Les Blanfroy en vadrouille : L’ouest du Canada

Nous passons l’été dans l’Ouest du Canada objectif animaux et grands espaces .
Juin 2023
90 jours
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17 Juin

Nous décidons d'entrer au Canada au poste frontière situé sur la route qui relie les deux parcs jumelés, Glacier aux USA et lacs Waterton au Canada. On se dit qu'à ce point de passage ouvert seulement l'été, les douaniers doivent voir passer pas mal de voyageurs comme nous et que les formalités ne devraient pas être trop lourdes. Effectivement, l'agent nous pose deux ou trois questions, en français, sur le but et la durée de notre visite et nos passeports sont déjà tamponnés, le tout sans descendre du fourgon! C'est à l'heure actuelle notre passage de frontière le plus facile et le plus rapide. C'est agréable quand ça se passe comme ça.

18 Juin

Nous repassons au poste frontière pour récupérer un écusson de la douane canadienne afin de compléter notre collection. Une douanière nous avait dit de revenir aujourd'hui mais elle n'a malheureusement pas pu en retrouver un dans ses affaires. Qu'à cela ne tienne, elle en découpe un dans une vieille veste rien que pour nous. Nous restons discuter un peu, ils sont vachement bien payés ! Par contre, ils ont l'air d'avoir moins de congés...

20 Juin

Nous allons découvrir le coin le plus connu du parc, le Red Rock Canyon. C'est tout petit et une partie des berges est inaccessible à cause des travaux mais c'est très joli. Nous restons un moment à admirer l'endroit et à attendre que tous les gens qui prennent un selfie au fond de la gorge déguerpissent pour avoir une belle photo d'ensemble.

21 Juin

Aujourd'hui, nous nous offrons une promenade à cheval, qui nous faisait envie depuis longtemps. Nous avions été rebutés par les tarifs exorbitants pratiqués dans le parc de Grand Teton. Ici, c'est plus raisonnable.Nous avons choisi lors de la réservation une randonnée qui nous mène à travers la forêt jusqu'aux lacs jumeaux. Manque de bol, en arrivant aux écuries, on nous indique qu'un arbre est tombé en travers du chemin la veille et qu'il est donc impraticable pour les chevaux. Du coup,nous devons nous rabattre sur un autre itinéraire, avec un autre lac pour but. Nous sommes seuls avec notre guide, c'est génial !Le parcours chemine à travers des prairies puis des forêts en régénération suite à un incendie survenu il y a une bonne dizaine d'années. On traverse même une rivière, les chevaux en profitent pour se désaltérer. Après une grimpette, nous voilà au lac Crandell, but de notre balade. On avale rapidement nos sandwichs car il fait d'un coup très froid à cause du vent. Nous enfilons donc nos imperméables super sexy pour le retour. En chemin, nous avons la chance de croiser un bel ours d'assez près. Nous revenons aux écuries ravis, c'était vraiment une superbe journée.

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25 Juin

Nous rejoignons la petite ville de Drumheller, située dans les badlands de l'Alberta, ensemble de collines et de canyons façonnés dans une terre friable. Nous choisissons d'élire domicile pour quelques jours non loin d'un point de vue sur des cheminées de fées. Nous sommes au pied d'une grosse butte, au calme, c'est parfait! Bon, si on pinaille, un peu d'ombre n'aurait pas été superflue, il fait chaud dans la journée !

28 Juin

Tiens, la partie souple d'une de nos bassines pour la vaisselle semble usée, elle a perdu des morceaux. Cela fait un trou qu’on essaye de réparer avec du grey tape… Autant vous dire que c’est un échec total🤣😂

Le lendemain rebelote mais sur notre deuxième bassine. C’est louche tout ça surtout que si on regarde bien les bords du trou on voit comme des petites traces de dents...

Cette nuit, nous avons entendu des petits grattements dans les parois arrières du fourgon. Nous devons nous rendre à l'évidence, nous avons une ou des souris à bord, mince!😨😨😨😨 Une petite virée en ville plus tard, nous voilà équipés de nouvelles bassines et de deux pièges à souris. Nous suivons la notice en utilisant du beurre de cacahuète comme appât et nous installons les tapettes dans les recoins où nos passagers clandestins sont susceptibles de passer. Nos doigts ont eu chaud lors de quelques déclenchements intempestifs ! Quelques heures plus tard, CLONG! Une souris est attrapée. On espère qu'elle était seule...

29 Juin

Un gros camping car américain est venu faire demi-tour à côté de notre spot. On se rend compte qu'il s'est arrêté quelques mètres plus loin et que de l'eau semble se déverser d'en dessous. Je dis à Claire qu'ils abusent de vidanger leur eau sale ici! Nous finissons par être intrigués car il reste là un long moment. Nous allons faire nos curieux. En fait, ils ne vidangeaient pas, ils sont tombés dans un trou rempli d'eau et de boue! Leur roue arrière gauche a ripé au bord du trou lors de leur demi-tour et le camping car a basculé. Il est maintenant en mauvaise posture, très incliné avec une partie du châssis posé par terre. On discute avec le couple en attendant la dépanneuse. Eux aussi ont un petit chat mais qui ne peut pas sortir sans laisse. La nôtre ne se prive pas de venir faire la curieuse comme nous et explore le soubassement du véhicule avec attention ! Nous leur proposons nos plaques de désenlisement car la dépanneuse met du temps à arriver, mais ça ne fonctionne pas. Un pick-up qui passait par là essaye de les tirer avec une corde mais c’est peine perdue, celle-ci casse à chaque essai... Ils n'ont plus qu’à prendre leur mal en patience et attendre la dépanneuse. Qui se fera désirer en mettant huit heures à arriver !😳😳😳

2 Juillet

Il est temps de quitter notre petit coin agréable et de continuer à découvrir la région. Nous mettons le cap au sud mais nous restons dans les badlands pour visiter le parc provincial de Dinosaur. Ces anciennes terres marécageuses et façonnées par les éléments regorgent de très nombreux fossiles d'espèces variées, végétales comme animales. Un petit sentier permet de faire un tour au cœur des buttes et cheminées de fées, structures fragiles qui s'abîment rapidement si les marcheurs s'écartent du chemin. Une courte piste accessible en voiture nous mène à des petites vitrines abritant des fossiles tels qu'ils ont été retrouvés. On s'imagine que d'innombrables autres spécimens se trouvent sous nos pieds et tout autour de nous.

Bilan de cette étape: 3 souris piégées.😱😱😱 . Dans le doute on laisse les tapettes…

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6 Juillet

Nous voici au parc national d'Elk Island, un des plus petits du Canada. On peut y croiser des wapitis, des bisons et surtout des castors, raison principale de notre visite. Il fait beau, nous commençons donc par gonfler notre kayak pour une balade sur le joli lac Astotin. Intrigués par un groupe de grands oiseaux au loin, nous nous approchons, ce sont des pélicans. Nous ignorions qu'il y en avait en eau douce.

Nous faisons le tour de quelques petites îles et sur le chemin du retour, nous apercevons la petite tête marron d'un animal qui nage. Est-ce un castor? Nous n'en sommes pas sûrs car nous ne voyons pas sa queue en surface. Il pourrait aussi s'agir d'un rat musqué. Une fois notre embarcation pliée, nous allons marcher un peu sur un sentier. Un panneau explique que les rats musqués nagent avec leur queue effilée en surface. On peut d'ailleurs en apercevoir dans le plan d'eau en dessous de nous. Nous avons donc bien vu un castor sur le lac!😍😍


7 Juillet

Nous nous attaquons à plusieurs chemins pour tenter d'observer un castor de plus près, sans succès.

La petite promenade en planches au bord d'un lac est notre dernière chance. En longeant les arbres près du parking, nous entendons un grattement. C'est un castor en train de ronger son arbre! Alléluia ! Par contre, il s'enfuit, immédiatement nous avons du l'effrayer. Plus loin sur l'itinéraire, nous apercevons des rats musqués et nous pouvons observer longuement un autre castor en train de brouter!

Au retour, nous avons de la chance, notre premier castor est revenu près du tronc. En approchant doucement, nous pouvons l'admirer à loisir et prendre quelques jolis clichés.

C'est ravis que nous quittons ce parc en direction de notre prochaine étape.

9 Juillet

Nous sommes à Edmonton, après un tour au marché des producteurs, nous nous rendons au Fort Edmonton Park. Ici, nous découvrons l'histoire de la ville par le biais de reconstitutions vivantes. Il y a même une fête foraine avec une grande roue à l'ancienne. On se garde ça pour la fin de journée. Un vieux tramway nous conduit directement au bout du parc pour commencer la visite. Après un pavillon dédié aux premières nations, nous découvrons le fort (1846) qui abritait le poste de traite des fourrures, plus gros business du coin à l'époque.

Ensuite, nous arpentons la rue du hameau de 1885 avec ses quelques commerces, sa ferme et même le local du journal local qui tirait à 200 exemplaires à ses débuts! Il en fallait de la patience pour assembler à la main les petits caractères pour la presse!

Nos pas nous mènent ensuite à la rue de 1905. C'était l'époque du boom de la ville. Les matériaux et constructeurs venaient à manquer. De belles maisons côtoyaient donc des quartiers entiers de tentes où riches et pauvres s'installaient avec plus ou moins de confort en attendant leur maison en dur!

Instrument de cuisine non identifié ????

La ville de 1920 conclut ce voyage dans le temps avec ses grandes devantures, son cinéma, bureau de téléphone et son garages remplis de belles voitures anciennes.

C'est maintenant l'heure d'aller s'amuser à la fête foraine mais... la grande roue n'a plus l'air de tourner. En effet, un panneau nous indique qu'à cause du soleil, les sièges métalliques sont trop chauds 😦 Snif... Nous passons entre les manèges pour enfants qui tournent à la force des bras des forains et faisons un tour au pavillon des curiosités. Les effets spéciaux ont quand même fait de grands progrès depuis le début du 20ème siècle! Nous évacuons notre frustration de la grande roue avec des jeux de massacre et chamboule-tout vintage,mais nous ne sommes pas très doués 🤣.Il est temps de reprendre la route vers le sud.

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10 juillet

Nous arrivons à Calgary sous la pluie. Nous nous trouvons une place sur un petit parking à l’entrée d’un parcours de disc golf. C’est un sport qui a l’air assez populaire dans l’ouest. Ce jeu consiste à envoyer un frisbee dans des cibles plus plus ou moins lointaines.

11 juillet

Nous sommes là pour le Stampede, une sorte de festival du rodéo couplé à une foire agricole et à une fête foraine. C’est la plus grosse fête de ce type au Canada, elle dure une dizaine de jours. Nous avons réservé des places pour les 12 et 13 juillet.Aujourd’hui, comme il pleut, on reste sur notre parking et on en profite pour étudier le programme des deux prochains jours. Il y a plus de trucs à voir que ce qu’on avait prévu. On regarde aussi comment faire pour y aller car le site est en plein centre ville. Y aller en fourgon ou en bus? C'est un dilemme. Le bus c’est la galère, le parking pour le fourgon c’est 30 dollars, mais le parking est juste à côté de l’entrée. Bon, on prend le parking, le bus c'est trop de changements, trop de contraintes horaires. Faudra juste se lever tôt car il y a de la route et le parking est minuscule!

12 juillet

Outch! Le réveil pique un peu, la bonne nouvelle c’est qu’il ne pleut plus et qu'il ne fait ni trop froid ni trop chaud. On roule et à 8h on arrive sur le parking qui est bien minuscule par rapport à la taille de l’évènement, mais miracle pour nous, il reste quelques places, ouf! La dame à l’entrée nous dit que nous avons de la chance qu’il en reste encore à cette heure et nous conseille d’arriver demain à 6 h du matin... Euuuuuh oui bien sûr surtout que demain le festival n’ouvre qu’à 11h ça nous fait pas rêver. On avait établi un petit programme de trucs qu’on voulait voir: une démonstration de cani agility, un spectacle de magie et une démonstration de voltige à moto. Il y a aussi un powwow et tout ça en plus de notre spectacle de rodéo qui commence à 13h30. Sauf qu'une fois sur place nous récupérons le vrai programme avec le plan du site et il y a bien plus de trucs à voir que ce qu’on avait prévu! Nous voilà assis dans les gradins à regarder une compétition de chiens de bergers. C’est exactement comme dans Babe le cochon de berger. Le maître du chien doit, à la voix ou au sifflet, guider son chien pour que celui-ci fasse faire un parcours à trois moutons avant de les faire rentrer dans un petit enclos. Le berger ne doit pas toucher les moutons, il peut juste fermer la barrière de l’enclos et faire du bruit. Le tout doit prendre moins de 4 minutes. On se prend vite au jeu et nous voilà à encourager ou à pousser des hauts cris de dépit quand un mouton réussit à s’échapper de l’enclos au dernier moment.

Quelques concurrents plus tard, il est temps pour nous d’aller voir un peu plus loin pour être à l’heure du début du spectacle de chiens. Des chiens de toutes races exécutent des tours en compagnie de leur maître. Certains doivent slalomer, d’autres sauter un obstacle de plus en plus haut ou bien sauter le plus haut possible pour attraper une cible avant de retomber dans l’eau. D'autres exécutent des pirouettes dans les bras ou le dos de leur accompagnateur.

Après ça on décide d’aller faire un petit tour du côté du village de tipis indiens mais les activités prévues n’ont pas lieu. Pas grave, il y a d’autres choses à voir: des vaches, les chevaux de la police montée, (et leurs cavaliers en uniforme rouge tout comme dans les films ou les BD. Qui a bien pu leur dessiner un tel uniforme?), des moutons, des lamas ,des bébés cochons et des poules sont là aussi. Il y a même des ânes nains qui font la taille de petits poneys.

L’heure de notre grand rodéo est déjà là. Vu les prix pratiqués, nous sommes dans la rangée de gradins la plus haute, tout à gauche mais la vue est bonne même si on est un peu loin, soyons honnêtes. Rodéo sur cheval avec ou sans selle, courses de barils, capture de vache à main nue ou au lasso, nous avons le droit à tout. Le seul inconvénient c’est que c’est une vraie compétition donc entre chaque catégorie, il y a le classement et la remise de prix, c’est donc un peu long avec pas mal de temps morts. Le rodéo en lui même est top mais on a préféré celui du Texas car il y avait plus de rythme. On ressort de là il est 16h30…

On va voir la finale des chiens de berger, puis ça enchaîne avec la finale d’immobilisation de veau au lasso en équipe de deux. Un petit tour pour voir la fin du powwow d’aujourd’hui

puis on va faire un tour dans la partie marché. Que serait une foire sans sa partie camelots? Si quelques stands vendent des chapeaux et des bottes en cuir style cowboy, le reste est loin de l’univers western. Qui veut un balai vapeur, une powerplate ou un jeu d’échecs en bois? Ah tiens! J'ai trouvé notre premier cadeau pour Gertrude. Mais chut sinon mon frère et ma belle sœur vont me faire les gros yeux. Désolée (enfin pas vraiment) mais j’étais obligée c’était trooooooop mignon. On finit la journée par un tour dans la galerie d’art, là, c’est assez variable, le seul truc constant entre les stands c’est les prix démesurés de toutes ces œuvres (parfois quelques dizaines de milliers de dollars le tableau!). On rentre au fourgon contents de notre journée mais épuisés. Demain on ne viendra pas à 6 heures du matin.

13 juillet

On a pris le risque de ne pas écouter la petite dame du parking et on se pointe pour l'ouverture de la foire à 11h. Il y a encore plein de places, on est bien contents de ne pas être arrivés plus tôt ! On récupère le programme du jour, encore bien chargé et on établit notre plan de bataille. On commence par un spectacle de magie, ça tombe bien, il est tout près de l'entrée. On a eu un peu peur au début, ça avait l'air vieillot et pas terrible mais au final, on a passé un bon moment. Pour la suite, il y a une nouvelle compétition là où on a vu les chiens de berger hier. On arrive en plein concours, bien après les explications et on ne comprend rien! Au bout de quelques concurrents et après avoir demandé à notre voisin, on en sait un peu plus. Un cavalier doit éloigner une des vaches du bord du troupeau puis doit l'empêcher de rejoindre son groupe en "jonglant" avec en faisant rapidement changer son cheval de direction. Trois autres cavaliers l'aident en empêchant la vache de s'échapper. Pour la deuxième partie de la manche, c'est pareil sauf qu'il faut aller isoler une bête depuis le cœur du troupeau, c'est plus difficile. Voilà en gros ce que l'on a compris. Après, le système de notation reste un mystère total pour nous!

En sortant, c'est l'heure pour le spectacle de freestyle en motocross. Pendant une vingtaine de minutes, les athlètes enchaînent saltos et autres figures, c'est assez impressionnant.

On se presse ensuite pour être à l'heure au spectacle de cirque aérien, pas le temps de niaiser comme on dit à l'autre bout du pays ! Les acrobaties au trapèze, et surtout au trampoline nous ont beaucoup plu. Une très bonne performance ! On déambule un peu dans les allés de la foire. Il y a plein de stands pour acheter des billets pour des loteries pour gagner des bateaux, des voitures et j'en passe... Mais le meilleur prix est une maison de rêve d'une valeur de 1,2 millions de dollars canadiens, c'est déjà pas mal mais elle est accompagnée de 125 000$ en cash, 1 an d'assurance, des meubles et de 5000$ de bons d'achats pour faire ses courses dans un supermarché, rien que ça ! Mais le plus dingue dans l'histoire, c'est que cette maison et bien elle est là, au milieu de la foire ! Et les curieux (dont nous faisons partie) se pressent pour la visiter. On voulait voir ce que ça donne la démesure des demeures américaines. A l'intérieur, ça en jette mais on trouve que les volumes sont mal répartis et qu'il y a beaucoup de place perdue. On s'interroge sur la pertinence d'un deuxième salon à l'étage avec frigo évier et cava à vin. On n'a vraiment pas les même goûts que les Américains. De toute façon, on n'a pas joué !

Avant le grand spectacle du soir on va aller voir un bout d'une compétition intitulée "cowboy challenge", c'est intriguant. Il s'agit en fait d'un parcours d'habileté et d'obstacles à cheval, avec une bonne dose de loufoque. Remorquage de canot pneumatique et acheminement d'un passager en costume de la police montée sont entre autres au programme. C'est rigolo mais il faut qu'on se rende au grand stade pour le spectacle du soir. Il commence évidemment par l'hymne canadien, souligné par un immense drapeau tracté par un hélicoptère de l'armée, le fameux sens de la mesure nord-américain !

L'attraction phare de ce spectacle est une succession de courses de chariots, à l'origine, de vrais chariots de cantine en bois. Trois équipages des trois personnes s'affrontent à chaque manche: un conducteur de chariot et deux cavaliers. Au top départ, un membre de l'équipe charge un baril à l'arrière du chariot qui entame alors un petit parcours en huit devant les tribunes avant de filer faire un tour de l'hippodrome, suivi par deux cavaliers. Ce n'est pas déplaisant mais on s'attendait à un peu plus de folie, en général, le premier à sortir de son slalom conservait son avance lors du long tour de circuit.

La course de chevaux en relais nous a beaucoup plus emballés. Les concurrents montent à cru, font un tour de circuit, puis sautent en marche, attrapent la crinière de leur cheval suivant, commencent à courir à côté puis l'enfourchent pour un autre tour de circuit et ainsi de suite jusqu'à quatre tours. C'est vraiment super impressionnant !

A l'entracte, nous testons une des stars culinaires de la foire, un oignon géant, frit et accompagné de sauce. Ce n'est pas mauvais bien qu'un peu écœurant à la fin. Par contre, on n'a pas osé goûter la limonade au cornichon, association bien trop bizarre à notre goût !

Après la reprise, le spectacle se termine de manière plus conventionnelle avec chants et danses et feux d’artifice.

Il est déjà bien tard quand on sort mais on profite encore un peu de l'ambiance de la fête foraine et on observe les gens perdre et gagner, ici, les jeux d'argent sont autorisés. D'autres stands, un peu curieux, attirent notre attention ; des chamboule-tout où le but est de casser des assiettes et de bouteilles vides, ça fait un sacré barouf et la corvée de balayage ne doit pas être une partie de plaisir pour le forain!


Il est temps de regagner notre maison qui roule et notre spot pour un peu de repos avant de repartir pour de nouvelles aventures.

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16 Juillet

Après ce gros bain de foule, nous sommes contents de retourner dans la nature, et quelle nature : les rocheuses Canadiennes !!!

Banff, Jasper, Yoho et Kootenay sont les quatre parcs qui couvrent les rocheuses.

Nous commençons par Banff, c’est assez étrange car c’est un parc national mais très tourné sur les infrastructures touristiques. Banff la ville est une grosse station touristique de montagne. C’est super méga blindé. On commence par faire un lieu historique: cave and basin. C’est une source d’eau chaude dans une grotte et c’est elle qui est à l’origine de la création du parc de Banff mais pas du tout pour les raisons qu’on s’imagine. En gros comme c’était devenu une station thermale touristique, l’état a créé un parc national, pas pour limiter l’impact de l’homme sur la nature, non non, pour que les activités commerciales du bois et des mines soient encadrées pour qu’elles ne nuisent pas au tourisme... en gros faites ce que vous voulez tant qu’on ne voit rien du côté touristique... 😳😳 bon depuis ça a bien changé, même si Banff ressemble plus à une grosse zone de loisirs qu’à un parc de nature préservée. En tout cas on tire notre chapeau au photographe du guide Michelin pour sa grande capacité à rendre sublime un endroit sans intérêt. Cave and basin ne restera pas dans les annales.

Pour nous, il n'y avait pas autant de couleurs 🤣😂

On quitte la zone de Banff pour les lacs alentours. On croise un ours sur le bord de la route. Il passe super près du fourgon pour notre plus grand bonheur.

Il fait un temps superbe, le premier lac nous donne envie de faire du kayak mais il faut qu’on passe d’abord à la station d’inspection des embarcations.

Chaque bateau doit être lavé avant de toucher l’eau d’un des lacs des rocheuses pour éviter la contamination par des organismes non locaux.

Une fois inspecté on peut remplir son permis, en gros c’est basé sur la confiance. Tu déclare que oui je me suis fait inspecter ou que pas besoin d’inspection car il n’a pas été dans l’eau depuis plus d’un mois et pas dans telle ou telle province.

Il faut re-laver le bateau entre chaque lac et re-remplir le permis pour chaque plan d’eau.

17 Juillet

Notre première tentative de mise à l’eau est un échec. On est encore en train de gonfler le kayak quand l’orage éclate...

Juste le temps de tout jeter en vrac dans le fourgon et c’est le déluge…

Pffff, on va se trouver un spot pour le soir en espérant que demain il fera plus beau. Sauf qu'avant tout ça, il faut replier le kayak.😳🤪Alors autant, quand on a toute la place qu’on veut dehors, c’est facile autant là, à l’intérieur du fourgon, comment dire? Entre les sièges, la table, la cuisine et le chat qui évidemment trouve particulièrement amusant de venir s’allonger dessus on a bien galéré 🤯🤪😜

Après 30 minutes de prise de tête le voilà empaqueté sous la table.

On dort dans un overflow parking. En gros tu payes 12 dollars pour dormir sur un parking dans le parc. C’est pas donné pour un simple parking mais les distances sont tellement grandes que nous n’avons pas le choix. Enfin si, on aurait pu essayer d’avoir une place dans un vrai camping mais là les prix 😳😳😨😨 même pas en rêve.


18 Juillet

On renonce au kayak car il ne fait pas grand beau et le temps s’est bien rafraîchi. On prend la direction du mythique lac Louise. En bon français, on ne veut pas payer le parking et on s’arrête sur l’aire de pique-nique à deux kilomètres du lac. On n’est pas les seuls à utiliser cette technique. On a eu de la chance d’avoir une place.

Le lac est beau c’est vrai, mais l’hôtel enlève le côté sauvage.

On décide de pousser la balade un peu plus haut avec le lac miroir. Ça grimpe sec, malheureusement dans la forêt donc aucune vue en hauteur sur le lac Louise. C’est dommage on aurait pu plus apprécier la couleur bleu laiteuse de son eau.

Le lac miroir est minuscule, coincé entre une falaise et la forêt. Un petit souffle fait onduler la surface, pour nous il ne sera pas miroir. Pas grave c’est beau quand même, par contre, il y a un monde fou!!!!

On mange tranquillement au fourgon avant de passer au visitor center pour avoir des infos sur la route qui relie Banff et Jasper car il parait qu’on peut y voir des chèvres des montagnes.

La ranger nous donne quelques aires de stationnement où il en a déjà été observé.

🤞🤞🤞🤞

Ce soir, on dort à mi chemin de la route, nous n’avons pas vu l’ombre d’un museau de quelque animal que ce soit.

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19 Juillet

Premier stop de la journée, le glacier Athabasca qui descend du champ de glace Columbia. On s’était dit qu’on casserait notre tirelire pour faire une balade sur le glacier. Tel que c’était présenté, on s’imaginait monter presque en haut pour voir la mer de glace qui recouvre tout le sommet de la montagne. En réalité, l’excursion ne va pas très loin et le prix 😳😳😳 Dans le guide le prix affiché était celui des enfants, pour les adultes c’est 140 dollars et non 90! Alors ça plus ça bah on l’a admiré d’en bas et c’était très bien aussi.

Comme tous les glaciers du monde, celui-ci a reculé de ouf. Sur le chemin il y a des bornes pour indiquer où arrivait le front du glacier en fonction des années. Ça craint!!!

Front du glacier en 1925

Flo a repéré une balade pour voir un autre glacier qui descend de la mer de glace. Devant la pente de la balade je le laisse y aller tout seul. Deux heures plus tard, le voilà de retour.

On reprend notre chemin et notre quête d’animaux. La route est magnifique mais pour l’instant pas la moindre trace de chèvre des montagnes. De tous les endroits indiqués par la ranger, il n’en reste plus qu’un au nom prometteur: goats and glaciers… tout un programme 🤞🤞

Et elle est là !!!!! Pile poil sous le panneau 😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍😍

Elle lèche le sel qui ressort sur les pierres.

Un peut plus loin c’est un wapiti mâle avec ses bois. Ils ont encore leur duvet mais ils sont déjà bien grands 😍😍😍😍.

On a même le droit à un ours pour finir cette journée en beauté. On dort juste à la sortie du parc. Demain on reste là, c’est journée off.

21 Juillet

On re-rentre dans le parc de Jasper, on commence par une petite balade sur le site d’une ancienne mine et on regarde nos pièges à souris, nous avons entendu gambader cette nuit. Et bien ça n’a pas loupé, une dans chaque tapette... nous en sommes à 5. Cela va t'il s’arrêter un jour? Ce qui est bizarre, c’est qu’il y a eu drôlement de temps entre les trois d’avant et celles-là sans qu’on entende rien… S'agit-il des petits de la première ou bien ont-elles trouvé un moyen de rentrer par le dessous du fourgon? Affaire à suivre, on remet de l'appât et on recharge les tapettes.

La mine n’a aucun intérêt on ne s’éternise pas.

On a donc décidé de retenter notre chance au kayak. On remplit notre permis, on gonfle le kayak. Non sans mal d'ailleurs car notre pliage dans le fourgon a un peu tout fait bouger.

On le met à l’eau, on pagaie 10 min et... on voit le grain arriver... On espère fortement qu’il ne passera pas au dessus de nous 🤞🤞🤞 bon bah c’est encore raté pour cette fois. On rentre en catastrophe sauf que cette fois c’est pas la même car le kayak est trempé. On le dégonfle, on le glisse sous le fourgon et on attend que ça passe.

Quand ça se calme un peu, on sort le store pour plier le kayak à l’abri des dernières gouttes de pluie. Décidément !!

En plus, si on veut faire du kayak sur un autre lac du parc, il faut repasser à une station de lavage...

De toute façon, ça ne sera pas pour demain car on a réservé une balade en bateau sur le lac Maligne.

On dort dans le parc sur un overflow camping cette fois. C’est un parking amélioré. On a chacun un table et il y a des toilettes. En fait, ça ressemble beaucoup aux RV parks hors de prix qu'on croise souvent au bord des grandes routes, sauf qu'ici on ne paye que 13 dollars et c'est au calme dans la nature.

22 Juillet

Sur la route qui mène au lac, nous recroisons des wapitis mâles. On ne peut pas s’empêcher de les observer, conclusion on n’est pas du tout en avance pour notre balade en bateau!

On arrive, le parking est plein. Heureusement, on finit par trouver une place. On arrive juste à temps pour le départ, ouf!

Les rives du lac sont superbes, le soleil est au rendez-vous et panorama de l'île Spirit à couper le souffle.

De retour sur la terre ferme on prend la direction du sentier du canyon Maligne. Sur la route, on peut observer le lac Médecin qui ne se vide que par infiltration. Cette eau ressort plus loin dans les parois du canyon de Maligne.

Le canyon offre de jolis paysages mais la remontée nous a donné soif, alors on succombe au panneau de l’happy hour du bar restaurant du parking.

Nous voilà en terrasse au soleil à siroter bière et cocktail. Pas mal du tout pour finir cette journée!

On redort au même endroit.

23 Juillet

On tente de nouveau un tour en kayak, et cette fois c’est la bonne !!!! On fait le tour du lac Patricia et on s’accroche à une branche. On se fait quelques parties de jeu sur Board Game Arena. On fait la sieste la main dans l’eau et puis on rentre. Parce que nous avons de la route. Nous reprenons l’Icefield Parkway, direction Banff. Sur la route, on se fait des petites balades oubliées à l’aller.

On redort sur le parking du motel à la jonction de routes et pour fêter l’anniversaire de Flo, on s’offre le buffet du petit déjeuner. Saucisses, bacon , œufs, muffins et roulés à la cannelle. On est parés pour une grosse journée.

Bow Lake 

On quitte Banff pour Yoho.

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24 Juillet

Notre dernière étape de cet amas de parcs nationaux est celui de Yoho. Plus petit que les autres, nous n'y consacrerons qu'une journée. Première curiosité, un belvédère qui permet d'observer un tunnel en spirale. Mais qu'est-ce donc? Il s'agit d'un principe importé de Suisse utilisé pour diminuer la déclivité d'une voie ferrée en montagne. À la construction du chemin de fer vers le Pacifique, les prospecteurs ont trouvé que l'accès au col de Kicking Horse était bien trop raide. La compagnie a décidé que ce serait là que la voie serait installée car les itinéraires alternatifs auraient considérablement rallongé l'itinéraire... Les rails montent droit dans la pente avec une inclinaison allant jusqu'à 45 mètres pour 1000 mètres de voie, soit le double du maximum prévu par le gouvernement canadien! Pendant 25 ans, les trains ont été mis à rude épreuve, en montée comme en descente. Plusieurs voies de secours ont été mises en place et permettaient de "gérer les accidents sans bloquer la voie principale". Le cauchemar des cheminots a pris fin en avec la construction d'une nouvelle voie, dotée de nombreux virages et de deux tunnels en spirale. On a pu voir comment cela fonctionne. Le train est passé devant nous, a pris un virage pour se diriger vers l'entrée du tunnel et en est ressorti perpendiculairement un peu plus bas. On a vu le même convoi rouler dans trois directions différentes en même temps, ce n'est pas courant !

Nous quittons la route principale pour nous diriger vers les chutes Takakaw. La route comporte une portion avec des épingles tellement serrées que des panneaux suggèrent aux véhicules d'un certain gabarit de ne pas tourner dans les épingles mais plutôt de faire une marche arrière jusqu'à la prochaine! On a réussi à passer normalement. Une fois garés, une courte marche nous amène au pied des chutes. Les bruit et le souffle s'intensifient à mesure que l'on s'approche. En haut, une partie de l'eau heurte un rocher et se fait projeter un l'air, comme avec un tremplin, avant de retomber avec fracas. C'est un spectacle très impressionnant. Il faut dire qu'avec ses 285 mètres, ce sont les chutes les plus hautes du Canada! Il fait chaud mais malgré tout, nous ne nous éternisons pas à leur pied. Les gouttelettes d'eau en abondance couplées au souffle puissant nous réfrigèrent.

Retour au calme avec le Emerald lake, qui nous a été chaudement recommandé par plusieurs personnes croisées ainsi que par notre guide. Il est en effet très joli avec sa couleur caractéristique due aux minéraux et sédiments des glaciers qui l'alimentent. Chose rare, nous nous offrons une baignade en eau froide. Au bout de 10 minutes, nous arrivons à nous immerger complètement ! Heureusement, il fait bien chaud dehors.

De retour sur le parking, nous croisons des voyageurs français, cela faisait longtemps. Il voyagent à 5 dans un fourgon avec pour destination Ushuaïa.

25 Juillet

Nous sommes sortis des parcs et faisons un détour vers le sud pour barboter dans les Lussier hot springs. Il faut les mériter, les 18 kilomètres de piste crénelée sont éprouvants. Il y a quand même beaucoup de monde garé vers les sources. Nous décidons d'attendre la fin d'après midi pour avoir plus de calme. Les quelques bassins sont situés au bord de la rivière et vont du très chaud au très froid. On avoue, on a plutôt jonglé entre le très chaud et le moyen chaud. C'est agréable de faire trempette avec le bruit de l'eau et les sapins pour paysage. Moment de courage avant de rentrer au fourgon, nous nous sommes débarrassés de l'odeur de soufre en nous immergeant dans l'eau glacée de la rivière. C'est vivifiant !

8

Nous continuons à traverser des paysages montagneux et l'autoroute est parfois sacrément pentue. Nous nous installons pour deux jours à proximité de la petite ville de Revelstoke pour nous reposer. Les arbres près du fourgon nous permettent d'installer un hamac, c'est rare, on en profite. On essaie même de prendre Niaouli avec nous dedans. Elle reste un peu mais se lasse rapidement.

29 Juillet

Le parc national du mont Revelstoke est notre visite du jour. Après une longue route en lacets, il faut laisser notre véhicule et finir à pieds. C'est très joli, il y a plein de petites fleurs de couleurs différentes.

Notre petite balade nous emmène jusqu'au poste de surveillance des feux de forêt. La vue d'en haut est magnifique et par chance, aucun feu n'est visible aujourd'hui.

Nous reprenons la route vers le sud en direction de Kelowna.

30 Juillet

La ville est réputée pour ses fruits et en particulier ses cerises ! Claire en raffole et on nous a conseillé de faire de l'auto-cueillette, pratique très répandue ici. Malheureusement, c'est très cher et la quantité minimale à récolter est trop importante pour être consommée à deux en peu de temps. Tant pis... On se console avec les cerises du magasin, elles viennent aussi du coin mais à un prix imbattable !

31 Juillet

On profite également d'être dans une ville importante pour chercher un mécanicien. En effet, le frein à main ne serre plus assez pour immobiliser le fourgon, même sur une pente minime. C’était particulièrement embêtant lors de notre passage dans les rocheuses. Un garage d'une grande chaîne veut bien nous donner un RDV pour demain. Le garagiste me demande le poids du véhicule : "Une demie-tonne? Trois-quarts de tonne? Une tonne ?" Quand je lui réponds 3,5 tonnes, il a l'air surpris. Il dit que pour ce poids, il faut un pont spécial poids lourds et qu'il y aura un supplément. Je refuse, notre fourgon n'est quand même pas plus lourd que les énormes pickups d'ici! Cette histoire m'intrigue, je me renseigne sur internet. En fait, les vans et pickups sont communément classés par catégories de charge utile et capacité de remorquage, les plus petits sont des "demi-tonne" et les plus gros des "une tonne". Cela n'a rien à voir avec la masse réelle du véhicule. D'où le quiproquo de tout à l'heure. Si vous voulez mon avis, c'est quand même un moyen bien étrange d'évaluer le poids à soulever...

1er Août

On a trouvé un garage qui peut le faire, sans supplément car le poids du fourgon est finalement tout ce qu'il y a de plus normal. Le patron parle français et nous dit qu'il va regarder mais que cela risque d'être compliqué de trouver les pièces européennes si jamais il y a nécessité d'en remplacer. Une demi-heure plus tard, verdict : c'est tout bon, il y avait juste à resserrer, ouf !

9

Le frein à main serre enfin, nous pouvons donc repartir et chercher un spot tranquille pour passer quelques jours. Après une séance de cinéma pour aller voir Barbie, nous enchaînons les virages entre les vignes pour atteindre notre lieu de villégiature, un peu au dessus du lac Okanagan. Quelques bons emplacements sont déjà pris, on finit par réussir à se mettre à plat. C'est proche de la piste mais elle est peu passante et il y a plein de pins pour accrocher nos hamacs! On va être bien ici.

2 Août

Qu'il est bon de se relaxer. Niaouli saute d'elle-même dans le hamac pour me rejoindre, c'est adorable! Claire s'est lancée dans le crochet avec pour objectif la réalisation d’un petit renard en kit qu’on avait pris avant de partir pour occuper les jours de pluie. Sauf qu’il n’a pas plu beaucoup et qu’on a été pas mal occupés. Mais là comme on reste plusieurs jours au même endroit elle en profite. Rester plusieurs jours au même endroit, un luxe qu'on peut se permettre vu qu'on a rallongé le voyage.

3 Août

Ça fait vraiment du bien de se poser, quel plaisir de prendre son temps, sans avoir à rouler ou visiter quelque chose. On se laisse aller. Un peu trop même. Une alarme nous tire de nos hamacs en début de soirée. Les batteries sont trop déchargées car on a laissé le convertisseur et l'ordinateur allumés... Mince! Elles avaient déjà pris un bon coup au Mexique, là on a peur qu'elles soient vraiment foutues... Elles ont quand même quelques années mais ça nous embête de casser la tirelire pour les remplacer. On décide de rouler pendant une bonne heure pour essayer de les recharger. Il faut bien faire tourner le frigo et sauver son contenu !

Roule roule petite maison, fais remonter la tension.

4 Août

Nous passons une bonne partie de la journée à notre nouveau spot, en plein soleil cette fois, idéal pour recharger avec les panneaux solaires. Le panneau de commande indique 100%. Nous ne sommes pas complétement dupes mais notre super coin sous les arbres nous manque. Nous y retournons et faisons une petite trempette dans le lac en chemin. Ça nous rafraîchit bien! Par contre, il faut nous rendre à l'évidence, la charge des batteries descend bien trop vite... Nous retournons donc là où nous avons passé la nuit, peut-être que quelques jours en pleine lumière permettront un rechargement total, nous n'avons rien à perdre. Nous passons trois jours ici, il fait chaud et nous avons parfois la vue obscurcie par une sorte de brume. Il faut dire que les incendies font rage aux USA et Canada. Nous voyons d'ailleurs quelques petits foyers au loin qui dégagent quelques panaches de fumée, sans trop se propager. Cette région sera malheureusement très touchée après notre départ, le flammes atteignant les rives du lac Okanagan et s'approchant un peu trop de certaines habitations.

8 Août

Nous faisons quelques kilomètres pour une baignade dans le lac Osoyoos, à côté de la ville du même nom. L'architecture est censée être d'inspiration méditerranéenne mais pour tout vous dire, nous trouvons l'ensemble assez moche ! Selon le guide vert, ce lac est réputé pour être le plus chaud du pays. Il ne nous en faut pas plus pour enfiler nos maillots et piquer une tête. Bon, c'est légèrement plus chaud que l'autre jour mais c'est pas les tropiques non plus. C'est quand même agréable, c'est l'été après tout. Nous continuons un peu vers l'ouest et retrouvons un spot sympa, sans arbres pour continuer à bien charger nos accumulateurs.

11 Août

Après deux jours tranquilles au milieu des vaches, il est temps de repartir. Je vérifie la pression des pneus et remarque que le pneu avant gauche est à remplacer d'urgence. En effet, la trame métallique est à nu sur le côté intérieur de la bande de roulement ! Nous installons la roue de secours à la place et c'est parti pour Abbottsford, la prochaine grande ville. Nous allons donc devoir chercher des nouveaux pneus en plus des batteries, qui, malheureusement perdent définitivement beaucoup trop la charge la nuit.

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11 Août

Nous arrivons à Abbottsford dans l'après midi. Le magasin de batteries que nous avions repéré propose l'équivalent de ce que nous avons actuellement. Nous hésitons à passer à des batteries au lithium qui nous permettraient d'avoir une plus grande autonomie tout en étant plus légères et compactes. Par contre, elles sont plus chères et il faudra peut-être changer notre chargeur. Nous décidons de nous laisser une soirée de réflexion.Place à la recherche de nouveaux pneus, avec leurs dimensions atypiques ici, nous savons que cela ne sera pas forcément facile. Alors, nous faisons le tour de quelques boutiques spécialisées. Sans succès. Nous nous installons pour le soir non loin de la rivière Fraser, qui se jette quelques dizaines de kilomètres plus loin dans l'océan Pacifique. Nous cherchons des pneus sur internet, il n'y a pas grand choix... Le site d'une grande chaîne référence des Continental 4 saisons mais indique une rupture de stock, nous irons voir sur place. L'autre option : des pneus hiver d'une marque chinoise, mouais, ça ne nous fait pas rêver. D'autant qu'avec les températures estivales, ils risquent de s'user à vitesse grand V...

12 Août

Nous nous sommes décidés à remplacer nos batteries par des nouvelles du même type, nous n'avons pas envie de modifier notre système électrique. En théorie, il suffit de débrancher les anciennes, de connecter les neuves à la place et roule ma poule ! En démontant le premier accumulateur, je me rends compte qu'il reste un peu de place au fond, peut être allons-nous pouvoir prendre des batteries d'une capacité un peu plus grande. Après essai, ça passe ! En rebranchant, il y a comme un problème, les cosses de nos câbles sont trop petites. Il fait chaud et notre frigo est plein, il faut impérativement que nous ayons de l'électricité rapidement ! Nous filons vers un magasin de pièces automobiles pour acheter de quoi remédier à ce problème. Coupage des anciennes cosses, dénudage des câbles, sertissage des nouvelles cosses et chauffage de la gaine thermo rétractable et c'est bon, tout fonctionne après branchement. Nous allons maintenant vers le magasin proposant la référence de pneu la moins pire. C'est bientôt la fermeture, l'employé me confirme qu'ils sont disponibles et me demande de re-passer demain.

13 Août

Nous revoilà au magasin pour finaliser la commande de nos pneumatiques tant attendus. Sauf qu'après recherche, le responsable m'annonce que malheureusement, il ne sera pas possible de les avoir... Comme c'est dimanche, les autres garages sont fermés. Nous verrons demain. On ne va rien pouvoir régler aujourd'hui, une bonne occasion de tester la piscine locale pour nous relaxer. C'était pas mal mais plutôt bondé et bruyant, weekend oblige. De retour au spot nous en profitons pour nous régaler des mûres qui poussent en abondance sur les énormes buissons qui entourent l'endroit.

14 Août

Le premier atelier dans lequel nous nous arrêtons peut nous fournir les fameux pneus hiver chinois, et moins cher que sur internet ! Nous n'aurons pas longtemps à attendre, ils seront là en début d'après midi. En attendant, il nous faut régler un autre problème. L'écran de contrôle du fourgon nous indique qu'au soleil, les batteries sont chargées à 100%. Mais dès qu'il y a un peu d'ombre, la charge chute rapidement en dessous des 80%. Ça la fout mal pour des batteries neuves... Retour donc au magasin pour comprendre la situation. Renseignement pris, les batteries américaines ont un voltage de charge plus élevé que nos anciennes. Le circuit de notre fourgon ne permet donc pas une charge complète, pas de chance. Nous arrivons à augmenter un petit peu le voltage de charge sur le régulateur solaire, c'est toujours ça. Au final, avec des batteries plus grandes mais qui ne chargent pas entièrement nous avons à peu près autant d'autonomie qu'avant, c'est déjà ça ! Un petit tour à la laverie et nous mettons le cap sur la ville de Vancouver.

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15 Août

Après une nuit dans un parc urbain, nous traversons l'immense agglomération de Vancouver pour prendre la direction du nord. La Sea to Sky highway, part comme son nom l'indique, du bord de la mer, pour se rendre non pas au ciel mais dans les montagnes. Les paysages sont magnifiques, la route surplombe un fjord, (l'océan Pacifique n'est pas loin) puis grimpe vers la fameuse station de sports d'hiver de Whistler. Nous trouvons un super endroit pour nous établir, dans la forêt, et en profitons pour installer nos hamacs. Il fait bon et aucun moustique n'est en vue, quel bonheur ! Ce soir, nous goûtons des crabes dungeness, une spécialité locale que nous avons achetés en chemin. Nous étions en manque de fruits de mer depuis les homards de la côte Atlantique. Ces crabes sont très bons et bien remplis de chair, c'est rentable !

Cascade sur la route 

16 Août

Nous retournons vers Vancouver. Claire finalise un bonnet en crochet pour Gertrude et se lance dans la confection d'une couverture. On ne l'arrête plus !

17 Août

Nous nous rapprochons du centre ville et allons faire un tour à Stanley Park, un immense espace vert bordé par un bras de mer. C'est agréable de quitter l'importante circulation citadine.

Notre chemin passe à côté de l'Inukshuk, sculpture d'inspiration autochtone qui a servi d'emblème pour les jeux olympiques de 2012. Nous sommes déçus, il est tout petit ! La soirée ne nous décevra pas en revanche. Pour fêter nos deux ans de mariage, nous nous offrons un repas au restaurant. Nous avons envie de cuisine asiatique. Cela tombe bien, il y a une très importante communauté asiatique à Vancouver.Nous n'avons que l'embarras du choix. Ce sera un chinois, qui a l'air d'avoir la cote. Effectivement, nous avons adoré, découvert des produits jusqu'alors inconnus pour nous et tout était délicieux.

18 Août

Nos aventures nous amènent tout au sud de la ville pour la visite d'un site historique : la conserverie du golfe de Géorgie. Mais que mettait-on en boîte ici? Du saumon dans un premier temps. La chaîne de production est toujours visible. Les poissons se font d'abord couper la tête, ouvrir le ventre et vider les viscères. Ce boulot peu ragoûtant était à l'époque effectué par des ouvriers chinois, remplacés par la suite par une machine au nom raciste "the iron chink" littéralement "le chinetoque de fer"...

Ensuite, les saumons étaient lavés par des ouvrières avant de se faire trancher et mettre en boîte par des machines.

Avant la fermeture, un mécanisme permettait d'écarter les contenants pas assez ou trop remplis pour ajustement manuel.

Enfin, les conserves étaient scellées puis cuites à la vapeur. Après étiquetage, la marchandise pouvait être expédiée vers toute l'Amérique du Nord ainsi que l'Europe.

Tout un programme... à remettre dans le contexte de l’attaque de Pearl harbor
Certaines étiquettes sont surprenantes… 

Une fois le saumon devenu moins rentable, l'usine s'est tournée vers le hareng, pour en extraire des sous produits destinés à l'alimentation animale comme à divers usages industriels, ça fait moins envie!

Marché au poisson flottant à côté de la conserverie  

Sur la route du spot, nous ne pouvons pas nous empêcher d'aller faire un tour chez Ikea pour faire les curieux. Nous voulons comparer les meubles et notamment les cuisines avec ceux qu'on trouve chez nous. Globalement, c'est assez rustique, on préfère les modèles français, dont le look moderne nous plaît d'avantage.

20 Août

Nous passons tranquillement la journée au spot. Claire passe la majeure partie de la journée à crocheter la couverture entamée un peu plus tôt. Le soir, nous sommes intrigués par des bruits métalliques sous le fourgon. Que se passe-t-il ? Niaouli est avec nous. Il fait nuit, on ne voit rien. Et d'un coup, ça fait tilt! J'ai fait un gâteau au chocolat que j'ai mis à refroidir dehors. Un raton laveur doit être en train d'essayer d'ouvrir le couvercle pour engloutir notre dessert! Ni une ni deux, j'ouvre d'un coup la porte latérale, il est quand même énorme ce raton qui vient de filer sans demander son reste! Et il ressemblait quand même vachement à un ours! Heureusement qu'il s'est enfuit d'ailleurs car je n'étais qu'à quelques centimètres ! Et pour le dessert, il nous reste une moitié de gâteau intacte. C'est dingue, on était à 300 mètres des maisons, les ours sont vraiment partout ici!

Oups! Notre gâteau...
Dans le brouillard des feux de forêt
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3 Septembre

Ce soir, nous prenons le ferry pour l'île de Vancouver. L'embarquement sera à 22h45, c'est un peu tard mais c'est beaucoup moins cher. Pour patienter, nous allons manger dans un restaurant vietnamien. Les soupes sont vraiment délicieuses, on a adoré. Une fois embarqués sur le bateau, il nous faut quitter le fourgon avec Niaouli dans sa boîte de transport, ça lui fait bizarre, elle n'aime pas ça! La traversée se fait sans encombre et nous pouvons débarquer deux heures plus tard à Nanaimo, sur la côte ouest. Vu l'heure tardive, nous ne serons pas trop difficiles sur le spot.

4 Septembre

Nous montons en direction du nord de l'île, elle est grande, environ 500 kilomètres du nord au sud et assez peuplée avec ses 800 000 habitants. Notre premier arrêt est le parc provincial de Rathrevor Beach, un bel aperçu du littoral.

Le soir au spot, nous sommes vigilants. Nous avons appris qu'il y a beaucoup de pumas dans la région et qu'ils s'en prennent parfois aux animaux domestiques. On fait rentrer Niaouli dès que le jour commence à décliner. On n'a pas très envie qu'elle se fasse croquer par un chat plus gros qu'elle !

6 Septembre

Nous arrivons à Telegraph cove, un endroit qui nous a été conseillé pour l'observation des mammifères marins et en particulier des orques. On a réussi à en apercevoir deux au loin à la jumelle mais on a envie d'en voir de plus près!

Visite du soir 

7 Septembre

Le village de pêcheurs est devenu plus ou moins un grand hôtel accompagné de maisons secondaires pour gens fortunés. Il y a peu d'accès à la mer, tout est privé... Si on veut voir des animaux, il va falloir aller sur l'eau.

On voulait utiliser notre kayak mais on a été un peu trop optimistes. En effet, l'eau est froide et nous n'avons pas de combinaisons, on ne connait pas les courants et nous n'avons pas de gilet pour la flottabilité. Ça nous paraît un peu risqué, on se résout donc à mettre la main au portefeuille pour une excursion encadrée. Nous avons le choix entre kayak de mer ou bateau à moteur, pour un prix quasiment équivalent. Nous réfléchissons un peu, avec le kayak, nous allons parcourir une distance plus petite et donc avoir moins de chances d'observer des animaux. Va pour le gros bateau alors. Ce sera pour demain.

Le soir, au spot, je parle un peu avec un couple, ils on fait le tour en kayak ce matin et ils n'ont vu que des loutres de mer. Nous avons donc fait le bon choix. Entre temps d'autres personnes sont arrivées et discutent avec Claire. Je les rejoins, c'est un couple de Français qui terminent leur année de visa vacances travail par un road trip. On sympathise et on se donne rendez-vous après manger, pour quelques parties de jeux de société. Après une partie de Code Names,nous avons l'occasion de sortir notre plateau de Toc, pour la première fois en quatorze mois de voyage ! Ce fût une soirée fort agréable, qui ne s'est pas éternisée, nos hôtes font la sortie en kayak demain matin.

8 septembre

La croisière est à 16h, nous prenons notre temps. Sur le parking, nous croisons nos copains d'hier soir de retour de leur balade en kayak. Ils n'ont vu qu'une loutre. Nous croisons les doigts pour voir plus de choses. L'heure de l'embarquement arrive, nous avons le droit à une magnifique photo de nous avec une bouée de sauvetage.

Ce n'est pas la haute saison, nous trouvons donc de la place sur le pont supérieur, à l'air libre.

Le paysage est magnifique mais on est surtout là pour voir des animaux. Notre première rencontre, une loutre de mer. Tu vois une loutre toi? Tout ce qu'on voit, c'est un bout de bois qui flotte... Il faut vraiment qu'on regarde aux jumelles pour distinguer une tête et des petites pattes en l'air! Nous observons ensuite des lions de mer, on les entend aboyer et on sent aussi leur odeur plutôt désagréable ! Plus loin, des panaches de gouttelettes d'eau nous indiquent la présence de baleines à bosse. Nous voyons leur dos apparaître et disparaître puis toute leur queue quand le moment est venu de plonger plus longuement. C'est super ! Nous restons un moment à les observer et commençons à avoir peur de ne pas croiser d'orques aujourd'hui.

Après un certain temps à naviguer pour les repérer, ils sont enfin là ! Nous voyons très bien leur gros aileron noir et parfois la grosse tâche blanche qu'ils ont au niveau de la tête. Nous sommes ravis ! Quel spectacle ! Les épaulards sont parfois accompagnés de marsouins de Dall, qui filent bien trop rapidement pour être pris en photo. Le bateau a coupé son moteur, on profite à fond du moment. Au retour, nous croisons un pygargue à tête blanche et nous retrouvons la colonie d'otaries de Steller vue au début de la croisière. Nous avons été vraiment comblés par cette sortie. Cerise sur le gâteau, les guides ont pris des photos magnifiques sur le bateau et nous les ont envoyées.

9 Septembre

Nous avons repéré un sentier qui mène à l'endroit où les sorties en kayak se rendent et où nous pouvons espérer voir des loutres d'un peu plus près que sur le bateau. Le chemin n'a pas l'air trop long selon le GPS, on ne se met pas la pression et on ne part pas très tôt... Sauf que l'itinéraire est en réalité extrêmement tortueux et slalome entre les arbres quand il ne faut pas passer au dessus où se baisser pour passer sous des troncs tombés. La progression est beaucoup plus lente que prévu. Résultat des courses, il va falloir rebrousser chemin si on veut être rentrés avant le coucher du soleil. Oups... Tant pis pour les loutres.

13

14 Septembre

Nous empruntons la route qui traverse l'île d'ouest en est pour rallier la côte Pacifique. En chemin, nous faisons halte à Cathedral Grove. Deux sentiers permettent de faire un tour dans une forêt humide dont les arbres atteignent des dimensions impressionnantes. Le plus vieux des pins de Douglas est âgé de plus de 800 ans et mesure 76 mètres de haut pour 9 mètres de circonférence.

En fin d'après-midi, nous arrivons au phare de Ucluelet. Il y a un chemin de randonnée qui longe le littoral, nous y faisons quelques pas et nous sommes séduits par la beauté du paysage.

Nous reviendrons demain pour explorer un peu plus longuement ce rivage.

15 Septembre

Retour au phare pour arpenter un morceau du Wild Pacific Trail.

Il y a une petite animation de parcs Canada où la ranger explique comment différencier les gros mammifères du coin par leurs empreintes et leurs déjections. Elle nous dit aussi qu'on a loupé à une demie-heure près le passage d'un groupe d'orques. Zut! On scrute un petit moment l'horizon mais c'est peine perdue... On se console avec la beauté des lieux. Après avoir arpenté un autre petit bout du sentier, avec moins de vue malheureusement, nous nous rendons à Tofino. Ce village est le haut lieu du surf en Colombie-Britannique mais nous ne sommes pas là pour ça. On nous avait dit qu'on pouvait parfois observer des loutres près des pontons, on est donc allés tenter notre chance. Nous rentrons bredouilles, pas l'ombre d’un petit bout museau.

16 Septembre

Nous continuons à redescendre vers le sud. Premier arrêt du jour, une petite balade pour aller voir le Kinsol Trestle, un ancien pont ferroviaire en bois. Achevé en 1920, il culmine à 44 mètres de haut et faisait partie d'une ligne servant à acheminer de grandes quantités de bois, industrie toujours importante ailleurs sur l'île. Le dernier train est passé en 1979 mais le trafic était déjà énormément réduit depuis des décennies. Aujourd'hui, cette élégante structure attire promeneurs et curieux qui peuvent traverser le pont en toute sécurité grâce à de gros travaux de restauration.

Nous visitons ensuite la charmante ville de Victoria, capitale de la province. Son quartier chinois, le plus vieux du Canada nous permet de nous ravitailler en épicerie et de goûter des galettes de riz aux crevettes séchées. Si vous voulez savoir, c'est très bon! Nous flanons aussi dans des ruelles plus charmantes aujourd'hui qu'à l'époque puisqu'elles abritaient cercles de jeux, maisons closes et fumeries d'opium.

Un quartier très atypique nous attend pour la fin de la visite de la ville. Il s'agit de maisons flottantes, amarrées le long de quelques pontons. Elles sont toutes différentes, certaines, plus anciennes sont minuscules et paraissent faîtes de bric et de broc. On s'installerait bien là, au bord de l'eau, pour prendre le soleil sur une de ces petite terrasse. Nous restons là un moment à rêver et à observer le ballet de hydravions qui décollent et amerrissent à rythme régulier dans le bras de mer.

Pour rejoindre notre spot, on rallonge un peu la route en faisant le tour de la ville par le bord de mer, c'est très joli et à taille humaine, il doit faire bon vivre ici!

17 Septembre.

Aujourd’hui, on visite deux sites historiques, situés non loin de la ville.

Le Fort Rodd Hill était une base créé par les Britanniques qui a continué à être utilisée par la suite jusqu'au milieu du 20ème siècle. L'armée canadienne pouvait ainsi protéger la base navale de Victoria et le passage vers Vancouver pendant la seconde guerre mondiale. Au final, aucun assaut ne s'est produit ici et les batteries d'artillerie ont tiré de munitions en exercice qu'en conflit. La plupart des salles se visitent et on peut également voir un projecteur géant dissimulé dans une fausse cabane de pêcheur pour tromper l'ennemi. Au final, même si l'emplacement du fort est sympa, on a déjà visité de lieux historiques bien plus intéressants.

Le projecteur caché dans une fausse cabane de pêcheur

Le phare Fisgard, juste à côté a été achevé en 1860. Il agit du premier construit sur la côte ouest du Canada afin d'enrayer la longue liste de naufrages ayant eu lieu dans les parages.

La visite nous apprend diverses anecdotes sur la vie des gardiens. Ils n'étaient pas spécialement bien traités par l'administration, en témoigne l'exemple d'un fonctionnaire blessé par l'explosion accidentelle de son fusil. Non seulement les frais médicaux n'étaient pas pris en charge mais en plus, son salaire a été retenu pour payer le remplaçant ! Ça ne donne pas trop envie de postuler tout ça... De toute manière, le phare a été automatisé en 1929.

18 Septembre

L’embarquement sur le ferry est prévu en début de soirée, on peut prendre notre temps. J'ai repéré une piscine pas loin, ce sera parfait pour patienter. Une fois prêts, on se rend compte devant la porte que l'espace aquatique est fermé pour maintenance. Tant pis.

Sur le bateau, il faut de nouveau mettre Niaouli dans sa boîte de transport. Elle n'aime pas trop ça. Comme la traversée dure deux heures, Claire décide de la prendre sur ses genoux. Elle n'a pas bougé et a voyagé sagement comme une pro.

A l'arrivée, nous décidons de rouler jusqu'à Abbottsford pour y retrouver le spot qu'on connaît bien et qui n'est pas très loin d'un petit poste frontière. Demain, nous serons aux États-Unis (après un tour à la piscine quand-même, on y tient !)