans retard et une paire d'heures plus tard, nous survolons la maison, voyons que les montagnes sont encore sacrément enneigées autour d'Annecy, faisons demi-tour au dessus du Léman à proximité de Lausanne et nous posons à Genève...

Notre fille nous récupère à l'aéroport et nous rentrons à la maison.