Carnet de voyage

Les Naines Trotteuses

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Dernière étape postée il y a 2 jours
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Du 15 janvier au 25 juillet 2020
192 jours
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Publié le 18 novembre 2019

Nous sommes à 58 jours du décollage pour le Vietnam et 158 jours de notre arrivée en Nouvelle-Zélande.

Afin que vous puissiez nous suivre de plus près encore, voici notre itinéraire que nous mettrons à jour :

https://planificateur.a-contresens.net/itineraire/189068

Vous pouvez également nous suivre sur :

Facebook : https://www.facebook.com/lesnainestrotteuses/

Instagram : https://www.instagram.com/lesnainestrotteuses/?hl=fr

Map Monde Tour du Monde - Les Naines Trotteuses
Map Monde Tour du Monde - Les Naines Trotteuses
Itinéraire du Tour du Monde des Naines Trotteuses 
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Nous voilà réunies, enregistrées sur les vols AY1572 et AY161, et prêtes à partir plusieurs mois loin de tout. Nos sacs sont bouclés mais le sommeil risque d’être difficile à trouver, ce petit mélange d’excitation et d’appréhension...

L’aventure commence ce 15 janvier 2020 pour Les Naines Trotteuses. Décollage à 10h50 pour Ho Chi Minh Ville, première étape de notre périple !

C’est le moment pour vous de vous connecter, Les Naines Trotteuses sont heureuses de partager ce voyage et de vous faire vivre leurs aventures, comme si vous y étiez !


À très bientôt,

Julie (alias Roulie), Héloïse et Julie (alias Pompom)


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Atterrissage à 7h30 à Ho Chi Minh Ville ce 16 janvier. Après avoir passé la douane et récupéré nos sacs, nous voici à 8h50 dans le taxi à slalomer entre les scooters, voitures et autres véhicules dans les rues de la ville déjà embouteillée. Nous arrivons vers 9h30 à notre auberge Dola Hostel située dans le District 1. Notre chambre n’étant prête qu’à partir de 14h, nous laissons nos sacs et nous rendons dans un café puis partons à la découverte du quartier. Dès la première rue traversée (avec succès) nous comprenons qu’il ne faut pas hésiter, s’imposer et fermer les yeux jusqu’au trottoir suivant !

Après réception de notre chambre et le temps qu’Héloïse prenne une douche, les deux Julie se sont endormies alors que nous avions prévu de ne pas dormir pour se faire au décalage horaire. Qu’à cela ne tienne, nous dormons jusqu’à 16h30. Nous mangeons rapidement le repas préparé par nos hôtes et retournons nous coucher.

Après une longue et bonne nuit malgré les allers et venues des habitants de l’auberge de jeunesse, nous partons dès 9h visiter le centre ville.

Nous essayons de nous acclimater aux bruits des véhicules, des klaxons, des gens qui crient ou chantent, à l’odeur (parfois désagréable) de la ville, et surtout à la chaleur et à la pollution étouffantes.

Chemin faisant, sur un trottoir, nous découvrons un sport aussi étonnant qu’impressionnant. Quatre personnes jouent sur un terrain tracé au sol ressemblant fortement à un terrain de Badminton. Ils se renvoient, à l’aide de leurs pieds, un volant. Tantôt frappant comme un ballon de football, tantôt avec le pied derrière la tête, ces acrobaties réalisées avec une adresse folle nous laissent bouche bée et nous restons plusieurs minutes à les observer. Notre ami Google nous apprend que ce sport

Nous passons ensuite à travers un parc où nous pouvons voir un cours de Tai Chi, des petits garçons jouant au badminton et des garçons plus âgés faisant leur sport matinal.

Arrivées dans le centre ville, nous découvrons la Cathédrale Notre Dame, construites par les colons français au cours des années 1870. Malheureusement en travaux, nous n’avons pu y entrer, mais avons pu observer sa ressemblance avec la Cathédrale Notre Dame de Paris. Juste à côté se trouve la Grande Poste, bâtiment jaune et flamboyant au sein duquel se trouvent des boutiques de souvenirs pour en envoyer aux familles comme le voudrait la tradition (ne vous attendez pas à en recevoir ...)

Nous continuons notre chemin dans le quartier riche à travers les magasins de luxe et les grands hôtels jusqu’à la rivière Sông Sai Gon dont l'odeur saisissante et les détritus se déplaçant dans le courant nous coupent l'appétit. Nous trouvons tout de même un petit restaurant où manger des nouilles et boire une bière. Héloïse étant victime d'un petit coup de chaud, nous rentrons à l'auberge et profitons de la piscine et de la chambre pour la fin de l'après-midi. Après avoir dîné, nous allons découvrir le quartier de nuit. Pour traverser la route, c'est encore plus drôle que de jour, nous citerons un grand sage (Antoine) qui décrit parfaitement la situation : " On a découvert une nouvelle forme de roulette russe, c'est super fun."

Nous terminons la journée autour d'une bière et c'est maintenant l'heure de dormir.


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Jour 3

En ce 3ème jour à HCMV, nous allons à la découverte de différentes pagodes qui sont des lieux de cultes bouddhistes ou autres religions. Nous avons un peu sous estimé les distances et avons beaucoup marché. Parfois sur la route directement par absence de trottoir, parfois au bord de la rivière ou encore dans de petites ruelles inanimées. Dans tous les cas, la pollution ambiante rend difficile l’effort physique et nous rêvons d’un bon bol d’oxygène !

Après le repas dans un petit restaurant pour moins de 2€ chacune, nous arrivons à la pagode de l’empereur Jade, construite par les chinois. Un groupe d’étudiants en 1ère année d’université nous accoste et nous propose une visite du lieu. Nous comprenons que c’est un exercice pour pratiquer l’anglais et acceptons avec plaisir ce moment ! L’une d’entre eux se débrouille bien mieux et souffle à l’oreille de ses camarades en cas de balbutiement. La visite dure une bonne trentaine de minutes et nous finissons par une séance de « Free hugs » avec nos guides du moment.

Jour 4

Ce matin direction le marché Binh Tai conseillé par notre guide. Nous commandons une Grabcar, le Uber vietnamien, pour nous y rendre. En arrivant le chauffeur nous conseille de garder près de nous nos affaires, le guide avait donc vu juste, même les locaux sont au courant des vols fréquents de touristes dans ce genre de lieux et à Ho Chi Minh en général. Nous redoublons donc de prudence en arpentant les étalages de chaussures, foulards, jouets, ustensiles de cuisine, épices et nourritures en tout genre. Nous recherchons des casquettes et après avoir fait plusieurs marchands, Héloïse en voit une qu’elle souhaite essayer. Une vendeuse arrive en criant « no one, no one » en arrachant la casquette des mains et en la reposant sur les autres. Nous ne comprenons pas et passons notre chemin devant une telle agressivité ! Mais après d’autres recherches, c’était LA casquette souhaitée. Nous retournons donc au stand et la dame recommence à crier « no one, no one ! ». Toujours dans l’incompréhension nous continuons notre chemin et après réflexions, Pompom comprend qu’elle ne vendait pas ses casquettes à l’unité mais en gros volumes. Voilà pourquoi Héloïse n’aura pas sa casquette. Malgré quelques suspicions concernant de jeunes garçons nous observant et nous tournant autour, nous avons toujours toutes nos affaires en quittant le marché.

Pour le repas, nous goûtons notre 1er Phở, plat national vietnamien, une soupe avec des nouilles de riz, des légumes et de la viande. Délicieux !

Nous fonçons ensuite au musée de la guerre, mémorial des années difficiles lors de la guerre du Vietnam. Nous ne sommes pas adeptes des musées mais celui ci était à voir. Annoncé comme saisissant, il l’était. Les véhicules de guerres, chars, avions et autres bateaux de la US Army sont présentés dès l’entrée du musée. Des cellules de prisonniers de guerre sont également reconstituées, un mannequin de prisonnier dans une cellule nous surprend, le ton est donné ! S’ensuit des témoignages et les Unes de journaux américains avec John Lennon chantant Imagine en fond sonore. Dans les étages, les salles présentant les bombardements et les empoisonnements à l’Agent Orange, ce gaz toxique répandu par l’armée américaine dans tout le pays. Pour accompagner tout cela, des photographies impressionnantes (et choquantes) de cadavres et d’enfants nés avec de graves malformations conséquentes à l’Agent Orange. Malgré la difficulté de ce que nous voyons, nous passons les salles avec intérêt et ne partons pas avant d’avoir tout vu.

Nous rentrons à l’auberge le cœur lourd et heureuses de voir que nous sommes nées dans de meilleures conditions.


Jour 5

C’est le moment de quitter HCMC ! Et heureusement car nous commencions à en avoir un peu marre de la pollution. Direction Da Nang, 1000km au nord, au bord de la mer. Pour commencer la journée, l’auberge nous propose des nouilles au petit déjeuner à la place de l’habituel sandwich à l’œuf avec tomate et salade. Les nouilles n’ont pas plu à tout le monde dès le matin... mais c’était très bon comme toujours !

11h, il est l’heure de partir pour l’aéroport. Nous arrivons au terminal des vols domestiques et le monde présent nous confirme la passion des asiatiques pour les avions !

Lorsque nous sortons de l’avion, nous constatons une température beaucoup plus agréable, le vent est même légèrement froid ! Il fait en effet moins de 25 degrés, 10 de moins qu’à HCMC. Nous arrivons à 17h à notre auberge et découvrons notre chambre sans fenêtres avec une climatisation qui ne fonctionne pas ... fausse alerte ! Un interrupteur permettait d’allumer la clim, quel soulagement.

Nous profitons de l’happy hour et des bières gratuites sur le rooftop de l’auberge avant d’aller chercher de quoi manger dans le quartier. Premier constat : c’est beaucoup plus agréable de se déplacer. La circulation est moins dense et la pollution se fait moins ressentir. Nous trouvons au coin d’une rue un restaurant où les gens sont assis sur de minis chaises autour de minis tables au bord de la route et dont les cuisines sont directement sur le trottoir. Aventurières comme nous sommes, nous nous laissons tenter et séduire par l’ambiance. Nos plats arrivent et ont l’air délicieux, des nouilles (comme d’habitude), avec du bœufs et des oignons marinés... jusqu’ici tout allait bien, jusqu’à ce que nous mangions, petit à petit, les langues et les lèvres brûlent... c’est le premier plat épicé que nous avons ici ! Après avoir fini difficilement notre plat, nos wings de poulets (que nous avions oubliés) arrivent. Et là, c’est le drame. Première bouchée et c’est l’explosion ! Roulie sera la seule à en manger plusieurs pour ne pas gâcher et elle en profitera pour finir les bières de tout le monde : « désolée mais ça brûle trop !!! ».

Demain nous avons une excursion à Ba Na Hills, une petite ville dans les montagnes ressemblant à Carcassonne.

À très bientôt pour de nouvelles aventures !

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Jour 6

Pour notre seule journée complète à Da Nang, nous avions réservé en ligne une excursion pour aller à Ba Na Hills présenté comme un petit village en haut d’une montagne inspiré de Carcassonne. Aux alentours de 8h, le bus passe nous chercher à l’hôtel. Notre guide pour la journée, Chau, nous explique le programme et nous découvrons la maladroitesse dont elle fait preuve : à la moindre secousse elle tombe, lors de la distribution des bouteilles d’eau ces dernières lui glissent des mains et atterrissent au visage des passagers, elle manque de tomber dans l’escalier en passant à côté ... bref, une petite boulette sur pattes ! Dès l’arrivée au site, nous découvrons que ceci n’est autre qu’un lieu imaginé pour les touristes. Nous avons l’impression d’arriver à Europapark ou Disney Land. Nous prenons des télécabines pour monter avec des employés souriant nous saluant de la main à chaque passage. Chau répétant sans cesse dans son micro : « Please pay attention to me a little bit ! Please follow me this way ! ». Son anglais n’est pas parfait mais elle n’hésite pas à nous présenter les lieux et à nous guider à travers les nombreux groupes de touristes (dont nous faisons partie). Pour Pompom ayant le vertige, le premier télécabine d’une durée d’une vingtaine de minutes ne fut pas très plaisant malgré la vue magnifique qui se présentait à nous. Arrivés en haut de la montagne nous pouvons nous balader à travers un Garden Flower, une pagode avec un Bouddha géant et surtout le Golden Bridge, ce fameux pont soutenu par « les mains de dieu ». La vue est splendide, le pont doré brille de mille feux et est impressionnant mais la foule de touristes gâche un peu ce moment. Tant pis, c’est le jeu!

Le buffet à volonté faisant partie de la journée, nous ne nous faisons pas prier et prenons soin de nous servir à tous les stands. Un peu fatiguées après ce festin, nous découvrons lentement mais sûrement le « French Village ». Ces décors montés de toutes pièces sont une caricature (pas du tout) parfaite de la France. En arpentant les rues nous pouvons voir le Moulin Rouge, l’hôtel de Strasbourg, la place d’Avignon, un village de Provence (ressemblant plus à un village médiéval), des restaurants français et italiens... tout ceci avec un fond musical faisant penser à la parade Disney. Au sein de ces lieux se trouve également un parc d’attractions intérieur comportant des jeux d’arcades, des auto tamponneuses et des manèges de fête foraine. A l’extérieur des rollercoasters ont également été installé et il faut plus d’une heure d’attente pour pouvoir faire un tour. Héloïse et Pompom se laissent tenter par un tour de manège à l’intérieur pendant que Roulie garde les sacs.

Cette journée eu pour originalité sa météo changeante. Comme Chau l’avait prédit, nous avons vécu 4 saisons en 6h : la douceur ensoleillée du printemps suivie de la chaleur de l’été ont précédées l’arrivée du vent, des nuages et du brouillard de l’automne. Quand nous avons quitté le haut de la montagne, la température hivernale se faisait ressentir. Incroyables changements !

Nous mangeons le soir dans un restaurant de rue pour retourner à la réalité de ce pays qui a beaucoup plus à offrir que de tels lieux.

Jour 7

Pour ce 7eme jour, nous quittons l’après-midi Da Nang pour nous rendre à Hoi An où nous ne sommes attendues qu’à partir de 15h. Nous nous rendons donc le matin aux Montagnes de Marbe qui nous a été conseillé par notre guide de poche. Nous tentons de prendre le bus local pour nous y rendre et nous ne sommes pas déçues du voyage !

Laissez-nous essayer de vous décrire le phénomène :

Lorsque le bus s’approche de l’arrêt, il émet un son tonitruant entre un jingle et un klaxon. Pour faire monter les passagers un homme descend, attrape par le bras, pousse à l’intérieur du bus et indique une place où s’asseoir. Tout cela sans que le bus ne marque l’arrêt. L’équipage du bus est composé du chauffeur et de cet homme (ou femme) à tout faire qui est chargé de ramasser et faire asseoir les gens sur un siège ou sur un carton au sol, entreposer les bagages, réclamer l’argent, récupérer les colis (oui oui ! Les bus servent également de transports pour des colis d’un endroit à l’autre de la ville) et accessoirement aider le chauffeur à slalomer dans la circulation dense de la ville, en faisant des gestes à travers la fenêtre ou la porte aux autres véhicules. Lorsque l’arrêt souhaité par le passager est à l’approche, le placeur crie et pousse celui-ci dans l’escalier vers la sortie alors que la porte est ouverte (parce qu’elle n’est jamais fermée) et que le bus file à toute allure. Au passager de sauter comme il le peut lorsque le signal est donné !

Arrivée à Marble Mountain. Nous découvrons un premier escalier qui annonce la couleur. En effet, les escaliers se succèdent et ne se ressemblent pas, ni même les marches les unes avec les autres ... nous arrivons au somment de la montagne d’où nous avons une vue imprenable sur la ville et sur la mer. Nous profitons d’un moment de répit pour reprendre des forces après cette ascension que nous pensions très difficile. Mais en découvrant les sentiers et les escaliers suivants nous pouvons dire que c’était la plus simple ! Au fur et à mesure nous commençons à nous aider des mains pour monter les marches, faisons des pauses de plus en plus régulières tout en découvrant des grottes transformées en lieux de cultes à bouddhistes jusqu’au moment où nous arrivons sur un chemin qui semble embouteillé. En nous approchant un peu nous découvrons que des gens sortent d’un trou en contrebas qui semble être la suite du chemin. Effectivement pour continuer notre route nous devons descendre dans une grotte à l’aide de rochers très glissants ! Pompom se charge d’ouvrir le chemin et Roulie et Héloïse lui lancent les sacs avant de lui emboîter le pas sous ses conseils avisés.

Marble mountain est un lieu agréable, très beau et atypique mais il n’était précisé nulle part que des talents d’escaladeur étaient requis pour le visiter.

Nous reprenons le bus en direction de l’auberge afin de manger et récupérer nos sacs. Nous décidons de nous rendre à Hoi An par le même bus car moins cher et beaucoup plus drôle qu’un taxi. Nous nous retrouvons dans le même bus avec le même équipage mais cette fois-ci entourées de frigos, micro-ondes et autres télés ! Dans ce bazar organisé, tout n’est quand même pas toléré à bord : un monsieur monte avec un sachet de sardines et le placeur qui n’a pas l’air très heureux lui prend des mains et, toujours pendant que le bus roule, va poser ce sac dans la soute. Les mauvaises odeurs ne sont pas acceptées à bord ... Nous voilà rassurées sur notre parfum, nous n’y avons pas été jetées !

Nous arrivons à Hoi An et son décor totalement différent : plus petite ville, les maisons sont basses et aucun building ne montre le bout de son nez. Nous descendons au terminus du bus et alors que l’auberge était indiquée à 5min à pied, nous marchons une quinzaine de minutes avec nos 16kg de bagages chacunes. Après les étages montés dans la matinée, nos jambes en sont ravies.

Le soir nous nous rendons au Night Market sur les conseils d’une voyageuse à l’auberge qui nous dit que nous serons totalement « amaaaaazed » par l’ambiance. Effectivement, les rues sont équipées de lanternes de toutes les couleurs ainsi que les barques sur la rivière passant sous un pont illuminé. Le marché de nuit est très animé et attaqué par les hordes de touristes. Des grillades en tout genre (grenouilles, petits poulets, poulpes ...), des tacos, des glaces, des pancakes .... il y en a pour tous les goûts sur les étalages. Le brouhaha ambiant est accentué par la musique trop forte et les vendeurs alpaguant les passants. Julie et Julie prennent une glace et nous rentrons nous reposer de cette folle journée.


Jour 8

En ce 8eme jour, une bonne lessive commençait à se faire désirer. Nous déposons donc avant de partir nos 2kg de linge chacune à la réceptionniste de l’auberge et attendons notre chauffeur réservé quelques jours auparavant. Le temps passe et il n’arrive pas. Nous regardons nos mails et voyons que nous n’avions pas répondu à son message demandant confirmation reçu la veille à 22h30 alors que nous dormions. La réceptionniste nous voyant dans l’embarras appelle un nouveau chauffeur. Nous filons vers My Son. Ce lieu très touristique également est chargé d’histoire. Des français découvrent dans les années 1880 des temples d’origine peu connue enfouis dans la jungle. Des équipes européennes se succèdent pour tenter de dégager la végétation et rénover les bâtisses durant de très nombreuses années. Malheureusement, durant la guerre du Vietnam, le site est bombardé et aujourd’hui ne restent que les vestiges des bâtiments au milieu des cratères de bombes.

Au retour, frayeur pour Pompom qui ne retrouve plus son téléphone ... ni une ni deux nous demandons à la réceptionniste d’appeler le chauffeur qui revient dans les deux minutes. Le téléphone était resté sur la banquette arrière. Plus de peur que de mal !

Un tour de vélo était organisé par l’auberge avec un guide. Ce dernier arrive à 15h15 alors que le départ était prévu à 15h. Cet américain installé à Hoi An depuis 5 ans part alors en trombe à travers les rues sans même se soucier que le groupe ne le suive. Il s’arrête finalement à un croisement pour que le groupe se resserre et il se rend compte alors que 2 personnes manquent. Il nous demande d’attendre, repart 100 mètres en arrière et revient en disant qu’ils retrouveront leur chemin. Et c’est reparti ! Nous nous regardons tous d’un air interloqué mais ne tardons pas à le suivre de peur de subir le même sort que nos 2 compères abandonnés. Nous nous rendons compte plus tard que son manque d’intérêt pour le groupe n’est pas son seul défaut, il semble également perdu nous faisant faire demi-tour plusieurs fois. Nous arrivons finalement aidés par des locaux chez des fabricants de nouilles. Nous avons alors des explications sur l’histoire de la famille et observons religieusement la technique de fabrication. Héloïse a même pu s’y essayer pour son plus grand bonheur. Nous dégustons ensuite des feuilles de riz et des nouilles avant de repartir et nous arrêter dans un café d’où nous pouvons observer le coucher du soleil sur les rizières. Notre guide nous raconte son voyage en France durant lequel il a fait un roadtrip de 10 jours qui nous paraît difficile à réaliser. Au départ de Vichy, il s’est rendu successivement dans les Alpes, à Cannes, puis Toulouse et Bordeaux pour finir à Brest où il vole un panneau d’entrée dans la ville qu’il arrivera à glisser dans sa valise. À l’aéroport, les douaniers lui demandent d’ouvrir sa valise car quelque chose les dérangent. Il pense alors qu’ils vont lui confisquer son panneau mais ce n’était pas ça... il avait en effet acheté une lampe à huile qui bloquait les rayons du scanner et il peut ensuite repartir tranquillement avec son panneau qu’il accrochera ensuite au dessus de sa boîte aux lettres en Floride.

Nous rentrons de nuit.

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Publié le 27 janvier 2020

Jour 9

La fatigue se faisant ressentir pour la première fois depuis notre départ, nous profitons de notre super auberge pour nous reposer. À 5 min à pied du centre ville, nous pouvons aller manger très facilement. Malgré les nombreuses fermetures de magasins et restaurants en cette veille de nouvel an, nous trouvons tout de même de quoi nous restaurer.

Vy, notre hôte à l’auberge est aux petits soins avec nous et nous facilite grandement la vie en répondant à toutes nos questions. Elle organise pour la soirée une Beach party avec un barbecue. Nous voici à 17h sur la plage, le beau temps n’est pas au rendez-vous, le vent nous bouscule mais nous profitons de ce moment avec une trentaine d’autres voyageurs. Après ce super repas nous rentrons à l’auberge et nous rendons au centre ville pour assister aux festivités et surtout au feu d’artifice.


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Chúc mừng năm mới 2020 !!!!

Le feu d’artifice est lancé ! Nous nous trouvons au bord de la rivière, assise au sol au milieu de la foule où se mêlent vietnamiens et touristes. Tous ensemble nous fêtons cette nouvelle année du Rat et souhaitant également admirer le spectacle, un rat, un vrai, s’est installé tranquillement sur les genoux d’Héloïse ... ne réalisant pas tout de suite ce que pouvaient être ces petits mouvements froids sur sa cuisse, elle se retourne et découvre ce petit (gros) animal qui s’enfuit à travers la foule. La frayeur n’est arrivée qu’une fois le petit rongeur parti !

Sur le chemin du retour nous pouvons observer que devant chaque maison, les habitants brûlent des papiers, des faux billets et de l’encens dans le but de marquer la fin d’une année et le début d’une nouvelle, en souhaitant chance et prospérité à leur foyer.


Jour 10

Encore une journée paisible avec un tour de vélo à travers les rizières pour nous rendre à la plage.

Jour 11

Aujourd’hui nous quittons Hoi An pour nous rendre à Hué. Après un dernier petit tour du centre ville, nous nous retrouvons dans un bus à couchettes très sympathique pour les 3h de route. Heureusement que nous nous sommes rendues 1h à l’avance à la station de bus comme nous l’avions vu sur internet car le bus est parti à 13h20 au lieu de 14h, démarrant même alors que Pompom n’était même pas encore montée. Nous avons bien remarqué que la ponctualité et la patience ne sont pas les points forts des vietnamiens !

Nous arrivons à Hué avec 1h30 d’avance sur l’horaire initiale et nous rendons compte que notre appartement ne se trouve pas à 800m de la station comme nous le pensions mais à presque 2km. Sous la pluie, nous marchons donc avec plus ou moins de motivation à travers la ville. Nous nous arrêtons en chemin dans un café pour prévenir les propriétaires du Airbnb de notre heure d’arrivée mais surtout pour nous reposer un peu car les sacs tirent légèrement sur nos petits dos.

A 20h30, notre 4ème Naine Trotteuse pour quelques jours arrive. Ashley, amie de lycée de Roulie, est au Vietnam pour plusieurs mois et s’est jointe à nous pour notre séjour à Hué. Le monde est vraiment très petit ! D’origine vietnamienne, Ashley nous est déjà d’une très grande aide quand nous arrivons dans un petit restaurant où personne ne parle anglais. Sans maîtriser la langue, elle arrive à se faire comprendre et à échanger avec les locaux !

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Pour ces 4 jours à Hué, ancienne capitale impériale, la pluie ralentira fortement nos activités ce qui nous permettra de nous reposer et de profiter également de la présence d’Ashley parmi nous !


Jour 12

Après la matinée à l’appartement qui nous permet de faire une lessive, nous partons affronter la pluie sans grande motivation, mais l’appel de nos estomacs criant famine est plus fort que tout. Malgré les efforts d’Ashley pour parler vietnamien avec la serveuse du restaurant, cette dernière reste de marbre et ne fait rien pour essayer de comprendre ce que nous souhaitons manger. Cet épisode ne fait que conforter notre ressenti concernant les locaux qui ne font d’efforts que lorsqu’ils le souhaitent face à des touristes.


Nous nous baladons ensuite dans la ville afin de trouver un supermarché. En chemin nous entrons dans une pagode, un moine vient à notre rencontre et essaye de communiquer en anglais avec un accent à couper au couteau. Cette fois-ci, c’est nous qui avons du mal à le comprendre mais en mélangeant anglais et vietnamien nous y arrivons. Il nous propose de nous installer, nous offre des choses à grignoter, du thé et nous partageons un moment avec lui. Il nous explique qu’il est apprenti moine bouddhiste et que nous nous trouvons actuellement dans la pagode de son maître. Il souhaite apprendre l’anglais pour améliorer sa personne et surtout pour voyager, il rêve d’aller étudier à Singapour. Plus tard, il apprendra le français car il souhaite visiter notre pays et nous dit que nous sommes chanceuses d’y habiter.


Le manque de cuisine de chez nous ou le trop plein de nourriture vietnamienne nous poussent à cuisiner un plat typiquement français ... des spaghettis carbonara !


Jour 13

Comme la veille, nous profitons de la matinée pluvieuse pour dormir et ça fait du bien !

L’après midi nous nous rendons à la citadelle où se trouve le Palais Royal où ont régné les derniers empereurs vietnamiens de 1802 à 1945. C’est très étonnant de voir que des traditions qui nous paraissent très anciennes étaient pratiquées il n’y a pas si longtemps que ça !

Après notre visite, la pluie reprend de plus belle et nous nous réfugions dans un café où se trouve une guitare, Roulie et Ashley s’en emparent et un concert commence ... un client d’une table voisine se met à chantonner et battre le rythme lorsqu’il reconnaît la chanson. Petite journée encore mais de très bons moments partagés !


Jour 14

Notre première journée à scooter ! Et pas des moindres. Nous souhaitons aller visiter des tombeaux d’empereurs qui se trouvent aux alentours de la ville. Il pleut mais quelques kilomètres seulement sont à parcourir. Roulie et Pompom montent sur un premier scooter armées du GPS et Ashley et Héloïse sur le deuxième suivent en papotant. Chacun son rôle !

Comme la plupart des scooters en location, le compteur de vitesse ne fonctionne pas pour Ashley et Héloïse et donc l’affichage de la jauge d’essence non plus. Le scooter des Julie affichant un petit plein nous pensons qu’il doit en être de même pour le deuxième scooter. En repartant d’un tombeau, de nuit, sous la pluie et dans un virage, le scooter d’Ashley cale. Elle tente alors de redémarrer ... sans succès ! Roulie et Pompom sont déjà loin devant et font demi-tour en s’apercevant que personne ne suit. Un passant s’arrête et nous indique un petit stand où nous arrêter. Un monsieur comprend notre problème et nous montre son bidon d’essence ... vide ! Nous essayons de lui expliquer que nous pouvons aller le remplir mais il préfère y aller lui même. Le scooter redémarre enfin et nous pouvons continuer notre route et arrivons à notre appartement trempées mais contentes de ce petit tour.

Le temps de boire une petite bière et nous ressortons toujours trempées à la recherche de nourriture pour nourrir les bêtes que nous sommes. Au restaurant nous commandons un « Hot Pot » qui est une fondue de viande dans un bouillon de légumes. Nous spécifions bien que nous souhaitons du bœuf et du poulet. Lorsque le plat arrive, il y a tout sauf de la viande : du calamar, du poisson, des coques ... pour le plus grand bonheur d’Héloïse !

Jour 15

9h, après une dernière discussion avec notre hôte en vietnamien pour Ashley et en Google traduction pour les 3 autres, c’est l’heure du départ pour notre 4ème Naine Trotteuse. Direction Hoi An en moto avec un chauffeur.

Merci beaucoup à toi Ashley pour ces quelques jours avec nous ! Merci pour ces moments de partage d’histoire de ton pays, merci de nous avoir guidé et merci d’avoir été notre bouche vietnamienne. Bonne route à toi, profite à fond de ces mois à venir pour découvrir ce pays qui t’est si coutumier et pourtant si inconnu !

Notre train étant à 21h, nous rendons la chambre à 12h et louons des scooters pour aller nous promener en attendant. Nous nous dirigeons vers les dunes de sable, lieu incontournable de Hué mais également ... introuvable ! Nous suivons un monsieur en vélo qui nous indique le chemin. Arrivées à la plage, toujours pas de dune ... nous partons rapidement car l’atmosphère ne nous est pas très agréable. Les lieux vides et les chiens aboyants ne nous inspirent pas confiance.

Depuis le début de notre voyage, nous avons pu connaître l’activité favorite des vietnamiens, le karaoké ! Lors de notre balade sur une plage déserte, nous entendons les chants bien trop forts et bien trop faux des bars avoisinant. Le sol jonché de déchets casse le charme de notre promenade ... Bienvenue au Vietnam !

Nous allons chercher nos sacs à notre appartement et en profitons pour demander le prix du taxi pour la gare à nos hôtes. Une dernière utilisation de Google traduction pour nous dire qu’ils nous emmènent eux-mêmes. Le fils qui doit avoir 7 ans, essaye de prendre nos sacs (beaucoup trop gros et trop lourds pour lui) et avec celui de Pompom sur le dos, nous guide vers la voiture. Il essaye même de les mettre dans le coffre bien aidé de son papa. Une photo sur le parvis de la gare et nous voilà seule à attendre 2h le départ. Nous faisons une chose à ne pas faire ... nous lisons les avis et commentaires de notre train sur internet ... cafards, toilettes dégoûtantes, bruit et trajet difficile ... « une nuit en enfer » dit l’un d’eux. La pression monte mais nous n’avons plus le choix, nous devons prendre ce train.

21h, nous voilà installées dans le train SE20, sur des sièges ressemblant à ceux des avions pour notre trajet de 12h en direction de Ninh Binh.

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Publié le 2 février 2020

Jour 16

Malgré nos lectures sur internet à propos du trajet dans le train SE20, nous n’avons pas le choix et montons à 21h dans ce fameux train. Nous avons l’impression d’être dans un avion, les sièges se baissant un peu plus. Pas de cafards, pas de rats, le wagon semble propre. Les toilettes le sont moins mais on s’en accommode. Nous regardons un film, grignotons nos boîtes de conserves de thon (oui oui même Héloïse) et nous endormons assez facilement. La nuit n’est pas très bonne, les positions confortables manquent rapidement et les allers et venues dans le wagon sont assez gênants ... mais le plus embêtant était peut être la lumière allumée. Nous comprenons pourquoi le trajet est aussi long, 12h pour parcourir 400km c’est étonnant ! Pointe de vitesse à 70km/h et arrêts très (trop) fréquents expliquent cette durée de voyage. Fatiguées, nous arrivons avec bonheur à 9h à la gare de Ninh Binh. Nous rêvions d’un petit déjeuner et nous installons donc au premier restaurant à la sortie du train. Le bon réflexe a été de regarder le prix du taxi sur l’application Grab (Uber) pour nous rendre à notre hôtel. En effet, durant notre petit déjeuner, nous nous faisons alpaguer par de nombreux taxis qui nous proposent le double du prix pour le même trajet. Quand nous leur annonçons le prix des Grabcars, ils ne cherchent même pas à négocier car ils savent qu’ils ne peuvent rivaliser.

Une bonne douche et nous voici sur nos vélos au milieu des rizières et de la « baie d’Ha Long terrestre » de Tam Coc. Toujours fatiguées mais émerveillées, nous roulons en direction de grottes. Nous rentrons à la tombée de la nuit après une vingtaine de kilomètres parcourue. Nous en avons plein les bottes et nous endormons à 21h30.

Jour 17

Réveil difficile à 6h30 car nous souhaitons faire une balade en bateau dans les montagnes avant l’arrivée des hordes de touristes. Nous arrivons sur place à 9h et il y a déjà beaucoup de monde. Nous voguons dans les grottes avec des arrêts pour visiter des temples sur des petites îles. 3h de promenade en barque au milieu de paysages magnifiques. Nous profitons de cet agréable moment.

En repartant, avec nos scooters, nous devons passer sur un chemin en gravier. Roulie et Pompom devant suivies de Héloïse. Au ralenti, la roue avant d’Héloïse se coince dans un trou mais le scooter continue d’accélérer... et c’est la chute ! Rien de cassé, pas de blessure... tout va bien ! Il faut juste relever le scooter et dépoussiérer les vêtements. Nous prenons un moment au restaurant pour nous remettre de nos émotions et décider de la suite de la journée. Nous partons en direction de l’ancienne capitale impériale datant du 10ème siècle, Hoa Lu, et nous rendons ensuite à la grotte Mua d’où nous pouvons observer le coucher du soleil. Nous y arrivons un peu tard et devons monter les 500 marches très très rapidement. Nous arrivons au point de vue essoufflées mais le paysage est époustouflant. Nous restons là un moment, sans soleil malheureusement mais la vue en vaut quand même la peine.

Jour 18

Matinée grasse mat’ bien méritée après ces deux jours bien remplis. Notre bus pour Cat Ba étant prévu à 14h, nous nous baladons dans le village de 11h à 13h. Nous trouvons des casquettes pour Pompom et Héloïse. La première casquette achetée 1€ après négociation, nous trouvons la 2ème, exactement la même marque, ailleurs. La vendeuse nous annonce 2€50 directement en français. Nous lançons la négociation mais elle refuse catégoriquement. Nous avons beau lui expliquer que nous avons acheté la même casquette il y a quelques minutes à tel prix, elle refuse en nous disant : « ce n’est pas la même matière ! Un français et un québécois parle la même langue mais pas la même qualité ! ». Nous sentons qu’elle essaye de nous flatter avec cette réflexion et nous rigolons bien mais la négociation n’avance toujours pas. Tant pis, elle ne diminuera pas le prix, nous l’achetons donc plus du double de la première.

14h, nous voici dans le bus en direction de Cat Ba, une petite île située au niveau de la Baie d’Ha Long. Les transports vietnamiens sont incroyables. Le bus est tout ce qu’il y a de plus basique mais son itinéraire ne l’est pas ! S’arrêtant partout pour prendre des passagers, les arrêts les plus perturbants sont ceux au milieu de l’autoroute ... nous nous arrêtons une première fois dans une bretelle d’accès, à côté d’une petite dame ayant garé son scooter au milieu de nulle part. Elle abandonne donc son véhicule et monte dans le bus. Arrêt suivant, nous déposons un européen au milieu de l’autoroute. Improbable mais vrai. Nous arrivons ensuite au quai d’embarquement pour le ferry. Pour faire monter le bus dans le bateau, 2 planches sont installées au niveau du quai. Pas de soucis, le bus est bien installé sur le bateau. Après la courte traversée, nous arrivons sur l’île et sommes à notre hôtel à 19h. Jusqu’ici nous n’avions jamais eu de soucis avec nos réservations d’hôtel mais il faut bien que cela arrive. La réceptionniste nous dit dans un anglais approximatif que nous n’avons pas de chambre pour ce soir. Nous montrons donc notre confirmation de réservation et elle nous répète sans cesse quelque chose que nous ne comprenons pas. Nous commençons légèrement à nous agacer et un de ses collègues arrive à la rescousse. Heureusement car nous comprenons qu’un problème est survenu dans leur famille et qu’ils doivent partir le lendemain à 7h pour Hanoï. Nous pouvions tout de même rester pour la nuit mais quitter l’hôtel dès le matin. Nous décidons donc de réserver dans autre hôtel. Petite mésaventure sans conséquence car nous trouvons une chambre pour le même prix à 100 mètres de là.

9

Jour 19

Nous partons ce matin à la découverte du Parc National de Cat Ba dont la faune et la flore sont protégées. Nous prenons un chauffeur privé car l’état des routes ne nous semblaient pas propices à rouler en scooter, nous nous rendons compte finalement que cela aurait été tout à fait possible.

Une randonnée de 2h nous attend au milieu des lianes. Des escaliers improvisés et pas toujours très faciles (nous devons carrément escalader des rochers) nous permettent de monter au sommet du parc et d’accéder à une vue imprenable sur l’île. Nous croisons quelques touristes qui nous demandent si le chemin est encore long, nous leur souhaitons juste bon courage pour monter ! Mais la difficulté du chemin n’est rien comparé à la beauté du paysage. En redescendant, Pompom tombe 2 fois sur le coccyx et la première fois, Héloïse accourt pour l’aider et lui marche sur la main ce qui lui vaut de se faire crier dessus... sympa la petite sœur !

A la fin de notre marche, les jambes en compote, nous sommes bien heureuses d’avoir un taxi qui nous attend et non un scooter ! Dernière étape de notre visite, une grotte au sein de laquelle nous pouvons nous déplacer avec plus ou moins de facilité. Nous avons la chance d’être hors saison touristique, la grotte est déserte et nous pouvons profiter d’autant plus de notre visite.

En rentrant nous décidons de terminer la journée tranquillement en nous promenant dans la ville au bord de la mer. Après notre grosse journée, nous sommes bien contentes de pouvoir rester au calme.


Jour 20

C’est le grand jour, nous allons faire une croisière sur la fameuse baie d’Ha Long avec différentes activités et une nuit d’hôtel. Nous partons donc à 8h30 en minibus avec un groupe de 12 personnes de plusieurs pays. Notre guide parle très bien anglais mais toujours avec un accent difficile à comprendre, les efforts sont d’autant plus intenses !

Premier arrêt sur un village de pêcheurs flottant. Des dizaines de cages à poissons sont mises en place pour élever et nourrir les Catfishs. Déjà assez gros, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Au milieu d’une maison, le guide soulève quelques planches de bois et nous découvrons un monstre ... un poisson de 120kg apparaît. On nous explique que ce poisson a une valeur de 30 000 dollars américains et qu’il est élevé pendant 40ans environ. Ces poissons sont la richesse de ces familles et des caméras de surveillance sont installées dans la cage sous l’eau afin de les surveiller car la convoitise est très forte. Nous comprenons pourquoi !

Nous repartons et nous arrêtons dans une crique pour aller faire du kayak ! Pompom et Roulie ensemble, Héloïse monte avec Kenneth un voyageur finlandais. La balade nous emmène dans des grottes débouchant sur des lacs magnifiques au milieu des montagnes. Un super moment malgré l’eau très froide. Nous remontons sur le bateau trempées et gelées, heureusement que nous avons nos affaires de rechange prévues pour le lendemain. Nous mangeons de la nourriture locale sur le bateau avec une vue incroyable.

Après le repas, un petit temps mort est le bienvenu et un nouveau tour de kayak est proposé. Nous décidons de rester sur le bateau pour ne pas attraper froid et jouons au Yam’s en buvant une bière... si c’est pas la classe ça quand même !

Vers 17h, nous arrivons au port et notre guide nous propose d’aller boire une bière dans un bar. Nous ne disons jamais non à une bière, c’est notre devise ! Nous nous retrouvons donc dans un bar à discuter du coronavirus avec les autres voyageurs et le guide. Celui ci nous explique qu’au Vietnam ils ont très peur des touristes chinois qui arrivent en groupe, certaines compagnies et hôtels refusent même ces touristes et c’est donc pour cela que la zone est très très calme, en plus d’être en basse saison, les chinois ne sont pas les bienvenus.

D’un coup, notre guide nous demande si nous savons rentrer à notre hôtel et s’en va. Nous ne comprenons pas, une nuit dans un hôtel sur une île était prévue. Interloquée, nous rentrons à notre premier hôtel pour nous expliquer avec le réceptionniste avec qui nous avions réservé l’excursion. Ce dernier fait une tête bizarre en nous voyant arriver et nous comprenons tous les 4 qu’il y a eu une incompréhension avec l’agence d’excursion. Il nous demande si nous souhaitons toujours aller sur l’île. Fatiguées, trempées et gelées nous préférons rester dans cet hôtel où nos sacs avec nos habits nous attendent toujours dans notre chambre. C’est un mal pour un bien car nous pouvons prendre une douche chaude et changer nos vêtements. Nous laissons dehors nos habits mouillés mais ils ne sécheront jamais avec l’humidité et la pluie de la nuit... il nous faut une lessive au plus vite car nous n’avons plus de stock et tout est mouillé !


Jour 21

Aujourd’hui, nous partons pour Hanoï. Notre bus n’étant qu’à 15h, nous en profitons pour aller nous promener et découvrir les plages de sable fin désertes. En haute saison, la ville et les plages doivent être envahies car des barres d’hôtels en construction ou en rénovation s’y trouvent.

En manque de vêtements chauds, nous achetons des manteaux sur le marché. Nous nous sommes un peu faites surprendre par l’hiver et les lessives étant assez espacées (tous les 7 jours en moyenne) nous avons besoin d’un peu plus de tenues chaudes.

Avec un peu de retard, notre bus arrive et nous voilà en route pour la capitale !

5h plus tard, le bus nous dépose devant notre appartement. L’endroit est assez spécial, pour accéder au logement, nous devons passer dans une petite ruelle étroite et sombre entre deux bâtiments. Un homme nous voit et semble nous guider. Il n’a pas l’air très clair et sent l’alcool à des mètres à la ronde. Nous arrivons devant la porte d’entrée et il reste à côté de nous jusqu’à ce que nous ouvrions la boîte dans laquelle se trouve la clé ... la porte ouverte, il part enfin. Ce moment étrange et pas très agréable ne nous aide pas à apprécier l’appartement que nous découvrons. Très joli mais des trous dans les murs laissent apparaître des cadavres d’animaux (souris ou oiseaux). Nous nous encourageons en nous disant que nous ne sommes ici que pour 2 nuits !

Pour nous remettre de tout cela, nous terminons la journée à Mcdo ! Héloïse peut assurer que le Big Mac vietnamien est moins bon que le Big Mac français. Un bon repas et nous voilà requinquées !


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Publié le 10 février 2020

Ce début de journée est dédié à l’organisation de la suite de notre voyage. Nous souhaitons nous rendre au nord à Cao Bang ainsi qu’à Babe Lake pour les 3 prochains jours. Très vite nous nous rendons compte que les déplacements vont être difficile en raison du faible nombre de touristes. Les compagnies ne font pas ces trajets en ce moment. Nous cherchons les différents moyens possibles pour nous y rendre.

Trois solutions se présentent à nous :

  • Prendre les bus de nuits locaux ... Ce qui semble être une très mauvaise idée lorsque nous regardons les commentaires sur internet : 8h de trajet sur des routes chaotiques avec alcool à foison pour les passagers et le conducteur ! Nous écartons vite cette possibilité.
  • Faire le circuit avec une agence de voyage. Cher mais prise en charge de Hanoï à Hanoï.
  • Prendre une navette privée, moins cher et plus sûr que le bus local.

Après avoir envoyé des messages à plusieurs compagnies de navettes privées, nous recevons toujours la même réponse : le trajet est annulé. Une compagnie nous répond positivement mais au fil de nos réflexions, nous nous demandons comment faire pour nous déplacer une fois arrivées dans le nord ... ce sera toujours le même soucis.

Dépitées et légèrement agacées, nous allons dans la rue, à la recherche d’idées. Nous entrons au hasard dans une agence de voyage qui propose des circuits pour à Ha Giang. Après de nombreuses discussions et dans le besoin de trouver une solution, nous réservons un circuit de 3 jours en moto accompagnées de « Easyriders » qui nous conduiront. Nous partons donc demain (vendredi 7 février) soir avec un bus de nuit pour Ha Giang.

Gros soulagement, nous pouvons partir à la découverte de Ha Noï sereinement.

La journée étant déjà bien entamée, nous nous rendons dans la célèbre rue dédiée au train en plein cœur de la ville. Aujourd’hui, faiblement utilisée cette voie de chemin de fer entre deux bâtiment, Nous marchons le long des rails sur plusieurs centaines de mètres avant de devoir nous arrêter car des barrages de police empêchent de continuer pour contrôler le nombre de personnes en cas de passage de trains.

Nous rentrons après avoir fait des courses pour le soir et le brunch du lendemain. A 22h nous allons récupérer notre linge que nous avions laissé le matin dans une laverie. Le bonheur lors de l’ouverture des sacs de linge propre est indescriptible !


Jour 23

Pour pouvoir manger tôt ce soir avant de prendre le bus de nuit, nous faisons un brunch copieux ce matin, l’avantage d’être dans un Airbnb est qu’on peut cuisiner ce que l’on souhaite ! Tant bien que mal avec les ustensiles disponibles.

Nous continuons notre découverte de la ville d’Ha Noï avec le pont Long Bien sur lequel ne passent que les motos, vélos, piétons et ... le train ! Le prochain train prévu est à 15h, nous ne le verrons donc malheureusement pas.

Nous allons ensuite au Hoa Lo Prison Museum où le port de masques chirurgicaux nous est imposé. Au sein même de l’ancienne prison construite par les français, nous découvrons les cellules et pièces à « vivre » des prisonniers politiques vietnamiens de 1930 à 1954. Leurs conditions de détentions étaient inhumaines et quand les vietnamiens ont repris la prison et ont capturé des pilotes américains, ces derniers étaient mieux lotis. Les locaux ne souhaitant pas faire à autrui ce qu’on leur avait faire vivre.

Nous mangeons vers 18h avant de prendre notre bus de nuit pour Ha Giang où nous allons faire un circuit de 3 jours à moto accompagnées de « Easy riders ».


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Ces 3 jours vont être très difficiles à raconter. Ce que nous avons fait, vu, entendu ... bref, vécu, est incroyable et nous en avons encore des étoiles dans les yeux !


Après une courte nuit avec une arrivée à 4h du matin à Ha Giang dans une auberge et un dortoir de 8 personnes, nous avons le temps de faire une sieste jusqu’à 8h, prendre un petit déjeuner et nous voilà à nous préparer, couvertes de la tête aux pieds contre la pluie et le froid. Au programme : 3 jours de découverte en moto de la région des Hmongs. Cette ethnie qui s’étend du Laos à la Chine en passant par le Nord du Vietnam.

9h30 nous sommes installées à l’arrière de nos motos, chacune avec notre chauffeur et « c’est parti mon kiki ! » comme disent les guides en français. Nous sommes une famille de 10 motos (4 canadiennes, 2 hollandais, 1 franco-américain et nous 3 françaises) séparée en 2 groupes de 5 pour faire la route. Que dire pour décrire au mieux ce que nous voyons ? Nous allons découper en plusieurs parties notre description :

  • les paysages
  • les villages et leurs habitants que nous traversons
  • les 2 nuits
  • l’aventure du Ha Giang Epic Tour


Les paysages :

Le Nord du Vietnam est décidément la région qui a le plus à offrir par la multitude de ses paysages.

Nous roulons dans les montagnes, tantôt rocheuses de couleurs noire et ocre au niveau des frontières chinoises, tantôt recouvertes de rizières en terrasse ou encore de sapins. Nous nous arrêtons souvent pour observer et prendre en photo les vues impressionnantes devant lesquelles nous nous trouvons. Peut être que les images suivantes permettront de donner un aperçu.


Les villages et leurs habitants :

Tout au long de notre périple, nous découvrons les us et coutumes des habitants de la province de Ha Giang.

Le plus perturbant pour nous sont les enfants que nous croisons. Au bord de la route, loin de toute habitation, ils peuvent être des petits groupes âgés de 3 à 10ans à jouer, pieds nus et très peu habillés. Un peu plus loin, même tranche d’âge, l’un porte la récolte du jour sur son dos dans une cagette fabriquée grâce à un bac et des ficelles, l’autre porte le petit frère encore nourrisson ... boueux de la tête aux pieds, ces enfants n’ont peur de rien. Certains nous sourient et nous font des signes lorsque nous passons, d’autres continuent leurs activités sans se soucier des voitures, camions et autres motos qui passent à quelques centimètres d’eux. Travaillant dès le plus jeune âge, ces enfants grandissent bien plus vite que d’autres et c’est cet aspect là qui nous touche. Ils n’iront certainement jamais à l’école, leur vie sera consacrée à aider la famille avec les récoltes, le bétail et les maisons. Pour eux, prendre une douche par semaine est un luxe et le linge n’est que très rarement lavé. Nous avons pu observer une petite fille, de quelques années seulement, ne portant qu’un petit gilet, les jambes noires, se faire laver par sa grande sœur avec le reste de l’eau de la vaisselle. Sur les sentiers, les petits garçons nous suivent en courant alors que nous, avec nos grosses chaussures, avons du mal à descendre.

En ville, les enfants sont mieux lotis. Ayant accès à l’éducation, à des vêtements propres, à des maisons fermées et ... à des scooters! Nous traversons une ville plutôt rapidement lorsque deux garçons d’une dizaine d’années doublent la file de motos à une vitesse dingue. Nous ne savons pas ce qui est le plus fou dans cette situation : Pas de casque ? Deux jeunes garçons ? La vitesse ? Dans tous les cas, il est impossible de voir ceci en France !


Les 2 nuits :

Première nuit dans un hôtel, un vrai. Douche chaude, chambre avec chauffage ... quel bonheur après une journée sous la pluie ! Nous mangeons le dîner avec le groupe et notre guide puis nous participons à la fête de fin du Têt (commencée au moment de la nouvelle lune et terminée 15 jours plus tard), cette soirée est une occasion de plus pour les vietnamiens de faire la fête en famille avec des feux d’artifice et une soirée dansante. Nous nous voyons proposer de l’alcool de riz tout au long de la soirée. Il faut trinquer avec tout le monde et ce n’est pas poli de ne pas boire lorsqu’on trinque... donc nous trinquons et buvons beaucoup au cours de la soirée ! Notre erreur a été de ne pas aller danser tout de suite car si nous ne dansons pas, c’est que nous n’avons pas assez bu ... nous comprenons qu’il faut donc nous lever et danser pour pouvoir ralentir la cadence. Les téléphones sont de sortie et nous sommes filmés sous tous les angles, les messieurs nous serrant la main dès que possible pour juste « toucher » des européennes. Notre camarade franco-américains invitant à danser les dames et les enfants nous tapant dans les mains à chaque passage. La soirée se termine en karaoké, le hobby préféré des vietnamiens. Pendant ces chants plus ou moins justes, les messieurs discutent avec nous à travers Google traduction, nous demandant si nous sommes mariées. Nous allons nous coucher, notre chambre étant juste au-dessus des enceintes diffusant la musique à fond.


Pour la deuxième nuit, le décor est tout autre. Au milieu des rizières, nous voilà dans une auberge atypique. Une maison sur pilotis en bois sans fenêtres. Un logement malvenu lorsque le thermomètre affiche 10 degrés. Nous jouons au badminton avec les habitants avec des raquettes improvisés fabriquées à partir de planches en bois. Un monsieur déjà bien éméché propose une nouvelle règle : à chaque faute commise, la personne boit de l’alcool de riz. Roulie commet la première faute et boit donc le premier verre. Nous comprenons vite qu’il n’y a que nous qui devons boire, même pour une de ses fautes a lui. La partie est donc vite écourtée !

La douche est chaude et nous enfilons plusieurs couches de vêtements. Le repas est installé à même le sol dans le dortoir, nous mangeons avec notre guide et trinquons avec le chef de la maison et ensuite sa femme. Après le repas, Pompom se rend à la deuxième auberge qui accueille l’autre partie du groupe et participe à la soirée karaoké.


L’aventure du Ha Giang Epic Tour :

Réservé un peu en désespoir de cause, nous ne regrettons en rien d’avoir choisi cette aventure ! Pour tout ce que nous avons pu voir et découvrir, pour la gentillesse des conducteurs et des guides, pour les soirées avec les locaux que nous n’aurions pas vécu autrement, pour les paysages ... malgré la pluie et le froid, nous avons profité à fond chaque minute de ces 3 jours.


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Publié le 15 février 2020

Jour 27 :

Notre bus couchette arrive à 3h du matin à Sa Pa et nous dépose à la station centrale à Sa Pa. Sous la pluie et dans le froid, un homme s’approche de nous et nous explique que pour nous emmener à notre auberge, le trajet est de 1h et il nous annonce un prix un peu trop cher. Nous essayons de lui montrer grâce à notre GPS que le trajet n’est que de 30min pour moins de 10km. Mais il n’en démord pas en nous expliquant qu’il fait nuit, qu’il pleut et que la route est très difficile. Il nous propose même une chambre d’hôtel à côté. Tant pis, même si le prix nous paraît exorbitant et qu’il est impossible de négocier, nous prenons le taxi. Nous sentons l’arnaque quand nous nous rapprochons bien plus rapidement que prévu de notre auberge. À notre arrivée, nous entrons dans le bâtiment, noir, sans un bruit et personne ne bouge à part le chien qui vient pour des caresses. Notre hôte se lève et nous explique rapidement le fonctionnement, encore endormi. Deuxième mauvaise surprise après le taxi quand nous découvrons notre chambre dans cette bâtisse en bois. Très froide, sans fenêtre et des lits très durs. Il est 4h, nous sommes fatiguées, nous verrons ça plus tard.

À notre réveil, la pluie a cessé. Nous commençons à voir les rayons du soleil apparaître, près de 15 jours sans avoir vu la lumière derrière les nuages ! Cela fait un bien fou de pouvoir manger sur la terrasse. Une vendeuse ambulante vient jusqu’à nous pour nous vendre ses produits. Elle reste là de longues minutes et Héloïse est la dernière courageuse à continuer de lui dire non alors que les deux Julie abandonnent et reprennent leurs discussions. Bracelets, bagues, boucles d’oreilles ... Héloïse montre qu’elle a déjà tout ça et qu’elle n’a pas besoin de plus mais la vendeuse continue. Très désagréable d’être accosté comme ça à la terrasse de l’auberge. Nous comprenons vite que c’est partout comme ça dans la région. Après manger, nous partons nous promener en direction d’une cascade non loin de là. Dès les premiers mètres, des jeunes filles nous suivent en discutant en anglais avec nous : « d’où venez vous ? Quel âge avez vous ? C’est votre première fois au Vietnam ? ». Tout ça pourrait être très mignon si elles ne portaient pas des sacs de marchandises en nous disant « shopping? » après chaque phrase.

Nous arrivons en bas d’un sentier boueux et comprenons que si nous souhaitons monter en haut de la cascade, il va falloir passer par ce chemin. Des dames nous suivent et nous proposent leur aide sur ce sentier difficile et glissant. Nous refusons gentiment nous doutant qu’elles réclameront de l’argent mais elles forcent en nous attrapant les bras et les mains. Leur insistance devient agaçante et à l’arrivée, elles nous réclament de l’argent. Nous avons malheureusement vu juste ! Elles finissent par partir et nous continuons sur un chemin dans la forêt de bambou. Nous nous trouvons vite coincées et devons faire demi-tour. Nous décidons de couper le chemin grâce à une traînée creusée par torrent. Et là... c’est gamelles sur gamelles, nous glissons toutes les trois et nous retrouvons sur les fesses chacune notre tour. Nous arrivons finalement en haut de la cascade et nous asseyons, les chaussures dans l’eau, le temps d’admirer la vue. Le retour est plus facile et nous arrivons boueuses à l’auberge. Nous prions pour que nos chaussures sèchent avant le lendemain.

Jour 28 :

Encore une matinée calme, le repos fait du bien au cours d’un voyage qui ne fait que commencer pour nous. Nous partons l’après midi, nos chaussures encore humides, découvrir les alentours et les montagnes de Sa Pa. Nous marchons à travers les villages et arrivons au niveau d’un super point de vue au-dessus des rizières. En redescendant nous passons devant un groupe d’enfants. L’un d’eux s’arrête en nous voyant et arrache une fleur au sol et la présente à Héloïse : « a gift for you ! ». Nous nous esclamons : « oooooh il est trop mignon » et Héloïse attrape la fleur. Directement le visage de l’enfant se transforme, devenant sérieux et insistant : « money ! » réclame-t-il. Le moment mignon est gâché et nous détournons vite notre chemin. Les ravages du tourisme qui transforme les populations ... cet épisode renforce notre malaise quant à ce lieu pourtant magnifique.

Demain nous retournons à Hanoï. Notre itinéraire a été modifié il y a de cela quelques jours. En effet, nous devions nous diriger vers Dien Bien Phu afin de passer la frontière terrestre avec le Laos. Lors de notre rencontre avec Arthur, ce Franco-américain qui a participé aux trois jours à Ha Giang avec nous, nous avons appris que depuis le 1er janvier 2020, le Laos ne délivre plus de visa aux frontières terrestres. Arthur qui avait tenté quelques jours plus tôt de passer la même frontière pour rejoindre sa sœur au Laos nous explique qu’il s’est vu refusé le passage et a du retourner à Hanoï pour aller à l’ambassade du Laos pour se voir attribuer un visa. Nous avons donc décidé de nous rendre à cette ambassade après notre étape à Sa Pa et de prendre un avion vers Luang Prabang. Le trajet en bus est de 25h contre 1h en avion. Malgré la différence de tarif, notre choix a été vite fait. Nous partons donc ce 13 février à 8h pour Hanoï pour prendre un avion le 15 pour le Laos.