Carnet de voyage

Halo Bali !

14 étapes
32 commentaires
17 abonnés
Dernière étape postée il y a 462 jours
Notre premier grand voyage en famille : c'est à Bali ! Justin 10 ans, Achille 7 ans, Fred 43 ans et moi (Emi/Milou) 39 ans sommes prêts pour cette petite aventure lointaine sur "l'île des Dieux" .
Du 16 août au 1er septembre 2018
17 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 16 août 2018

Les valises sont dans la voiture depuis hier soir. Fred a du coup bien dormi 😉

9h20, nous quittons la maison direction l'aéroport de Nice pour un décollage à 16h15.

Petite photo de départ avec la perche à selfie achetée pour l'occasion... Quelques réglages sont encore à faire...

Allez en route


2
2
Publié le 16 août 2018

Bagages enregistrés, check in ok, nous patientons dans la zone Duty Free...


Un mirage ! On s'y croyait déjà !
Un mirage ! On s'y croyait déjà !
Le stop aurait été une alternative plus ecolo et slow travel
Le stop aurait été une alternative plus ecolo et slow travel
3
3
Publié le 16 août 2018

Notre avion est prêt !

Nous sommes installés... Chouette y a de supers écrans pour s'occuper

C'est parti pour notre première étape : Doha

4

Après un vol très calme Nice/Doha, nous patientons fatigués dans l'aéroport de Doha.

C'est long... très long... L'embarquement de notre prochain vol est prévu pour 1h20. Et décollage 2h20!

Et nous allons voler le double de temps, soit 10h...ça va être difficile... Justin et Achille n'ont pas dormi et l'énervement se fait ressentir.


Du coup, je fais donner une note aux enfants du vol passé :

Justin : 8,5/10 Achille 9/10


Humeur : Je suis colère contre moi car en retirant le mode avion juste en descendant de l'avion, j'ai déjà été facturée de 50 Euros alors que je n'ai rien utilisé par le téléphone.

Heureusement, Orange m'a alertée... et a bloqué à 50 euros...c'est déjà énorme !

La dernière fois que j'ai voyagé à l'étranger en 2006, je n'avais pas pris mon téléphone... Les smartphones n'existaient pas pour moi en tout cas... Donc toutes ces déconvenues, je ne connaissais pas.



Copieux et délicieux repas, avec une petite touche chocolat " VALRHONA"
Faire passer le temps en dormant
Ou en jouant avec le cadeau offert par Qatar Airways... avec sa lampe magique
5
5

Après un vol de 10h de Doha( Qatar) à Denpasar ( Capitale de Bali), particulièrement long quand tu es la seule ou presque de l'avion à ne pas dormir car tu ressens toutes les secousses comme stressantes quand les autres passagers les trouvent à priori berçantes... Bref... L'atterrissage s'est bien passé sous la pluie... Un peu triste comme accueil mais nous ne pourrons qu'avoir mieux😉

Le temps passé dans l'aéroport à Denpasar a été interminable pour récupérer les bagages... Mais ça y'est...

Notre taxi nous attendait bien pour nous emmener à notre hôtel le "secret Garden" à Kuta...un soulagement !

Après 1 h passé dans la circulation intense, nous y voilà pour passer une nuit de vrai repos... Un hôtel sympa avec de beaux arbres avec une cour intérieure aménagée d'une piscine à l'eau très chaude.

Et malgré la pluie, les garçons se sont baignés... et défoulés après tout ce temps enfermés dans l'avion.

Une bonne nuit de sommeil... Car demain, leçon de surf en famille dès 8h30 !

6

La journée commençait mal avec de bonnes averses... Pas très motivés du coup pour le surf mais les coachs nous ont persuadés que c'était une activité FUN sous la pluie alors let's go !

Et je dois dire que ça a été une super expérience tous ensemble...

Nos coachs sportifs Lane et Ferry de Bali Ocean surf, seul école de surf francophone à Kuta, nous ont bien accompagnés...

On a presque tous réussi à prendre notre première mousse...pour moi, encore un peu de persévérance... et je me lèverai sur ma planche !


7

Après un transfert en taxi avec un chauffeur prénommé Ketut, un excité du volant qui m'a faite tressaillir quelques fois, nous voilà arrivés à bon port à Ubud.

Ubud, c'est une ville centrale de Bali, très prisée des touristes. Elle est décrite plutôt comme un village au charme intemporel aves ses rizières, ses forêts denses et ses rivières tranquilles. C'est aussi le foyer culturel et artistique majeur de l'île, avec notamment ses danses traditionnelles, ses galeries d'art.

Ubud, c'est aussi un endroit où se faire dorloter et se purifier avec les nombreux spas, centre de soins et instituts de beauté.

La cuisine locavore et bio est également réputée avec de nombreuse écoles.

Nous avons 4 jours pour s'imprégner de cette ambiance.

Caché dans une petite impasse, dans le centre, mais loin du bruit de la ville, nous découvrons notre hôtel nommé "Gayatri" : nous sommes tous sous le charme car il est très typique des maisons balinaises. Des divinités le protègent à toutes les entrées,

le personnel est accueillant, le jardin luxuriant est pourvu dune piscine et notre chambre est simplement belle avec sa terrasse imposante avec vue sur le jardin.

Et il nous est offert un cocktail de bienvenue... Tout pour nous ravir...

Le temps est pluvieux en cette fin d'après midi mais les garçons se jettent à l'eau, c'est le cas de le dire...

8

Aujourd'hui, une grosse journée de visite avec un guide francophone, Boudhi, pour nous accompagner est prévue.

Je m'étais mise en contact avec lui via internet depuis le mois de mars. Et j'avais réservé 3 journées avec lui.

En effet, les guides francophones sont peu nombreux sur l'île et en période estivale donc touristique, ils sont réservés depuis des mois... D'ailleurs, leurs prestations sont plus élevées que celles d'un guide anglophone mais pour intéresser les garçons, et au vue de notre anglais déplorable, cela m'est apparue judicieux !


Levé donc à 7h... difficile quand même !

Justin me demande si j'ai prévu des grasses mat durant le séjour!!

Nous nous impatientons de voir arriver notre petit déjeuner mais nous ne regrettons pas car il est délicieux avec ses jus de fruits frais, des pancakes à l'ananas...

Boudhi nous informe qu'il est un peu en retard... Ce qui nous arrange aussi pour terminer notre petit déjeuner tranquillement.


9h : nous faisons connaissance avec Boudhi, le guide et notre chauffeur Komang, qui se révélera un conducteur très prudent ( c'est très important à Bali car c'est l'anarchie sur les routes : pas de panneaux, des scouteurs qui déboulent dans tous les sens : sincèrement, nous ne nous serions pas capable de conduire !!! D'ailleurs, pour obtenir son permis, il suffit de 40 Euros... Grosso modo, tu l'achètes ! )

Mais revenons aux découvertes du jour :

-Nous commençons à Batubulan par un spectacle de danse traditionnelle de barong ( un gardien/démon qui protège les temples et les maisons balinaises) au son du gamelan ( ensemble instrumental composé de gong, cimbales,...)

Cela nous a plongés dans la culture balinaise d'emblée. Les villageois viennent en famille aussi regarder le spectacle avec les touristes.

C'est un mélange de danse, de théâtre qui raconte des histoires de bien et de mal avec reine, roi, sorcières, divinités et leurs serviteurs... Heureusement que nous avions un explicatif en français avant le spectacle pour comprendre l'histoire.


- Puis nous sommes allés visiter une maison traditionnelle habitée par une famille de la caste la plus basse...maison typique... Elles sont toutes construites selon les mêmes principes hindouistes et bouddhistes :

Porte d'entrée protégée par des gardiens postés devant (des démons), parfois, il y a un petit mur de protection derrière la porte

avec un autre gardien; ensuite en fonction de l'orientation nord-sud-ouest-est ainsi que la montagne et la mer sont situés le ou les temples et les différents pavillons ( dits "balé" en Indonesien) dans une cour : pavillon de réunion, cuisine, salle d'eau chambres parents, des enfants, des invités, et les animaux.


- Ensuite, visite de la cascade de Tegenungan à la force impressionnante, très rafraîchissante aussi

Puis baignade sur le chemin de la cascade dans un bassin à l'eau de sources plus calme, claire et plus chaude et sans touristes. Nous avons eu du mal à faire sortir Achille qui s'en donnait à cœur joie.

Puis repas dans un resto surplombant une vallée arborée verdoyante...


- Visite d'un atelier boutique spécialisé dans la sculpture sur bois dans le village d'artisans de Mas.

Les hommes et les femmes de ce village travaillent à 80% dans l'artisanat. Ce savoir faire se transmet depuis des générations.

Ils sculptent assis en tailleur à même le sol des statues d'animaux mythologiques, des déesses, des bouddhas qui au départ servaient à décorer les temples et les palais, ainsi que les villas des rois. Aujourd'hui, elles embellissent nos maisons !

Ils utilisent différents bois : locaux avec l'hibiscus rouge ou le bois de crocodile ( mon préféré : bois très blanc) , ou d'importation comme l'ébène de Borneo, l'acajou ou encore l'odorant bois de santal.

-Visite d'un atelier/ boutique de bijoux à Celuk..des artisans orfèvres fabriquent devant nous des bijoux. Et derrière, le but final est d'acheter dans l'immense boutique : il y en a pour tous les goûts mais je n'ai pas été emballée... Trop fait pour les touriste😕même si leur talent est bien là... C'est le concept, je n'ai pas aimé...


Et non la journée n'est pas encore terminée... Le guide nous a prévu la visite de la forêt des singes de Sangeh, une forêt sacrée où vivent plusieurs centaines de macaques.

Cette animation a beaucoup plu aux garçons malgré les premières appréhensions...

Les singes, au grand désespoir d'Achille, refusaient de manger les bananes qu'il trouvait parterre car leur met préféré est la feuille de papaye.

Moi, j'y ai aimé voir les jeunes couples balinais faire leurs photos de mariage en tenue traditionnelle. Qu'ils étaient beaux !


Enfin, Boudhi a voulu nous emmener au bord d'un lac sacré avec ses énormes poissons sacrés "apprivoisés" ...fréquenté par les balinais seulement. Un lieu zen...

Bien sûr, à Bali, un temple n'est jamais bien loin...puisque celui là est sur l'eau.

Les garçons se sont régalés à essayer de caresser les poissons car Boudhi est allé leur chchercher des paquets de croquettes !


Il y aurait encore beaucoup à dire mais j'en garde pour demain.










La cuisine
Cascade de Tegenungan
Bassin avec eau de sources
Attention, pour les femmes, ne pas se laver durant le cycle menstruel
9

Nous savions qu'en nous rendant à Bali, nous risquions de vivre un tremblement de terre et ce d'autant que la terre tremble toujours intensément à Lombok, une île à l'ouest de Bali, depuis plus d'un mois.

Malgré tout, je pensais y échapper...


Mais, hier soir donc vers 23h, alors que tout le monde dormait, j'étais entrain de compléter ce blog... J'ai senti tout d'abord comme si le lit était bercé, puis très rapidement secoué.

J'ai pensé que Fred bougeait mais en l'observant, il était totalement immobile bien endormi.

Là action, réaction : j'ai compris que c'était un tremblement de terre!

J'ai crié "un tremblement de terre, sortez du lit". J'ai quand même réussi à faire monter l'adrénaline chez Fred !!!!

Les enfants étaient irréveillables... Faut dire que les journées à Bali sont intenses !

Tous les clients de l'hôtel étaient en état de panique dans le jardin.

Nous nous sentions tellement impuissants et surtout tout petits sur cette planète.

Les gens ont décrit comme un mal de mer car au final, mise à part le lit qui bougeait ainsi que l'eau de la piscine, nous n'avons pas entendu d'objets tremblés ou les maisons craquées.


Bref, les secousses, qui avaient duré 30 secondes pour les premières, se sont répétés plusieurs fois... au moins 4 fois mais bien moins longtemps ...puis encore sur le matin...


J'apprends vers 1h30 du matin par Google que c'est encore des tremblements de terre sur Lombok qui ont sevit donc nous sommes loin de l'épicentre. C'est vraiment catastrophique pour cette région.

Sachant que le premier seisme de la nuit était répertorié à 6.9 sur l'échelle de richter. Les autres sont restés entre 5 et 5,5...

J'ai surveillé toute la nuit la petite famille qui s'était rendormie...avec quelques sprays de fleurs de Bach pour me détendre (rescue)

J'ai peur de ne pas me réveiller si ça tremble encore... Alors on a accolé des verres, mis des petites cuillères en équilibre mais bon, l'alarme numéro 1 sera le lit du moins je l'espère !

Ici, les balinais vivent avec donc pas inquiets.


Ce matin, quand j'explique aux enfants ce qui s'est passé cette nuit : ils ne se souviennent de rien et pensent que nous racontons un canular... Au moins, ils n'ont pas eu peur...


Allez, j'espère une nuit reposante...bonne nuit

10

Jour 2 avec Boudhi...une journée encore bien remplie nous attend !

Nous commençons par le petit déjeuner que je trouve particulièrement délicieux et notamment les pancakes à l'ananas, noix de coco et sirop de palmier.

J'évoque avec lui pour commencer les tremblements de terre de cette nuit... Il habite à Denpasar plus au sud et les a également ressentis mais pour lui, c'est habituel et sans danger.


Ensuite direction : les rizières de Tegallalang où nous avons fait une petite ballade dans les étages de plantations.

C'était magnifique, c'est vrai... Verdoyant...

Il a fallu payer le droit d'entrer dans la rizière à la communauté puis 2 "péages" aux paysans eux-mêmes.

A Bali, tout est payant pour visiter la nature en soi...

C'est choquant au départ mais finalement, quand on observe le défilé de touristes avec la multiplication des déchets, le risque de dégradation du travail des paysans... Cela peut paraître légitime. Chacun se sert un peu... J'imagine mal mon père et mon frère, agriculteurs, avec des milliers de touristes dans leurs champs d'ails ou de tournesols pour se faire photographier...et écraser au passage quelques plantes et y laisser traîner leurs bouteilles d'eau, leurs papiers de bonbons....


Ensuite, nous avons poursuivi par les sources sacrées de Tirta Empul au nord d'Ubud. Ces sources sont les plus sacrées de Bali. Selon la légende, leurs eaux apportent santé et prospérité.

Cela fait plus de mille ans que les Balinais viennent ici en famille (une inscription gravée sur une pierre date de 962).

Ils viennent se purifier, déposer des offrandes et faire de longues ablutions dans les différents bassins, sous chacun des onzes jets d'eau fraîche.

Nous avons voulu vivre l'expérience tous ensemble sur les conseils de Boudhi en respectant le lieu.

Nous avons mis un sarong vert, symbole de paix et ils nous a demandé de penser très fort à un vœux, une prière en commençant par la gauche du bassin et de se purifier sous chacun des jets en pensant fort à chaque fois à notre prière.

Nous espérons être purifiés et protégés par ces eaux sacrées.

Ensuite pour visiter le temple situé au dessus des bassins, nous devons porter le sarong traditionnel, un tissu rectangulaire que l'on attache à la taille avec une ceinture en soie.

Les balinais le portent pour montrer leur attachement aux dieux, pour se rendre dans les temples, les cérémonies ou même au quotidien.

Les touristes par respect pour leurs dieux doivent couvrir aussi leurs jambes et genoux, la partie basse du corps considérée comme impure....par opposition à la tête qui est sacrée.


Nous avons ensuite traversé une forêt de bambous très sombre en voiture, puis à pied pour arriver dans un village traditionnel appelé " Penglipuran", ce qui signifie "se souvenir des ancêtres". Habité par quelques 76 familles environ, ce village aurait été fondé au VIIIe siècle. C'est un site touristique majeur pour les autorités balinaises, il a été entièrement restauré en 1992.

Le bambou à proximité est extrait par les villageois pour l'édification des toits de leurs maisons et à la fabrication des petits paniers tressés destinés aux offrandes, leur spécialité.

Nous avons pu rentrer dans une maison toujours agencée selon les principes hindouistes et bouddhistes.

Au fond, nous avons trouvé des paquets de bambous tous calibrés à l'identique et des cochons qui sont élevés traditionnellement comme nous le faisions auparavant.

Boudhi nous explique que les petits cochons seront ensuite vendus pour être cuisinés.

En Indonésie, la population est musulmane sauf à Bali... Seulement 10% de musulmans... La religion majoritaire est l'hindouisme.

Donc, le cochon est mangé entre autre en "babi guling" : cochon de lait rôti farci aux épices et aux feuilles de tapioca, aspergé d'eau de coco pour le caraméliser...

J'avoue, nous n'avons pas eu le temps de goûter cette spécialité balinaise.


Enfin, nous avons terminé cette journée par la visite de la grotte de "Goa Gajah" , la grotte de l'éléphant. Elle date probablement du Xe siècle, ce qui en fait l'un des plus anciens sanctuaires à Bali.

Cette grotte taillée dans une paroi rocheuse a été découverte par W. O. j. Nieuwenkamp, l'un des tous premiers artistes occidentaux à poser le pied en terre balinaise en 1923.

A l'intérieur, on a pu voir une petite statue de Ganesh, le dieu à tête d'éléphant et des petites cavités qui servaient de lieu de méditation à des prêtres hindous.


La journée a été bien riche...

Le soir, petit rafraîchissement dans la piscine... Il fait chaud et humide à Ubud et la baignade est la bienvenue.

Puis, nous partons à la recherche d'un restaurant... Ce soir, ce sera le "Fair bale warung", un warung solidaire puisque les bénéfices sont reversés à une association Fair Future Fondation.

Celle-ci finance des consultations médicales pour ceux qui en ont besoin.

Nous nous sommes régalés...et fait une bonne action ! Le lieu était charmant, l'équipe jeune dynamique et accueillante. Et le must pour les garcons : ils ont terminé par un dessert de tartines de Nutella avec du vrai pain... Un petit plaisir de France à Bali bienvenue !


Les fameux pancakes à l'ananas !
Rizières de Tegalalang
Tirta Empul
Résurgences sacrées
11
11
Publié le 26 août 2018

Aujourd'hui, c'est une journée sans guide...

Histoire de se reposer... Enfin presque !


La journée est déjà chaude et lourde ce matin.

Nous entendons déjà les enfants dans la cour élémentaire qui jouent à 7h juste à côté de l'hôtel.

Les garçons en profitent pour se baigner dès le matin.

Puis nous partons quand même dans Ubud pour une balade piétonne ...Nous avions visité autour jusqu'alors.

Nous visitons d'abord le Palais Royal, enfin plutôt sa cour intérieure car il est toujours habité par les descendants du dernier roi (la proclamation de la République datant de 1949).

Tous les soirs, un spectacle de danse traditionnelle a lieu dans la cour.


Ensuite, nous nous sommes engagés vers la Campuhan Ridge Walk, un chemin piétonnier sur une crête en plein centre ville.

Le chemin est agréable.

Petite halte désaltérante dans un café au milieu des rizières...

On en profite pour faire des selfies...même moi !

Puis en espérant trouver la fraîcheur, nous optons pour la visite de la forêt des singes, d'Ubud cette fois-ci.

La jungle qui les abritent est somptueuse.

Nous sommes très vite tombés sur une colonie de kera, macaques à longues queues typiques de Bali.

Au départ, ils étaient sympathiques à regarder jouer ensemble, s'épouiller, grimper.

Puis ils ont commencé à s'attaquer au sac de Fred lui volant ses bouteilles d'eau... puis sautant sur le mien, volant un foulard dans une de mes poches.. Autant dire que nous n'osions même plus sortir nos téléphones.

Des gardiens sont là mais n'interviennent pas...

Les enfants n'avaient qu'une hâte : quitter la Monkey Forest.

Elle ne nous laissera pas le meilleur souvenir de Bali!

Puis, affamés, nous partons en recherche d'un petit resto dans l'avenue Monkey Forest... Et bien, ce sera le "three monkeys"... Non, nous n'étions pas vaccinés des singes🦍... Le budget était un peu plus élevé que d'habitude( 25 euros pour 4!)mais le resto cachait bien son jeu avec une salle de restaurant au milieu des rizières et en plus c'était très bon.

Les garçons ne pensaient qu'à se baigner donc l'activité masculine sera baignade et farniente pour la fin de journée et pour moi, marché d'Ubud... pour les touristes.

Des centaines de petites échoppes vendant toutes les mêmes choses proposent sacs, bijoux, sculptures en bois ou pierre, sarong, décapsuleurs en forme de pénis aux touristes ( beaucoup d'européens d'ailleurs )qui tentent de négocier le prix avec des commerçants balinais très très fort à ce jeu là !

En soirée, avec Achille, je suis allée voir un spectacle traditionnel de danse Kecak de femmes et une danse transe.

Achille n'a pas été autant emballé qu'avec le premier spectacle de Barong. Moi, j'ai aimé voir le bonheur de ces femmes entrain de chanter.

C'était les femmes du village d'Ubud, une centaine peut-être, qui chantaient, et racontaient l'histoire de Rahma. Mais je n'ai pas compris pour être honnête... Il m'a manqué une traduction francophone.

La journée s'est terminé par une petite glace au Secret Gelato puis au lit car demain nous quittons Ubud, direction Munduk.



Palais d'Ubud
Campuhan ridge walk
Une rencontre : Un scolopendre ?
Balinaise entrain de déposer les offrandes sur l'autel de sa maison
12
12
Publié le 28 août 2018

Ce matin, nous quittons Ubud.

Il nous aurait fallu encore une bonne journée pour l'explorer mais en 15 jours, il faut faire des choix🙁

Nous disons donc au revoir au Gayatri Hôtel dans lequel nous avons passé un excellent séjour avec du personnel aux petits soins pour nous.

Ce matin, ce n'est pas Boudhi qui va nous guider mais Asep, un autre guide francophone de la même équipe.

Et après une petite déception, nous adoptons très vite Asep, habillé en tenue traditionnelle. Il nous accueille en nous félicitant pour la coupe du monde de foot et la fête nationale du 14 juillet.

Il nous fait déjà beaucoup rire ! Il est très attachant !

Et nous retrouvons Komang, le chauffeur. En effet en période touristique, comme les guides de cette association travaillent tous les jours sans repos, ils prennent un chauffeur par sécurité. J'avoue que c'est rassurant!

Les trajets sont très longs à Bali pour peu de kilomètres donc il faut les amortir en visitant des sites sur la route de la destination finale.

Donc avant d'arriver à Munduk où nous allons passer 2 nuits, , il est prévu plusieurs visites et notamment les rizières de Jatiluwih, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Jatiluwih signifie "vraiment merveilleuse" et c'est vrai, ces rizières en cascades sont magnifiques.

Situées à 700m d'altitude au pied du mont Batukaru, avec Asep, nous avons emprunté à pied les petits chemins de terre traversant les parcelles, en enjambant les canaux d'irrigation. Cela nous a valu une rencontre avec un serpent de rizières ( "normalement, c'est notre ami" , comme dit Asep).

Le riz est jeune et a été repiqué récemment ( moins de 8 jours). Donc ce n'est pas aussi verdoyant que sur les cartes postales mais nous aurions pu tomber pendant la période des labours !

Ici, le riz est encore un riz traditionnel, sans pesticide, sans engrais et sans OGM. Pour arriver à maturité, il met 2 fois plus de temps que le riz standard, soit 210 jours. Il est utilisé pour les offrandes aux Dieux et il est servi dans les établissements de luxe.

Nous pouvons observer aussi le subak, un système d'irrigation unique au monde dont on retrouve l'origine au moins depuis 1071 mais sûrement encore plus loin dans le temps. Il permet une distribution de l'eau équilibrée et juste pour tous les agriculteurs.

Parsemés dans les rizières, de petits autels dédiés à Dewi Sri, la déesse de la fertilité et du riz dans la croyance hindouiste, reçoivent des offrandes deux fois par jour.

Nous nous sommes promenés sur une route en cours d'aménagement au milieu des rizières avec installations d'éclairage tous les 10 mètres ... Pas vraiment utiles pour les paysans qui travaillent avec le soleil... encore une installation pour les touristes, ce qui enlève de l'authenticité à ce paysage exceptionnel... Dommage...


Notre route est encore longue...

Mais petite pause détente aux sources d'eau chaude d'Angseri, dans la régence de Tabanan... Ici, c'est un peu la piscine municipale du coin : y viennent les familles, les jeunes amoureux, les bandes d'amis...

Nous avons sympathisé avec 2 jeunes amoureux.

L'eau est à 37°degrés... Ça surprend...

Il paraît que l'eau a des bienfaits pour la peau.

Nous avons testé un petit bassin où l'eau était à plus de 40°degrés. Difficile d'y rentrer totalement !

Ensuite, nous avons mangé dans un petit warung sur le sentier du retour.

Asep avait peur que nous soyons malades alors il nous a fait regarder comment ils préparaient les repas... Et nous avons validé...

Nous avons tous mangé un Nasi Goreng ( not spicy) pour 55 000 roupies indonésiennes ( environ 3,5 Euros pour 4! notre record ! )


Puis, nous découvrons enfin LE temple de Bali que l'on trouve sur toutes les cartes postales : Pura Ulun Danu Bratan

Posé sur le lac Bratan, ce temple est dédié à la déesse, Dewi Danu.

Un "meru" ( ou tour) à onze toits est destiné à la déesse, celui à sept toits au dieu de la forêt et celui à trois toits à la trinité hindou...et tous les touristes se battent pour avoir leurs photos devant.

Achille, pas très enchanté de cette nouvelle visite de temple, nous le fera bien comprendre ! Voyez sur les photos...

Ici, le lieu semble aseptisé pour l'organisation touristique.

Au moment de notre départ, nous entendons l'appel à la prière musulmane car c'est la seule région de Bali qui est musulmane majoritairement dans la région de Begudul.

Asep, hindouiste, nous explique que hindouisme, bouddhisme et islam coexistent pacifiquement et c'est cela l'équilibre, l'harmonie de Bali.


Sur la route de Bedugul aux lacs jumeaux, nous traversons d'innombrables cultures maraîchères et notamment de fraises.


Enfin, un dernier stop pour admirer la vue sur les lacs jumeaux : Buyan et Tambligan.


Et Munduk, nous voilà... De nouvelles aventures nous attendent !

Adila et sa famille nous accueillent chaleureusement...nous allons être bien !

Il est temps de dire au revoir à Asep en lui offrant un pot de miel de lavandin de Jérémie en souvenir de nous.








Au revoir Gayatri
Asep
Mont Batukaru dans les nuages
"bébé riz" avant d'être repiqué dans la rizière
Désherbage entre femmes
Juste avant notre rencontre avec un serpent de rizières
13
13
Publié le 31 août 2018

Munduk, situé à 1000m d'altitude, nous a déjà apporté sa fraîcheur cette nuit par rapport à Ubud étouffante.

Ce matin, 6h50, nous sommes réveillés par des secousses...ça fait toujours une étrange impression... Ça ne dure que quelques secondes, les enfants dorment encore...

Je contrôle que les poteaux dehors ne bougent pas... Tout a l'air normal... Je me demande si je ne me fais pas des idées...

Mais Adila me confirmera qu'il y a bien eu un tremblement de terre mais au sud de Bali, pas sur la zone de Lombok.

Je ne suis pas sûre de m'y habituer à ces tremblements de terre !

Aujourd'hui, nous sommes libres sans guide et il est prévu randonnée dans la forêt à la recherche des cascades au nombre de 4 dans la zone prévue.

Après le petit déjeuner sur la grande terrasse, d'où l'on peut admirer la mer qui borde le nord de Bali et son relief au loin, le mari d'Adila va nous donner une carte dessinée à la main.

La journée est ensoleillée et parfaite pour se balader dans la jungle... à l'ombre des grands arbres : caféiers, bananiers, cocotiers, jacquiers, cacaotiers, bougainvilliers, et beaucoup de girofliers dont c'est la saison de la cueillette.

D'ailleurs, notre ballade est parfumée par les clous de girofle en fleur ou entrain de sécher sur les nattes de bambou devant les petites fermes.

La bruine des cascades vient nous rafraîchir après l'effort... Et c'est agréable !

Il nous a fallu surtout beaucoup d'énergie pour descendre les 440 marches( à 10 près) vers la grande cascade appelée "waterfall Melanting" et surtout les remonter ( enfin pour moi !)

Sur notre route, nous croisons quelques lézards, insectes, chiens errants ( comme souvent à Bali) et quelques touristes exclusivement français ... attirés par la nature et la montagne. Si si c'est typiquement français !

Enfin, nous nous offrons une pause au pied d'une cascade dans un ecocafé qui produit du café luwak : ces civettes viennent manger les graines de café la nuit et au petit matin, les paysans récoltent les crottes et les torréfient... Cela rend le café moins amer... Actuellement, c'est le café le plus cher au monde. Ici, les civettes restent en liberté et ne sont pas enfermées comme nous avons pu le voir dans d'autres fermes et nous les trouvions très malheureuses.

Petite pensée au "café crotte" d'Alma quand nous l'avons dégusté😉 et à Jérémie, l'apiculteur de la famille avec une ruche au milieu des caféiers.


Retour au homestay chez Adila...

Petit temps de repos puis cours de cuisine avec la maîtresse des lieux pour Fred et moi avec au menu :

-soto ayam ( soupe poulet légumes)

-chicken betutu ( poulet avec une multitude d'épices )

-bergedel de pommes de terre : beignets de pommes de terre

-et les fameux Dadar Gulung ( crêpes fourrées avec une pâte de noix de coco/ sucre de palme) : c'est vraiment la spécialité qui va me manquer mais elle est assez facile à reproduire.

Un moment partagé convivial de pure simplicité... Adila veut vraiment que nous puissions vous concocter ses bons petits plats !

Puis est venu le temps de manger ce que nous avions préparé... Et nous nous sommes régalés ! 😍

Pour Achille, ce soir, c'est égrenage des clous de girofle avec la famille et surtout avec Darwin, qui a le même âge... Avec assiduité, il va y passer presque 2 h... Et il aimerait déjà recommencer demain mais nous devrons repartir... C'est LA déception... Il voulait aussi faire la cueillette...

Nous nous apercevons que ce qu'Achille apprécie le plus dans le voyage, c'est l'immersion dans la vie quotidienne.

Nous avons passé une belle journée plus tranquille et ça fait du bien...



Plan d'Adila
Red Coral
14

Aujourd'hui rien de prévu si ce n'est 3 h de route pour rejoindre la région de Kintamini où se trouve le Mont Batur, le deuxième volcan en activité sur l'île, le premier étant le Mont Agung, réveillé depuis plusieurs mois et interdit d'accès.

Notre taxi est en avance mais va à notre rythme et ne nous presse pas.

Le chauffeur s'appelle Ketut et il respire la gentillesse.

Achille est monté donc voir les clous de girofle entrain de sécher sur le toit. Et, il ne veut pas partir sans avoir fini de ramasser les clous secs...mais tout a une fin. Nous embrassons Adila : ça a été court mais très intense ! Les voyages offrent de belles rencontres et nous revenons riches de ces souvenirs là.

Sur la route, nous ferons un stop dans une quincaillerie pour acheter des piles pour les lampes frontales ( indispensables pour grimper le Mont Batur de nuit), un autre pour acheter des mandarines à une vendeuse ( il y a des champs de mandariniers partout dans les coteaux de cette région plus aride que Munduk).

Nous commençons à observer encore plus de déchets ( surtout plastiques) qui jonchent les terres, les fossés et bordures.

Notre destination à Kintamini au Bunbulan Hill Hostel se précise mais est très isolée au milieu de petites fermes qui cultivent des échalotes, des tomates et le fameux piment pili pili indispensable à la cuisine balinaise, indonésienne en général.

La route est défoncée... On dirait une région oubliée... Franchement, ça ne fait pas rêver... Mais nous savons que notre étape sera "éclair" avec pour objectif de vivre le lever de soleil au sommet du Mont Batur...

En nous promenant aux alentours, les enfants balinais curieux vont nous tourner autour, ils voient moins de touristes ici, et ce sera la seule fois à Bali que des enfants nous quémanderont de l'argent et nous les verrons aussi jouer au milieu des poubelles. La gestion des déchets est un véritable problème à Bali mais ici, elle est à son paroxysme.

Avec l'équipe des guides de l'auberge, nous choisissons le grand treck de 10 km...comme tous les hébergés. Selon leurs arguments, nous allons emprunter un sentier non pratiqué par les guides officiels...

Nous serons la seule famille avec enfants dans le groupe. Les autres randonneurs sont bien plus jeunes entre 20 et 30 ans.

Ce soir 19h30, nous sommes couchés car demain le réveil est prévu à 3h15 !


3h15 : Lever de bonne humeur pour toute la famille :

la lune nous éclaire presque de toute sa rondeur et les étoiles brillent... C'est un bon présage pour le spectacle au sommet.

Petit déjeuner léger avant de partir, transfert de 10 minutes en véhicule jusqu'au départ...

Et "c'est parti mon kiki", l'expression des guides avec Achille et Justin... les seuls mots français qu'ils connaissent avec "ça va mon ami ?"

Lampe frontale en place, nous démarrons l'ascension mais il est déjà tard, je trouve, nous voyons déjà des lumières qui s'approchent du sommet et il nous reste 800m de dénivelés. Ça me stresse de ne pas arriver à temps...le rythme donné est rapide pour Achille et moi... Justin est devant avec les guides comme d'habitude, une promenade de santé pour lui !! ... Dans l'obscurité, nous voyons derrière nous le village qui s'illumine doucement et nous devinons le lac dans la caldeira ...

L'ascension nous donne très très chaud.

Komang, un des jeunes guides, prendra Achille, découragé, sur son dos pour quelques mètres... Et cela lui permettra de retrouver l'énergie nécessaire pour continuer la grimpette...

Et ouf, nous y voilà...Nous avons gagné la course contre le soleil ! ... Nous retrouvons effectivement un très très grand nombre de randonneurs déjà en position sur des bancs... J'avoue être un peu perplexe de cette installation à 1717 m d'altitude ! ...

Mais nous poursuivons derrière le cratère principale pour nous isoler et profiter du lever qui ne saurait tarder...

Mais avant, la fraîcheur et la brise du sommet nous font remettre pulls, veste et tour de cou quittés pendant l'ascension.

Puis, nous suivons le sentier au milieu des fumeroles qui condensent et nous humidifient vêtements et sacs à dos, comme une casserole d'eau entrain dz bouillir.

Ça y'est : nous sommes en position pour les photos du spectacle... Achille est excité comme une puce : il a son appareil photo et n'arrête pas de le dégainer.

La récompense est bien là! Nos efforts n'ont pas été vain ! Le lever de soleil est magnifique et le ciel dégagé nous permet de véritablement en profiter.

Nos yeux et nos appareils remplis de cette beauté naturelle, nous reprenons la route en descendant le cratère principal vers un second en contrebas pour un petit déjeuner volcanique avec thé, œuf dur et sandwich de bananes cuits dans les petites cheminées du cratère.

Le sentier pour y accéder est rude, nos chaussures se remplissent de sable noir... Et ça en trouera les chassettes de Fred!

Le petit déjeuner est un autre moment du treck très sympathique avec les guides et les membres du groupe et même un chien trouvé au sommet qui a pris la route avec nous. Il se fond dans le paysage avec son pelage "lycaon".

Nous poursuivons notre treck sur les crêtes, au milieu des coulées de lave impressionnantes...sur lesquelles rien ne repousse encore...

En contre bas, certains touristes y pratiquent motocross ou 4X4.

Enfin, nous arrivons au Lucky Temple, destination finale de la randonnée : son nom lui a été donné après la dernière grosse coulée de lave de 1963, car il a été le seul épargné...par opposition au village Batur entièrement détruit.


II est 10h du matin... Et la journée a été très riche en émotions. Je suis très fière des garçons, de leur volonté et témérité.


De retour au Bunbulan, une douche à l'eau froide et les valises bouclées, nous reprenons la route en taxi pour Amed où de nouvelles aventures nous attendent dès ce soir...





Achille et les clous de girofle !
Quincaillerie
Mandariniers
Déchets au milieu des champs
Le bambou : les étais de Bali
Champs d'échalotes