00 - L'Odyssée Nordique : Les préparatifs

L'odyssée nordique est le récit d'un voyage imaginé et espérons-le, vécu par deux sexagénaires amoureux de la faune sauvage et des grands espaces, gourmands du spectacle incessant de la Nature.
Dernière étape postée il y a 80 jours
Juin 2025
26 semaines
Publié le 30 novembre 2023

Jeudi 30 novembre 2023

Embarquez avec nous pour l'Odyssée Nordique !

Plus qu'un carnet de voyage, c'est un véritable journal de bord que nous vous proposons de suivre dans les pages et les articles à venir. L'Odyssée Nordique sera, nous l'espérons, une formidable aventure qui nous mènera du Marais Poitevin à la Mer de Barents, des terres pictonnes aux territoires samis, des forêts scandinaves aux volcans islandais.

Cette aventure, nous vous proposons de la vivre avec nous, depuis la toute première heure jusqu'à son but final. A travers les pages qui vont suivre, vous allez découvrir comment nous allons imaginer, concevoir, vivre et immortaliser ce que nous pensons être le voyage de notre vie.

Ce périple, de 22.000 km nous permettra de sillonner les routes d'une dizaine de pays européens pendant vingt-six semaines. Imaginez un peu ! Cent quatre-vingt-jours, du 1er juin au 30 novembre 2025, soit très exactement six mois passés à bord de notre camping-car pour découvrir des paysages magnifiques, partir à la rencontre d'une flore et d'une faune sauvage exceptionnelle et rapporter des milliers de photos.

Bienvenue à bord !  - Crédit photo : Les Photomateurs

Aucun doute, nous avons hâte de faire nos valises, et si comme nous, vous souhaitez vivre un peu de cette aventure, alors n'hésitez pas, abonnez-vous et entrez dans les coulisses de l'Odyssée Nordique. Planning, itinéraire, budget, organisation on vous dit tout sur la préparation de ce voyage, nos espoirs et nos craintes, les problèmes posés et les solutions trouvées. Puis, le jour J, embarquez avec nous pour ce grand périple, suivez-nous sur les routes d'Europe à la découverte des splendeurs de l’arctique. Enfin, de retour en France, revivez cette aventure à travers un livre et peut-être un film que nous essaierons de réaliser, pour ne rien oublier.

Avec une publication que nous espérons régulière, cette aventure sera décrite dans six carnets de voyage distincts, écrits sur le vif, étapes par étapes :

  • "L'Odyssée Nordique : Les préparatifs" dans lequel nous dévoilerons tous les secrets de la préparation d'une telle aventure.
  • "L'Odyssée Nordique : Les pays anglo-saxons" racontera les six premières semaines de ce voyage, passées à sillonner l'Irlande, l'Irlande du Nord, l'Ecosse, l'Angleterre et le Pays de Galles.
  • "L'Odyssée Nordique : L'Europe du Nord" retracera les deux semaines passées à traverser la Belgique, les Pays-bas, et l'Allemagne pour rejoindre le nord du Danemark.
  • "L'Odyssée Nordique : L'Islande et les Îles Féroé" relatera dans le détail les sept semaines employées à faire le tour de l'Islande, l'une des deux principales destinations de ce périple.
  • "L'Odyssée Nordique : Les pays scandinaves" décrira les neuf semaines consacrées à la traversée de la Norvège pour rejoindre le Cap Nord puis l'amorce du retour à travers les forêts suédoises.
  • "L'Odyssée Nordique : Le retour" racontera, lorsque l'heure du retour aura sonnée, les deux semaines prévues pour traverser l'Allemagne du nord au sud et la France de l'est à l'ouest et revenir au point de départ.

Ainsi informés, vous pourrez nous suivre au plus près de nos pérégrinations.

Alors à bientôt pour la suite de cette aventure !

Prochain article : J-540 : Les Photomateurs

Publié le 10 décembre 2023

Dimanche 10 décembre 2023

Les Photomateurs, c'est le nom que nous nous sommes donnés.

Nous, c'est tout d'abord Danielle, Mémé pour les intimes. Ambulancière à la retraite, elle pratique régulièrement le tricot, activité pour laquelle son talent n'est plus à démontrer. Ancienne judoka, Danielle est passionnée de sport : judo bien sûr, mais aussi football, rugby, tennis, athlétisme, biathlon, pétanque et j'en passe. Autant vous dire que l'année 2024 risque d'être fort occupée : Championnats du monde, JO PARIS-2024, et coupes du monde en tous genres, il n'y aura pas de temps à perdre.

Elle apprécie également la quiétude de son foyer et le calme de son jardin, où elle passe des heures à bichonner ses fleurs et cultiver ses tomates lorsque la météo s'y prête. Peu intéressée par la cuisine, elle s'y colle quand même et à le mérite de préparer d'excellentes confitures et des petits plats gentiment mitonnés que les connaisseurs en tirent.

Elle n'est pas téméraire, l'inconnu l'effraie un peu, mais elle sait, quand il le faut, surmonter ses craintes, se surpassant parfois là où on ne l'attendait pas. Officiellement à la retraite depuis un an, elle attend bien sagement que je prends la mienne et sa principale préoccupation du moment est de faire tout ce qui est en son pouvoir pour me rendre la vie aussi douce que possible.

Les Photomateurs - Crédit photo : Les Photomateurs


Moi, c'est Patrice, mais appelez-moi Pépé. Je suis pour l'heure, toujours en activité, une des raisons qui expliquent cette date de départ si tardive, mais je dois bien avouer que mon travail ne me passionne plus rarement depuis un bon moment déjà. J'envisage donc de prendre ma retraite dans quelques mois et ce voyage sera l'une de mes principales activités de jeune retraité.

Mes centres d'intérêt sont nombreux et variés : généalogie, philatélie, écriture, photographie, voyages, bricolage, etc. Autant d'activités chronophages auxquels je n'ai que peu de temps à accorder. Danielle me rend la vie facile, et j'essaie de mon côté d'organiser nos loisirs du mieux que je peux, l'idée étant de partager le plus grand nombre d'activités possibles comme la marche, la randonnée, le canoë et le vélo mais aussi l'observation de la faune et la contemplation de la beauté de ce monde.

Oh, les ronds !
Oh, les ronds !

A nous deux, nous sommes capables de toutes les folies pour nous amuser et certaines d'entre elles sont mémorables : vol de drapeaux, traversée de l'île d'Oléron à pied, dans sa longueur, soit 36 ​​km en 7h24' 25'' ou encore la traversée du marais poitevin en canoë. Il faut dire que depuis dix ans que nous nous connaissons, il n'y en a jamais eu un pour tempérer l'autre, bien au contraire. Que l'un propose une idée farfelue, dans la seconde qui suit l'autre lui répond : "Allez !" et on ne nous retient plus. Pour preuve, pas plus tard qu'hier, nous nous sommes levés à cinq heures du matin, avons parcouru 300 kilomètres sous une pluie battante pour tenter d'admirer la mer. Deux minutes trente sur la plage et nous rebroussions chemin. Nous sommes rentrés trempés, transis de froid et utilisés, mais vivants. Que voulez-vous, on ne se refait pas !

L'un comme l'autre, nous aimons notre tranquillité et nous nous suffisons à nous même. Nous ne supportons ni la foule, ni le bruit, ni le stress, aussi fuyons-nous les villes et leur activité. Nous leur préférons les grands espaces, les endroits reculés et les petits villages délaissés des hordes de touristes. Nous sommes très amis du spectacle que nous offrons la Nature que nous respectons du mieux possible.

Question sociabilité, nous ne recherchons pas spécialement le contact avec nos semblables, vous l'aurez compris, mais ne le refusons pas non plus. Nous sommes tolérants et respectueux des idées de chacun et attendons des autres qu'ils adoptent la même attitude à notre égard. Aussi, si notre profil vous parle, si vous n'êtes ni grande-goule, ni boit-sans-soif, ni pince-sans-rire, ni pique-assiette, ni traîne-savates et autre individu de ce genre, pourquoi ne pas prendre contact avec nous, pour échanger sur des sujets communs ?

A bientôt peut-être...

Article Prochain : J-530 : Une trace de 22.000 km

Publié le 20 décembre 2023

Mercredi 20 décembre 2023

Vous l'aurez remarqué, le compte à rebours à considérablement augmenté passant de J-530 à J-630 et la trace annoncée à quand à elle largement diminuée. En voici les raisons :

Comme nous vous l'annoncions dans notre premier article, nous avions initialement programmer un voyage de 22.000 kilomètres sur six mois, voyage qui nous aurait conduit à travers bon nombre de pays d'Europe, comme l'Irlande, l’Écosse (eh oui, pour nous c'est un pays à part), l'Angleterre, la Belgique et les Pays-bas, puis l'Allemagne, le Danemark, l'Islande, la Norvège et la Suède. C'est un voyage que nous avions dans les cartons depuis plusieurs années déjà et qui nous avait paru abordable en première étude. C'était sans compter sur la pandémie COVID, la guerre en Ukraine et autres réjouissances du même genre, réjouissances qui eurent des répercussions économiques insoupçonnées. Nous savions déjà que pour un tel voyage, le ferry serait le poste le plus important du budget, mais nous ne nous attendions pas à une telle variation. Jugez plutôt : pour le seul trajet Danemark-Islande-Danemark, que nous avions chiffré à 4.000 euros fin 2019, c'est plus de 6.000 € qu'il nous faut débourser aujourd'hui, pour voyager à la même époque de l'année. 150% d'augmentation en si peu de temps, c'en est trop pour nos faibles moyens.

Nous avons donc décider de revoir notre copie et de réduire la voilure. Notre premier objectif a été de chercher à diminuer le coût de cette traversée vers l'Islande, voir de rayer ce pays de la liste si cela n'était pas possible. Je ne vous cache pas que c'eut été un crève-cœur, car si Danielle n'est pas plus attirée que cela par cette destination, lui préférant la Norvège, pour ma part, j'en suis d'ors et déjà tombé amoureux et je n'envisage pas de ne pas m'y rendre au moins une fois dans ma vie.

Des modifications importantes et nécessaires

Nous avons alors effectué plusieurs simulations sur le site de la Smyril Line, seule compagnie desservant l'Islande par voie maritime, pour tenter de réduire le coût exorbitant du trajet et avons finalement eu une très bonne surprise. Imaginez donc, en décalant seulement nos dates de départ de quelques semaines, nous avons réalisé plus de 40% d'économie sur cette traversée, passant de 6.000 € à 2.500 €, sans rogner sur le confort de notre cabine où le nombre de repas à bord. Mais alors comment est-ce possible ? L'explication est toute simple ! L'Islande est une île proche du cercle polaire, elle se visite donc principalement en été. Comme toute entreprise commerciale, la Smyril Line adapte ses prix en fonction de la demande. La chute de fréquentation des touristes en septembre provoque donc mécaniquement la chute des prix, pour le plus grand bonheur des touristes tardifs.

Alors certes, l'automne n'est peut-être pas la meilleures saison pour visiter ce pays, les jours raccourcissent et la météo se gâte, mais selon certains avis trouvés sur le Net, septembre reste encore une bonne période, la véritable dégradation météorologique n'ayant lieu qu'en octobre. Si on ajoute à cela le fait que nous augmentons nos chances d'apercevoir des aurores boréales, il n'y a plus a hésiter.

Aurore boréale - Crédit photo : KAMIL de PIXABAY 

Pour autant, ce changement de planning n'est pas sans conséquences. En entrant au 1er septembre sur le territoire islandais, au lieu du 1er août comme prévu initialement, nous sommes également contraints de réduire la durée de notre séjour, notre véhicule n'étant pas réellement taillé pour affronter les rigueur de l'hiver. Nous avons donc remanié notre planning, notre itinéraire et notre budget. Le nombre de destinations s'en trouve notablement réduit, la date de départ en est reculée et bizarrement le budget n'a guère varié d'avant le COVID, ce qui représente tout de même des économies conséquentes au cours d'aujourd'hui.

On vous dit tout dans les prochains articles. Pour l'heure, examinons notre nouvel itinéraire :

Un itinéraire raccourci

Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessous, nous n'allons plus dans les pays anglo-saxons (trajet en pointillés). Adieu donc l'Irlande, l’Écosse et l'Angleterre ! Adieu ? Non bien sûr que non, ce n'est que partie remise. Nous adorons trop ces destinations pour ne pas y retourner un jour. Elles sont d'ailleurs déjà inscrites au programme de l'année 2026.

Une trace de 14.000 km - Crédit photo : Les Photomateurs 

L'Islande, la Norvège et la Suède, sont par contre bel et bien au programme et c'est une trace non pas de 22.000 mais de 14.000 kilomètres que nous allons laisser sur le sol scandinave. Départ de Niort donc, en direction de Dunkerque, puis traversée de la Belgique et des Pays-Bas jusqu'à GRONINGUE. De là, nous gagnerons le port d’HAMBOURG puis celui d'HIRTSHALS tout au nord du Danemark pour embarquer pour l'Islande. Notre trajet sur cette terre de glace et de feu se limitera quasiment à la route N°1 qui en fait le tour, desservant la majeure partie des sites touristiques. Trois semaines plus tard, avec 1.600 km de plus au compteur, nous reprendrons le ferry pour le trajet du retour.

A peine descendus d'un ferry que nous embarquerons sur un autre, direction cette fois la Norvège dont nous suivrons grosso-modo la côte ouest, sans oublier un passage sur les îles Lofoten, jusqu'à atteindre NORDKAPP, le point le plus au nord de l'Europe. Ne pouvant aller plus loin, nous redescendrons vers le sud, traverserons la Suède puis l'Allemagne avant de retrouver notre foyer et nos proches.

 Kilométrage par pays - Crédit photo : Les Photomateurs

Bien sûr, tout cela est encore très grossier, et nous l'affinerons au fil du temps, notamment en fonction des lieux à visiter et des activités à réaliser tout au long de cette aventure. Mais au fait, comment tout cela a commencé ?

La genèse du projet

Nous projetons ce voyage depuis plusieurs années déjà, et le hasard fait parfois bien les choses. Un jour que nous traînions dans une librairie, nous rencontrons une femme qui cherchait des ouvrages sur l'Islande. Elle projetait de s'y rendre en camping-car. En discutant un peu avec elle, nous apprenons que pour se rendre en Islande avec son véhicule, il n'existe qu'une seule route maritime depuis l'Europe et plus exactement depuis HIRTSHALS au Danemark. L'idée a alors germée dans nos têtes, puis une question s'est finalement imposée à nous :

- Patrice : L'Islande ou le Cap Nord ?

- Danielle : C'est où ça ?

- Patrice : Au nord de la Norvège, le pays des aurores boréales.

- Danielle : Et pourquoi pas les deux ?

Voilà bien le genre de réflexion de Danielle ! Et oui, pourquoi pas les deux finalement. Quitte à se rendre au nord du Danemark, pour embarquer pour l'Islande, autant pousser jusqu'au point le plus au nord de l'Europe. Égaux à nous-même, nous nous sommes pris au mot, et voilà comment on dessine une trace de 14.000 km en moins de temps qu'il en faut pour le dire.

Prochain article : J-620 : Trois mois d'aventure.

Publié le 31 décembre 2023

Samedi 30 décembre 2023

L'itinéraire prévisionnel est prêt, alors quand partons-nous ?

A priori, à l'automne 2025, mais la date exacte ne sera connue que lorsque nous pourrons réserver les billets pour la traversée Danemark-Islande. Pour l'heure, la billetterie n'est pas ouverte pour ces dates, mais cela ne nous empêche pas d'établir un planning prévisionnel.

Selon l'étude préliminaire que nous avons menée, nous devrions nous trouver en Islande du 15 septembre au 15 octobre 2025. Un mois pour parcourir la célèbre route N°1 devrait suffire, d'autant que nous incluons dedans l'aller-retour Danemark-Islande-Danemark, soit six jours de mer au total. Prendre plus de temps pour visiter le pays nous ferait courir le risque d'avoir une météo exécrable et faire plus court nous obligerait à visiter l'île au pas de course. L'inconnue qui persiste encore à ce jour est l'éventuel arrêt sur les Îles Féroé que nous engloberons peut-être dans cette période. Ou pas !

 Seuls au monde - Crédit photo : LSCO de PIXABAY

Ceci étant posé, et sachant que nous ne voulons pas rouler plus de 100 à 150 kilomètre par jour, nous prévoyons une quinzaine de jours pour rejoindre HIRTSHALS depuis NIORT. Si la Belgique n'a que peu d'intérêt pour nous, nous aurons cependant plaisir à revoir certains lieux déjà visités aux Pays-Bas lors de notre séjour en avril 2023. Ensuite ce sera le nord de l'Allemagne puis le Danemark. Pour être sur le quai d'HIRTSHALS le 15 septembre, il faut donc prévoir un départ le 1er du mois. Ainsi nous aurons tout le mois d'août pour fignoler les préparatifs.

Un joli cadeau d'anniversaire

Nous partirons donc de Niort le 1er septembre 2025, pour embarquer vers l'Islande 15 jours plus tard, avec un retour prévu sur le continent aux alentours du 15 du mois suivant. Reprenant la direction du nord pour rejoindre NORDKAPP, nous aurons peut-être la chance d'apercevoir une aurore boréale le 24 octobre. Nous l'espérons en tous cas, car ce serait un bien joli cadeau d'anniversaire pour Mémé. Quoiqu'il en soit, nous nous donnons trois semaines pour sillonner la Norvège, traverser le cercle polaire et rejoindre le Cap Nord, sans oublier de faire un détour via les îles Lofoten.

Nous ne nous éterniserons pas au Cap Nord comme on peut s'en douter. Il n'y a en fait aucune raison valable de ce rendre là-bas, si ce n'est de dire que nous y sommes allés. Le Cap Nord n'est qu'un éperon rocheux comme un autre, et à l'époque où nous y serons, il risque d'être battu par le vent et la pluie, voir même enveloppé de brouillard ou couvert de neige. Le 1er novembre sonnera donc l'heure du retour. Trois semaines pour traverser la Suède et ses immenses forêts, longer la mer Baltique et ses interminables plages et goûter aux plaisirs du sauna plus au sud près d'un lac. Un dernier ferry nous fera passer en Allemagne que nous traverserons en moins d'une semaine pour retrouver la France et être de retour chez nous au 30 novembre au plus tard.

Planning prévisionnel par pays - Crédit photo : Les Photomateurs 

Une vie de nomades

Nous avons encore du mal à imaginer ce que sera notre vie durant ce voyage. Il est certain que cela va bouleverser nos habitudes. Nous ne sommes jamais partis aussi longtemps à bord de notre camping-car. Trois mois, pensez donc ! Le mieux qu'on ai fait, c'est tout au plus une quinzaine de jours. Il va falloir tout inventer. Nous pressentons bien, en effet, qu'il ne s'agit pas de "partir en vacances", mais bien de se réinventer une vie, une vie de nomades.

Jusqu'à présent, notre vie en camping-car était plutôt minimaliste : stationnement longue durée, repas frugaux et conditions météorologiques estivales. Avec ce voyage, il en va tout autrement. L'itinérance modifie la donne : trouver où dormir, se réapprovisionner en eau, s'assurer de la charge des batteries, cuisiner et prendre de vrais repas, faire nos lessives et même gérer nos affaires à distance, vont devenir des activités quotidiennes pour lesquelles il va falloir s'organiser. Notre départ tardif influencera également notre vie à bord. La pluie, le vent voir la neige nous obligeront à nous adapter en permanence.

En fait, tout est à découvrir, mais n'est-ce pas le propre de l'aventure ?

Prochain article : J-610 : Une enveloppe de 12.000 €

Publié le 9 janvier 2024

Mardi 9 janvier 2024

Trois mois de vacances, du jamais vu pour nous, mais combien ça coûte tout ça ?

Un budget à la hauteur de nos envies

Notre budget n'étant pas extensible à volonté, contrairement à nos envies, il a bien fallu se fixer une limite. Pour la déterminer, nous avons portée dans un tableau la liste de nos dépenses et avons tenté d'évaluer notre budget, pays par pays. Dresser un tel inventaire peut faire peur, mais cela permet de bien prendre la mesure de ce que tout cela coûte : Ferry, gasoil, nuitées, péages, alimentation, activités, visites : A combien faut-il s'attendre ?

Répartition par postes - Crédit photo : Les Photomateurs 

Comme prévu, le poste transport est le poste le plus onéreux, représentant à lui seul environ 45% de nos futures dépenses. Dans ce poste budgétaire, nous incluons bien évidemment le ferry, mais aussi le carburant, les péages, tout comme l'entretien et les petites réparations du véhicule. Pour évaluer le coût du ferry, nous avons tout simplement effectué des simulations d'achat de billets. Nous essaierons de suivre leur évolution tout au long de l'année 2024 pour déterminer à quelle date il est préférable de passer commande. Pour évaluer le poste carburant, nous sommes partis sur la base d'une consommation moyenne de 10 litres aux 100 kilomètres à un prix moyen du carburant fixé à 1,90 € du litre pondéré par la variation du coût de la vie de chaque pays par rapport à la France. Là encore, nous essaierons de suivre l'évolution du prix des carburants dans chacun des pays traversés, tout au long de l'année 2024.

Deuxième poste, représentant un peu plus de 20% du budget : les nuitées. C'est certainement le poste le plus flexible de notre budget. Pour l'évaluer, nous sommes partis sur deux postulats que nous savons déjà ne pas respecter à l'avenir : Dormir toutes les nuits au camping à raison de trente euros par nuit. En fait, il existe plein de possibilités pour réduire cette ligne de budget comme dormir sur des aires de camping-car (moins chères), faire du camping sauvage (gratuit) ou encore acheter une carte de réduction (jusqu'à -50%). Nous comptons sur les économies réalisées sur ce poste pour faire face aux imprévus.

Troisième poste de notre budget, représentant environ 18% de celui-ci : les activités. Ben oui, nous sommes en "vacances", c'est pour en profiter. Excursions, visites, entrée de musées, restaurants, nous ne ferons pas cela dans tous les pays, mais les occasions de marcher sur un glacier, prendre la mer pour observer les baleines ou goûter à la cuisine norvégienne ne se présenteront pas tous les jours, alors nous comptons bien ne pas nous priver plus que cela.

Arrive enfin le poste "Alimentation" et plus généralement les dépenses de la vie courante, représentant 17% de notre budget. Pour évaluer ce poste, nous sommes partis sur la base d'une dépense moyenne de 20 € par jour, pondéré par la variation du coût de la vie par rapport à la France. Les pays du Nord ont la réputation de ne pas être bon marché. Le niveau de vie y est élevé et passer des vacances en Islande ou en Norvège coûte environs 30% plus cher qu'en France. Il faudra en tenir compte.

Budget prévisionnel - Crédit photo : Les Photomateurs

Au final, ce sont donc 12.000 € que nous prévoyons de débourser au cours de ces trois mois de folie.

Alors, cher ou bon marché ?

Tous les baroudeurs vous le diront, il est moins coûteux de visiter les pays chauds que les pays froids. Ce n'est bien évidemment pas une question de température, mais plutôt de niveau de vie, ce dernier étant plus élevé au nord qu'au sud. Ce seront donc de vacances onéreuses. Mais pour en juger vraiment, faisons quelques comparaisons :

  • Tout d'abord, regardons ce que nous aurait coûté de telles vacances si nous avions envisagé de nous rendre séparément en Islande, en Norvège et en Suède sur des durées équivalentes. Selon certaines estimations trouvées sur internet, il faut compter entre 7.000 € et 8.000 € pour un séjour de trois semaines en Islande, pour deux personnes, incluant hébergement, location de véhicule, alimentation et visites culturelles. Rien d'étonnant à cela, le coût de la vie en Islande est réputée pour être 30% plus élevé qu'en France. Un même séjour en Norvège reviendrait entre 6.000 € et 7.000 € dans les mêmes conditions. La Suède étant meilleur marché, ne coûterait quand à elle que 4.000 ou 5.000 €. Au total, ces trois destinations représenteraient à elles seules une enveloppe comprise entre 17.000 € et 20.000 €. Notre façon de voyager nous apparaît donc comme étant plus économique et surtout nous laisse une plus grande part de liberté, nous autorisant à voyager à notre rythme et sans obligations organisationnelles.
  • Mais nous aurions pu également choisir un autre type de vacances. Voyons ce que nous aurait par exemple coûté une croisière de trois mois pour deux personnes sur un de ces immeubles flottants qui peuplent nos mers. Trois mois de voyage, c'est la durée idéale pour un tour du monde. Sans examiner plus en avant les offres des croisiéristes, il faut en moyenne prévoir un budget minimum de 15.000 € par personne, soit plus du double que notre façon de faire. Certes, l'expérience n'est pas la même, mais vivre trois mois, en vase clos sur un bateau ne nous enchante pas plus que cela.

Finalement, 12.000 € c'est beaucoup d'argent, mais au regard du temps passé, des destinations visitées et des activités réalisées, cela reste très honorable. Nous ne ferons pas cela tous les ans, alors autant en profiter.

Prochain article : J-600 : Une préparation minutieuse.

Publié le 19 janvier 2024

Vendredi 19 janvier 2024

"Si vous trouvez l'aventure dangereuse, essayer la routine, elle est mortelle"

Cette citation de Paulo COELHO résume à elle seule l'idée du voyage. Voyager, c'est sortir de sa zone de confort, se confronter au monde, aux autres, à l'imprévu. Cette activité n'est certes pas sans danger, mais on a trop tendance à oublier que notre vie bien rangée, bien organisée n'est pas moins dangereuse. Ce qui compte finalement c'est l'attention que nous portons à nos actes, à nos décisions, à notre comportement. Que nous soyons à des milliers de kilomètre de notre foyer ou au bout de la rue ne change rien.

Mais pour que ce voyage ne soit que du plaisir, nous optons tout de même pour un minimum d'organisation. A l'instar des explorateurs, ou des scientifiques qui s'aventurent en terres inconnues, nous avons parfois l'impression de monter une expédition. En fait, nous ne sommes pas de grands aventuriers et nous préférons anticiper les problèmes avant qu'ils n'arrivent. Bien sûr, nous essuierons quelques déconvenues, nous en sommes conscients, mais autant limiter les imprévus et faire en sorte que ceux-ci ne se transforment pas en galère.

Prévoir l'imprévisible

Thème après thème, la préparation de ce voyage fait naître en nous une multitude de questions auxquelles il nous faut répondre avant le départ. Après avoir ébauché l'itinéraire, défini le planning et élaboré le budget, nous aborderons dans les prochains articles tous ces thèmes de réflexion dont voici une liste non exhaustive :

  • Mémé les p'tits bateaux : Quels trajets effectués en ferry ? Quand réserver nos billets ? Que faut-il prévoir à l'embarquement ? Quelle vie à bord et comment s'occuper ? On fait le point sur le plus gros poste de notre budget.
  • Money, money, money : Comment payer nos achats ? Quelles monnaies emmener avec nous ? Quand faire le change ? Espèces ou carte bancaire ? Comment suivre le budget ? Pas besoin de vous dire qui tiendra les cordons de la bourse.
  • Avis de tempête : Comment suivre la météo ? A quoi faut-il s'attendre ? Comment y faire face ? Quels équipements et quelles précautions prendre ? On vous dit tout sur les moyens mis en œuvre pour affronter la rudesse du climat du nord.
  • Allo ! Allo ? Y a Quelqu'un ? : Quels moyens de communication ? Comment avoir internet tout le long du trajet ? Comment communiquer avec nos proches ? Matériel, forfaits, applications, on vous dit tout de la solution choisie.
  • Attention radar ! : Quand rouler à droite ? Quand rouler à gauche ? Quelles limitations de vitesse doit-on respecter ? Quelle signalisation particulière va-t-on rencontrer ? Un article pour tout savoir sur la conduite à adopter dans les pays traversés.
  • Halte ! Douane Zoll : Comment passer les frontières ? Quels produits ne pas transporter ? Quelles sont les particularités de chaque pays ? Carte d'identité ou passeport ? Avec environ dix passages de frontières, à quoi faut-il faire attention ?
Crédit photo : Benjamin THOMAS, Gerd ALTMANN et Jacqueline MACOU de Pixabay 
  • Demi-tour, on a oublié l'ouvre-boîte : Notre camping-car sera à la fois notre véhicule et notre maison, comment bien le préparer ? Ustensiles, outillage, quel matériel ne faut-il surtout pas oublier d'emmener pour faire face aux différentes situations rencontrées ?
  • On vient dormir chez vous ! : Campings, aires de camping-car ou camping sauvage ? Ou dormir et à quel coût ? Y a-t-il des avantages à prendre une cartes de camping ? Qu'est ce qui est permis ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? On fait le point, pays par pays.
  • A table, c'est servi ! : Que mange-t-on ? Comment cuisine-t-on ? Où s'approvisionner ? Quels sont les produits disponibles ? Quelles sont les spécialités culinaires ? Comment lire une carte de restaurant ? On vous dit tout sur les plaisirs de la bouche.
  • Souriez, vous êtes filmés : Pépé s'adonnera à la photographie, sans aucun doute, mais quel matériel emmener ? Quelle législation sur le droit à l'image ? Pourrons-nous utiliser le drone ? Quelle assurance souscrire pour se protéger du vol ? On fait le point en quelques lignes.
  • La To-do-list : Eh oui, pas de voyage sans une To-do-list. Que faire ? Que voir ? Quels sont les sites incontournables, les routes mythiques, les lieux insolites et les activités à ne pas manquer ? On vous dit tout sur ce qu'on attend de ce voyage.
 Crédit photo : Chris READING, BuffetCrush et Lucio ALFONSI de PIXABAY

Dégrossir les étapes du voyage

Pour varier nos publications et ne pas lasser nos abonnés, nous développerons également, étape par étape, un itinéraire prévisionnel plus détaillé, dans lequel nous essaierons d'affiner notre trajet, prévoir les lieux où nous passerons la nuit, et déterminer les activités que nous pratiquerons. Ci-dessous, la liste des différentes étapes :

  • S01 : Niort - Groningue
  • S02 : Groningue - Hirtshals
  • S03 : Hirtshals - Akureyri
  • S04 : Akureyri - Reykjavik
  • S05 : Reykjavik - Höfn
  • S06 : Höfn - Hirtshals
  • S07 : Hirtshals - Trondheim
  • S08 : Trondheim - Reine
  • S09 : Reine - Nordkapp
  • S10 : Nordkapp - Vidsel
  • S11 : Vidsel - Borlänge
  • S12 : Borlänge - Maribo
  • S13 : Maribo - Niort

Prochain article : J-590 : Mémé les p'tits bateaux

Publié le 29 janvier 2024

Lundi 29 janvier 2024

L'une des caractéristiques de notre voyage est de compter un certain nombre de trajets en ferry pour se rendre d'un point à un autre. L'Islande, les Féroé et les Lofoten étant des îles, difficile de faire autrement. Pourtant, économiser sur le poste le plus important du budget est forcément une bonne idée. Pour cela, nous avons à notre disposition quatre leviers sur lesquels nous pouvons agir :

  • Choisir un autre itinéraire, la route la plus courte n'étant pas toujours la moins chère. Peu de traversées inscrites au planning de notre voyage disposent de cette option, mais nous étudierons tout de même les différentes possibilités qui s'offrent à nous.
  • Différer une date de traversée peut parfois réserver de bonnes surprises. Partir en semaine au lieu du week-end est généralement moins cher. Nous veillerons donc à choisir nos dates de départ.
  • Anticiper l'achat des billets peut aussi s'avérer très intéressant. Commander longtemps à l'avance revient généralement moins cher, nous assurerons donc une veille de l'évolution des tarifs sur l'année 2024 pour voir quel moment est le plus favorable.
  • Enfin, même si cette option n'est pas très courante du fait des monopoles, comparer les prix proposés par les différentes compagnies sur un même trajet voir sur des trajets sensiblement équivalents peut parfois permettre d'économiser quelques dizaines d'euros.
Ferry HURTIGRUTEN - Crédit photo : WEBSI de PIXABAY 

Des itinéraires alternatifs

  • Pas d'alternative possible pour l'aller-retour Danemark-Islande-Danemark, le trajet le plus coûteux de notre périple. Pas non plus le choix de la compagnie. La seule route maritime disponible pour se rendre en Islande depuis l'Europe est la traversée Hirtshals-Seydisfjördur et la seule compagnie à proposer cette prestation est la Smyril line. Impossible donc de faire jouer la concurrence.
  • La question de l'itinéraire peut cependant se poser pour rejoindre KONGSBERG depuis HIRTSHALS puisque nous avons le choix de passer soit par KRISTIANSAND, soit par GÖTEBORG. La première option est la plus directe et la plus logique, mais il faut compter 276 € de ferry (Compagnie Fjordline) et 49 € de gazole (260*1.90*10/100) soit un total de 325 € alors qu'en passant par la Suède, nous devrions débourser 200 € de ferry (Compagnie Stena line) et 80 € de gazole soit 280 €. Avec un delta de 45 € le détour n'en vaut peut-être pas la peine.
  • Egalement peu de flexibilité pour la traversée entre BODO et MOSKENES (100 Km) pour rejoindre les îles Lofoten. La traversée entre ces deux villes est assurée par la compagnie Torghatten et les prix sont déterminés à l'année avec une haute et une basse saison. Retenons que 50% des places sont vendues sur réservation et que les autres se trouvent fort convoitées le jour de l'embarquement. Une simulation faite sur le site de la compagnie annonce un coût de 1710 € pour une traversée en janvier (seule disponible actuellement). Le prix nous semble exorbitant pour un aller simple, il faudra le revérifier, mais si tel est le cas, je crois que nous nous passerons de cette traversée, et visiterons les îles Lofoten depuis NARVICK.
  • Finalement, le seul itinéraire pour lequel nous disposons le plus de choix est celui qui relie GÖTEBORG à HAMBOURG. Il suffit de prendre une carte de la région pour se rendre compte qu'il existe une multitude d'itinéraires pour joindre ces deux villes : des itinéraires uniquement routiers en empruntant différents ponts (à péage) ou des itinéraires route + ferry avec plus ou moins de trajets en ferry. Nous ne détaillerons pas ici toutes ces options, d'autant que nous ne disposons pas toujours des informations utiles à une comparaison. Finalement, nous avons opté pour le plus simple, à savoir rejoindre le Danemark depuis GÖTEBORG en ferry (276 € de ferry avec Fjordline) puis redescendre gentiment le long de la côte est jusqu'à HAMBOURG. Ainsi, nous limitons le nombre de traversées, nous évitons les ponts à péage et surtout, nous nous épargnons le stress lié à la traversée de COPENHAGUE. Nous ne visiterons donc pas le sud de la Suède, mais nous profiterons de la côte ouest du Danemark qui semble plus intéressante.

Différer la date d'embarquement

Nous l'avions déjà mentionné dans un précédent article, différer la date d'embarquement peut avoir un réel impact sur le coût de la traversée, raison pour laquelle nous avons modifié nos plans initiaux et repoussé l'embarquement pour l'Islande après le 15 septembre.

Anticiper l'achat des billets

Troisième et dernier levier pour tenter de réduire le coût des traversée en ferry : anticiper l'achat des billets. Pour connaître le moment idéal pour passer à l'action, nous avons décidé de surveiller mois par mois l'évolution des prix de la traversée vers l'Islande, sur l'ensemble de l'année 2024.

Suivi comparatif des billets pour l'Islande - Crédit photo : Les Photomateurs 

Précautions utiles avant l'embarquement

Certaines précautions devront être prises avant l'embarquement :

  • L'expérience relatée par d'autres internautes nous apprend qu'avant l'embarquement vers l'Islande, et pour éviter toute surprise de surtaxe, il pourrait être utile de mettre les vélos dans la cellule du camping-car pour qu'ils n'augmentent pas la longueur totale du véhicule. Cette pratique permettant également de les protéger du vol ou des dégradations.
  • La traversée sera longue : trois jours de mer. Nous aurons intérêt à prévoir tout le nécessaire utile pour ne manquer de rien, car une fois embarqués, nous n'aurons plus accès au véhicule, alors mieux vaut avoir prévu toutes nos petites affaires.
  • Pour ne pas épuiser inutilement la batterie de la cellule, il faudra veiller à couper tout ce qui n'est pas primordial et ne laisser que le réfrigérateur en fonctionnement, voir à le débrancher au cas où il serait vide.
  • Enfin, dernière recommandation, il faudra penser à fermer les bouteilles de gaz pour éviter tout risque de fuite.

La vie à bord

La traversée risque d'être longue, et nous avons intérêt à trouver de quoi nous occuper. La compagnie propose bien quelques activités (jacuzzi extérieur, piscine, fitness, cinéma) mais l'accès à ces dernières représente un coût supplémentaire, parfois non négligeable. De même pour le wifi, facturé 18 € les 36 heures, pour une connexion au débit dégradé et non garanti. Prévoyons donc d'apporter avec nous un ou deux livres, quelques mots croisés et autres sudokus, ainsi que des jeux sur la tablette ne nécessitant par internet. Et puis, bien sûr, nous nous livrerons à notre occupation favorite en pareils cas, à savoir l'observation des petits travers des autres passagers, c'est toujours un régal. Que voulez-vous, on ne se refait pas.

Selon la météo, les promenades sur le pont seront aussi au programme, principalement au départ d'Hirtshals, et aux abords des Îles Féroé et de l'Islande. L'entrée dans le fjord de Seydisfjördur est paraît-il magnifique et les accostages sont toujours intéressants à observer.

Pour notre confort, nous disposerons d'une cabine privée pouvant servir de refuge pour quelques moments d'intimité comme la sieste, crapuleuse ou pas, selon nos envies.

Concernant les repas, nous avons opté pour les petits déjeuners et déjeuners uniquement, ceux-ci semblant relativement copieux. Pour le repas du soir, nous prévoirons quelques en-cas (fruits, biscuits, etc.).

Nous reparlerons sans doute de tout cela dans l'article consacré à cette traversée.

Prochain article : J-580 : Semaine 01 : De Niort à Midwolda

Jeudi 8 février 2024

Voyager vous laisse d’abord sans voix, avant de vous transformer en conteur (Ibn Battuta)

Pour la première semaine de notre périple, nous nous rendrons de NIORT à MIDWOLDA, dans le nord des Pays-bas. Ci-dessous, le prévisionnel de cet itinéraire qui nous mets déjà l'eau à la bouche :

Niort - Mortagne-au-Perche (280 km)

Départ de NIORT donc en direction de MORTAGNE-AU-PERCHE, via PARTHENAY, THOUARS, SAUMUR, LE LUDE, LE MANS et BELLÊME. Compter 4h00 de route. Nous passerons la nuit sur l'aire de camping-cars de La folle entreprise, (Gratuit). Le nom de cette première halte serait-il un signe ? J'adore ces coïncidences que je nomme les "p'tits clin d'œil du destin". Rien de particulier pour cette étape. En partant de bonne heure le matin, nous pourrions être arrivés pour déjeuner et profiter de l'après-midi pour visiter la ville à vélo par exemple.

Mortagne-au-Perche - Mers-les-Bains (240 km)

Départ le lendemain matin pour un trajet de 240 km en direction de MERS-LES-BAINS. Compter 3h30 de route. Après NONANCOURT et EVREUX, nous contournerons ROUEN par l'est, pour passer au pied du château des Andelys, puis FORGES-LES-EAUX et NEUFCHATEL-EN-BRAY pour atteindre vers midi les falaises de MERS-LES-BAINS. Installation au camping de la Falaise (21€ la nuit). Pause déjeuner, puis petite marche digestive à l'assaut des falaises, sur le sentier du littoral reliant MERS à LAMOTTE (environ 10 km) avec visite de la chapelle Sainte-Edith-du-Bois-de-Cise. Le soir, promenade dans MERS-LES-BAINS pour admirer les façades des maisons du front de mer et visiter l'église Saint-Martin, ou promenade en vélo jusqu'au Château d'EU tout proche (8 km AR).

Mers-les-Bains - Bruges (230 km)

Troisième jour de notre périple. Départ de MERS-LES-BAINS en direction de BRUGES en Belgique pour une balade de 230 km. Compter 3h30 de route. Départ dans le courant de matinée. D'abord ABBEVILLE, puis HESDIN, SAINT-OMER, et WATTEN où nous nous arrêterons pour déjeuner au pied de son moulin à vent. Nouveau départ en direction de DUNKERQUE. Passage de la frontière belge et arrivée à BRUGES prévue dans le courant de l'après-midi. Nous passerons la nuit sur l'aire de camping-cars Camperplaats Bargeweg (25 à 30 € la nuit), un peu chère mais idéalement placée. Le soir, visite de la ville toute proche, à pied ou à vélo pour revoir sa grand place, ses canaux, le quartier de la Hanse, le quai du Rosaire, mais cette fois de nuit.

Bruges - Alblasserdam (180 km)

180 km au programme entre BRUGES et ALBLASSERDAM. Compter 2h45 de route. Départ de BRUGES en direction de ZELZATE (N49/E34) puis ANVERS, BREDA (E19), DORDRECHT et enfin ALBLASSERDAM. Nous retrouverons avec plaisir l'aire de camping-cars Camperpark Kinderdijk (18 € la nuit) où nous avions déjà stationné lors de notre précédent voyage. Déjeuner pris en arrivant sur place. Dans l'après-midi, nous ferons sans doute un petit aller-retour à vélo pour revisiter le site des moulins de KINDERDIJK situés à seulement 5 km de l'aire de camping-cars. Ce sera pour nous l'occasion de prendre de nouvelles photos de ce site merveilleux et qui sait pourquoi pas à l'heure du coucher de soleil.

Alblasserdam - Volendam (110 km)

Départ d'ALBLASSERDAM en direction de GORINCHEN (A15) et VIANEN (A27) dans la banlieue d'UTRECHT. Contournement de la ville d'AMSTERDAM par le périphérique sud (A2 et A10) puis prendre la sortie 16 en direction de VOLENDAM ville voisine d'EDAM, capitale du fromage éponyme. Compter 1h30 de route. Installation sur l'aire de camping car area Volendam (20 € les 24h). Déjeuner sur place. La visite de VOLENDAM se fait facilement à pied, mais si l'on souhaite la coupler avec la visite d'EDAM, mieux vaut la faire à vélo. Les trésors de ces deux villes jumelles sont sans conteste leurs dédales de canaux et le petit port de plaisance en bordure du lac de Markermeer, sur lequel nous prendrons nos billets pour la visite de l'île Marken prévue le lendemain.

Volendam - Marken - Volendam

Pas de conduite aujourd'hui, nous consacrerons la journée à la visite de l'île de Marken, que nous n'avions pas pu réaliser lors de notre précédent voyage, à cause d'une météo exécrable et d'un parking hors de prix. Changement de tactique cette fois, nous embarquerons les vélos sur un ferry pour nous rendre sur l'île de Marken (16 € / pers AR + 2.50 € / vélo soit 37 €). Le tour de l'île ne faisant que 7 km, nous aurons tout le temps d'en profiter pour flâner dans le village et le long de la côte. Et pourquoi pas prévoir un petit pique-nique sur la plage, au pied du phare auquel nous consacrerons bien une petite série de photos. De retour à VOLENDAM en fin d'après-midi, nous passerons la nuit au même endroit que la nuit précédente (20€ les 24h).

Volendam - Midwolda (210 km)

Dernière étape de la semaine et dernier jour aux Pays-Bas. Départ de VOLENDAM en direction de MIDWOLDA (A7) : HOORN, HALINGEN, SNEEK, HEERENVEEN, DRACHTEN, puis GRONINGUE et MIDWOLDA. Compter 210 km et 2h30 de route. Arrivée sur l'aire de camping-cars camperplaats Jachthaven Midwolda (15 € pour 24h) vers 13h00 pour déjeuner. L'après-midi, visite à vélo de la ville de WINSCHOTEN (15 km AR), ravitaillement puis retour au camping-car pour passer la nuit sur l'aire, près du port de plaisance.

En conclusion

Après sept jours de voyage nous serons donc arrivés aux portes de l'Allemagne, tout au nord des Pays-Bas. Au terme de cette première étape le bilan est le suivant :

Semaine 01 - Crédit photo : Les Photomateurs 

Prochain article : J-570 : Souriez, vous êtes flashés

Mercredi 28 février 2024

Le touriste voit ce qu'il est venu voir et rien d'autre. Le voyageur voit bien plus. (G.K. Chesterton)

Pour cette seconde étape, nous nous rendrons de MIDWOLDA (Pays-Bas) à HIRTSHALS (Danemark) d'où nous embarquerons pour l'Islande. Détaillons ensemble cet itinéraire prévisionnel.

Midwolda - Brême (150 Km)

Départ donc de Midwolda, en direction de BRÊME située à 150 km. Compter 1h45 de route. Traversée de la frontière Allemande à BAD NIEUWESCHANS puis direction LEER, WEENER, WESTERSTEDE, OLDENBOURG puis BRÊME. Stationnement sur l'aire de camping-cars Reisemobilstellplatz an Kuhhirten (21 € la nuit) située en plein cœur de BRÊME et donc idéalement placée pour visiter la ville. Déjeuner en arrivant. L'après-midi, visite de la ville à pied (5km AR). On s'attardera bien évidemment sur la place centrale où trônent l'hôtel de ville à l'architecture baroque et l'imposante cathédrale Saint Pierre datant du XIIIe siècle sans oublier de nous perdre dans les ruelles étroites et sinueuses du quartier du Schnoor et une fois sur place, pourquoi ne pas profiter d'un dîner en ville avant de rentrer nous coucher ?

Brême - Brokdorf (125 km)

Nous avions le choix entre HAMBOURG (2.000.000 d'habitants) et BROKDORF (1.000 h) mais la perspective de nous plonger dans le trafic de la deuxième plus grande ville d'Allemagne après Berlin nous a vite arrêtés. Nous avons donc opté pour BROKDORF qui n'a bien que son bord de mer et sa centrale nucléaire à nous offrir. Je vous l'accorde, on est loin des spots tant vanter par la van-life, mais, malgré tout, c'est bien là que nous passerons la nuit. Direction BROKDORF donc, via RITTERHUDE, HAMBERGEN, BREMERVÖRDE et WISHNAFEN. Déjeuner sur les bords de l'Elbe que nous traverserons en ferry pour 26 €. Débarquement à GLÜCKSTADT (littéralement "ville de la chance") puis arrivée sur l'aire de camping-cars WoMoStellplatz (10 € la nuit) où nous passerons la nuit. Compter 125 km et 2h45 de conduite. Rien de particulier à faire à BROKDORF, nous en profiterons pour flâner tranquillement.

Brokdorf - Dagebüll (145 km)

Troisième jour passé en Allemagne. Remontant toujours plus au nord, nous rejoindrons DAGEBÜLL. Compter 145 km et 2 heures de route. Départ en direction de MARNE, puis HEIDE, TÖNNING puis HUSUM où nous pourrions nous arrêter pour déjeuner et visiter la ville dont la principale attraction sont les façades colorées des maisons qui bordent le port où sont amarrés quelques bateaux de pêche. Restaurés, nous reprendrons la route pour DAGEBÜLL en direction de l'aire de camping-cars 13 Am Badedeich (12 € la nuit). Le soir, après dîner, séance photo en attendant le coucher de soleil sur la jetée.

Dagebüll - Hvide Sande (185 km)

Aujourd'hui, nous quittons l'Allemagne pour passer au Danemark. Compter 175 Km et 2h45 de conduite. Nous traverserons la frontière à AVENTOFT, juste avant d'arriver à TONDER, première ville danoise (7500 h). Puis direction RIBE où nous pourrions être tenté de visiter sa cathédrale, ses ruelles, son centre viking, ses vieilles maisons de briques et faire un réapprovisionnement en produits frais. Pause déjeuner sur place, puis départ en direction de HVIDE SANDE où nous n'aurons que l'embarras du choix pour stationner puisque la ville ne compte pas moins de trois aires de camping-cars (150 DKK la nuit soit environ 20 €). Rien de particulier à faire ici, si ce n'est une promenade digestive sur les dunes et un petit tour sur le port.

Hvide Sande - Feggesund Havn (150 km)

150 Km et 2h00 de route, voilà ce qui nous attend pour le cinquième jour de cette étape. Direction NYKOBING MORS et plus précisément l'aire de camping-cars de Feggesund Havn (120 DKK la nuit soit 15 €) située au pied du bac que nous prendrons demain pour nous rendre à HIRTSHALS. Départ donc de HVIDE SANDE, passage à RINGBOBING, ULFORG, STRUER où nous pourrons nous approvisionner si nécessaire. Déjeuner à STRUER sur le port pour y admirer quelques beaux voiliers.

Feggesund Havn - Norre Rubjerg (90 km)

L'heure de départ sera calé sur l'horaire du bac (une rotation toutes les 20 mn) nous permettant d'atteindre l'autre rive pour rejoindre LONSTRUP en fin de journée. Compter 90 km et 1h30 de route. Débarquement à TOFTHUSE donc, puis direction OSLOS (Non, pas OSLO en Norvège) et son moulin Bygholm molle plutôt photogénique, FJERRITSLEV, AABYBRO puis la charmante petite ville de LOKKEN et enfin NORRE RUBJERG où nous passerons la nuit au camping GL. Klitgaard (25 € la nuit). Pause déjeuner. L'après-midi, nous n'aurons que l'embarras du choix : soit visiter la petite ville de LOKKEN célèbre pour les façades blanches de ses villas sur les dunes, soit visiter le petit village d'artistes de LONSTRUP et aller faire un tour du côté du très fameux phare de Rubjerg Knude histoire de dire que nous l'avons vu avant qu'il ne disparaisse définitivement sous la dune.

Norre Rubjerg - Hirtshals - Norre Rubjerg (60 Km)

Ne connaissant pas encore la date d'embarquement pour l'Islande, il est difficile de savoir combien de temps nous resterons au camping de Norre Rubjerg. Quoiqu'il en soit, cela nous laissera le temps de nous rendre à HIRTSHALS (30 Km et 0h30 de route) où nous prendrons nos marques sur le port pour savoir où nous diriger le jour venu. Peut-être irons nous aussi traîner nos guêtres du côté de son phare (eh oui, encore un) et si le temps d'attente dure plusieurs jours, nous pousserons peut-être jusqu'à SKAGEN tout au nord du pays pour y admirer ses drôles de maisons jaunes qui doivent réchauffer le cœur des villageois en hiver. Après, eh bien c'est le grand départ, la destination tant attendue : l'Islande !

Conclusion

Force est de constaté que cette étape n'est pas très intéressante, du moins sur le papier. Pas de sites exceptionnels, pas de paysages grandioses, pas d'activités insolites. C'est une étape de transition. dont voici le bilan :

Prochaine étape : J-550 - L'Islande en bref

Publié le 18 février 2024

Dimanche 18 février 2024

En terme de conduite, chaque pays à ses spécifications. Faisons le point sur les réseaux routiers, les points de ravitaillement et les bonnes pratiques à respecter le long des routes que nous allons emprunter.

Le permis de conduire

Première bonne nouvelle, notre permis de conduire français est accepté dans tous les pays que nous traverserons. Pas d'inquiétude à avoir de ce côté là. Bien sûr, il faudra l'avoir avec soi, tout comme la carte grise du véhicule et une attestation d'assurance en cours de validité. Il faudra également prévoir de faire des copies numériques de tous nos documents administratifs, en cas de perte ou de vol. Pour des raisons pratiques, Pépé en profitera peut-être pour remplacer son permis de conduire papier par un permis format carte de crédit, plus facile à transporter.

Le réseau routier

Deuxième bonne nouvelle et pas des moindres, l'excellent état du réseau, ou plutôt des réseaux routiers que nous emprunterons. Bien que situés très au nord, et malgré la date tardive de notre voyage dans la saison, la neige n'est à priori pas à redouter, du moins pour circuler, même si nous ne sommes pas à l'abri de trouver quelques routes de montagne fermées ici ou là.

Le réseau routier islandais est cependant différent des autres : En effet, il faut compter 30% du réseau routier goudronné, les 70% restant étant soit gravillonnés soit sous forme de pistes. La route N°1 dite route circulaire fait le tour de l'île (1350 Km) et ne pose en général aucun problème quelque soit la saison. Les routes à deux chiffres correspondent aux routes principales, les routes à trois chiffres aux routes secondaires généralement interdites aux véhicules non tout-terrain.

Pour connaître l'état des routes il nous faudra consulter régulièrement les différents sites nationaux comme vegagerdin.is ou umferdin.is pour l'Islande, ou encore vegvesen.no pour la Norvège.

La conduite

Troisième bonne nouvelle : Sur l'ensemble de nos destinations, la conduite se fait à droite, pas danger de se tromper dans les ronds-points, mais attention tout de même car la priorité à droite n'est pas forcément la règle et dans certains pays, notamment en Suède, il n'est pas interdit de dépasser par la droite. Toujours en Suède, et principalement dans les régions du nord, là où le trafic est très peu dense, il est même conseillé de rouler au milieu de la route pour ne pas percuter les animaux sauvages qui ont la fâcheuse habitude de traverser quand on ne s'y attend pas.

Dans bon nombre des pays traversés, les feux de croisement doivent obligatoirement être allumés, de jour comme de nuit, alors autant prendre de bonnes habitudes dès le départ, y compris en France.

Enfin, quelque soit le pays, le port de la ceinture est obligatoire pour tous les passagers, ce qui ne bousculera pas beaucoup nos habitude à ce sujet.

La vitesse

Les limitations de vitesse ne sont pas uniformes selon les pays, mais d'une manière générale, il sera bon de se conformer aux règles suivantes : 110 Km/h sur autoroute, 80 Km/h sur les routes principales, 50 Km/h en agglomération et 30 Km/h dans les zones mentionnées comme telles. En respectant ces limitations, nous ne devrions pas être inquiétés par les radars, nous économiserons du carburant et aurons tout le temps pour admirer les magnifiques paysages que nous traverserons.

Gardons à l'esprit que nous serons en vacances, nous ne serons donc pas pressés.

La signalisation

Globalement, tous les codes de la route se ressemblent, même s'il existe quelques particularités nationales. Bien qu'en général les pictogrammes soient plus ou moins explicites, la plus grosse difficulté résidera dans la traduction des mots y étant associés. Attention, Danger, Interdit, sont des mots qu'il faudra connaître par cœur et dans toutes les langues. Attention également aux couleurs qui peuvent varier d'un pays à l'autre. On trouve assez facilement sur internet la liste des panneaux les plus courants pour chaque pays, il sera bon de s'y référer régulièrement et ce qui vaut pour les panneaux vaut également pour la signalisation au sol.

Notons qu'en Islande, mais aussi dans les régions du nord de la Norvège ou de la Suède, il y a assez peu de panneau de signalisation indiquant un danger ce qui oblige à rester concentrer sur sa conduite.

Le carburant

La transition écologique entamée en Europe commence à avoir des répercutions importantes. La Norvège est par exemple très impliquée dans la conversion de son parc automobile en tout électrique. Bientôt, il deviendra difficile de rouler avec un moteur diesel.

Pour l'heure, pas d'inquiétude, on trouve des stations-services distribuant du gazole à peu près partout le long des routes que nous emprunterons et bien évidemment principalement dans les zones urbaines. Attention tout de même aux distances qui les séparent. Elles peuvent parfois être espacées de plus de 100 km les unes des autres, mieux vaut faire le plein plus souvent (dès la moitié du réservoir atteinte) pour être sûr de ne pas tomber en panne.

La plupart des stations-services sont en libre-service et il se peut que le paiement par carte bancaire soit le seul autorisé. Bien évidemment les prix varient d'un pays à l'autre, voir d'une région à l'autre et parfois plusieurs fois dans la même journée. Comme pour l'état des routes, il ne faudra pas hésiter à consulter les sites internet qui renseignent sur le prix des carburants.

Les péages

Là encore, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.

Par exemple, seules les autoroutes françaises sont payantes et s'il n'y en a pas en Islande et en Norvège, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark ou en Suède c'est la gratuité qui est de règle. Il ne faudra donc pas hésiter à les emprunter, car rouler à vitesse constante permet de réduire sa consommation de carburant.

Si la Norvège compte peu d'autoroutes, il y a par contre bon nombre de ponts, de tunnels et de ferrys payants. Le paiement peut se faire sur place et de façon, mais il est tout de même conseillé de s'inscrire sur un site "percepteur de péage" pour que cela se fasse automatiquement (https://www.autopass.no/en/user/foreign-vehicles/) . Il nous faudra étudier la question plus profondément et suffisamment en avance pour commander et recevoir la carte avant de partir.

Les équipements obligatoires ou facultatifs

Nous l'avons déjà mentionné, et c'est une évidence, nous devrons avoir avec nous tous nos documents (pièce d'identité, permis de conduire, carte grise et attestation d'assurance).

Nous devrons également avoir à bord : un gilet jaune de sécurité par personne, un triangle de signalisation, un disque de stationnement, une trousse de secours et même un extincteur.

Prévoir également : un crochet et une longue corde de remorquage ne serait-ce que pour éviter la mésaventure vécue dans les Ardennes. Prévoir aussi : une pelle de déneigement, un grattoir à givre et un jerrican à carburant pour éviter la panne sèche.

Concernant les pneumatiques, il faudra chausser le camping-car de pneumatiques spécial hiver, à faire monter avant le départ.

Les spécificités nationales

La Suède impose que le pays d'origine soit mentionné à l'arrière du véhicule. Prévoir donc d'apposer un "F", même si celui-ci figure déjà sur la plaque d'immatriculation.

En Islande, les moutons sont en liberté et peuvent surgir à n'importe quel moment, mieux vaut rester vigilent. Egalement source de danger, le vent peux parfois dépasser les 120 Km/h, il faudra donc faire attention au vent de travers pouvant provoquer des embardées et retenir les portières à leur ouverture.

Toujours en Islande, la conduite hors-piste est strictement interdite.

En Norvège, mieux vaut respecter les distances de sécurité car la police veille régulièrement à ce qu'il y est au moins 5 secondes entre deux véhicules en hiver et comme en Islande, des animaux sauvages (Rennes, cerfs, élans) peuvent surgir à tous moments, pour notre plus grand plaisir.

Prochaine étape : J-560 - Semaine 02 : De MIDWOLDA à HIRTSHALS