Mexique et Amérique Centrale

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Du 21 septembre au 27 octobre 2019
37 jours
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Publié le 24 septembre 2019

Nous arrivons à Laredo, ville frontalière entre le Texas et le Mexique. En effet, elle est partagée en deux par le Rio Grande qui délimite la frontière !

Arriba Mexico 
Rio Grande 

Un pont à péage plus tard et nous voilà au Mexique ! « Déjà ?! Ça a été facile ! Mais où est la douane parce qu’il nous faut quand même un tampon sur le passeport et notre carte touristique ! » 😯😯😯

Alors... comment dire... peut-être avons-nous parlé un peu trop vite ! 😅 Facile... finalement n’était pas tout à fait le terme approprié... 😂

Le contrôle du véhicule se fait très simplement. Le douanier nous fait ouvrir le coffre et refermer immédiatement, mais toujours pas de tampon. Nous comprenons alors (un peu difficilement, il faut l’avouer) qu’il nous faut nous rendre dans un autre lieu pour enregistrer notre entrée dans le pays. Trois kilomètres plus loin, sur le bord du Rio Grande côté Nuevo Laredo, nous arrivons au niveau d’un immense bâtiment, devant lequel se trouve un poste de contrôle où beaucoup de véhicules font la queue. « Ça doit être là... » .

Et bien non ! 😅 Une charmante douanière nous dit, fort aimablement, que nous ne sommes absolument pas au bon endroit et nous fait sortir de la file ! Nous voilà donc dans cet immense bâtiment et vous savez quoi... le Mexique, pays difficilement classable puisque à cheval géographiquement sur l’Amérique du Nord et sur l’Amérique Centrale, économiquement inclus dans des accords d’Amérique du Nord, mais à l’esprit plus latin, fonctionne relativement différemment des États-Unis et du Canada ! 😜

« Il vous faut aller au guichet 1 pour faire tamponner votre passeport, puis au guichet 2 pour les photocopies des papiers de la voiture et enfin au guichet 4 pour payer vos droits d’entrée ! » 😱

Et c’est ainsi que 2 heures plus tard, nous ressortons avec nos papiers en règle… et un petit trou dans le porte-monnaie, puisqu’ils prélèvent une caution d’environ 400€ pour le véhicule, en plus des frais d’entrée dans le pays qui sont de 500 pesos (25€) par personne.

Une fois ce précieux sésame en main, nous reprenons la route pour Monterrey. En chemin, nous sommes surpris par de magnifiques paysages, vert et montagneux...

... mais aussi par une conduite... originale ! 😂 Disons que la voie de droite sert à la fois de bande d’arrêt d’urgence, de zone de stationnement et de circulation à contre sens sur l’autoroute ! Très utile certainement mais un peu perturbant au début ! 😅 Respecter les limitations de vitesse devient rapidement dangereux puisque même les camions nous doublent ! Bref, après quelques instants d’adaptation nous commençons à rouler comme des pros ! 😜

Nous passons ou croisons à quelques reprises des barrages de la police fédérale ou de l’armée, visages cagoulés, mitrailleuses à poste, ... Nous évitons de traîner sur les 220km de cette autoroute 85 entre Nuevo Laredo et Monterrey, qui est tout de même formellement déconseillée par le site du ministère des affaires étrangères.

Non celui-ci est un leurre, pour lutter contre les excès de vitesse 😉

Il est 20h quand nous arrivons à notre superbe hôtel 4*, dans un building en hypercentre. Oui, ici aussi nous nous sommes fait plaisir, mais il faut dire que les prix sont peu élevés !

Piscine au 6e étage 

Il est tard, la nuit est tombée, l’entrée dans la ville nous a fait passer par quelques quartiers peu reluisants, alors nous décidons de rester manger dans un des restaurants du bâtiment de l’hôtel. Un verre de vin mexicain pour Virginie et une bière mexicaine pour Thierry accompagnés d’une entrecôte d’1kg de bœuf Angus, nous apprécions déjà les charmes de ce pays ! 😜

Nous avons pu lire sur de nombreux blogs qu’il est très aisé de rentrer dans le pays sans en payer les droits, puisqu’effectivement nos passeports ont été tamponnés bien avant que nous ne nous acquittions des droits d’entrée, mais nous n’avons pas voulu nous risquer à le faire, en grande partie à cause de notre véhicule en transit ... À vous de voir !

Ensuite, le guide et le site du gouvernement français évoquent une carte touristique obligatoire, mais ce précieux sésame s’appelle en réalité un « permiso de entrada » (c’est plus facile d’employer le même terme... 😅) pour les douaniers !

Concernant la voiture, vous devez penser à stopper votre assurance américaine et à prendre une Assurance mexicaine, seule valable ici. Le site https://www.mexicanautoinsurance.com permet de contracter une assurance à la journée directement sur internet avec en plus la possibilité d’une traduction en français (utile pour les débutants que nous sommes en espagnol ! 😉)

Pensez à rajouter dans vos calculs que les droits d’entrée au Mexique pour le véhicule sont d’environ 200 pesos (10€).

Enfin dernier petit conseil, pensez à retirer des pesos à la frontière puisque les autoroutes sont payantes ici et en liquide !

22
sept

Monterrey, « La Sultana del Norte », troisième plus grande ville du Mexique et première en terme de revenu par habitant, profite du cadre du Parque Nacional Cumbres de Monterrey et de ses montagnes qui l’entourent. Le spectacle est parfois magnifique, lorsque le vent réussit à nettoyer la pollution générée par les 4,1 millions d’habitants des banlieues tentaculaires et de l’hypercentre ! 😱

Pour notre première excursion au Mexique, nous décidons de retrouver nos marques en commençant par la visite... d’un musée d’art contemporain ! Gagné ! 😅 Le Museo de Arte Contemporaneo situé sur la l’immense Gran Plaza.

Gran Plaza et son melting-pot architectural 

Dès notre arrivée sur cette gigantesque place, nous sommes surpris par la vie qui y règne. Un orchestre fait danser, sur des rythmes de musiques latines, des dizaines de couples, qui ont revêtu pour l’occasion leurs plus beaux atours ! Virginie commence déjà à se trémousser mais le musée et sa climatisation nous aimantent ! 😅

Ce musée d’art contemporain ne présente pas de collection permanente, mais des expositions temporaires d’excellente facture. Un artiste mexicain, Carlos Amorales, travaille depuis des années sur le thème du langage et de la communication. Il est connu, entre autres, pour ses papillons (mariposas) noirs envahissants, qui symbolisent les idées et leur diffusion, notamment à partir de l’art et du monde de la mode. Il détourne ainsi une des images symboliques du Mexique, représentée par le papillon Monarque qui, aprés une migration à partir de la région des grands lacs américains, vient se reproduire dans une zone protégée du Mexique selon un rituel immuable et mystérieux.

Mariposas 

Un autre artiste exposé, Rafael Lozano- Hemmer, s’intéresse à l’architecture relationnelle, ses œuvres multi-médias établissant une relation interactive avec le spectateur mais aussi avec le cadre architectural l’abritant. Cet intitulé rébarbatif cache des œuvres trés inventives, multisensorielles, surprenantes et parfois d’une beauté troublante.

Un cœur lumineux dont le rythme de battement est la synthèse de celui des cœurs de tous ses spectateurs...

Une fois cette pause culturelle au frais achevée, nous nous retrouvons à nouveau sur l’extraordinaire Gran Plaza, un des plus vastes espaces publics au monde, où se côtoient des bâtiments anciens de style classique avec des structures modernes avant-gardistes, parfois très brutes, des parcs et fontaines, la Catedral Metropolitano de Monterrey et le Faro del Comercio.

Gran Plaza 

Nous flânons, d’un pas lent pour lutter contre la chaleur 😅, jusqu’au Paseo Santa Lucia. Une promenade qui s'étend sur 2,4 kilomètres, au bord d’une rivière artificielle au cœur de Monterrey, jusqu’au Parque Fundidora, créé sur un ancien site industriel . Nous nous offrons même le luxe de poursuivre notre flânerie en bateau ! 😊

Pêche aux canards et bateau-tampon

Depuis le petit bateau (qui prend parfois les virages en auto-tamponneuse 😂), nous sommes surpris à la fois par notre environnement...

Paseo Santa Lucia 

... mais aussi encore une fois par la manière de vivre des mexicains ! La promenade est remplie de familles, d’enfants qui jouent, courent, de jeunes qui se bécotent sur les bancs publics... 😉

Nous voilà à présent au Parque Fundidora, ancienne aciérie réaménagée en parc urbain, dans lequel ont été conservés les hauts-fourneaux rouillés et d’autres structures industrielles, donnant ainsi un côté irréel et spectaculaire au lieu !

Parque Fundidora  

D’ailleurs, le Horno 3 (haut-fourneau numéro 3) accueille un musée interactif dédié à la métallurgie avec un véritable show auquel nous avons pu assister ! 🙌

Horno3 

Il est maintenant l’heure de rentrer parce qu’après cette journée à 38°c, nous n’avons plus qu’une idée en tête... Profiter de la piscine de l’hôtel ! 😅

Il semble que la piscine va devenir une condition sine qua none dans le choix de nos futurs hôtels ! 😂 Enfin, nous voilà frais et dispo pour profiter d’une spécialité culinaire dans le quartier Barrio Antiguo : El Rey Del Cabrito est un restaurant traditionnel spécialisé dans le cabri rôti à la broche ! Excellent !

Buenas Noches

23
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Publié le 26 septembre 2019

Aujourd’hui, nous reprenons la route... mexicaine... Pour parcourir 570 kilomètres, Google Map nous annonce 8h de trajet ! 😱 Mais où sont passées les grandes lignes droites américaines ! 😅

Avant de partir, nous avons pris connaissance des recommandations d’Ariane (le site du gouvernement français pour les voyageurs) pour notre itinéraire. Depuis la frontière et à Monterrey, nous sommes déjà en permanence au minimum en zone orange, fortement déconseillée sauf raison impérative. Pour respecter notre trajet initial vers Ciudad Victoria, état du Tamaulipas, nous aurions dû naviguer en pleine zone rouge (formellement déconseillée). Il s'avère que la route Panamericana, qui prend le nom de carretera federal 85 à l'entrée au Mexique, est, sur certains tronçons, le terrain de jeu des narco-trafiquants. Nous modifions quelque peu notre itinéraire, pour passer plus à l’ouest, dans les états de Coahuila, Zacatecas et San Luis Potosí… et ne surtout pas les perturber dans leur combat ! 😅

Sans plaisanter, la police fédérale est omniprésente sur les routes et jusque dans certains parcs naturels... et sa présence n’est pas toujours rassurante.

Pour éviter la carretera 85 dans ses portions les plus déconseillées, nous devrons emprunter des routes moins fréquentées, mais dans des zones à priori plus saines. Il s’avère que nous n’avons absolument pas regretté notre choix ! La route de Monterrey à El Naranjo nous conduit à travers des paysages surprenants !

Du moins ne ressemblant absolument pas à ceux que nous nous attendions à découvrir au Mexique !

Typique…
Ou pas! 

Une fois arrivés à notre petit hôtel, simple mais efficace (oui parce que le luxe, ça ne peut pas durer tout le voyage quand même ! 😅), dans le petit village d’El Naranjo, simple et efficace lui aussi 😂, Tootsie et Footsie vont vivre leur premier orage de chaleur du séjour ! Beaucoup d'éclairs et de tonnerre, mais pas de pluie... Dommage, ce n’est pas ce soir que les températures vont baisser ! 😅

24
sept
24
sept
Publié le 27 septembre 2019

Après une chaude nuit, ... (alors il faut que nous vous avouions que nous avons successivement attrapé un bon rhume, avec les écarts de température entre les intérieurs très climatisés et les extérieurs muy caliente, d’où le léger retard pris dans la publication de notre blog... 😬) sans climatisation, à la demande express de Virginie, qui voulait soigner son mal au plus vite, nous nous improvisons ce matin tour-opérateurs. Nous organisons donc un petit circuit pour découvrir les chutes d’eau de la Huasteca Potosina, dans l’état de San Luis Potosí ! Il paraîtrait que ça vaut le détour...

Nous commençons par la Cascada del Meco, à 10 minutes d’El Najanro.

Cascada d’el Meco 

Pas mal pour un début hein ?! 😉

El Meco 

Cette chute d’eau spectaculaire de 38 mètres, d’un bleu-vert intense, résultant du fort taux de calcium des rochers alentours, nous éblouit littéralement ! Fiers de notre première excursion, nous reprenons la route jusqu’à la Cascada de Minas Viejas...

Cascadas de Minas Viejas 

La cascade principale de 55 mètres de haut, nous offre un véritable brumisateur géant ! Elle se jette ensuite dans une piscine naturelle d’où s’étagent une série de cascades et de bassins plus petits mais tout aussi charmants !

Les bassins laissés à l’état quasi sauvage 

Nous espérons que le circuit vous plaît, parce que nous, nous sommes super chauds pour poursuivre ! Et chauds au sens propre comme au figuré, parce que pour atteindre les cascades c’est relativement facile, mais une fois rafraîchis, nous devons remonter à la voiture et perdons tout le bénéfice du brumisateur ! 😅

Direction, à présent, Los Micos Waterfalls et ses 7 cascades étagées !

La cascade inférieure de Los Micos, et ses barques à la location 

Malheureusement, une fois arrivés sur place nous découvrons que l’accès aux cascades supérieures est clos et nous devons nous contenter de la dernière... Allez, une c’est quand même mieux qu’aucune! 😅

Et puis ce n’est pas fini ! Nous repartons à présent vers la Cascada de Tamasopo...

Cascadas de Tamasopo  
Tamasopo 

Magnifique n’est-ce pas ? Une multitude de piscines naturelles nous tendent les bras et ça tombe bien nous portons justement nos maillots de bain ! 😅

L’eau est plutôt bonne pour une eau de rivière de montagne et surtout pleine de vie ! Nous nous offrons une Fish-pédicure gratuite, mais un peu sensible, il faut l’avouer... une multitude de petits poissons nous mordillent de partout ! Il fallait prévenir qu’il y avait des piranhas ! Ah non ?! C’est pas ça ?! Ben, voraces tout de même ces bestioles ! 😂

Les superbes bassins de Tamasopo 

A 5 kilomètres de là, nous accédons au Puente de Dios, après avoir traversé à pied la voie de chemin de fer (non, non, pas désaffectée et sans signalisation 😉) ! Ce site comporte une promenade pavée assez abrupte, qui nous conduit à un endroit désert, où malencontreusement nous tombons à nouveau dans une petite piscine naturelle et sans poissons carnivores en plus ! 😂

Après cette deuxième trempette rafraîchissante (oui même Virginie s’est baigné ! Pas longtemps certes mais quand même ! 😂), nous arrivons à l’apothéose de cette journée...

Puente de Dios 

... le Puente de Dios et ses eaux turquoises ! C’est juste magnifique !! 😍

Dans tous ces sites payants (comptez entre 5 et 7€ l’entrée) la baignade est possible, en général avec une bouée gilet obligatoire (disponibles à la location sur place pour une somme modique) incontournable à Puente de Dios. Le seul site autorisant la baignade sans gilet est Tamasopo, particulièrement agréable à notre goût.

Le tour-opérateur « Les Thibos » espère que vous avez apprécié votre voyage et serait heureux de vous revoir très prochainement... 😂

Allez un peu de sérieux, nous reprenons la direction de l’hôtel. Il faut avouer que nous sommes encore éblouis par ces magnifiques cascades, mais aussi bien fatigués parce que toujours pas très en forme... et demain une longue journée de route nous attends... 👋

25
sept
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Publié le 27 septembre 2019

Journée chaste aujourd’hui, seulement 445 kilomètres à parcourir... Mais attention, 445 kilomètres sur des routes... mexicaines... de montagne ! En fait, nous serons brefs dans le récit mais précis dans les illustrations ! 😜

Au début, nous traversons des tas de petits villages mexicains aux couleurs vives et aux nombreux ralentisseurs de la mort (super dissuasifs pour les excès de vitesse !), qui dégradent sensiblement la moyenne…et les amortisseurs. Et puis il y a les camions, la pluie, les animaux sur la route… Nous mettrons 4 heures à effectuer les 200 premiers kilomètres.

Nous empruntons des routes ombragées par de magnifiques arbres qui la bordent, mais aussi la coiffent,

Nous passons des cols qui nous offrent des vues sur des paysages à couper le souffle et totalement inattendus parfois...

... ou plus typiques de l’idée que nous nous faisions du Mexique !

En résumé, cette journée de plus de 8 heures de route, passée en compagnie de Footsie et Tootsie nous a fait découvrir un Mexique insoupçonné, traverser l’état de San Luis Potosí et d’Hidalgo et retrouver la Carretera federal 85, véritable parcours de la Panamericana, pour atteindre enfin Teotihuacán que nous visiterons demain ! 😃

26
sept
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sept
Publié le 28 septembre 2019

Nous nous réveillons ce matin à Teotihuacán, la majestueuse « Cité où les dieux sont nés ». Située à 2 300 mètres d’altitude, le plus grand site archéologique de toute la Méso-Amérique fut la plus vaste cité du Mexique (20 km2) et la capitale du plus grand empire pré-colombien (200 000 habitants) de l’an 50 à l’an 500 après JC . Sur le papier, tout ça nous intéresse ! Si nous allions la visiter ?! 😉

Nous gravissons d’emblée la Piramide del Sol avec ses 70 mètres de haut et 222 mètres de côté, ce qui en fait la troisième plus grande pyramide au monde derrière Kheops et Cholula. Elle fut construite sur le modèle talud/tablero (en gradins) typique de Teotihuacán, avec 3 millions de tonnes de pierres sans outils métalliques, animaux de traits ou roues, vers l’an 100 après JC ! Une fois les 248 marches gravies pour atteindre le sommet, nous avons une vue à couper le souffle (ce qui est déjà fait 😊) sur l'ensemble du site.

Au sommet de la piramide del Sol 

Nous serions pas mal ici... pour vivre cela s’entend... avec quelques petits aménagements bien sûr... mais la « Cité où les dieux sont nés » ça en jette non? Attendez ! Imaginez... partir en footing tous les matins et gravir les 248 marches de la pyramide ! La vue est motivante tout de même !

La piramide de la Luna vue du sommet de la piramide del Sol 

Au pied de la pyramide se trouve la Calzada de los Muertos longue de 2 kilomètres et parcourant le site du nord au sud.

La Calzada de los muertos vue de la piramide de la Luna 

Pour l’instant c’est un peu sec, mais en important les magnifiques mezquites (arbres) qui bordaient la Carretera Federal 85 la veille, de jolies fleurs exotiques et en complétant par un couloir de nage en carrelage d’or, ça pourrait rendre le séjour attrayant non ?! Après le footing, nous pourrions nous jeter à l’eau... 😊

Passons maintenant à la Piramide de la Luna, d’où nous avons une vue sur l’ensemble de notre potentiel futur domaine puisqu’elle se situe au nord du site...

La piramide de la Luna 

Vous commencez à vous y voir vous aussi ?! Pas de soucis, vu que c’est un peu loin de la France, nous avons aussi pensé aux invités ! Sur la Plaza de la Luna, se dresse un bel ensemble de 12 plateformes de temples...

Plaza de la Luna 

... que nous pourrions aménager sur le modèle du Palacio Quetzalpapalotl ou du Palacio de los Jaguares ou encore du Templo de los Caracoles Emplumados

Imaginez avec de grandes baies vitrées, donnant sur la Plaza de la Luna et son autel au centre, que nous pourrions transformer avec une belle tonnelle blanche protégeant des divans ...

A présent, vous vous demandez sûrement où nous pourrions vivre en ayant chacun notre espace... La Ciudadela avec son Templo de Quetzalcoatl, pyramide édifiée vers l’an 250, nous a particulièrement séduits !

Temple de Quetzalcoatl 

Ce petit espace de 160 000 m2, situé à l’extrémité sud de cette vaste cité a fini de nous décider ! 😅

Los piramides  del Sol et de la Luna vues de la citadelle

Bien sûr, pour certains, il fut un temps, ce lieu était le cadre de sacrifices rituels, mais les archéologues ont déterré tous les cadavres ! La preuve...

Et puis en tant qu’infirmière cadre et chirurgien orthopédique, les morts ça ne nous dérange pas ! 😉

Celà fait beaucoup d’informations à ingurgiter , alors pour vous aider à mieux vous orienter sur votre prochain lieu de villégiature, nous vous en montrons la maquette...

Le Museo del Sitio, le Palacio de Tepantitla et le Museo de la Pintura Mural nous ont aidés à nous projeter dans la décoration de notre futur chez nous !

Où on retrouve les mariposas 

Alors qui nous rendrait visite ?! 😅 Par contre, nous devons vous prévenir que, Si vous venez en printemps, été ou automne, la crème solaire est indispensable ! Nous l’avons appris à nos dépends. .. 😳😳😂

Publié le 1er octobre 2019
27
sept
27
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Publié le 4 octobre 2019

Nous quittons, vendredi matin, Teotihuacán pour México, capitale du Mexique et agglomération de 22 millions d’habitants. Le centre de Mexico est distant sur le papier de 50 kilomètres de Teotihuacán, mais après à peine 20 à 25 kilomètres de route nous sommes déjà dans México... et ses bouchons !! 😱 En même temps, 22 millions d’habitants... La ville révèle d’emblée son caractère tentaculaire et grouillant puisque nous effectuerons près de 35 kilomètres en ville durant les 2 heures suivantes avant d’atteindre notre destination.

En effet, nous nous rendons d’emblée au Museo Frida Kahlo, dans un quartier résidentiel de la capitale.

La Casa Azul est, de fait, la maison familiale de l’artiste au mono sourcil la plus célèbre au monde 😉. Elle y est née et y a résidé l’essentiel de sa vie, avec son mari le peintre muraliste Diego Rivera. Davantage qu’un musée, puisque peu de peintures y sont finalement exposées, c’est un lieu de pélerinage pour les fans de ce couple vénéré au Mexique (au point de figurer sur les 2 faces des billets de 500 pesos). Frida y a passé son enfance, marquée par le handicap laissé par une poliomyélite, encore aggravé par un grave accident de bus à l’âge de 19 ans, qui lui a imposé plusieurs mois d’alitement, de nombreuses interventions chirurgicales, enfin le port d’un corset et l’usage de béquilles pour l’essentiel de sa vie.

Au ciel de son lit était suspendu un miroir, suscitant la peinture de nombreux autoportraits qui jalonnent son œuvre, hantée par la souffrance, le handicap, l’impossibilité d’enfanter, mais une furieuse envie de vivre malgré tout. La maison bleue a abrité les amours tumultueuses de Frida et Diego, son aîné de 21 ans (quelle idée!!! 😉), mais aussi durant quelques temps…Trotsky.

Le révolutionnaire russe y a séjourné, invité par ce couple de fervents communistes, après son bannissement par Staline en 1929, mais y a également vécu une liaison avec la volcanique Frida. Il a finalement déménagé pour une maison fortifiée peu éloignée, où il sera assassiné en 1940, d’un coup de piolet au crâne asséné par Ramon Mercader, agent stalinien du NKVD. Pour les amateurs de littérature, lisez l’excellent livre de Jorge Semprun « la 2e mort de Ramon Mercader ».

Nul besoin de littérature cependant pour apprécier le charme de cette demeure traditionnelle et de son luxuriant jardin intérieur en terrasses.


A la sortie du musée, nous avons eu envie de faire un truc de dingue ! Faire la traversée de Londres à Paris en un temps record ! Nous nous échauffons... nous calculons notre itinéraire le plus stratégique... Et après quelques exercices de respiration, nous nous lançons ! 1 minute et 6 secondes !! 🙌🙌🙌

Londres Paris 

Vous pensez que nous devrions le faire enregistrer au Guiness Book ?! 😂

Après cet exploit, nous reprenons la route pour en accomplir un second, 10 kilomètres en 50 minutes dans México, pour nous rendre au Museo Nacional de Antropologia ! 🙌😱😂

Cet immense musée nous apprend l’histoire de 8 civilisations amérindiennes différentes (aztèques, mayas, toltèques, olmèques, zapotèques…) dans diverses cités du Mexique, qui se sont succédées ou ont cohabité, vue à travers leurs objets d’art ou usuels.

Nous les avons trouvés parfois mortels...

... parfois bestiaux...

... parfois chirurgicaux...

Fémur après ablation de plaque vissée interne 

... parfois aquatiques ou roswellesques... au choix !

Ils sont venus… 

... parfois effrayants...

Ne rêvez pas… 

... mais souvent impressionnants ! 😉

Les olmèques ont parfois la grosse tête 
Vu dans Tintin et le temple du soleil ou Indiana Jones et le temple maudit

Après cette pause culturelle, nous sommes prêts (même si un peu fatigués quand même), pour réaliser notre troisième exploit de la journée ! 6 kilomètres en 45 minutes pour rejoindre notre super hôtel !

3 exploits en 1 seule journée ça fait beaucoup quand même, alors nous faisons les feignants ce soir... Repas sur le rooftop de l’hôtel avec une petite dégustation de Mezcal à la mexicaine ! 😃

28
sept
28
sept
Publié le 4 octobre 2019

Samedi matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse de notre hôtel, surplombant la Plaza Santo Domingo, à l’angle de laquelle siège l’ancien Palacio de la Inquisicion, dont le frontispice conserve les armoiries de la version espagnole de cette congrégation à l’aura sulfureuse.

El Palacio de la Inquisicion 

Notre matinée est consacrée à un tour du centre historique, en débutant par l’incontournable Zocalo, vaste place de la Constitución où se côtoient paradoxalement, à côté du Palacio Nacional, la cathédrale de Mexico et le Templo Major, vestige de la cité pré-hispanique et des cultes païens. Nous pénétrons tout d’abord dans la Catedral Metropolitana, alors qu’un office religieux est en cours dans la nef centrale. Ces derniers semblent se succéder au fil de la journée, tour à tour dans une des 5 nefs de la cathédrale. Comme chaque fois que nous pénètrerons dans une église au Mexique, nous sommes frappés par l’affluence et la ferveur de l’assistance, mais aussi par l’opulence baroque des dorures et objets de dévotion.

La Catedral Metropolitana 

A la sortie, en nous dirigeant vers les vestiges du temple aztèque, nous sommes accueillis par des danseurs indiens qui perpétuent le souvenir de chorégraphies et de rites pourtant en grande partie oubliés. Le temple a été détruit par les espagnols au XVIe siècle pour instaurer la nouvelle religion, puis redécouvert en 1978 à l’occasion de fouilles, mais il n’en reste guère plus que les fondations à contempler. Vous n’aurez que peu d’images de cette matinée car la carte mémoire de l’appareil photo de Thierry a choisi de rendre l’âme peu après, empêchant toute lecture.

Nous quittons la place par une rue commerçante grouillante de passants pour rejoindre la Torre LatinoAmericana qui de son 44e étage nous offre une vue panoramique sur la capitale, qui s’étend à perte de vue sur 360°, seulement limitée par les montagnes environnantes.

Mexico plein écran 

Nous devons malheureusement écourter la visite pour regagner l’hôtel, car Virginie, déjà barbouillée au matin, a choisi de rendre l’âme à son tour... 😱

Après avoir « joué au Docteur » 😅 durant quelques heures avec son infirmière préférée, Thierry repartira se promener en ville en fin d’aprés-midi. En l’espace d’une heure et demi, il découvrira dans cette ville trépidante :

Le Palacio de Bellas Artes, à la belle architecture art déco, qui abrite musée et théâtre;

El Palacio de Bellas Artes 

Une manifestation pour la défense du droit à l’avortement, avec un service d’ordre toujours impressionnant;

De nouvelles danses indiennes… à côté d’un concert de mariachis;

Des rues commerçantes, toujours bondées, parfois très spécialisées comme l’Avenidad Republica de Chile;

Mesdames, pour mériter ça … 
Oubliez ça !!! 
Sinon vous aurez droit à une cérémonie…😄

Un mexicain misanthrope et qui l’affiche;

Moi non plus… 😊😄

Au contraire, pour déclarer votre flamme à l’être aimé, des écrivains publics vendant lettres et cartes diverses, mais aussi… des pantoufles; 😂

Plaza Santo Domingo 

Bref, Mexico est une ville passionnée et passionnante.😄

NDLR : vous aurez bien sûr tous reconnu à la prose que cet article fut rédigé seulement par Thierry, sans l’aide de sa fidèle créatrice... Parce que nous allons profiter de cette note, pour vous dévoiler notre organisation. Figurez-vous que ces articles sont issus d’un véritable travail de couple ! Virginie, la créatrice, imagine pour vous les articles, tandis que Thierry magnifie (terme employé à l’origine par une amie de Virginie, cadre de bloc à présent, qui a vraiment tout compris des orthopédistes 😉) ses créations.

29
sept
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Publié le 5 octobre 2019

Nous quittons Mexico en fin de matinée, après nous être assurés que Virginie supporterait le voyage, puisque près de 6 heures de route nous attendent jusqu’à Oaxaca, destination finale de la journée !

Et quelle route ! Nous roulons une bonne partie du trajet sous la pluie, parfois violente...

Et les camions restent très nombreux, roulant parfois à vive allure… sauf dans les côtes où leur vitesse peut chuter à 20km/h. ! 😱

2 voies françaises…4 voies mexicaines 

Malgré la pluie et même le brouillard par intermittence, les paysages que nous traversons sont parfois magnifiés par cette météo capricieuse.

Mais, le mauvais temps, surajouté à la conduite mexicaine acrobatique, rend les routes périlleuses !

Nous profitons de cette expérience pour ouvrir une petite parenthèse sur la circulation au Mexique : les routes sont globalement correctes, même si les portions dégradées ou les nids de poule, voire les bouches d’égout sans tampon, restent fréquents. Les meilleures routes, et les plus sécurisées donc conseillées, sont les voies rapides payantes, mais pas toujours à 4 voies pour autant… La traversée des villes mérite toute votre vigilance, en raison des très nombreux ralentisseurs souvent « agressifs », des échangeurs et d’un plan de circulation baroques, d’une conduite des usagers qui l’est tout autant. Il est souvent sage d’oublier la voie de droite tant ses utilisations sont multiples (dépose de passagers y compris par les bus, zone de stationnement, voire de circulation à contre-sens, parfois même des vélos sur les 4 voies, …). Les feux rouges sont généralement respectés, les limitations de vitesse et les lignes continues rarement. Les véhicules lents roulent souvent à cheval sur la bande d’arrêt d’urgence, y compris devant la police qui tolère. Sur les 4 voies, vous pouvez être amenés à traverser le terre plein central et les voies opposées pour prendre une sortie, aller à la station service ou faire demi-tour (si, si 😝).

Nous verrons 4 accidents graves et beaucoup, beaucoup, beaucoup de policiers ! Pourtant, Thierry commence à s’adapter parfaitement à ce nouveau mode de conduite et donne le mauvais exemple à Tootsie et Footsie ! 😂 Un passage à 3 voitures sur 2 voies ?!

Sans problème ! 😬

Un demi-tour sur autoroute parce que nous nous étions trompés de voie... Sans problème ! 😬 « Euh... chéri... c’est une voiture de police qui arrive en face de nous ça! » 😳 ... Petit sentiment de solitude…

Une autre (longue mais instructive, pour les courageux) parenthèse sur la sécurité et les forces de l’ordre pour expliquer le contexte :

Le Mexique est gangrené par les narco trafiquants, qui dans certains états instaurent un climat de guerre, tant entre bandes rivales qu’avec les forces de l’ordre. 2018 est une année noire record avec plus de 33 000 morts violentes, soit 90 par jour, dont les 3/4 sont imputables au narco Trafic. 35 000 à 100 000 personnes ont disparu depuis 2006. 26 000 corps attendent encore une identification dans les morgues. 2019 s’annonce pire.

Sur le site des conseils aux voyageurs du ministère des affaires étrangères français, le Mexique apparaît, en termes de sécurité, comme un, si ce n’est le pire des pays que nous sommes amenés à traverser.

En face, les forces de l’ordre comprennent les polices municipales et des états, la police nationale (federales) et l’armée.

Tout se complique avec la corruption qui brouille les cartes, impliquant policiers, militaires services de renseignement et politiques. En 2010, 10% des effectifs de la policia federal ont été limogés au niveau national. L’ordre n’a été rétabli à Monterrey, 3e ville du pays, qu’après que la quasi totalité de la police locale ait été limogée. En septembre 2018, l’armée a désarmé la police municipale d’Acapulco et arrêté 700 policiers. Des policiers ont été accusés de racket par des touristes, pourtant sans commune mesure avec ceux touchant la population locale. En février 2018, 3 italiens ont disparu, vendus pour 50 dollars par des policiers municipaux aux narcos.

Les narcos utilisent parfois des uniformes, voire des véhicules de la police…

Certains journalistes vont jusqu’à accuser les politiques, y compris au pouvoir, d’entretenir un climat d’insécurité dans le pays, pour mieux en détourner les richesses au profit d’une petite oligarchie.

Bref…

Oui, alors il n’a pas encore totalement le feeling pour la conduite mexicaine ! 😂 Heureusement, nous les avons fait sourire et ils nous ont demandé, après avoir fait descendre Thierry de voiture pour l’interroger brièvement, mais sans le moindre contrôle de papiers, de faire notre demi-tour sur les aires de retournement prévues à cet effet ! 😂 Un grand merci à nos 2 federales! Comme quoi, il vaut parfois mieux faire du tourisme au Mexique qu’en Suisse! 😄

Après ce petit intermède, nous arrivons à Puebla, petite ville d’1,5 million d’habitants, au centre historique plein de charme !

Puebla aux innombrables églises et couleurs 

Nous en profitons pour nous dégourdir un peu les jambes, sous la pluie, dans cette ville très animée aux 70 églises rien que dans le centre historique !

Comme à Mexico, nous sentons à quel point la foi est présente ! Dans chacune des églises où nous rentrons, les messes sont en cours de célébration encore à 15h et de nombreux croyants y assistent ! Cela ne nous a pas toujours permis d’admirer les décorations de chacune d’entre elles mais... nous nous sommes rattrapés au Templo de Santo Domingo (oui encore un ! 😂), une belle église dominicaine avec sa Capilla del Rosario qui nous laisse bouche bée !

Capilla del Rosario 

L’heure tourne et il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir jusqu’à Oaxaca.

Nous payons un peu le départ tardif, dicté par l’état de santé de Virginie, si bien que nous arrivons de nuit à notre hôtel situé dans le centre historique de Oaxaca. Malgré tout, nous sommes ravis par le véritable charme de ce petit hôtel, dont nous n’avons malheureusement pas encore le temps de profiter puisque les restaurants vont bientôt fermés... Et figurez-vous que Oaxaca est célèbre entre autre pour son inventivité culinaire ! Ce serait dommage de rater ça ! 😜

Et en pratique ?

En pratique, nous avons été directement touchés par 2 « petites » arnaques :

- Une arnaque d’environ 8€ au péage de l’autoroute entre la frontière et Monterrey, payé en dollars au prix fort faute d’avoir changé des pesos, après que le caissier ait refusé la carte de crédit.

- Une arnaque d’environ 40€ lors de notre premier plein dans une station service, pourtant à plus de 500 kilomètres de la frontière, en plein jour et sur une autoroute à péage, avec la complicité obligatoire du gérant de la station. Au Mexique, un employé de la station, habituellement en uniforme mais pas toujours, vous sert obligatoirement. Il n’y a pas de pompe en auto service. Il se peut que l’on vous refuse le paiement par carte de crédit. Vérifiez bien le retour à zéro du compteur, et le prix du carburant aux alentours de 20 pesos soit 1 euro/l.

Si vous vous retrouvez rapidement entouré de 4 ou 5 individus se proposant simultanément de vous servir, vous nettoyer la voiture, vous vérifier les niveaux, la pression des pneus et le serrage des écrous… Courage, si vous le pouvez, essayez de fuir sans casse avant même d’avoir démarré le plein.


La police est omniprésente et en force, en ville comme sur la route : federales en Dodge charger ou en pick up avec 2 à 4 passagers debout à l’arrière, avec masque ou cagoule, gilets pare balles et fusils automatiques. La police municipale est relativement plus discrète et surtout en ville, l’armée encore plus rare mais surtout sur les grands axes.

Hormis l’épisode de l’autoroute, dont nous rions à posteriori, nous n’avons jamais été contrôlés. Il nous est arrivé à quelques reprises d’avoir du mal à identifier la nature ou les intentions des hommes armés à proximité. Nous avons circulé à plusieurs reprises en zones oranges voire rouges, mais en essayant de les éviter ou de ne pas nous y attarder.


En pratique, il faut savoir rester vigilant, mais il serait dommage de séjourner au Mexique avec un permanent sentiment de méfiance. L’accueil est généralement excellent et bienveillant, le coût de la vie faible, l’art de vivre remarquable. Il faut surtout plaindre la population qui subit ce climat d’insécurité au quotidien, les touristes paraissant relativement protégés.

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Publié le 5 octobre 2019

Ce matin, nous découvrons notre hôtel à la lumière du jour et le charme de la veille se confirme ! 😄

Hôtel Los Pilares 

Nous sommes d’autant plus heureux de ce petit hôtel qu’il tient du bien-heureux hasard, puisque nous l’avons choisi malgré le peu de commentaires et de photos, après avoir essuyé une annulation d’un autre hôtel, sans aucun charme, que nous avions choisi essentiellement pour son aspect pratique, à savoir un parking (essentiel en centre historique, sinon galère assurée !), faute de mieux... Pas mal finalement ce second choix ! 😊

Virginie n’est toujours pas au top de sa forme ce matin, alors Thierry gère le programme de la journée ! Nous partons à la découverte de Oaxaca, petite ville au charme indéniable, de 260 000 habitants, qui se situe à 1 550 mètres d’altitude.

Oaxaca 

Nous débutons avec le Templo Santo Domingo ! 😂 Au Mexique, d’une ville à une autre, nous ne nous sentons pas trop dépaysés ! Chacune paraît possèder un Templo Santo Domingo, un Zocalo (place principale des centres historiques, ou à défaut Gran Plaza ou Plaza Mayor), une Calle 5 de Mayo (date de leur victoire face à l’armée française), ... Ça nous a parfois joué des tours, puisque non seulement chaque ville possède des noms de rue ou de monuments identiques, mais les noms de ville se retrouvent également à l’identique dans des états différents ! Méfiez-vous du GPS ! 😅

Pour en revenir à notre Templo Santo Domingo, la plus belle église de Oaxaca à la façade baroque finement sculptée...

Templo Santo Domingo 

... présente un intérieur extraordinairement ornementé, largement doré à la feuille d’or, à la gloire de dieu mais aussi de l’ordre des dominicains, grands évangélisateurs de l’Amérique latine.

La Capilla de la Virgen del Rosario, dépourvue de sa vierge noire le temps d’une célébration, date du XVIIIème siècle et est la plus ouvragée de toutes.

Capilla de la virgen del Rosario 

Nous apprenons également que cette église continue de vivre et d’évoluer, puisqu’une chapelle a été construite dans les années 2000, en l’honneur du Pape Jean Paul II et une nouvelle chapelle est actuellement en cours de construction depuis 1 an et demi !

Nouvelle chapelle en travaux 

Pas le choix, nous allons devoir revenir à Oaxaca dans 1 an pour voir le résultat ! 😜

Une fois passée cette incontournable visite, nous nous perdons dans les rues de cette charmante bourgade où il fait bon vivre !

Nous tombons sur des petits marchés artisano-culino-vestimento-mezcaliens très sympas

Au marché, pour Biquet

Nous en profitons pour racheter une nouvelle carte SD pour l’appareil photo ! 🙌 Vous allez pouvoir retrouver des photos de meilleures qualités ! 😃 Cela tombe bien puisque Oaxaca est connue pour sa richesse artistique et notamment son Street-Art qui fait le malheur des autorités mais notre bonheur ! 😅

En 2006, la vague de protestation politique et sociale à Oaxaca, un des états les plus pauvres mais les plus accueillants du Mexique, a initié une explosion du street art, mondialement reconnu grâce à des artistes comme Yescka et surtout Lapiztola.

Virginie étant toujours en grande forme, Thierry, dans sa grande mansuétude, l’accompagne dans son instant farniente au bord de la piscine de l’hôtel ! 😜

Quand il faut… 
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Publié le 6 octobre 2019

Virginie n’ayant toujours pas la forme (oui ça commence à devenir lassant hein ?! Va falloir passer aux grands moyens pour se soigner maintenant !), nous nous dirigeons tranquillement vers...

Définitivement, « on ne devrait jamais quitter Montauban » 😉

Cette ancienne capitale zapotèque trône sur un plateau, qui surplombe de 400 mètres la confluence de 3 vallées et nous offre ainsi un panorama spectaculaire !

Avec ses temples, ses palais, ses hautes plateforme à degrés, son observatoire et son jeu de balle, entourés par un écrin de verdure, ce site archéologique figure parmi les plus impressionnants du Mexique.

Monte Alban 
Observatoire, et pyramide du sud 

Monte Alban occupée par les Zapotèques, dès l’origine vers l’an 500 avant JC, connut son apogée entre l’an 300 et l’an 700 après JC. La population était de plus de 25 000 âmes, sous la domination des prêtres qui contrôlaient les Valles Centrales. Près de 170 tombeaux ont été mis au jour, mais l’un d’eux abritait un trésor que l’on peut admirer au Museo de las Culturas de Oaxaca. Ça tombe bien ! C’est notre prochaine destination ! 😉

Museo de las culturas  

Ce musée, hébergé dans de magnifiques bâtiments monastiques, attenant au Templo Santo Domingo et au Jardin Etnobotanico...

... possède en plus du trésor...

... une collection de statues dont nous vous avons sélectionnés les plus beaux spécimens !

Quand tout à coup, Thierry, un bon petit diable à la fleur de l'âge, la jambe légère et l'œil polisson et la bouche pleine de joyeux ramages, allait à la chasse aux papillons... 😉

 Mais tant qu'ils s'aimeront, tant que les nuages porteurs de chagrins, les épargneront, il f'ra bon voler dans les frais bocages

Après tout ce remue-ménage et face aux conseils avisés des chiens mexicains...

Chiens mexicains à l’heure de la sieste

... nous prenons le chemin du retour...

... pour profiter une dernière fois de la belle piscine thérapeutique de notre hôtel ! 😊

Avant l’attaque 

Pour poursuivre les bons traitements, ce soir nous mangeons dans un petit resto à la cuisine très inventive, sur la terrasse qui nous offre une vue panoramique sur le Templo Santo Domingo ! Avec tout ça Virginie devrait commencer à aller mieux ! 😬

2 références culturelles de très hautes volées se sont cachées dans le texte qui précède... Pour les heureux gagnants qui répondront à ce quizz, nous vous offrirons un verre à notre retour ! 😉

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Publié le 6 octobre 2019

Aujourd’hui est un jour de deuil... nous devons dire adieu à notre piscine salvatrice et reprendre la route ! 😅 Notre chagrin est finalement de courte durée puisque Tootsie, Footsie et nous mêmes allons emprunter une célèbre route ! El camino del Mezcal !!!

Une devise du Mexique, que nous nous appliquons à respecter depuis notre arrivée, est : « Para todo mal, Mezcal. Para todo bien, tambien ! » 😜

Médicament 

A Oaxaca, le Mezcal n’est pas un simple alcool à base de maguey (agave)…

Plantes médicinales 

… certaines espèces de maguey mettent au minimum 7 ans pour arriver à maturité mais d’autres nécessitent 70 ans !

Essai thérapeutique en phase terminale

Cet alcool jusqu’alors plutôt confidentiel a suscité un véritable engouement au Mexique et dans les pays voisins et nous avons rapidement compris pourquoi ! 😅

Contrôle de qualité 

Lorsque la plante, cultivée ou sauvage, arrive à maturité, son cœur est séparé des feuilles pour être ensuite cuit au feu de bois, généralement dans un four creusé dans le sol, donnant ainsi un goût fumé très particulier!

Fabrique artisanale de sirop 

Le cœur est ensuite réduit en pulpe et additionné d’eau, puis mis à fermenter jusqu’à 3 semaines. Ce liquide, distillé 2 fois, donne la bedida espirituosa de 40 à 50 degrés dont les habitants de Oaxaca sont si fiers ! 😄

Capitale du Mexique digne d’’intérêt 

Pour les amateurs, quelques précisions utiles : le mezcal est un alcool d’agave, tout comme la tequila. La tequila est un mezcal, mais produit exclusivement dans l’état de Jàlisco, et seulement à partir d’une variété d’agave. La tequila peut être additionnée de sucre ou de colorants (oro), à éviter pour exiger une tequila 100% agave. Elle peut être Blanco (ou joven pour le mezcal), reposado, anejo ou extra anejo suivant son vieillissement éventuel en fûts de chêne. Le mezcal est produit lui à partir d’une vingtaine de variétés d’agaves possibles, parfois sauvages (silvestres, mezcal tobala), mais l’appellation mezcal est réservée à quelques régions, dont celle d’Oaxaca qui est réputée pour produire les meilleurs. Les autres alcools d’agave sont appelés destilados de agave. On peut trouver dans certaines bouteilles de mezcal (bon marché ou à visée sensationnaliste), un ver (gusano), en réalité une chenille de papillon de nuit se nourrissant de l’agave. Ce ver dans la bouteille est sans intérêt gustatif, mais par contre le mezcal peut se déguster avec un sal de gusano, mélange de sel, piment et gusano pilé.

Mais nous ne croisons pas que des champs de Mezcal sur notre route. Nous traversons plusieurs villages typiques à l’heure du retour de classe...

Quand soudain !

Il semblerait que Tlaloc, le dieu aztèque de l’eau, soit contrarié par notre présence au Mexique, puisqu’il nous envoie systématiquement la pluie lorsque nous sommes sur la route ! 😱

Ou bien était-ce pour nous permettre de profiter des magnifiques paysages verdoyants à venir !? 😅

C’est dans ce magnifique paysage que nous voyons au loin ce qui ressemble à une sorte de contrôle routier... Un homme, qui ne se présente pas et dont nous ignorons totalement la fonction, nous fait signe de nous arrêter, serre la main à Thierry, nous questionne sur notre ville d’origine et notre destination, mais s’intéresse surtout à Veracruz (zone d’instabilité actuelle du narco trafic). Après lui avoir expliqué que nous n’y sommes pas allés et ne comptons pas non plus nous y rendre, il nous laisse partir... Le Mexique recèle des mystères que nous n’éluciderons pas tous, il faut croire ! 😅

Après cette interruption, nous atteignons l’isthme de Tehuantepec, large de 200 kilomètres, formant ainsi la partie la plus étroite du Mexique. Mais le paysage sans relief ne nous permet pas de l’observer... Par contre, nous nous dégourdissons les jambes en partant à la découverte de Tehuantepec, petite ville possédant une Casa de la Cultura dans un ancien monastère dominicain à côté du Parque Santo Domingo. Enfin... découverte... c’était le projet initial... 😅 Mais ça c’était avant ! 😉 À notre arrivée, nous nous trouvons face à un site en travaux ou en démolition, impossible de savoir puisqu’il n’en restait plus que les murs et beaucoup d’ouvriers ! 😅

La chaleur est étouffante ici, nous sommes redescendus en altitude, mais remontés en température. Autant ne pas insister, il est déjà relativement tard, allons à notre hôtel pour tenter de rattraper notre retard accumulé sur le blog et récupérer des trajets en voiture qui demandent une attention constante !

Salina Cruz, destination finale de la journée est enfin en vue ! « Euh, chérie... tu avais le choix entre Aix-en-Provence et Fos-sur-mer... Pourquoi as-tu choisi Fos-sur-mer ?! » 😂 Effectivement, cette ville portuaire, en plus de ne pas avoir beaucoup de cachet, possède une magnifique usine pétrochimique ! 😱😂 Espérons que notre hôtel nous fera oublier ces quelques petites déceptions... 😅 Simple mais agréable, il nous permet effectivement de nous reposer, par contre sa connexion internet inconstante met à mal notre projet de mise à jour du blog... 😬 Vivement demain ! 😂

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Publié le 7 octobre 2019

Après le départ des agents de police de l’immeuble faisant face à notre hôtel, nous avons pu passer une bonne nuit réparatrice. 😅 Et ça tombe bien, parce que vu ce qui nous attend aujourd’hui, nous avons besoin de toutes nos forces ! Nous reprenons la route pour Chocohuital, petit village du Chiapas.

Comme toujours, la route est jalonnée de policiers... 😊

... de paysages magnifiques où les montagnes laissent place à des forêts tropicales...

... de champs dans lesquels paissent paisiblement des vaches qui ne ressemblent pas aux nôtres!

Vaches mexicaines. Qui a dit qu’il faisait chaud ? 

Bref, nous commençons à nous rapprocher d’un petit paradis ! 😊

Et nous sommes tellement épuisés, lorsque nous arrivons à l’hôtel de Chocohuital à 15 heures, que nous décidons de ne plus le quitter ! Ah oui, attendez... Nous ne vous avons pas encore montré notre hôtel...

Une sieste mexicaine, après un plouf rafraîchissant, ça c’est une belle façon de passer notre dernière après-midi dans ce beau pays vous ne trouvez pas ?

Notre hôtel, en plus d'être magnifique et de ne pas nous avoir coûté trop cher, se situe près (à vol d’oiseau) de la Reserva de la biosfera El Triunfo qui abrite plus de 400 espèces d’oiseaux. Et tranquillement installés sur nos transats, nous avons pu en observer de nombreux spécimens !

Autant vous avouer que notre dernière soirée mexicaine a été plutôt paisible ! 😍

Le Mexique est un pays magnifique...

... aux paysages inattendus...

... aux habitants accueillants, vivants et qui savent profiter des plaisirs simples de la vie ! 😉

En résumé ! Viva Mexico !!! 🙌

Publié le 7 octobre 2019
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Allez, c’est le moment de dire au revoir au Mexique et à notre petit coin de paradis ce matin...

... pour nous plonger dans les méandres des services administratifs mexicains et guatémaltèques !!! 😱😱😱

Nous partons tôt puisque nous avons 5 heures de route aujourd’hui et 5 heures de route, c’est long... surtout pour la petite vessie de Virginie... La nature étant généralement plus accueillante que les banos mexicains, ce petit coin tranquille en bord de route sera parfait ! « Mais ?! Tu as déjà fini ?! » Alors… accueillante, pas toujours finalement... Nous n’étions pas les seuls à avoir apprécié ce petit coin… Un SERPENT l’avait aussi trouvé à son goût !! 😱😂

Bref, nous disions donc 5 heures de route et un passage de frontière entre deux pays latino-américains ! Figurez-vous que tellement pris dans toutes nos démarches et surpris par les différents accueils nous n’avons pris aucune photo ! 😅 Certaines ambiances ne s’y prêtaient pas du tout en fait !

Pour commencer, environ 50 kilomètres avant de traverser la frontière, 3 hommes nous arrêtent sur la route à ce qui semble être un barrage, 1 à 2 kilomètres après une zone de contrôle douanier concernant la voie de circulation opposée. Ils portent des badges de la douane mais pas d’uniforme... Ils nous expliquent que si nous voulons récupérer notre caution de 400 USD pour le véhicule, nous devons aller dans leur local à 15 minutes de route de là… et que nous devons prendre l’un d’eux dans notre voiture ! 😳 Mais bien sûr ! Nous avons échangé un regard subrepticement et avons convenu assez facilement qu’il fallait rapidement partir, malgré les assauts des 3 hommes très très proches de nous ! Nous n’avons eu aucun avertissement sur cette pratique que nous avons à nouveau rencontrée à proximité immédiate de la frontière. Nous ne nous sommes pas du tout arrêtés cette fois là… ce qui nous a valu une poursuite en moto par 2 «rabatteurs». En fait, le principe est simple, soit ils se font passer pour des fonctionnaires, soit ils vous font croire que vous avez besoin d’eux pour vous en sortir dans vos démarches administratives moyennant finances. Il s’avère que les démarches ne sont effectivement pas toujours simples ! 😱

L’ambiance de la zone frontière Talisman/El Carmen est glauquissime. Ambiance de ville de Far West type chercheurs d’or, zone de tous les trafics possibles et imaginables (devises, essence, cigarettes, drogue, migrants, …). Les locaux administratifs sont assez facilement identifiables côté mexicain, mais beaucoup plus dispersés et flous côté guatémaltèque. Nous apprenons à la douane mexicaine que nous n’avons pas payé nos droits d'entrée dans le territoire ! Nous comprenons avec difficultés, après avoir parlementé, que la douanière lors de notre entrée dans le pays nous a fait payer les droits pour la voiture mais pas pour nous !!! 😅 Virginie, en bonne nouvelle cadre, se doutait bien qu’elle ne pouvait pas faire du bon travail au vu du nombre d’interruptions de tâches qu’elle subissait ! 😂😂

Côté Guatemala, c’est pire… Nous arrivons à la douane, face à une douanière, qui discute tranquillement derrière sa vitre avec sa collègue et nous fait signe d’attendre... qu’elle termine... Et lorsque nous avons dû revenir après avoir effectué d’autres démarches, nous devons à présent attendre… qu’elle finisse sa nouvelle discussion avec son collègue ! Bref, nous apprenons la patience... 😅 Mais après 2 bonnes heures, nous sommes enfin au Guatemala !!! 🙌

Ce pays montagneux est un territoire tout en contrastes ! À peine avons-nous franchi la frontière que nous entamons une ascension de la mort puisque nous grimperons à 2 500 mètres d’altitude en seulement 54 kilomètres ! La vue depuis la route est spectaculaire !

Mais ce pays est aussi très pauvre, avec un revenu moyen de 315$ par habitant , 54% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. C’est également le troisième pays le plus dangereux d’Amérique latine, derrière le Mexique et le Venezuela, avec 16 personnes tuées par jour... Nous sommes également informés par Ariane (site France diplomatie) que le nord du pays connaît depuis quelques jours un état de siège, monopolisant les forces de police et de l’armée, déjà en sous-effectif. Heureusement, nous comptons visiter uniquement le sud ! 😅 Par contre, comme souvent dans les pays pauvres, l’écologie ne fait pas partie des priorités de la population, ce qui se ressent malheureusement dans le paysage et dans l’air ! Nous avons beau grimper très haut, les bus qui crachent une fumée noire aussi ! 😅

Mais au fait, vous les reconnaissez ?! Il s’agit bien des bus scolaires américains qui connaissent ici une seconde vie ! Ils sont achetés aux enchères aux USA, puis subissent une transformation complète dans de grands entrepôts avant d’être ensuite customisés par les chauffeurs ! Ils roulent en moyenne 14 heures par jour, 7j/7, sur presque tous les types de chemins et couvrent davantage de distance en 1 journée qu’ils n’en parcouraient en 1 semaine aux États-Unis.

Cependant, le pays recense 1 accident de bus par semaine et franchement… nous comprenons assez vite pourquoi ! La conduite guatémaltèque... comment dire…, par comparaison la conduite mexicaine qui nous a fortement surpris au début passe pour une conduite suisse (oui encore eux, désolé Paul 😉) ! Ils conduisent au klaxon dans les virages ou autre, et au warning lorsqu’ils comptent faire quelque chose de stupide ou d’illégal, c’est à dire souvent ! 😂 Mais aussi sans visibilité ni clignotants… Nous avons de nouveaux codes à intégrer !! 😅

Après toutes ces aventures, nous arrivons enfin à notre hôtel dans la petite ville de montagne de San Marcos, hôtel situé au dessus de pompes funèbres ! Pensez-vous que l’emplacement soit stratégique ?! 😂

Et là, on entend Clo-Clo qui rigole… 

Pour ceux qui compteraient effectuer une traversée du Mexique au Guatemala, prévoyez au moins 2 heures de temps pour effectuer les formalités administratives. Côté Mexique, préparez l’ensemble des documents demandés à savoir, le document d’importation temporaire remis à l’entrée dans le pays pour obtenir le remboursement de la caution du véhicule, le permiso et votre passeport. L’agent de la douane contrôlera votre véhicule avant que soit effectué un remboursement en principe sous 48h sur votre compte bancaire. Vous devrez ensuite passer à l’immigration pour valider votre sortie du pays.

Côté Guatemala, commencez par vous rendre à l’immigration pour remplir un document administratif et faire tamponner vos passeports. Vous n’avez rien à payer et aucune carte touristique ne vous sera remise, seul un feuillet du document rempli. Ensuite, vous devez passer par un service de désinfection du véhicule contre les parasites qui vous coûtera 70 quetzals (environ 8€) à payer en espèces. Pour cela, vous avez l’option des changes pratiqués par de nombreux locaux dans la rue à des taux pas toujours avantageux ou bien de retirer votre argent au distributeur sécurisé se trouvant à côté de la douane. Puis, préparez l’ensemble des documents nécessaires au passage de la douane avec un véhicule à savoir : photocopie du passeport et du tampon d’entrée dans le pays pour un seul voyageur, photocopie du permis de conduire (français ou international) du même voyageur, photocopie du titre d’enregistrement du véhicule, photocopie du titre de propriété du véhicule et photocopie du document de la douane mexicaine. Ces différentes photocopies peuvent être faites sur place. Une fois l’ensemble des documents validés par les agents de la douane, vous devrez vous acquitter d’une taxe de 160 quetzals (environ 20€) en espèces uniquement, à payer dans un autre local. Ensuite, vous devez retourner à la douane avec votre justificatif de paiement. Une inspection très rapide sera effectuée par l’agent de la douane, avant que ne vous soit remise la vignette validant votre circulation dans le pays.

Enfin, toutes ces démarches ne sont pas si complexes mais doivent être réalisées à des endroits différents, sans signalisation ni indication, et dans un grouillement impressionnant de « rabatteurs » et d’une faune de trafiquants divers. À vous de décider si vous acceptez leur aide ou non, en sachant qu’il faut s’armer de patience et de persuasion pour réussir à s’en défaire...

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Publié le 9 octobre 2019

Ce matin, nous nous levons tôt pour nous attaquer au Tajumulco, volcan s'élevant à 4 220 mètres d'altitude, constituant le point culminant du pays et de l’Amérique Centrale. Il se trouve dans une zone isolée et peu fréquentée du Guatemala et fait partie des volcans les moins connus du pays, malgré sa hauteur.

Après avoir emprunté une « piste » fort caillouteuse, qui a beaucoup secoué Tootsie et Footsie, nous arrivons au point de départ de cette randonnée de 12 kilomètres et 2 400 mètres de dénivelé cumulé. En résumé ça grimpe bien ! 😅

Droit devant 

Cette randonnée est proposée par des tours-opérateurs, habituellement sur 2 jours, mais nous lisons qu’elle peut se faire en 1 journée pour les bons randonneurs… que nous sommes bien sûr ! 😉

Le chemin grimpe à travers des étendues herbeuses, remplacées par des zones de forêt, puis une atmosphère caillouteuse plus austère, nous offrant une vue imprenable sur la vallée et sur notre destination finale !

Nous sommes accompagnés lors de l’ascension finale par un chemin de croix en guise de cairns….

Assaut final 

Les derniers mètres deviennent pénible, le souffle manque, les jambes fatiguent (surtout Virginie, vous vous en seriez doutés !😬) mais… main dans la main… nous gravissons notre premier 4 000 mètres ensemble ! 😍 Enfin, 4 220 mètres pour être précis !

Le chemin de croix de Virginie

C’est l’explosion de joie ! Après 3 heures de grimpette enfin la récompense…

Viva 

Le brouillard et la pluie ?! 😱😱😱 Alors, en théorie nous aurions dû voir ça...

Le cratère dont nous avons fait le tour… sans le voir vraiment 

Dommage, mais nous n’avons pas le temps d’attendre que ça se dégage, parce que les petites gouttes commencent à devenir grosses ! Très grosses !! Très très grosses !!! 😅 Si bien qu’en 5 minutes nous sommes littéralement trempés de la tête au pied et jusqu’aux os. Mais que t’avons-nous fait ô Dieu Tlaloc pour que tu nous en veuilles à ce point ! 😯 Pour être honnêtes, nous avions vu la météo qui annonçait des orages mais nous avons voulu tenter l’ascension en espérant que la météo se tromperait de quelques heures… Ben perdu ! 😅 Sous équipés face à ce mix entre tempête tropicale et orage de grêle de montagne... notre descente est prudente mais plutôt rapide ! 😂 Thierry ouvre la marche, donne le rythme puis se retourne soudainement au bout de 10 minutes, prévenant… « chérie, je crois que nous allons devoir passer là. » Là, c’est un cours d’eau qui s’est formé avec l’orage et remplace désormais le chemin ! Dégoulinants et déjà trempés, jusqu’à la culotte pour rappel, nous ne sommes plus à ça près ! 😂 Nous essuyons, depuis le sommet à 4 220m, un gros orage avec 30 à 40 minutes de grêle intense, une chute très brutale des températures et une visibilité réduite sur un chemin transformé en ruisseau.

La grêle nous suit longtemps 

Bref, Tlaloc 1 - Les Thibos 0 !

Frigorifiés à l’arrivée, en début même d’hypothermie pour Thierry, nous avons hâte de prendre une bonne douche bien chaude à notre hôtel !

Ta gueule Clo-Clo!! 

Euh… bonne ?! Ah ben non en fait ! Et euh… chaude ?! Ah ben non plus ! 😂😂

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Publié le 10 octobre 2019

Après une nuit réparatrice, nous reprenons la route pour Quetzaltenango aussi appelée Xela (prononcez « Chela ») de son nom quiché, deuxième ville du pays par la taille, qui a su elle aussi conserver son authenticité.

Dès notre arrivée, nous nous dirigeons, difficilement parce que sans carte valable, vers le belvédère du Santiaguito, pour observer de près un volcan en activité qui entre en éruption toutes les 20 minutes environ ! En effet, le Guatemala est un pays possédant 4 volcans actifs, dont la pire éruption fut celle du Santa Maria (proche du Santiaguito) en 1902 qui fit 6 000 morts. Malheureusement, le ciel commence à s’assombrir et suite aux conseils de touristes anglais croisés, nous décidons de retenter notre chance le lendemain matin, avec de meilleures conditions climatiques... Allez, ce n’est que partie remise !

En revenant à Xela, nous faisons un crochet par Los Vahos, des bains de vapeur naturels alimentés directement par la vapeur émise par le volcan, indiqués sur notre guide ! Ça va nous faire du bien, après la randonnée de la veille c’est parfait ! Pour y arriver, nous empruntons un chemin digne de notre Tankhouse...

2 km cools  

... sur 2 kilomètres avant d’arriver à... un véritable taudis ! 😱😱😱 L’angoisse totale, c’est carrément glauque et dégueulasse (sic), une famille guatémaltèque est en train de manger dehors, mais personne pour nous accueillir, nous rentrons dans des pièces sombres où des rideaux en plastiques font office de porte, les toilettes sont immondes… Vite fuyons !! 😂 Nous reprenons notre chemin caillouteux qui a tout de même l’avantage de nous offrir une vue imprenable sur la ville !

Xela 

Bon finis les faux plans maintenant ! Partons visiter la ville et son Parque Centro America. Après une promenade dans la ville...

Dans les rues de Xela 

... nous arrivons à cette grande place centrale pleine de vie !

Marché de la Fête de la Vierge du Rosaire
La Lumière s’il vous plaît… 

Nous nous perdons littéralement dans son marché qui nous conduit jusqu’à la Catedral de Espiritu Santo.

La façade de l’église, délicatement sculptée, se dresse à l’emplacement de la construction originale de 1532, pulvérisée par les séismes de 1853 et de 1902, mais elle cache une cathédrale plus moderne construite dans les années 1990. Nous découvrons qu’en plus du risque volcanique, le Guatemala, pays situé à la jonction de 3 plaques tectoniques, a été à maintes reprises secoué par des séismes, dont le dernier en 1976 a fait 23 000 victimes. Pour autant, les guatémaltèques n’en perdent pas leur art de vivre ! Nous découvrons une cathédrale comble...

... pour la fête de la Vierge du Rosaire.

La musique bat son plein jusque dans l’église ! En effet, plusieurs scènes de concert sont installées devant le parvis, au style musical et artistique surprenant, surtout pour une fête catholique... 😊

Mais la visite de Xela est également l’occasion de découvrir une architecture rugueuse, transmise par les allemands qui ont occupés la région après le départ des espagnols, conférant ainsi à l’endroit une ambiance sombre, à la limite du gothique ! La nuit tombant rapidement vers 18h ici...

… nous prenons le chemin de retour vers notre hôtel qui possède une vraie douche, sans fils électriques qui sortent de partout ! 😅 Mais ce n’est pas tout ce qu’il possède !

Pas mal la vue hein ?! Mais attendez, vous n’avez pas tout vu du rooftop...

… nous nous offrons même le luxe d’un bain de nuit, sous une pluie fine, dans cette piscine chauffée ! 😍

Belle manière de finir cette journée mitigée ! 😉

7
oct
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Comme prévu la veille, ce matin nous nous levons tôt pour retenter notre chance pour le volcan Santiaguito... Malheureusement, le guide que nous consultons nous informe que les nuages sont déjà présents autour du volcan et qu’à part envisager un départ à 5 heures du matin, nous ne pourrions jamais l’apercevoir. Or, nous devons reprendre aujourd’hui la route pour Antigua... Dommage, nous aurions pu voir ça ! 😅

Mais notre déception n’est que de courte durée, parce que la route pour Antigua nous conduit au Lago de Atitlán !

Lago de Atitlan 

Ce lac volcanique, de 8 kilomètres sur 18, situé à 1 580 mètres d’altitude, est entouré de villages à fortes cultures indigènes et de volcans tels que le San Pedro (3 020 m), l’Atitlan (3 537 m) et le Toliman (3 158 m).

Nous nous arrêtons à Panajachel, plus précisément à la Reserva Natural Atitlán, qui occupe une ancienne plantation de café où la nature a repris ses droits. Plusieurs petites promenades partent du centre d’accueil. La première nous amène dans une étonnante serre aux papillons !

C’était juste magique ! Des mariposas de toutes les formes, de toutes les couleurs butinent, volent et virevoltent autour de nous ! 😍

Nous n’arrivons pas à quitter ces lieux tellement nous nous y sentons bien ! 😊

Mais la météo commence à devenir menaçante et nous avons 2 autres promenades à faire, alors... Allez, un petit dernier pour la route quand même ! 😉

Chenilles 

La seconde promenade nous conduit à travers un petit chemin charmant dans la forêt...

... sur des ponts de singe parfois...

... jusqu’au bord du Lago de Atitlán !

Nous sommes envahis par la sérénité que dégage ce lieu simplement magnifique !

Le tonnerre commence à gronder, les premières gouttes tombent, mais nous vous rappelons que nous sommes joueurs... 😅 alors nous tentons la troisième promenade pour aller observer la cascade Catarata!

Et bien vous savez quoi ?! Tlaloc 1 - Les Thibos 1 ! 😂 La grosse averse a débuté à notre arrivée à la voiture ! 🙌🙌🙌

Nous reprenons la route pour Antigua. Enfin, route c’est comme ça que la qualifie le GPS, mais nous, nous appelons plutôt ça des chemins de pierre... 😅

El Lago de Atitlan 

... ou des cours d’eau (si, si) à traverser suite a l’effondrement de la route et du pont qui la portait ! 😱

Sur la route d’Antigua 

Bref, les routes mexicaines apparaissent à nouveau comme des routes suisses, à côté de la qualité du réseau routier guatémaltèque ! 😂 Tootsie et Footsie en sont ravis mais les pneus et les amortisseurs du Tankhouse un peu moins ! 😅 Nous découvrons également la limite du GPS qui est prêt à nous faire passer sur des routes avec des marches ou à sens interdit... Les panneaux de signalisation et de direction sont rares... Il devient difficile de se diriger et nécessairement nos temps de trajets s’en ressentent mais nous finissons miraculeusement par arrivée à Antigua ! Après un tour rapide de nuit sur le Parque Central…

El parque central de nuit 

nous partons dîner dans un excellent italien ! 😊 Petite nostalgie des bonnes cuisines européennes! 😜 Un bon plat de pâtes et un bon vin italien plus tard, nous ne pouvons que bien dormir !

Il était une fois… du Nord au sud 
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Publié le 10 octobre 2019

Après avoir perdu un peu de temps à gérer les impératifs pour la suite du voyage (le transfert en porte-container de Tootsie, Footsie et du Tankhouse, entre le Panama et la Colombie), tranquillement installés dans le jardin de notre petit hôtel...

Hôtel El Catedral 

... nous partons nous promener dans Antigua. Cette ancienne capitale possède une impressionnante collection de vestiges coloniaux, disposés dans un magnifique écrin, comme cette fontaine de 27 mètres de diamètre, la plus grande d’Amérique latine, en forme de nénuphar, symbole de pouvoir pour les nobles mayas !

Ses rues aux façades colorées sont encadrées par 3 volcans : l’Agua (3 766 m), le Fuego (3 763 m) et l’Acatenango (3 975 m).

Antigua et l’Agua 

Malgré les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les inondations, puis un abandon quasi total, la cité a su se relever, portée par la fierté de ses habitants.

El Arco de Santa Catarina, Iglesia de nuestra senora de la Merced

En son cœur, le verdoyant Parque Central est entouré de superbes édifices de l’administration coloniale et de la Catedral de Santiago.

El parque central

Des dizaines de complexes religieux, établis à l'apogée d’Antigua par une multitude d’ordres catholiques, sont disséminés dans toute la ville.

Jadis glorieux avec leurs dorures baroques, églises et monastères ont subi les outrages de la nature et des hommes et sont désormais à diverses stades de délabrement.

Au détour de notre promenade, nous tombons également sur une immense halle dans laquelle nous trouvons une incroyable collection de vêtements mayas, ainsi que des centaines de sculptures, masques et autres fabrications artisanales.

La nuit commence à tomber mais il n’est que 18 heures...

18h 

… alors quoi de mieux qu’un apéro au Café No Sé, le rendez-vous des expatriés en mal de Mezcal, importé de manière semi-clandestine, directement depuis Oaxaca ! 😉

Café no sé 

Le retour de nuit à notre hôtel, nous offre encore quelques jolis spectacles sur cette ville pleine de charme…

19h30 

… dont nous ne nous sommes pas lassés ! 😉

9
oct
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Ce matin nous rechargeons nos batteries dans le magnifique patio de notre hotel...

... en poursuivant l’organisation du voyage de Tootsie et Footsie. Nous vous expliquerons en détail les démarches à accomplir pour effectuer la traversée Panama/Colombie, une fois que nous l’aurons faite c’est promis ! 😉 Recharger les batteries ?! Pourquoi ?! Parce qu’aujourd’hui, nous amenons Tootsie et Footsie dans leur 5ème pays ! 😅

Mais avant, nous terminons notre découverte d’Antigua avec la visite de l’Iglesia de San Francisco.

Iglesia de San Francisco 

Cette église est imprégnée de l’esprit de Pedro de San José Betancur, un moine franciscain qui fonda un hospice pour les pauvres à Antigua et qui fut canonisé par le pape Jean Paul II en 2002, faisant de lui le seul saint officiel du Guatemala !

Hermano Pedro est encore, 3 siècles après sa mort, sollicité par les malades qui viennent prier avec ferveur sur sa tombe, tandis que d’autres tapissent les murs d’ex-voto, en remerciement des miracles qui lui sont attribués.

A présent, avant de prendre la route vers les démarches frontalières, nous concluons notre séjour au Guatemala par l'apothéose... un final digne de ce nom... l’ascension de la Cerro de la Cruz qui nous offre une vue imprenable sur Antigua et le volcan Agua ! 😍

Antigua  vue du Cerro de la Cruz

A présent que nos batteries sont chargées à bloc, nous rajoutons une petite séance d’auto-coaching et nous sommes prêts à affronter la frontière et sa faune ! 😱 Il faut avouer qu’au vu de la dernière expérience, encore bien récente, nous ne sommes pas des plus sereins... Ça y est la frontière apparaît...

Frontière Guatemala- Salvador 

... et sa faune... ah ben non !🙌 Personne !! 🙌🙌🙌 Nous allons pouvoir effectuer toutes nos démarches sereinement, tranquillement... très tranquillement... Vous vous souvenez ?!

Ben oui pareil ! 😂 Nous n’avons pas pu nous empêcher de nous regarder, le sourire aux lèvres, lorsque nous avons dû traverser la route, en compagnie d’un agent de la douane, pour nous rendre de notre voiture au bureau, d’un pas aussi pressé que celui d’un paresseux ! 😂 Hormis la sensation d’être dans le monde de zootopie, les démarches se passent sans encombre et finalement, en seulement 1 grosse heure, nous avons l’autorisation de circuler avec Tootsie et Footsie à El Salvador ! 💪😅

Ce pays, le plus petit d’Amérique Centrale, à la densité de population la plus élevée, nous dévoile des paysages verdoyants et montagneux...

... des bus, à la fois ressemblants par la fumée noire s'échappant de leur pot d'échappement, mais au look légèrement différent des bus guatémaltèques...

... et des routes moins stimulantes pour Tootsie et Footsie, mais plus reposantes pour notre Tankhouse et ses conducteurs ! 😅

Après seulement 1 heure dans ce charmant pays, notre route nous conduit au Lago de Coatepeque, l’un des plus beaux lacs du Salvador situé à 740 mètres d’altitude. Et, veinards que nous sommes, nous arrivons à notre hôtel juste à temps pour assister au coucher de soleil, sur cette étendue d’eau d’origine volcanique formée il y a 25 000 ans...

Lago de Coatepeque  

Même Thierry en a perdu son flegme, face à ce spectacle merveilleux ! 😍

Nous restons là, installés sur le petit ponton privé de notre hôtel, bercés par les cris des supporters d’un match de foot de locaux qui a lieu derrière nous...

... admiratifs et incapables de détacher nos yeux de ces couleurs changeantes...

Bref, nous nous souviendrons longtemps de notre première soirée salvadorienne ! 😍

Pour ceux qui souhaiteraient effectuer la traversée de la frontière entre le Guatemala et le Salvador, sachez avant tout qu’il existe un accord entre ces deux pays, ainsi qu’avec le Nicaragua et le Honduras, simplifiant largement les démarches frontalières entre eux.

Côté Guatemala, il vous faudra commencer par faire tamponner vos passeports et récupérer un petit coupon de sortie du territoire, auprès du service d’immigration, pour vous rendre ensuite à la douane. Pour valider la sortie du véhicule du pays, vous devrez fournir le permis d’importation temporaire avec la vignette (collée à l’entrée sur votre pare-brise), une photocopie du titre de propriété du véhicule, une photocopie du document d’enregistrement du véhicule et une photocopie du passeport du propriétaire, que vous pouvez faire dans une petite boutique face aux douanes pour 1 quetzal la copie. Une fois tous ces documents rassemblés, vous devez vous présenter à la douane côté exportation qui vous remettra un document de sortie du territoire, sans aucun contrôle du véhicule...

Côté Salvador, vous êtes pris en charge par la douane dés votre arrivée. Vous devez leur présenter votre passeport, votre permis de conduire (français ou international), le titre de propriété du véhicule et le document de sortie du Guatemala. Après quelques questions et toujours aucune inspection, il vous sera remis un nouveau permis d’importation temporaire. Une fois ce sésame obtenu, pas besoin de vous rendre à l’immigration. En effet, un agent de l’immigration est installé sur la seule route permettant de pénétrer dans le pays. Après un simple contrôle de vos passeports (sans aucun tampon, celui du Guatemala suffisant apparemment) et la remise du coupon de sortie délivré par l’immigration guatémaltèque, vous êtes autorisés à poursuivre votre chemin ! 😅

10
oct
10
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Publié le 14 octobre 2019

Au décours une excellente nuit, bercée par le chant de la pluie dans les arbres, nous profitons des premiers rayons de soleil sur le lac, devant un petit déjeuner maison.

Mikiterio  

Après cette parenthèse de beauté et de sérénité, nous reprenons la route pour San Salvador et son volcan, appelé en náhuatl volcan Quezaltepeque (montagne de l’oiseau Quetzal), en traversant des paysages verdoyants, dont la végétation est devenue franchement tropicale !

Ce volcan, situé à seulement 11 kilomètres du centre de la capitale, est en réalité composé de trois sommets : El Jabalí (907 m), El Picacho (1997 m) et El Boquerón (1880 m), formant ainsi un cratère de 15 kilomètres de diamètre. Ce dernier est accessible depuis le Parque Nacional du même nom, où tout est aménagé pour avoir la meilleure vue sur...

El Boqueron 

El Boqueron est le petit dernier du trio, puisqu’il n’a « que » 800 ans contre 40 000 ans pour ses grands frères ! Mais il est aussi le plus actif, comme tous les petits frères ! 😉 En 1917, ce cratère de 5 kilomètres de diamètre entra en éruption, faisant 325 morts. Le lac qu’il contenait disparut alors, dévoilant un petit cône volcanique appelé El Boqueroncito.

Même s’il est interdit pour les touristes de descendre seuls dans le cratère, les paysans ont eux l’autorisation d’y cultiver des terres...

Cet endroit est à la fois fascinant, merveilleux et effrayant... puisque ce petit frère reste toujours actif ! 😱 Ne nous attardons pas trop ici ! On ne sait jamais ! 😅 De retour à notre Tankhouse, nous surprenons Tootsie et Footsie faisant les stars, devant un groupe de personnes fans de nos 2 compagnons et de notre plaque d’immatriculation ! Nous sentons que peu d’habitants d’Alaska se sont rendus dans ces terres et que notre Tankhouse commence à détonner dans le paysage ! 😂 Après avoir expliqué notre périple, nous reprenons la route pour San Salvador, et là...


On the road again

... notre premier panneau Panamericana !!! 🙌🙌 Ouf ! Nous ne nous sommes pas trompés ! 😄

Ça y est la capitale est en vue. Enfin, pour l’instant c’est surtout sa circulation que nous découvrons ! 😱

Nous nous retrouvons en voiture en plein marché, celui ci débordant de partout dans les rues du centre ville, avec un GPS qui tient absolument à nous faire perdre notre permis, en nous indiquant uniquement des rues à sens unique... à emprunter dans le mauvais sens... Bref, la sérénité matinale est bien loin ! 😅 Mais qu’à cela ne tienne, nous trouvons une super place de parking à Tootsie et Footsie, leur confions la garde du Tankhouse et partons à la découverte de San Salvador! Cette ville à laquelle nous n’avons pas réussi à trouver beaucoup charme...

San Salvador , Cathédrale et Palais national

... où les monuments, reconstruits pour la plupart à la suite de l’éruption de 1917, sont parfois surprenants...

Iglesia El Rosario des dominicains 

... nous a tout de même touchés par la vie qui y règne, et un accueil plutôt chaleureux. La cathédrale métropolitaine et les nombreux fidèles perpétuent la mémoire de Monseigneur Oscar Roméro, Archevêque de San Salvador, assassiné en 1980 en pleine messe par la junte militaire au pouvoir, soutenue par les USA. Initialement conservateur, le prélat horrifié par les exactions et assassinats perpétrés envers la population et les religieux, dont un de ses amis prêtre jésuite, aura eu le tort de prendre la défense des paysans de son diocèse, s’élevant contre la pauvreté, les violations des droits de l’homme et la répression exercée par le régime. Le jour de ses obsèques une soixantaine de personnes meurent suite à une fusillade déclenchée par les militaires. Son assassinat ne sera jamais puni. Son principal commanditaire et responsable des escadrons de la mort sera même nommé, quelques années plus tard, Président du Parlement Salvadorien. Oscar Romero a été canonisé il y a tout juste un an par le Pape François.

Les tenues traditionnelles du Guatemala ont laissé place à des tenues plus classiques ici...

... et les graffitis à un mode de street art différent, d’affiches collées, que nous ne connaissions pas !

Street Art à San Salvador

Bref, finalement, après nous être perdus dans la ville, au sens littéral du terme 😂, et après avoir découvert la version salvadorienne des Pages Jaunes pour trouver une pile pour la télécommande de la clé de la voiture, nous nous conditionnons en vue de réaffronter la circulation chaotique, jusqu’à notre hôtel ! C’est décidé, ce soir nous resterons tranquille et offrirons une pause bien méritée à Tootsie et Footsie... nous mangerons à l’hôtel ! 😂

11
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Publié le 15 octobre 2019

Aujourd’hui, nous allons profiter de notre dernier jour au Salvador. Et oui, c’est déjà fini ! Même si notre passage dans ce pays est bref, nous nous intéressons à lui et aux difficultés qu’il rencontre... Et nous découvrons que comme son voisin, le Guatemala, le Salvador est confronté à une situation écologique alarmante. Selon un rapport du Bureau du procurateur pour la défense des droits humains de 2016, 89 % des cours d’eau sont pollués, 600 000 familles en milieu rural n’ont pas accès à l’eau potable, et dans 80 ans la disponibilité d’eau par habitant pourrait se réduire de 83 %, rendant ce magnifique pays invivable.

Avant de le quitter, nous faisons une halte au volcan Tecapa, situé au sud d’Alegría.

Outre l’odeur de soufre caractéristique, les fumerolles s’échappant d’orifices dans les roches nous brûlent les mains et nous rappellent, si nous l’avions oublié, que nous sommes en Amérique centrale dans un zone sismique très active ! 😱

Mais surtout, le vaste cratère du volcan abrite la superbe Laguna de Alegria ! 😍

Lagune d’Alegria 

Ses eaux thermales chaudes, d’un vert transparent, nous appellent… jusqu’à ce que Virginie apprenne qu’une sirène y habite et tombe amoureuse des beaux jeunes hommes, dont elle vole l’âme et qu’elle entraîne au fond à tout jamais... N’écoutant que son courage et son cœur, elle prive Thierry d’une mort certaine en l’obligeant à reprendre la route rapidement, au milieu des plantations de café! 😜

Plants de café au Salvador 

La journée est déjà bien avancée et il nous reste encore un peu de route avant d’atteindre la frontière du Honduras, sans compter que la nuit tombe de plus en plus tôt entre la pluie et la situation géographique ! Nous sommes un peu juste dans le timing, parce que Virginie a voulu se retransformer en fille ce matin (pour le plus grand bonheur de Thierry bien sûr ! 😉) mais ça passe... enfin ça devrait passer si ce bouchon se débloque... Euh... mais là ça ne va plus du tout passer ! 😱😱😱 Celà fait 1 heure maintenant que nous sommes à l’arrêt sous la pluie, sans en comprendre la raison !

Ça y est ! Après un peu plus d’une heure de « patience », nous avançons enfin ! Alors quelle est la raison de cette interruption totale de la circulation dans un seul sens ?! Un grave accident sûrement... ou pas ! Il ne s’agit que d’une zone de travaux sur 5 kilomètres réduisant la circulation sur une voie mais sans personne ou feux de signalisation pour réguler ! 😡 Avec tout ça, nous arrivons à la frontière à 17h30... lorsque la nuit tombe... 😅

Frontière Guatemala Honduras 

Nous voilà donc en train d’entamer nos démarches frontalières, de nuit, entre 2 pays où les taux de mortalité par homicides sont les plus élevés au monde !

Pour rappel, le taux d’homicides en France  est de 1,4 /100000/an (875 homicides/an)

Ces chiffres donnent une indication sur le niveau de violence au sein de ces deux pays mais ne reflètent tout de même pas nécessairement le niveau de dangerosité. En effet, ils sont essentiellement dûs au narco-trafic et à l’existence de gangs tels que les Maras. Deux principaux gangs se livrent une guerre sans merci : la Mara Salvatrucha (ou MS-13) et la Mara 18 (ou 18ST). Elles ne cessent de s’attaquer continuellement et de se haïr sans aucune limite. Dans certains quartiers sensibles de San Salvador, il est quasiment impossible pour un jeune de ne pas y rentrer et seule la mort peut l’en libérer...

Dans les rues de San Salvador 

En effet, les Maras se sont implantées dans de nombreux pays et imposent à leurs membres d’afficher leur appartenance par des tatouages peu discrets.

Ceux qui tentent d’en sortir, sont retrouvés mort un jour ou l’autre... Ce fléau s’attaque aux jeunes voire très jeunes (5 ans pour les plus jeunes membres) en situation précaire, qui trouvent dans ces gangs ultra violents une famille protectrice, malgré des rites de passage atroces tels qu’un tabassage pendant 18 secondes pour les jeunes garçons et des rapports sexuels avec 18 membres pour les jeunes filles... A cela s’ajoute bien évidemment le crime, le vol, le trafic de drogue et les extorsions de fonds... Pour ceux qui aimeraient en apprendre plus, vous pouvez regarder le documentaire coup de poing du réalisateur franco-espagnol Christian Poveda, « La Vida Loca » (2009), lui même assassiné par les Maras.

Refermons la parenthèse sur cette dure réalité et revenons à nos frontières... Figurez-vous que nous devenons de vrais pros ! 😅 Nous éloignons les rabatteurs facilement, nous gérons d’une main de maître les différents passages obligés et les paresseux... vous la voulez à nouveau avouez ?! 😜

... et en 1 heure tout pile... Tootsie, Footsie, le Tankhouse et nous-mêmes pénétrons officiellement dans notre 6ème pays, le Honduras ! 💪 Pays que nous devons quitter demain et dont nous n’allons pas pouvoir vous dire grand chose, si ce n’est que les routes sont de bonne qualité, pour notre plus grande joie, puisqu’en plus de la nuit tombée, un nouvel orage éclate... 😅 Nous pouvons également vous dire que nous apprécions les paysages qui se dessinent dans les éclairages lunaires… et enfin que notre hôtel fait parti du top 5 des pires que nous ayons connus ! 😅

Pour ceux qui envisageraient de traverser la frontière entre La Amistad et El Amatillo :

Côté Salvador, les démarches s’avèrent aussi simple qu’à l’entrée. Vous devez faire une photocopie du permis d’importation temporaire du véhicule que le douanier situé au point de passage a tamponné. Avec ces deux documents, vous devez ensuite vous rendre au service de douane où l’on vous rendra le document original sur lequel sera apposée une vignette de sortie du territoire. Puis vous devez vous rendre à l’immigration, où l’on vous remettra un coupon de sortie. Une fois ces premières démarches effectuées, vous pouvez quitter le pays.

Côté Honduras, vous devez commencer par remettre votre coupon de sortie au service de l’immigration. Après avoir pris vos empreintes digitales, une photo de vous et vous faire payer une taxe de 4$/personne (avec une facture pour 3$...), l’agent de l’immigration tamponnera votre passeport, en vous précisant que vous avez droit à 90 jours dans le pays à compter de votre date d’entrée au Guatemala. Ensuite, vous devez vous présenter à la douane avec le passeport du conducteur, son permis de conduire (français ou international), le titre de possession du véhicule et le permis d’importation temporaire du Salvador. Cette fois-ci, aucune photocopie n’est nécessaire et, après une taxe de 33$, on vous remettra le permis d’importation temporaire du véhicule pour le Honduras et c’est fini ! 😅

Publié le 15 octobre 2019
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Publié le 18 octobre 2019

Après avoir tenté une chasse au canard pour se faire un bon magret hier soir…

… nous nous réveillons ce matin dans notre hôtel… de l’angoisse, très pressés de nous en aller très loin ! 😅 Ça tombe bien, une grande journée nous attend avec encore un passage de frontière, la découverte du Canyon de Somoto et accessoirement 5 heures de trajet pour atteindre Managua, la capitale du Nicaragua ! La route est jalonnée de paysages toujours aussi époustouflants…

… et d’animaux qui le sont autant ! 😄

Une vache-lapin de Virginie 

C’est ainsi que sereinement, nous atteignons la frontière à El Guasaule. Même plus peur ! Après notre passage de nuit la veille, nous avons fait le pire qui soit ! Ou pas !? 😕 Le passage de frontière aujourd’hui... comment dire... Côté nicaraguayen, ce fut un mélange de la technique du...

… avec nos papiers d’identité et ceux du véhicule... et celle de la chasse en meute des chimpanzés !

Pour ceux qui ont le courage de regarder c’est très instructif !

Vous voyez ce que nous voulons vous dire ?! En fait, ça commence avec un rabatteur, en l’occurrence celui qui nous fait souscrire une assurance automobile obligatoire, puis viennent ensuite les bloqueurs qui nous imposent un contrôle policier du véhicule, en même temps que les démarches pour l’obtention du permis d’importation temporaire, nous obligeant alors à nous séparer ! Et pendant ce temps le piège se referme sur nous, nos passeports se retrouvent entre les mains d’un douanier que nous appellerons Freddy 😉, qui se délecte de notre sort en nous faisant patienter « tranquilamente » pour soi disant une lenteur informatique... Il est vrai que sans ordinateur, le traitement informatique peut prendre beaucoup de temps ! 😬 Après nous avoir fait patienter bien sagement pendant 1 heure pour rien, Freddy revient nous voir pour nous annoncer une taxe d’entrée de 24$ obligatoire pour laquelle il nous remettra après paiement une facture de 4$ ! Et voilà ! Nous avons été bien piégés : 1 heure de perdue et 20$ d’extorqués ! 😡

Mais en même temps, et c’est tant mieux, nous n’avons pas le temps de ruminer trop longtemps puisque notre escale du jour est déjà en vue… et… Indiana Jones et Lara Croft reviennent sur le devant de la scène, pour affronter les plus grands dangers ! Nous avons traversé des torrents, dont les courants nous entraînaient toujours plus loin…

Lara et Indy

… affronté les terrifiantes vache-lapins…

Troupeau de vache-lapins  

… et les poules mangeuses d’homme…

Poule Monthy Python 

… escaladé des rochers escarpés (petite parenthèse, précisons que sur les parois poussent des orchidées qui fleurissent en mai, date à laquelle il nous faudra revenir pour un spectacle encore plus grandiose), sans équipement, au péril de notre vie…

Orchidées à flanc de paroi 

… supporté une eau glacée sur une embarcation pneumatique de fortune…

… pour dénicher la meilleure vue du Canyon de Somoto ! 😅

Canyon de Somoto 

Alors, à part pour l’eau qui était froide seulement sur l’échelle de Virginie, tout le reste est absolument vrai ! 😉 Ce canyon est ouvert au tourisme depuis 2004, date de sa « découverte » par un groupe de géologues tchèques et nicaraguayens. Véritable merveille géologique d’origine volcanique, mesurant presque 6 kilomètres de long et 150 mètres de hauteur dans sa partie la plus étroite, il donne naissance au Rio Coco, le plus long fleuve d’Amérique Centrale.

Une fois revenus auprès de Tootsie et Footsie, Thierry revêt cette fois son costume de Sebastien Loeb, pour rejoindre en un temps record Managua à 220 kilomètres de nous ! Il met en pratique ses apprentissages mexicains et hop… un bon gros dépassement sur la ligne continue en excès de vitesse ! Nous sommes enfin libérés des camions à 25km/h ! Ou pas… « Chéri, le monsieur sur la route qui ressemble à un policier te fait signe de t’arrêter on dirait… » 2ème rencontre avec la police étrangère ! 😬 Après une négociation à l’amiable qui nous a coûté 15 minutes et 40$, nous permettant de repartir de suite avec nos 2 permis, nous avons repris notre chemin mais plus calmement cette fois-ci ! 😅 Parce que la conduite mexicaine s’apprend somme toute facilement, mais l’apprentissage du reniflage de policier prend davantage de temps ! 😂 Il faut dire qu’en plus, depuis le début du voyage et hormis en ville, nous n’avons croisé quasiment aucun agent de police affecté à la circulation, dans aucun pays… Nous avions presque fini par oublier que cela existait ! 😜 Apparemment, le fait que le Nicaragua ait un taux de criminalité bien inférieur à ceux des derniers pays traversés, permet aux forces de l’ordre de se concentrer sur d’autres missions !

Malgré tout, 15 minutes plus tard, nous avons failli assister à un très grave accident causé par un chauffeur de bus fou, doublant en plein virage un camion et imposant à la voiture qui arrivait en face de s’arrêter brusquement sur le bas côté de la route ! Par la suite, nous tentons de précéder à une bonne distance ce bus de l’enfer, mais nos tentatives restent vaines bien longtemps car il roule réellement vite !

Et c’est comme ça qu’une fois n’est pas coutume, nous arrivons de nuit à Managua ! 😅

Managua: curieux mélange d’Hugo Chavez et d’arbres de vie de Klimt 


Pour ceux qui souhaiteraient effectuer la traversée de la frontière hondurienne et nicaraguayenne, armez-vous de courage et de votre plus beau sourire !

Côté Honduras, les démarches sont habituelles et relativement simples. Un passage à l’immigration pour notifier votre sortie du territoire et un autre à la douane pour le véhicule. Pas besoin de photocopies, uniquement de votre passeport, du titre de propriété du véhicule et du permis d’importation temporaire.

Côté Nicaragua, ça se corse énormément. Vous devez souscrire une assurance automobile obligatoire, de 12$ pour 1 mois, qui couvre l’ensemble des conducteurs. Ensuite vous devez poursuivre par la douane et surtout pas par l’immigration ! Pour la douane, vous aurez peut être un contrôle de votre véhicule par des agents de police, et vous devez leur remettre le titre de propriété du véhicule, le titre d’enregistrement, le passeport du propriétaire, son permis de conduire (français ou international) et un formulaire que vous devrez remplir au préalable. Il vous sera ensuite remis le permis d’importation temporaire, à ne surtout pas perdre sinon il vous en coûtera la modique somme de 100$. Puis, sur place faites 2 photocopies de vos passeports et dirigez-vous enfin vers l’immigration, pour obtenir votre carte touristique, le tampon sur votre passeport et une facture de taxe d’entrée de 2$ par personne (si vous ne vous faites pas extorquer davantage). Une fois l’ensemble de ces documents obtenus, vous pouvez vous rendre au contrôle ultime de l’entrée dans le pays, qui vérifiera votre facture et votre permis d’importation temporaire, avant de vous laisser enfin passer !

13
oct
13
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Publié le 20 octobre 2019

Il fait déjà très très chaud ce matin à Managua. Cette capitale de 2 100 000 habitants, se situe à seulement 56 mètres au dessus du niveau de la mer. Or, plus nous descendons vers le sud et vers l’altitude zéro, plus la chaleur et l’humidité deviennent pesantes ! C’est donc déjà bien réchauffés que nous entamons notre visite de la ville... 😅 sans guide digne de ce nom, puisque depuis que nous sommes au Salvador, nous voyageons avec le Petit Futé, bien moins fonctionnel que le Lonely Planet (qui existe cependant en anglais pour ces pays).

Après 35 minutes de marche, dans les rues et grandes avenues de Managua désertées...

... nous arrivons à la Catedral Metropolitana Immaculada Concepcion de Maria, au moment de la messe du dimanche matin, rassemblant plus de 2 000 personnes chaque semaine ! Cette nouvelle cathédrale de Managua, œuvre de l’architecte mexicain Diego Lagorreta, fut inaugurée en 1993, pour remplacer l’ancienne cathédrale, très endommagée par le tremblement de terre de 1972 et donc inutilisable. De facture résolument contemporaine, voire postmoderne, elle surprend immanquablement le voyageur et fascine ou irrite.

Version Mickeyville de la Catedral Metropolitana 

La suite de notre visite nous conduit à la Plaza Rotonda Inter avec l’effigie de Hugo Chavez, ancien dirigeant du Venezuela et nouvelle icône latino-américaine anti-capitaliste, et ces fameux arbres que vous avez pu apercevoir illuminés hier ! Il s’agit de gigantesques arbres métalliques colorés dont certains disent que chacun d’entre eux, plus de 140 dispersés dans la ville, aurait coûté jusqu’à 20 000$ au contribuable...

Chavez et les arbres de vie, une ambiance… 

Alors pourquoi ces arbres ? Que symbolisent-ils ? Ils sont installés depuis 2013, à la demande de Rosario Murillo, l’épouse du Président Daniel Ortega, fanatique de ce symbole représentant l’Arbre de la Vie dessiné par Gustave Klimt en 1909. Le message au peuple est que ces arbres lui porteront chance, mais dans un pays où la déforestation fait rage, où les professeurs reçoivent un salaire mensuel de moins de 40$ par mois, où l’argent public est continuellement détourné et où les élections truquées sont un sport national, certains évoquent un nouveau symbole du pouvoir politique en place, une grande farce narguant le peuple impuissant... Les grandes avenues désertes, où ces arbres sont plus nombreux que les passants, semblent leur donner raison…

Après 2 long kilomètres, toujours sans croiser âme qui vive et en plein soleil, nous arrivons sur la grande Plaza de la Revolution, où se trouve la miraculée Antigua Catedral Metropolitana de Santiago de Managua.

Antigua Catedral Metropolitana 

Construite peu avant 1931, détruite par le premier tremblement de terre, elle ne fut inaugurée qu’en 1938 pour le centième anniversaire de la ville. Et en 1972, elle fut sévèrement touchée par la deuxième secousse tellurique du siècle. Depuis, elle serait encore en restauration (?) et suscite un étrange sentiment de décalage et d’anachronisme!

A ses côtés trône fièrement la Casa Presidencial ou Palacio Nacional, d’une facture résolument néoclassique, pas forcément belle, construite après la destruction de l’ancien palais, également lors du tremblement de terre de 1972.

Palacio Nacional, et ses portraits à vertu pédagogico-nationalistes.

Non loin, se trouve également la fontaine en marbre de Ruben Dario (pour notre part, nous connaissions surtout Brigitte 😉) ornée de vers du consacré poète national.

De là, nous voyons apparaître une nouvelle place immense, toujours aussi peu fréquentée, sur laquelle se mêlent les fameux arbres de vie, un monument en l’honneur de Jean Paul II, un monument à la gloire de Sandino (héros de la révolution pour l’indépendance dans les années 1930)...

... et une magnifique vue sur le Lac de Managua et les sommet qui l’entourent !

Le Lac Nicaragua 

En poursuivant notre route (oui ça commence à faire quelques kilomètres, nous trouvons nous aussi, parce que n’oublions pas que nous sommes à pied ! 😅), nous arrivons au Paseo Xolotlan, aussi appelé Mickeyville par Thierry qui n’apprécie pas beaucoup de se sentir géant dans une ville de minipouces 😜 ! Cette reconstitution en miniature du centre-ville d’avant le tremblement de terre de 1972, permet de mieux comprendre le passé de la capitale...

Mickeyville 

... en plus de découvrir la multitude d’églises et de cathédrales du pays, à Donaldville !

Donaldville et Daisy 

Les Disneytowns sont associées en ce lieu, à une grande piscine, pour la plus grande joie des enfants, mais aussi à une reconstitution de la maison familiale de Sandino, énième épisode de propagande nationalisto-révolutionnaire. Les rappels incessants aux héros de l’indépendance des années 30, puis au mouvement Sandiniste des années 80, qui a mis fin à la dictature des Somoza, masquent difficilement l’essoufflement du régime actuellement au pouvoir, auquel contribuent sans nul doute les USA, qui n’ont jamais voulu à leur porte d’un pays sous influence communiste, voire simplement soupçonné de velléités d’indépendance économique vis à vis des multinationales nord américaines. Le Nicaragua reste, seulement « précédé » par le Honduras, un des pays les plus pauvres d’Amérique Latine, ce que les dérives autoritaires et répressives du gouvernement Ortega ne peuvent camoufler.

(In)esthétique de la révolution 

Nous sommes à présent bien fatigués, mais en même temps les rues se remplissent, ce qui nous incite à poursuivre notre découverte par une promenade au Parque Luis Alfonso Vasquez, lorsque tout à coup nous nous retrouvons nez-à-nez avec des mini-champions de baseball, le sport national du Nicaragua. Après l’église le matin, voilà où l’on retrouve les habitants de la capitale le dimanche aprés midi ! 😅

Assister à un match de baseball est une véritable expérience culturelle ! Les enfants ont déjà tout des grands, uniforme comme gestuelle, font le show et rassemblent des parents tout aussi concentrés que leur progéniture ! 😄

Au bord du stade siège un monument à la mémoire de Roberto Clemente, célèbre joueur d’origine portoricaine, décédé en 1972 dans un crash d’avion, alors qu’il apportait une aide humanitaire aux sinistrés du tremblement de terre, doublement héros pour le Nicaragua.

L’étoffe des héros 

Enfin, il est temps de nous remettre de cette chaude journée grâce à un bain rafraîchissant dans la piscine de l’hôtel et à un excellent repas en terrasse... sous une pluie tropicale ! 😂

Bain, mais aussi repas…rafraîchissants  
😉À Michel 
14
oct
14
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Ce matin, une grande journée nous attends. Cette région regorge de sites magnifiques à visiter et nous allons malheureusement devoir faire des choix, une seule journée ne suffisant pas pour tout voir, au grand dam de Virginie ! 😅

C’est ainsi que nous commençons par nous rendre à Catarina, petit village réputé pour ses artisans horticulteurs et ses vanneries, mais surtout pour la vue qu’il offre sur la lagune de Apoyo, un lac dans un cratère, le volcan Mombacho et Granada au fond !

La lagune de Apoyo 

Nous reprenons la route au pas de course, pour tenter d’échapper à la pluie et vous montrer le volcan Mombancho de plus près ! Pour cela, nous sommes prêts à traverser une route barrée par un câble électrique, en partie décroché du poteau, et qui pend à un mètre du sol pendant qu’un camion tente de se frayer un chemin en évitant tout dégât (en même temps, leurs poteaux électriques font souvent peur ! 😅)…

... et à braver la tempête sur une embarcation de fortune, bien conscients que les vautours qui rôdent au dessus de nos têtes...

... n’attendent que notre mort par noyade ou par hypothermie, pour se délecter de nos corps, un peu moins charnus qu’au début du voyage certes, mais avec de beaux restes cependant ! 😱 Thierry prend tous les risques... pour vous offrir la meilleure vue sur le magnifique volcan Mombancho ! 😉

Et attendez, ce n’est pas tout ! Nous voguons en fait sur les eaux chaudes du Lac Nicaragua, où 400 petites îles basaltiques, les Isletas de Granada, seraient nées à la suite d’une éruption du volcan Mombacho il y a bien longtemps.

Cet étrange archipel, qui se présente comme une dentelle d’ilots rocheux, flanqués de palmiers et de manguiers, abrite plusieurs espèces d’oiseaux comme des aigles pêcheurs, des grues cendrées, des grues blanches...

... mais aussi des cormorans...

... et des singes ?! Et bien oui, un singe araignée et un capucin !

Les locaux s’y sont installés, vivant entre autres chichement de la pêche...

... et bénéficiant même d’une école accessible seulement en bateau, bien sûr !

Mais ces îles hébergent de plus en plus d’hôtels qui, bien que magnifiques, dénaturent malheureusement un peu l’esprit des lieux...

Cette promenade a un véritable effet apaisant sur nous, une fois que les vautours se sont éloignés en même temps que la pluie bien sûr, et c’est ainsi que sereinement et encore tout éblouis...

... nous arrivons à Granada ! Surnommée la « Grande Sultane » en l’honneur de son homonyme andalouse de l’autre côté de l’Atlantique, Granada fut fondée en 1524 par Francisco Fernandez de Córdoba, étant ainsi une des plus ancienne cité du nouveau monde !

Nous entamons notre tour de la ville par le Parque Central. Cette belle place arborée est encerclée par de nombreux bâtiments coloniaux...

... mais aussi par la Catedral de Granada, construite en 1539 et détruite et reconstruite à de multiples reprises. A l’intérieur, nous sommes surpris de découvrir un culte à Notre Dame de Lourdes...

... ainsi que des plafonds aux fresques religieuses très locales, 😄

Vous l’avez tous vu avouez ?! Le paresseux nous suit partout ici ! 😂 Notre petite promenade dans les rues colorées de cette belle ville...

... nous amène à découvrir qu’en sus de sa cathédrale, Granada compte de nombreuses églises ! Nous retenons surtout l’Iglesia La Merced, construite en 1534, elle aussi détruite à de nombreuses reprises.

Mais aussi l’Iglesia de Xalteva, église du XIXème siècle richement décoré, contrairement à ce que nous avons pu voir depuis que nous sommes dans le pays et marquée par l’influence indigène, maintenant totalement assimilée. Elle abrite la Virgen de la Asunción, le culte de la vierge paraissant bien plus présente dans les églises d’Amérique Centrale que celui du Christ lui-même !

Le culte de la Vierge omniprésent 

Et enfin, le Convento y Museo San Francisco, une des plus vieilles églises d’Amérique Centrale.

Après cette longue journée pleine d’émotions, nous prenons un repos bien mérité à notre bel hôtel...

... qui nous offre une vue sur le paisible Parque Central au crépuscule…

... enfin paisible... jusqu’à ce que la petite chorale composée de milliards... oui enfin de milliers... bon d’accord, de centaines de quiscales noirs entonne son doux chant ! Un doux chant qui s’apparente plus à un véritable vacarme qu’à une musique relaxante de bruits de forêt ! 😂

15
oct
15
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Publié le 22 octobre 2019

Ce matin, nous enfilons à nouveau nos costumes d’Indy et de Lara pour partir à la découverte d’Ometepe, nom tiré du nahuátl Ometepetl qui signifie « deux montagnes » ! Et pour cause, cette île spectaculaire baignée par les eaux agitées du lac Nicaragua, possède une forme très particulière conférée par les deux volcans, Concepción (1610 m) et Maderas (1394 m) qui en jaillissent, unis par l’isthme d’Istián, nom signifiant « là où les deux eaux se rencontrent ».

Mais non, ils ne fument pas… 

Mais ce petit coin de paradis se mérite ! Pour le rejoindre, nous nous retrouvons sur une Lancha, petite embarcation qui a la réputation de manquer de chavirer à chaque tangage lorsque le lac est agité ! Mais Indy et Lara sont confiants envers la météo...

La Lancha à l’assaut du volcan 

« T’as vu il pleut sacrément sur l’île, il va falloir bien réfléchir à notre itinéraire pour ne pas trop se faire mouiller on dirait ! » « Les nuages se rapprochent drôlement non tu ne trouves pas !? »

Perdu 

Alors ce que nous n’avions pas compris, c’est que l’origine du chavirage du bateau est en fait le remplissage du bateau depuis le haut et non le bas ! 😅

Encore perdu …

…A chaque changement de cap, les bâches de fortune libèrent des quantités d’eau qui nous aspergent, mais rien n’entachera notre détermination ! Nous irons jusqu’au bout, pour découvrir les trésors cachés de cette île ! 😅 Le port est enfin en vue et l’orage semble se calmer... Ça tombe bien parce qu’aujourd’hui nous avons laissé Tootsie et Footsie au sec au port et avons opté pour un moyen de locomotion digne d’Indy et Lara...

Notre destrier 

Pas le temps de réfléchir, Indy et Lara vont devoir s’associer, parce qu’ils n’ont que peu de temps pour parcourir cette île et découvrir ce qui s’y trame ! Après une bonne averse rafraîchissante, le soleil apparaît enfin pour nous permettre de fouiller les eaux claires de Ojo de Agua à la recherche d’indices...

Photo internet, tricherie de Virginie, mais chut… 

Dans notre baignade, nous tombons sur des dents en or issues de cadavres de veaux ou de vaches, comme le racontaient certains habitants de l’île ! Pour progresser dans notre enquête, nous reprenons la route sans carte, avec pour seul repère le volcan Concepción, encore actif et dont la dernière éruption remonte à 1957, si l’on néglige les quelques crachats de lave de décembre 1999...

Conception 

Nous arrivons enfin à la seconde étape de notre enquête, la Laguna Charco Verde, que nous rejoignons après avoir traversé un jardin luxuriant et envoûtant, auquel nous devons résister pour atteindre les eaux vertes de la Laguna...

Charco Verde 

... ainsi que la maison de Chico Largo, la sorcière légendaire de Charco Verde, qui n’aime pas les gens qui prennent des photos ! Trop tard !!! 😱 Vite, reprenons la route avec ce second indice jusqu’à notre dernière étape ! Le temps file vite, nous obligeant à battre des records de vitesse pour pouvoir résoudre ce mystère à temps, sinon nous resterons coincés sur l’île pour la nuit ! La troisième et dernière étape, la Punta Jesus Maria, devrait enfin nous permettre de découvrir ce que cette île tente de nous cacher !

Conception vu de Punta Jesus Maria 

Et c’est sur cette jolie plage...

… offrant une vue panoramique sur le lac, que nous mettons un point final à notre enquête ! 🙌🙌🙌 Vous voulez savoir ?! Et bien figurez-vous, qu’un descendant de la sorcière de Chico Largo aurait signé un pacte avec le diable. Notre homme aurait fui la ville de Rivas à l’arrivée du conquistador Gil González Dávila, puis aurait décidé de transformer les gens en cochons, taureaux, vaches, tortues... Les bêtes auraient ensuite gagné la ville mythique d’El Encanto, qui repose au fond du lac. Là-bas, tout aurait été bien plus simple ; la cuisine toujours servie et les riches, porteurs de des dents en or, auraient été particulièrement bien accueillis. Le duo Indy et Lara peut à présent quitter cette île...

Un ferry révolutionnaire 😉

... en ferry et non en Lancha ou en avion 😉

L’aérodrome d’Ometepe

... à la nuit tombée !

Après cette journée, nous méritons bien un bon petit repas avec vue sur le Pacifique ! 😍

16
oct
16
oct

Après avoir passé une bonne nuit bercée par le doux bruit des vagues et des fourmis en plein travail...

Magnifique galerie couverte construite par les fourmis en 24h dans notre douche 

... nous redécouvrons l’océan Pacifique et la plage de San Juan del Sur !

Un véritable petit paradis… enfin quand les conditions météo sont favorables ! 😱

Rassurant de voir que tout est prévu 😬

Nous remplissons nos poumons de ce bon air pur, nous ouvrons tous nos chakras et prenons une route ensoleillée et verdoyante...

… pour le Costa Rica ! 🙌 Avec une nouvelle traversée de frontière 😱 à Puntas Blancas, annoncée par une file de camions !

Puntas Blancas 

Vous vous souvenez, la frontière précédente ?! Le mix entre « on me voit, on me voit pas » et l’attaque des chimpanzés ?! Et bien aujourd’hui c’est plutôt...

Nous mettons 3 heures pour traverser la frontière, dont bien la moitié pour seulement sortir du Nicaragua, où rien n’est indiqué, où les agents de la douane n’ont aucune envie de nous renseigner sur les démarches à entreprendre...

... et où les « rabatteurs harceleurs » finissent par devenir notre seule option pour nous extirper indemnes du Nicaragua ! Mais malheureusement, même si les démarches sont bien mieux guidées au Costa Rica, elles n’en restent pas moins longues et pénibles ! Un petit exemple ?! Nous devons vider entièrement notre Tankhouse et passer au scanner, l’ensemble de nos affaires et équipements, pour obtenir une étiquette jaune en guise de laisser-passer ! 😱

En résumé, nous avons manqué de devenir fous à plusieurs reprises mais heureusement jamais en même temps !

Et c’est ainsi que, la journée gâchée, puisqu’il est à présent bien trop tard pour espérer faire quoi que ce soit, nous quittons les maisons qui rendent fou et une file ininterrompue de camions... sur seulement 7 ou 8 kilomètres !

Le Perthus, un jour de barrage gilets jaunes ?  😉

Nos premiers pas dans ce huitième pays de notre périple sont d’abord pluvieux...

Tonton KFC veille sur nous 😜

... puis ensoleillés et verdoyants !

Tootsie, Footsie et nous-mêmes allons enfin pouvoir nous reposer dans le Parque Nacional Volcan Tenorio ! Enfin, nous reposer?! Nous en mourrons d’envie bien sûr mais pas Indy et Lara ! Un tour nocturne dans la forêt tropicale ?! « De acuerdo ! » Nous avons juste le temps d’enfiler nos costumes, d’attraper les frontales et les bâtons et nous sommes prêts à partir à la recherche du tapir... le graal du safari ! Mais au bout de quelques mètres, notre progression est ralentie par une couleuvre située à 1 mètre du sol et dissimulée dans les arbustes longeant notre chemin !

Heureusement, malgré le costume, Thierry n’a pas récupéré la phobie d’Indy ce qui nous permet de poursuivre sans encombre notre mission ! Jusqu’à ce que...

Malheureusement, malgré le costume, Virginie n’a pas gagné en courage face à cette belle mygale, reconnaissable à sa taille démesurée et à ses appendices velus ! Pourtant, l’appel du graal est le plus fort et nous réussissons à poursuivre notre route semée de nouvelles araignées toutes plus répugnantes les unes que les autres...

... mais aussi d’insectes devant lesquels nous nous extasions...

... ou encore de petites grenouilles...

... parmi lesquelles nous avons eu la chance d’apercevoir la Rainette aux yeux rouges, symbole officieux du Costa Rica...

... ou encore de gros crapauds-buffles…

… et même un Pero de hormigas ou chien des fourmis !

Variété de caméléon 

Quand soudain, nous faisons silence, éteignons nos lumières pour attendre la venue du tapir ! Nos yeux tentent de s’adapter à l’absence totale d’éclairage, nos oreilles captent de plus en plus de sons dans cette forêt en pleine ébullition quand tout à coup... un animal s’approche de nous ! Nous attendons... en silence... sans faire le moindre geste... le bruit se rapproche... nous attendons que l’animal soit le plus prêt possible avant de... rallumer brusquement nos lampes et voir... une VIPÈRE FER-DE-LANCE à quelques mètres de nous ! 😱

Photo internet 

Cette vipère est la deuxième plus mortelle au Costa Rica et la plus agressive de toutes ! Mais tout le temps que nous passons avec nos lampes allumées, éloigne le tapir de nous ! Vite, replongeons nous dans le noir en compagnie de notre chère amie vipère ! 😱

Malheureusement, Indy et Lara ont échoué dans leur quête du graal ce soir et nous n’avons pas trouvé de tapir... mais en guise de compensation, nous avons déniché 2 couleuvres supplémentaires...

Couleuvre et serpent corail (non venimeux celui-ci) . 

... et même un dynaste hercule aussi connu sous le nom de scarabée-rhinocéros à l’aspect impressionnant et pourtant tout à fait inoffensif !

Si si, il fait bien la taille de la main 😊

Nous allons bien dormir ce soir et qui sait, débusquer un tapir dans nos rêves ! 😜

Dans nos rêves internet malheureusement 


Pour ceux qui souhaiteraient effectuer la même traversée, prenez un bon anxiolytique et un bon antidépresseur et tout devrait bien se passer ! 😅

Côté Nicaragua, il est tout aussi complexe d’en sortir que d’y entrer ! Il vous faut commencer par lutter contre les rabatteurs, vers lesquels même les douaniers vous renvoient... Ensuite, vous devez passer à l’immigration côté sortie du pays où vous paierez une taxe de sortie de 1$ par personne à un bureau et 2$ par personne dans un autre bureau. Jusque là c’est assez simple, les choses se corsent pour la douane par contre ! Vous devez déplacer votre véhicule à l’arrière du bâtiment, puis faire la photocopie de votre titre de propriété du véhicule, du permis de conduire du propriétaire et de son passeport. Ensuite, vous devez tenter de récupérer un document à remplir, souvent détenu par les rabatteurs, et muni de celui-ci, vous devez trouver un douanier dans l’aire de stationnement (ils ont des polos bleus clairs comme seul signe distinctif) pour obtenir sa signature, après avoir affirmé que vous ne posséder ni drogue, ni alcool. Ensuite, avec ce même document et l’ensemble de vos photocopies, vous devez trouver un agent de police, également dans l’aire de stationnement, qui effectuera une vérification sommaire de votre véhicule et apposera à son tour sa signature. Enfin, vous devrez pénétrer dans le bâtiment théoriquement réservé à l’entrée dans le pays, passer, sans vous arrêter, le poste de contrôle de l’immigration et celui de contrôle des bagages pour arriver au guichet de la douane pour présenter votre document doublement signé, le passeport du propriétaire, le titre de propriété du véhicule et le permis d’importation temporaire. Enfin, nous ne nous souvenons plus très bien, mais il nous semble que le douanier nous a délivré un document à remettre aux agents de douanes postés à la sortie du pays...

A présent, côté Costa Rica vous devez vous rendre en premier lieu à l’immigration, puis au contrôle des bagages, de tous les bagages sur lesquels, après passage au scanner, seront apposés une étiquette jaune validant leurs contenus. Ensuite, vous devez faire la photocopie de votre titre de propriété, des permis de conduire des deux conducteurs, des passeports des deux conducteurs et remplir un document administratif. Après le contrôle de votre véhicule, enfin de la présence des étiquettes jaunes sur vos bagages, l’agent de la douane vous remettra un ensemble de documents que vous devez apporter à un autre bureau situé à 150 mètres du premier. Dans ce second bureau, vous devrez souscrire à une assurance automobile obligatoire de 41$ valable pour 3 mois (durée minimum imposée...) puis présenter le récépissé de votre assurance, les documents remis par le douanier, vos passeports et le titre de propriété du véhicule à un autre agent des douanes, qui vous remettra enfin votre permis d’importation temporaire !

VICTOIRE ! Vous avez triomphé et gagné le droit de circuler au Costa Rica ! 😅

18
oct
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Publié le 30 octobre 2019

Ce matin, nous nous réveillons, non pas bercés par le doux bruits des vagues se brisant sur la plage mais par les chants des oiseaux tropicaux qui peuplent le magnifique jardin de notre lodge ! 😍

C’est ainsi que bien reposés, « Indy et Lara, le retour », partent cette fois-ci à la découverte du Parque Nacional Volcan Tenorio. Une légende raconte que lorsque Dieu eut fini de peindre le ciel en bleu, il rinça ses pinceaux dans le Rio Celeste. Or, chacun sait qu’une légende se trouve aux frontières du réel, entre fantaisie, curiosité et enchantement... À Indy et Lara de découvrir la vérité ! 😉 Pour cela, nous sommes à nouveau prêts à braver tous les interdits et dangers ! Rien ne nous arrête, ni les panneaux situés à 100 mètres du parking, ne présageant rien de bon...

En cas d’éruption, attendez là… à 100 m du parking ??!! 

... ni l’interdiction de baignade, à la suite de brûlures de touristes en 2011, ni même l’interdiction d’ascension du volcan encore actif ! 😱

Au dessous du Volcan 

... et encore moins le terrain accidenté, entrecoupé de ponts qui menacent de s’effondrer à chacun de nos passages !

Il nous en faudrait bien plus pour nous empêcher de progresser. Notre parcours nous conduit en premier lieu à la Catarata de Rio Celeste, une cascade d’un bleu laiteux qui dévale les rochers sur 30 mètres jusqu’à un splendide bassin bleu turquoise.

Ces couleurs sont à la fois éblouissantes et dérangeantes... presque comme irréelles ! Nous devons en trouver l’origine ! En poursuivant notre progression, nous arrivons au Pozo Azul ou puit bleu...

... où se mêle à ce bleu irréel, une légère odeur de souffre ! Serait-ce une piste ?! Quelques mètres plus loin, l’odeur de souffre se fait de plus en plus prégnante... et tout à coup, nous voilà propulsés dans un célèbre parc que nous avons visité il y a maintenant un peu plus d’1 mois ! 😜 L’activité géothermique semble se retrouver également en ces lieux !

Chaud devant ! 

C’est sûr ! Nous approchons du but ! 😅 Nous suivons le cours de la rivière qui nous conduit jusqu’à la confluence de deux rivières appelées Los Tenidores (les teinturiers pour ceux qui ne sont pas bilingues, contrairement à nous bien sûr 😜) !

Magie Magie 

C’est ici que le Rio Celeste prend sa teinte dite « bleue myrtille » si mystique !

Nous y sommes ! La réponse à ce mystère est à présent juste sous nos yeux... ce phénomène tient de la réaction chimique entre le souffre volcanique contenu dans les eaux et le carbonate de calcium visible dans le lit de la rivière Rio Celeste (ligne blanche). Encore un mystère résolu sous l’œil menaçant de Tlaloc ! 😉Un retour express à notre Tankhouse semble être une bonne option ! 😅 D’autant plus que nous (enfin Virginie surtout) avons prévu un gros programme aujourd’hui, puisque nous prenons la route (pendant 3h30) pour San Jose, capitale du Costa Rica ! Qui a dit qu’il n’était pas possible de compacter deux journées en une ?! 😂 Enfin, la nuit tombant tôt, il nous faut être sélectifs tout de même... C’est ainsi que tout naturellement, nous sélectionnons le Teatro Nacional, le bâtiment public le plus révéré de San Jose, situé sur la Plaza de la Cultura.

Construit en 1897, ce mini Palais Garnier arbore une façade néoclassique à colonnes, flanquée de statues de Beethoven et de Calderon de la Barca, célèbre dramaturge espagnol du XVIIème siècle.

Les somptueux vestibules et auditorium en marbre de carrare sont ornés de fresques qui traitent de la vie quotidienne au XIXème siècle. La plus célèbre, l’Alegoria del cafe y el banano, qui décore le plafond du deuxième vestibule, évoque de manière idyllique les récoltes de café et de bananes.

Après cette visite culturelle et un Starbucks (USA le retour ?!) deuxième sélection, la visite religieuse, avec la Catedral Metropolitana. Elle fut bâtie en 1871 après que... devinez ?!... la précédente fut détruite par un tremblement de terre. L’intérieur néoclassique comporte des carrelages espagnols colorés, des vitraux et, près de l’entrée, un Christ sculpté par des artistes guatémaltèques à la fin du XVIIème siècle. Du côté nord de la nef, un Christ allongé est l’objet d’une dévotion particulière, les costaricains venant y déposer leurs vœux sur de petits papiers.

Enfin, quoi de mieux pour terminer notre journée qu’une flânerie dans le fameux Barrio Amon ! C’est dans cet agréable quartier historique bien caché à côté des buildings...

Un peu à l’étroit? 😬

... que l’on découvre la plupart des dernières demeures des cafetaleros, les barons du café, construites à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.

Avec quelques surprises…

Quelques maisons galantes au détour des rues… 

Deux journées en une ?! Contrat rempli ! 😜

Ne tirez pas sur l’ambulance SVP 
19
oct
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oct
Publié le 31 octobre 2019

Après un dernier Starbucks 😊, nous prenons la route pour une petite balade bucolique à travers la Valle de Orosi avec Tootsie et Footsie. Cette charmante vallée fluviale est réputée pour ses paysages montagneux, un lac de barrage, un parc national authentiquement sauvage et le café, omniprésent.

La Valle de Orosi  et ses plantations de café en terrasses 

Nous empruntons la route de 32 kilomètres qui serpente entre les collines ondulantes, couvertes de plantations de café en terrasses...

... avec les volcans Irazu et Turrialba en toile de fond. C’est dans le mignon petit village d’Orosi possédant l’Iglesia de San Jose Orosi, construite en 1743, la plus ancienne église du pays encore en activité...

... que nous faisons notre première halte... une piscine à l’eau thermale de 43° ! 😊

A présent bien soignés, pas aussi bien que par le Mezcal certes, mais pas mal quand même 😉, nous sommes en pleine forme pour poursuivre notre petit tour qui nous conduit au Lago de Cachi, lac créé par un énorme barrage, depuis lequel nous avons une vue plongeante sur le fleuve Reventazon !

Puis au petit « village » d’Ujarras détruit par une inondation, dont il ne reste plus qu’une église en ruine à l’histoire surprenante...

L’église d’Ujarras 

L’Iglesia de Nuestra Senora de la Limpia Concepcion est une église en pierre de 1693, qui renfermait autrefois une peinture, dite miraculeuse, de la Vierge, découverte par un pêcheur. Selon la légende, l’effigie refusa tout déplacement, obligeant le clergé à construire une église tout autour d’elle. Après de multiples inondations et tremblements de terre, le village fut abandonné, la peinture se laissa finalement transporter, avec l’ensemble du village à Paraíso. Mais tous les ans, le premier week-end après le 14 avril, une procession part de Paraíso jusqu’aux ruines, devenues monument national, où une messe, un repas et de la musique célèbrent la Virgen de Ujarras !

Et c’est ainsi que nous terminons notre petite promenade pour reprendre la route et partir à l’assaut du premier 3000 pour Tootsie et Footsie, le Cerro de la Muerte (3491 m) ! Il appartient à la cordillère de Talamanca et est le point culminant de la Panamericana au Costa Rica avec son col à plus de 3 335 mètres d’altitude ! Vous vous demandez sûrement pourquoi ce nom ?! Il paraîtrait qu’outre la difficulté physique de son ascension, beaucoup de paysans appartenant aux Pionniers Valle del General, qui s’y sont attaqués n’en sont jamais revenus, le froid ayant eu raison d’eux ! 😱

Plus nous prenons de l’altitude et plus la pente de la route s’accentue... la température extérieure chute... nous passons de 35° à 8° en quelques dizaines de minutes... le brouillard se fait de plus en plus aveuglant...

Et nous sommes loin d’être arrivés… 

... la nuit commence à tomber... la pluie s’est à présent associée au brouillard....

Ne manquent plus que la nuit et la pluie… 

Notre fidèle GPS devient nos yeux et notre unique espoir d’atteindre notre hôtel sans encombre... « Ah... nous avons raté la bifurcation indiquée ?! » Deuxième passage pour prendre la nouvelle route… « mais ça ne peut pas être ça ?! » un chemin caillouteux très accidenté, avec une pente de folie en plein brouillard ! Nous écoutons les sages conseils de Tootsie et Footsie et faisons finalement demi-tour… ainsi qu’un détour salvateur d’au bas mot 60 kilomètres, mais qui nous permet de prendre une vraie route et d’arriver sains et saufs à notre charmant petit hôtel en pleine montagne, où nous ne serions jamais parvenus sans notre fidèle Tankhouse ! Trop d’émotions pour Tootsie et Footsie aujourd’hui ! C’est décidé, nous mangerons ici ce soir ! 😅

19
oct
19
oct
Publié le 31 octobre 2019

Après un sommeil réparateur dans ce magnifique écrin de verdure...

Notre bel hôtel dans la forêt tropicale

... nous nous réveillons en pleine forme, bien détendus jusqu’à ce que... nous nous souvenions qu’aujourd’hui... La frontera El regresso ! 😱 Allons-nous vivre la revanche des paresseux ou bien la maison qui rend fou bis ?! Suspense !! 😂

Petite parenthèse... En fait, aujourd’hui nous aurions dû relever un défi digne de Indy et Lara : 3 000 mètres de dénivelé positif sur 40 kilomètres pour l’ascension du Cerro Chirripo, point culminant du Costa Rica (3820 m), tout ça dans la journée (enfin départ dans la nuit et arrivée tardive le soir) ! Malheureusement, trop d’obstacles se sont dressés devant nous pour que nous relevions ce défi. La météo annonçant des orages à partir de 10 heures au sommet, le seul refuge du site fermé, le nombre de témoignages expliquant les démarches complexes à entreprendre pour avoir l’autorisation de pénétrer dans le parc national et enfin les informations contradictoires sur la possibilité ou non de faire cette ascension en octobre, ... Bref, nous préférons renoncer et réorganiser notre planning pour passer une journée supplémentaire au Panama ! 😅

C’est ainsi qu’aujourd’hui, nous relevons un autre défi... 6 heures de route, un passage de frontière et un changement d’horaire entre le Costa Rica et le Panama…alors ne traînons pas ! La route, nous conduit à travers des paysages magnifiques...

... avec un ciel d’abord bien bleu, puis de plus en plus menaçant...

... jusqu’au fatal orage tropical ! Le Dieu Tlaloc recommence à nous en vouloir dirait on. Nous nous retrouvons pendant plus d’une heure sous des trombes d’eau, avec une visibilité aussi bonne que la veille dans le brouillard !

Jusqu’à ce que... ça y est, la frontière doit être là vu le nombre de camions... Mais... nous sommes déjà au Panama ! 😬??

C’est pas là… 

Et alors, où devons-nous faire la sortie du Costa Rica ?!

You’ re welcome .  😜
Oui c’est là…vous avez dit c’est le bordel??!! 

Après moult recherches, nous trouvons enfin les bureaux du Costa Rica et en moins de 30 minutes, nous en sommes sortis ! 💪 Nous disons au revoir à la « Suisse de l’Amérique Centrale ». Ce pays, sans armée depuis plus de ... années, peuplé de Ticos (costaricains) particulièrement accueillants et possédant le deuxième PIB le plus élevé d’Amérique Centrale, a su nous séduire par la sérénité qui s’en dégage et la beauté de ses paysages, malgré une politique touristique un peu dérangeante (tarif pour les touristes 5 à 10 fois supérieur à celui des locaux...). Pour autant, ce pays connaît lui aussi quelques difficultés, notamment un tourisme sexuel visant les enfants, en faisant l’une des trois destinations favorites dès sex-tours avec la Thaïlande et le Cambodge. Malgré une lutte intensive, mais menée avec peu de moyens, plus de 3 000 enfants se prostitueraient à San Jose et ce nombre ne cesserait d’augmenter d’année en année...

A cela s’ajoute un conflit enraciné depuis de nombreuses années avec leurs voisins, les Nicas (nicaraguayens), en lien avec des disparités économiques, mais aussi avec une hausse de la criminalité, qu’ils attribuent, suivant un trop commun raccourci, aux migrants Nicas.

Enfin, tout ça pour dire au revoir au Costa Rica 😅, parce que nous voilà au Panama, enfin au poste frontière où nous retrouvons nos très chers...

Et oui ! 😂 Une fois tous les papiers et copies fournis, nous attendons, pendant au moins 20 minutes, l’émission du permis d’importation temporaire, en nous amusant de la rapidité d’action de la douanière sur son ordinateur... 😂 Si nous mettons de côté les démarches pour la désinfection obligatoire du véhicule, qui nous a valu, outre 1 minute de traitement effectif, plusieurs allers-retours sur différents bureaux en vue d’obtenir simplement 3 tampons et signatures différents, en définitive, cette frontière s’avère assez simple à franchir… et en seulement 2 heures, nous sommes libres de circuler, avec Tootsie et Footsie, au Panama, 9ème pays de notre périple ! 🙌🙌🙌

Welcome in Panama 

Et c’est ainsi que nous reprenons la route, à nouveau sous une pluie battante…

Welcome in the storm  

... jusqu’à Boquete, charmante petite ville de montagne que nous découvrirons demain ! 😅


Côté Costa Rica, vous devez commencer par payer une taxe de sortie de 8$ par personne, dans une petite cahute en face (de l’autre côté de la route) des bâtiments officiels de l’immigration. Ensuite, avec votre récépissé, rendez vous à l’immigration qui tamponnera votre sortie du territoire. Puis allez au service des douanes, avec votre permis d’importation temporaire et vos deux passeports. L’agent des douanes vous remettra un document de sortie définitive du territoire (enfin vous engageant pour les 3 prochains mois) à renseigner, sur lequel il apposera sa signature et un tampon, ainsi que sur vos passeports… et c’est tout !

Côté Panama, débutez les démarches par l’assurance du véhicule, valable 1 mois pour l’ensemble des conducteurs, d’un coût de 24$. Pour y souscrire, vous devez fournir vos passeports et votre titre de propriété du véhicule, que l’agent d’assurance photocopiera lui-même, en vous facturant 2$ de plus. Il vous remettra alors l’ensemble des documents photocopiés et deux certificats d’assurance. Ensuite, rendez vous à l’immigration côté entrée et prouvez que vous avez souscrit à l’assurance obligatoire pour votre véhicule. L’agent de l’immigration vous questionnera sur votre profession et prendra vos empreintes et une photo de vous, avant de tamponner votre passeport. Puis allez à la douane, avec les photocopies faites à l’assurance, un des deux exemplaires du certificat d’assurance, l’autre étant pour vous, et le passeport du propriétaire. L’agent de la douane vous remettra ensuite le permis d’importation temporaire, mais qui n’est pas encore valide, et tamponnera votre passeport, vous autorisant ainsi à circuler pendant 1 mois dans le pays. Dans le cas où vous resteriez plus longtemps, vous devrez vous rendre à la douane de Colon pour faire prolonger votre autorisation d’un mois supplémentaire...Ensuite cherchez, dans l’aire de stationnement, un douanier (en faisant attention à sa carte puisque de faux-agents peuvent également être présents) qui vous remettra un document administratif par personne, à renseigner. Puis en théorie, vous devez à nouveau passer l’ensemble de vos bagages au scanner, mais contrairement au Costa Rica, l’agent de la douane nous en a gentiment dispensés ! 😅 Une fois ces démarches effectuées, il apposera un tampon et une signature sur votre permis d’importation temporaire, le rendant ainsi valide pour circuler dans le pays. Enfin, dernière démarche, rendez vous au service de désinfection du véhicule, démarche obligatoire, qui vous coûtera 1$ et plusieurs allers-retours sur différents bureaux !

Fin 😅

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Publié le 31 octobre 2019

Aujourd’hui nous sommes un peu fatigués... Le stress lié aux incessants passages de frontières, associé au rythme effréné depuis pratiquement 2 mois, commence à se faire sentir... Alors nous nous offrons une petite matinée tranquille, nous en profitons pour passer des coups de fil à nos proches et nous prenons un petit déjeuner confortablement installés dans le jardin de notre maison d’hôte !

La Casa Azul à Boquete 

Après ce repos bien mérité nous tentons notre chance, malgré le ciel encore menaçant ce matin et les mises en garde de notre logeuse, pour partir à l’assaut, avec Tootsie et Footsie, du volcan Barú, point culminant du Panama avec ses 3 475 mètres d’altitude, offrant une vue panoramique sur l’Océan Pacifique, la Mer des Caraïbes et les terres du Costa Rica et du Panama ! Nous empruntons la route indiquée pendant 5/6 kilomètres, jusqu’à atteindre une piste très abrupte et accidentée, à emprunter pendant encore 12 kilomètres ! 😱 Le guide qui indique cet accès comme facile n’a pas dû entendre parler des 4*4 qui basculent chaque année ici, d’autant plus lorsque la piste est mouillée ! Deux options s’offrent à nous... Finir les 12 kilomètres et 700m de dénivelée restants, aller et retour, sous la pluie déjà présente, ou bien rentrer à la maison d’hôte et ne rien faire !!

La fatigue, la pluie violente et le souvenir encore frais du Tajumulco ont dicté notre choix... ce sera farniente aujourd’hui dans notre charmante maison d’hôte... C’est ainsi que confortablement installés avec vue sur les éléments déchaînés...

La fête à la grenouille 

... nous alternons entre travail sur le blog et visionnage de la série « La casa de papel », en espagnol s’il vous plaît, puisqu’ici nous avons accès à Netflix!! 😄

Bref, en résumé journée harassante 😜

21
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Publié le 5 novembre 2019

Ce matin, nous nous levons tôt pour tenter de profiter un peu de Boquete, du paysage davantage que de notre maison d’hôte ! 😜 En effet, réputée pour la douceur de son climat et son cadre naturel préservé, la petite ville de Boquete se niche au cœur d'une vallée escarpée, aux terres fertiles d’origine volcanique, où l’on cultive fleurs, agrumes, fraises, café et nombre de légumes. D'ailleurs Boquete est reconnue pour la qualité de son café, considéré comme le meilleur du Panama ! Quoi de mieux que d’aller le vérifier ! 😄

C’est décidé, nous allons visiter une finca de café !

La Finca Lérida  

Nous apprenons qu’il existe différentes espèces de caféiers plus reconnaissables à la taille, la localisation et la quantité de leurs fruits qu’à l’aspect de l’arbuste. Ainsi, dans la finca nous pouvons observer diverses variétés de caféiers arabica, de caféiers robusta et des caféiers… geisha qui constituent l’élite du café au Costa Rica.

Les plants de caféiers protégés du soleil excessif par l’ombre des arbres

Notre guide insiste beaucoup dans ses explications sur le fait qu’un caféier peut vivre jusqu’à 100 ans et produire la même quantité et qualité de café de ses 3 ans à sa mort, sauf s’il se retrouve contaminé par un champignon, appelé communément rouille du café, qui se propage par contact. Ce parasite a détruit complètement en l’espace de 10 ans les plantations du Sri Lanka, autrefois prospères. La seconde menace du caféier est un insecte, le scolyte, qui détruit les grains et dont la résistance aux insecticides préoccupe. Les plantations sont inspectées quotidiennement à la recherche de maladies.

Les grappes de fruits 

Les fruits qui passent du vert au rouge en mûrissant, sont récoltés de décembre à mars, par des saisonniers, payés au poids et bénéficiant d’une couverture sociale et d’un salaire règlementé.

Le fruit du café vert, mûr puis séché 

En pressant le fruit, le grain de café s’éjecte, enfermé dans une coque semi-rigide transparente à l'aspect parcheminé, correspondant à la paroi du noyau. Une fois dégagé, le grain de café vert est encore entouré d'une peau argentée adhérente correspondant au tégument de la graine que l'on peut moudre.

Le grain de café vert issu du fruit mûr

Ensuite, notre guide nous explique 3 processus de traitement des grains. La première est le séchage traditionnel, qui se fait au sol sous l’effet du seul soleil.

Sèchage traditionnel 

La seconde est le tri et séchage mécanisé à température contrôlée. La dernière utilise la technique du lavage. On fait tremper les fruits dans l'eau assez longtemps pour qu'une fermentation assure la dégradation de la partie charnue. Ces « cafés lavés » sont réputés moins amers et de meilleure tenue en bouche. Les grains de café vert sont conditionnés dans des sacs confectionnés en fibres d’agaves, seulement après déshydratation complète, pour éviter une dégradation durant le transport.

C’est bien beau toutes ces explications, mais maintenant nous voulons tester ces différences ! Direction la dégustation ! 😊 Enfin, dernière précision... la torréfaction est en fait pratiquée en brûlerie une fois les grains arrivés à destination et non avant l’exportation, qui intéresse donc le café vert.

Oui ! Même Virginie s’est laissée tenter par ce cérémonial ! 😅 Notre guide nous enseigne comment se déguste le café. Vous commencez par sentir l’arôme se dégageant du café, notez les différentes notes selon le processus de préparation du grain ou son origine. Puis, après avoir retiré l’écume (trop amère), vous prenez un peu de votre breuvage avec une cuillère spéciale et vous l’avalez en aspirant de l’air... Deuxième impression, sensation identique ou différente... Et enfin, vous dégustez tranquillement... Vous laissez les notes de fruit, de sucre, d’amertume vous caresser le palais...

Le café Geisha, dont la saveur se rapproche du thé, est très apprécié en Asie, et principalement exporté au Japon (vous ne l’aurie...

Et pour sa plus grande surprise, Virginie qui ne boit pas de café a beaucoup apprécié le café Geisha avec ses notes très fruités et sucrées, presque comme un thé ! 😍

Promis, nous nous arrêtons là dans les explications mais c’était passionnant ! Il y aurait tellement de choses à en dire ! 😅 Mais l’heure tourne et il nous faut encore parcourir 400 kilomètres pour atteindre notre destination du jour, El Valle de Anton ! Et devinez quoi ?! Tlaloc, le retour ! 😂

Non, non ! Ce n’est pas vous qui voyez double, ni la photo qui est truquée... c’est bien un double arc-en-ciel ! Comme quoi la pluie a parfois du bon ! 😅

22
oct
22
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Publié le 5 novembre 2019

Nous découvrons ce matin la vue sur El Valle de Anton, que nous offre notre charmant hôtel, puisque pour changer nous sommes arrivés hier à la nuit tombée… 😅

Sympa la vue au petit déjeuner vous ne trouvez pas ?! 😍

Situé à 600 m d'altitude, à l'intérieur même du cratère d'un volcan éteint depuis 300 000 ans, El Valle de Anton est un village de 7 600 habitants dont le climat, légèrement plus frais que celui des plaines côtières, est agréable toute l'année.

C’est dans ce cadre que nous optons pour la visite d’un vivarium associatif, travaillant à la protection des animaux. Ils recueillent des reptiles blessés ou perdus et, après les avoir soignés, les relâchent dans leur environnement naturel, si leur état le permet. Nous y trouvons des bébés Caïmans et des tortues carnivores...

... qui restent impressionnants malgré tout ! 😱 Sans nos costumes d’Indy et Lara, nous obéissons bien sagement au bénévole, qui nous demande de ne pas nous approcher trop près d’eux, à l’ouverture de la cage ! 😅

Nous voyons toutes sortes d’animaux, comme de petits singes, des tortues, des iguanes ou encore un Tiliqua scincoides aussi appelé Lézard à langue bleue.

Le lézard à langue bleue 
Iguanes 

Mais ce refuge pour animaux est surtout spécialisé dans l’accueil de serpents ! Nous retrouvons notre vipère fer-de-lance du tour nocturne...

Vipère fer de lance 

... une petite machoire de baleine...

... et nombre de nouvelles vipères ou couleuvres ou boas...

... mais aussi Lola, un python femelle qui s’est éprise d’amour pour Thierry !

Voici Lola 

Ou serait-ce l’inverse ?!

Heureusement qu’il ne s’était pas transformé en Indy finalement ou Lola n’aurait jamais senti les mains douces et délicates de Thierry sur son corps ! 😂

C’est encore tout émus par cette rencontre, que nous partons pour un tout autre style d’activité ! De son lointain passé volcanique, la région a hérité de sources chaudes et de boues aux propriétés régénérantes ! Nous sommes donc allés faire de l’espionnage économique pour toi Beau-papa/Papa de Virginie ! 😉 Alors, le traitement débute par un masque de boue en pleine nature...

... qu’il faut laisser pauser pendant 15 minutes pour une régénération complète ! Mais attendez... peut-être n’avons nous pas correctement compris les consignes... Ça ne ressemble pas à un processus de régénération ça, mais plutôt à un processus de transformation en zombie !!!

Walking dead  

Vite, retirons tout ça pour ensuite nous plonger dans les eaux thermales ! 😅

Rustique 😊

Quel bonheur ! Imaginez, vous êtes plongés dans une eau à 39°C, couverts par la végétation environnante et bercés par le doux chants des oiseaux ! Franchement, c’est plutôt pas mal ! 😊 Enfin... jusqu’à ce que... le tonnerre... les éclairs... la pluie tropicale... complètent le tableau ! 😂 Un bain-douche vous connaissiez ?! Ben nous maintenant oui ! 😅

Il est temps de sortir nos costumes d’Indy et Lara, pour poursuivre notre exploration dans ces conditions météorologiques hostiles, puisque la prochaine étape est la Cascada de Chorro Las Mozas, un lieu d'une grande beauté, associé à une triste légende ! Encore une mission pour les excellents résolveurs de légende, Indy et Lara ! Nous progressons sur un terrain accidenté...

... traversons de nombreux portails en pierre...

... pour enfin découvrir ce qui se cache derrière cette végétation luxuriante ! Il paraîtrait, qu’un Vendredi Saint, 3 sœurs désobéissantes (ça n’aurait pas pu être les sœurs Thiebault c’est sûr ! 😉) partirent se baigner dans le Río Antón, malgré l’interdiction parentale. La punition divine les pétrifia sur place, donnant ainsi naissance à cette magnifique cascade de 70 mètres de haut !

Dans le doute, nous préférons ne pas profiter de la belle piscine naturelle...

... et reprendre la route avec ses bus à la décoration... biblique ! 😅

Direction Panama et son canal, que nous ne réussirons pas à traverser, à cause d’une déviation de seulement 20 kilomètres ! 😬 Enfin, nous le traverserons dans une portion beaucoup plus réduite et bien loin de la ville...

Mais nous ne prenons pas le temps de nous en approcher plus, parce qu’une grosse journée nous attend demain ! Alors cette fin d’après-midi est consacrée à notre préparation physique et mentale mais aussi à celle de Tootsie et Footsie pour la grande traversée ! 😅

23
oct

Aujourd’hui nous entamons les joyeuses démarches pour faire passer Tootsie, Footsie et notre Tankhouse en Colombie. Pour cela, nous devons débuter la journée au service d’inspection des véhicules, à Panama City, à… 5h30 ! 😱 Nous découvrons un service aussi bien pensé que ceux des douanes, ou de l’administration française ou encore de zootopie ! 😂

C’est … çaaaaaaaaaaaaaa…!! 

Arrivés à 5h20 du matin, nous nous voyons remettre le n°10 par ordre d’arrivée et de passage… Nous commençons par attendre, sous la pluie, qu’un agent arrive, à 6h30, pour contrôler que notre dossier est complet, puis nous attendons à nouveau... qu’un autre agent nous explique, à 7h30, les papiers nécessaires au contrôle... identiques à ceux vérifiés préalablement... puis nous attendons que débute, à 8h30, l’inspection du 1er véhicule… puis nous attendons à nouveau qu’arrive notre tour, vers 10h, juste pour vérifier que le numéro d’identification du véhicule noté sur le titre de propriété et celui inscrit sur le véhicule correspondent bien... Bref, le mot du jour : patience ! 😅

Nous profitons de la fin de la matinée pour effectuer, dans 2 banques différentes du centre ville, des paiements pour régler la traversée et pour nous promener un peu dans le quartier d’affaire de Panama avec ses beaux buildings bien américains !

Au décours de notre promenade, nous tombons également sur l’Iglesia Nuestra Señora del Carmen et son Christ couvert d’ex-voto surprenants !

13 heures ! Il nous faut reprendre nos démarches... Et oui ! Ce n’est pas fini ! Nous devons retourner au service d’inspection pour récupérer le certificat attestant que notre véhicule n’est pas volé et... devinez ?! Attendre 😂 ! Mais pendant ce nouveau temps d’attente, nous découvrons que nous allons partager notre container avec Claire, une française en voyage depuis 1 an et demi, qui a déjà traversé l’Europe en vélo, la Chine en train et l’Amérique du Nord et du Centre en moto et qui ne rentrera en France qu’en Mars après avoir conclut son voyage par l’Amérique du Sud... Tea, notre guide dans toutes ses démarches, nous a fait l’agréable surprise de nous trouver un moyen de réduire une partie des frais de traversée !👍

La deuxième bonne nouvelle de la journée est que nous avons terminé toutes nos démarches bien plus tôt que ce que nous l’avions envisagé, nous laissant même le temps de visiter un peu plus Panama ! 😊 Nous voilà donc partis flâner quelques heures dans le vieux quartier de San Felipe, aussi appelé Casco Viejo, qui surplombe la mer dans la partie sud-ouest de la ville et nous offre une vue magnifique et surprenante sur la nouvelle ville et ses buildings.

Panama City 

Ses beaux bâtiments plus ou moins décrépis, agrémentés d'élégants balcons, évoquent la splendeur passée de l'époque coloniale.

Casco Viejo

Nous nous promenons le long du Paseo de la Bavedas, au sommet de la digue construite par les Espagnols il y a quatre siècles, où nous découvrons la Plaza de Francia, qui depuis 1922 honore le peuple français, surtout en la personne de Ferdinand de Lesseps, constructeur du canal de Suez et pionnier de la construction du canal de Panama, achevé par les américains.

Plaza de Francia  

Après cette belle visite inespérée, nous partons pour Colon, à l’autre extrémité du canal de Panama, ville dans laquelle nous devons réaliser les prochaines démarches administratives et surtout l’embarquement de Tootsie, Footsie et du Tankhouse !

Graffitis dans Casco Viejo 
24
oct
24
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Publié le 5 novembre 2019

Ce matin, nous retrouvons Claire, notre colocataire du container et nouvelle traductrice officielle, avec qui nous entamons les démarches au port de Colon à 8h ! Le grand luxe par rapport à hier ! 😉 Alors, si nous devons résumer cette journée... et bien...

C’est……toujours……çaaaaaaaaaa… 

Encore et toujours les mêmes ! 😂 Nous avons même vu un spécimen très particulier un sang mêlé de paresseux et de...

Vous en connaissiez vous des comme ça ?! Après avoir terminé sa discussion avec sa collègue, en nous ignorant juste ce qu’il faut pour que nous comprenions que nous la dérangions, ce rare spécimen nous a demandé d’aller chercher pour elle les documents qu’elle venait d’imprimer !! 😂😂😂 Y’a du Level n’est-ce pas ?! Enfin, après cette rencontre, direction le port où Tootsie et Footsie sont restés très braves face aux chiens des stupéfiants… et encore plus courageux quand nous avons dû leur dire au revoir et les laisser, seuls dans le container pour les jours qui viennent ! 😢 Sans eux et notre Tankhouse, nous nous sentons un peu perdus, mais nous nous ressaisissons vite et trouvons un taxi qui nous conduit, en début d’après-midi, au terminal de bus de Colon. Depuis le début de notre road-trip, nous avons emprunté l’avion, le mini-bus, la voiture bien sûr, le bateau et les barques, la moto, mais jamais encore le bus ! 😅 Alors attention, nous avons bien sûr tenu compte des conseils quant au choix de ce moyen de transport, à savoir pas ceux-là...

Les préférés de Thierry tout de même 

... mais plutôt un bus plus moderne, bien plus secure, mais parfois un peu surchargé cependant ! 😅

Combien de places dans ce bus beaucoup moins stylé?

Sur la route qui nous ramène à Panama City, nous sommes surpris d’observer au-dessus des immeubles de la ville, des centaines voire milliers de vautours couvrants le ciel de la capitale ! Après quelques recherches, nous découvrons que des vautours, appelés Urubus à tête rouge, abandonnent le nord du continent américain en hiver, pour gagner des zones plus chaudes, vers l'Amérique du Sud. Ces oiseaux se regroupent alors en grand nombre dans l’isthme de Panama, seule jonction terrestre entre les deux Amériques, formant un « goulot d'étranglement » mais aussi un passage obligé pour l'espèce qui utilise les courants ascendants, moins abondants sur l'océan. En 2008, 1 192 746 Urubus à tête rouge ont été recensés au-dessus de l'isthme !

Une fois arrivés au terminal central, nous quittons Claire pour quelques jours et poursuivons cette folie du jour pour les nouveaux transports, en nous dirigeant vers le métro panaméen !

Ce métro construit en 2014, dans lequel nous ne ressentons absolument pas la folie parisienne, preuve en est l’absence de personne marchant dans les escalators, nous permet d’atteindre enfin notre hôtel et son lit salvateur ! 😅

Deuxième journée de démarches : Check ! 👍


Pour ceux qui souhaiteraient effectuer la même traversée, vous devez savoir que comme il n’existe pas de route entre le Panama et la Colombie (Darien Gap), la solution la plus utilisée pour les véhicules est le transport par container. Nous pourrions vous détailler l’ensemble des démarches complexes et nombreuses à entreprendre, mais nous préférons plutôt vous expliquer un peu le timing, le budget et vous communiquer notre contact ! 😉 D’autant plus que sur le site http://www.viva-america.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=265:passage-dune-voiture-panama-colombie&catid=51:trucs-et-astuces&Itemid=122, les explications sont plutôt claires et exhaustives ! 😅 La plupart des blogs conseillent de faire appel à un intermédiaire qui vous guidera dans l’ensemble de vos démarches, en plus de chercher un colocataire de container (pour réduire vos frais) moyennant la somme d’environ 200$. Personnellement, nous sommes passés par Tea, travaillant avec Seaboard Marine, très réactive et sérieuse, joignable sur Whatsapp au +5492267520418 ou par mail teakalmbach@hotmail.com. Commencez par contacter Tea (ou l’intermédiaire que vous aurez choisi), environ 3 à 4 semaines avant votre traversée, pour multiplier vos chances de trouver un colocataire, mais jusqu’à 1 semaine avant tout reste possible ! Ensuite, prévoyez d’être sur Panama le mardi à 5h30 du matin pour un embarquement à Colon le mercredi matin, ou le mercredi à 5h30 du matin à Panama pour un embarquement le jeudi matin à Colon (surcoût d’un embarquement tardif d’environ 200$). Dans le cas d’un container partagé avec une moto et d’un départ tardif, prévoyez un budget d’environ 1 500$. Nous vous donnerons le coût total à la fin de nos démarches, à titre seulement indicatif puisque ces tarifs fluctuent. N’oubliez pas de rajouter à cela vos déplacements sur les jours suivants (puisque vous n’aurez plus de véhicule...) ainsi que les billets d’avion pour Cartagena (environ 150$ par personne).

Suite à Cartagena à présent ! 😊

25
oct
25
oct

Ce matin, lorsque le réveil sonne à 4h30, nous sommes, contrairement aux jours précédents, super excités ! Enfin surtout Virginie bien sûr ! 😜 Et il y a de quoi ! Nous partons pour les îles San Blas ! Un véritable paradis, mais qui se mérite... 3 heures de trajet en voiture entre-coupées d’une pause courses, billet de loterie (très prisée en Amérique Centrale) et petit déjeuner... ça nous change de notre navette en Alaska ! 😉 Puis 1 grosse heure de bateau avec la pause plein d’essence (moteur allumé... 😅) pour arriver à NOTRE ÎLE !!!

Alors, vous êtes d’accord ?! Il y avait de quoi être excités non ?! 😍

Notre premier réflexe est de faire le tour de notre île... Attention, nous avons quand même bien mis 10 minutes avec les pauses photos ! 😂 Ici, pas d’internet, l’électricité uniquement le soir, pas d’eau chaude bien sûr, mais qu’est ce qu’on est bien ! 😅

« Notre île » survolée par les pélicans

Après avoir dégusté un poisson bien frais, nous partons pour la Piscina Natural, un haut fond sablonneux en pleine mer, rappelant les fonds blancs martiniquais, d’un bleu vert transparent dans lequel nous nous jetons sans la moindre hésitation !

Après cette pause rafraîchissante, nous partons pour l’île de Chichime, où nous attend l’épuisant programme d’alterner les temps de « séchage » avec ceux de « ploufage », pour vous offrir la vue la plus spectaculaire de l’énorme étoile de mer qui se promène sur notre terrain de farniente ! 😅

Chichime 

C’est une magnifique parenthèse, au milieu des démarches administratives, que nous avons le plaisir de vivre !

Les 378 îles de l'archipel de San Blas s'éparpillent le long de la côte caribéenne, du golfe de San Blas au Panama pratiquement jusqu'à la frontière colombienne. Elles forment une province autonome gérée par ses habitants, les Indiens Kuna chez qui nous allons loger. Ces derniers ont conservé leur système économique, leurs coutumes propres et leur langue... Ça tombe bien, nous avons déjà du mal avec l’espagnol, alors peut être que leur dialecte sera plus compréhensible ! 😅 Ils vivent du commerce des noix de coco, de la pêche et du tourisme. Leurs habitations sont essentiellement regroupées sur quelques Îles, telle celle sur laquelle nous avons effectué le plein d’essence, qui paraissent du coup surpeuplées.

En fait, notre vie ici devrait consister à nous reposer, éviter la mort par chute de noix de coco sur le crâne, surtout lors des orages, travailler notre bronzage et notre style à la nage ! 😅

26
oct
26
oct
Publié le 9 novembre 2019

Comme vous devez vous en douter, la nuit fut plutôt bonne dans ce petit coin de paradis ! 😍 Après un faux départ parce que nous avons embarqué par erreur à la place du seul autre couple sur l’île 😂, nous prenons le bateau pour Los Cayos Holandeses, un magnifique archipel plus au large…

Isla Tortuga 

... et son récif corallien magique où nous avons la chance de pouvoir faire du snorkeling près de l’île Tortuga et d’y découvrir...

... un spectacle de toute beauté 😍😍😍

La mer est chaude, la vie sous l’eau captivante et le temps semble suspendu ! Nous sommes prêts à rester ici pour toujours, mais malheureusement, les nuages chargés de pluie s’approchent dangereusement de nous et il nous faut partir rapidement, après un arrêt minute sur l’îlot le plus minuscule des Cayos Holandeses, pour un deuxième spot…

... un fond blanc plein d’étoiles de mer celui-ci ! 😍

Mais là encore, au bout de 30 minutes, nous devons remonter sur le bateau, sous peine de renouveler l’expérience, ô combien novatrice mais dont on ne doit tout de même pas abuser, de la douche-bain ! Plus d’une expérience par semaine est fortement contre-indiquée ! 😜 Une fois de retour sur notre île, il ne nous reste plus qu’à nous reposer, à travailler sur l’écriture des articles du blog, pour lequel nous avons pris beaucoup de retard, et que faire d’autre ?! Ah oui ! Admirer un beau coucher de soleil !

Assis sur un tronc de palmier, dans les bras l’un de l’autre, cette fois-ci, c’est sûr, nous y sommes...

... au paradis ! 😍

27
oct
27
oct
Publié le 9 novembre 2019

Aujourd’hui est un grand jour ! C’est notre dernier réveil dans ce petit coin de paradis et notre dernier jour en Amérique Centrale ! Nous ferons donc modeste… 😜 Nous commençons par la visite de Perro Chico Island…

Vues de Perro Chico Island 

… où, modestement, nous découvrons la faune et la flore sous-marine…

… qui peuplent une modeste épave…

Modeste hein tout ça ?! 😍

Et c’est ainsi que difficilement, nous poursuivons cette modeste journée en retournant sur Chichime, île que nous avions visité vendredi. Nous avons la lourde tâche de trouver un deuxième spot de bronzage et de baignade !

Mais ?! ………

Flash info : « Nous arrêtons ce programme, pour vous informer de la disparition d’un couple de voyageurs français, sur l’île panaméenne de Chichime. Ils sembleraient s’être volatilisés et n’ont pas donné de nouvelles depuis plus de huit jours, suscitant l’inquiétude de leurs proches. Seuls ont été retrouvés sur une plage, leurs sacs et couvre-chefs. Si vous avez la moindre information à leur sujet, veuillez contacter Mudler et Scully. »

Portés disparus 

Il s’est passé un glissement très bizarre sur l’île de Chichime… D’un coup, nous avons basculé dans un monde parallèle, peuplé uniquement d’îles paradisiaques, d’épaves, de barrière de corail, de poissons multicolores… nous ôtant toute idée de retour.

… jusqu’à ce que 2 personnes nous replongent dans la réalité ! 😂 Pas trop brutalement quand même, puisque nous faisons notre dernière baignade dans la Piscina Natural…

… avant de rejoindre notre île pour nous préparer au départ 😢, après avoir acheté quelques bracelets fabriqués par les indiens, à notre hôtesse Yanice.

Nous sommes un peu tristes c’est vrai, mais excités aussi puisque demain Vamos a Colombia !! 😃

Pourvu que les San Blas échappent au tourisme de masse …
Le retour 

Il est à présent l’heure de faire le bilan de ce nouveau tronçon de la Panamericana !

Nous avons parcouru 5 500 kilomètres en 37 jours, soit plus de 5 fois la France du nord au sud à vol d’oiseau et 15 000 kilomètres depuis notre départ le 24 août 2019 !

Nous avons traversé 7 pays, certains plus rapidement que d’autres, sur tous types de voiries, souvent de qualité approximative, du chemin de terre particulièrement impraticable aux grands axes routiers, en passant par les petits chemins de traverse et tout ça, au milieu de conducteurs aux usages déroutants parfois ! 😅

Après concertation avec Tootsie et Footsie, si nous devions résumer ces 5 500 kilomètres en 1 mot, ce serait : CONTRASTES

- Faune et flore d’une grande richesse et problèmes écologiques

- Excellent accueil, fierté des habitants de chaque pays et problèmes d’insécurité

- Vieilles villes coloniales aux murs défraîchis qui côtoient les nouvelles villes aux buildings bien américains

- Température avoisinant les 10° dans les zones montagneuses et les 35° dans les plaines

- Montagnes, volcans et plages paradisiaques

Mexique et Amérique Centrale : Check 👊