Carnet de voyage

Avant le départ

5 étapes
4 commentaires
Partir faire un long voyage est une idée qui trotte depuis longtemps dans nos têtes. Partir pour mieux revenir !
Du 26 décembre 2017 au 23 mai 2018
148 jours
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
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C'est pendant les fêtes de Noël que nous prenons la décision de partir, après quelques hésitations et de nombreuses discussions. Il faut reconnaître qu'on a largement atteint l’âge d’avoir une vie "rangée" (dans la conscience collective tout du moins). On réfléchit à l'impact d'un tel départ sur notre vie professionnelle future avant de se décider.

Cependant, ça fait des années qu'on parle de partir à l'autre bout du monde, réaliser un voyage marquant une transition avant d'entrer dans la vie active. On vient de finir nos études et notre avenir n'est pas encore tracé : pas d'emploi, pas d'obligation, pas de compte à rendre. Et puis, on n'a qu'une vie ! C'est le moment ou jamais de s'accorder un peu de liberté avant la prise d'engagements. On ne veut pas se retrouver dans quelques années avec l'énorme regret de ne pas avoir sauté le pas. Et qu'il soit trop tard.

On veut découvrir d’autres cultures, avoir l’occasion de voir de nouveaux horizons, de nouveaux paysages, acquérir des expériences sur la vie pour peut-être à notre retour planifier de nouvelles choses, plus intéressantes que celles qu'on aurait projeté de faire avant de partir.

On se lance donc, départ en mai.

La première idée est d'aller vivre un an en Nouvelle Zélande à l'aide d'un PVT (Programme Vacances-Travail). Au cours des semaines de préparation qui suivent le Nouvel An, nous élargissons notre vision de voyage à l'Australie et à l'Asie du Sud.

Quitte à voyager, autant le faire bien ! Un projet qui risque durer un peu plus d'un an finalement. À voir maintenant les différents aléas que nous rencontrerons et qui nous feront sans aucun doute revoir un programme déjà loin d'être tracé.

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Réservé aux jeunes de 18 à 35 ans, ce Visa a pour principale vocation la découverte d’un nouveau style de vie pendant une période pouvant aller de 6 à 24 moins, tout en donnant l’autorisation de pouvoir travailler sur place afin de financer le séjour. Il constitue une opportunité pour visiter un pays et le connaître en profondeur, rencontrer ses habitants ainsi que d’autres jeunes partageant la même expérience.

Les États signataires souhaitent renforcer leurs relations de coopération et promouvoir une meilleure compréhension mutuelle en permettant à leurs jeunes ressortissants d'apprécier la culture et le mode de vie de l'autre pays. Le choix est limité aux seuls pays avec lesquels ont été signés des accords PVT. Les français peuvent choisir entre le grand froid canadien, les vastes plaines et montagnes de l’Amérique du Sud (Argentine, Chili, Colombie, Mexique et Uruguay), le mélange entre nature et buildings de l’Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande) ou le charme de l’Asie (Japon, Corée du Sud, Taïwan, Hong-Kong et Singapour).

Dès activation du VISA lors du passage en douanes, on est libre de voyager partout sur le territoire, sillonner les routes ou bien s'installer temporairement dans une ville. On a la possibilité de quitter le pays choisi et d'y revenir autant de fois qu'on le souhaite pendant l'intervalle accordé.

Nous prenons notre premier Visa pour la Nouvelle-Zélande en ligne, pendant le mois de février. Il est accepté par les services d'immigration en 48 heures.

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Qui dit projet autonome, dit projet qui se prépare. C'est qu'il y en a de la paperasse à gérer avant de partir ! Création des passeports, obtention des Visas, des permis de conduire internationaux, souscription à des assurances internationales, mise à jour des vaccins, ouverture d'un compte en banque en ligne, divers rendez-vous chez les professionnels de santé, et bien sûr... achat des billets d'avion.

Et tout ça sans parler du préavis du logement à donner, des meubles et voitures à vendre, arrêt des forfaits téléphoniques, des assurances auto, box internet,...

On prend le temps de faire les choses bien, il ne faut rien omettre. Une bonne organisation est de mise pour un projet pareil. Internet nous aide beaucoup dans la préparation, notamment les témoignages de dizaines de jeunes (et moins jeunes) ayant vécu l'expérience du grand voyage et faisant un feedback intéressant. Certaines personnes de notre entourage étant déjà parties nous donnent de précieux conseils, aussi bien sur les bons plans pour loger et travailler, que sur les démarches administratives à gérer une fois sur place.

La dernière formalité avant le grand au revoir, de loin la plus agréable à effectuer, est de passer un maximum de temps avec la famille et les copains !

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Valise ou gros sac de randonnée ? Le choix est rapide. On opte pour la seconde option, mieux appropriée à nos besoins. En effet, nous nous déplacerons beaucoup plus facilement avec un sac à dos plutôt qu'avec une valise.

Il est inutile de le remplir vu qu'on ramènera sûrement une tonne de souvenirs. On décide d'emporter le strict nécessaire, pour également minimiser un poids qu'il faudra constamment porter.

  • quelques vêtements
  • duvets
  • adaptateur de prises
  • corde
  • médicaments
  • ordinateur portable pour trouver du travail, rester en contact avec les proches, regarder des séries (ne perdons pas les bonnes habitudes), et faire le blog !
  • Go pro
  • disque dur externe pour stocker photos et vidéos
  • clef USB stockant les papiers importants
  • trousse à pharmacie de voyage pour les petits désagréments
  • batteries portables
  • enceinte pour la musique
  • un jeu de cartes, des dés, le fameux BANG et un UNO !
  • quelques bouquins pour passer le temps

Bienvenue dans la communauté des backpackers !

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Le grand jour est arrivé. On fait les derniers réglages, on vérifie qu'on a tout en souhaitant ne rien avoir oublié, on boucle les bagages sous le regard inquiet des parents, et en avant !

Départ en train depuis la gare de Bordeaux

Bordeaux -> Paris -> Amsterdam -> Taipei -> Brisbane -> Auckland

23h de vol / 17 h de correspondance

Les derniers aux revoir se font dans l'après-midi autour d'un verre avec les amis et les proches présents sur Paris. Sans oublier le soir au restaurant avec les copains du GR20 et le dodo chez Caro et Thibault !

Grâce au statut spécial de nos billets (merci le père Liénard), nous profitons des salons privés dans les aéroports de Paris et d'Amsterdam. Nourriture gratuite, calme et grands fauteuils à disposition !

Les 11h de vol entre Amsterdam et Taipei nous fatiguent beaucoup, et les 9h d'attente à Taiwan sont compliquées. Le personnel ne veut pas nous donner accès aux salons sous prétexte que nous n'avons pas la preuve qu'on y a droit, on erre donc dans l"aéroport pendant un temps qui nous paraît interminable.

On a la bonne surprise d'entendre nos noms dans les hauts-parleurs juste avant l'embarquement pour Brisbanne. Le personnel se rend compte que nous n'avons pas de billet retour, nous ne pouvons donc pas prendre le vol pour l'Australie. Les voilà qu'ils partent avec nos visas travail, pour finalement revenir plein d'excuses après de longues minutes. En effet, les billets retours ne sont pas obligatoire dans le cadre d'un PVT, ils ont mis du temps à le comprendre. Un bon coup de stress tout de même.

Les 7h30 suivantes de vol puis les 3h restantes pour la Nouvelle-Zélande nous achèvent, surtout qu'on dort très peu pendant les vols et qu'à force d'être la tête dans les nuages, on se retrouve les jambes gonflées par la pressurisation et les conditions atmosphériques d'altitude !

Arrivée le 23 mai à Auckland, 3 jours après le premier décollage.

Welcome to New-Zealand !