Les Blanfroy en vadrouille : le Canada 🇨🇦

Trois mois pour découvrir la belle province. On vous emmène des chutes du Niagara à la Nouvelle Ecosse.
Du 30 juin au 30 septembre 2022
93 jours
Dernière étape postée il y a 4 jours
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Publié le 4 juillet 2022

Ce matin on passe la frontière avec le Canada. Nous ne nous levons pas trop tard pour éviter la foule, nous voulons passer par le Rainbow Bridge qui est réputé bouchonner assez vite. Pour se faciliter les choses, on prépare notre entrée à l'avance dans une application du gouvernement canadien sorte de Tous Anti Covid. En prévision de ce passage frontière, nous n’avions pas fait trop de courses de produits frais de peur de nous les faire piquer à la douane. On finit le lait et nos deux œufs au petit déjeuner. On les connaît les douaniers, ils fouillent tout mais nous ne leur laisserons rien.😜


Peu de temps avant notre mise en route, surprise des français!! Ils sont dans le camping-car pas très loin. C’est les Fabriktonvoyage ils sont 5 à bord. Trois petites filles de 5 à 10 ans avec leurs parents, ils ont voyagé 6 mois, Mexique Guatemala et USA. Nous profitons de leur expérience pour échanger sur les lieux à voir au Mexique. Leurs petites filles sont adorables et passionnées par Niaouli, qui se laisse faire des gratouilles bien installée dans son lavabo. Eux resteront côté États Unis avec leur camping-car, ils ne veulent pas s’embêter avec la frontière. Ils iront à pied voir les chutes. Ils nous souhaitent bon courage pour le passage frontière et nous décollons finalement vers 10h30, tant pis pour les bouchons on fera avec.

Finalement le pont n’est pas si encombré que ça en plus il y a une file spéciale pour les camping-cars, RV comme ils disent ici pour Recreational Vehicle. On est les seuls. Le douanier passe nos passeports tout est en règle quant au chat il s’en fout littéralement. Pas de fouille du fourgon. En 1/2h bouchon et douane c’était torché. On espère que nos prochains passages se feront aussi facilement🤞🤞🤞🤞🤞🤞🤞🤞🤞

Sur le pont Rainbow Bridge 


Nous prenons la direction du parking du Marineland qui est gratuit et qui accepte les véhicules pour la nuit. Ce ne sera pas encore notre plus beau spot mais nous économisons 22€. Pour 10 minutes de marche supplémentaire ce n'est pas insurmontable.

Le temps d'installer Niaouli pour qu’elle n’ait pas trop chaud, petite ouverture des fenêtres de toit ventilateur, pain de glace emballé dans des couvertures et eau fraîche, nous voilà partis découvrir les fameuses chutes du Niagara.

Nous arrivons par l’amont de celles-ci. Leur fracas assourdissant nous parvient bien avant de les voir. En s’approchant du fleuve, la vue est étrange un énorme fleuve et d’un coup, un trou, un nuage d’eau en suspension et derrière, de l’eau à nouveau mais pas du tout sur le même plan. En s’approchant, la silhouette mythique du fer à cheval se dessine.

En amont des chutes 

Plus on s’avance plus c’est impressionnant. Des trombes d’eau dévalent la chute à une vitesse vertigineuse. La promenade est brumisée en permanence, ce qui en cette saison est appréciable. Il y a du monde mais on arrive facilement à atteindre la balustrade pour admirer le spectacle.

Le haut des chutes Canadiennes  

Parmi toutes les activités proposées, nous choisissons Journey Behind the Falls. On commence par nous offrir un MAGNIFIQUE poncho en sac poubelle jaune. Heureusement que le ridicule n a jamais tué personne. Avec cet accoutrement d’un goût douteux nous descendons par un ascenseur en bas des chutes pour emprunter un tunnel qui s’enfonce derrière celles-ci. Deux grosses ouvertures y ont été creusées pour donner sur l’arrière de la cascade. Le voile d’eau est si épais qu’on ne voit pas à travers et même la luminosité y est plus faible. Le bruit est à son paroxysme. Le tunnel donne ensuite sur l’extérieur à quelques mètres du bas des chutes. Le point de vue est différent mais encore plus impressionnant. On est vraiment tout petit face à ce gigantesque mur d’eau qui nous tombe presque dessus. Arrivé là, on comprend mieux pourquoi on nous a habillé en sac poubelle jaune. On aurait pu amener nos savons et shampooing.

On est tellement beaux!

Après cette aventure humide nous continuons le long de la promenade qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur les trois chutes du Niagara: le fer à cheval (canadiennes) les chutes américaines et le voile de la mariée (américaines). Cette promenade se finit par une rue parc d’attraction. Chaque boutique propose une attraction, ici le train fantôme, là le palais des glaces ou encore la maison hantée... Ce n’est ni beau ni moche c’est tout simplement déroutant une opposition forte entre une ville totalement artificielle et la nature brute. On imaginerait plus les chutes au milieu d’un parc naturel, mais après tout pourquoi pas... Ça participe au dépaysement.

Les chutes américaines et le voile de la mariée (la toute petite à droite)
Michel n'a pas consccience du danger
Niagara Falls  


Nous sommes rentrés vers 17h pour nous occuper de Niaouli mais aussi prendre notre première vraie douche dans le fourgon c’est un peu une expédition il faut enlever la litière du chat, la mini machine à laver, le filtre à air de rechange et le sac de linge sale. On a décidé aussi d’enlever nos toilettes pour avoir encore plus de place. Heureusement que je voulais une douche séparée pour que ce soit plus facile....😂

On a aussi voulu commencer à trier nos photos car il y en a déjà beaucoup trop😰😱😳.

Nous sommes retournés voir les chutes de nuit car elles sont éclairés, exceptionnellement aujourd’hui aux couleurs de l’arc-en-ciel.

 Les chutes canadiennes de nuit


Petit point culture générale.

-Les chutes canadiennes font 57 mètres de haut et 670m de large. Le bassin de plongée sous les chutes affiche une profondeur de 35 mètres. Le débit est de 1 200 000 à 2 500 000 L/s.

-Les chutes Américaines mesurent entre 21 et 34 mètres de hauteur jusqu’aux débris de roches au pied des chutes, mais 57 mètres séparent le sommet des chutes de la rivière. Elles sont larges de 260m. Le débit est supérieur à 225 000 L/s.

-La rivière Niagara constitue un canal de communication entre deux des Grands Lacs, Érié et Ontario. Elle mesure 35km.

-Les chutes du Niagara ont reculé de 11,2 km en 12 500 ans et reculent actuellement d'environ 30cm par an.

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Publié le 9 juillet 2022

1 juillet notre disponibilité commence officiellement aujourd'hui! 👍🇲🇽🇨🇦🇺🇸😃

Ces prochain jours nous longerons les rives plus calme du très Très TRÈS grand lac Ontario avec un stop à Toronto et aux mille îles.

Nous espérons faire des courses sur la route mais tout est fermé. 8h, 9h,10h toujours fermé?!? Ils ferment tard les magasins mais ils ouvrent drôlement tard aussi dis donc... On aura l’explication quelques minutes plus tard via un message Whatsapp d’Erwan: joyeux Canada Day!

Haaaa !!! On avait bien enregistré le 4 juillet la fête américaine mais on était passés à côté de celle des canadiens.

On verra à Toronto pour un truc à manger car on plus grand chose. Pour ne pas dire rien à part des lentilles...

Pleins d’espoir, nous sortons de l’autoroute pour le centre ville sauf qu’il n y a pas de places de parking le long des rues comme chez nous. Les seuls parkings sont souterrains et on est bien trop haut.

On finit par trouver via l’application IOverlander une place près de la marina. Il n’y a que 20 minutes de marche pour aller chercher notre repas commandé sur To good to go. Ça aurait pu être pire😳

Nous déambulons au milieu des gratte-ciel jusqu’au restaurant de notre réservation qui malheureusement est fermé. Tant pis on trouvera autre chose.

Toronto  

Nous prenons la direction de la CN Tower qui culmine à 553 mètres. Celle-ci se trouve à côté du stade de baseball et aujourd’hui c’est jour de match. Il y a des supporters partout habillés aux couleurs des Blue Jays, l’équipe de la ville. Le long de la queue pour entrer au stade, des roulottes de hot dog et de glace ont répondu à l’appel de nos estomacs vides.

Le camion de glace comme dans les films et les séries
Un si beau camion on pouvait pas résister
L une des entrée du stade

Finalement nous ne monterons pas à la CN Tower le tarif n’étant pas en adéquation avec notre budget voyage et le temps de toute façon pluvieux. C’est la toute la problématique de notre périple: rester sur l’équilibre entre se faire plaisir, car on ne fera pas ça tout les jours et ne pas trop dépenser pour pouvoir tenir un an sur nos économies. Mais la tour, même d'en bas, mérite le coup d’œil.

Musée du train dans l ancienne rotonde au pied de la tour
CN Tower 

Nous reprenons la route vers 16h pour trouver un spot pour la nuit. Le hasard nous fera choisir pile poil la bonne plage pour admirer le feu d'artifice de la ville de Cobourg.

Pour la première fois depuis le début du voyage nous laissons Niaouli sortir libre du fourgon. Même si on l’a déjà fait en France on a un peu d’appréhension. Si on la perd ici, personne ne peut lire sa puce... On pourrait attendre un peu encore mais un jour ou l’autre il faudra bien la laisser sortir pour qu’elle reste un petit chat équilibré. Elle a toujours connu l’extérieur et il est hors de question de la laisser en permanence pendant un an dans 6 à 8m2. On met un mouchoir sur nos sentiments et va petit chat. 😰😰😰🤞🤞

Heureusement c’est un succès quand elle en a marre elle rentre ou va se mettre dans le capot moteur. Elle revient dans les 10 à 15 min quand on la siffle régulièrement ce qui est plutôt pas mal pour un chat minou. Soyons honnêtes ça ne marche que si ça fait plus d une heure qu’elle est dehors sinon on peut toujours s’égosiller, les croquettes de récompense sont moins attrayantes que le monde extérieur 😂🤣

Après quelques courses, nous repartons le lendemain direction Ottawa avec plusieurs haltes prévues pour admirer le paysage des mille îles. Sur la route nous avons la chance de pouvoir observer des vautours se disputant une carcasse de raton laveur.

Paysages des mille îles  
Le lait en poches. Format le plus répandu. Ça n’a pas l’air pratique...
Moutarde en poudre
Des pâtes toutes prêtes à l’effigie de personnages populaires chez les enfants
Le marketing Disney.
Les bizarreries des courses 

Nous arrivons à Ottawa vers 15h30. Nous sommes installés près du lac Leamy à Gatineau. Nous voilà au Québec! Nous profitons d’être arrivés tôt pour faire de la cuisine; du pain et des muffins salés pour notre pique-nique de demain. Faire du pain est absolument vital!!! Déjà au bout d’une semaine, on n’en peut plus du pain de mie. On veut de la croute et pas de sucre dans le pain!!! C’est Flo qui s’y colle, à moi les muffins.

Pour faire cuire tout ça on utilise un four palestinien, on n’a pas de vrai four dans le fourgon.

4 juillet programme: musée canadien de l’histoire et déambulation dans le quartier d’Aylmer. Mais apres avoir passé 7h a se remplir la tête de l’histoire courte mais très riche du Canada nous avons renoncé au quartier Aylmer. De plus nous avions mis Niaouli en libre dehors pour lui éviter la chaleur du fourgon et nous avons hâte de savoir si elle est toujours là car c’est la première fois qu’on la laisse dehors sans nous. Elle est bien là dans le capot à faire un gros dodo. Nous serons plus sereins la prochaine fois... ou pas 😜.

Ottawa vu depuis Gatineau

Point culture générale

Le lac Ontario:

Il couvre 18 960 km2 (dont 10 000 km2 au Canada). Pour comparaison le lac d’Annecy fait 27,59 km2. Le lac Ontario a une profondeur moyenne de 86 m (et maximale de 244 m), une longueur de 311 km et une largeur de 85 km. Il se déverse dans le Saint-Laurent par le bassin de Kingston, situé à son extrémité nord-est.

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Publié le 12 juillet 2022

5 Juillet

Aujourd’hui c'est pluie. Pas de balade mais un changement de campement pour se mettre plus au vert. Nous trouvons notre bonheur à 20 minutes de la capitale. Wakefield, c'est une pittoresque station de ski à 250m d'altitude avec à ses pieds la rivière Gatineau. Par curiosité nous sommes allés voir le dénivelé au pied des pistes, C’est pas la Clusaz mais c'est bin correct quand même.

Sur la route nous croisons notre premier pont couvert qui est une reconstruction car l'original a brûlé en 1984.

Le pont couvert de Wakefield qui enjambe la rivière Gatineau 

A peine installés dans notre nouveau jardin nous avons eu de la visite.

Avec le retour du soleil, le lendemain, nous admirons les couleurs vertes du lac Pink (oui les québécois ont un certain sens de l'humour). Ce lac a la particularité d'être méromictique ( on estime qu'un lac sur mille est méromictique) c'est à dire qu'il est formé de 2 couches d’eau qui ne se mélangent pas. Celle du dessus avec de l’oxygène et celle du fond sans oxygène. La vie est piègée dans la couche supérieure du lac. Les algues restent donc en surface ce qui lui donne sa couleur verte en été.

Puis nous prenons la route du nord qui longe la rivière Outaouais. Depuis que nous sommes au Canada nous avons une très grosse question. Quand on arrive à un carrefour avec des feux et qu'ils sont au rouge, a-t-on le droit, comme aux USA, de tourner à droite?

Des fois on les voit attendre des fois non, sans qu’il y ait la moindre logique. C’est un mystère fort fort mystérieux. Nous menons donc l’enquête en interrogeant plusieurs personnes. Il semblerait qu’en Ontario on puisse mais pas au Québec. Pour d'autre c'était possible avant au Québec donc certains le font encore. Puis d'autres encore que c’est possible au Québec mais pas sur l'île de Montréal. Le mystère reste entier mon cher Watson puisque même les canadiens/québécois ne savent pas. En clair on n’a pas fini d'hésiter et de se faire klaxonner.😜

Plus on roule en direction du nord, plus j'ai l’impression de plonger dans les livres de mon adolescence, la saga du Royaume du Nord, Croc Blanc, l'Enfant des Neiges... Forêts denses, lacs immenses bordés de sapin, rivières plus ou moins calmes, parfois coupées de barrages de castors. Je me souviens avoir rêvé de ces immensités. Elles sont maintenant là à défiler sous nos yeux.

8 et 9 juillet

Nous voilà au parc national d'Opémican. Il longe en partie le lac Témiscamingue (qui veut dire eau profonde en algonquin). Nous y avons passé deux jours à nous balader sur des chemins plus ou moins empruntés mais bien balisés.

Premier jour, secteur pointe d’Opémican. Ancien lieu de relais pour le flottage du bois. Les vieux bâtiments en cours de remise en état racontent l'histoire du lieu, une forge, une menuiserie, une auberge. Le bois a été transporté par voie lacustre pendant des années, la pointe d'Opémican était alors un lieu de ravitaillement.


Deuxième jour, secteur rivière Kipawa. En se baladant en forêt on se demande comment fait l’orignal avec ses bois immenses pour se frayer un passage au milieu des arbres. On n'en verra malheureusement pas, à part sur les panneaux le long de la route, mais on ne désespère pas et on croise les doigts 🤞.

Avant de rejoindre le lac Témiscamingue, la rivière Kipawa termine sa course par la cascade Hollywood. Célèbre pour avoir été le décor de plusieurs films et surtout car elle orne les nouveaux billets de 10 piastres (en québécois dans le texte).

En rentrant de notre deuxième journée de balade Niaouli nous fait notre première grosse frayeur. Quand on part longtemps on la laisse libre en dehors du fourgon pour ne pas qu'elle s'ennuie et pour qu elle ne meure pas de chaud. Généralement elle se balade puis finit toujours par se mettre dans le moteur pour dormir tranquillement.

Sauf que là en rentrant vers 16h pas de chat ni dans le moteur ni sous le fourgon et on a beau siffler le rappel régulièrement pendant 20 minutes pas l’ombre d'une queue de Niouniou. Évidemment on se fait les pires scénario du monde. Les gens on cru qu'elle était perdus ils l’ont emmenée, elle s'est fait manger ou blesser par un autre animal, elle s'est perdue etc... On continue à siffler quand même. 30 minutes plus tard alors qu'on a eu l'impression que cela faisait des heures, Niaouli arrive tranquille sans se douter un instant que trente minutes pour répondre à l’appel c'est beaucoup beaucoup trop long à nos yeux! On était prêts a déclencher un plan alerte enlèvement de petit chat!!!

Nous avions regardé sur internet pour un collier GPS avant de partir mais la balise était grosse et Niaouli avait déjà du mal à supporter son collier tout simple. On avait abandonné l'idée. On ira peut être voir dans un pet shop à quoi cela ressemble en vrai mais je pense qu’on aura encore le droit à nos petit coups de stress de temps en temps ...


Culture générale:

Le flottage du bois à la pointe d'Opémican.

Pendant le XIXe siècle, le bois constitue le principal produit d'exportation du Québec. L'exploitation des forêts du Témiscamingue débute vers 1830 et s'intensifie pendant les dernières décennies du siècle. Le flottage est alors le seul moyen d'acheminer les billes du lieu d'abattage au lieu de transformation. Ouvert dans les années 1860, le site d'Opémican sert d'abord de chantier forestier et de centre d'approvisionnement pour d'autres chantiers. Une vingtaine d'années plus tard, il comprend une auberge, deux magasins, trois étables et un bureau de poste. À partir de 1888, l'endroit est le cœur de la navigation et du flottage sur le lac Témiscamingue. Les billes assemblées en estacades y sont remorquées, puis dirigées vers les moulins de la rivière des Outaouais ou vers le port de Québec pour être expédiées en Angleterre. Dès 1904, Opémican devient le centre administratif de la ICO, une coopérative fondée en 1866 pour réguler le flottage sur le lac Témiscamingue. C'est là que la compagnie loge ses employés, construit ses chaloupes et entretient les bateaux à vapeur servant au transport du bois, des colons et des marchandises. À la fin des années 1970, les opérations de flottage cessent, les billes étant désormais transportées par des camions.

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Publié le 18 juillet 2022

9 Juillet

Nous partons pour Ville-Marie après notre dernière balade au parc d’Opemican.

L’aire de camping municipale est bien aménagée. Elle est toute en herbe, chaque emplacement a le droit à sa petite table et tous les services sont disponibles : wifi, eau potable et vidange, tout ça gratuitement. C’est top on n’en demandait pas tant. On va pouvoir se doucher avec un peu plus d’eau que d’habitude et refaire le plein juste derrière.😀👍

À Gatineau on nous avait dit que Ville-Marie était la plus belle ville du Québec. Nous avons voulu vérifier en fin de journée. On a vu le petit port, le petit parc, les quelques maisons victoriennes qui longent le front de lac. C’est joli mais c’est une seule petite rue. Le reste ressemble à bien d’autres villes canadiennes. Des rues bien quadrillées, des trottoirs en béton ou pas de trottoir du tout, des maisons de styles et de formes hétéroclites. Alors mérite-t-elle la qualification de plus belle ville du Québec? On n’en est pas certains .

Bricolage de la moustiquaire
Bricolage de la moustiquaire qui nous rappelle qu’il faut la manier avec précaution  

10 juillet

Aujourd’hui nous allons visiter un lieu historique. Le Fort Témiscamingue, rien à voir avec un lieu défensif, c’était un haut lieu de la pelleterie. Rassurez moi vous aussi vous vous êtes dit hein? quoi? ... Il s’agit du commerce des fourrures.

Arrivés sur place on découvre que le dimanche en été il y a des ateliers, celui d’aujourd’hui c’est perlage indien.Me voilà installée avec des perles du fil et une aiguille pour faire des boucles d’oreilles. Les perles étaient à l’origine en coquillages puis en verre maintenant elles sont en plastique. Et put’diantre! Qu’est ce qu’elles sont petites et le chas de l’aiguille c’est encore pire. On souffle un bon coup on arrête de respirer, on tire la langue et ... on recommence car le fil ne veut pas rentrer dans ce 🤬🤬chas d’aiguille. Une fois, deux fois... Deux heures plus tard et avec un peu d aide

Tadam!!

Nous avions pensé n’y passer que deux heures mais au final entre l’atelier perlage, les petites animations en costumes faites que pour nous et le musée en lui même on y a passé la journée. Journée que nous avons fini en mangeant une poutine dans le petit restaurant conseillé par les étudiants qui animent le musée. Niveau bourratif et finesse la poutine n’a rien a envier à notre tartiflette. Frites, fromage qui fait squouic squouic et sauce brune.

Après ca nous étions bien trop lourds pour envisager de chercher un nouvel endroit pour dormir et l’aire municipale de Ville-Marie était si bien qu’on y a fait une deuxième nuit.

Voyageur déchargeant la marchandise de Montréal
Echange des peaux contre diverses marchandises
Canoë traditionnel en écorce de bouleau
Une bonne poutine
Camping à Ville-Marie

11 juillet

Réveil pas trop tard pour prendre la direction de Rouyn-Noranda toujours plus au nord. Nous y arrivons sous une pluie battante. Tant pis pour le jardin botanique et la fonderie de cuivre n’a pas ré-ouvert sa visite depuis le covid. Pour que cette journée ne soit pas un échec total on espère que le vieux magasin général se visite toujours. On veut voir si ça ressemble à la BD du même non de Tripp et Loisel.

Ouf, une visite guidée est prévue à 15h . Nous voilà de nouveau que tous les deux pour une visite encore une fois costumée. 3 des 14 enfants de Joseph Dumulon, le constructeur du magasin en 1924, nous font revivre l’installation, la vie du magasin et leur quotidien dans la petite maison familiale accolée a celui-ci. On trouve ça plutôt sympa, ça rend l’histoire vivante et ça donne du travail aux étudiants.

On aura appris qu’il valait mieux ne pas être malade en ce temps là, vu les produits mis dans les fioles de remède miracle : cocaïne, goudron, mort aux rats. Ceux qui restaient vivants était des miraculés. Pareil le tabac à chiquer était enduit de goudron, pas mal pour les mineurs déjà bien asphyxiés par la poussière!

Comme ils ne doivent pas forcément avoir de touristes en permanence pour ne vivre que des visites le magasin fonctionne toujours avec des produits locaux. Il y avait donc des clients pendant qu’on faisait notre visite.

Bureau de poste dans le magasin 5 dollars pour ouvrir une case de réception
Le magasin général  

Cette nuit on dort à Rouyn-Noranda à côté d’une petite rue peu passante en arrière de la zone commerciale. On a connu plus beau mais comme de toute façon il tombe toujours des cordes on s’en remettra. Par contre la nuit qui a suivi on n’est pas prêts de l oublier.

Depuis qu’on a quitté Gatineau, nous vivons de jours comme de nuit avec d’innombrable bibittes, maringouins (moustiques) et frappe d’abord (taons et autres mouches qui piquent). Dans la journée ou en ville cela reste raisonnable quoique un peu gênant et gratteux. Mais dès que la nuit tombe vers 19h30,20h les frappe d’abord laissent la place à des hordes de maringouins sanguinaires, ça devient la folie furieuse. Impossible de manger ou de se balader, même ouvrir la porte pour faire rentrer et sortir Niaouli est une opération quasi militaire pour tenter de faire rentrer le moins de moustiques possible. On s’est aussi rendus compte rapidement que le joint de nos lanterneaux n’était pas continu. Cela ne joue pas sur l’étanchéité à la pluie mais les moustiques eux ont bien trouvé comment se faufiler! Nous avions donc toujours quelques moustiques à tuer quand nous étions couchés.

Cette nuit là à Rouyn-Noranda, ce fut l’enfer. Est-ce la pluie ou étions nous dans une zone plus marécageuse??? On n’en a jamais vu autant a l’intérieur du fourgon. Le matin, le sol du fourgon était un charnier de maragouins morts, nous avons des cernes et deux fois plus de piqûres. Notre première activité de ce 12 juillet, acheter du joint pour les lanterneaux. Depuis, on n’a presque plus de moustiques, le soir, dans la maison qui roule . Quel bonheur!

Lanterneau de la salle de bain avec une moustiquaire bien étanche heureusement !! Le matin à 10h donc pas le pire 😱

Culture générale

Obadjiwan-Fort Témiscamingue

Le Fort-Témiscamingue fut un important poste de traite canadien-Français des pelleteries. Le premier fort date de 1679. C’est ici que les coureurs des bois et les trappeurs algonquins et Ojibwés venaient troquer leurs fourrures avec les négociants français contre diverses marchandises arrivant de Montréal. Les marchands renvoyaient ensuite les peaux, d’abord vers Montréal, puis vers l’Europe.

Des colons en manque d’aventure et de travail étaient payés pour amener les marchandises à troquer depuis Montréal jusqu’au Fort-Témiscamingue et redescendaient avec les peaux. On les appellait les voyageurs car le transport se faisait sur de gros canoës le long des lacs et rivières. Ils mettaient 25 jours à la montée et 21 jours à la descente. Lorsque pagayer était impossible, ils passaient au portage des marchandises, de leur matériel de vie quotidienne et du canoë.

Cette région fut également un haut lieu de la rivalité entre Français et Anglais, pour la domination du commerce des fourrures. La Compagnie du Nord Ouest (française) et la Compagnie de la Baie d’Hudson (anglaise) se livrent une guerre sans merci pendant des années jusqu’à la fusion des deux compagnies en 1821.

Ville-Marie

La ville a été établie en 1886. Elle se développe autour de la colonie missionnaire les Oblats, du Fort Témiscamingue et des postes de compagnies forestières qui exploitent les grandes forêts du lac Témiscamingue pendant plusieurs décennies.

Le nom rend hommage à la patronne des Oblats de Marie-Immaculée, communauté religieuse à l'origine de la localité.


Rouyn-Noranda

Au début des années 1900, la région de Rouyn-Noranda n'est qu'une vaste forêt sauvage traversée de rivières et de lacs pratiquement inaccessibles. Un prospecteur Edmund Horne découvre en 1911 des gisements de cuivre sur la rive nord du lac Osisko .

En 1922 le Thomson-Chadbourne Syndicate, un syndicat minier de New York , achete les terrains et fonde la société Noranda Mines Limited. Des cabanes en bois apparaissent ici et là sur les bords du lac. En 1924, Joseph Dumulon et ses fils construisent un magasin général sur la rive sud du lac. Ils mettront un mois à le monter et deux mois de plus pour la petite maison familiale. le magasin servira aussi de bureau de poste.

Cependant deux villes sont érigées :Noranda le 11mars et Rouyn le 5 mai 1926. L’une au nord l’autre au sud .Alors que le développement de Noranda est planifié, organisé et contrôlé par la Noranda Mines, celui de Rouyn est plus désordonné. Les deux villes se regrouperont en 1986.

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D’après la météo nous avons un créneau de 48 heures d'à peu près beau temps avant de nous prendre une semaine de pluie et d'orages. Nous montons vite au parc d'Aiguebelle qui sera notre étape la plus au nord en Abitibi.

Nous arrivons vers 16h30. D’après le plan récupéré au centre de services, nous pouvons faire deux petites balades sur cette fin d' après-midi. La première nous permettait de voir des castors, du moins c'est ce que nous ont vendu les jeunes filles du centre d'accueil. On n’y verra même pas l’ombre d’une hutte ou d’un barrage de castor. L’autre promenade a pour but de monter dans une tour de garde feu. On reprend notre maison qui roule, on se fait bien secouer sur la piste mais la balade en vaut la peine. Monter à la tour est rigolo et la vue est magnifique. D’un côté la plaine dégagée par l'homme pour pouvoir s’y installer avec tout au fond les deux tour de la fonderie de cuivre de Rouyn-Noranda et de l'autre la forêt dense du parc. Là haut le vent souffle comme un fou on a du mal à s’entendre alors qu’en bas tout est calme sans un souffle. A18 h il est trop tôt pour le coucher de soleil mais l’ombre de notre tour se dessine à merveille sur cette océan de verdure.

En haut de la tour de garde feu.  

Nous ressortons du parc pour la nuit. On pourrait dormir sur place, mais pour se faire, il faut obligatoirement prendre un emplacement de camping. Nous n’en avons pas les moyens et en plus d’après le règlement Niaouli n’aurait pas le droit de sortir du fourgon. Nous refaisons donc quelques kilomètres pour tomber sur un petit emplacement en lisière de forêt, sur une route en cul de sac bien au calme avec une petite vue lac.

Les deux balades que nous avons fait en ce 13 juillet sont magnifiques. Il fait un temps de ouf, les lacs la Haie et Sault, tout en longueur, étincellent sous le soleil et sont bordés de kilomètres de rives boisées. Sapins, érables, bouleaux et d’autres que l'on est bien incapables de reconnaître. Les chemins de balade sont super bien entretenus et aménagés. Une grande passerelle suspendue au dessus du lac la Haie et un grand escalier en colimaçon au lac Sault donnent des point de vue originaux et nous permettent de mieux appréhender la longueur de ces deux lacs.

Lac la haie partie basse
Elle est pas belle notre salle à manger ?
Lac la Haie partie haute
Lac la Haie partie basse
Lac Sault

Durant cette balade nous avons testé en conditions réelles notre gourde filtrante. Une fois dans une petite cascade, une fois dans le lac. Après filtration l’eau était claire et bonne. Nous n’avons pas été malades. 👍

Nous avions pris cette gourde car l’eau de la soute peut devenir impropre à la consommation. Eau non potable à la base ou développement bactérien dans la soute. Nous ne voulions pas être obligés d’acheter des bouteilles d’eau régulièrement. C’était ça ou un gros filtre à gravité. Question de place on a opté pour la gourde.

On n'est pas morts (la langue tirée) ouff 

Un 14 juillet nous ne pouvions que faire relâche. Nous restons deux nuits au même endroit. Au fond d’un chemin de terre menant à un ancien site minier aujourd’hui rebouché par le rejet des mines. Première machine à laver dans le fourgon. Première balade avec Niaouli sans laisse. Elle nous suit comme un petit chien, c’est top. On ne fera que 1,2km mais pour ses petites pattes de chat c'est pas mal surtout qu’elle court presque tout du long. On rentre elle s’écroule sur le siège conducteur et dort jusqu’à 17h .

Le lac Preissac
Notre petit coin de paradis
Michel prend le soleil après sa baignade au lac
Il est pas beau notre super étendoir à linge?

Nous avons vu une différence entre le Témiscamingue et l’Abitibi. Des forêts avec plus de variétés d'arbres, plus habitations, beaucoup plus d’endroits déboisés pour y faire de la culture et surtout des mines, plein de mines d’or, d’argent et de cuivre. Qui dit mines dit terills, ici pas de petite montagne mais des grosses butes qui s’allongent sur des kilomètres parfois bruts parfois replantés.

15 juillet

Fini la glandouille nous avons décidé d’aller faire fortune dans l’ancienne mine d’or Lamaque à Bourlamaque, où dit-on le filon ne serait pas encore épuisé. Arrivés sur place nous enfilons encore une fois des vêtements tout à fait seyants et descendons dans les profondeurs de la terre, pour tout apprendre du métier de mineur d’or. Nous visiterons aussi le laboratoire qui sert à analyser les échantillons des remontés d’exploration, pour savoir où creuser pour maximiser les résultats.

Les chevalements et la salle du treuil: les cages ou les bennes montent et descendent à une vitesse élevée, savoir à quel endroit du câble il faut stopper la machine pour déposer chaque mineur ou benne au bon étage c’est important.

On ne verra pas l’usine d’extraction car elle fut démontée à la fermeture de la mine mais c’était là que le minerai se transformait en lingots d’argent contentnant de l’or. Ces lingots étaient alors vendus à la banque du Canada.

Dans cette mine les chevalements on fini par être remplacés par une rampe en colimaçon directement empruntable par des véhicules, plus pratique pour remonter ou descendre hommes, matériel et minerai.

La salle des pendus : le vestiaire des mineurs
Notre véhicule pour la descente
C'est parti pour la descente!
La version manuelle du puits vertical
Version mécanique
Préparation du dynamitage
Rangement de l’explosif
Salle des treuils de montée et descente
2 chevalements côte à côte,Remplacés par rampe d’accès Plus simple d’utilisation

Pour attirer des mineurs et leur famille dans cette région complètement isolée de tout, la mine construit un village de 59 maisons en rondins et 12 autres bâtiments plus imposants pour les chef, les visiteurs, le magasin et l'hôpital. Ils ont l’eau courante et l’électricité, le loyer de l’année correspond à trois semaines de salaire. Les jardins et maisons sont entretenus par du personnel dédié, déneigement compris et aux frais de l’entreprise (un mineur reposé est un mineur plus efficace). Les conditions de vie et les salaires sont attractifs mais les règles sont strictes, pas d’animaux, pas d’alcool, pas de jeux d'argent ou de gros rassemblements. C’est pour cela que se monte une ville accolée avec bar, salle de bal et autres lieux de débauche qui prend le nom de Val d’Or. Les maisons sont toujours là aujourd’hui, elles sont habitées sauf une qui est conservée meublée comme à l’ouverture de la mine.

Culture générale

La ruée vers l’or au Québec aura lieu dans les années 1920 avec la découverte de la faille géologique de Cadillac traversant l’Abitibi.

Bien qu’habité depuis des centaines d’années par les Algonquiens, la colonisation de cette région se fera petitement au 19ème siècle par les forestiers et les trappeurs. Dans les années 1920/1930 la colonisation s’accélère via un plan gouvernemental de colonisation mis en place pour lutter contre l’explosion du chômage dans les grandes villes du Québec. Cette colonisation se fera via le chemin de fer transcontinental, le canotage et le portage. Les colons se verront attribuer un lot de forêt qu’ils devront défricher et à eux d’en faire de la terre cultivable. Les mineurs souvent multi nationaux grossiront le nombre de nouveaux habitants de l’Abitibi.

La découverte du gisement de la mine Lamaque date de 1920 mais la mine n’ouvre qu’en 1934, pour deux raisons. La crise de 1929 et l’isolement de l’Abitibi. A l’époque il n’y a pas de route et le chemin de fer s’arrête à Senneterre à quelques 80 kilomètres de là. Il a fallu créer des chemins au travers une forêt épaisse, amener le matériel avec la technique du train sur rondins de bois. On fait des rails avec des troncs d’arbre, pratique il y en partout. Ensuite on prend un chariot on enlève les pneus on garde les jantes et hop rail ma poule!

En 1934 le cours de l’or bondit de 69% relançant la mine. De plus le train arrivera à la mine en 1937. La route pour Montréal ne sera quant à elle construite qu’en 1940. Après 50 ans d’exploitation la mine fermera en 1985 sans avoir été épuisée (matériel vétuste, conflit social). Dans cette mine il fallait quand même 5 tonnes de minerai pour faire une once d’or, soit environ 31 grammes. Cela paraît énorme mais c’était un bon rendement.

Les mineurs étaient contrôlés à la sortie de la mine et dans les douches pour être sûr qu’ils ne volaient pas de minerai. L’eau des douches était filtrée pour récupérer le moindre microgramme d’or. Même l’air du laboratoire était aspiré et filtré pour en récupérer les poussières de roche pouvant contenir de l’or.

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La réserve faunique de la Verendrye est notre prochaine étape mais nous n’y arriverons pas ce soir. Nous dormirons sur un spot ioverlander, totalement improbable. Une route en gravier qui part d’une grande nationale et qui ne mène nul part. Au bout il y a la forêt et un emplacement de feu, c’est tout.

Pourquoi? On ne sait pas, mais c’est trop cool! On est en pleine nature à 5 minutes de notre route et Niaouli peut se balader en toute sécurité.

Vue de notre chambre
Flo commence à maîtriser la fabrication du pain
Notre jardin d'un jour

La météo nous annonce toujours une semaine de pluie et d’orages mais celle-ci recule en permanence d’un ou deux jours. Pour l’instant pas une goute de pluie. On est chanceux !👍 On espère que cette chance nous permettra de voir enfin des animaux dans la réserve faunique. On y croit très fort car la dame a l’accueil nous parle d’un castor qu’elle croise tous les jours sur sa route de travail. « Tu prends la 42 tu roules sur la piste jusqu’à la flaque sur la route et à droite il y a son barrage avec sa petite maison, si tu le vois pas jette une pierre dans l’eau il va venir voir. Pour les autres animaux, ours et orignaux, le soir ils traversent la nationale. Allez voir au camping sur île, mon collègue garde-chasse pourra vous renseigner sur les habitudes des animaux.»

On part de là ravis, remontés à bloc, direction la mare aux canards pardon au castor. On s’arrête au premier petit ruisseau qui coupe la route. Est-ce la flaque? Il y a bien une mare sur la droite, une hutte mais pas de barrage et pas de castor. On repart un peu plus loin on ne sait jamais. Cette fois c’est la bonne. La flaque sur la route est bien là , on peut difficilement la louper. Le barrage est là aussi, bref tout est là sauf...le castor... On a beau attendre, revenir deux heures plus tard et jeter des petites pierres dans la mare, pas d’apparition de castor... Par contre, on se fait défoncer par les bibites, les moustiques et les taons s’en donnent à cœur joie.

Première petite mare avec une hutte de castor et un mini barrage

Nous finissons par partir sans avoir vu notre castor. Il nous reste encore 50 kilomètres (oui, c'est grand!) avant d’arriver au camping avec le garde-chasse. Et pour une fois qu’on a décidé de dormir au camping, ce serait ballot d’arriver trop tard pour avoir un emplacement. Nous avons décidé de rester dormir dans sur place car l’observation des animaux se fait plutôt le soir ou le matin et la réserve faisant 150 kilomètres de long, difficile d’en sortir et d’y rentrer rapidement.

Au camping c’est un peu la douche froide, 58 dollars la nuit hors taxes. Gloups. Heureusement il y a les campings rustiques, sans douche, pour 36 piastres mais c’est à 35 kilomètres de piste de là. Bon, de toute façon il faut rouler pour voir les animaux. Sauf que là encore le monsieur du camping il nous dit: «Des animaux? mais vous n'en verrez pas. Sauf si vous allez chasser ou pêcher.» Il nous donne une brochure avec les tarifs pour la pêche, la chasse à l’ours et à l’orignal.

On reste comme bêtes... chasser et pêcher dans une réserve faunique?????!!!???? En même temps ce matin la dame elle nous a dit garde-chasse ça aurait dû faire tilt.

Note à nous mêmes, une réserve faunique au Canada c’est plus un réservoir pour la chasse.

Comme il est tard et qu’on est des doux rêveurs encore accrochés à l’espoir que si on roule de nuit on verra des animaux (😂🤣) on prend le camping rustique. On roule au crépuscule, entre chien et loup, on roule sur la route, on roule sur la piste... Bilan: des dizaines de grenouilles et un petit serpent...😢

Pourquoi ne nous sommes nous pas baladés à pied plutôt qu'en fourgon qui fait un sacré barouf? Parce que tout est prévu pour les voitures et rien pour les piétons. D’abord, les distances sont gigantesques et la réserve est conçue pour ça. Une grande nationale la traverse du nord au sud puis plein de pistes partent à droite et à gauche comme une grosse arête de poisson. Contrairement aux parcs nationaux, il n’y a pas de chemins de balade, ce n'est pas fait pour ça.

On repart le lendemain, un peu dépités mais pas désespérés. On l’aura un jour notre castor on l’aura! En attendant direction les Laurentides et le parc du Mont Tremblant.

Fallait pas oublier le sucre
La réserve est belle quand même
Poubelle en hauteur à cause des ours. Leur présence n’est donc pas une légende
Ça va c’est de la belle piste
Vue de notre emplacement de camping
Réserve faunique de la Vérendrye  


Nous avons décidé de rester plusieurs jours dans le secteur du parc du Mont Tremblant. Cette première journée est consacrée au canoë. On descend une petite rivière qui serpente dans la forêt sur 12 km. On a l’impression d’être seuls au monde. C’est beau, c’est calme, c’est reposant et sans bestioles volantes. Enfin pas tout à fait, on mangera sur notre canoë car dès que nous avons mis un orteil sur la rive, on s’est fait dévorer instantanément.

Le courant est assez fort pour qu’un petit coup de pagaie de temps à autre suffise pour rester dans l’axe et être à l’heure au point de récupération. Un petit moment où, pour nous, le temps c’est arrêté.

Brève tentative de pique-nique sur la berge
Le bus ne nous a pas déposé à l'école mais au lac avec notre canoë
Manger au milieu de la rivière avec le copilote qui pagaie c'est pas mal!
Canoë dans le Parc National du Mont Tremblant 

19 juillet

Nous choisissons sur le plan du parc une boucle de 8 kilomètres avec 250 mètres de dénivelé. Et là je crie à l’arnaque, car en dénivelé cumulé on a fait bien, bien plus!!! On n’a pas arrêté de monter, de descendre pour mieux remonter toujours plus haut. Ils nous ont même fait monter plus haut que les points de vue juste pour le plaisir pffff😤. C'est trop dur la vie de touriste!

Heureusement les deux points de vue valaient bien la grimpette. Les cerfs de Virginie, la marmotte, que nous avons d’abord pris pour un castor (oui oui on est un peu obnubilés par notre castor) et la douche bien chaude ont fini par me réconcilier avec le parc. Mais on ne me la fera pas deux fois, demain Flo ira tout seul faire le toit des Laurentides. 595 mètres de dénivelé annoncés, mon œil!!!!

Lac Monroe
Même Michel en a profité
Après l’effort le réconfort
C’est trop cool d’être propre sans utiliser la douche du fourgon
Cerf de Virginie
Cerf de Virginie
Marmotte
On vous laisse trouver la micro-grenouille.


Pendant que Flo grimpe toujours plus haut,moi j’écris. Je profite du wifi du centre d’accueil du parc. Depuis que nous avons passé Gatineau, le réseau est disons fluctuant pour ne pas dire inexistant donc j’en profite. J’écris studieusement, je joue un peu aussi mais chut.

17h Flo est de retour tout dépité de sa balade. Ça n’a fait que grimper, le premier point de vue était sympa mais le deuxième pas terrible et le sommet dans les arbres. J’ai bien fait de rester dans le fourgon moi😜

1er point de vue
Le sommet
Deuxieme point de vue
Cascade des pruches

Après une dernière douche, nous quittons le Mont Tremblant pour passer la nuit au lac des sables sur un ancien parking abandonné et oublié au bord du lac. Sur le trajet la région des Laurentides déroule ses montagnettes, recouvertes de forêts et de pistes de skis, ses lacs et ses rivières. C’est beau!! Oui je sais, encore!! Vous êtes lassés ? Moi non 😜

Trop dure la vie
Notre jardin n’est pas bien entretenu mais la vue est pas mal
Un petit dej dehors sans bébêtes c’est une grande première
Michel est aussi de corvée de vaisselle
L'exploration et la chasse aux souris c'est épuisant!
Au lac des sables  
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Publié le 4 août 2022

Notre objectif, aujourd’hui, c’est Montréal mais... on est bien sur notre parking abandonné... alors on traîne... un peu, beaucoup... heureusement ou pas, la pluie nous aide à nous rappeler que nous avons un programme à tenir. On replie à contre cœur auvent table et hamac. Flo appelle son ami de collège qui lui a proposé de nous loger le temps de notre séjour à Montréal. Nous l’informons que nous arriverons ce soir avec le dessert.

Ils ne se sont pas vus depuis 20 ans pourtant nous sommes accueillis à bras ouverts comme s’ils s’étaient quittés la semaine dernière.

Esteban et Flo  

Nous resterons 3 jours à Montréal.

Premier jour lever tardif, les discussions nous ont mené tard hier soir, 20 ans à rattraper, c’est long. Nous avons le droit à un super brunch préparé par Marine avec panckes, sirop d’érable, bacon et œufs.😋 Miam. Au top pour bien commencer la journée. L’après-midi, visite du vieux Montréal et du quartier chinois. Alléluia, nous avons enfin trouvé du curry digne de ce nom. On est devenus difficiles après avoir goûté à ceux de Thaïlande.

Deuxième jour, on se lève et on part plus tôt mais nos efforts pour une journée de visite efficace ne portent pas leurs fruits. On aura beau attendre le bus celui-ci ne passera pas, nous rejoignons donc le métro à pied une bonne heure après notre départ de la maison😢

Ligne verte arrêt Viau, c’est à mon tour de me replonger dans mes souvenirs. Le Biodôme est devant nous. L’ancien complexe sportif des jeux olympiques d’été de 1976 n’a pas changé. Le Biodôme, dans le vieux vélodrome, en forme de casque de vélo et derrière, le stade olympique avec sa tour inclinée. J’ai hâte de faire visiter à Flo mon lieu de stage de fin d’études! Mais devant l’entrée, il y a une queue mon petit, qui ne fait pas du tout rêver. Il va falloir prend notre mal en patience. Dans la file on apprend que les visites sont limitées en nombre de visiteurs par heure et que les prochains créneaux sont à 16h😳 il n’est que midi! Gloups! Décidément aujourd’hui c’est pas la journée efficacité 😂

Changement de programme on reporte à demain. Cette fois on réserve en ligne pour 10h30 et maintenant direction le jardin botanique. C’est un mal pour un bien finalement il fait un temps magnifique et les jardins sont bien aménagés. Jardin chinois, japonais, alpin et un autre plus local. Nous pouvons même admirer un joli cardinal rouge (c’est un oiseau). Que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de prendre en photo.

Jardin chinois
Jardin japonais
Jardin botanique de Montréal  

Nous finirons cette journée par le belvédère du chalet au Mont Royal qui donne sur le centre ville et ses grand immeubles de style variés. Le temps se couvre il est temps de rentrer.

Vue du belvédère du chalet dans le parc du Mont Royal  à Montréal 

En rentrant Flo et Esteban bricolent sur le spa sauvé de la déchèterie pour le remettre en état de marche 🤞🤞 et en fin de soirée il est plein, il ne fuit pas (enfin, pas trop 😜), il bleubleutte et il chauffe 👍👍 on pourra le tester demain apres le Biodôme.

Dernier jour de visite. Le bus est là à l’heure prévue, ouf! J’avoue qu’après la journée de marche intensive d’hier c’est cool.

Vous savez ce qu’on a vu au Biodôme? Un ..... CASTOR !!!!! Et même deux car c’est un couple. Même Michel est sorti pour voir ça. C’est pas aussi dingue que si on l’avait vu dans la nature mais on est contents et on ne risque plus de le confondre avec une marmotte 😂

On a vu aussi d’autres animaux puisque le Biodôme a pour thème les quatre grands biotopes du continent américain. Les régions sub-polaires sud et nord, la forêt tropicale, l’erabliere des Laurentides et celui de mon stage, le Saint-Laurent marin.

Esturgeon
Ibis rouge
Spatule rose
Aras rouges
Le Saint-Laurent marin. Un aquarium avec une volière au dessus.

Nous avons passé une bonne partie de notre après-midi dans le spa avec ou sans pluie.

Elle est pas belle la vie ? 

Le soir on a essayé de faire un barbecue ça a bien commencé mais juste au moment de mettre la viande sur les braises il s’est mis à pleuvoir à grosse goutes. La poêle et le four ont donc pris le relais. Cette soirée a clôturé notre passage à Montréal.

Encore merci à tous les deux pour votre accueil. Les retrouvailles ont fait plaisir à Flo. A charge de revanche un jour chez nous

Culture générale

Montréal

Un village iroquois fortifié, nommé Hochelaga est déjà présent quand Jacques Quartier foule l'île de Montréal à l'automne 1535. Il nomme la montagne qu'il voit au centre de l'île, Mont Royal.

En 1611, la ville iroquoise a disparu. Monsieur Champelin comprend rapidement la position stratégique qu'occupe l'île. Montréal servira de lieu de rencontre entre les Algonquiens, les Hurons-Wendat qui descendent de l'arrière-pays, et des marchands français qui troquent des fourrures contre des produits de fabrication européenne.

La France veut alors établir une colonie sur l’île de Montréal, l'officier Paul Chomedey Maisonneuve est nommé gouverneur de Montréal en 1641 et Ville-Marie est fondée au printemps suivant, le 17 mai 1642.

La ville a bien du mal à grossir et la guerre avec les iroquois ne facilite pas l’agriculture. Deux autres vagues de colons seront nécessaires au développement pérenne de la ville.

Au fur et à mesure du temps le nom de Ville-Marie disparaîtra pour l’utilisation de Montréal.

Aujourd’hui Montréal compte 1 784 681 habitants. C’est la plus grande ville du Québec, la deuxième du Canada après Toronto. C’est aussi la deuxième plus grande ville francophone du monde.

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Nous retrouvons notre maison qui roule avec plaisir. Nous avions prévu de faire Montréal Québec d’une seul traite pour gagner un peu de temps sur notre programme futur. C’était sans compter le (bon) conseil de Marie, la cousine de Flo, qui nous a recommandé le parc de la Mauricie.

26 juillet

Nous voilà donc aux portes d’un nouveau parc national. Celui-ci ci étant géré par Parcs Canada et non par la Société des établissements de plein air du Québec, oui c’est un peu long, nous reprenons un pass annuel qui nous donnera accès à tous les monuments historiques et parcs nationaux géré par Parcs Canada.

Nous choisissons une boucle de 8,3 km qui nous permettrait de voir trois lacs et de longer une rivière. Plusieurs points de vue sont indiqués sur la carte. On ne regrettera ni le détour ni le choix de la balade. Oui c’est toujours de la forêt, oui ce sont toujours des lacs et oui ce sont toujours des rivières. Pourtant à chaque fois nous trouvons cela différent. La lumière change, les lacs aussi; grand, petit, long, large. Les rivières sont calmes ou agitées, descendant en cascade ou en méandres tout calmes. Ici la balade nous en mettra plein la vue avec des panoramas tout le long du parcours. On ne sera jamais perdus au milieu des arbres. C’est pour l’instant la plus belle que l’on ai faite.

Sur la route: un pickup s’est pris pour un semi-remorque
Michel dompte les poules de notre spot dodo
Le lac solitaire
Le bois a été brûlé exprès pour permettre à la forêt de se régénérer

Ce soir nous fêtons nos un mois de vadrouille. Un mois déjà!!!!! Le temps passe vite😱😱😱. Petit apéro, vive le jus de citron! L’alcool au Québec est un monopole d’état, seule la Société des alcools du Québec a le droit d’en vendre. Qui dit monopole dit des prix prohibitifs. Seule la bière et quelques bouteilles de vin peuvent être vendues en magasin et encore pas dans tous mais là aussi le prix est assez effrayant. Pour le dessert on test le kit de cookies sans cuisson que nous avions acheté intrigué par le concept. C’est bon mais un peu gras faut dire qu’il ne faut rajouter que du beurre 😂

Petit bilan de ce mois

Le temps est passé à toute vitesse. Est ce qu’on regrette d’être partis? Ohh que non. On est très contents et la vie en van nous convient bien. On prend notre temps, plus ou moins 😂car notre programme est un peu chargé. Disons qu’on ne se met pas la pression sur le programme de la journée. Si jamais on n’arrive pas à tout faire, soit on reste une journée de plus, soit on estime que ça n’en vaut pas la peine et on repart sans avoir tout vu. De toute façon c’est impossible de tout faire. Et puis on ne sait pas de quoi est fait l’avenir, si jamais on revient, pour diverses raisons, il faut bien qu’on ait encore des choses à découvrir.

Il y a quand même des trucs pas cool, comme faire la vaisselle...TOUS LES JOURS !!!!! Heureusement que j’ai fini par trouver un super lave vaisselle marque Florian👍 mais même comme ça je trouve ça mega chiant, faut quand même que je l’essuie....😤.

L’autre truc un peu relou c’est le rangement. Je m’explique: le fourgon c’est petit, tout petit, donc des qu’on sort un truc c’est tout de suite encombré. Il faut donc bien tout ranger au fur et à mesure. Ceux qui sont déjà venus chez nous savent qu’on est plutôt des foulebazar que des rangetout sauf que là on n’a pas le choix c’est obligatoire.😢

Niveau budget on s’était fixé 1700€ par mois. Pourquoi 1700€? Eh bien parce que... Pour ce premier mois nous avons réussi à le tenir a quelques euros près et sans avoir l’impression de se priver de choses formidables. Après on aurait eu plus on se serait sûrement fait deux trois trucs supplémentaires comme monter à la tour à Toronto, la croisière aux chutes du Niagara et peut-être un restaurant ou deux mais bon n’a pas trouvé de machine à faire les billets donc on est déjà bien contents de ce qu’on peut faire.

La répartition des 1700€

Carburant: 605€, les courses (nourriture et vie courante):502€, les loisirs/visites:512€, Autres (dépenses non répétitive:hébergement, péage, petit cadeau...):103€

Quelques chiffres en vrac

Nous avons fait depuis Baltimore 3800km, visité 5 parc nationaux, publié 11 articles, écouté des dizaines d’heures de podcasts, de chroniques criminelles, nota bene, affaires sensibles, Hondelatte raconte etc..., vu un film , lu13 livres à nous deux, fait 5 parties de jeux de société. Trouvé trois spots dodo sans l’aide d’applications. Visité trois musées et lieux historiques et surtout vu deux castors 😜Bref un mois bien rempli.

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Publié le 12 août 2022

27 juillet

Roule roule petite maison, nous voilà à Québec, c’est l’heure des retrouvailles familiales. Nous nous garons devant la belle maison de la cousine de Flo. Pour lui ce sont des retrouvailles pour moi une belle rencontre.

Marie et Flo 

Ici aussi on nous offre de dormir dans un vrai lit avec une vraie salle de bain, pour nous tout seuls, le grand luxe. Impossible de résister. Ni une ni deux on déménage quelques affaires pour nous et toutes celle de Niaouli. C’est que ça a besoin de pas mal de choses un petit chat. Une litière, les gamelles, le joujou, le griffoir et une petite couverture qui sent chez elle. C’est pire qu’un gosse😳 quoique peut être pas 😜

29 juillet

Nous avons la grande, non que dis-je, l’immensissime joie de nous trouver à Québec en même temps que, roulement de tambour...... le pape François... Il y a donc, malheureusement, des barrières dans les principales rues de la vielle ville et tous les lieux historiques sont fermés, tant qu’il sera là... Vous ne voyez pas le rapport, nous non plus. Autant vous dire qu’on était bien dégoûtés. Heureusement nous avons quand même pu faire le Hall du Château Frontenac qui est en fait un hôtel et pas du tout ancien.

Il déplace pas les foules le pape
Hôtel Frontenac
En attendant le pape 

En sortant, surprise, on voit les policiers enlever les barrières et à l’entrée des fondations de l’ancien château, les agents de Parcs Canada nous informent qu’ils réouvre y dans une heure, le pape étant parti. C’est bon notre miracle a eu lieu😜

En attendant nous avons repéré un marchand de glace, les cousins de Flo nous ayant fortement incités a goûter la glace molle trempée, nous avons suivi à la lettre cette recommandation.

Et là je vais dévier un peu de la visite de la ville de Québec mais il faut absolument que je consacre un paragraphe à cette glace. Une glace à l’italienne, vanille ou chocolat, en quantité plus ou moins raisonnable, tout dépend du choix: bébé, petite, moyenne ou grande. Au moment de choisir il faut se rappeler que se sont des quantités américaines. Après, le marchand trempe la dite glace dans du chocolat, noir, au lait, blanc aromatisé ou non. Le chocolat fige instantanément et enferme la glace dans une croûte bien épaisse du chocolat choisi. Il y aura dans notre vie un avant puis un après glace molle trempée 😋🤩😍🥰. J’ai d’ailleurs du mal à comprendre que le symbole culinaire du Québec soit la Poutine plutôt que ça!!! Des frites avec du fromage arrosées d’une sauce à la viande plutôt qu’une glace craquante et gourmande. C’est à n’y rien comprendre... Non je n’exagère pas et oui je suis tombée en amour. 💓

Format bébé. Goût barbe à papa😋
Astuce, la prendre en pot car il y a encore plus de chocolat, versé à la louche!
Ceci est le format "petit"!
On vous jure c’est des formats petits 😳
En même temps, qui peut résister?  

Cette intermède glacé aura laissé le temps aux musées de réouvrir. Nous voilà donc partis pour une heure de visite guidée des vestiges des fondations du château Saint-Louis. Ces ruines se situent sous la terrasse du belvédère. Lorsque le fort a brûlé en 1834 les habitants n’y ont pas vu un monument historique. Ils ont vu le côté pratique et ont fait disparaître ces restes sous des tonnes de terre et une promenade en bois inaugurée en 1838. Bien plus tard en 1984/85 Parcs Canada profite de travaux sur la terrasse pour faire des fouilles et mettre au jour les fondations. Il faudra attendre 2008 pour que celles-ci ci soient présentées au public.

Une très grosse glacière
Le château Saint-Louis au fil des âges
Le grand foyer de la cuisine
Fondations du château Saint-Louis  

Nous allons aussi flâner dans la ville basse. Pendant notre déambulation une odeur bien sucrée nous guide jusqu’à un magasin de pop- corn. On craque encore une fois, mais on a une bonne excuse. Flo avait émis le souhait pour son cadeau d’anniversaire, le 23 juillet, de goûter les pop-corn au sirop d’érable et justement ils en font. On ne peut pas s’opposer au destin 😜Dans la boutique on découvre des parfums un peu étranges. On ose goûter cheddar mais pas sirop d’érable cheddar. Sont fou ces québécois! On repartira avec le plus petit pochon de pop-corn érable et noix de pécan. hummmm miam. On sera raisonnables puisque le paquet nous fera plus d’une semaine.

On vous laisse juger les parfums
Joyeux anniversaire 🎁
On se croirait en Bretagne
On a bien rigolé
L’art est subjectif ...
On a été raisonnables on n’a pas acheté de queue de castor ( beignet plat)
Fromage glace savons dégustation?!? Ils sont bizarres 😂🤣
La vielle ville basse  

Pour finir nous sommes remontés profiter de la ville haute sans barrières.

En haut c’est pas le même panneau
Le parlement
Château Frontenac

On est rentrés bien fatigués et le ventre plein de sucre.

Dimanche, randonnée en famille au parc de LA Jacques Cartier. Je ne sais pas pourquoi mais on a constaté qu’ils mettent régulièrement «la » devant les parcs. Pourquoi et quelle est la règle? 🤷‍♀️

Petite balade sous la pluie. Les paysages brumeux, un peu fantomatiques ça a son charme aussi. Ça laisse plus de place à l’imaginaire. Heureusement les arbres sont bien serrés on s’en sortira secs et on finira même avec une éclaircie.

Monotrope unifore ( fleur sans chlorophylle)
Parc Jacques Cartier pardon de LA Jacques Cartier.

Lundi matin. Il est temps pour nous de reprendre la route . Plein de bisous, merci pour tout. L’accueil était fort sympathique. Je connais enfin la famille de Flo au complet 😀. Nous avons été contents de pouvoir jouer à plus que deux et de découvrir un nouveau jeu . Toutes les bonnes choses ont une fin alors... roule roule petite maison, nous quittons Québec.

Culture générale

Monotrope unifore :

Contrairement à la plupart des plantes, elle est blanche et ne contient pas de Chlorophylle. Elle ne peut donc pas produire d´énergie par la photosynthèse. Pour pouvoir vivre, elle parasite la relation symbiotique entre un champignon et son hôte, un conifère. Les sucres sont produits par le conifère qui les partage avec le champignon pour obtenir certains minéraux. De son côté, la fleur parvient à obtenir ces sucres du champignon. Les relations complexes qui permettent la croissance de cette plante rendent difficile sa propagation. Comme elle ne dépend pas du rayonnement solaire, elle peut croître dans des environnements très sombres, là où des plantes photosynthétiques seraient incapables de pousser. Sa couleur peut varier du blanc au rouge soutenu.

Ville de Québec:

Québec est la capitale nationale de la province de Québec. Elle est le siège de nombreuses institutions dont le Parlement. En 2022 sa population compte 549 459 habitants.

Fondée en 1608 par Samuel de Champlain, Québec est une des plus anciennes villes d'Amérique du Nord. Le rétrécissement du St-Laurent à cet endroit a donné son nom à la ville. Kébec étant un mot Algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit ».

Le Vieux Québec a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en1985.

Les Fort et Château St Louis:

Le château St Louis se situait à l'emplacement actuel de la terrasse Dufferin. Tout près de l’hôtel château Frontenac, sur le sommet de la falaise dominant la ville basse.

La construction a été ordonnée en 1620 par Samuel de Champlain. D’abord en bas des falaises puis en haut suite à une tentative d’assassinat sur sa personne fomentée par les anglais. C’est alors un fort et non un château, Samuel de Champlain n’ayant pas les titres de noblesse adéquats.

Ce n’est qu’en 1646 lorsqu’il devient la résidence officielle des gouverneur successif de la Nouvelle France, qu’il soit français puis anglais, que le fort devient un château.

Sa forme, son style et son nombre d’étages changera au gré des lubies de ses occupants. Quatre ans seulement après sa dernière rénovation, le 23 janvier 1834, il brûla entièrement. Rien ne pu le sauver, le système anti-incendie étant gelé. Le feu se propagea tellement lentement que presque tous les meubles furent sauvés. On peut les retrouver aujourd’hui dans les musées et vieilles maisons de Québec.

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Publié le 19 août 2022

28 juillet

Nous plongeons dans l’autre histoire, celle des premières nations. L’histoire des peuples qui étaient là bien avant les colons. Ceux qui savaient vivre en harmonie avec cette nature dure mais riche.

Les premières nations sont nombreuses au Canada nous n’aurons donc qu’un tout petit aperçu de cette culture.

Englobée dans la banlieue de Québec, il y a la réserve indienne de Wendake. Celle-ci propose une reconstitution d’un village wendat.

On avoue, en arrivant sur place, on n’était pas franchement à l’aise. Déjà le principe de réserve c’est assez gênant. C’est un bout de territoire dans lesquels « les indiens » on été parqués, pour que les colons puissent tranquillement, exploiter les resources de leurs territoires traditionnels. A l’intérieur de ces réserves, les lois n’étaient pas les mêmes. Les amérindiens étaient considérés comme inaptes à veiller à leurs propres intérêts. Ils étaient sous tutelle de la reine et par délégation du gouvernement canadien. Alors soit, il faut remettre ça dans le contexte historique, les mentalités étaient différentes. Cependant en tant qu’européens qui avons appris l’horreur des ghettos juifs, c’est très perturbant de se dire que de telles réserves existent toujours aujourd’hui et que les lois n’y sont toujours pas les mêmes que dans le reste du Canada.

En plus la reconstitution au premier abord fait très artificielle, un peu comme un parc d’attractions. Au début, nous étions tout seuls, il n’y avait que deux trois personnes habillées en indiens comme dans les dessins animés assis à discuter au milieu des bâtiments. On s’est vraiment demandé ce qu’on faisait là.

Finalement au départ de la visite guidée nous étions un bon groupe. Notre guide était super bon, plein d’humour et d’énergie. Il était content de transmettre l’histoire et les traditions de son peuple. Nous avons appris plein de choses, sur les wendat en particulier, et sur les premières nations en général. La transmission était vivante et passionnante. Comme quoi les premières impressions ne sont pas forcément toujours les bonnes.

Sur les réserves indiennes, il nous a expliqué, en partant d’une loi toujours en vigueur mais plus appliquée aujourd’hui -heureusement pour nous car nous risquions une amende pour être rentrés dans une réserve sans l’autorisation du gouvernement😜- que comme dans toute chose il y a des bons et des mauvais côtés à vivre, AUJOURD’HUI, sous les lois des réserves. Il nous a donné quelques exemples. Ils ne payent pas d’impôts pour ce qu’ils gagnent dans la réserve ( c’est dû au fait qu’avant ils n’avaient pas le droite de vote ) mais ils ne peuvent toujours pas être propriétaires du terrain dans la réserve car la terre appartient à la reine. Il est aussi très conscient que cette réserve est chanceuse dans sa localisation. La proximité avec la ville de Québec leur a permis un bon développement économique qui dans les réserves plus reculées est difficile à obtenir. Pas de tourisme, difficultés d’accès à l’enseignement supérieur, industrialisation et commerce plus compliqués car éloignées des grand axes. Dans ces réserves là, il y a plus de chômage, plus de pauvreté, et donc les problèmes qui vont avec: alcool, drogue, violence.

Lorsque les réserves ont été créées, le mode de vie des autochtones a été littéralement bouleversé sans que rien ne soit mis en place pour accompagner ce changement de mode de vie brutal. Il a été très dur pour les premiers peuples de se retrouver limités dans leurs déplacements, eux qui étaient pour la plupart nomades. Ils passaient l’été en grands rassemblements à un endroit bien précis, c’était le temps de la pêche et de la cueillette. C’était le temps des échanges et de la préparation des resources pour l’hiver. L’hivernage se faisait en territoire qu’ils rejoignaient par canoë et portage. Chaque famille avait sa zone propre pour avoir assez de resources pour la chasse sans empiéter sur celle des autres familles, mais pas trop loin non plus, pour pouvoir se rendre visite si nécessaire. Alors quand ils se sont retrouvés enfermés sur des territoires trop petits et pas du tout adaptés à leur mode de vie, subvenir à leurs besoins leur est devenu difficile voir impossible.

Après ça, dès 1863, leur a été imposée l’éducation de leurs enfants mais pas dans leur réserve. Le gouvernement voulait procéder à l’assimilation des « sauvages » en « tuant l’indien dans l’enfant». Pour cela on prenait de force les enfants pour les envoyer, très loin de leur famille, dans des pensionnats tenus par des religieux. Là, on leur apprenait à lire, écrire et compter en français ou en anglais, ils n’avaient plus le droit de parler leur langue maternelle. On leur répétait à longueur de journée que leur culture ne valait rien. Que leur leurs parents étaient des sauvages. Les sévices corporels étaient de rigueur, les viols et les privations de nourriture réguliers. Certains enfants ne revenaient jamais des pensionnats. Entre 3000 et 6000 y sont morts sans que ne soient rendus les corps aux familles et sans qu’aucune explication ne soit donnée aux parents. Ces institutions ont laissé des séquelles très graves dans l’esprit et le corps des enfants autochtones. Le dernier pensionnat a fermé en 1996. Cela représente environ sept générations qui ont été privées de leur culture et de leur langue.

Aujourd’hui le gouvernement canadien a reconnu ses torts dans l’envoi des enfants dans les pensionnats. C’est d’ailleurs aussi pour cela que le pape François était en visite au Canada lors de notre passage à Québec.

Même si leurs conditions de vie se sont améliorées et que le gouvernement canadien prend désormais en compte certaines de leur revendications, des tensions et un certain racisme existent toujours entre les premiers peuples et les autres Canadiens.

Ce que nous avons appris sur les wendat:

Les wendats étaient un des rares peuples des premières nations à être sédentaire. Ils vivaient de l’agriculture et restaient au même endroit plusieurs années jusqu’à ce que la terre se soit appauvrie.

Leurs habitations était très longues, jusqu’à 60 mètres. Elles étaient aussi hautes de plusieurs mètres pour que les occupants ne soient pas asphyxiés par les fumées des feux. Plusieurs familles habitaient dans chaque maison longue. Chacune avait son propre foyer au sein de la maison.

Façade de maison longue wendat
Attrape rêve. On le retrouve dans beaucoup de cultures amérindiennes
Intérieur d’une maison longue
Maison longue  

Les mariages se faisaient à l’initiative des femmes. Le jeune homme venait vivre dans la maison de sa future épouse. Après lui avoir offert des cadeaux constitués de peaux de castors, la période d’essai pouvait commencer. Si les deux parties étaient satisfaites alors la famille de la jeune fille organisait un repas. La séparation était chose possible tout au long de la vie du couple.

Les femmes géraient l’éducation des enfants et l’agriculture. C’est elles aussi qui choisissaient leur représentant de famille. Ces représentants, des hommes, se réunissaient pour prendre les grandes décisions. Si le représentant de famille ne donnait pas satisfaction la matriarche pouvait le révoquer. Les homme avaient d’autres activités, un peu de pêche, un peu de chasse, la guerre contre les iroquois, mais surtout le commerce. C’est eux qui partaient échanger le surplus de production agricole. Ils partaient alors plusieurs semaines.

Quand les colons sont arrivés, les wendat comme beaucoup d’amérindiens, se sont mis à faire des échanges commerciaux avec eux. Les colons les ont alors appelés les Hurons à cause de leur coiffure qui leur faisait penser à la hure, femelle du sanglier. On comprend aisément pourquoi notre guide nous a dit qu’ils préférait leur propre appellation: wendat.

La guerre avec les iroquois et les maladies inconnues du système immunitaire des premiers peuples apportées par les marchands et les missionnaires ont drastiquement fait baisser leur population. Les Wendat n’étaient plus que 300 après les épidémies et les guerres successives. Le métissage a permis aux Wendats et à leur culture de subsister.

Hutte de sudation. Elle permet de se purifier avant les grandes décisions
Drapeau de la nation Wendate
Avis: ne pas pénétrer dans la réserve sans autorisation express du gouvernement!

31 juillet

Nous continuons notre immersion dans la culture amérindienne en nous rendant à un pow wow.

Lors d’une visite de musée nous étions tombés par hasard sur une exposition temporaire de photos de danseurs portant leur regalia. Nous avions trouvé cela très beau et nous nous étions renseignés sur les dates de pow wow correspondant à notre itinéraire. Ce sera celui des Abénakis. Nous repartons un peu en arrière vers Trois Rivières.

Mais qu’est ce qu’un pow wow et un/une regalia?(Nous avons vu les deux genre utilisés)

Le pow wow est traditionnellement un événement de célébration afin de se rassembler, d’échanger en famille et entre amis après des longues périodes en territoire ou lors de célébration d'exploits guerriers. Aujourd'hui, le pow wow représente la fête de la rencontre et est toujours vu par les premières nations comme un moment privilégié pour se rapprocher de la communauté.

Le regalia est un habit traditionnel. Il est entièrement fait à la main. Pour le danseur ou la danseuse qui le porte il représente son identité ainsi que son lien avec la danse qu’il exécute et la communauté. Il symbolise l’appartenance aux Premières Nations et renseigne sur les origines, les croyances et la spiritualité de chacun.

Dans le regalia, le danseur ou la danseuse doit mériter chacune de ses plumes : soit les plumes lui ont été offertes, soit les plumes ont été trouvées.

Le regalia a un caractère sacré. Sa confection, sa manipulation, son port sont soumis à certaines règles.

Tout le monde peut assister à un pow wow. Toutes les danses sont faites en public mais certaines ayant un caractère plus sacré, ne peuvent ni être filmées ni photographiées. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister à un rituel de guérison que seule notre mémoire gardera jalousement.

La danse de la plume 

La danse de la plume est effectuée par les jeunes enfants de la tribu, dès qu'ils sont capables de marcher par eux mêmes. Elle a pour but de leur faire gagner leurs premières plumes pour leur futur regalia.

La Grass Dance 

La grass dance, est très rapide, la regalia sera ornée de dizaines de petites lanières. Ces bandes longues et étroites sur l’habit traditionnel représentent l’herbe qu’on aplanit et qui bouge sous le mouvement du pied. Anciennement, lorsqu’on préparait un site cérémoniel ou que l’on construisait un village, il fallait préalablement piétiner l’herbe du terrain.

Jingle Dance 

Réservée exclusivement aux femmes, la jingle dance ne mobilise que le bas du corps et s’effectue dans une grande maîtrise de soi. Les danseuses ornent leur regalia de 365 clochettes, une pour chaque jour de l’année. Les femmes dansent pour la guérison physique ou spirituelle d’une personne.

Fancy shawl dance 

Cette dance symbolise la naissance des papillons, le retour du printemps. Les femmes déploient leurs châles, elles tournent rapidement sur elles-mêmes en croisant un pied devant l'autre et en dansant sur la pointe des pieds.

La danse du Guerrier 
Danse dont on ne connait pas le nom 
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Nous prenons la direction de l’Île d’Orléans un peu au-dessus de Québec. Cette île est réputée pour son agriculture maraîchère et ses auto-cueillettes de fraises, framboises et bleuets. Flo s’est mis en tête de faire une tarte aux fruits rouges de A à Z. Cueillette, pâte, crème pâtissière, cuisson, assemblage. Ça représente pas mal de boulot et encore plus dans une petite cuisine de fourgon. Il est donc hors de question de rester au lit trop longtemps 😢 Surtout que nous voulons aussi faire le tour de l’île. Quoi? Vous trouvez que notre programme pour la journée est un peu chargé? 😂🤣😜

En chemin nous tombons sur une tour d’observation. Cela nous détourne pendant quelques temps de notre objectif tarte mais la vue y est fort sympathique. Un peu plus tard, premier arrêt cueillette de fraises. La saison s’est finie la semaine dernière. On ne peut plus les cueillir tout seul mais elle vend encore quelques barquettes. Va pour la barquette, Flo est tout déçu. Quelques tours de roues supplémentaires et nous voilà entre les rangées de framboises et de bleuets notre petit panier à la main. Nous sommes lundi et malheureusement pour notre récolte, le beau temps du week-end a motivé plein de petites mains à passer par là avant nous. Remplir un panier de framboises fut difficile et celui de bleuets impossible. Tant pis, notre tarte aux fruits rouges sera une tarte aux deux fruits rouges.

Notre spot dodo à l’île d’Orléans
C’est parti pour la cueillette!
Île d’Orléans  

Nous retournons sur le continent pour nous trouver un joli endroit calme plat et si possible avec une belle vue pour cuisiner tout ça.

Sauf que sur la route nous croisons le canyon Sainte-Anne qui est aussi sur notre liste de choses a voir. Alors encore une fois la tarte attendra.

C’est joli mais cela doit être beaucoup plus impressionnant à la fonte des neiges.

Canyon Sainte-Anne 

Bon cette fois objectif tarte sans détour car l’après-midi est franchement bien entamé. Le lieu historique de la vieille ferme de Saint-Joachim, fermé du samedi au mardi, accueillera nos envies de cuisine.

Au départ il fait encore jour
On est trop fiers du résultat 😜 même s’il est bien tard.
On fera quand même de la balançoire avant de s’y mettre
Notre vue de la terrasse est correcte 👍

Bien des heures après le coucher du soleil nous pouvons enfin la déguster. Elles est très bonne mais la prochaine fois on fera un crumble, ça sera bon aussi. 😜

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2 août

Nous remontons la rive nord du Saint-Laurent vers le fjord du Saguenay. Notre objectif pour ce soir: dormir à l’observatoire des baleines de Pointe Noire.

Sur la route nous passons voir la station de ski au ras de la mer de Petite Rivière Saint François. Même sous un temps maussade, c’est impressionnant, la montagne tombe à pic dans le Saint-Laurent. Il y a une plage, des rails et la télécabine qui vient chercher les skieurs à la mini gare au bord de l’eau.

Le train à la plus belle des vues
Tout petit port
La télécabine d’un côté
La petite gare de l’autre
Petite Rivière Saint-François  

Sur la route, le panneau annonçant Port au Persil retient notre attention. D’abord, le nom nous a bien fait rire mais surtout il y a dans notre guide une superbe photo de cette endroit. Alors hop on vire à droite!

Nous avons trouvé ici l’endroit on l’on pourrait vivre au Canada. Une petite crique bien abritée, baignée de soleil qui dégage une atmosphère apaisante.

Cependant, nous sommes un peu déçus, pas un seul champ de persil à l’horizon. D’après le panneau d’information touristique ce nom original est dû à la présence abondante de persil de mer (une algue). Je ne sais pas pourquoi mais d’un coup c’est moins porteur de rêve. Oui je rêve de me rouler dans les champs de persil, pas vous?

Une marmotte des sables🤣
Port au Persil  

On est posés dans une balancelle sur la jetée quand je dis à Flo qu’il ne manque plus que l’on voie une baleine juste là et ce serait la journée parfaite. J’ai à peine fini ma phrase que Flo me dit « j’ai vu un truc sauter». Haha bien essayé, mon amour, mais c’est raté je commence un peu à te connaître tu ne m’auras pas comme ça. Sauf que je le vois se lever et regarder la mer. Je doute un peu, il peut être fort quand il veut. Je finis quand même par regarder dans la même direction que lui et là un dos tout blanc apparaît. HEIN? Tout blanc!! Genre il y a des bélugas !!!!!

La commune a mis, sur le quai, des jumelles à disposition. Vous voyez les grosses qui fonctionnent avec des pièces, mais là, pas besoin de pièces. Vérification aux jumelles, ce sont bien des bélugas. On a vu des bélugas, des bélugas j’en reviens pas. DES BELUGAS!!!! 💓💖 Et Flo qui me dit regarde il y deux phoques! Il y a des bélugas, et lui, il regarde les phoques!🤨Mais Flo des phoques t’en verras d’autres. Des bélugas c’est rare, c’est exceptionnel. J’avoue que depuis je me moque gentiment de lui à chaque fois qu’on voit un phoque. Bon après je lui pardonne c’est un montagnard alors phoques, bélugas je suis pas sûr qu’il fasse bien la différence. 😂😜

Avec tout ça on n’a pas réussi à arriver à Pointe Noir. Stop dodo à la baie des rochers. C’est pas mal non plus.

3 Août

Le matin nous y avons fait la rencontre d’une embarquation étrange et de son concepteur haut en couleurs. Une sorte de Geo Trouvetout complètement déconnecté de notre monde. Intrigué par la drôle de forme de son bateau nous avons eu la très mauvaise idée de lui demander comment il fonctionnait. Il nous a tenu la jambe pendant une bonne heure en tenant des propos complètement farfelus et décousus. Je vous la fais courte mais sachez qu’un jour il videra le Saint-Laurent grâce au bouchon du fond pour pouvoir récupérer la flotte de tous ses bateaux qu’il aura coulé pour rigoler 😳🤨🧐🤪😂. Après coup on a bien rigolé mais sur le moment on savait vraiment pas comment s’en débarrasser. On aurait bien pris une photo de sa rigolote embarcation mais on ne voulait pas remettre une pièce dans la machine...

Baie des rochers  

Nous sommes arrivés en fin de matinée à l’observatoire des baleines de Pointe Noire, situé à l’embouchure du Saguenay. Le spectacle que nous ont offert les petits rorquals restera longtemps dans nos souvenirs. Les petits rorquals restent dans les eaux riches de l’embouchure du Saguenay en été pour se nourrir de plancton et de petits poissons. Quand ils chassent ils sortent une grande partie de leur corps et on peut voir leur tête pointue et une partie de leur ventre blanc.

Pas de béluga mais quelques phoques qui font le bonheur de Flo.😜.

Parcs Canada prête quelques paires de jumelles
Petits rorquals à Pointe Noire  

La guide du parc nous informe qu’un peu plus haut sur le fjord, dans la baie Sainte-Marguerite, les bélugas mettent bas et qu’ils y restent souvent avec leurs petits en été. Nous décidons de traverser pour aller nous acheter une paire de jumelles à Tadoussac, puis de remonter vers la baie Sainte-Marguerite pour être parés pour demain.

La traversée du fjord se fait en bac, l’embouchure étant trop profonde pour pouvoir y installer un pont.

Pointe Noire
Le Saguenay
Il fait petit par rapport aux autres camping-cars et roulottes!
La traversée  

Tadoussac n’est pas très praticable en van, partout leur stationnement y est interdit. Seul le parking de la Sepaq à la descente du ferry est autorisé. Nous trouvons notre paire de jumelles, nous allons jeter un coup d’œil aux dunes et nous repartons pour notre lieu de villégiature du soir.

Les dunes de Tadoussac  

4 Août

A la baie Sainte-Marguerite, pas l’ombre d’un béluga. Pas de phoque non plus, pauvre petit Flo😢. Nous aurons fait les 6 kilomètres de balade pour la beauté du paysage. Que nous avons oublié de prendre en photo. Oups😳

Retour à Tadoussac puis à Pointe Noire mais là non plus pas de trace de béluga ou de petit rorqual. On dort sur place pour retenter notre chance demain.

Au saut du lit direction le belvédère mais rien à l’horizon. Deuxième réveil, ils sont là! Des petits rorquals, des bélugas avec leurs petits tout gris et même... des phoques !!😜 Je suis rien qu’une moqueu d’gens.

Bélugas et petit rorqual 

Après avoir encore une fois admiré ce beau spectacle offert par mère nature, nous reprenons la route direction le lac Saint-Jean

Le plus beau bateau c’est celui que l’on peut avoir
Sur la route  

6 aout

Entre le Saguenay et le lac Saint-Jean, j’en ai marre, c’est décidé, il est temps que ma mèche qui me tombe en permanence devant les yeux disparaisse.

-Florian sors la tondeuse s’il te plaît!

Il m’a regardé et m’a demandé si j’étais vraiment sûre.

-j’ai peur de te rater, que ce soit tout moche et que tu m’en veuilles.

-Ça dépend, tu comptes divorcer si j’ai une coupe moche ?

-Non

-Bon bah alors coupe au pire ça repousse.

Le résultat n’est pas parfait mais j’ai plus besoin de me coiffer le matin et surtout cette 🤯🤬🤯🤬 de mèche a disparu.

Conclusion réussite totale et je suis sûr que Flo gardera ce moment en mémoire toute sa vie.😂🤣

Flo a trop peur de se lancer,c’est moi qui commence
C’est encore hésitant
C’est bon il est a fond!
Ba ça va Flo a presque le droit à son diplôme de coiffure
C’est court mais c’est pratique  

Culture générale

Le Béluga du Saint-Laurent

Le béluga est la seule espèce de cétacé à résider toute l’année dans le Saint-Laurent. Cette population est endémique à la zone géographique du Saint-Laurent/Saguenay. Ces bélugas sont les plus au sud de l'aire de répartition circumpolaire de l'espèce.

Les bélugas sont blancs. Ils ont une petite tête mobile, surplombée d’un melon, qui est disproportionné par rapport au reste de leur corps. Contrairement aux autres baleines, les bélugas n’ont pas de nageoire dorsale. Leur taille varie de 3 à 5 mètres et ils pèsent entre 500 et 1 500 kilos. Ils peuvent vivre jusqu’à 80 ans. Les mâles atteignent leur maturité sexuelle entre 12 et 14 ans, et les femelles, entre 8 et 14 ans. Les bélugas s’accouplent tous les trois ans environ, d’avril à juin. Une femelle donne naissance vers juillet ou août à un baleineau, d’environ 1,5 mètres de long. La période de gestation dure 14,5 mois.

La population du Saint-Laurent est en voie d’extinction. Cela est dû à plusieurs facteurs. Une forte pression de chasse jusqu’aux années 80, la croyance populaire estimant que les bélugas étaient la cause de la diminution du stock de morue. Ce qui est totalement faux. Le béluga ne peut se nourrir que de très petits poissons tels le capelan, le hareng ou le maquereau. Cette chasse du béluga a été une catastrophe pour la population du Saint-Laurent car c’est une espèce à reproduction lente, et les abattages pouvaient aller jusqu’à 1000 individus par saison. La pêche des bélugas a été interdite en 1979.

La deuxième grande cause de cette situation est la pollution de leur milieu de vie qui entraîne des cancers, des perturbations du cycle de reproduction chez les femelles et des anomalies de développement chez les jeunes.

Un parc marin a été créé dans le Saguenay et des normes d’encadrement des polluants ont été mises en place. La qualité de l’eau est meilleure que dans les années 90/2000 mais la population reste aux alentours de 800/1000 individus. Il faudra encore des années pour que la population ré-augmente en espérant que cela soit encore possible.

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Nous arrivons au bord du lac Saint-Jean sous un ciel grisâtre et venteux. On ne voit pas l’autre rive et le lac moutonne, on pourrait se croire au bord de la mer au mois d’octobre... brrrr on ressort les pantalons et les polaires.

À Roberval, nous trouvons un emplacement dans un camping municipal gratuit. Gratuit!!🤨😀🤩Nous on est super contents mais Niaouli beaucoup moins. Il y a des chiens dans presque tous les fourgons autour, alors une fois n’est pas coutume malgré la porte grande ouverte elle reste assise à surveiller l’extérieur depuis l’intérieur. Nous avons le droit à des « ohhh tu as vu il y a un chat il est troppppp cuuuuutttteee» et les gens ont bien raison. Elle est super cute 🥰. Hein quoi gagas de notre chat? ... non pas du tout... Je vois pas de quoi vous parlez. Vers 21h30 quand tout fût enfin calme, elle a filé dans la nuit pour explorer son terrain de chasse du soir.

8 Août

Aujourd’hui nous visitons le village historique de Val Jalbert. Construit en 1901 pour loger les ouvriers du moulin à pulpe de monsieur Jalbert, cet ancien village de compagnie à été abandonné à partir de 1927, suite à fermeture de l’usine de pâte à papier mécanique. Les maisons vidées du jour au lendemain de leurs occupants se sont progressivement délabrées. Val Jalbert est devenu un village fantôme jusqu’à la fin des années 60. Le Canada a fini par y voir un site historique d’intérêt et a mis progressivement les moyens pour rénover et aménager le lieu pour les visites. Aujourd’hui on circule entre une partie restaurée qui a l’allure du village de l’époque et une partie maintenue tant bien que mal en état.

Nous commençons par remonter le temps. Devant nos yeux le village propre et moderne des années 20. Les maisons jumelées sont peintes en blanc et vert à l’extérieur et à l’intérieur c’est peinture et papier peint s’il vous plaît. Toutes avaient l’eau, l’électricité, une sorte de petite cuisine aménagée et des toilettes à l’étage. Dans certaines ils y avait même des machines à laver électriques!!! On croise sur les trottoirs les habitants de Val Jalbert, l’agent de poste, le directeur du magasin général, des travailleurs et les religieuses qui tiennent le couvent-école.

Flo regarde si on a reçu du courrier
Les toilettes des maisons ouvrières de Val Jalbert
Machine à laver électrique

Au bout de cette rue animée nous tombons en admiration devant la chute tumultueuse de 74 mètres de haut. C’est de cette chute que tout est parti. L’eau a apporté l’énergie nécessaire au moulin. L’eau a apporté le bois au moulin. Le moulin a donné vie et prospérité au village.

De celui-ci il ne reste que les murs en pierre et quelques morceaux de machines mis en valeur par la muséographie et un film immersif . On est maintenant incollables, ou presque, sur la fabrication de la pâte à papier mécanique.

Le moulin à pulpe  

En continuant notre visite, nous découvrons alors l’autre partie du village. Celle qui est silencieuse, celle où le temps a fait son œuvre. Ici commence le village fantôme de Val Jalbert.

L’ambiance est tout autre. Nous marchons au milieu de maisons éventrées exposant sous nos yeux les ruines des vie qu’elles ont abritées. D’autres tentent de rester debout le plus longtemps possible grâce a l’étayage, comme conscientes de leur rôle de vieilles gardiennes, de l’histoire et des secrets de la vie de Val Jalbert. Mais pour combien de temps encore?

Partie fantôme de Val Jalbert

A la sortie de cette visite nous sommes contents de retrouver notre petite Niaouli qui elle est pleine de vie. Elle sort des fourrés du parking à notre appel et on a le droit à une bonne séance de câlin et de roulage dans les cailloux.

Les vie se font, se défont ,le temps passe et la vie continue...

Des calins et des gratouilles 

9 août

Après une nuit sur le parking du zoo de Saint-Félicien, qui n’est d’ailleurs pas le plus moche des spots que l’on ait fait, nous sommes au taquet dès l’ouverture. Le zoo de Saint-Félicien présente les écosystèmes des régions boréales.

Ceux du Canada y tiennent une place importante avec un immense enclos de 30 hectares où tous les animaux se côtoient. On y circule dans un petit train grillagé sur un sentier de 4 kilomètres. Les animaux sont en liberté et nous en cage.

Pendant notre tour nous verrons plusieurs animaux mais les caribous et les wapitis ne se montreront pas. Mais maintenant on sait à quoi ça ressemble en vrai un orignal😀.

Loup arctique
Un mini mammouth. Un bœuf musqué de dos
Bison mâle
Bison femelle
Un orignal ou élan
Bœuf musqué
Carcajou/glouton
Ours noir
Ours noir
Ratons laveurs
Pékan
Raton laveur
Et encore un raton parce que c’est trop mignon!


Dans les régions boréales on trouve à notre plus grande surprise des singes. Mais pas que...

Yanghir de Mongolie
Bébé chèvre des montagnes
Cougar
Panda roux
Grizzly
Lynx du Canada
Tigre de l’amour
Macaques japonais
Macaque japonais
Yack domestique
Ours blanc
Qui adore jouer dans l’eau

Le soleil étant de retour nous n’avons pas pu nous empêcher de craquer pour une glace molle. Enrobage chocolat blanc érable pour moi, Flo a été plus classique dans son choix: chocolat au lait.

En quittant le zoo nous décidons de retenter notre chance dans la cueillette des bleuets, la région du lac Saint-Jean étant réputée pour cela. Nous trouvons une petite exploitation qui fait de l’auto cueillette en libre service 24/24. Cela nous arrange bien car il est 19h quand nous arrivons sur place.

Nous voilà accroupis dans un champ de bleuets au soleil couchant. On est heureux comme tout. Les bleuets sont en quantité et bien mûrs. Ils faut faire attention de ne pas marcher sur les plants car le champ n’est pas du tout organisé en lignes. C’est plutôt touffe par ci touffe par là au milieu des mauvaises herbes. L’agriculteur a tout compris il laisse sont champ vivre sa vie, il laisse ses clients récolter, peser et payer dans une petite boîte.

Le petit panier se remplit doucement mais sûrement une poignée pour lui, une pour mon estomac!

Ce soir c’est crumble et cette fois notre envie de dessert ne nous a pas pris tout la journée 😜

Auto-cueillette en auto-gestion

Culture générale

Histoire de Val Jalbert

Cette industrie répond principalement à la demande des États-Unis où la presse et la publicité consomment de plus en plus de papier.

C’est dans ce contexte économique que l’homme d’affaires Damase Jalbert (1842-1904) entreprendra en 1901 la construction d’une usine de pâte à papier, une pulperie, sur la rivière Ouiatchouan dans la région du lac Saint-Jean.

Il entreprend alors la construction de la pulperie sur la rivière Ouiatchouan, d’un barrage au sommet de la chute la plus en aval et d’un chemin de fer devant rejoindre un port du lac Saint-Jean.

Afin de loger les travailleurs de l’usine, le promoteur fait construire des maisons à proximité de l’usine qui deviendra un véritable village de compagnie.

Au début, le village compte 111 personnes. Malheureusement, Damase Jalbert décède en 1904 et la compagnie de pulpe Ouiatchouan passe aux mains d’investisseurs américains qui rebaptisent l’entreprise Ouiatchouan Falls Paper Company et le village Ouiatchouan Falls. Lourdement endettés avant même l’achat de la pulperie, les investisseurs américains déclarent faillite trois ans plus tard.

En 1907, la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi, sauve le moulin à pulpe de la Ouiatchouan. Il achète graduellement les actions, devient gérant et fait agrandir l’usine et modernise les infrastructures telles qu’une chambre des meules munie de trois turbines reliées à 10 défibreuses, ce qui permet à terme de doubler la production de pulpe. Le village de Val-Jalbert est alors en pleine expansion.

En 1915, la législation québécoise permet au village de Saint-Georges de Val-Jalbert de devenir une municipalité à part entière, offrant ainsi aux élus une voix égale à celles des dirigeants de la compagnie. On crée une commission scolaire et par la suite un couvent-école sous la direction de la congrégation des sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Chicoutimi.

De 1917 à 1919, le village de Val-Jalbert connaît un nouveau développement urbain à l’image du modèle américain. On aménage des égouts, des aqueducs, des bornes-fontaines, des trottoirs en bois et on construit de nouveaux logements ouvriers modernes munis de l’électricité comme dans les grandes villes du Québec.

La prospérité est alors au rendez-vous même si la grippe espagnole qui suivra la Première Guerre mondiale frappera durement la petite communauté de Val-Jalbert.

Les derniers investissements ont lieu en 1920 avec l’aménagement d’une salle équipée d’un écorceur à tambour pour l’usine et la construction de dix nouvelles maisons doubles dans le village. En 1926, un nouveau cartel du papier montréalais, la Quebec Pulp and Paper Mills Ltd., rachète la Compagnie de Pulpe et de Pouvoirs d’Eau du Saguenay. Cette acquisition entraîne un dernier regain de productivité dans l’entreprise. Le village compte alors 950 personnes.

Des rumeurs de fermeture commencent toutefois à se répandre et entraînent un exode des ouvriers et de leur famille vers d’autres lieux. L’industrie de la pulpe connaît un déclin soudain, provoqué par la popularité de la pâte chimique.

La fin approche pour Val-Jalbert. Le 5 août 1927, la compagnie publie l’avis suivant : « Par suite du mauvais état du marché de la pâte mécanique, nous cesserons les opérations à l’usine de Val-Jalbert le 13 août à minuit pour un temps indéfini. »

Une douzaine d’employés et quelques contremaîtres et ingénieurs restent pourvoir au fonctionnement de la dynamo, à l’entretien et au chauffage de l’usine et à la gestion de ce qui reste des affaires municipales.

En 1930, il ne reste que 50 personnes au village qui deviennent alors propriétaires de leur terrain et maison. Ils partiront progressivement et Val Jalbert deviendra un village fantôme,

Comment fabrique-t-on de la pâte à papier mécanique à Val Jalbert ?

Le bois, de l’épinette est coupé dans les bois en hiver. Il est apporté par l’eau, à la fonte des glaces, en amont de la chute.

Là, il est coupé en billots de 60 cm et acheminé par convoyeur jusqu’à la salle d’écorçage. Cette étape consiste à enlever toute trace de l’écorce du tronc. D’abord manuelle, elle fut mécanisée avec des écorceuses mécaniques. Cette machine était appelée par les ouvriers l’avaleuse de doigts.

Le bois nu arrivait par des petits canaux intérieurs jusqu’à la salle des défibreurs. Les ouvriers récupéraient les billots et les enfournaient un à un dans le sens de la largeur, dans la defibreuse qui détachait la fibre ligneuse du bois par broyage. Les fibres de bois tombent dans d’autre canaux qui les apportent à des tamis pour ne gardée que les fibres les plus fines. La pâte ainsi obtenue est alors étalée et pressée. Elle n’est pas encore utilisable telle quelle, il faudra une autre usine pour en faire du papier.

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Publié le 1er septembre 2022

10 août

Nous ne ferons pas le tour complet du lac Saint-Jean comme prévu initialement. Il ne fait pas très beau, ça ne nous donne pas envie. Nous repartons donc par d’où qu’on est venus.

À Chicoutimi, c’est la dernière fois que nous croiserons notre glacier préféré et ça tombe bien c’est ma fête aujourdemain 😜.

Petite voix de ma conscience: vous en avez déjà mangé une hier, c’est pas raisonnable du tout. Le reste de ma personne: mais c’est la dernière fois qu’on peut en manger de chez Chocolats Favoris. Je vous laisse deviner qui a gagner.😇😆

On roule vers les Escoumins et le ferry qui nous fera traverser le Saint-Laurent. Arrivés sur place, surprise, le ferry est en fait un bac. Un tout petit bac, capacité 40 véhicules et il ne fait que deux liaisons par jours. Pas sûr du tout qu’on ait une place dans celui de demain!!😳

En attendant nous allons à l’aire de camping, une nouvelle fois gratuite, des Escoumins. Une petite vingtaine d’emplacements au bord de la rivière. On a de la chance il reste une ou deux places et en plus on capte du réseau. Que demander de plus? Heureusement d’ailleurs car nous sommes bloqués ici pour 3 jours et notre départ se fera bien à 4h30 du matin. Il faut même y être une heure avant 😳😢.

Comme nous avons quelques jours devant nous Florian décide de retirer l’aimant qui permet à la porte de la chatière de ne pas bringuebaler à chaque secousse, ce qui est sur le principe une très bonne chose. Sauf que notre petit chat Niou Niou n’a pas compris qu il faut qu’elle pousse un peu fort avec sa tête pour ouvrir la chatière. Elle donne de pauvres petits coups de patte qui n’ont aucun effet. Malgré tout nos efforts, rien à faire, il faut qu’on laisse la porte de sa chatière ouverte, accrochée par la corde à linge, à la poignée de la porte de la salle de bain. Et ON EN A MARRE!!!!🤯. Après quelques difficultés techniques la chatière retrouve sa place sans son aimant. On teste tout de suite avec Niaouli.

Flo dans les toilettes avec des bonbons, moi à l’avant avec d’autre bonbons. Elle a du mal mais elle passe d’un côté à l’autre. On espère que ça marchera aussi sans les bonbons 😂🤞

Cette fois, nos voisins n’ont pas de chien. Niaouli se balade donc au milieu des fourgons et autres camping cars sous le regard étonné des autres campeur. Une personne est même venue nous demander si c’était normal que l’on ait un chat sur le capot de notre fourgon😂 Oui oui c’est normal vous inquiétez pas. Elle peut même se balader et quand on la siffle elle revient. Vu la tête de la dame je suis pas sûr qu’elle nous ait cru. Notre chat est un bon moyen de faire des rencontres. Les gens viennent souvent nous poser des question sur Niaouli. Nos plaques françaises sont aussi un bon vecteur de rencontres et de questions surtout quand les québécois se rendent compte qu’on est plaqués devant et derrière en français. Ici seules les plaques à l’arrière sont obligatoires. Certains s’autorisent donc des plaques loufoques à l’avant.

Durent ces trois jours nous avons aussi essayé de voir des baleines à bosse sur les bords du Saint-Laurent mais la chance ne fut pas avec nous.

13 Août

Nous avons dormi sur le quai du bateau mais même avec un réveil le plus tardif possible ça pique grave! En plus on pensait monter dans le bateau et nous recoucher illico presto mais on est obligés de sortir des véhicules.😢😢

La seule ravie de nous voir lever si tôt c’est le chat. Elle nous fait des câlins et des ronrons comme jamais.

On est levés avant le soleil! Dur!!!
Le pont imaginaire
Arrivé à Trois Pistoles
La traversée  

Au bout d’une heure trente de traversée notre maison qui flotte redevient roulante et nous allons nous recoucher dans un endroit magnifique près du parc du Bic.

Au réveil la mer a disparu laissant place à une grande plage de rochers. Petit bricolage, le suport de la tirette d’évacuation des eaux grises n’a pas supporté les nombreux cahots des routes québécoises. Le filetage est mort ... un bon coup de joint colle ... quelques heures de séchage. Ça tient!

Et le miracle se produit, Niaouli se met à se servir de sa chatière toute seule et sans encouragements Alléluia! Oui car cette petite maligne depuis le jour du bricolage, elle profitait que l’on aille dans la salle de bain pour se faufiler tranquillement sans utiliser sa chatière. Mais le matin de bonne heure elle venait nous réveiller pour qu’on lui ouvre la porte... Maintenant qu’elle maîtrise j’espère qu’elle va perdre cette habitude!!

Notre première balade dans le parc du Bic est pour aller voir des phoques se faire dorer la pilule au soleil. La marée étant remontée pas de phoques. Imaginez la tête de Flo 😜. Nous reviendrons demain après notre balade sur l’estran.

Pas de phoques mais de beaux paysages 

On a de la chance notre magnifique jardin est toujours libre.

14 août

Lever 7h30 la marée n’attend pas et puis après le 3h15 c’est la grasse mat😂.

La balade est juste superbe, magnifique, grandiose. On en prend plein les yeux. La balade de la Mauricie vient de perdre sa place de la plus belle randonnée.

Il y avait aussi le Mont Chocolat dans ce parc!
La balade du grand tour parc du Bic 

Nous finissons notre visite du Bic par un retour à la plage des phoques. Ils sont bien là. Une bonne dizaine sur leurs rochers à se tenir en banane. Ils ont de sacrés abdominaux !! (Ma conscience: «ils ne mangent pas de glace molle tous les jours eux!!» )

Ils se réchauffent et se font sécher au soleil pour stimuler leur nouvelle pousse de poils. D’où la banane qui leur permet de sécher sur le plus de surface possible.

C’est vraiment un spectacle rigolo et peu banal.

Tentatives de photos des phoques sans téléobjectif puisqu'il a rendu l’âme. 

Nous quittons le Bic avec une mission. Se trouver de quoi fêter dignement nos noces de coton.

Nous sommes en Gaspésie, ou presque, et la spécialité du coin c’est...le homard 🦞. Pince alors 😀🤤


A nous mon cœur.

Mon amour, cette première année de mariage ne fut pas particulièrement de tout repos. Un mariage, un déménagement, un emménagement, une fête en décalé, une nouvelle brigade, un projet de voyage à mener, le budget qui va avec à boucler et surtout nos premières vraies difficultés à surmonter. D’ailleurs sont-elles définitivement derrière nous? J’en doute fort mais cette première année de mariage m’a montré que nous étions capables de faire face ensemble même si c’est difficile. Je crois en toi et en nous. Tout ne s’est pas fait dans le calme loin de là mais nous avons toujours fini par nous écouter, nous expliquer et nous comprendre. Nous avons fait des compromis et des pas l’un vers l’autre. Notre amour à continué et avec lui tous nos projet.

Je t’aime aujourd’hui, je t’aimerai demain et quand on s’aime on trouve toujours un chemin.

Préparation de la mousse au chocolat pour notre festin
Le spot du soir
La vue du spot du soir à marée haute
A nous deux!
A marée basse
A marée basse
1,5kg c’est un beau bébé!
Le spot de nos un an de mariage  

Culture générale

Les phoques du Saint-Laurent

Quatre espèces de phoques fréquentent l’estuaire du Saint-Laurent. On distingue alors deux saisons bien différentes, chacune représentée par deux espèces de phoques : l’été avec les phoques communs et les phoques gris et l’hiver avec les phoques du Groenland et les phoques à capuchon. Les phoques sont très communs, été comme hiver.

Les deux premières espèces viennent passer la saison estivale dans les eaux du Saint-Laurent pour s’alimenter et, ensuite, migrent en hiver dans les eaux côtières dépourvues de glace flottante. Quant aux phoques du Groenland et aux phoques à capuchon, ils se rendent chaque hiver dans le golfe et parfois l’estuaire du Saint-Laurent pour mettre bas et remontent dès le printemps dans les eaux subarctiques et arctiques chargées de glace pour se nourrir.

Le phoque commun: (Phoca vitulina) est, avec ses 1,2 à 1,8 m de long et ses 110 kg, le plus petit des phoques laurentiens. Ce pinnipède se singularise sur les côtes par son comportement à terre lorsqu’il fait la « banane ». Son nom lui vient du fait qu’il est le plus observé de par son habitat mais ce n’est pas le plus répandu contrairement à ce que son nom laisse supposer.

Le phoque gris: (Halichoerus grypus) est le plus commun des pinnipèdes laurentiens. Il est aussi l’un des plus gros avec ses 1,8 m à 2,3 m de long et ses 150 à 230 kg. Ce phoque d’un pelage gris parsemé de petites taches sombres est le champion de l’apnée parmi les phoques du coin. Il peut atteindre 300 m de profondeur et y rester jusqu’à une trentaine de minutes.

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Publié le 6 septembre 2022

15 août

Nous descendons vers la baie des chaleurs par la traversière de la Matapédia. La route sinueuse longe la rivière du même nom.

Pour dormir nous empruntons le vieux tracé de la route. Une partie de la voie de droite disparaît sous la végétation. De ci de là, la rivière a même commencé à ronger le macadam. La route reste quand même largement praticable et nous offre un très très joli coin pour dormir au calme au son du coulis de l’eau... 🎵 sur la terre

Dis-toi qu'au bout hé il y a la mer

Et que ça ça n'a rien d'éphémère

Tu comprendras alors que tu n'es rien

Comme celui avant toi comme celui qui vient

Que le liquide qui coule dans tes mains

Te servira à vivre jusqu'à demain. 🎶 houla Excusez je me suis emballée!

La nuit tombe. Niaouli s’en donne à cœur joie dans les buissons et hautes herbes. Nous, nous profitons de l’absence de moustiques et de la douceur ambiante pour rêvasser les yeux dans les flammes de notre premier feu de camp. Je souhaiterais que ce moment dure toujours. On est bien là collés l’un à l’autre, le monde pourrait s’effondrer que l’on ne s’en rendrait pas compte. Malgré nos efforts soutenus pour prolonger ce moment le plus longtemps possible notre feu à fini par s’éteindre et avec lui toute cette magie qui nous maintenait en ce lieu hors du temps.

La vue au réveil
Spot Matapédia 

La nuit a passé, le matin est arrivé alors n’hésite pas petite maison, roule, roule le monde nous est offert.

D’un coup l’horizon s’élargit, l’estuaire de la Matapédia rencontre celui de la Ristigouche. Nous sommes arrivés dans le fond de la baie des chaleurs.

Fond de la baie des chaleurs  

C’est le lieu historique de la bataille de la Ristigouche. Ici s’est joué l’avenir de la France en Amérique, ici ont été coulés les bateaux français venus réapprovisionner la nouvelle France en nourriture et en soldats. Ici s’est terminée la guerre de 7 ans entre l’Angleterre et la France. Ici s’est jouée mon obligation d’apprendre les verbes irréguliers en anglais.😢pfff maudits anglais!

Le musée de la bataille est petit mais bien fait on y voit entre autres des morceaux de l’épave du Machault remontés du fond de l’estuaire et un résumé de la guerre de 7 ans. Le tout commenté par un guide.

Ce soir nous dormons sur un embarcadère de ferry abandonné. Plage des deux côtés et falaises dans le fond avec coucher de soleil. La vie est belle.

Notre première pizza

Nous y resterons deux nuits. Les coins pour dormir gratuitement en Gaspésie sont plus rares. Nous avons fait quelques kilomètres d’aller et retour pour visiter Carleton et admirer la vue depuis l’oratoire du mont Saint-Joseph. Moyenne de la côte 16%, 32% au plus fort. Notre petite maison qui roule à eu un peu chaud 🥵 , elle a quand même réussi à monter, doucement mais sûrement.

Belvédère de l’oratoire du Mont Saint Joseph 

Carleton-sur-Mer ne nous a pas vraiment emballés.

17 août

Il pleut, nous passerons tout droit devant la rivière Bonaventure. Dommage on nous avait conseillé d’y faire du kayak, mais c’est la vie, tant pis.

On se console en allant acheter du homard. ☺️ oui encore!!! Mais on nous avait spécialement recommandé cette poissonnerie et en plus à 19€ du kilo on aurait eu tort de s’en priver. Mayonnaise sur le homard, le poissonnier nous informe que l’on peut dormir sur le port de pêche. C’est pas glamour on n’est pas très loin des poubelles mais c’est bien pratique car on ne savait vraiment pas où on allait dormir 💤 Les homards sont plus petits mais toujours aussi bons, on se régale! C’est bien plus rapide à éplucher que le crabe ou l’araignée au grand soulagement de Flo. On aurait bien goûté le crabe des neiges mais ce n’est pas la saison. Il est donc congelé et bien plus cher que le homard.


Culture général

La bataille de 7 ans

La Guerre de Sept Ans (1756-1763) est la première guerre mondiale. Les combats se déroulent en Europe, en Inde et en Amérique du Nord. Une des principales causes de la guerre est la concurrence de la France et de l’Angleterre pour le commerce et les colonies.

En Amérique du Nord, les Britanniques et les Français ont tous deux des alliés autochtones. Les Français obtiennent de belles victoires au départ mais les anglais reprennent l’avantage en s’appropriant le fort de Louisbourg, porte d’entrée du Saint-Laurent. Ils parviennent à prendre Québec après la bataille des plaines d’Abraham. La petite flotte des renforts français n’arrivera jamais, coulée en partie au large de la France et dans la baie de la Ristigouche.

Le traité de Paris du 10 février 1763 assure d’énormes gains à la Grande-Bretagne, sortie de la guerre en position de force. En Amérique du Nord la France perd le Canada sauf Saint Pierre et Miquelon. Elle perd aussi ses autres territoires d’Amérique sauf ceux situés à l’est du Mississippi, ainsi que certaines îles des Caraïbes: la Martinique, la Guadeloupe et Sainte Lucie.

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Publié le 8 septembre 2022

19 Aout

Houla en arrivant à percé c’est un peu le choc, c’est blindé de monde! On a l’impression de débarquer dans une station balnéaire avec une seule rue! 😳 Les bâtiments sont, soit des hôtels, soit des restaurant, soit des magasins de souvenirs.

On va se garer sur le parking du parc national de l’île Bonaventure, où on nous réclame 10$. Un peu plus loin c’est 45$ par personne pour le bateau heureusement qu’on a nos pass pour le parc sinon c’était 9$ de plus par personne. Bon tout le monde nous a dit que l’île Bonaventure était magnifique, que ça valait la peine mais sur le moment ça nous a quand même fait un peu mal au derrière. Surtout qu’on avait pas prévu que ça soit aussi cher le bateau. Malheureusement ce n’est pas la Sepaq qui gère le transport mais une boîte privée. Au lieu de faire juste une navette à un prix correct, ils te mettent une croisière avec le tour du rocher percé, que tu vois parfaitement du rivage et un tour de l’île dont tu n’as pas besoin. Tout ça ne m’a pas spécialement mise de bonne humeur, j’ai horreur de cette impression que tout est fait pour te faire payer un max. Que l’on paye je comprends, le parc est sur une île mais faut pas pousser mémé dans les orties!

Bon on a quand même payé, on espère que l’île sera à la hauteur de sa réputation et on a eu une place sur le bateau de 12h. Début sous le soleil puis on s’est fait saucer par un énorme grain. On avait prévu le coup, pantalon étanche et k-way. Malgré tout après nos premiers pas sur l’île on était bien trempés.

Arrivés à la colonie de fous de bassan j’ai oublié ma grogne, c’est impressionnant!

Une énorme nappe blanche mouvante qui piaille et soyons honnête qui pue de ouf. Mais quel spectacle! On ne sait pas où donner de la tête. Là un nourrissage de petit, ici deux mâles se battent pour leur territoire à côté d’un couple qui se retrouve au rituel des coups de bec avant de se faire des câlins. Ça décolle, ça atterrit, dans tout les sens, en mode patapouf ou pousse toi je maîtrise rien 😂🤣

Toute cette effervescence nous accapare tellement qu’on en oublie les 1h30 de marche pour retourner au bateau. On ne va pas pouvoir flâner dans les vielles maisons de pêcheurs et on a intérêt à cavaler.

Une communauté de pêcheurs venus pour la plupart de Jersey  

On arrive pile poil pour l’heure de départ du dernier retour. 😅

En rentrant on a été faire le tour des magasins de souvenirs en vrais touristes que nous sommes. Le musée du rogaton n’a qu’a bien se tenir 😳🤨😅🤣😜 On a quand même trouvé un magnet pour le jour où on aura un frigo en métal qui colle.

Il va falloir que l’on cherche un spot pour la nuit, c’est pas gagné du tout. Rien dans nos applis et tous les parkings sont interdits au camping. On roule et là sur la droite avec une belle vue une aire municipale. On vérifie dans tous les coins, pas de panneau interdisant le camping ou le VR. C’est super car on se voyait obligé de nous éloigner grandement de notre balade prévue demain au petit mont Sainte-Anne.

20 Août

Réveil 5h 😳😅😥merci Niaouli !!!!! Je la mets dehors et là le lever de soleil est superbe. J’hésite un peu mais je finis pr réveiller Flo pour qu’il en profite aussi.

Je vous rassure on s’est recouchés pour finir notre nuit et être en forme pour notre balade du jour. Objectif la crevasse et le point de vue proche du petit mont Sainte-Anne qui donne sur le rocher et l’île d’hier.

Belle vue à la crevasse mais pour l’autre faut payer 11$ non mais c’est une blague?!! Tu te fais toute la montée à pied et arrivé là il y a un guichet. Et c’est indiqué nulle part sur les panneaux en bas. On a gentiment dit à la petite dame qu’on se passerait de la vue. Pour compenser et ne pas être montés pour rien on est allés au sommet. Pas de vue sur Percé mais sur une très belle formation rocheuse bien ocre.

Fin de journée, machine à laver à la fac de Gaspé et dodo sur un grand parking en plein centre ville. C’est un peu bruyant mais c’est gratuit et avec des bouchons rien de problématique. C’est juste moins drôle pour chat minou qui sort très tard et pas longtemps mais on l’avait fait sortir sur le parking de la fac elle ne devrait donc pas être trop relou cette nuit, mais c’est pas une science exacte😂 on verra bien.

Culture générale

Fou de bassan

Cet oiseau marin se nourrit de poissons et de céphalopodes. Il est indigène à l’Atlantique Nord.

Les adultes mesurent entre 85 et 90 cm de longueur et leurs ailes ont une envergure de 165 à 180 cm.

Les Fous de Bassan planent haut dans les airs avant de plonger comme des flèches dans la mer à grande vitesse, de l'ordre de 90 km/h, lorsqu'ils aperçoivent une proie. Sa vue est si perçante que cet oiseau repère un banc de poissons à 40 mètres de hauteur. Une fois sous l'eau, il attrape son poisson et n'a plus qu'à l'avaler, avant même de regagner la surface. Le fou peut ainsi descendre à une quinzaine de mètres de profondeur et rester immergé pour une durée allant jusqu'à 20 secondes.

Les mâles et les femelles se ressemblent. Les juvéniles sont brun foncé la première année, avec une bande de couleur claire à la base de la queue, puis apparaissent graduellement de plus en plus de plumes claires, sur la tête d'abord puis sur le dos et le ventre jusqu'à acquérir leur plumage d'adulte au bout de cinq ans.

Les fous de Bassan nichent en colonies denses d'avril jusqu'à septembre. Ceux-ci peuvent rester ensemble pour la vie, à condition que chacun retourne sur le même nid chaque année. La femelle y pond un seul œuf blanc bleuté, que les deux partenaires couvent à tour de rôle pendant 44 jours. Le poussin naît nu et très vulnérable. Nourri par ses parents pendant 90 jours, le jeune fou passe alors de 70 grammes à la naissance à son poids adulte de 3kg environ. Il vivra de 16 à 20 ans.

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Publié le 13 septembre 2022

Avant de commencer petite info. Nous avons créé une chaîne YouTube où l’on partage des images de notre voyage. Comme pour le blog il est possible de s’y abonner. On va essayer de publier une vidéo par semaine. ( ça c’est la théorie 😜) Notre matériel: nos téléphones portables respectifs et une gopro héro 3, autant dire des dinosaures mais ça fait le job. Si vous êtes étonnés des petites différences de récit cela s’appelle la magie du montage 😂.On a déjà réussi à monter 4 vidéos voici la première

On commence par la visite de notre maison qui roule  

21 Août

On quitte Percé direction le bout de la Gaspésie avec le parc du Forillon.

La première chose à faire en arrivant, réserver notre activité kayak avec les phoques ainsi qu’une balade en bateau pour que Flo puisse voir les baleines à bosse. Nous avons décidé qu’il irait seul vu que l’on fait attention à notre budget et que moi des baleines j’en ai déjà vu plusieurs fois.

Pour le kayak pas de problème mais pour les baleines, Flo ne veut plus y aller sans moi. Mais c’est trop cher pour qu’on le fasse à deux et je trouve dommage qu’il s’en prive pour moi. J’insiste donc fortement et finit par le re-convaincre du bien fondé de la chose. Là dessus débarquent les client de la croisière baleines qui me cassent la baraque, ils n’ont vu que des petits rorquals et des marsouins. J’ai beau lui dire que c’est variable, il ne veut plus y aller... Il me dit qu’il veut aller les voir en Islande 🧐😳🤣👍ok! Ça sera pas pour tout de suite mais on connaît la destination de notre prochain voyage. Ça tombe bien moi je veux voir des aurores boréales.

En attendant nos voyages futurs on va profiter du moment présent en faisant la balade du cap Gaspé. Encore une fois c’est beau 😍

Cap Gaspé 

Notre spot pour la nuit est situé au cap des rosiers un grand terrain en herbe vue mer à côté du centre communautaire qui offre gratuitement du wifi. 👍

22 août

Une petite balade de mise en jambe avant de faire travailler nos bras pour aller voir les phoques.

HA la balade avec les phoques, on en rêvait déjà aux Escoumins. On n’avait pas pu la faire là bas faute de places disponibles. On est donc impatients de mettre notre kayak à l’eau surtout que il y a déjà deux phoques qui jouent près du quai. Ça s’annonce bien... oui mais voilà notre encadrement, lui, n’a pas l’air d’être aussi émerveillé que nous. Il pagaie à une vitesse soutenue, il nous annonce tout de suite : normalement la balade fait 6 km mais on va en faire 8 aujourd’hui euuuuhh. Le titre de la balade c’est rencontre avec les phoques pas pagaie le plus possible! Quand les phoques sortent nous on essaye de ne plus bouger pour les admirer. On est en mode contemplation lui en mode compétition. Ce soir on a bien mal aux bras et on n’a pas l’impression d’avoir profité au mieux de cette opportunité d’observation 😢. On en a quand même vu c’est déjà ça.

24août

On reprend la route en longeant la mer jusqu’à Sainte Anne des Monts où l’on replonge dans les terres pour rejoindre le parc national de Gaspésie.

C’est notre dernier parc au Québec. On en profite donc pour prendre les deux nuits de camping que nous offrent nos pass.

La dame a l’accueil nous dit que c’est le parc national avec la plus forte concentration d’orignaux. hmmmoui, on nous l’a déjà faite avec les castors celle là! Malgré tout, ça ne nous empêche pas d’espérer très fort que ce soit enfin enfin notre chance.

Sur la route je vois une tache marron dans le fossé. On fait demi tour et on revient. Il y a bien un orignal. La vision est rapide car il remonte dans les bois mais on en a vu un!!! On est tout contents et remontés à bloc pour le lac Paul où d’après notre guide Michelin (le vert hein, on est là pour les voir, pas pour les manger) on a de fortes chances d’en voir. Une heure de piste aller une heure de piste retour, une bonne observation sur place ettttt.... rien. 😢😳.

On ne se décourage pas et on va faire la balade du mont Ernest que la dame de la Sepaq nous a recommandé au coucher ou lever du soleil. On monte et on redescend à la nuit tombante. C’est beau mais pas d’orignal.

Le sentier du mont Ernest 

On se pose la question de dormir sur le parking de la balade. C’est pas vraiment autorisé mais demain on sera sur place et surtout ça nous évite les 45 km de piste pour aller au camping qui ne nous font pas du tout rêver présentement.

On part quand même. On se motive en espérant voir des originaux.

On a bien fait de prendre cette piste on en verra trois. Un jeune et un adulte sans bois puis un mâle avec ses bois. On est comblés!

25 Août

On se lève quand même à 5h pour espérer en voir de jour. Sur la piste rien sur la balade du mont Ernest rien. Rien, rien, rien de la journée. Tant pis. On profite de notre emplacement de camping, plein d’eau, douche, ménage et lessive.

26 Août

Avant de quitter le parc on retourne une dernière fois à la balade du mont Ernest pour ne pas avoir de regrets. On monte, rien. On redescend... cette fois c’est la bonne il y en a un au milieu du chemin. On est un peu loin mais on le trouve déjà bien grand. On s’approche, c’est bien plus impressionnant que la nuit bien à l’abri dans le fourgon. On s’approche encore et là un deuxième sort des buissons. Wouaa celui qu’on trouvait déjà grand est en fait un petit! Nous avons maintenant devant nous, une maman et son bébé. Je pourrais sauter partout en hurlant ma joie de pouvoir les observer aussi bien! Cela les ferait fuir alors j’intériorise et j’ouvre grand les yeux.

Ils sont là!!!!! 

Roule roule petite maison il faut toujours rêver.


Culture générale

Orignal ou élan

L’original est un mammifère ruminant de la famille des cervidés. Ils sont les plus grands cervidés dans le monde.

L’élan est un animal indépendant et solitaire en été, qui ne vit en couple qu’au moment du rut (mi-septembre à mi-octobre). Les mâles ne forment pas de harems. On peut cependant les voir en groupe en hiver.

Il se nourrit principalement de jeunes branches, pousses et de feuilles de saule ou de bouleau. Il apprécie aussi les plantes aquatiques (qu'il peut brouter sous l'eau jusqu’à 5 mètres), ainsi que l’écorce d’arbre et de cônes de pins en hiver.Il consomme accessoirement des champignons, mousses et lichens. Les élans ou orignaux vivent dans les forêts boréales et les forêts mixtes de feuillus de l’hémisphère Nord, sous des climats tempérés à subarctiques. Leurs choix d'habitats sont guidés par leurs besoins en nourriture.


La période de reproduction va de mi-septembre à mi-octobre. La période de gestation dure environ 8 mois. La femelle fait une portée comprenant généralement un ou deux petits, rarement trois. Les faons pèsent de 11 à 15 kg à la naissance et sont capables de tenir debout quelques minutes après leur naissance. Les femelles peuvent se montrer très agressives durant la période d'élevage des petits. (On a eu de la chance 😳😀)

Les mâles pèsent entre 500 kg et 700 kg pour 230 cm au garrot et les femelles pèsent entre 350 kg et 580 kg pour 170cm. L’adulte perd 15 à 17 % de son poids vif chaque hiver, voire plus lors d’hivers difficiles. Les petits grandissent rapidement.

Seuls les mâles possèdent des bois, qui peuvent dépasser les 1,60 m de largeur et peser jusqu’à 20 kg. Au mois de novembre, le cervidé perd sa parure.

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Publié le 20 septembre 2022

Nous voilà de retour sur notre quai abandonné sous une pluie battante. Pas de beau coucher de soleil pour notre dernière nuit au Québec. 😢

27 août

Réveil en douceur notre programme du jour n’est pas trop chargé. Passer le pont et se trouver un spot pas très loin de l’île Miscou.

On traîne un peu au petit déjeuner pour laisser le temps à minouchon de se dégourdir les pattes car entre le parc de la Gaspésie et la pluie d’hier c’est pas ouf pour elle.

En sortant du fourgon Flo trouve que le marchepied est drôlement bas. J’en sais rien j’ai pas fait spécialement attention. Tour d’inspection la roue arrière est à plat. Un clou planté bien droit dépasse du pneu...

On garde le sourire et on passe aux chaussures fermées
Bon bah y a plus qu’à

Bon bah c’est parti, changer une roue c’est pas la mer à boire. 😂 Petite naïve! On descend la roue de secours. On commence à desserrer les boulons. Enfin on essaye, on a changé nos quatre pneus juste avant de partir et au garage ils nous les ont serrés comme des ânes. On teste plusieurs techniques. Sauter sur la barre, donner des coups marteau, s’énerver, ( juste un peu😜😇) chercher une tige de métal pour agrandir notre levier, maudire ces 🤯🤬 de monteurs de pneus. Rien n’y fait. On ne va tout de même pas être obligés d’appeler le dépanneur pour un pneu crevé !!!!

On finit par aller demander de l’aide au propriétaire du camping un peu plus loin. Il nous dit qu’il passera dans l’après-midi avec une barre de force. On croise les doigts pour que les écrous des roues canadiennes soient de même dimensions que les nôtres.

Il arrive une demi-heure plus tard avec une clé à choc et un jeu de d’embouts considérable. Aucun problème pour en trouver un qui va bien. En même pas 1 min c’était torché... Quand on pense à nos 3 heures de galère c’est frustrant. On le remercie chaleureusement.

Nous qui avions peur pour la correspondance des tailles  !

On changera la roue après manger, il faut des forces pour soulever la maison qui ne roule pas.

On monte le cric tout doucement c’est super lourd 900 kg par roue 😳. On redescend le cric car Flo trouve qu’il est tordu, moi pas mais dans le doute l’huile de coude ça coûte rien. (Sauf du chocolat pour se donner du courage)

On remonte le cric, je me demande si un jour la roue va se retrouver en l’air.

Des canadiens nous voyant galérer viennent nous aider avec un compresseur portable. On regonfle un peu et on répare avec une mèche, puis regonflage complet ça n’a pas l’aire de fuir.

Alleluia notre maison est de nouveau roulante!😀👍.

Les canadiens sont vraiment super gentils. Heureusement qu’on nous a bien aidé. La première chose qu’on a fait en partant c’est aller au magasin pour acheter une barre de force et un compresseur. La prochaine fois c’est nous qui aidons😜.

On reprend notre programme du jour laissé en plan, on sera moins gourmands sur les kilomètres mais pas sur la glace molle. Fallait bien se remettre de tout ça 🤣😜. Nous passons le pont qui enjambe le fond de la baie des chaleurs. Au revoir le Québec, on se souviendra.

Roule roule petite maison toi qui a quatre roues. oufffff!!!!

tout est bien qui finit bien  
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Publié le 23 septembre 2022

Nous ne sommes pas très productifs en terme de kilomètres. Nous allons mettre presque 4 jours à atteindre l’île Miscou.

Les occupations sont nombreuses. Tri des photos, rattraper un peu le retard du blog et faire du montage vidéo. Ménage et entretien du fourgon. En plus notre pauvre minouchon a été malade donc machine à laver pour la housse du siège conducteur.

Nous sommes aussi tombés sur un stop pique-nique tellement beau et sympa que l’on a décidé de rester s’y baigner puis de fil en aiguille le soir est tombé et nous n’avions pas bougé d’un pouce. Alors on a sorti notre petit barbecue et on a profité du moment présent en regardant les étoiles tout en faisant griller la viande. Les moustiques ont bien profité eux aussi😂😜

Un spot dans un village au nom rigolo: Maisonnette
Dur dur de voyager!

Ensuite c’est la pluie qui nous a poussés à prendre notre temps: plein d’eau, vidange et recherche d’une poissonnerie où le homard est à un prix raisonnable. Nous avons finalement réussi à rallier cette petite île du Nouveau Brunswick sous une pluie battante et un vent à décorner les bœufs.

Septembre

Notre séjour à l’île Miscou fût marqué par une cueillette de bleuets sauvages sous un magnifique ciel bleu assez inespéré vu le temps de la veille, et des attaques intensives de moustiques. On pensait qu’on ne pouvait plus jamais en retrouver autant voir plus que dans le Témiscamingue Abitibi et bien si!!! Saletés de bestioles !!! Impossible de profiter du phare de l’île. Heureusement un peu plus loin une mini balade sur une passerelle en bois nous a permis de voir la tourbière d’un peu plus près et d’y apprendre que le moustique était l’espèce la plus présente dans cet écosystème. Ah!!!! Ok!! Ceci explique cela, l’île Miscou étant une tourbière géante.

Des bleuets bien mûrs et sucrés
Le phare de l’île Miscou
La tourbière
Un bon crumble de bleuets, on commence à maîtriser!
Faites de beaux rêves!

On continue à descendre la côte du Nouveau Brunswick. Le Parc national de Kouchibouguac nous a occupé une journée entière. Jolis paysages de plages et de tourbières. Observation de grands hérons et de pluviers. Ça fait plaisir de voir de nouveaux paysages. En plus il y a des douches chaudes et gratuites, juste parfait. On aime bien la douche de notre maison mais en trouver une sans avoir à tout sortir, tout sécher et tout ranger c’est quand même un luxe dont on ne se prive pas.

Notre frigo ne veut plus fermer correctement, le problème est repéré depuis quelques jours. Trop de givre dans le congélateur. Cette fois rien n’y fait, nos petites bidouilles pour enlever le givre à la main ne fonctionnent pas 😥.Alors ce soir avant de profiter du spot on vide ce qui reste dans notre frigo, on l’éteint et hop une bassine. On verra quand ça aura fondu pour tout sécher et relancer tout ça.

Notre coin pour dormir est calme au bord d’une plage avec du bois pour pouvoir faire un petit feu juste pour le plaisir. On voit les étoiles et chat minou est venu nous retrouver pour nous faire des câlins au coin du feu, de quoi bien finir la journée.

20

4 Septembre

Nous quittons le Nouveau Brunswick pour l'île du prince Édouard. Il nous faut emprunter le pont de la confédération: 12,9 kilomètres, 11 mètres de large et 60 mètres au plus haut pour laisser passer les bateaux.

Pont de la Confédération  

Nous sommes un peu déçus de la route côtière recommandée dans notre guide. Où est la mer? On ne voit que des champs de patates, de maïs, excusez, de blé d’Inde et de foin. C’est pas moche mais c’est vite lassant.

Heureusement notre spot pour la nuit n’a rien à voir. Un phare, des falaises rouges, le soleil et personne. Cela sera sûrement l’un de nos plus beaux jardins durant ce voyage 🤩😍

5 Septembre

Objectif: le parc national de l’île. Il est en trois parties: plages, falaises et dunes.

On commence par la partie falaises. Pour une fois la dame à l’entrée nous dit de bien mettre en évidence nos pass sur la voiture. Nous les coinçons dans la vitre conducteur quand nous partons admirer des points de vue. C’est joli. Au troisième arrêt c’est la catastrophe! L’un de nos pass tombe dans la petite fente entre la vitre et le joint direction l’intérieur de la portière 😳😳😓😭.

Parc national de l'ile du Prince Édouard 

On retourne à l’accueil pour leur expliquer ce qu il c’est passé. Pour refaire un pass faut aller à la capitale,dans les bureaux de Parcs Canada, remplir des papiers payer et attendre. Cela peut prendre plusieurs heures ou plusieurs jours...

Bon bah on va démonter la portière...😤 on sort du parc on se trouve un parking et hop les outils! On n’a pas fait dans le détail. Déclipsage du bas de la garniture incision du polystyrène etttt ouf il est là. Au remontage le polystyrène tient avec du scotch, impossible de remettre les clips, il faudrait pouvoir démonter intégralement la porte. De loin ça fait propre mais à notre prochain passage frontière les douaniers risquent de trouver ça louche 😅😆.

Démontage de la garniture de porte 


Il est trop tard pour le reste du parc, on reste sur notre parking. Les jours se suivent mais les spots ne se ressemblent pas.

6 Septembre

Côté plage, rien à signaler petite balade pour aller voir une source bouillonnante, c’est comme ça qu’elle est vendue 😂🤣 une mare avec au fond une agitation relativement modérée de la vase. Ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Les dunes elles, sont très jolies. La balade passe par une passerelle flottante avant d’arriver sur l’arrière d’une plage immense avec vue sur les dunes plus ou moins recouvertes d’herbe bien verte. 😍

Ca n'avait pas l'air d'alarmer grand monde. Ca doit être courant ici...
Michel voulait lui aussi faire du Jacuzzi
Parc national de l'île du Prince Édouard 


Notre chambre à coucher est encore une fois très jolie, terre rouge qui se jette dans la mer à 20 mètres du fourgon et toujours seuls au monde .

Ce soir on joue😀. On est à fond concentrés sur notre partie de Code Name. En entendant couiner Niaouli j’ouvre la porte distraitement. Nous finissions par lever les yeux de notre partie en entendant l’agitation de Niaouli. Elle n’est pas agitée elle chasse !!!! Elle a ramené une musaraigne avec elle!!!😳😳 On saute sur nos jambes, la partie oubliée. Vite ouvrir la porte et remettre tout ce petit monde dehors. Au moment de l’ouverture la musaraigne bondit vers la liberté mais tombe dans le vide qui existe entre le plancher habitable et le fond métallique du fourgon 😳 misère !! Nous voilà à quatre pattes de nuit aidés d’une fourchette et d’une cuillère à essayer de faire sortir cette pauvre petite bête, qui elle n’a qu’une envie, se planquer sous le rail de la porte.... Rajoutez à ça Niaouli super méga enthousiaste qui pense qu’on joue nous aussi et qui essaye de l’attraper dès qu’on arrive à la faire sortir de sa cachette grâce à notre fourchette. J’ai bien tenté d’enfermer le chat dans la salle de bain mais elle a trouvé qu’en se pendant à la poignée elle pouvait ouvrir la porte quand la chatière est bloquée. Elle a mis deux mois à savoir se servir correctement de sa chatière mais 5 minutes à se servir d’une clanche😳🧐🤨 ...Ce chat est bizarre. Revenons à notre musaraigne. On change de stratégie. Je retiens minouchon pendant que Flo bloque le passage sous le rail avec une autre cuillère et pousse la petite chose apeurée vers la sortie. Il faut y aller tout doucement car si elle saute par-dessus la cuillère tout est à recommencer. Après plusieurs tentatives la voila dehors. Niaouli bondit et m’échappe.

Cours cours petite souris si tu tiens à la vie

7 septembre

Au réveil surprise, la marée a amené une carcasse de phoque et avec elle deux pygargues à tête blanche un jeune tout marron et un adulte reconnaissable à sa tête toute blanche et surtout par ce qu’il est le symbole des USA. Évidemment à notre vue ils ne resteront pas longtemps sur la dépouille. Ils seront quand même à portée de jumelles. On en profite a fond.

Pygargue à tête blanche 

8 Septembre

On se décide à quitter notre pygargue, qui est revenu ce matin manger du phoque, pour aller voir la maison de la confédération. C’est à Charlottetown, la capitale de la province de l'île du prince Édouard, qu’a eu lieu le début de l’union des différentes provinces du Canada.

Le monument historique est en travaux mais la salle de la réunion a été reproduite dans un hall de théâtre en attendant la fin du chantier. Quelques panneaux et un petit film en français nous apprennent les circonstances et le déroulé de cette union.

Charlottetown 

Nous quittons la plus petite province du Canada avec un sentiment mitigé: les falaises rouges sont vraiment magnifiques et le pygargue était une belle surprise mais cela valait-il vraiment tous les kilomètres sans intérêt faits sur l’île? Nous n’avons pas de regrets mais nous ne reviendrons pas ici.

Allez roule roule petite maison, Capbreton nous attend

Culture Générale:

Plusieurs raisons amènent les territoires composant le Canada à quitter l’Empire britannique. Une des principales est la nécessité d’assurer sa protection face aux États-Unis. À partir des années 1860, la Grande-Bretagne ne veut plus défendre ses colonies nord-américaines et les Canadiens craignent que les Américains envahissent le Canada et l’annexent aux États-Unis. En septembre 1864, trois représentants de la province du Canada (correspondant à l’Ontario et au Québec actuels) se rendent à une conférence à Charlottetown, sur l’Île-du-Prince-Édouard. L’objet de la Conférence de Charlottetown est de discuter d’une union des trois provinces maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard). Mais pour les hommes de la province du Canada, il s’agit d’une occasion de convaincre les provinces maritimes d’intégrer une Confédération élargie. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse acceptent, mais pas l’Île-du-Prince-Édouard qui rejoindra la Confédération en 1873.

La Confédération a été fondée le 1er juillet 1867. Avant cette date, la Grande-Bretagne contrôlait chacune de ces régions. Lorsqu’elles se sont unies, elles ont formé un pays indépendant. La dernière province à rejoindre le Canada a été Terre-Neuve en 1949.