Octobre 2018
7 semaines
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Une nouvelle étape dans notre road trip et pas des moindres, le travail !!!

Aussie slave
Aussie slave

Chloé nous ayant coûté cher d'entretien, il devenait urgent de trouver de quoi nous alimenter !! Trois jours bloqués dans un free camp un peu pourri, au bord de l'autoroute pour chercher du travail. Ce n'est pas le rêve, mais passage obligatoire en tant que bon backpacker qui se respecte. Notre bonne étoile nous a permis d'avoir une fois plus de la chance, puisque nous avons trouvé du boulot en moins de 4h sur Facebook. Dix minutes de discussion avec la patronne plus tard et l'on débarque le surlendemain dans sa ferme de Blueberries.

Heureusement, parce que je n'aurais pas supporté une douche de plus face aux éboueurs prenant leur café..

L'envers du décor  

Le soir même nous partons faire la fête avec des copains rencontrés sur Brisbane et un réveil plus que difficile plus tard nous prenons la route en direction de Crows nest.

Notre petit coin de paradis à Crows Nest 

Notre première semaine de travail nous a épuisé, pas tant par sa difficulté mais par le fait de reprendre un rythme. Il serait impossible de vous décrire chaque semaine que l'on a passé dans ce trou perdu, mais je peux vous détailler une journée type.

Au départ avec Ronan nous travaillions la moitié du temps au packing et l'autre moitié au picking. Au packing, nous étions chargés d'emballer les blueberries afin qu'elles partent pour être vendues. Du travail à la chaîne pendant 2h voire des fois 8. Tout dépendait de ce qu'on récoltait le jour d'avant. Travail plus que fatiguant surtout quand on picolait trop la veille. Pour ce boulot, nous étions payés à l'heure.

Pour ce qui est du picking, ce n'était pas du tout le même rythme. Le fait d'être payé au rendement oblige à avoir une certaine allure. Le premier jour nous avons ramassé 40kg chacun alors que sur la fin nous faisions 80kg sans trop d'effort. Bien évidemment, tout dépend des arbres que l'on a, de la manière dont il sont fournis mais dans des journées record nous sommes montés à 120kg. Plutôt pas trop mal pour des Européens ! Oui parce que les champions toutes catégories restent les asiatiques qui travaillent à un rythme que l'on aurait jamais pu tenir, certains ( Bill) faisait du 120kg par jour, voir 150kg quand il était bien en forme. Champion imbattable au ramassage. Le boulot commençait généralement vers 6h et on finissait vers 14h. Des bonnes journées, surtout quand il faisait 40°C. Pour vous donner un idée, le kg était en moyenne payé 2,5$. Le bucket pesait entre 3,5 et 4kg. Pas très lourd mais on en remplissait 15 en moyenne. Les moyennes que je donne ne sont pas valable pour les deux dernières semaines qui ont été la vrai débandade pour ma part. Un bucket, une pause de 20min !!

Ces deux mois se sont écoulés alternant le boulot, la fête et le dodo. C'était une petite ferme familiale, nous étions qu'une vingtaine à travailler donc vivre 24h/24 ensemble ça rapproche ! Nous avons rencontré un couple de Français, alors arrêter l'alcool et manger sainement n'était pas dans notre programme ! Tous les jours, c'était la compétition de qui se ferait le meilleur plat. Grand perdant, ils nous faisait toujours envie avec leurs énormes croques monsieur pleins de fromages. (C'est bel et bien Salomé qui écrit au cas où vous auriez eu un doute.) Nous sommes rapidement devenu une petite famille avec les italiens et les allemands qui partageaient notre quotidien.

Même si le travail devenait pénible, long et l'ambiance avec les patrons n'était pas toujours au sommet, le bluberry gang nous permettait de décompresser et de bien rigoler. Nous n'avons pas seulement travailler pour gagner un peu de sous, nous nous sommes fabriqués pleins de super souvenirs avec des personnes qui nous ont fait mourir de rire (surtout les italiens).

Bluberry gang