Le Japon : 25 jours au pays du soleil levant

Circuit découverte
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
Du 25 avril au 19 mai 2019
25 jours

Chaque année c'est la même chose, oú partir en vacances.

Notre fils s'étant installé à Tokyo, la destination nous parait toute trouvée.

Pour la préparation, après avoir parcouru de nombreux sites, je ne me sens pas capable d'organiser ce séjour toute seule. (J'avoue en plus le Japon n'est pas vraiment une destination qui m'attire)

Décision est prise de passer par une agence spécialisée qui s'occupera de tout.

Nous faisons appel à deux agences pour nous préparer un séjour sur mesure. Contact est pris par téléphone, je me rends compte que le feeling joue un grand rôle pour la suite des relations avec ces agences. Il n'est pas facile d'exprimer tout ce que l'on souhaite mais mes interlocuteurs sont à l'écoute.

Pour le cahier des charges

  • Séjour fin Avril- Début Mai (3 semaines)
  • Vol Genève - Tokyo (pris par nous même)
  • Tenir compte des impératifs pour passer du temps avec notre fils et sa compagne (on souhaite aussi les sortir de Tokyo sur des endroits qu'ils ne connaissent pas).
  • Un circuit pour découvrir ce pays

Nous recevons une proposition de chaque agence

  • La première agence nous remet un fichier PDF que nous pouvons facilement consulter, ce que mon mari et moi trouvons beaucoup mieux adapté pour effectuer un choix.
  • La deuxième agence est un peu plus high tech, il faut se connecter à un site pour lire le projet

Les projets sont modifiés et adaptés pour répondre pleinement à nos attentes.

Après plusieurs échanges, nous décidons de prendre le projet de la première agence. Je me sens beaucoup plus à l'aise avec l'interlocuteur de cette agence (Nous avons choisi Voyage et Tradition au Japon).

Le départ est fixé pour le 25 avril.

Prochaine étape : Nous attendons le Roadbook qui sera fourni par l'agence environ une quinzaine de jour avant notre départ. J'espère que les documents fournis seront à la hauteur de notre attente.

Extrait de leur site :

Notre valeur ajoutée : Un carnet de voyage bilingue exclusif !

Il n’est pas toujours facile de se repérer au Japon, et il ne faut pas perdre de temps, surtout quand on a un train à prendre et qu’il y a plusieurs dizaines de gares dans la même ville. Pour vous aider à optimiser votre temps de transport nous vous remettrons un carnet de route traduit en japonais. Hôtels, stations de métro, gares, sites à visiter… toutes les adresses et informations nécessaires seront indiquées en japonais, vous n’aurez plus qu’à les montrer à votre taxi ou toute personne pouvant vous aider. Ce carnet exclusif vous sera très utile pour vous déplacer librement en toute sérénité. Notre bureau local sera aussi à votre disposition 24h/24.

Dans 24 heures le départ, je viens de recevoir un mail, notre vol est maintenant annoncé pour un départ 14:00 au lieu de 13:20, arrivée prévu à Pékin 6:10 (il nous restera 2 heures d'escale avant le départ pour Tokyo)

Les valises sont prêtes, encore de la place pour ramener des souvenirs.  

Notre vol : Genève - Pékin - Tokyo (Compagnie Air China, classe Business)

Après avoir déposé la voiture au parking, passé les formalités d'embarquement, nous voilà installés dans le salon en attendant le départ de notre vol, c'est vraiment calme.

Embarquement par Bus

On s'installe, on va être bien pour les 10 heures à venir.

Rien à dire , on a de la place... Pour l'instant la classe ECO est vide 

On épluche le menu et la liste des boissons

Dommage, plus de crevettes, je choisi les gnocchis et Didier le saumon 

Premier repas, accompagné de quelques verres de vin blanc (cela va aider pour dormir 😉)

puis juste avant l’atterrissage, un petit-déjeuner avec une omelette pas trop cuite

Escale à Pékin : on passe l'ensemble des formalités pour le transfert. On fait une petite photo. Notre avion est déjà là, en route pour le Japon.

26
avr

Arrivés à Tokyo, nous sortons dans les premiers de l'avion. Passage de l'immigration sans encombres, on attend ensuite nos valises, celle de Didier arrive dans les 5 premières, pour la mienne, j'ai eu des sueurs froides mais au bout d'un petit quart d'heure la voilà qui arrive. On passe les douanes et on rencontre notre correspondante qui nous aide pour obtenir notre abonnement de train (le sésame du transport au Japon - le JR pass), et ensuite direction le bus qui nous déposera directement à l'hôtel.

Sur la route 

On découvre notre chambre au 28ème étage avec une vue directe sur la mairie de Tokyo (le siège du gouvernement métropolitain de Tokyo) qui dresse ses deux tours jumelles à plus de 240m.

Mairie Tokyo (fière des JO de 2020) 

Dommage que le temps soit couvert, on pourrait avoir une superbe vue sur la ville autrement.

Retrouvailles avec Lucas (Heeju ne peut être avec nous ce soir, elle travaille très tard), on part en reconnaissance pour trouver la gare pour demain matin, puis direction le restaurant. Ce soir c'est ramen

Promenade dans le quartier de Shinjuku
Notre  premier plat de RAMEN

On retourne à l'hôtel, nous sommes contents de trouver notre lit. On met le réveil (demain matin c'est petit-déjeuner à 7:00) et départ pour voir le Mont Fuji.

Allez un peu de patience les petits loups , il faudra attendre demain pour la suite des aventures

Bisous, Bisous

27
avr

7:00 du matin, le réveil vient troubler notre sommeil. Il faut se lever, petit-déjeuner (un buffet bien achalandé, chacun trouve son bonheur).

Nous voilà ensuite partis pour prendre notre train direction Hakone, (on devrait voir le Mont Fuji). Un peu de stress dans cette gare la plus grande du monde (Shinjuku Station), plus de 3 millions de passagers par jour et 200 sorties. Heureusement Heeju et Lucas sont là pour nous aider. Si nous avions été seuls nous serions certainement arrivés 1 heure à l'avance pour être sûr de ne pas rater notre train.

Sur le trajet la pluie se met à tomber et les nuages sont au plus bas, cela va être difficile de voir le mont fuji. Mais bon pour l'instant on a encore de l'espoir.

Après le premier train, changement pour un autre train qui serpente dans la montagne, puis c'est le funiculaire, le téléphérique, le bateau pirate et pour terminer le bus.

On s'arrête à Owakudani pour tester les œufs noirs (à ce qu'il parait quand on en mange un on gagne 7 ans de vie). Ces œufs sont cuits dans des eaux thermales riches en souffre et en minéraux qui réagissent avec la coquille et leur donne cette couleur noire.

Croisière sur le lac Ashi en bâteau pirate, en principe on devrait voir le Mont Fuji dans le fond d’une des photos. Comme dirait Lucas c'est une représentation virtuelle du Mont Fuji.

Avec le soleil on aurait pu voir le Mont Fuji... on a du faire preuve d’imaginatIon 
Très belle photo du Mont Fuji (trouvée sur internet) 

Ce soir on dort dans un riokan (hôtel traditionnel japonais).

On a le droit a une explication pour le port du kimono. On met d'abord un Yukata tenu par une ceinture nouée dans le dos (obi) puis le kimono et si on a froid pour sortir le petit manteau sans manche.

Dans certains « riokan », on propose un Yukata de fête, pour le revêtir correctement On nous aide
Didier porte seulement le Yukata, j'ai le kimono par dessus , Lucas et heeju ont le petit manteau sans manches 

Heeju et moi allons aux onsen (bains japonais) en général ces bains sont alimentés par des sources chaudes qui descendent de volcans. Les bains ne sont pas mixtes, on se baigne tout nu. Il y a tout un rituel. On doit se laver avant de rentrer dans le bain puis on se relaxe dans le bain puis en sortant on se relave. Cela m'a bien détendu. Dans l'hôtel ils ont un espace bain femme et un espace bain homme. Chaque jour l'emplacement femme/homme change. On aura donc un bain différent entre le matin et le soir. (Et non il n'y aura pas de photos 😉)

La pluie s’arrête enfin, on en profite pour faire quelques pas dans le jardin

Un repas typique japonais servi dans notre chambre.

Je vous assure qu’après tous ces plats, nous n’allons pas nous coucher le ventre vide 

Après cette journée, nous sommes contents de pouvoir nous allonger sur les futons installés pendant le repas.

Demain petit déjeuner prévu à 8:00.... Bonne nuit à tous.

28
avr

J’ai l’impression de revivre la situation de Monument Valley, une journée sous la pluie ☔️ où l’on ne voit rien et où il fait froid, puis le lendemain matin réveil avec le soleil. (Un peu déçue mais on ne peut pas influencer la météo)

Je me suis donc réveillée un peu grognon à cause de cette météo qui n’a pas été sympa avec nous. Notre hôtesse est déjà en train de préparer la table pour le petit déjeuner (typique japonais). Je vous laisse découvrir ce qu’il y avait sur la photo.

Vous avez de la chance de ne pas avoir l’odeur. En effet au lever cette odeur de poisson c’est vraiment mais vraiment pas agréable

Après un petit tour dans le magnifique jardin et des « au revoir » à notre hôtesse nous nous rendons à la gare, départ pour Nikko

Sur le quai de la gare, on découvre que le train emprunté hier a été conçu en collaboration avec la Suisse.

A votre avis, on prend quel train ? Un petit indice, on doit se rendre à Utsunomiya

C’est la Golden week une semaine de congés où de nombreux mais très nombreux japonais sont en vacances, il y a donc énormément de monde.

La Golden Week est une série de jours fériés au Japon, entre fin avril et début mai, qui s'étale sur une période d'environ sept à dix jours autour d'un week-end. Il s'agit de l'une des semaines de vacances nationales des Japonais où le pays se met en pause, au même titre que celles du Nouvel An fin décembre, d'Obon à la mi-août et parfois de la Silver Week en septembre.

La Golden Week, spécificité japonaise que l'on retrouve également en Chine, correspond à une suite de plusieurs jours au cours desquels tout le Japon tourne comme au ralenti.Dates et fonctionnement de ces congésLa Golden Week japonaise dure en général une bonne semaine. Elle est rythmée notamment par trois jours fériés d'affilée, qui s'agglutinent généralement au week-end qui les précède ou les suit :

Dans le train impossible d’avoir une place durant la 1ère heure, le trajet dure 2h1/2 avant de prendre un plus petit train direction Nikko.

Arrivée à Nikko (petite ville de 90000 habitants) surnommée « la Montagne du soleil resplendissant », l’un des plus beaux sites culturels et naturels du Japon. Un proverbe japonais dit : « Qui n’a pas vu Nikko n’a pas le droit d’employer le mot kekko (magnifique) ». Nikko est un haut lieu de prières très célèbre par la beauté combinée de ses paysages et de ses monuments. Pierre Loti en a donné une admirable description dans son œuvre Japoneries d’automne : « C’est sous le couvert d’une épaisse forêt, au penchant de la sainte montagne de Nikko, au milieu de cascades qui font à l’ombre des cèdres un bruit éternel, une série de temples enchantés, en bronze, en laque aux toits d’or, ayant l’air d’être venu à l’appel d’une baguette magique, au milieu de la grande nature sauvage. Au-dedans de ces temples, une magnificence inimaginable, une splendeur de féerie... Tout cet éblouissement, au milieu de ce mystère de forêt, fait de ces sépultures quelque chose d’unique sur la terre ».

Nous décidons de marcher un peu direction du sanctuaire des temples de Nikko qui se trouvent à mi-chemin entre la gare et l’hôtel

En chemin, nous découvrons le pont Shinkyo qui enjambe la rivière Daiya-Gawa. Ce pont en croissant de lune laquée de rouge est l’un des 3 ponts anciens les plus célèbres au Japon, étant donné son importance spirituelle et historique pour les Japonais. Construit à l’époque de Muromachi (1336-1573), on l’appelle aussi le Pont Sacré, ou le Pont des Serpents.

Nous parvenons ensuite à l’entrée du sanctuaire malheureusement nous arrivons à la fermeture, nous décidons de prendre un taxi depuis les temples pour nous rendre à l’hôtel. Nous ferons les temples demain matin avant de repartir en début d’après-midi pour Tokyo. Nous en avons un peu marre de tirer notre petite valise.

Nous arrivons dans un magnifique riokan

J’arpente les couloirs et découvre une multitude d’oeuvres et petites salles.

Après l’installation dans notre chambre, je vais me détendre aux Onsen, et là c’est super, il y a 3 bains différents dont un bain extérieur. Quel merveilleux moment de détente. Lorsque je quitte les bains il fait presque nuit.

Entrée des Onsen : toujours pas mixtes et toujours pas de photos

Nous avons revêtu notre tenue japonaise, mis les chaussettes spéciales tongs

Viens maintenant l’heure de dîner, on dîne dans la chambre avec un autre repas typiquement japonais. On se régale.

Encore une journée bien remplie qui se termine. Les lits « futons » sont installés.

Il est l’heure d’aller se coucher. Et comme toujours avant de se coucher un petit pipi (Didier n’en revient toujours pas de la cuvette des WC qui est chauffante).

Bonne nuit à tous et toutes. On vous aime les petits loups. 💓 Bisous from Japan 🇯🇵

A demain.

29
avr

Réveil à Nikko, nous commençons notre journée par un petit déjeuner traditionnel.

Je vous cache pas que le poisson grillé au petit-dej c'est du sévère 

Nous quittons notre hôtel vers 10 heures du matin pour nous rendre au sanctuaire de Nikko (ce sanctuaire est composé de plusieurs temples, nous visiterons Futarasan et Toshogu).

Futarasan-jinja - le sanctuaire des montagnes de Nikko

Ce sanctuaire est fondé au VII ème siècle par le moine bouddhiste Shodo Shonin, il est classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 1999. Ce sanctuaire est né de la volonté de Shodo Shonin de faire connaître le bouddhisme dans la région. L’enceinte sacrée comporte 23 bâtiments et s’étend sur une vaste superficie de 3400 hectares principalement composés de forêt. On prie ici pour se porter chance dans la construction d’une famille, de la maternité à la bonne santé des bébés.

On accède à ce temple par un escalier surmonté d’un imposant « torii » verdi qui fait écho aux majestueux cèdres qui encerclent les bâtiments. Ici l‘atmosphère envoûtante des grands arbres apporte quiétude et recueillement. On se promène dans une jolie forêt visuelle et spirituelle.

Même le monde moderne a frappé dans ce lieu, les dons peuvent se faire en flashant un QR code.




Pas trop de monde lors de la visite de ce sanctuaire. C’est magnifique au milieu de ces grands arbres. Un tronc est même découpé pour que l’on puisse se rendre compte de la taille.

Il y a même une épée scellée dans une pierre qu’il est très difficile de prendre en photo avec le reflet des arbres sur la lame.

Dans les bâtiments de nombreux dessins et porte-bonheurs pour la famille.

On trouve même un petit jeu, Lucas est le plus adroit de nous tous.

Toshogu - la perle de Nikko

On change complètement d’atmosphère. Ici énormément de monde, le temple brille de milles feux.

Le complexe à la fois Shinto et Bouddhiste s’organise autour du mausolée du chef militaire Tokugawa lesayu. Shogun du Japon et figure incontournable de l’histoire nipponne, ce dernier est à l’origine du clan éponyme qui régna sur le Japon pendant près de 250 ans, jusqu’à la restauration de Meiji.

On pense que la construction date de 1636 mais le lieu s’est développé dans la moitié du 17ème siècle. On estime le coût de construction à 40 milliards de Yens actuels (environ 320 millions d’euros). Faute de style épuré on trouvera de nombreux bâtiments colorés et même de l’or

Lors de la visite de ce temple, on trouve une pagode à cinq étage que l’on peut voir dès notre arrivée. Cette pagode est magnifique, entourée par tous ces arbres. Quel contraste avec les autres bâtiments rutilants du site.

On trouve une des représentations originales des 3 singes de la sagesse et un chat qui dort (protecteur de la porte).

Après un montée de 207 marches à la queue leu leu on découvre un lieu magnifique perdu au milieu de la forêt.

Il est maintenant l’heure de reprendre notre voyage. Ce soir c’est retour sur Tokyo pour 3 jours.

Nous retrouvons notre hôtel du premier soir et cette fois-ci nous avons une chambre au 30 ème étage même orientation. Nous montons au Lounge pour prendre un petit goûter bien mérité et profiter de la vue sur une autre partie de la ville. On peut même apercevoir la Tokyo SkyTree au lointain.

A gauche, la Tokyo Skytree haute de 634m. à ne pas confondre avec la Tokyo Tower inspirée de la tour Eiffel 

Une bonne douche et nous voilà en route pour le quartier de Kabukicho. Ici ce n’est qu’à la nuit tombée que les rues prennent vie. Néons, musiques criardes, enchevêtrement de bars, boîtes de nuit, karaoké, izakaya (bars à tapas japonais), love hôtels et clubs cabarets... On peut même apercevoir Godzilla au somment d’un building.

Pour nous ce soir c’est spectacle au Robot Restaurant. Un spectacle haut en couleurs et déjanté comme on peut se l’imaginer en tant que touriste. C’est peu être caricatural du Japon mais on passe vraiment un très bon moment (même si le lieu n’est rempli que de touristes). C’est « dessins animés », kitsch, futuriste.

A la sortie du spectacle direction le restaurant Hanbey, on cherche un peu ce restaurant recommandé par un ami de Lucas, on doit prendre un minuscule ascenseur pour nous rendre au 5ème étage pour découvrir un lieu que l’on croirait tout droit sorti d’un film de gangster japonais. Dans les autres étages il doit y avoir des lieux que l’on imagine à la limite de la légalité japonaise mais il semble que ce soit des bars à hôtesses où l’on vient seulement discuter (ce que l’on ne peut certainement concevoir qu’au Japon). C’est un restaurant de tapas japonais (isakaya, souvenez-vous). Heeju et Lucas se chargent de commander et nous faire découvrir des plats typiques tous aussi bons les uns que les autres. Didier goute une boisson à base de whisky et soda appelée Haibòru (prononcé high - beau - loup). En fait, on a la table pour 2 heures de temps, et on commande au fur et à mesure.

Le ventre bien rempli, et la vessie aussi, nous quittons le restaurant pour retourner à notre hôtel. Didier est toujours autant épaté de mon sens de l’orientation. A peine sorti de l’ascenseur j’indique la bonne direction à prendre (on est bon ou on ne l’est pas 😉).

Il est maintenant l’heure de se coucher. Oyasumi nasai (Bonne nuit « poli » en japonais).

A demain les petits loups.

30
avr

Ce matin réveil sous la pluie, décidément la météo n'est pas avec nous.

Nous sommes le dernier jour de l'année 31 de l'empereur Akihito, demain c'est son fils Naruhito qui sera le nouvel empereur du Japon.

Officiellement Akihito reste empereur du Japon jusqu’à ce 30 avril minuit. A ce moment là, le royaume nippon passera de son ère «Heisei», signifiant accomplissement de la paix à celle de son fils, le nouvel empereur Naruhito «Reiwa», belle harmonie.

Une fois le petit déjeuner buffet "européen" pris à l'hôtel, nous discutons sur ce que nous pourrions faire aujourd'hui avec cette météo. Nous décidons de nous rendre au musée national des sciences nouvelles et de l'innovation, Miraikan. Ce musée se trouve sur Odaiba, une zone d'Îles artificielles située sur la baie de Tokyo. Elle regorge de centres commerciaux, restaurants, parcs, musées et bureaux.

ODAIBA (Tokyo) 

Pour accéder à Odaiba, on passe par la Yurikamome Line, ligne de métro automatique sur pneus entièrement aérienne qui traverse un grand pont suspendu, "The Rainbow Bridge". Le long de cette ligne de métro se trouve l'horloge Gibli

Dans le musée Miraikan, nous avons la chance de voir ASIMO, Robot humanoïde développé par la firme japonaise Honda Motor et introduit au Robot Hall of Fame de Pittsburgh en 2000 comme étant le premier robot humanoïde capable de marcher de façon dynamique. ASIMO est un robot de recherche, il n'est donc pas commercialisé.

ASIMO 

Nous pouvons aussi voir l'immanquable Tsunagari, un gigantesque globe terrestre suspendu en l’air sur plusieurs niveaux, qui s’anime le temps de montrer la concentration en CO2 de la planète ou la météo du jour.

Miraikan : globe terrestre 

Après cela nous sommes allés admirer le Gundam, 19,7 mètres de hauteur, (Goldorak moderne, pour les plus anciens d'entre nous) avant de nous restaurer. Ce midi c'était sushi

Gundam 
Sushi, livraison express par Shikensen (TGV japonais)  😉

Après un moment shopping, nous avons visité le show room Toyota.

Nous retournons à l'hôtel avant de chercher une pizzeria pour le repas de ce soir, nous nous retrouvons dans un restaurant au 52ème étage. Sur le chemin on trouve même des intersections où il est possible de traverser sur les 4 cotés mais aussi en diagonales.

Bonne soirée à tous, j'espère que la météo de demain sera bien meilleure que nous puissions nous promener et vous raconter des choses inédites.

1
mai
1
mai

Ce matin réveil sans pluie et même un peu de soleil, on espère que cela va continuer jusqu'à ce soir.

Je peux même apercevoir le Mont Fuji depuis la fenêtre de ma chambre.

Mont Fuji depuis la fenêtre de notre hôtel à Tokyo

Après le petit déjeuner, nous partons pour Ueno un quartier au nord de Tokyo. Ce quartier a été le premier visité par Lucas lors de son arrivée au Japon.

Arrivés à Ueno Station nous nous dirigeons vers la rivière Sumida pour voir de plus près la fameuse tour Skytree.

La tour culmine à 634 mètres de haut, un chiffre qui n'a pas été choisi au hasard puisqu'il peut se prononcer "musashi" en japonais. La province de Musashi correspond à l'ancien nom de l'arrondissement Sumida où la Tokyo SkyTree est située (et dont la rivière éponyme coule tout à côté). Elle a été inaugurée en 2012

Nous prenons quelques photos de cette immense tour et nous nous dirigeons ensuite dans le quartier d'Asakusa où se trouve le temple Senso-Ji. Ce temple est le plus vieux temple bouddhiste de Tokyo. une longue allée marchande, appelée Nakamise-dori, joint la majestueuse porte au bâtiment principal du temple. Depuis des siècles dit-on, les commerces se battent pour vendre leur pacotille à prix fort !

Aux abords de ce temple nous avons pu croiser de nombreuses japonaises en tenues traditionnelles.

Même les petites filles sont habillées avec la tenue traditionnelle (elles sont trop mignonnes, "Kawaii" en japonais) 

Nous traversons le parc de Ueno, nous avons pu visiter le sanctuaire shinto Togoshu et voir l'étang et sa multitude de pédalos.

Nous continuons notre périple par un petit tour dans l'université de Tokyo aussi appelée "TODAI"

Puis direction le Tokyo Dôme et le grand 8 qui passe à travers un immeuble.

Shake shack, une pensée pour Bruno 

Une dernière visite avant de rentrer à l'hôtel, direction Akihabara, le quartier électrique pour les geeks et otaku (désigne une personne qui consacre une partie de son temps à des activités d'intérieur comme le manga, les dessins animés et les jeux vidéo). On trouve aussi dans ce quartier des Maids café (Lieu où les jeunes filles habillées de tenues de soubrettes sorties essentiellement de l'univers manga servent leurs maîtres et font en sorte qu'ils soient heureux et vivent une expérience "Kawaii". Il n'y a rien de sexuel il s'agit simplement d'un jeu de rôle). Il y a aussi de nombreuses salles de jeux où l'on peut essayer d'attraper des peluches ou tester de nombreux jeux vidéo.

Retour à l'hôtel, il commence à pleuvoir. Une petite pause avant de repartir dans le quartier coréen de Tokyo (Shin-Okubo) où nous attend Heeju pour aller déguster un repas dans un restaurant coréen.

Ce soir c'est Barbecue... Thank you ( 고맙습니다 ) Heeju for this fantastic dinner

Repas au top, nous rentrons toujours sous la pluie. Il est maintenant l'heure de se coucher.

On trouve des déposes pour les parapluies avec des cadenas pour ne pas se le faire prendre, ils se ressemblent tellement. 

A demain pour la suite des aventures des pigeons 😉

Bisous, Bisous.....

2
mai

Dernier jour à Tokyo. Ce matin nous sommes seuls dans la jungle Tokyoïte. Lucas est reparti pour la journée à sa résidence. Nous avons prévu de nous retrouver tous les 4 ce soir pour le repas.

Première destination, le palais impérial. Nous recherchons sur notre application le trajet qu'il faut faire pour rejoindre ce point de visite. C'est sans encombre que nous arrivons à la gare de Tokyo.

Une petite marche et nous voici aux abords du palais, malheureusement nous ne pouvons rien visiter, tout est bloqué suite aux cérémonies d’abdication et d'investiture du nouvel empereur. Nous pouvons au moins voir le pont Nijubashi.

Nous décidons de faire le tour du parc du palais dans l'espoir de trouver une entrée mais c'est peine perdue. Nous arrivons à entrer dans des jardins mais rien de plus.

Après cette promenade nous décidons de nous rendre dans le quartier de Shibuya. Juste à la sortie de la gare se trouve la statue du chien Hachiko.

La légende

Hachiko est le nom d'un chien de race Akita, propriété d'un professeur d'université à Tokyo, dans les années 1920.Né en 1923, il accompagnait son maître Hidesaburo Ueno tous les jours à la gare de Shibuya et allait l'attendre le soir à sa descente du train. En mai 1925, le professeur mourut d'une apoplexie sur son lieu de travail. Hachiko l'attendit fidèlement tous les soirs à la gare de Shibuya pendant les dix ans qui suivirent, jusqu'à son propre décès. La légende fit grand bruit au Japon, notamment à travers la presse. On lui attribua alors le titre de 忠犬 chûken ("chien fidèle") et une statue fut inaugurée en son hommage à la gare de JR Shibuya en 1934. Elle y est toujours présente et plus tard, la sortie la plus proche se vit même attribuer son nom.

Ce quartier est aussi célèbre pour son carrefour qui est le plus fréquenté au monde. En effet on dit qu'environ 2500 personnes le traversent toutes les 3 minutes. Nous l'avons fait, c'est impressionnant de se retrouver au milieu de cette foule. Nous nous sommes ensuite rendu au 2ème étage du Starbucks Coffee pour pouvoir filmer ce va-et-vient. Je vous laisse découvrir .....

Shibuya Crossing 

Nous continuons notre journée par la visite de MEIJI-JINGU : Le grand sanctuaire au cœur de Yoyogi (un autre quartier de Tokyo).

Ce soir c'est Shabu-Shabu (fondue japonaise)

Encore une journée bien remplie qui vient de se terminer. Nous rentrons nous coucher. Demain on quitte la capitale nippone direction Takayama.

Bonne nuit les petits loups.

3
mai

Départ en bus à travers des paysages magnifiques pour rejoindre Takayama. Surnommée la petite Kyoto, Takayama est une ancienne ville féodale située au cœur des Alpes japonaises.

Malheureusement avec la golden week nous sommes pris dans des bouchons interminables. Nous avons 3 heures de retard par rapport à l'horaire prévu.

Sur la route nous avons une très belle vue du Mont Fuji, le temps de dégainer l'appareil photo c'est trop tard. Mais un peu plus loin on peut quand même prendre une petite photo.

Mont Fuji 

On pourrait presque se croire en Haute-Savoie, à quelques détails prêts.

A l'arrivée après 8 heures de bus, nous n'avons pas le courage de nous promener, c'est direction l'hôtel.

En regardant le site de l'hôtel on s'aperçoit que les surfaces des chambres sont indiquées en tatamis.


Une  petite explication s'impose : 


Le tatami (畳?, littéralement « rempli », « tassé ») est le revêtement de sol traditionnel des washitsu - pièces habitation japonaises - mais aussi des temples, etc. Il consiste en un agencement modulable de nattes rembourrées du même nom. Les dimensions sont standardisées si bien que la surface d'une natte est devenu, au Japon, l'unité de mesure des surfaces, le tatami ou ( 畳).

Les dimensions traditionnelles du tatami sont 91 × 182 cm soit 1,6562 m2.

Ce soir, nous dînons dans un salon privé, il y a même une lanterne avec notre nom à l'entrée. Un repas japonais nous est servi, c'est très bon.

Il est l'heure de se coucher, demain on ira visiter cette petite ville.

Bisous Bisous

4
mai

Après une bonne nuit de sommeil avec une literie remarquable, direction le petit déjeuner. Ce matin Didier se laisse tenter par le poisson (c'est du saumon), de mon côté je prends la soupe miso et le tofu soyeux bouilli. On finit par des fruits et nous voilà en forme pour reprendre notre voyage.

Quelques photos avant de quitter l'hôtel. Chouette, aujourd'hui il fait un temps magnifique

Petite visite de Takayama

Promenade dans la vieille ville, de petites rues étroites avec des maisons en bois aujourd'hui noircies par le temps. Au coin d'une échoppe, Didier trouve une bouteille digne de remplacer la bouteille de rhum pour une longue soirée entre amis (beaucoup trop grosse pour notre valise 😀).

On découvre un superbe pont rouge et le sanctuaire

C'est dans cette ville que se tient un des plus beaux festivals du Japon, Hyakumangoku Matsuri, défilé de nombreux chars.

La petite ville de Takayama a aussi servi d'inspiration pour les dessins d'animation. Au cœur de la ville se dresse une imposante porte ornée de tissus violets. Un mur d'enceinte impénétrable entoure la propriété, de sorte que les curieux doivent entrer pour assouvir leur curiosité. Ce lieu, appelé Takayama Jinya, est l'ancienne demeure du gouverneur de la province (le daimyô). Dans cette région aux richesses abondantes, le shôgunat envoya, en 1692, un représentant. Son rôle était d'administrer la province en y rendant la justice et en s'assurant que l'impôt sur le riz était bien prélevé puis stocké dans les greniers à grains, collés aux flancs de la demeure. L'apparition de cette entité décisionnelle imposa la puissance du shôgun dans cette vallée proche de Kyoto, l'ancienne capitale, obtenant ainsi le monopole des ressources de la zone de Hida. Au comble de sa gloire, le gouvernement d'Edo possédait une soixantaine de Jinya dans tout le pays, mais celle de Takayama est la seule qui soit encore debout aujourd'hui.

Il est maintenant de temps de se rendre à la gare pour prendre notre bus direction Shirakawa-go. Sur le chemin du retour, une voiture attire notre regard (normal cette voiture n'existe qu'à 15 exemplaires dans le monde)

 1988 Italdesign Aztec Concept (un concept car futuriste à moteur Audi produit à 15 exemplaires)

Shirakawa-go

Nous traversons de jolis paysages, le bus est confortable mais il semble que la route habituelle ne soit pas praticable, nous étions sensés avoir un trajet de 50 minutes et bien nous arrivons à ce petit village avec plus d'une heure de retard (cela confirme, notre bus n'est pas notre moyen de transport préféré). Dans chaque gare du japon, il y a des consignes pour déposer nos valises. C'est très pratique pour ne pas s'encombrer pendant les visites. Ici elles sont tellement grandes que nous pourrions mettre Corinne ou Heeju à l'intérieur (beaucoup moins cher qu'une chambre d'hôtel dirait Didier).


Dans ce petit village, on trouve des maisons très typiques avec des toits en chaume très pentus (à cause de la neige en hiver). Dans ces maisons à plusieurs étages vivent souvent plusieurs générations. Le dernier étage (sous les combles) est quant à lui réservé à l'élevage des vers à soie.

Avec ce grand soleil, nous croisons de nombreux groupes de motos, on se croirait presque sur la route 66 avec ses bikers.

Après cette courte pause, nous reprenons un nouveau bus pour nous rendre à notre prochaine étape : Kanazawa.

Ce soir nous mangeons occidental (pizza et viande grillée).

A demain pour la suite, visite de Kanazawa.

Bonne nuit les petits loups.

5
mai


Notre hôtel n'a rien de vraiment typique, la chambre est petite (on se croirait dans un hôtel de Paris), son seul avantage, être tout près de la gare.

Petit-déjeuner pris et nous voilà partis à la découverte de cette ville qui se trouve non loin de la mer du Japon. Les bus sont joliment décorés, dans les rues Didier découvre sa future voiture (it's a joke 😉, ce sera la sienne seulement si il n'est pas sage).

Didier et sa future voiture

Nous commençons par le marché "Omi-cho market", un marché où l'on trouve de nombreux étals de poissons et fruits de mer. Il y a même des oursins et des huîtres (elles sont vraiment très grosses). Les japonnais viennent déguster ces produits directement sur place.

Les prix affichés en Yen sont le prix à l'unité 

Nous continuons notre découverte par les ruelles de Higashi Chaya-machi. Ces ruelles sont bordées de maisons de bois centenaires où se promenaient autrefois des geishas. Aujourd'hui de nombreux japonais et japonaises se promènent en tenues traditionnelles aux milles couleurs.

Ancien quartier des geishas 

L'heure du repas approche, nous décidons d'acheter quelques sandwichs et boissons pour déjeuner dans les jardins du château de Kanazawa. Nous trouvons un banc ombragé juste en face du château. Quel endroit magnifique pour prendre un peu de repos et se restaurer.

Nous découvrons un petit jardin très japonais caché des sentiers touristiques. Ici tout est calme et très bien entretenu.

Aujourd'hui ce jour férié est la journée des enfants (comme il tombe un dimanche demain lundi sera congé pour les japonais). Les quartiers organisent des animations en leur honneur.

Maintenant direction le quartier de Nagamachi où étaient regroupées les résidences des plus fortunés. Il s’agit là de l’héritage le plus visible de l’âge d’or des samouraïs de Kanazawa.

Les visites durant beaucoup moins longtemps que prévu, Lucas propose une petite promenade au bord de la mer. Nous voilà à bord d'un train direction la gare Komaiko qui se trouve à quelques centaines de mètres de la plage. Nous sommes presque tout seul sur le sable, je ne peux résister à mettre les pieds dans l'eau et à faire des dessins sur le sable. Tout le monde se joint à moi, nous passons un bon moment à faire les fous comme des enfants.

Tout au long de cette journée je me suis aperçu que mon japonais était bien meilleur. Je comprends de mieux en mieux les différents panneaux.

Bon j'avoue à part la pharmacie et le "ce site n'est pas une déchetterie" je ne comprends rien 😉

Ce soir c'est notre dernier repas avec Lucas et Heeju qui repartiront demain matin direction Tokyo. Nous choisissons de manger des sushis. Didier et Lucas se lancent dans un concours, à qui prendra le plus d’œufs de poissons avec les baguettes sans les exploser. Lucas est vainqueur avec 8 œufs qu'il a pu amené jusqu'à sa bouche.

Je soupçonne le vin japonais d'avoir favorisé le concours de baguettes  

Et voilà c'est déjà la fin de notre séjour avec les enfants. Nous rentrons à l'hôtel, demain matin nos chemins se séparent, nous partons Didier et moi pour Kyoto. Je suis un peu triste. Merci à Heeju et Lucas pour tous les moments partagés.

Dernière promenade avant de rentrer se coucher. L'affichage est fait par de petites fontaines 
6
mai

Ce matin, départ de Heeju et Lucas pour Tokyo, un dernier au revoir sur le quai de la gare et nous voilà tous les 2 pour la suite du voyage. Il est temps de prendre le train, à destination de Kyoto, ancienne capitale impériale du Japon. Kyoto est certainement la ville qui offre les plus grandes richesses culturelles et artistiques nippones, tant par la variété que par la beauté de ses sites.

Arrivés en gare de Kyoto, nous déposons nos valises cabines à la consigne, puis nous courons prendre le train direction Fushimi Inari Taisha.

Ce site est le plus grand sanctuaire shinto du Japon, érigé en 711, il est dédié à la déesse du riz Inari. La beauté de ce site se dévoile au gré d'une randonnée sous plus de 10000 toriis. Ces 10000 portes ont été financées par des hommes d'affaires, des sociétés ou des grands groupes. Au dos de chacune des portes est gravé le nom du donateur et la date de la pose. (C'est joli mais cela reste de la pub 😉).

On a gravit le mont Inari jusqu'au sommet. Il fait chaud, on a l'impression de ne jamais en voir la fin 
Le long du sentier des "toriis"
A la sortie, il y a des boutiques et stands pour manger comme dans toutes attractions touristiques. 

Après cette magnifique promenade, nous retournons en gare de Kyoto pour récupérer nos petites valises et nous empruntons le métro pour nous rendre à notre hôtel. Celui-ci est situé non loin du quartier Gion (quartier des geishas) que nous espérons visiter d'ici notre départ. Nous sommes un peu inquiet de savoir si nos grosses valises expédiées à Tokyo sont bien arrivées et aucun souci elles nous attendent.

Au japon, il est possible de faire transférer ses bagages d'un hôtel à un autre avec un délai de 24 heures. C'est un service très utilisé lors d'un séjour vagabondage sur l'archipel. Il suffit de prévoir une petite valise pour la période transitoire.

La chambre est très bien, il y a même un Onsen au sein de l'hôtel, je ne peux m'empêcher d'aller y faire un tour. Un vrai moment de détente après cette journée.

Hôtel Solaria Kyoto : Notre havre de paix pour 4 nuits 

Ce soir, nous allons essayer de trouver un restaurant pas trop loin de l'hôtel c'est de nouveau le déluge.

L'hôtel met à disposition un livret avec les restaurants à proximité. Nous choisissons un restaurant "All you can eat" (et aussi all you can drink) spécialisé dans les barbecues japonais. Le principe, nous pouvons manger ce que nous souhaitons pendant une durée limitée de 2 heures, on commande au fur et à mesure les plats que l'on souhaite, la dernière commande est prise une demie heure avant la fin. Nous repérons sur la carte l'adresse du restaurant. Il est 19 heures, nous prenons un parapluie mis à disposition par l'hôtel et nous partons dans les rues de Kyoto pour aller souper.

Lorsque nous arrivons à l'adresse indiquée, il y a plusieurs restaurants et nous n'avons pas d'indication sur l'étage. Au Japon, les restaurants peuvent se trouver dans les étages d'un immeuble comme nous avions pu le voir à Tokyo, ils n'ont pas tous une vitrine sur la rue. Nous essayons de trouver une indication sur un panneau à l'extérieur du bâtiment mais rien à faire. Au bout de 10 minutes, deux jeunes filles japonaises s'approche du menu du restaurant qui nous intéresse, nous leur demandons en anglais si elles savent à quel étage se trouve le restaurant, enfin elles comprennent et nous indiquent le 3ème étage (il n'y a pas de Rez de chaussée, on commence directement au 1er). Ouf, nous allons pouvoir souper dans le restaurant que nous avions choisi.

Nous avons testé le boeuf Kobé. 

Rassasiés, nous rentrons à l'hôtel pour nous coucher. La pluie a cessé, la météo annonce grand soleil pour les deux jours à venir.

7
mai
7
mai

Ce matin c'est grasse matinée, réveil vers 9 heures. Aujourd'hui on découvre Kyoto. En route pour le premier temple, nous devons prendre le bus pour nous y rendre. C'est plus compliqué qu'il n'y parait pour trouver la bonne station de bus. En effet à chaque coin du carrefour (à environ 50 mètres du bord) on trouve une station qui porte le même nom, nous mettons presque une demie heure pour trouver la bonne.

Le temple Rokuon-Ji (Kinkaku-ji)    鹿苑寺 (金閣寺)

A gauche le ticket d'entrée dans le parc.

Le temple bouddhiste de Kinkaku-ji est certainement l'endroit le plus visité de Kyoto. Toutefois il l'est peut-être tellement que les hordes de touristes enlèvent quelque peu à la balade son caractère sacré et son ambiance Zen. Situé dans le nord-ouest de la ville, son nom officiel est Rokuon-ji, il s’est fait connaitre pour ses deux étages entièrement recouverts de feuilles d’or. C'est pour cela qu'on l'appelle généralement le temple du Pavillon d’Or.

Le temple était à la base la villa de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu. A sa mort (en 1408) et selon sa volonté, le bâtiment est devenu un sanctuaire sacré.

Pour la petite histoire le pavillon d’or a été incendié puis reconstruit de nombreuses fois. Il a même été incendié par un moine dans les années 1950. Le bâtiment actuel, reconstruit à l'identique, date de 1955. En 1987, il est à nouveau rénové et reçoit une nouvelle couche de feuilles d'or, cinq fois plus épaisse. En 1994, Kinkaku-ji est officiellement inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

 Le temple Rokuon-Ji 
Les jardins du temple 

Le contemplatif jardin de pierres - Ryoan-Ji

Le temple Ryoan-ji est renommé pour son mystérieux jardin de pierres, le plus renommé du Japon. Entourées par un mur en terre se trouvent quinze pierres soigneusement disposées en cinq groupes sur un lit de graviers de 248m2. Quel que soit l'angle sous lequel vous vous placez, vous ne pourrez jamais voir les quinze pierres ensemble.

Le pont que traverse la lune - Togetsu-kyo

Ce magnifique pont de 155 mètres de long date de la période Héian (794-1185). Togetsukyô 渡月橋... le "pont que traverse la lune"! Cette appellation si poétique nous vient de l'empereur Kaméyama (1249-1305). Les nobles de l'époque aimaient se distraire oisivement flottant sur l'eau, sur des barques de bois, à manger, boire, chanter, réciter des poèmes, contempler la beauté des paysages, des jardins... Ainsi notre empereur, depuis la rivière, contemplant le ciel par une nuit claire, suivit du regard la course de la pleine lune qui lui semblait traverser le pont. Il en fit un poème, qui donna son nom au Togetsukyô.

Le temple Zen et ses jardins - Tenryu-ji

La visite de ce temple se fait, en premier lieu, par son jardin. Vaste coin de verdure, le jardin japonais du temple abrite en son sein un grand étang. Ce jardin est, d’ailleurs, considéré comme l’un des plus beaux du Japon !

La forêt de Bambous - Arashiyama 

Le quartier des Geishas - Gion

Gion (prononcez "gui-on'" et non "jion")

Gion est un quartier de Kyoto qui perpétue la tradition des geishas. Ici, elles portent le nom de geiko. Après avoir longuement étudié le chant, la danse et le maintien, ces femmes artistes louent leur talent. Parfois, les maiko, apprenties geishas, sortent d’une maison de thé nichée dans une ruelle en s’agrippant à leur téléphone portable comme toutes les jeunes femmes de leur âge.

C'est tout pour aujourd'hui. A demain pour de nouvelles aventures.

Bisous Bisous les petits loups.

8
mai
8
mai

Bonjour les petits loups, après une bonne nuit de sommeil nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte à Kyoto. Le soleil brille et il fait bien plus chaud qu'hier. Ce matin nous avons le droit à une cérémonie du thé. Comme nous sommes prêts nous décidons de partir à pied pour nous rendre à notre présentation.

Cérémonie du Thé

Au fond d'une toute petite ruelle se trouve notre lieu de rendez-vous, nous sommes accueillis par Maya qui sera notre hôtesse pour toute la cérémonie. Elle nous explique en anglais qu'elle va préparer le thé pour une personne de notre groupe et que nous pourrons ensuite préparer notre propre thé. Je suis désignée pour être la personne à qui le thé va être offert. Le privilège de l'âge je pense.

La cérémonie du thé peut se résumer en une seule expression japonaise : Wakeiseijaku, 和敬清寂

La cérémonie du thé était à l'origine seulement pratiquée par les hommes, ce n'est qu'à partir des années 1900 que les femmes sont autorisées à la faire. Il faut suivre un enseignement dans l'art de l'arrangement floral, la calligraphie, les kimonos, les encens. On dit que la formation dure toute une vie.

La cérémonie se déroule en 4 étapes

- Purification - Le maître de thé, revêtu d'habits traditionnels, commence par saluer ses invités, puis place les différents ustensiles de cuisine à leur position définie. Le carré de soie (fukusa) est utilisé pour nettoyer la boîte à thé (natsume) et la cuillère mesure (chashaku). Ensuite, l’hôte lave le bol (chawan) en fouettant l’eau chaude versée avec le chasen. C’est à cette occasion qu'il contrôle le bon état du fouet en bambou (Ce fouet est fait à la main dans un seul morceau de bambou). L’eau est ensuite jetée et le bol séché à l’aide du tissu (chakin).

Dans l'ordre gauche à droite puis haut et bas, Fukusa, natsume, chashaku, chawan, chasen et chakin

- Préparation - Le maître dépose deux cuillères de poudre matcha dans le bol, ce qui correspond à environ deux grammes. Il ajoute l’eau et bat la préparation avec le chasen. Le mouvement commence par une légère rotation afin d’unifier le breuvage. Puis, il convient d'effectuer un mouvement ferme et rapide de va-et-vient de haut en bas. La boisson se présente alors sous une texture onctueuse un peu moussante. Posé à droite du bol, le chasen doit encore contenir de la mousse de thé pour signifier la bonne consistance de la préparation.

- Dégustation - Ainsi prêt, le thé peut être servi à l’invité d’honneur, à qui l'on présente le bol tourné vers la face avant. Avant de goûter, ce dernier se doit de saluer le second convive. Puis, il lève son bol en signe de respect pour l’hôte et le tourne deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre, afin de positionner la face avant du bol à l’opposé de sa bouche. Boire du côté de la face avant est une erreur d’étiquette impardonnable. Le thé matcha se boit en deux fois et demie en aspirant bien la dernière gorgée, afin de faire comprendre au maître que la dégustation est terminée. Enfin, l'invité repositionne le bol avec la face avant vers lui et le pose doucement.

- Remerciement - L’hôte remercie le premier servi et reprend le récipient ; la préparation pour le second participant peut alors débuter. Une fois que tous les convives ont bu leur thé, le maître procède au nettoyage minutieux de l'ensemble des ustensiles, et les présente au fur et à mesure afin que chacun puisse admirer leur qualité et leur beauté.

Tea ceremony (Kyoto) 

Dans les rues de Kyoto

 En rouge, le plus grand Torii de Kyoto avec ses 24 mètres de haut

Le temple Kiyomizu-dera

Ce sanctuaire est un des plus populaire de Kyoto et même du japon. Plus de 3 millions de personnes le visite chaque année. Kiyomizu-Dera signifie littéralement "le temple des eaux pures". Ce sanctuaire est composé de plusieurs temples et pagodes qui se répartissent à flan de colline. A travers les allées du jardin, nous pouvons admirer une superbe vue sur la ville de Kyoto.

Le pavillon d'argent - Ginkaku-ji

Ce site moins bling-bling que le pavillon d'or est cependant le préféré des japonais. Contrairement à ce que son nom laisse pensé il n'a jamais été recouvert d'argent. Il est simplement en bois. De magnifiques jardins aux teintes indéfinissables entourent ce superbe bâtiment. Les arbres sont taillés à la main.

Soirée à Kyoto

Fin de journée dans les rues de Kyoto, ils sont fous ces japonais, les jeux d'argent ne sont pas autorisés mais ils adorent les jeux vidéos et les jeux où il faut attraper le cadeau. Des salles entières existent parfois même sur plusieurs étages

Nous commençons à avoir faim, ce midi c'était repas très très très frugal alors ce soir nous nous lâchons. Nous trouvons un petit restaurant en étage, le repas est top, pas trop cher. Le maïs avec les baguettes, il faut vraiment se concentrer.

Et de 2 pour Didier (700ml chaque verre) 

Retour à la chambre, demain réveil 7 heures, nous partons pour la journée à Nara.

Bonne nuit à tous, faites de beaux rêves.

9
mai

Ce matin départ pour la ville de Nara petite ville à 42 kilomètres au sud de Kyoto. Nara fut la capitale du Japon pendant 74 ans au VIIIe siècle. À noter qu'elle est aujourd'hui jumelée avec Versailles.

Après un court voyage en train nous arrivons à Nara, le ciel est gris mais il ne fait pas froid. Didier dégaine son téléphone pour mettre le GPS et nous voilà déambulant dans les rues de cette petite ville (seulement 365000 habitants) pour rejoindre le fameux parc aux cerfs. Ce parc est le refuge de quelques 1200 cerfs qui vivent ici en semi-liberté.

De nombreux écoliers en uniforme sont en promenade dans ce parc, nous sommes abordé par une petite écolière qui nous demande en anglais si elle peut nous poser quelques questions. Nous lui répondons qu'il n'y a pas de problèmes, elle souhaite connaitre notre prénom, le pays d'où nous venons et comment nous disons "Bonjour" dans notre langue. Elle nous demande aussi d'écrire tout cela sur son cahier. Je vois que la France est déjà marquée par un autre touriste, je lui dis que nous venons de Suisse.

Kofuku-ji

Nous croisons nos premiers cerfs, j'achète des crackers "spécial cerf" pour leur donner. C'est une erreur de ma part, je me fais "attaquer" dès que ces bêtes voient les friandises. C'est drôle certains cerfs baissent la tête devant les touristes pour obtenir un biscuit, d'autres n'hésitent pas à te grimper dessus pour le voler.


Todai-ji

Kasuga-taisha et l’allée aux 2000 lanternes de pierre

Retour sur Kyoto 

Nous voilà de retour sur Kyoto, nous pouvons admirer la tour qui porte le même nom que la ville. Ce soir nous cherchons un restaurant avec de la viande, nous savons que les deux prochains soirs seront dans un hôtel traditionnel et que nous ne pourrons pas choisir. De nombreux restaurants présentent leur plats avec des représentations factices, c'est plus facile de se représenter ce que nous pouvons manger surtout quand le menu est en japonais. Nous trouvons notre bonheur à deux pas de l'hôtel. Quel délicieux repas et je vous parle pas de la crème brûlée en dessert qui est une véritable tuerie.


10
mai

Départ en train pour rejoindre Kinosaki Onsen, l’un des meilleurs endroits du Japon pour profiter des onsens.

Par la fenêtre du train.... 



Depuis toujours, les habitants de Kinosaki accueillent les touristes aux quatre coins de la ville, fondée sur l’idée que « toute la ville est une auberge, dont les hébergements sont des salons et les routes des couloirs ». Les routes étant des couloirs, tout le monde peut les parcourir sans souci en portant le yukata et se rendre aux bains publics extérieurs.

Arrivée Kinosaki, trajet depuis la gare vers notre hôtel 

Nous arrivons en début d'après-midi à notre hôtel, un relais et château. Les jardins sont magnifiques

Nous profitons de la fin d'après-midi pour faire une petite promenade dans la ville en tenues traditionnelles.

Ce soir, c'est repas typique dans notre chambre

Le tout accompagné d'un Chablis bien de chez nous 


Voilà il est maintenant l'heure de se coucher. Les lits sont installés.



Bonne nuit et à demain pour la suite des aventures des pigeons.

Bisous Bisous

11
mai


Après un petit déjeuner typiquement japonais où nous avons enfin oser goûter le poisson, petit moment de détente en appréciant la vue depuis la fenêtre de notre chambre.










Nous décidons de prendre le téléphérique pour une petite promenade matinale.


Il est pas frais mon poisson !!!! 

Il est bientôt midi, nous décidons de manger local.

Le bœuf Tajima est en fait un bœuf de qualité équivalent au bœuf de Kobe. Ce burger est tout simplement divin.  

Dans la ville thermale de Kinosaki se trouvent 7 bains publics appelés sotoyu. Ils présentent tous une architecture différente. Devant chacun des bains se trouvent un tampon qui représente le bâtiment. Nous décidons de faire la tournée des bains.

J'ai bien dit la tournée des bains (pas des bars) 

De retour dans notre chambre, une employée de l'hôtel m'aide à revétir une tenue de cérémonie. C'est impossible de faire ce nœud dans le dos toute seule. Une fois habillée, en route pour une séance photo.

Il est maintenant l'heure de souper. Ce soir nous terminons presque toutes nos assiettes (mais non, on ne s'habitue toujours pas 😉).

Il faut bien une bonne bouteille pour accompagner 

Il est maintenant l'heure du dernier bain de la journée et ensuite dodo sur les lits qui sont maintenant installés.

Les lits sont installés en deux temps trois mouvements 
12
mai


Ce matin nous avons la chance d'avoir un super petit-déjeuner occidental. Nous finissons tout ce qu'il y a dans les assiettes. Cela nous change du petit-déjeuner avec poisson.


Nous bouclons les valises et nous partons direction Okayama.



Aujourd'hui nous prendrons notre premier Shinkansen mais avant cela il y a 3 heures de train, c'est long et je m’ennuie, je passe le temps en prenant des photos, allez je vous fais partager mon ennui.

Tous les paysages ne sont pas cartes postales et je vous passe les traversées de tunnel 😉

Arrivés à la gare de Shin-Osaka, direction le quai pour prendre ce fameux train à grande vitesse, le Shinkansen, c'est l'équivalent de notre TGV.

L'histoire du TGV japonais

Le SHINKANSEN est la grande réussite technologique du Japon d'après-guerre. Le pays s'est hissé au rang de leader mondial avec ce train à grande vitesse à la pointe du design, de la fiabilité, du service et du confort depuis son introduction en 1964.

Shinkansen, le train à grande vitesse japonais, signifie "nouvelle ligne interurbaine". C’est le principe fondateur de ce système de train à grande vitesse initié par la JNR (Japan National Railway) devenue JR (Japan Railway) en 1987. À la fin des années 1930, le principe d’un train reliant rapidement Tokyo à Osaka, les deux grandes métropoles du Japon, est étudié. C’est le projet Dangan (balle – aérodynamique). Les quatre heures de trajet sont visées à une vitesse estimée à 200 km/h. Mais la Seconde Guerre mondiale met un frein à ce projet.En 1958, un train express est mis en service entre Tokyo et Osaka. Le Business Tokkyû Kodama effectue ce trajet en 6h40. Il connaît un très grand succès. Les ingénieurs se remettent alors au travail pour créer cette fameuse ligne à grande vitesse.

Après des années de tests et des travaux titanesques, ce sont les Jeux Olympiques organisés à Tokyo en 1964 qui favorisent la mise en service, le 1er octobre de cette même année, la toute première ligne à grande vitesse au monde : la Tôkaidô shinkansen, à 210 km/h, en Shinkansen série 0, entre Tokyo et la nouvelle gare de Shin-Ôsaka. Le succès est énorme et le monde entier vient admirer ce prodige. En 1972, la ligne est prolongée jusqu’à Hiroshima et en 1975 jusqu’à Hakata (Fukuoka) : c’est la Sanyô shinkansen. Les projets de nouvelles lignes fusent de tous les côtés. Le nord se joint à cette dynamique avec le Tôhôku et le Jôetsu Shinkansen qui filent vers Morioka et Niigata en 1982 avec le Shinkansen série 200. Il faut attendre ensuite l’année 1992 pour qu’un bond en avant soit fait avec l’introduction d’un nouveau matériel, le Shinkansen série 300 qui permettra la vitesse commerciale de 270 km/h en service Nozomi entre Tokyo et Hakata (Fukuoka), réduisant toujours plus le temps de parcours. Les lignes continuent de s’étendre dans le nord du Japon, vers Yamagata en 1992, Akita et Nagano en 1997. Chaque nouvelle ligne reçoit un matériel spécifique. Il y aura les séries 400 (Yamagata), E1 (Jôetsu), E2 (Tôhoku, Nagano), E3 (Akita), E4 (Jôestu, Tôhôku). En 1997, l’introduction du magnifique et puissant Shinkansen série 500 porte la vitesse commerciale à 300km/h grâce à des avancées technologiques de pointe. Il ne faut plus que 2h30 pour relier Tokyo à Shin-Osaka. En 2004, une nouvelle ligne voit le jour sur l’île de Kyûshû. Le Kyûshû shinkansen propose le nouveau matériel série 800 pour aller jusqu’à Kagoshima. En 2015, la ligne vers Nagano se prolonge jusqu’à Kanazawa, c’est le Hokuriku Shinkansen avec les séries E7. En 2016 le Shinkansen arrive enfin à Hokkaido en passant par le tunnel Seikan jusqu’à Hakodate. Ce sont les trains de la série E5 qui font toute la ligne depuis Tokyo à la vitesse de pointe de 320km/h, qui est la plus élevée actuellement au Japon. Le design très particulier de ce train, son très long nez, vous assure de n’avoir jamais mal aux tympans lorsque le train pénètre dans un tunnel, même à grande vitesse.

Les projets d’extension continuent puisqu'il est prévu d’aller vers Nagasaki (2022), vers Sapporo (2030) et de faire la jonction par la mer du Japon Kanazawa-Kyoto d’ici 2030. Aujourd’hui, les lignes Shinkansen totalisent 2 765 km de parcours. En 2015, 360 millions de voyageurs avaient emprunté le Shinkansen.

Et que dire des maîtres mots de ce système toujours reconnu dans le monde entier : ponctualité, confort et sécurité. Aucun accident n’est à déplorer. L’introduction des Gran Class dans les derniers modèles de la JR East font du voyage un vrai bonheur, surtout avec un service à bord de très grande qualité. Dans chaque Shinkansen, un hôte ou une hôtesse passe auprès de vous pour vous proposer des boissons, biscuits et bentô. Votre siège est toujours tourné dans le sens de la marche mais vous pouvez faire pivoter vos sièges si vous le désirez. Le train est propre grâce à un service de nettoyage rapide et très efficace à chaque arrivée au terminus. En ce qui concerne la ponctualité, les chiffres laissent rêveur : la moyenne est de 36 secondes de retard pour 120 000 trains par an ! Plus d'un demi-siècle après son lancement, le Shinkansen reste la référence mondiale du train à grande vitesse.

Et voilà mon premier Shinkansen. Le trajet Osaka-Okayama prend 45 minutes pour environ 170 kilomètres.

Quelle place pour les genoux et c'est pas la 1ère classe 😉

Nous voici maintenant à Okayama. Après avoir déposé nos valises à l'hôtel nous décidons de nous rendre à pieds au château et jardins.

Dans les rues d'Okayama. 

Le château

La construction du château s'acheva en 1605 après 8 ans de travaux. Les murs sont constitués de panneaux enduits d'un vernis de protection noir. Cette couleur a valu au château le surnom de "U-jo" (château corbeau).

Le jardin Korakuen

Ce jardin couvrant quelques 14 hectares est considéré comme un des 3 grands jardins du Japon. Il a été achevé il y a environ 300 ans au terme de 14 ans de travaux.

Des mariés en plein shooting photos. 
13
mai

Miyajima

Nous sommes réveillés plus tôt que prévu, lavés, habillés, direction le 20ème étage pour le petit-déjeuner.

Vue sur Okayama depuis le 20ème étage de l'Ana Crown Plaza

Le ventre plein nous nous dirigeons vers la gare pour notre nouvelle destination, aujourd'hui nous visiterons Miyajima et Hiroshima. Nous avons près d'une heure d'avance sur le programme proposé par l'agence mais pas de soucis le système ferroviaire est tellement développé qu'il y a un Shinkansen toute les 20 minutes pour Hiroshima depuis la ville où nous nous trouvons. Il suffit juste de prendre un train autorisé dans notre abonnement le JR pass. Ce dernier ne nous permet pas de prendre les Shinkansen de type "NOZOMI” (Espoir) et “MIZUHO” (pas de traduction). Chaque type de ligne porte un nom, nous avons pris la ligne "SAKURA" (Cerisier) et la ligne "HIKARI" (Lumière). Après le court trajet en Shinkansen on doit prendre un train régional pour atteindre le départ du ferry qui nous amènera à Miyajima. Nous repérons notre destination et ensuite il faut trouver les repères correspondant à l'affichage sur le quai pour bien se placer en ligne avant de monter dans le train.

Le ferry pour l'île de Miyajima 

Miyajima est le nom le plus fréquemment donné à l'île d'Itsukushima, située dans la baie de Hiroshima et donnant sur la mer intérieure de Seto.

Miyajima est une île sacrée où « cohabitent les hommes et les dieux » depuis de nombreux siècles et dont le sanctuaire shintoïste Itsukushima y est établi depuis l’an 593. Ce sanctuaire, dédié à la déesse gardienne des mers, a pour particularité d'être en partie construit dans la mer, avec des bâtiments sur pilotis et un grand torii écarlate que l’on aperçoit au premier plan, lors de la traversée en bateau. On peut aussi voir les paniers à huîtres. Je me réjouis de pouvoir en manger quelques unes.

Arrivés sur l'île direction ce grand torii vu sur de nombreuses images du Japon. Les touristes se bousculent au pieds de cette grande porte, nous sommes arrivés à marée basse il est alors possible de se rendre jusqu'à la porte. Je dois enlever mes chaussures et mettre les pieds au milieu d'une multitude de petits poissons pour essayer d'avoir une photo toute seule.

Quelques curiosités lors de notre promenades dans les rues : moi en train de déguster une glace macha (thé vert), des petites figurines trop "Kawai" (mignonnes), des "buns" fourrés au boeuf local (bons mais "étouffes chrétiens" comme on dirait chez nous), quelques cerfs.....

Ils ont de l'humour ces japonais... 

Quelle déception, les japonais sont vraiment étranges, ils mangent tout cru (poissons, crevettes, pieuvre, viande, etc...) mais pas les huîtres, elles sont dégustées après être passées au barbecue. Cela ne me donne pas envie, en plus elles sont trop grosses à mon goût et sans couteau ou autre ustensiles pour les couper cela ne va pas être possible.

Huîtres de Miyajima 

Gojunoto « la Pagode aux 5 étages ».

Miyajima c’est aussi une montagne, aux flancs cachés sous d’épaisses forêts vierges, qui révèle de magnifiques paysages, de très belles plages et des sentiers de randonnée qui en font une destination très appréciée.

Promenade dans le parc Momijidani, où pousse en abondance l’érable du Japon.

Avant notre retour vers Hiroshima nous repassons devant le grand torii qui maintenant à les pieds dans l'eau. Nous prenons quelques nouvelles photos (cela me rappelle le temple de Tanah Lot à Bali qui change aussi de perspective entre la marée haute et la marée basse).

Hiroshima

Pas de commentaires, l'explosion de cette 1ère bombe atomique a marqué l'histoire de l'humanité à jamais. 
Ce soir on mange local, du bœuf de Kobe, c'est très bon. Sans oublier les boissons locales et le dessert 
14
mai
Dans les rues d'Osaka, entre la gare et notre hôtel , les premières photos sont des dessins dans un tunnel  pour piétons

Après une bonne nuit de sommeil, ce matin nous partons pour Osaka, troisième plus grande ville du Japon après Tokyo et Yokohama, centre économique et gastronomique du pays.

Notre hôtel  (à gauche) se trouve tout à côté de l'Umeda Sky Building (au  milieu et à droite)  

Après avoir déposé nos valises à l’hôtel, nous partons à la découverte de Minami, le sud de la ville où se trouvent les quartiers les plus animés d’Osaka, tels que Namba et Shinsaibashi. Nous y trouverons une multitude de boutiques, bars et restaurants des plus variés. La rue de Dotombori est l’endroit incontournable le plus connu ! L’ambiance vivante y est unique, c’est typiquement la vie moderne japonaise et sa jeunesse.

Que de monde, ce doit être formidable le soir quand tout s'éclaire mais pas pour aujourd'hui nos pieds crient pitié. 

Nous mangerons des Ramens dans le quartier de Dotombori.

Des marmites de 100 litres.... 

Nous décidons quand même de rentrer à pieds c'est trop compliqué de reprendre le métro.

Ils sont mignons  

Ce soir pas le courage de repartir trop loin, par chance nous découvrons sous l'hôtel une galerie avec de nombreux restaurants, le tout dans une reconstitution de petites ruelles

Pour ce soir, un peu de nostalgie, on mange "Raclette"

C'est bon avec un petit verre de vin rouge

Une fois la nuit tombée la vue est magnifique de notre chambre située au 14ème étage.