Carnet de voyage

Aventure en terre du milieu

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Nous voilà partis pour 1 mois et demi en Nouvelle-Zélande. A la recherche des Hobbits !
Mars 2020
45 jours
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Point histoire :

Les premiers habitants de la Nouvelle-Zélande aurait été les ancêtres polynésiens des Maoris arrivés au XIIIème siècle.

L'île ne compte pas de mammifères terrestres, hormis quelques chauve-souris, c'est pour cela qu'elle est surnommée l'île aux oiseaux. Elle en compte énormément d'espèces différentes et pour beaucoup endémiques.

Mais alors que mangeaient les premiers habitants de la Nouvelle-Zélande ? Il existait beaucoup d'oiseaux coureurs dont le plus imposant faisait deux fois la taille d'une autruche et pesait jusqu'à 240kg, un sacré morceau de viande !

Ce régime très protéiné aurait contribué à la croissance de la population.

Vers 1400, la raréfaction du gibier contraignit les chasseurs maoris à se rabattre sur des espèces plus petites (rongeurs et oiseaux forestiers) et privilégier la culture et la pêche plutôt que la chasse. Les conditions de subsistance plus difficiles rendirent nécessaire la création d'organisations communautaires complexes, d'où l'émergence des tribus.

Le premier contact entre Maoris et explorateurs européens remonte à 1642. Alors que le navigateur Abel Tasman vient revendiquer l'île de Tasmanie (île au sud de l'Australie, cf blog "Notre rêve australien"), des vents violents poussent ses deux navires à l'est.

Lorsque l'équipage jette l'ancre dans la baie, les Maoris arrivent alors en pirogue pour lancer leur traditionnel défi préalable à l'ouverture de pourparler. Ne comprenant pas cette approche, les Hollandais sonnent leurs trompettes, les défiant à leur tour. Les Maoris attaquent alors le canot qui a été envoyé et tuent quatre membres de l'équipage. Tasman repart donc sans même avoir mis pied à terre. Les européens ne reviendront que 127 ans plus tard.

C'est donc en 1769 qu'un nouveau contact entre Maoris et européens apparaît. Il est marqué par l'arrivée des explorateurs anglais et français, James Cook et Jean-François de Surville.

Les premières expéditions françaises se passent assez mal, entre incompréhension et violence, avant de devenir plus fructueuses.

En 1790, le pays reçoit la visite moins officielle de baleiniers au nord et de chasseurs de phoques au sud. Dans les années 1820, le commerce du lin et du bois entraîne la création de communautés où se mêlent occidentaux et autochtones.

Jusqu'en 1840, un certain nombre de heurts sanglants se produisent entre occidentaux et maoris, mais ils restent limités en regard de la fréquence des visites. Les occidentaux ont en effet besoin de la protection, de l'approvisionnement et de main d'oeuvre des maoris, auxquels ils fournissent en échange des objets importés, notamment les armes à feu. Les mariages interethniques contribuent aussi à tisser des relations pacifiques entre baleiniers, missionnaires et maoris.

Mais les guerres et les maladies importés par les européens font beaucoup de ravages. La population maori intialement estimée à 110 000 en 1769, ne compte plus que 70 000 individus en 1840. Mais si le roseau maoris plie au contact des européens, il est loin de se rompre.

A la même époque, certaines tribus reconnaissent que les "Pakehas" (colons européens), leur ont apportés prestige et bénéfices, et qu'accepter une autorité britannique symbolique leur permettrait de se protéger des puissances étrangères. Ainsi en 1833, James Busby est désigné comme résident britannique néo-zélandais, une fonction sans réel pouvoir. Il choisit le premier drapeau officiel du pays et établit la déclaration d'indépendance de la Nouvelle-Zélande, mais reste impuissant face à une colonisation galopante.

Le 6 février 1840, la Nouvelle-Zélande devient une colonie britannique. La version anglaise garantit aux Maoris les même privilèges que tout citoyen britannique en échange des pleins pouvoirs accordés au gouvernement, tandis que la version maoris garantit aux Maoris le maintien de la pleine possession de leur territoire, ce qui implique le droit de gouverner localement.

La résistance des Maoris au pouvoir britannique est l'une des plus farouches jamais menées contre l’expansionnisme européen. Le premier affrontement a lieu en 1843. Puis en 1845, un conflit plus sérieux éclate dans Bay of Islands lorsque le chef maoris Hone Heke pille une colonie britannique. Le gouverneur Grey tient en échec les quelques maoris de l'île du sud, mais les combats des années 1840 confirment que l'île du nord reste un bastion maori largement indépendant.

Les nationalistes maoris souhaitent se mettre sur un pied d'égalité avec les colons européens. contre toute attente, les maoris remportent plusieurs victoires.

De 1850 à 1880, malgré les conflits avec les maoris, l'économie des Pakehas est florissante. On voit apparaître une ruée ver l'or sur l'île du sud. La population est principalement jeune et masculine, ce qui préoccupe le gouvernement britannique qui incite les femmes à aller s'installer en Nouvelle-Zélande.

L'an 1886 marque un tournant : la majorité des néo-zélandais non maoris sont nés ici. Beaucoup d'entre eux voient toujours la Grande-Bretagne comme leur lointaine patrie, mais une nouvelle identité prend forme.

En 1879, la récession avec la baisse du prix de la laine frappe le pays. Le chômage pousse une partie de la population active à rejoindre l'Australie. C'est en 1882 que la Nouvelle-Zélande parvient à exporter un chargement de viande congelée, ce qui ouvre une nouvelle industrie. On s'empresse alors de défricher les forêts pour créer plus de pâturages.

En 1893, la Nouvelle-Zélande est le premier pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes.

Le pays appuie la Grande-Bretagne dans ses guerres, notamment durant la Première Guerre mondiale. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Zélande déclare officiellement la guerre à l'Allemagne et environ 140 000 néo-zélandais combattent en Europe et au Moyen-Orient, tandis qu'au pays les femmes endossent de plus en plus le statut de travailleurs.

La Nouvelle-Zélande devient un pays de richesse, d'égalitarisme et d'harmonie sociale. Les femmes accèdent à ds postes hauts placés et à la sphère politique.

A partir des années 1930, les Maoris connaissent une explosion démographique et une urbanisation massive. Leur espérance de vie s'allonge, leur taux de natalité est élevé et ils rejoignent les villes pour occuper des fonctions autrefois réservées aux militaires pakehas.

En 1986, presque 80% des maoris étaient citadins. Ce stupéfiant retournement de situation donne naissance à un mouvement visant à renforcer l fierté liée à l'identité de ce peuple, banni depuis longtemps des zones urbaines.

A partir des années 1990, l'adoption de critères d'immigration basés sur un système à point dessine une mosaïque de plus en plus multiculturelle en Nouvelle-Zélande. Le nombre d'immigrants britanniques a chuté, mais celui des nouveaux arrivants augmente, surtout depuis l'Asie, mais également depuis l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et divers pays européens.

En 2017, le pays présente un nouveau visage. Dirigé par Jacinda Ardern, un gouvernement de coalition a été formé par le Parti travailliste et le parti NZ First, avec des soutiens du Parti écologiste.

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Point géologie :

La Nouvelle-Zélande se trouvant entre deux grandes plaques tectoniques, elle est le théâtre des forces phénoménales de la nature.

C'est un pays jeune, il n'existe sous sa forme actuelle que depuis moins de 10 000 ans.

Le passé géologique tumultueux de l'archipel y est visible partout :

• Les Alpes du Sud, qui forment l'épine dorsale montagneuse de l'île du Sud ont été produites par la collision des deux plaques, se déplaçant de 20km en plus de 3 millions d'années (vitesse éclair en géologie), ce massif est considéré comme l'un de ceux qui s'élèvent le plus rapidement au monde.

• Les volcans ont façonné les plus impressionnants paysages de l'île du Nord. Auckland est bâtie sur un isthme émaillé de 48 cônes volcaniques. Mais les volcans se concentrent surtout dans le centre de l'île où l'on trouve le volcan le plus actif du pays.

• La zone volcanique de Taupo, quand à elle, fait partie de la ceinture de feu du Pacifique et a été le théâtre de gigantesques éruptions, lesquelles ont laissé une empreinte autant physique que culturelle. La dernière éruption de ce volcan à créé le lac Taupo, il y a 1 800 ans, et a été l'une des plus violentes éruptions répertoriées sur la planète au cours des cinq derniers millénaires.

• Les tremblements de terre : la Nouvelle-Zélande est surnommée "the Shaky Isles" (les îles tremblantes), et ce n'est pas pour rien ! L'activité sismique y est très fréquente. Si la plupart des séismes ne font qu’entrechoquer a vaisselle, certains ont dévastés des villes.

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Publié le 18 juin 2020

Nous débarquons enfin en Nouvelle-Zélande le 15 mars 2020.

Nous arrivons quelques heures avant que la quatorzaine ne devienne obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire, ce qui fait que nous sommes libres de nos mouvements.

Notre ville d'arrivée est Auckland, ville la plus peuplée de Nouvelle-Zélande.

Nous ne récupérons pas tout de suite notre maison roulante, nous avons donc quelques jours pour découvrir la ville.

Comme je l'ai évoqué dans l'article précédent, la ville se trouve sur une cinquantaine de volcans prenant des formes différente (cônes, lacs, lagons, îles...). Les volcans sont considérés comme éteins, même si le champ volcanique lui-même est dormant.

Nous nous rendons au mont Eden, le cône volcanique le plus élevé d'Auckland (196m). Ce cratère symétrique de 50m de profondeur est hautement sacré pour les Maoris qui le nomme "Te Ipu Kai a Mataaho" (la coupe de Mataaho, dieu des choses cachées dans le sol).

Te Ipu Kai a Mataaho 

Du haut du mont, nous avons une superbe vue sur toute la ville d'Auckland.

Vue panoramique 

Le centre ville d'Auckland est assez joli, on flâne au milieu des bâtiments, tout en profitant du bord de mer.

Auckland 

Et nous nous offrons une petite gourmandise au glacier "Giapo", qui fait des glaces au design étrange.

 Miam

Et puis enfin, nous récupérons notre maison roulante (pas aussi confortable que Maddy mais ça fera l'affaire).

La maison roulante 

Et nous voilà partis sur les routes néo-zélandaises !!

J4àJ7

Notre road trip commence enfin. Nous montons dans le nord-est et notre premier stop se fait à Hahei.

Là, nous découvrons une belle plage avec un paysage digne d'une carte postale de Thaïlande ! Et pour compléter le tableau, Mika se prend pour un singe. 😂

Hahei beach 

Pour la nuit, nous sommes dans un petit camping juste à côté de la plage, où nous rencontrons un visiteur qui s'invite dans notre van.

 L'invité surprise

Puis nous nous rendons à Hot Water Beach, une plage réputée pour ces sources d'eau chaude. Sur l'immense plage, on trouve un petit endroit où de l'eau chaude passe. Endroit très touristique, les gens creusent dans le sable (le commerce de location de pelles est florissant à cet endroit) jusqu'à ce que l'eau chaude sorte, et ainsi ils se font des bains. Sur les photos ça avait l'air vraiment sympa, seulement en arrivant nous nous sommes rendu compte que la parcelle où se trouvait l'eau chaude était vraiment minuscule et que des dizaines de touristes venaient s'entasser dans leur trou. On a donc passer notre tour pour la baignade, non sans avoir touché l'eau pour bien confirmer qu'elle était bien chaude, un gentil monsieur nous proposant de toucher l'eau du trou qu'il avait creusé, et avec mon habileté légendaire j'ai glissé et enterré la moitié de son bain... Mais l'eau était vraiment très chaude (il faut juste consolider les fondations du trou quand je passe...).

La petite portion de plage  d'eau chaude 

Comme tout le monde était entassé dans des trous d'eau chaude, nous avons donc pu profiter de la grande plage tout seul.

 Hot Water Beach (côté eau froide)

Un peu déçu de ne pas avoir pu nous tremper dans l'eau thermale, nous nous sommes vite rendu compte que l'île du nord regorgeait de cette activité volcanique et qu'il y avait des geysers et des sources d'eau chaude un peu partout.

Du coup, nous nous sommes rendus dans un camping qui avait des piscine d'eau chaude, l'eau coulant directement de la source (mélangé à un peu d'eau froide parce qu'elle est vraiment brûlante). Nous avons donc fait les écrevisses tout l'après-midi admirant le paysage fumant de la source qui coulait juste en bas. Les différents bains allaient de 37 degrés pour les plus frais à 42 degrés pour les plus chauds.

 L'instant écrevisse

Puis nous avons visité un village maori, le village (et je ne l'écrirai qu'une seule fois celui là) Whakarewarewa, toujours habité par des populations maoris qui y résident depuis des siècles. Nous avons d'abord eu droit à la danse traditionnelle, le Haka, fait pour impressionner l'ennemi. Je dois vous dire que sur un terrain de rugby, si l'adversaire me fait cette danse, je lui donne le ballon et je vais me faire des tartines.

Une petite danse? 

Ensuite, une guide nous a fait visiter le village qui est construit tout autour de bain d'eau bouillonnante (ça sent vraiment l’œuf pourri), elle nous explique qu'ils s'en servent pour faire cuire les aliments, et qu'ils se baignent régulièrement dedans (après refroidissement) pour les problèmes de peau et de rhumatisme.

 Besoin de faire cuire un œuf?

Puis elle nous amène jusqu'au geyser, vraiment impressionnant !

Geyser 

Après cette visite très instructive, nous sommes allés promener non loin du village, au milieu des lacs fumants.

Quelqu'un veut tenter une brasse? 

Notre petite excursion sur la péninsule de Coromandel se termine là.

Nous poursuivons notre route en direction du sud. Les informations sur le corona virus sont de plus en plus inquiétantes, et les locaux de moins en moins accueillants. Peu à peu les lieux touristiques commencent à fermer. Nous décidons donc de descendre rapidement vers le sud pour essayer de prendre le ferry direction l'île du sud....

A suivre ....