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Suite à l’incendie au sein des bâtiments de notre hébergeur OVH, à Strasbourg mercredi 10 mars 2021, nous ne pouvions plus accéder au site ! L’accès a été rétabli par notre équipe mais nous n’avons pas accès aux photos pour le moment. Dans l’attente de réponses de la part d’OVH quant au devenir des photos mises en ligne avant le 10 mars 2021, vous pouvez de nouveau réutiliser le site sans risque et ajouter de nouvelles photos !
La Team MyAtlas
Quand une destination vient à toi, ne la refuse pas. Et aujourd'hui, pour nous c'est l'Australie ! On vous raconte nos aventures au pays des Kangourous et des Koalas 🐨
Du 1 au 24 mars 2018
24 jours
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Seulement 2 jours avant le départ !

Australie !... C'est le jeu ma pauvre Lucette 

C'est avec hâte et sans regret - vu les températures en France - que nous préparons nos sacs avec pour seul objectif d'être le plus léger possible !

On vérifie les papiers importants, on compacte les vêtements, on charge les batteries, on protège de l'eau le multimédia et le tour est joué ! Ce qui nous donne un premier jet de sac à dos à 11,7 kg (ce qui est très bien quand on considère le poids du sac et du trépied à eux seuls...)

Mode backpacker 

Il nous reste à faire preuve d'un peu de courage pour affronter les 7 heures de bus, les 20 heures d'avion, quelques heures d'attente cumulées et le décalage horaire (qui est de +10 heures rappelons-le), avant le début de cette aventure !

See you soon 😀

Lors d'un voyage aussi éloigné, la première chose à faire est de s'adapter rapidement au décalage horaire pour profiter pleinement des vacances.

Après plusieurs voyages c'est une formalité. On décale nos repas, on ne dort pas pendant plus de 24h puis on tente de faire une nuit sur les heures australiennes dans l'avion. Un peu difficile mais efficace !

Le trajet, quoi qu'un peu long, s'est super bien passé. La compagnie est géniale. Dès l'escale à Doha les premiers rayons de soleil se font ressentir et ça fait plaisir !

Il fait 21 degrés quand on arrive à 6h30 du matin à Sydney ! Nous profitons de cette première journée pour nous familiariser avec la ville et les australiens, prendre une bonne douche à l'hôtel et acheter une carte sim locale.

Il y a beaucoup de choses à voir ici, mais pour aujourd'hui ce n'est pas gagné : Laetitia a vomi déjà 3 fois sans raison et c'est donc difficile d'envisager de long trajet à pied...

Mise à part ce point négatif, la ville semble très propre, très accueillante et démesurée à la façon américaine. On a hâte de découvrir tout ça !

5
mars

Sydney à tout d'une capitale : grande et imposante par ses hauts buildings, dispose de monuments emblématiques, et offre également de belles plages au pas de sa porte. On s'y sent totalement en sécurité. Les sydneysiders sont également très accueillants, et on remarque facilement un niveau de vie élevé ici.

Par pur hasard, nous somme arrivés le jour de ce qu'ils appellent «mardi gras», alors qu'on est samedi, et qui est en fait une immense gay pride 😅. Pour le coup, ils savent mettre une ambiance folle où toute la ville joue le jeu, et sont très ouvert sur le sujet !

Ce qui est pratique, c'est que même si la ville est grande, les points d'intérêts sont tous réunis sur une seule ligne de métro. Idéal donc pour parcourir la Royal Garden, le Harbour Bridge ou encore le quartier animé The Rock, en s'amusant du bruit original de «pistolet laser» indiquant aux piétons qu'ils peuvent traverser 😂.

L'Opéra, emblème de Sydney, fait le plaisir des photographes le soir sur les quais de la ville où il fait bon de se balader.

Opéra et Harbourg Bridge

Le lendemain, nous partons en excursions vers les blues mountains. Leur nom est issue d'un aura bleu visible à l'oeil nu qui est en fait l'évaporation de l'huile d'eucalyptus. C'est splendide de voir ce filtre bleu sur tout le panorama -même s'il est difficile de l'apercevoir sur les photos- ! Nous en profitons pour faire une des nombreuses randonnées du coin qui compte plus de 1000 marches abruptes (que Laetitia a tenu jusqu'au bout 👏), ponctuée par les chants d'oiseaux les plus loufoques !

Le soleil cogne sévèrement ici, à 10h du matin nous sommes obligés de mettre de la crème indice 50, c'est pour dire...

Blues Mountains

Pour notre dernière journée sur Sydney, la météo n'est pas des nôtres. On tente quand même une balade connue sur la côte qui relient quelques plages de la ville pour observer les premiers surfeurs. Nous avions également espoir de voir les dauphins mais en vain.. On se contentera d'une promenade relaxante où bon nombre d'australiens viennent y faire leur sport 🌅

Bondi To Coogee
6
mars

Un peu plus d'une heure de vol sépare Sydney et Melbourne. Pour notre part, elle fut chaotique... Certainement que le pilote était un friand de sensations fortes et qu'il souhaitait tester de nouvelles techniques d'atterrissage et de décollage. Toujours est-il que nous n'avons pas oser applaudir à l'arrivée 😝

Sydney et Melbourne sont les capitales économiques et culturelles du pays. D'ailleurs, les australiens ne sont jamais tombés d'accord pour savoir laquelle des deux serait la capitale. Et par conséquent, ils ont choisit de créer une toute nouvelle ville entre les deux pour représenter l'Australie : Canberra (qui veut dire lieu de rassemblement).

Nous nous attendions donc à trouver une ville jumelle à Sydney. Mais pas du tout. Melbourne est beaucoup plus développée à la façon New-Yorkaise avec ses grands spots publicitaires et ses taxis jaunes. On assiste ici à une fourmilière géante, et plus touristique, où tout le monde est par conséquent plus stressé.


Mais ce n'est pas pour rien qu'elle attire tant de monde. Avec ses stades en tout genre comme de cricket ou de tennis (avec bien-sûr l'Open d'Australie 💪), son fleuve animé par les courses d'aviron et les bars-restaurants jusqu'au bout de la nuit, ou bien encore le street art au creux de la ville, elle sait user de son charme pour nous séduire. Cerise sur le gâteau, la ville est plongée dans une ambiance alliant moderne et vintage (avec ses tramways trooop mignons 🚊).


Demain nous reprenons la route vers la côte sud. Une nuit sur place c'est un peu court pour visiter Melbourne, mais il faut dire aussi qu'ici tout est très cher et que notre porte-monnaie lui, n'aimerait pas rester plus longtemps...

7
mars

En bon stéréotype du trip australien, on se devait de louer un van. C'est chose faite aujourd'hui : nous relions Melbourne à Adélaïde en 7 jours, en passant par la route côtière la plus connue d'Australie, la Great Ocean Road.

Malgré l'accent incompréhensible anglais-indien de notre chauffeur pour se rendre à l'agence, nous récupérons notre van sous les coups de 11h. On se répète les quelques règles de la conduite à gauche... Ok je pense qu'on est prêt !!

Finalement, ce n'est pas si terrible. Mise à part peut être l'inversion des commandes au volant. Pour le coup je pense avoir nettoyé autant de fois mon pare brise que de fois où j'ai voulu utiliser mes clignotants 😂

On se dirige tout d'abord vers Torquay, la ville où est né le surf🌊. On peut y faire de très bonnes affaires, comme des petites chaussures noires Ripcurl à 10$ seulement que je me suis empressé de prendre !

Puis surtout, la rencontre tant attendue de ce voyage : on retrouve Esther et Régis (le petit frère de Laet) partis 6 mois plus tôt dans la grande aventure australienne. C'est bon de les revoir, et il y a évidemment beaucoup de choses à se raconter ! En plus, ils sont équipés de leur 4x4 et j'avoue que c'est appréciable d'avoir une voiture balai en étant novice dans la conduite à gauche.


Torquay

Place maintenant à la Great Océan Road ! C'est vraiment à couper le souffle !! La route est à plus de 100 mètres du niveau de la mer offrant ainsi des panoramas où se mélangent terres et mer, où de grandes vagues viennent s'écraser sur la côte australiennes, et où la mer bleue turquoise forme un paysage harmonieux avec des plages à perte de vue... Gorgeous 🌅 !


Great Ocean Road

C'est là que vient notre première péripétie avec notre van Skipie...

Après un court arrêt, j'ai mal désserré le frein à main, qui au passage est différent de ceux en France avec une poignée comme sur les tronçonneuses. Évidemment, la poignet est bloquée. Puis s'en suit un mauvais réflexe de la tirer légèrement pour la débloquer...

Je sais maintenant ce que ça fait de tirer un frein à main à 50 km/h avec un van. Une belle fumée blanche, des pneus certainement à changer sous peu et une peur bleue. Heureusement la voiture de derrière à su nous éviter... Ceci dit c'est un entraînement efficace si un kangourou décidait prochainement de nous barrer la route !

La suite de la journée se passe sans encombre. On déguste une succulente glace Cookie et Ferrero 🍧 dans la petite ville balnéaire de Lorne, on s'évade le temps d'une balade dans les parcs nationaux du coin dans une ambiance plus tropicale, on s'attarde à Kenett River pour observer les premiers koalas 🐨, et on finit en beauté avec un apéro après avoir monté notre campement. Le Road Trip est bien là, avec cette esprit de liberté tant recherché et c'est jouissif 🚐 !


Kenett River
8
mars

Les nuits sont fraîches en Australie et la couette est très appréciable. Pour autant, nous avons passé une excellente première nuit en van. Les premiers rayons de soleil, la fraîcheur du matin et les chants des oiseaux sont vivifiants. On voudrait se réveiller de cette façon tous les matins 🌄🐦

Après un bon petit déjeuner au bord de l'eau nous nous rendons à Cape Otway pour son vieux phare et ses expositions autour des aborigènes.

Les Arborigènes d'Australie sont les premiers humains connus pour en avoir peuplé la partie continentale. Aujourd'hui les seuls restants vivent dans des endroits reculés, mais on trouve une trace sur leurs histoires dans tout le pays.

La Great Ocean Road est très sinueuse et quand on l'associe à la hauteur du van et aux déformations fréquentes des routes australiennes on assiste à un vrai manège à sensations. Mais la diversité du paysage que nous offre cette route nous transpose constamment.

Des forêts d'arbres de plus de 30 mètres, formant parfois une arche au dessus de nos têtes nous laisse bouché bée. Puis, un paysage bien plus désertique, où les arbres se comptent sur les doigts de nos mains prend place. Les seuls habitants ici semblent être les vaches et les moutons. Entre deux, on retrouve le bord des falaises pour nous rappeler que la mer est toujours proche. Il n'y a aucun lien entre ces paysages. Ils s'entremêlent en un claquement de doigts et c'est ce qui est magique.

Cape Otway

Nous arrivons aux douze apôtres. Il y a un peu trop de touristes à notre goût ici. Et en plus Régis n'est pas autorisé à utiliser son drone. Dommage. Mais c'est sans aucun doute le coin le plus connue du sud de l'Australie et mérite donc qu'on s'y attarde.

Les 12 apôtres désigne un regroupement d'aiguilles de calcaire. L'érosion a eu raison de 4 de ces formations rocheuses et il n'en reste aujourd'hui plus que 8. A l'origine, le site était nommé «Sow and Piglets» qui se traduit «truie et porcelets» mais ce nom fut modifié pour être plus majestueux.

C'est le genre d'endroit qui vous rappelle que vous êtes tout petit dans ce monde et que la nature reprendra toujours ses droits.

Le temps de faire quelques courses, nous rejoignons un free camp qui nous permet d'économiser quelques dollars. Mais très logiquement cela s'apparente à un simple emplacement accompagné d'une douche publique froide et des dizaines de cafards comme voisins. Et en même temps, nous n'en demandons pas plus !

Les douze apôtres
9
mars

C'est déjà la fin de la Great Ocean Road... Les points d'intérêts sont plus espacés et les routes forcément moins sexy. On flâne un peu plus.

On fait tout de même un arrêt à Tower Hill, un ancien cratère de volcan. Lors de la balade on s'attarde devant un petit koala tout mignon, et éveillé ! (C'est important de le préciser car c'est rare).

Le soir, notre free camp est totalement immergé dans la forêt, et le lieu semble propice pour y voir des kangourous. Une fois le campement installé nous partons donc en expédition en amoureux. Nous sommes attentifs au moindre bruit, il est hors de question cette fois de rentrer bredouille. Les kangourous sont très discrets, sauf quand ils se déplacent. C'est même tout le contraire le choc de leurs pattes sur le sol est plutôt violent !

D'un coup au loin nous voyons deux oreilles s'échapper en sautant ! Il nous faut le retrouver ! Puis, 10 min après, c'est derrière des hautes herbes à 2 mètres de nous que nous trouvons un wallabie et il ne nous a pas vu ! Ces derniers sont un peu plus petits et plus noirs que les kangourous. Juste le temps de prendre 30 secondes de vidéo avant qu'il nous repère et s'échappe en moins de deux !

Nous décidons d'y retourner à l'aube après une bonne nuit. Et là, on ne sait plus où donner de la tête. Toute la famille semble être réunis et saute de partout ! C'est sûr, on est bien en Australie !


11
mars

La fin de la route jusqu'à Adélaïde n'a à notre sens rien d'exceptionnel. Il faut savoir accepter que tout ne peut pas être tout beau tout rose. Même si dans ce cas nous sommes allez voir le lac rose, et qu'on aurait souhaité qu'il le soit un peu plus 😅. Mauvaise saison, le lac est sec, dommage...

Pour autant on apprécie vraiment le mode de vie en van et surtout en bonne compagnie. C'est tellement pratique d'avoir une maison sur 4 roues ! On se sent libre comme l'air et c'est souvent ce qu'il nous manque en France.

On notera un super free camp au sud d'Adelaïde au bord de la falaise, à écouter le bruit des vagues pour s'endormir 🌊

Et aussi que dans ce dernier nous avons contemplé pendant plus d'une demi heure des dauphins au large, qui n'étaient en fait que des rochers tout juste immergés 😂 Le pire c'est qu'on a su faire croire à dix autres personnes que c'était des dauphins 😄

Aussi, le ciel était absolument impressionnant et captivant ! On voit dix fois plus d'étoiles ici ! Bien que ce soit un peu perturbant de ne pas voir la grande ours de ce côté de la planète.

À cette occasion, avec Laet' nous avons sorti les appareils photos et le trépied. Et au bout d'une heure nous avons réussi à sortir une photo potable, dans la limite des capacités de nos appareils ! Et encore heureusement qu'il n'y avait pas de lune. La lune ici arrive qu'au milieu de la nuit, parfait pour éviter une pollution lumineuse lors de notre séance ! Bref on a adoré notre soirée !

On a bien sûr fait pleins d'autres visites mais nous retiendrons surtout celle du lac Bumbunga. C'est l'un des lacs roses d'Australie. Sa couleur est apparemment dû à une algue qui y vit. Lorsqu'il y a trop d'eau, le lac est bleu. C'est seulement quand il perd en profondeur qu'il devient rose. Sur les photos il semblait splendide, mais comme dit plus haut le lac était sec à notre arrivée. Pour autant ce n'était pas une visite inutile. Il laisse tout de même place à une mer de sel tout à fait remarquable avec quelques reflets roses. Un coin d'eau qui passe du bleu au blanc, en passant par le rose ça reste fascinant !

En somme, nous sommes bien arrivés à Adélaïde et nous rendons le van aujourd'hui. D'ailleurs nous avons changé de fuseau horaire et nous avons plus que 9h30 d'écart avec la France. Il y a 3 fuseaux différents pour l'Australie... 😆

Le road trip se termine déjà mais nous avons encore une bonne liste de choses à faire pour dans ces vacances !


13
mars

Après avoir rendu le van et marcher une heure et demi de bon matin avec nos sacs, nous sommes arrivés au centre d'Adelaïde.

Quelle surprise de découvrir ici une ville certes plus petite que Sydney ou Melbourne, mais absolument splendide. C'est cosy, il y a du street art et des bars café modernes à tous les coins du rues ce qui ravit évidement Laëtitia qui ne rate pas une occasion de s'arrêter prendre une photo. Surtout après tant de temps de marche toutes les pauses sont bonnes à prendre 😊

La ville est comme un mini Melbourne, avec bien moins de monde, et plus propre encore. Même le street art et au final bien plus jolie et moins dégradé. On aime aussi constaté l'écart entre les hauts buildings du centre et les maisons de plein pied si différentes les unes des autres en banlieue. Il y en a quasiment aucune à étages !

Dans les rues d'Adelaïde

Au passage, nous nous sommes arrêtés au zoo histoire d'en voir plus sur la faune australienne. Comme le très connu diable de Tasmanie par exemple. Entre les mignons, les colorés, ou encore les croisements insolites (je pense notamment à une sorte de menthe religieuse croisée à un scorpion...) il y avait de quoi y passer quelques heures !


Zoo d'Adelaïde

Pendant deux jours nous partons en excursions sur Kangaroo Island. C'est d'ailleurs nos deux derniers jours avec Régis et Esther, qui vont chercher du boulot derrière ce qui n'est pas chose facile. Puis nous revenons sur Adélaïde, avec de quoi écrire encore quelques lignes sur cette belle ville 🌇

14
mars

Vivez cette escapade avec nous. Imaginez vous :

Il est 6h du matin lorsque vous vous réveillez. Vous préparez vos affaires, enfilez votre sac à dos et descendez directement dans les rues d'Adelaïde. Le soleil n'est pas encore levé, seuls quelques lampadaires vous permettent de voir où vous mettez les pieds. Il n'y pas un bruit. Vous marchez jusqu'à la station de bus où vous embarquez pour 1h30 de route vers le port au sud 🚌. Vous écoutez le chauffeur vous vendre les mérites de la région produisant 60% du vin australien et fabriquant le vin rouge le plus connu du pays depuis plusieurs années 🍷.

En même temps, vous contemplez les premiers rayons de soleil faire leur apparition à travers les nombreux hectares de vignes le long de la route. Vous en ressentez même la chaleur à travers la vitre. Puis, peu à peu, le paysage laisse place à de grands champs d'herbes jaunes. Vous apercevez un kangourou, puis deux. Puis très vite, ce sont des dizaines qui sautent de tous les côtés devant vos yeux émerveillés 🌄

Vous rejoignez ensuite vos amis pour prendre le ferry durant une heure. La douceur matinale contraste avec la puissance des vagues percutant le bateau🚢. Vous tanguez légèrement de droite à gauche jusqu'à garder cette sensation même après être descendu du bateau. Vous louez une voiture dès l'arrivée. Une Toyota en boîte automatique, comme toutes les voitures ici. C'est parti, la visite de cette petite île sauvage peut commencer.

Il faut environ 2h en voiture pour la traverser. Ici, vous vous sentez seul sur la route. Il n'y a que très peu de monde et une seule route bitumée pour faire le tour de l'île. Vous conduisez sur ces lignes droites à perte de vue mais qui s'apparentent à des montagnes russes. Des arbres denses couvrent les rebords de cette route 🌳. Vous réalisez un instant que vous roulez avec vos amis à l'autre bout du monde en chantant sur vos chansons préférées.

Vous vous arrêtez à de nombreux points de vue, et même pour parfois descendre jusqu'à cette belle plage de sable blanc où vous vous hâtez d'enlever vos chaussures pour ressentir la douceur et la fraîcheur du sable fin sur vos pieds. Les oiseaux chantent et vous ne ratez pas une occasion de regarder la faune, comme cette sorte d'iguane crocodile caché non loin.

À peine vous reprenez la route qu'au creux d'un virage se dresse la silhouette d'un koala qui courre pour se cacher. Évidemment vous descendez de la voiture pour le retrouver sur le premier arbre sur lequel il a pu s'accrocher, mais qui reste à votre hauteur. Il est à croquer. Il vous regarde, peu inquiet en fait. Vous vous approchez. Il vous renifle le doigt pour s'assurer qu'il n'y ait pas de danger. Il ne semble pas apte à se laisser caresser alors vous le laissez petit à petit grimper hors de portée. De quoi vous remplir de joie pour quelques heures 🐨

À côté de Bells beach il y a une plage connue pour observer les lions de mer. L'accès à la plage est payant, ce que vous n'aviez pas compris de suite mais entre temps, vous êtes entrés avec d'autres touristes. Le spectacle qui vous attend est magnifique. Vous entrez dans le lieu de résidence de ces lions de mer. Certains dorment, d'autres se disputent, ou encore nagent aux allures d'un dauphin. Ce paysage ne peut que vous apaiser. Vous vous amusez de leurs déplacements si originaux et mémorisez cet instant à jamais...

Une heure plus tard et après un court arrêt vous apercevez un kangourou à quelques mètres de votre voiture. C'est un bébé. Il ne semble pas effrayé ni par la voiture ni par vous au premier abord. Vous vous approchez lentement pour ne pas qu'il s'échappe. Lorsque vous tentez de la caresser ce dernier crache à la manière d'un chat peureux. Ce n'est pas grave. Vous attrapez votre bouteille d'eau pour lui tendre gentillement. L'animal a soif, très soif. Il est toujours craintif mais semble vous remercier de lui apporter de l'eau et ira jusqu'à finir votre bouteille. Un moment de complicité extrême, vous auriez presque envie de ramener ce petit animal chez vous.

La fin de journée approche. Vous en profitez pour finir sur deux lieux incontournables de cette partie de l'île avant de rentrer. À commencer par un autre endroit de prédilection pour les lions de mer, mais d'une autre espèce. Le paysage est splendide : une petit île qui s'est détachée des terres, des vagues déchaînées et d'un bleu turquoise remarquable, une arche creusée par la mer et au milieu, une piscine naturelle où s'amusent des bébés lions de mer...

Pour finir cette journée, une visite du rocher emblématique de l'île. Vous vous attardez lors d'une séance photo tellement l'endroit est photogénique.

Bienvenue à Kangaroo Island !

15
mars

Nous avions franchement hésité à passer par un tour opérateur pour visiter l'île. Fort heureusement nous ne l'avons pas fait car nous ne l'aurions pas du tout vécu de la même façon à pouvoir s'arrêter lorsque nous le voulions. Aujourd'hui en a été le plus bel exemple.

On décide de partir à l'aube car il paraît que c'est un moment opportun pour voir les pingouins. Enfin le reste de pingouins car 80% se sont fait déssimer par les lions de mer. Mais rien. Pas un seul à l'horizon. Nous partons donc de suite sur les routes, en empruntant quelques chemins de terre lorsque deux kangourous retiennent notre attention (oui je sais, ça en devient une habitude). Déjà parce qu'ils sont qu'à quelques mètres de nous, ensuite car ils semblent plus gros que la moyenne.

De là, un vieil homme sort de la maison d'à côté et nous fait signe de nous approcher dans sa propriété pour les voir de plus près. En fait, une vingtaine de ces bêtes là se trouvaient à l'arrière de sa maison !

L'un d'eux a priori pas du tout craintif s'approche de nous en bondissant. Il veut des câlins ! Ou à manger mais chez les animaux les deux sont très liés 😄

Il vient jusqu'à poser sa tête sur mon épaule, puis me lécher au niveau de l'oeil 😍

Une vieille dame s'approche, sans aucun doute la femme du premier monsieur. Elle nous invite dans son enclos à voir les bébés kangourous pour les nourrir ! Bien-sûr nous y allons avec enthousiasme, surtout que les personnes âgés ont toujours des histoires intéressantes à raconter, même en anglais 😉.

Vous l'aurez deviné l'heure qui suit était magique. Elle nous apprend pleins de choses. Par exemple qu'on nourrit actuellement seulement les bébés et les femelles car elles sont plus dociles. On nourrit également les mâles mais un grillage nous séparent d'eux. Les mâles sont d'ailleurs beaucoup plus grands et deviennent agressifs à partir de 9 ans. Ils les nourrissent matin et soir. Et ils ont chacun leur prénom ! Sympa comme vie de retraités !

Les mâles font parfois des bruits agressifs (d'après Laet, un bruit de gros zombies psychopathes...) ce qui nous rassure d'être un peu à l'écart. Elle nous explique qu'il ne faut pas baisser la tête et les regarder dans les yeux car ils prennent ça comme un défi. Elle nous montre leurs griffes et nous explique qu'ils se battent à la manière des lutteurs en s'attrapant par le coup pour vous mettre au sol, ajouté à de grands coups de pieds.

Ils sont gourmands. Et craintif. Mise à part le premier à être venu me faire un câlin qui lui est orphelin depuis tout bébé, ses parents se sont fait écrasés... Ils l'ont donc recueillit et ce qui fait qu'aujourd'hui, on dirait un animal de compagnie 😆

Bref, on ne peut que dire sincèrement merci à ce vieux couple pour ce beau moment de partage !

Retour un peu a la ville, avant de s'envoler vers la côte est. Et oui, déjà.

18
mars

Depuis notre dernier article nous avons pris un vol vers la côte Est de l'Australie et son climat tropical. Changement total d'ambiance et de décor, avec le sentiment d'avoir changer de pays tellement nous ne retrouvons pas les mêmes paysages !

Nous voici à Airlie Beach. Et si nous sommes dans cette ville balnéaire, c'est que nous avions réservés un saut en parachute !


C'était nos cadeaux respectifs de Noël et d'anniversaire. On se lève donc ce matin, assez stressé il faut l'avouer. Mais bon, défier ses peurs est toujours un exercice très enrichissant !

On attaque par un petit débriefing des règles de sécurité avant de se rendre à l'aéroport. Rien de très compliqué : tenir ses sangles, coller sa tête contre le moniteur, lever les bras pour la stabilisation et les jambes à l'arrivée... easy !

L'avion décolle, le stress part peu à peu tellement le paysage est magnifique. Une mer bleu turquoise avec une multitude d'îles et du sable blanc. Cadre idyllique pour apprécier notre saut ! Et au point où on en est maintenant, on a hâte de sauter !

C'est l'heure, le premier à sauter ouvre la porte de l'avion. Sur dix personnes je saute en second et Laet' en avant dernière. Et là, tout s'enchaîne sans avoir le temps de dire ouf. Je pensais encore avoir le temps de contempler la vu les pieds dans le vide mais même pas.

C'est magique ! Juste... Wonderful ! On tombe comme une pierre et la sensation d'adrénaline se répand dans tout notre corps ! On tombe à vitesse éclair et pourtant vu l'altitude le sol s'approche pas si vite que ça ! On encaisse les jets et essaie de profiter du panorama en même temps. Il doit y avoir 30 secondes de chute libre, qui sont à la fois rapide et lente 😅

Puis le parachute s'ouvre. On a que quelques secondes de repos le temps que le moniteur nous stabilise et relâche quelques sangles avant d'entamer une seconde partie sensationnelle de voltige avec la voile. Là, on retrouve plus les sensations des parcs d'attraction, outre le cadre dans lequel on est bien-sûr !

Atterrissage réussit. Je regarde l'arrivée de Laet qui semble avoir le même sourire que moi ! Parfait ! Elle a adoré aussi et en est toute émue !

Elle a un peu plus de mal à s'en remettre que moi, mais une boisson sucrée en attendant notre clé USB avec notre petit film et c'est reparti !

Un souvenir gravé à jamais, et on peut le dire haut et fort : ON A SAUTÉ EN PARACHUTE EN AUSTRALIE !!


21
mars

Pour la fin de notre voyage nous nous sommes embarqués dans une croisière de 3 jours !

C'est notre première croisière 🚢. On a une légère appréhension d'être malade mais on verra bien. Les prévisions météorologiques ne sont ni optimales ni trop mauvaises.

Départ donc vers 8 heures du matin dans le Kiana. L'équipage est constitué d'un capitaine, d'une cuisinière et de 2 autres italiens qui parlent un anglais facile, ce qui est pratique pour nous. Nous sommes également 14 touristes : 4 chinois, 2 allemands, 2 suédois, une anglaise, une australienne et nous. La diversité est là sans aucun doute, et ça ne peut que nous faire progresser en anglais !

Les Whitsundays sont une série d'îles de sable blanc et fin. La vue du ciel est divine ! L'eau qui s'y trouve est peu profonde et limpide. Très vite à notre arrivée nous repèrons plusieurs raies non loin de la plage ! Forcément, on a plus qu'une seule envie en tête, les approcher de plus près !

On enfile une combinaison pour se protéger d'éventuelles méduses et c'est parti pour la chasse à la raie. Je dégaine pour la première fois l'appareil photo waterproof et tente d'en approcher quelques unes. Mais difficile d'avoir de beaux plans, elles sont peureuses et les fonds sableux gâchent un peu la visibilité. Mais en élaborant quelques stratégies pour les attirer, on réussit finalement à les approcher à moins d'un mètre pour faire de jolies vidéos ! 😉

L'ambiance croisière est originale. Un couchage atypique, de chouettes petits plats à manger au bord de l'eau (avec des légumes, c'est important car on était en manque !) et on sympathise avec des gens très différents de nous. Tout ça dans une ambiance décontractée et c'est ce qui est plaisant !

Nous profitons de l'après-midi pour faire notre première plongée, et c'est le premier coup de chance : on tombe sur un magnifique requin tapis barbu 😍 Il est tout plat, avec des espèces de coraux en guise de barbe pour se camoufler ! D'ailleurs si il n'avait pas bougé on l'aurait très certainement raté...

Laetitia fait également son baptême de plongée à la perfection et après son acclimatation elle se sentait comme un poisson dans l'eau 😀


La nuit les poissons chassent, et avec les projecteurs du bateau nous assistons à un vrai documentaire arte ! On ne se lasse pas d'observer les stratégies des poissons pour atteindre leur proie, où à l'inverse pour s'en tirer indemne ! Puis on part pour notre première et excellente nuit bercée par le mouvement des vagues 🌊

Au petit matin le capitaine nous annonce avec fierté qu'on va se rendre sur la barrière de corail ! On est très heureux car vu la hauteur des vagues ça restait incertain car jugé trop dangereux jusqu'à maintenant. Le trajet n'en n'est pas moins de tout repos mais on tient le coup !

On y est. On est sur la barrière de corail. Pour le moment, on a plus l'impression d'être au milieu de nulle part, même si on repère quelques zones un peu moins claires que d'autres. C'est que lors d'une première escapade en masque et tuba que l'on se rend compte de la vie qu'il y a en dessous !

À titre de comparaison ça reste moins coloré qu'en Thaïlande, mais il y a de biens plus de gros poissons. Par contre, le snorkelling est très fatiguant avec toutes ces vagues. On boit la tasse quelques fois et c'est une vrai séance de sport. On voit aussi une tortue, mais elle reste bien trop loin... alors on compense en regardant Nemo et toutes les autres espèces aussi étonnantes soit elles !

Pour nous récompenser de cet effort le ciel se dégage et nous offre une splendide soirée sous les étoiles ! Nous sommes allongés là, sur le pont, au milieu de la barrière de corail sans rien à l'horizon et nous regardons le mât du voilier pointer ces nombreuses étoiles et la voie lactée. C'est à couper le souffle. Entre l'immensité qu'il y a au dessus de nous, comme celle qu'il y a en dessous de nous, nous nous sentons vraiment tout petits !


Dernière plongée le lendemain matin. Je prie tout ce que je peux pour voir un requin, une tortue, un dauphin ou une baleine même si pour ces dernières ce n'est pas la saison !

La plongée est difficile, les courants sont très forts. Mais elle est impressionnante. D'immenses rochers sont posés à quelques mètres les uns des autres et nous offrent un chemin étroit où le courant est fort et où la maîtrise technique pour rester stable sans rien toucher est indispensable. À l'issue de ce chemin, un requin à pointe blanche !! Il dort sur le sol et nous arrivons derrière lui. Il ne nous voit pas de suite. Il mesure environ 2 mètres et je ne peux m'empêcher de m'en approcher ! Comme si ça ne suffisait pas, lors de la remontée une tortue fait son apparition !

C'est l'heure de retourner au port. Les vagues sont extrêmement violentes et réussissent à me faire vomir... Laet' par contre a anticipé avec des cachets et dort paisiblement...

Manque de pot, elle ratera la cerise sur le gâteau de cette croisière. Cinq ailerons de dauphins absolument synchronisés font leur apparition à quelques mètres du bateau. C'est peu, mais ça suffit à dire que les dauphins sont venus nous rendre visite !!

Il nous reste une journée avant le départ. Le trajet du retour va être long. Très très long... C'était donc le dernière article et je tiens à dire merci à toutes les personnes qui nous ont suivi 😀 !