Carnet de voyage

AMAZONIA

Dernière étape postée il y a 297 jours
Le guide qui vous emmènera partout, n'importe où, n'importe comment. Et les anéctodes qui vont avec.. [J-2 du départ] "Allo Maman! euh.. j'ai perdu ma Carte bleu.."
Du 29 octobre 2017 au 5 septembre 2018
312 jours
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J261àJ262
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Publié le 29 novembre 2020

Fini les festivités pour aujourd'hui et grasse mat'.

Et Avec ce problème au sinus il faut vraiment que j'aille me faire soigné. Première fois du voyage que je dois aller chez le médecin à l'étranger, une experience de plus. Ici pas de cabinet général, la seule solution c'est la clinic ou l'hôpital et donc les urgences. Autant vous dire que mon petit problème passera bien après tant d'autres.

L'attente occupe donc toute ma journée. Je suis finalement rapidement examiné, on me met sur le ventre et paf piqure d'antibiotiques dans prévenir la meuf!terminé bonsoir. Elle a devait pas savoir que je faisais beaucoup de vélo parce que moi j'ai pas beaucoup de graisse dans les fesses, et j'ai bien senti qu'elle avait piqué dans le muscle. J'avais comme une crampe après 😲 Ahah une prescription pour des gouttes dans l'oreil et voici l'addition de la consultation qui aura durer 10 min pas plus : 75/80€ ! Boum! Mon assurance me rembourserera ça, mais ici tous le monde n'a pas cette chance. Il n'y a pas la sécu social. La plupart son donc sans sécu et n'ont pas accès au soin ici en Colombie. En Amérique centrale dans la plupart des cas la sécurité social existait et les gens étaient donc remboursé de leur soin. Pas ici.

Je rentre de nuit fatigué. À demain..

Aujourd'hui je dois m'occuper de trouver des bouquins en français en vue d'une longue traversée de nouveaux, ainsi que du scotch, du carton et du film plastiques. Ah et un petit retrait à la banque et l'achat d'une clef mobile pour démonter en totalité le vélo et réduire encore sa taille dans le carton. Ça sera chose faite! Ana Maria me rejoins en début d'aprem dans un quartier assez touristique, c'est plaza de Usaquén.

Très jolie. Il y a des restaurants de tous les coins du monde et on aura un peu de mal à trouver le typique colombien, et puis on tombe sur un resto de wuffle, crêpe façon Colombienne. L'occasion de découvrir ça.

Ensuite Ana Maria par en bus, moi en vélo. Pour un dernier gros run jusqu'au téléphérique qui mène sur un cerro. Se fut dure. Un peu de monté, pas mal de borne le temps de traverser toute la ville. Et n'oublions pas que nous nous trouvons déjà à 2800m en plein centre. Je respire pas pareil sur mon vélo ^^

Mais j'y arrive juste avant le couché de soleil. Ana m'attends déjà depuis un moment alors on monte vite!

Et Ouaaaahhh quelle vus spectaculaire, quel magnifique Couché de soleil.

On faire un tour de l'autre côté où disparait toute trace de l'homme. De la pure nature sauvage. À cet instant, je regrette vraiment de ne pas avoir pris plus le temps d'explorer cette ville. Chose que j'avais souvent bien reussi à faire jusqu'à présent dans les autres.

Tant pis c'est déjà merveilleux. Ana m'emmene goûté leur vin chaud à eux. Il fait froid ici et c'est donc de circonstance. Et bien pas mauvais du tout. On verra le jour s'assombrir rechauffé de cette bonne boisson caliente.

Ici plus qu'ailleurs on évite d'éteindre les lumières de chez sois. On essaie de toute les allumés, faire croire qu'il y a quelqu'un dans la maison. Alors c'est pas écolo tout cela, mais malheureusement ça se comprend parfaitement. Ça nous offre en tout cas un beau spectacle de lumière depuis là haut.

Et puis il pleut. On redescend. Et sa se redégage. La descente est grandiose de nouveau. Je remonte en selle, Ana dans le bus et de nouveau de nuit sur dans les rues de bogota sans rien craindre sur ma grande piste cyclabe. J'arrive finalement vite à la maison. Ana arrive 5mn après.

Il me fait maintenant préparer mon vélo pour l'avion. Je passe une bonne heure avant démonté, emballé. J'en apprends encore un peu plus sur la mécanique du vélo.

Il est minuit je pars me coucher. Demain levé 5h. Bonneu nuit les amis, la famille.

J263
J263
Publié le 29 novembre 2020


Ce matin à Bogota debout 5h, un enrevoir rapide à Ana et je prend un taxi (faire très rare dans mon voyage) pour 7/8€.

A l'aeroport tout se passe comme prévu. Aucun pépin pour une fois.

Je prends l'avion à l'heure et me voilà de nouveau au-dessus de Bogota, cette fois-ci pour m'en eloigner.

A bord assis à côté de moi, une jeune Anthropologue du parc national originaire de Leticia qui travaille dans les villages indigènes sur les rives du Putumayo une centaine de km plus au nord. Super sympa, j'apprends plein de chose, le vol sera passé bien vite avec elle.

Elle m'interpel pendant la descente de l'avion pour me montrer l'amazone depuis le ciel. Dans mon hublot, vue sur le plus grand fleuve du monde ! Ça fait quelque chose !

Nois atterissons dans un petit aéroport

A l'arrivée je commence à prendre la route à pied refusant de payer un taxi. Finalement une moto me proposera de m'emmener jusqu'au centre moyennant 1/2€. Ce que j'accepte. Imaginer la seine moi en sandwich avec mon gros carton devant et mon sac à dos derrière. Les abdos travail dure mais on arrive finalement en ville. Là je trouve une petite dame qui me propose un bon repas pour un rien!!! Vraiment. Elle défie tout autre concurrence, mais ça je le savais d'avance quand je l'ai vu toute souriante à la porte de sa petite maison à garder les petits enfants. C'est toujours dans c'est petit boui boui qu'on y trouve les meilleurs repars servi le plus aimablement du monde. Elle m'informe aussi un petit hostal au bout de la rue pour une nuit à 4€. Parfait. J'y pose rapidement le vélo avant d'entreprendre mes recherches pour un bateau. Et de visiter un peu par la même occasion

J'apprendrai finalement qu'il gaut que je retourne à l'aéroport où se trouve l'immigration. Ça c'est pour le tampon de sorti. Je file ensuite à l'embarcadère côté Brésil. (Pas de frontière ici, c'est comme une seule et même ville où tu peux te balader librement d'un pays à l'autre)

Mais on y parle bien une autre langue qu'est le portugais.

Au port un type vient à ma rencontre. On va ensemble voir la capitaine d'un des grands bateau à quai. J'ai la date de départ. Vendredi à midi. Dans 2 jours donc. Mais on me propose pour jeudi de dormir directement sur le bateau. L'idée m'enchante car c'est une nuit à payer en moins, et je n'aime pas trop l'hostal très précaire dans lequel je suis. Je serais bien mieux à bord d'un bateau d'où la vue de tous la haut est juste magique!

Je rentre tranquillement vers leticia le soir et je lève la tête et aperçoit assez haut des milliers et des milliers d'oiseaux qui filent tous dans une même direction. Je crois qu'il rentre tous à leur nid. Impressionnant !

C'est la fête des enfants aujourd'hui, Je pense que c'est la fin de l'école, le parque et occupé par plein de stand de jeu, de bouffe etc... Une fanfarre d'enfant est en pleine représentation. sympathique !

Je rentre à l'hostal que je commence moyennement apprécier. Les dortoirs sentent vraiment l'humidité, le moisi, et les gens qui s'en occupe sont un peu spécial. Ici j'y rencontre une allemande en volontaria Dans l'hostel. Grande blonde jolie,Je comprends qu'elle est en train de pèté un plomb ici subissant le machiste des gérants de l'auberge. Il y a aussi quelques Americains qui rentre dans le gens de ces idiots. Je fais plusieurs repas avec eux bien gêné d'assister à ça.. elle n'a plus que 2 jours à tenir, pour ma part aucun doute demain je dors sur le bateau et pas avec ces nazes.

Le lendemain matin réveil au son des tambours 🛢🛢🎺 que se passe t-il? Je sors dehors et la un défilé de toutes les écoles de la région. Elles sont très nombreuses. Tout le monde porte un costume qui va de la traditionnel tenu d'écolier au tissu et plume porté par les Amerindiens (indigènes ici). C'est magnifique. Je m'assois regarder ça rejoins par l'allemande qui vient respiré aussi devant cette belle fête. Merveilleux.

Je remonte ensuite mon vélo sur roues et pars profiter de cette belle journée festive pour admirer les lieux.

Je decouvre toute les maisons sur pilotis au abord d'un petit affluent de l'Amazone.

L'eau doit vraiment monter très haut en saison des pluies pour que ces maisons soient dressé autant en hauteur.

Je m'enfonce en vélo au bout de ces passerelle qui n'en finissent pas.

La vie pure ici.

Je rentre ensuite preparer mes affaire puis coup de pédale jusqu'au Brésil pour le tampon de sorti.

Là au poste de police fédérale, un Brésilien fort sympathique m'accueil dans un bon français. Il a effectivement vécu quelque années à Paris avant de retourné vivre une vie moins stressante au Brésil^^ cette capitale qui fait tant rêver et créé tant de déception...

On parle beaucoup de mon voyage et en sortant, en me dirigeant vers le bateau j'ai presque la larme à l'oeil de repenser à tout ce chemin parcourue.

Ça y'est, aujourd'hui je prends vraiment la direction du retour. Il n'y a plus qu'à se faire porter..

Je monte à bord, ressort rapidement en ville acheter une prise secteur pour le Brésil (quasi introuvable pourtant ici fans cette ville du Brésil) et commence ma lecture paisiblement du haut de mon bateau encore à l'arrêt. Je commence à rencontré le pompier de la traversée en qui je vais vite avoir confiance. Ç'est rassurant de pouvoir au moins faite confiance à une personne. Il garde mes affaires dans sa cabines le temps que j'aille faire mes petites course dehors. Très sympa, toujours souriant, toujours prêt à aider et toujours à me féliciter chaque fois qu'il me croise du titre de Champion du monde. A quoi je lui répond "merci merci, c'est beaucoup de travail pour en arriver là, des sacrifices etc.. "😂

Nous sommes trois à dormir en haut dans les hamack plus quelques hommes d'equipages en cabines. La nuit sera très calme.

De quoi profiter d'une bonne lecture

Dormez bien, demain départ pour le chemin du retour!

J264
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Ce matin j'ouvre les yeux sur les premières lueures du soleil qui donne ce vert éclatant à la rive d'en face.

Je tourne la tête autour de mon hamack pour voir que je suis seul encore a dormir sur le bateau. Quel merveilleux réveil !

Je pars en ville grignoter quelques truc pour le petit dej avant de retourner dans mon hamac. A 8h on m'y sort pour que j'aille avec toutes mes affaires sur le quai le temps que la police fédérale inspecte le bateau. . Je demande si je dois bouger le vélo, on me dis que non, qu'il peux rester là.

Je suis dirigé vers un bureau des autorités qui après validation de mon passeport me donne un autre ticket

J'attends bien 23 heures sur le quai et les premiers passagers arrivent. Puis sous les coup de midi tous le monde a ordre de remonter à bord.

Là je remarque tout de suite que mon vélo n'est plus là. J'imagine déjà retrouver mon antivol de vélo coupé en deux...

Et bien à ma grande surprise non! Il est ouvert avec le code bien en évidence. Je suis pourtant sur de l'avoir bloqué. Est ce que l'armée possède des outils pour trouver les codes de petit antivol comme le miens? Ça serait pas étonnant. En tout cas bonne nouvelle, pas d'antivols à racheter ouf!

Chacun poses ses affaires suivant une ligne jaune et attends patiemment autour. Et c'est au tour de 2 Malinois de faire leur travails. Les deux chiens de policier parcours 2, 3 fois la rangée de sac.

Puis il nous ai demandé de venir se tenir debout près de nos sacs respectifs. On doit montrer de nouveau passeport et tickets avant de pour aller enfin s'installer.

Le trafics de drogue est vraiment pris très au sérieux désormais, j'ai rarement vu des moyens de luttes aussi important. Même dans les aéroports !

Et puis c'est enfin le départ. Pas de coup de sirène, juste le bateau qui d'un coup s'eloigne du quai.

Mais dans ma tête c'est un évènement. Je monte en haut sur la terasse et regarde l'éloignement plein de souvenir. Je sais aussi que je suis en train de réaliser un rêve. Descendre l'Amazone voilà bien 5ans que j'ai ça en tête, mais c'est seulement au cours du voyage que voyant cette solution pour aller jusqu'en Guyane j'ai décidé de vivre cette expérience. Et m'y voilà et avec toutes mes affaires en main (du moins mon gros sac, mon vélo, mon téléphone, un passeport, une carte bleu^^).

J'avais un peu d'appréhension par rapport à ce que j'avais lu sur internet mais finalement je suis agréablement surpirs par la propreté et le confort du bateau. On est absolument pas serrer entre nous, et les nouveaux passagers qui arrivent d'autre village s'installe maintenant en bas. Donc ça commence très bien

Et incroyable! En cherchant du PQ voilà que je retombe sur mon short perdu depuis 2 semaines. Ahah comme si j'avais à chercher dans toute une maison. Non moi j'arrive à perdre des affaires dans un sac de 40 L 😂.

Bon cool! 3 shorts! Je suis au complet.

Pas de café pour le moment, je me prépare personnellement le mien et m'installe en haut regardant les rives changers d'allures au fil de l'eau.

Et j'écris. J'ai une bonne semaine de retard sur le blog et cette pause dans le temps va permettre de me remettre à jours. Je veux absolument l'être avant de vous faire découvrir notre belle Guyane 😀

Aussi j'occupe mon temps à lire pausé dans mon hamack. Parmi les 2 livres acheté à Bogota il y a celui de Ramón Chao: un train de glace et de feu. Je l'ai dévoré. Ce soir je bascule déjà la dernière page du bouquin. Tellement de rêve et d'aventure dans ce récit qui a vu tous ces artistes traverser la colombie à bord d'un train au destination pauvre et dangereuse. J'en apprends beaucoup sir l'histoire du pays et sur un détail qui a attiré mon attention durant tout mon voyage en Amérique Centrale: le réseau ferroviaires. Comprendre pourquoi en ai ont rendu à un tel échec lorsque celui-ci permettait au plus démunies de s'offrir une solution pour sortir de la misère, partir...j'ai vu tellement de rails durant mon voyage et jamais un seul train de passager. Et bien une histoire politique pensez vous..

Il est 18h et on a déjà mangé ici. Un très bon plat de viande en soupe avec quelques carrote que chacun peux assortir à sa guise de farine de manioc. Je n'en avais plus mangé depuis la Guyane. Cela ne fait aucun doute, je suis de retour en Amazonie !!!

Je regrette une chose quand même, c'est de ne pas pouvoir parler avec les locaux. Je m'exprime seulement en espagnol et je vois qu'on a du mal à me comprendre. Dommages, mais je n'ai aucune base en portugais. Pas un dictionnaire avec moi et je n'ai pas pensé à charger cette langue dans mon téléphone. C'est tellement plus sympa quand il y a de l'échange.

Enfin au repas j'ai quand même rencontré les 3 seuls autres étrangers de tous le bateau que sont 3 Marocains. Pas commun!

Au fait le bateau est reparti un peu dans l'autre sens car il devait s'arrêter à la ville étape de Benjamin ("présent") alors ben pour le moment on est à l'arrêt le temps de charger toute la cargaison qui attendait sur le quai de Benjamin.

J'espère qu'on va vite repartir. Plus agréable de dormir en avançant.

💤

J265
J265
Publié le 29 novembre 2020

Ce matin réveil au son de cloche 🔔🔔🔔🔔. Le petit déjeuner est servi. Au menu morceau de platano séché, gateau semoule, pain blanc, mantequilla. Je me regale pour ma part avec les bananes sèché. Ici c'est service à volonté. Parfait ! Le petit café qui va bien, brossages de dent et prêt pour la journée qui de demande pas temps d'énergie non plus.. je m'en vais bouqiner dans mon hamak.

J'entame un certain Jules Verne qui s'appel "20 milles lieux sous les mers" si jamais ça vous parle. Oui avec tous ces bouquins de voyage, je cours le risque de vouloir repartir à l'aventure une fois le voyage terminé.. 😁

On marque quelques arrêt en gare assez folklorique


Remarquez aussi le moteur des pirogues que je croise sur tous le fleuve. Les types on installé une débroussailleuse à l'arrière du bateau !

Et alors qu'on parlait justement d'eux avec les amis Marocains, j'aperçois des dauphins roses! On les voit brièvement mais je les ai aperçu sauté assez haut certaine fois.

Le premier jour avec la barrière de la langue, je n'avais pas parlé avec grand monde. Mais aujourd'hui je commence à bien sympathisé avec Jason le pompier du bateau. Et également un médecin qui vient d'embarqué depuis son village pour se rendre en mission dans d'autre village plus loins sur le fleuve. Lui à beaucoup voyagé en Amérique du Sud et comprend donc l'espagnol. Les discussions vont donc de bon train. Il m'apprend pas mal de chose sir la culture local, ce qu'on pêche dans le coin etc.. d'un esprit très ouvert j'ai l'impression de parler à un sage. Je retrouve le plaisir des rencontres du voyage. Et puis ça sympathise tout autant avec les Marocains. Ça y'est il n'ont plus de real il m'ont déjà demander de faire du change avec des euros. Il va falloir négocier sévère avec trois marocain! 😂. Nan vraiment des chouettes types! J'ai encore beaucoup à apprendre du Maroc, mais déjà il faudrait que je m'y rende un jour ! Et ils ont des cartes et quelques jeux de société de quoi passer le temps!

Les photos de la journée entre village, pluie, soleil, contemplation..

Sinon on mange étonnement plutôt très bien! Un peu tôt l'heure des repas m'enfin..

6h le petit dej, 11h le midi, 16h30 le soir. On s'y fait, car il n'y a que ça à faire.

18h on discute avec le médecin de hamak en hamak quand tout à coup les moteurs rugissent !!! La lumière se coupe, et une première, puis une seconde grande secousse ont lieu. On comprend tous que le bateau vient de se poser sur un banc de sables. Les lumières éclaires les abords, des équipiers sortent de leur chambre. Finalement après plusieurs manœuvre, le bateau s'extirpe de son bon de sables et reprend sa route tout tranquillement sur ce long fleuve tranquille...


A 21 h on approche le village de Jutaí où débarque Teddy le medecin. Je me lève lui dire en revoir et m'en vais me recoucher

J266
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🔔🔔🔔🔔 6:00

Petit déjeuner cette fois-ci pain aux œufs brouillés.

Ça varie chaque jour

Il fait beau, les couleurs sont belles, le fleuve est un miroir, il n'y a pas encore de musique, tout est calme, tranquille...

Je prends mon café en terrasse avec un des Marocains. On refait le monde, lui du Maroc, moi de la Guyane.

Chaque jour le déjeuner est de olus en plus tôt. Hier nous déjeunions à 11h, aujourd'hui il est 10h! ^^ mais c'est bon et on mange toujours à notre fin. Ainsi même chose pour le dinner. Avancé à 15h45! Il va falloir tenir jusqu'à la nuit!

En attendant on occupe toujours notre temps à la lecture, au jeux de p'tit chevaux, aux cartes.. je prépare les futures étapes me demandant si je vais faire Macapa Guyane en vélo ou en bus.

Quelque petit arrêt dans les villages pour prendre du monde ou parfois juste pour déposer des colis. Façon La Poste Amazonienne ! 📦

Et ce soir là l'amazone nous livre un de ses plus beau couché de soleil. Il y a du monde en terrasse, normal avec le temps qu'il fait les gens profitent!

Et nous on joue toujours à nos petits chevaux avec les Marocains.

Une bien belle journée peu stressante comme on en manque souvent. C'est comme la traversé de l'Atlantique. Les problèmes sont restés à terre pour ne laisser place qu'à la quiétude..

J266
J266
Publié le 29 novembre 2020

🔔🔔🔔🔔🔔🔔🔔6h petit dej,

Je me dis que j'en aurai vu des levé de soleil dans ce voyage..

9h30 Déjeuner !!! Là ça commence vraiment à être très tôt. J'ai perdu la notion du temps. Je regarde l'heure pensant qu'il va etre 14/15h alors qu'il n'est que 10h.

On s'arrête toujours dans de mignon petit village qui vive sur l'eau sur leurs maisons flottantes

Je sature un peu en lecture bien que je ressort mon magasine géo tout en anglais. Mais je fatigue vite à le lire. Bien que j'en comprends l'essentiel de son sujet: la terre va mal.

D'ailleurs celui-ci a établi la carte de la pollution plastique des océans et surtout de la source de cette polution. Souvent l'estuaire des grands fleuve. Ainsi sur terre, 10 fleuves rejettent plus de 30 000 tonnes de déchet plastique par an. 2 se situent en Afrique au niveau du Niger, 7 se situent en Asie (Ganges, Irrawaddy, Brantas, Pasig, Pearl, Yangtze(2)) et 1 en Amerique. Vous devinez lequel? Non? Je navigue dessus... l'Amazone !

Absolument rien d'étonnant lorsque l'on passe plusieurs jours dessus. Ici n'existe que le plastique et plus que je ne le voyais en guyane ou ailleurs, ici vraiment tout le monde jette ses détritus par dessus bord. Ça fait mal! Lorsque je voyais les défilé des écoles dans Leticia, j'avais cru comprendre qu'on tentait de sensibiliser. Mais ici à bord du bateau je ne vois aucune trace de prise de conscience ! Je suis le seul passager qui utilise un simple ecocup. Tout le monde se rue sur les verre en plastique. Je pense que chaque personne en utilisait en moyenne 6 par jours. (Lavage de dent, boire de l'eau, peit dej, dej, diner, lavave de dent, rafraîchissement) le verre est pris puis jeté aussitôt. La plupart sont jetés dans la poubelle quand celle-ci si ne se renverse pas en mer après un coup de vent. Et sinon posé au sol en attendant que le vent les prenne ou que clovis passe par là pour les ramasser.

Sinon directement en mer. Avant le départ j'ai vu les employés jeter une poubelle entière.

La poubelle qui vient d'être vidé par le personnel du bateau

Mais je continue de ramasser. Je suis persuadée que les gens me trouve bizarre, mais peut être qu'un jour ils me comprendrons et feront de même. Où l'inverse? En effet j'ai aussi l'impression que mon statut de "Gringo" (surnom que je deteste!) Me fait default et provoque en eux l'effet tout à fait inverse de ne surtout pas faire comme moi, pas comme ce gringo... aïe aïe aïe.. finalement sur ce bateau on est pas éloigné de tout les problèmes, puisque le problème majeur que nous avons tous ce produits à chaque instant à bord de se bateau lorsque du plastique part à la mer.

Passons. Je crois que nous arriverons à la tombé de la nuit à Manaus. Et je viens de tilter que ce n'était surement pas le repas qui était avancé chaque jour, mais le decalage horaires du fait des 1500km parcouru vers l'Est depuis Leticia.

Autre fais, je viens de remarquer que j'étais dans l'hémisphère sud. (Avion bogota leticia) Voilà. Prochain retour dans le nord à Macapa situé sur la ligne équatoriale.

Jeux de carte du moment: le Deutch (cassdédi aux amis qui se reconnaitrons).

Il fait beau, le ciel est bleu, les oiseaux chantent (quand on est assez prêt de la rive pour les entendre) et j'ai toujours pas vu de Jaguar. 🐆❓

Et puis au coucher de soleil. Je me dis que j'en aurai vu des coucher de soleil durant ce voyage.

nous arrivons sur Manaus remontant le Rio Negro un affluant de l'Amazone noir par la couleur de son eau. Je suis surpris par la taille de Manaus et d'en voir surgir des tours tel une mégalopole. Mais en même temps c'est une mégalopole de 6 millions d'habitants faisant d'elle la 6eme plus grandes villes du Brésil. Ça contraste fort avec les villages sur radeau rencontrés auparavant.

Le soir bien qu'on nous le déconseille nous allons faire une petit tour en ville.

Au final on rejoint vite le parc central et ses ancien édifice où les gens prennent le temps de vivre sur les petites tables de terrase. Rien a craindre ici, on degustera une bonne bière tout en retrouvant un peu contact avec ceux de l'autre côté de la mar Atlantico

Nous retournons au bateau où nous sommes presque seul pour une bonne nuit tranquille. On est quand même mieux qu'à l'hôtel avec cette vue ;p

J268
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Réveil en douceur à notre hotel le bateau. Mais nous devons quand même partir assez tôt. D'ailleurs les amis Marocains sont encore sur le bateau lorsque je vois les Marineros décrocher les amarres !

Aujourd'hui visite de Manaus, je vais les suivre encore une journée parce qu'ils sont sympathique ! 😀

On cherchera d'abord un endroit où poser les sacs (et le vélo bien entendu) car on a le plan d'aller au jardin botanique. Comprenez une fois là-bas un morceau de forêt. Et pour y aller on cherchera un bus. Le numéro 720, euh non le 540 eu non le 448 euh non.. euh le 408?? A non plus ah le 468 peut être ? Ah siii. Comme toujours le réseau de bus est toujours d'une organisation exemplaires !

Donc on arrive à ce "jardin botanique"

Non il y a plein de chose intéressante sur les techniques amerindienne, quelques orquidés, quelques espèces préhistorique de poisson vivant

On a donc droit à la classique fabrication de casier de pêches, des galettes de manioc etc.. tout n'est plus de service mais bon.. la tour d'observation rattrapera le manque d'entretien. Magnifique vue sur la forêt. Regardez, on voit la guyane!

Et puis nous revenons vers Manaus. Même combat pour le bus bien qu'on se soit améliorer. Nous trouvons le bon et montons dans le manège comme diront les marocains. En effet je ne sais pas so c'est à cause de la route, des suspensions du bus ou des deux, mais à l'intérieur tu as intérêt à t'accrocher!!! Folklorique ce trajet d'1h!!

De retour à leur hôtel, je récupère sac et vélo et fais mes adieux à Taid qui nous aura bien aidé dans ses quelques mots Brésilien, à Tara qui m'aura mi plusieurs tôle aux echecs (Je preferai nos partis équilibré avec Raph sur l'autre bateau 😂) et Nabil qui me dépanne bien de la fin de mon voyage finalement en me donnant son petit sac a dos quechua car mon camelback arrive est vraiment dans un état critiique après tant d'Aventure! Et j'ai aimé sa réaction lorsqu'il a eu mon vélo devant ses yeux. Je crois que ce n'est pas ce qu'il imaginait!😂 il m'a dit "je savais pas que je pouvais faire le tour du monde avec mon vélo! En fait t'as un vélo normal quoi!?"

Tous ce qu'il y a de plus normal! Comme quoi avec ce que l'on trouve chez sois on peux faire de belle chose!

En tout cas après les avoirs rencontré, je pense que je crois que j'ai aquis de la connaissance en négociation de prix. Ils ont cassé le mythe à certains moment mais ce sont bien rattrapé sur d'autres 😉

Un gros merci à ces gas sans qui le voyage aurait été très long. Des gas vraiment bien que j'aurai l'occasion de recroiser en France où Maroc je l'espère !

Allé il est temps, je trace acheter mon billet 🙋

Lorsque je monte à bord, pas d'info, personne qui désire vraiment m'aider. Un accueil pas agréable des marineros. Je me démerde pour trouver ce dont j'ai besoin à bord. Ici je ne trouve personne à qui faire confiance pour le moment comme ça pouvait être le cas avant. D'ailleurs on me dit rapidement de ne pas laissé mon téléphone charger même juste à côté de moi. Hier un gas de l'équipage venait de se faire voler le sien. Je souhaitais retrourné en ville retrouvé les gas mais pareil, on me dit de ne pas laissé mon sac de fringue ici, que ce sera piqué à coup sur. Je demande si je peux le poser dans une cabine mais tous le monde refuse. Pas fole ambiance. Je reste donc à bord.

J269
J269
Publié le 29 novembre 2020

Finalement le dernier soir le bateau bouge pour atterrir sur un quai flottant avec plein de petit restaurant. Parfait je peux aller dîner non loin du bateau.

A table un des passagers du bateau me tape la discute. Il parle un peu français car il a habité en guyane à Maripasoula et Grand Santi. Puis il me raconte qu'il revient de saint Laurent du Maroni direction Belém. Drôle je ne lui avait pas encore parlé de ma destination. Il est très sympa, c'est lui qui m'avait mise en garde pour le téléphone et forte heureusement. Le lendemain matin au moment de se lever une des passagères venait de voir le sien disparu laissé à charger à côté d'elle.

Du bord du bateau quelques drôle spécimens d'oiseaux marins voltigent autour du bateau comme cette sorte de sterne et ses deux brins de queue très long

Je discute avec quelques autres passager dont certains m'inspireront finalement confiance. Je laisse même mon téléphone à charger dans le hamak d'un gas qui reste le surveillé. Depuis le début du voyage il est toujours question de faire confiance ou non. Jusqu'à présent je ne me suis jamais fait avoir sur les gens à qui j'avais donné ma confiance. En fait des signes qui indique qu'il faut faire attention il y en a plein. ("L'amigo", le type insistant, trop insistant pour t'aider, le type qui te parle trop vite de ses problème d'argent, ou tout autre histoire à dormir par terre etc..) Et inversement. Par expérience ou par chance peut être ? j'arrive à ne me faire que de bon amis toujours là pour m'aider lorsque j'ai un soucis.

Non finalement la meilleure façon de rencontrer des gens digne de confiance, c'est de laissé faire le hasard, des rencontres et des discussions tous ce qu'il y a de plus naturel.. et pour l'instant ça a marché à 100% des cas.

C'est risqué certe mais sans un minimum de confiance, je pense sue le voyage perd tout son intérêt.

Bref et donc ce matin là rien avoir avec la veille. Je n'arrête pas de rencontrer du monde. Un colombien qui part à Cayenne, un Brésilien qui va à Belem, un surfeur d'Itaquaré, et plein d'autres!!! C'est fou! Le bateau va démarrer très en retard aujourd'hui mais je suis pas pressé ^^ et nous voilà de nouveau en route sur ce formidable tapis roulant!

D'abord nous quittons le Rio Negro (noir) pour retrouvé l'Amazone (marron) traversant une limite très distincte par sa couleur entre les deux fleuves. La raison à ceci? Une intensité et une température d'eau differente entre les deux fleuves qui ne peuvent donc se mélanger instantannément créant cette différence de couleur marqué.

"Merci Jamy" (Jamy c'est mon copain Colombien qui va à Cayenne et qui était guide à Manaus durant la coupe du monde 2014 au Brésil).

"De rien Fred" (Fred c'est moi, le type qui reste pas dans le camion mais qui part faire du tourisme culturel un peu partout dans le monde)

Sinon ambiance collé serré à bord! Il faut la journée tactique avec les hamack et je m'en suis pas si mal sorti!

Couché de soleil encore digne des plus grands studios.

J270
J270
Publié le 29 novembre 2020

🔔🔔🔔🔔

C'est le petit déj, mais ici j'accours beaucoup moins vite au réfectoire que le précédent bateau, car pour faire simple, ici tout est moins bien. on a perdu tout le confort du précédent. Mais bon, soyez sans crainte, on y survit très bien !

On continue de s'arrêter de village en village où c'est l'afflue de cargaison, de passager et de vendeur ambulant.

A bord il y a 2 française qui voyage en couple je pense. On va se parler une fois et j'en profite pour leur donner un de mes bouquins déjà terminé. Et puis c'est tout. Depuis le début du voyage elles sont enfermés dans leur 2 hamacks ne parlant à personne, les sacs biens enchaîner autour du poteau. Quand j'ai parlé à l'une entre elle j'ai compris qu'elles avaient eu des galères de vol d'argent notament ce qui explique sûrement une tel méfiances aujourd'hui.

Un peu d'ennui aujourd'hui, il ne se passe pas grand chose..Je continue de lire Jules Verne où nous venons de découvrir l'Atlantide

Et arrive la nuit où le lever de lune vaudra le spectacle. C'est la pleine lune et le ciel restera éclairé toute la nuit.

D'ailleurs nous devions arrivé ce soir avant la nuit, mais je crois qu'on a pris pas mal de retard. Inquiet de savoir où passer la nuit, finalement le Colombien me rassure en me disant que le bateau va s'arrêter longtemps à Santarem pour y passer toute la nuit.Il n'en repartiera que demain matin à 10h Je peux donc dormir à bord.

Dans la même soirée je rencontre Cori et Marta, une Argentine et une Catalane. C'est cette première qui nous parle d'un village pas loin de Santerem qu'elle nous interdit de rater! Il s'appel alter do chao. Changement de plan donc, on va faire une petite pause dans la descente de l'Amazone pour aller voir ça !

Nous arrivons enfin à Santarem, il est 2h du mat' moi je continue le dodo dans mon hamack...

Jusqu'à cette tempête en pleine nuit. Il y a un trou par lequelle la pluie passe et arrose tout les hamack sauf ceux du fond comme le miens. Alors au début je ne bouge pas trop. Mais voyant tout le monde en panique, je finis par attraper ma propre bache et partir à leur rescousse. Un autres type m'aide à la fixer et à boucher le trou. C'est bon on est trempé de la tête au pied mais çà va vite sécher. Tout le monde me remercie, je me sens l'âme d'un héro !

Le lendemain on vient tous se dire en revoir! Je n'arrive pas tout de suite à croiser tous le monde, mais on me rattrape sur le quai pour les derniers en revoirs manquants

Ce fut une étape vraiment pleine de rencontre fort sympathique que je n'avais pas imaginé en faisant le premier pas dans ce bateau.

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Il est 6h du matin lorsque je parcours en vélo les quais de Santarem. Nous sommes à la jonction du rio Tapajòs et de l'Amazone. La délimitation entre ces deux fleuves est là encore bien marqué !

Santerem possède un jolie centre qu'il est agréable de traverser au petit matin au belle couleur du soleil levant, quand les grilles des shops en tout genre ne se sont pas encore ouvertent

J'avais le plan de trouver internet tout en prenant mon petit café, mais ça semble peine perdue ici. Tant pis, je vais prendre la route direction alter do chao. D'ailleurs de même que j'avais le plan de laisser mon vélo ici et d'y aller en bus avant d'être decourager de trouver un endroit où le garder. Et puis.. je n'ai pas dégourdi mes jambes depuis un moment. 40km c'est l'occasion!

Il est 8h lorsque j'entame la route. Je ne savais pas avec quel sauce j'allais être manger, mais finalement c'est une belle route d'asphalte tout du long plutôt sympa. J'arrive sans trop de peine en 2h30.

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Oui ici semble venir tout le peuple frequentant l'amazone pour y passer ces vacances où le weekend.

Top timing avec les filles du bateau, je les retrouve le long du fleuve se trimbalant toute leur affaire. Marta la catalane tire carrément un diable sur lequel son fidèle Maka (son chien) se laisse trimbaler peinard dans son imposante boîte.

Cori (l'argentinaise ça se dit?) aurait un pote qui se trouve dans un des campings qui peuples l'endroit. nous camperont donc ici, le fleuve étant à 10m c'est parfait en cas de besoin de rafraîchissement vital!

Et bien c'est avec émerveillement que je découvre ce jolie coins de paradis. Touristique certe, mais pas trop. On reste sur du tourisme principalement local. Sur la grande place, on y retrouve pas mal d'artiste vadrouilleur de cirque qui m'épate toujours par leur numéros et leur drôlerie. J'ai toute l'après midi devant moi où je m'exercerai à quelques baignades et visites du village.

Le pote de Cori nous retrouve. C'est Ravi, un Brésilien de la magnifique côte d'Isabella (paraît-il) en saison ici pour quelques mois. Il nous trouve un sympathique petit resto ou se remplir l'estomac de localité. J'apprends petit à petit à le connaître pour me rendre compte qu'il fait parti de ces gens biens qui peuplent cette planète. Lui il travail pour un rêve : s'acheter un combi et faire le tour du Brésil espérant récupère des gosses sur la route pour les tirer des mains du marché de la drogue et autres marché facile à l'argent rapide dans lesquels ils tombent très jeune. Son but leur ouvrir l'esprit du voyage et les formé à d'autre métier voué à un avenir plus long terme. Il pensait ainsi à les former au surf pour en faire des moniteurs, ou autres métier de saison..

Un type bien, je vous avais dis.

Un couché de soleil passe par là

Le soir Ravi nous emmène dans une rue ambiancé de ce vendredi soir. C'est l'anniversaire d'une grande dame du village qui semble possèdé un bon nombre d'qffaire ici, et sonc son anniversaire est un évènement pour tous les habitants, et rousites. Musique bière et gâteau son au menu.

Ça danse sa chante (mpi je chante pas par contre, je comprends toujours rien au bresilien). Et puis ça chill sur les petites plages de sables parsemé de pirogue éclairé de cette pleine lune toujours flamboyante.

Je vais me coucher et commence mes petits calvaires au niveau de la cuisse toujours abimé de cette final de coupe du monde. D'avoir dansé semble avoir ravivé la douleur et impossible de dormir. J'attrape des dolipranes de ma trousse de secours sans me demander s'ils sont périmé. En tout cas il m'enlève toute douleur pour la nuit.

Le lendemain j'ai effectivement retrouvé toute mes facultés. La journée peux bien démarré. Petite baignade, je vais même jusque sur la lagune à la nage qui se trouve juste en face. N'ayant pas ptis mon téléphone je n'ai pas fait de photo mais Sachez que c'est vraiment jolie. Petite photo de google pour vous aider à imaginer quand même

Des paillottes sont posé sur une longue, vraiment longue lagune de sables. L'eau est clair à cette endroit et je comprends maintenant en quoi on comparait ce lieu au Caraïbe. On s'y croierait vraiment. Les vapeurs des grillades qui s'échappe des paillottes se baladent sur toute cet etendue mais elle m'alecheront juste les papilles car je n'ai emporté avec moi.

Une journée tranquille/chill donc.. enfin presque. J'entends un "pan" suivi d'un "pfiiiuuuuuuuooouuuuu" .. mon vélo. J'avais un peu surgonflé les pneus pour la route la veille, et la chaleur à eu raison de l'un d'eux. Hors je n'ai plus mes super rustines decathlon !!! Et oui, trop gentil trop con. À réparer les vélos de tous le monde, il n'en reste plus pour le mien. On m'avait filer d'autre rustines dont je vais devoir me satisfaire, mais je ne le sens pas du tout. Et en effet, de la grosse merde!!! Aucune ne tiennent Je tente par tout les moyens de bien les coller, mais la colle ne semble pas pendre et elles n'ont aucune souplesse pour s'agrandir lors du gonflage. Cadeau empoisonné.. plus qu'a trouver une chambre à air neuve ce qui va bien occuper ma journée en ce samedi. Mais je vais finir par trouver ouf!

Ensuite au sunset je pars avec Marta et Maca où je retrouve les joies de jouer à la baballe avec un chien 🐕

Et donc ce soir c'est samedi soir. La bourgeoisie en weekend arrive au village. Les dames on vêtu leur plus belle robes de soirée et les messieurs font les quéqués aux volants de leur pickup. Un des resto "gastronomique" donne un concert payant ramenant essentiellement la classe aisé dans les parages

Mais devant notre camping s'est organisé la contre soirée. Musique et concert gratuit auquel se joignent tout le reste de l'île pour danser jusqu'au bout de la nuit. Les habitants, hippies, artiste et voyageurs comme nous sont là dansant sur le rythme donné par les artistes locaux. Une petite soif, notre amis Brésilien est là pour l'assouvir de Cahpirinha. Les premières que je goutte au Brésil!! Il était moins une!!

C'esr même soir je rencontre un groupe de 3 français et 2 espagnoles. Vraiment cool, ils se trouve qu'ils arrivent de Guyane où ils sont en stage de biologie là-bas. Bien intéressant tout ça. C'est tout logiquement qu'on met en commun nos anecdotes de la Guyane et qu'on en rigole.

Bref ce soir donc j'ai encore dansé et rebelote. La cuisse me tords de douleur et impossible de dormir. Je reprends les cachetons qui me paraîtron d'un goût bizarre. Mais qu'importe, il me permette de dormir.

Le lendemain la douleur est effacé. Petite baignade dans le fleuve et je suis requinquer je prends tout mon temps. Je sais que j'ai le bateau à Santarem à 18h et les 40km à faire en vélo ne m'inquiète pas du tout. Il y a bien l'histoire de ma cuisse, mais en vélo je n'en souffre pas du tout ça ne doit pas faire travailler le muscle au même endroit.

Ainsi je quitte mes amis Coco, Marta, Maca et Ravi rejoignant les Français et espagnols dans un mignon petit resto végé. Ce fut excellent mais c'est à ce moment précis, et avant même de commencer le repas que je compris que j'avais un problème technique dans les tuyaux. Je repensais alors au doliprane douteux que j'avais pris la veille.. il ne s'était pas diluer Normalement dans le verre et je les soupsonnait donc d'être périmé. Ce qui fût nettement confirmé par l'inscription sur la boîte (je ne parle pas de quelques jours, mais de plusieurs mois voir.. une année.. débute donc le calvaire..

Mais aussitôt sorti du resto je pars pour mes 40km. Comme prévu aucune douleur dans la cuisse. Et comme prévu aussi, j'ai encore choisi le meilleur moment pour partir, c'est à dire 13h30 lorsque le soleil est au zenith et qu'il fait 40°C ciel dégagé. mais bon les reserves d'eau pleine et le corps accoutumé, je fais la route sans encombre. Et ouf mes problèmes de tuyaux me seront épargnés le temps de ce trajet jusqu'au bateau.

Sur la route, je tombe sur ce lotissement dont l'architecte n'est cette fois-ci sûrement pas Numérobis.

Mais arrivé au bateau un marathon Hamack/Sanitaire commence. Ma première indigestion du voyage et ce n'est même pas dû à la bouffe du bateau dont on m'avais tellement mis en garde mais bien par ma seule faute de ne pas avoir été attentif avec cette trousse de médicament.

Je vous épargne les détails mais j'en ch** un peu ^^

Cependant j'arrive à jongler aussi avec lecture et récit d'aventure.

La suite au prochain épisode car le.weekend est fini on vient en effet de remonté sur le bateau. Les trois coup de pouêt pouêt sont donnés au couché de soleil. Dernière navigation en vue...

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Publié le 29 novembre 2020


Pas de rencontre. Et pas simple. Il n'y a que des bresiliens à bord. Je suis le seul étrangers. Et pour l'instant personne ne parle rien d'autre que portugais ici.

Ambiance à l'ennuie,Mais quelques villages viennent toujours troubler cette monotonie

Toujours plus de déchet à la mer.

Tandis que j'admirai l'horizon, je vois une un bras de l'étage du bas se tendre pour jeters quelques emballage comme ce carton sûrement utiliser pour les repas du bateau..


D'ailleurs cette fois-ci je n'eviterai pas les emballages aux repas. Seulement les couverts et les verres.

J'essaie d'imaginer si lors d'un prochain voyage je ne peux pas tenter de faire une campagne de sensibilisation à bord de ces bateau. Je me dis que c'est l'endroit idéal car emprisonnés à l'ennui, ce serait pour eux l'opportunité d'occuper un peu leur esprit. J'imagine passer des films, faire des conférences, placards quelques affiches. Si je dois faire un futur voyage, je pense que ce sont des bricoles que je me permettrai d'embarquer sur mon vélo. Je trouve que contrairement à d'autre, j'ai peu réussir au voyager léger, vraiment léger dans jamais manqué de rien (une canne à pêche peut être !) Avec l'expérience je peux même encore réduire cet équipement. Ce serait alors une trop belle occasion de le combler par quelques outils de sensibilisation, un projecteur et un drap blanc? Je suis tellement frustré de ne rien pouvoir faire aujourd'hui contre ce triste fléau qu'il me faudra tenter quelques chose la prochaine fois si il y a lieu. Et si jamais ils vous venait des idées à ce propos, je suis preneur!

Les hamacs sont encore plus serré que la dernière fois. Cete fois-ci nous somme au touche à touche mais ça ne devrais pas m'empecher dormir. Enfin toujours ces problèmes de tuyau qui me forceront à serrer les fesses durant la nuit 😁.

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J275
Publié le 29 novembre 2020

Mais pas d'incident a signaler le lendemains. Ouf! A si! Un! Il est 9h lorsque je me réveil et je viens donc de louper le petit déjeuner. Aïe aïe aïe ! Il va falloir que mon estomac tienne jusqu'à midi!

Macapa se rapproche mais j'ai encore toute une journée à occupé. Ne serais-ce pas l'idéal moment pour se plonger dans les eaux profondes de 20 milles lieu sous les mer? J'entame la dernières page et voilà terminer un voyage sous l'océan dans le même temps que prends fin notre voyage sur le plus grand fleuve du monde. D'ailleurs le capitaine Némo y fait un crocher dans ce que je viens justement de lire. De même qu'il remonte à un moment donné le Maroni où ils croisent ces bestiaux que certaines cultures prennent encore pour une méchante sirène mais qui ne sont que d'innofensif Lamentin. J'aprends que sans eux, les estuaires des fleuves de l'amazone serait bouché d'algues et qu'ils sont donc un facteur important dans la préservation de la biodiversité. Et 150 avants, Jules Verne nous mettais déjà en garde contre le massacre de tous ces animaux.

Il fait donc nuit et sans que je le sache, le voyage sur l'amazone venait de prendre fin. En effet nous sommes arrivé au port de Santana hors je pensais que le bateau continuait jusqu'à Macapa. Mais au petit matin il n'avait pas bouger de place. C'était en effet le terminus. La moitié des passagers étaient descendu hier et petit à petit l'autre moitié fait ses bagages avec moi aujourd'hui

On décharge des quantités astronomiques de poissons 🐟🐟🐟

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Il me reste donc 20km de vélo jusqu'à Macapa.

Là-bas je prends la direction du consulat français dans l'espoir d'y trouver des personnes qui rentrerai en Guyane. Mais finalement impossible de trouver l'adresse. Je file donc directement au terminal de bus tentant sans succès de négocier les prix. Mais on m'annonce bien 115real soit une trentaine d'euros. J'hésite donc à partir en vélo et faire su stop, puis voyant le plan foireux je retourne payé mon billet.

"Payé" ? J'ai dis "payé"? Et bien non!! car finalement dans leur organisation en chantier, le type du guichet me donne mon billet en oubliant de me faire payer. Je n'insiste pas plus hein, et je file tranquillement à mon vélo. Et moi qui ai faillit faire 500 bornes de vélo alors que le bus était gratuit 😂. C'est un signe c'est sûr ! Ça veux dire que c'est le moments de rentrer !

Le bus part à 19h et met selon ce que j'ai pu trouver sur internet entre 10h et 24h. Un blog fait même le récit d'un trajet de 48h.

Je vous écris donc depuis le centre de Macapa que je visite tranquillement avant j'espère vous retrouver de l'autre côté de l'Oiapoque, fleuve frontière du Brésil et de la Guyane. Un grand moment pour moi, vous ne pouvez pas imaginer.

Combi que l'on retrouve en nombre au Brésil !!

Et donc quelle belle dernière journée à l'étranger. J'arrive à la Forteresse de Macapa. Là je reçois un accueil formidable des gardes et des guides.

Ils font l'effort d'essayer d'apprendre quelques mots, quelques expressions française car ils veulent les reutiliser pour continuer de receviir comme il se doit. On m'explique tout de l'histoire de cette Forteresse : la plus grande d'Amérique Latine! Et de la guéguerre qui voyait s'affronter portugais et français pour le contrôle de ce point stratégique et des frontières.

Bref formidable, on discute longuement avec eux me prenant pour un fou avec mon vélo^^ on en rigole bien!

Je les quittes ensuite pour me diriger au point 0. J'y étais passé juste à côté ce matin s'en m'en rendre compte. Alors que je venais quand même de passer la ligne de l'équateur à vélo ! Étonnament tout c'est bien passé. Voulant absolument me rendre compte s'une difference, je pars en recherche d'une chasse d'eau à tirer, mais rien à proximité... Le mythe restera mystère.

Et puis je retourne au terminal de bus. Là bas je me dis que c'est trop beau, qu'ils vont finir par le faire payé.. mais non il n'en ai rien min ticket est bien valide et vers 19h je prends ma place dans le bus n°2.

D'ailleurs on en parle des bus?

Voyez les pare-chocs et les pneus 4x4, ça annonce la couleur 😱

Quant à mon vélo, nous nous retrouvions séparé puisqu'il prend le bus n°3. Je lui dis en revoir au cas où...

Et finalement dans le bus, pas grand chose au raconter parce que jusqu'au petit matin... 😴💤💤💤

À demain, 1er Août ! Et que vas t-il se passer le 1er Août?

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1er Août:

- L'humanité aura consommé au 1er août l'ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an ... Nous les Français, c'était déjà depuis le 5 mai donc pas de soucis, cette journée ne vous concerne pas 😒 🌍💳

- Anniversaire de Hanna (faudra pas que j'oublie sinon je vais me faire massacrer à mon retour)🎂

-Journée international de la frite belge. Big Up à Chris! 🍟🇧🇪


- Clovis termine une aventure...

La tête dans le pâté je sors du bus... Je marche au radar. Je descends du bus et y retrouve mon Fila qui m'attendais juste devant la porte. Je renfourche la machine et file à 5km de là au poste d'immigration.

Le temps est fantomatique, une brume voile le lever de soleil.

1h d'attente entre autre Guyanais avec qui nous parlerons du voyage. Malheureusement personne pour le moment ne peux me ramener jusqu'à Cayenne. Il faudra que je trouve une autre solution.

Et viens le tamponnage de sortie.

Direction le pont de l'Oiapoque, 5km plus loins encore..

La route est vierge de voiture et de maison. Je suis seul au monde sur mon vélo.

je crois que tout le monde préfère la pirogue pour rejoindre directement Saint Georges où les attendent leur voitures. C'est donc seul en vélo que je roule en direction de ce pont dresser devant moi.

Je savoure chaque instant. Il fait un temps splendide et lorsque j'entame ce pont frontière, le ciel bleu se reflète sur l'Oiapoque qui prends ces plus belles couleurs ce matin pour m'accueillir.

Je prends mon temps, quelques photos, vidéos.

Quelque coup de pédale et j'envoie toute une aventure derrière moi. Devant c'est un territoire connu et plus tard des têtes connus.

Un panneau apparait, une inscription semble dire qu'on arrive chez "France".


J'arrive enfin chez elle 9 mois après l'avoir quitté

Un second panneau marque la Guyane Française. Ça y'est je l'ai fait. Je n'ai jamais douté d'y arriver et quelle expérience ce fut. Je suis tout seul avec mon vélo à m'enjailler sur le panneau. 2 ans que je ne suis pas revenu en Guyane.

Au loin j'appercois l'immagration française que je finis par rejoindre.

On ne parlera pas de l'accueil de ces quelques abrutis de policier sûrement là pour un temps qui n'ont pas choisis d'être là. Les chiens chiens de l'état sans Etats d'âme, qui suivent les ordres et n'ont plus grand chose d'humain quand tu les abordent.

"Bonjour, ah oui pardon des policiers français, avec la plupart d'entre vous il faut repondre simplement au question et avoir l'air comme tout le monde.. ah pardon et oui j'ai un vélo avec pleins de bagages, je suis donc en voyage en vélo, ça ne vous paraît pas normal, je suis un fou? Ça va pas bien la tête me dites vous? Il y a un ton d'ironie peut être derrière ça ? Ah non vous êtes simplement stupide et fermé à toutes personnes qui s'extrait du troupeau. Et bien vous ne m'aviez pas manqué !"

Il n'y aura pas eu de bonjour de leur part, il n'y aura pas d'en revoir du mien..

Mais me voilà officiellement en Guyane. Je fais route vers Saint Georges de l'Oiapoque. Sur la route je retrouve le bruit de la forêt, son odeur qui me paraît particuliers à la Guyane. Peut être que c'est dans ma tête. En tout cas ça me fait plaisir de rouler dans cette forêt !

J'ai 10 bornes à faire et me voilà au village. Je prends le temps d'y faire un tour de visiter ce jolie patelin et ces vieilles maison coloniales en bord de fleuve.

Ensuite je me décide à commencer à faire du stop avec mon vélo pour Cayenne. Il commence à faire très chaud et j'ai peur de cuir sur le bord de la route.

Pendait 2h ça ne donne rien. Il y a bien ce taxico qui fait descendre son prix jusqu'à 20€ contre 40€ habituellement. Mais je refuse par principe de vouloir terminé ve voyage par quelques dernières rencontees. Je vais regretter^^ me mettant au taper du pied. Finalement je décide de renfourché le vélo cherchant un point plus stratégique que je ne trouverai que 15 km plus loins.

Entre temps j'ai touché du réseau et annoncé à tous le monde mon arrivé en Guyane comme si l'aventure s'en était fini. Mias c'était avoir vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué 😬.

Et puis 10min d'attente à l'ombre d'arbre, un break s'arrête. C'est Franck, un Roumain ! Improbables, mais c'est bien lui qui va me sauver la vie et m'emmener jusqu'à Cayenne avec le vélo. On rentre difficilement le vélo dans la voiture, mais soyez sûr que j'aurais tout fqit pour qu'il rentre, mémé dans une twingo 😅.

Et c'est ainsi que je débarque à cayenne ou 10km à pédaler sous un soleil de plomb me permettrons d'arriver à cette maison de plage à Remire Montjolie.

Il y a un grand Canapé sous un courant d'air. Je m'y affale pour toute la journée. Ce sont les colocs de Pierre qui m'ont acceuillis. Des types bien encore! Quand aux premières tête connus, je ne les verrais arrivé que ce soir là dans le même état que moi: fatigué dans un besoin immédiat de repos.

Alors je n'arrive pas tout savoir si je dois ponctuer le récit de ce voyage là dessus ou bien enchaîner sur ma région de coeur: La Guyane. Je souhaite la faire découvrire d'une meilleure manières encore alors pourquoi pas faire les choses différentes. À voir... En attendant je "chill" deux jours à Cayenne reprendre un peu de jus. (Car je suis toujours pas au top de la santé non plus). et j'espère vous retrouver vite et en forme avec de belle images de ce paradis vert.

Un enorme bisous à vous tous et


M E R C I D U FOND DU CŒUR ! ♥

J277àJ287
J277àJ287
Publié le 29 novembre 2020

3 jours à rien faire dans une maison de bord de plage à Cayenne... Ça ne m'étais pas arrivé depuis longtemps et que ça fait du bien!!! Tous ça en bonne compagnie avec les vieux amis de Cayenne et les nouveaux!

Mais d'autres amis s'impatiente de me voir là-bas tout au bout du fleuve ! Alors Boris me dépose à l'aéroport pour un vol vers Maripasoula. Prochain retour à Cayenne fin du mois dans l'intention de découvrir ce qui m'est encore inconnu dans cette immense Guyane.

De retour donc pour prendre un vol en Coucou!

Appréciez ces petits avions tout rameuj comme dirait l'autre qui rende le trajet si folklorique. Comme souvent je me place tout devant pour apprécier le pilotage! Quelques coup de pompe pour désarmer le frein à main et c'est parti!!!

Décollage!!! inclinaison/virage et vu rapide sur Cayenne.S'en suit un long vol de 45min au dessus de la canopé (cime des arbres) et nous voilà donc à Maripasoula!

J'aime cette petite ville, je sais pas.. des souvenirs, un charme..

J'arrive près du fleuve ou une pirogue arrive à pique pour me récupérer. pas le temps de niaisé donc je redécouvre la joie de la pirogue.

Là je fait route vers les villages amérindiens. Ils sont tous situés dans une zone sois disant réglementé. Je suis toujours perplexe avec cette idée de réglementé l'accès à ses villages, mais c'est une décision qui appartient à ses habitant que je sais partagés et pas forcément unanime. Pour ma part j'ai l'impression qu'on bloque un tourisme durable et responsable qui pourrait remettre au gout du jour la culture et l'artisanat de ces peuples premier alors qu'on sait qu'on laisse allé et venir librement le trafic et commerce illégal dans ces zones.

Car la réalité c'est qu'il n'y a aucun contrôle de cette fameuse autorisation. Et ça les locaux et traficants le savent bien. Le touriste qui vient découvrir un peu de nature préservé et de culture ancestrale n'e, a aucune idée et préfère ne pas affronter toutes ces démarches.

Bref il y aurait beaucoup à dire sur l'administration de ces territoires et j'espère qu'un jour les jeunes le prendront en main et réussiront à préservé ce trésor.

Et me voilà arrivé au beau village d'Elae. Première fois que je pose le pied ici. C'est le village natale de Clémence devenu désormais la résidence de vacance pour l'été. Enfin elle chôme pas! En plein fabricatio de kasav et de Kashiri! Alors moi je vais allé faire semblant de donner un coup de main.

Pas d'électricité, peu de réseau, on retourne dans l'ambiance voyage dépaysement même si je garde tous le confort de savoir où je vais dormir chaque soir ?)😀

Je vais pas etre bavard et je vous poste juste quelques images de ce beau village bati autour d'un magnifique tukushipan, lieu de réunions, de fête des habitants. Je vais passer pas mal de temps à raconter des histoires avec les amis pas vu depuis depuis trop longtemps. Je vous laisse donc juste avec mes photos tandis que moi je pars faire des blagues, couler du béton, couper des arbres, couper des cheveux, visiter Twenke, ..pêcher.. bon j'avoue j'ai rien sorti, mais ça va venir, ça va venir! Enfin les bricoles de la vie courante quoi

Et puis il y avait cette fête à Antecumpata qui nous ramène à l'essentiel.. boire du kaishiri.. beaucoup de kaishiri ! Je suis pas tombé dans la marmite quand j'étais petit moi hein!?

Ah et vous savez quoi? .. je vais être parrain!!!! 🎉 (Mince je vais devoir revenir.. 😁)

On arrête pas les belles surprises !

J286àJ291
J286àJ291
Publié le 29 novembre 2020

Un jour, je me propose pour aller faire les courses à Maripasoula. Je redescends donc en pirogue et coup du destin, je croise mon bon ami Michel Aloike chez les chinois (de l'autre côté de la rive, partie Surinam existe tout un village peuplé de chinois tenant leurs commerces). Chouette retrouvaille, il insiste pour que je vienne à Antecum-pata ce soir car s'y déroule une grosse fête (j'ai peur..) mais agrémenter de sport avec tournoi de foot et de volley (ah bah la d'accord, j'aime mieux ça!). J'ai pas encore de pirogue, il est déjà très tard mais de retour à Elaé, je croise Denkel qui me demande si je veux venir avec lui à Antecum Pata. Voilà je saisi l'occasion.

 Avec mon pote Denkel! 

Je vous raconte tout ça non pas pour vous parler de nos performances en soirée, mais pour en venir à la proposition de Michel que j'ai retrouvé là-bas qui me fait l'immense cadeau de m'inviter sur une de ses expéditions. Voilà quelque années que j'essaie d'en faire une et là tout se goupille. Je pars donc demain en compagnie de ses clients que je ne connais pas encore. Je suis forcément carrément excité!! Conscient de la chance que j'ai.

Tandis que pendant ce temps, toujours à Elaé un moustique ou une mouche de plus se pose sur mon pied. mais comme on le lit dans le titre, pour l'instant tout va bien...


Ca y'est c'est le grand jour, Michel arrive donc comme prévu avec ses clients à Elaé où il me récupère au dégrade. Direction Taluen le village de ses parents.

Vous me voyez? si là en jaune vers la petite cabane en bois 

Super endroit pour y passer la nuit puisque nous avons la chance de loger sous le Tukushipan. Un grand dôme en paille placé au centre du village sous lequel les habitants viennent y tenir leur réunion et plus sérieusement, se mettre une bonne caisse, une grosse cuitasse à chaque anniversaire.

Je fais connaissance avec l'équipe, très Sympa. Il y a ce groupe de 6 copains composé de Lionel, Alain, Seb, Christophe, Pierre et Raymond Et puis les ont également rejoint Chantal et Michelle venue chacune en solo.Tout le monde m'a l'air bien sympa et motivé. Bon sauf cette Oie.. De tout mon voyage je vous jure que c'est l'animal le plus féroce que j'ai vu. Impossible d'aller ouvrir le robinet!! trop dangereux j't'assure!

Ce soir on se couchera assez tôt pour un départ 8h demain.Bon le lendemain tous les guides ne sont pas encore près (on a trainé à Antecum la veille Michel?? 🤣 ) mais rien ne presse. Allé, je vous montre les oeuvres des enfants de Taluen en attendant.

et nous arrivons quand même à décoller.

Michel est assisté d'Alawaï, et un jeune de plus va embarquer avec nous, c'est Dimitri. Ça sera mon compagnon de route pour aujourd'hui en pirogue.

Sur la route incroyable, je croise mon pote Wataï. C'est chez lui que je me rendait quand je venais un temps vivre d'amour et d'eau fraiche. Un autre type incroyable qui a desormais monté sa propre affaire de guide touristique. Là il revient d'une mission de 2 semaines!

Nous nous arrêtons rapidement au village d'Antecum Pata que je connais bien maintenant.

Il y a un gros saut (chute d'eau) à passer et nous devons presque tous descendre pour alléger la pirogue.

Encore un petit arrêt au village de Péléa où on récupère un dernier explorateur.

Ça c'est Michel, je le connaissais déjà comme un bon compagnons de soirée, sympathique, qui raconte toujours plein d'histoire. Et là j'en découvre encore sur sa générosité. Il me dit "Bah moi si un amérindiens, un ami, de la famille me demande s'il peux venir avec moi dans mes aventures, et ben je peux pas dire non! c'est qu'il en a envie, c'est qu'il est curieux alors ça me fait plaisir. et j'accepte à chaque fois."

Je trouve ça génial que grâce à son activité touristique, il puisse prendre le temps de faire bénéficier à pas mal de jeunes de son expérience et leur faire redécouvrir leur culture en revenant sur les traces et l'origine de leur ancêtre. Là je me suis dit, pas étonnant que ce soit mon ami. Mes amis sont tous des gens géniaux, incroyables.

Ensuite nous rembarquons pour Pidima. Pause casse-croûte ici en compagnie de mr Pidima, le chef du village. Du coup c'est pour ça que le village il s'appel Pidima, c'est parce que c'est mr Pidima qui l'a construit et.. enfin ouai t'avais déjà compris.. ^^ Pardon.

et de temps en temps perieuse lors des passage de sauts

Enfin, en fin d'après midi nous accostons pour notre premier bivouac en pleine forêt. Une structure de carbet est déjà là, il n'y a plus qu'à mettre nos bâches.

Pour ma part je préfère me mettre au plus proche de l'eau entre deux arbres et m'endormir au son de l'eau qui ruisselle. Mais avant pêche !!! C'est que je n'ai toujours rien attrapé depuis deux semaines. Mais le spot à l'air pas mal. J'ai un bon feeling là, c'est pour ce soir! c'est sûr! Les première touche se font vite sentir mais je rate tout. 2 d'entre nous eux vont sortir deux beaux Piraï. Arghhh!! mais pourquoi eux!!! hmmmm grrr.. allé allé allé.. Ah .. Oh!! ohohohoh et BIM!!!! Piraï pour CLOVIS!!! Hiphiphip. Et un 4eme pêché par Christophe histoire de comblé l'estomac, voilà pour le diner de ce soir. Cette expédition commence vraiment à me plaire Yeees!!!

.Le lendemain nous décampons assez tôt pour rejoindre le camp de base.

Désormais plus aucune trace de vie humaine. La nature et seulement elle.

La route est longue, mais qu'est ce qu'elle est belle!

Toujours les passages perieux qui casse la routine

Pas d'orpailleur dans ce coin donc. Et c'est une nature bien moins craintive donc qui s'offre à nous. D'abord les Tamarins, ces petits singes que l'on aperçoit sauté de branche en branche. Et puis des Toucans, des Aras. Ils étaient déjà là au petit matin.

On en verra très régulièrement passer au dessus de nos têtes prévenant chaque fois de leur arrivé par leur cris très fort et strident.

Et cerise sur le gateau, il broutait dans la mangrove qui borde la fôret, un MAÏPOURI!!! un TAPIR les amis!!! Ce n'est pas une bestiole que l'on rencontre facilement en fôret malgré que tous ayons vécu en guyane quelques années voir plusieurs dizaines d'année, c'est pour les 3/4 d'entres nous une grandes premières de le voir chez lui dans le monde sauvage. Il est effrayé et lutte dans la vase pour réussir à s'enfuir. Faut dire que la bestiole fait 200kg! Photo google car à contempler on en a oublié de sortir l'objectif

Et je peux aussi vous parler des toucans, aigles, divers grand échassier, martin pêcheur et de ces malheureux Hoccos qui feront les frais des talents de chasseur d'Alawaï.


bref nous continuons de naviguer en plein rêve avant d'arrivé au camp de base éclairé des couleurs du crépuscule.

Ce camp est directement orienté sur les fameux mont Tumuc Humac que nous découvrons donc et qui nous donne donc un aperçu de ce qui nous attends.

Ce soir, on varie donc les plaisirs de notre côté avec du gibier. 2 cuisines se confrontent: en Blaff (dans le jus de manioc)pour nos représentants amérindiens et en fricassé pour notre représentant Métro/Créole Christophe. Miam!!

Et après un tel repas, je vous dis bonne nuit. La notre sous les arbres, sous les étoiles, déjà dans un rêve..


Réveil donc! et ça ne chôme pas. Nous laissons une bonne partie des affaires au camps de base histoire d'être plus léger pour affronter la boue et la pente qui nous attendes pendant les prochains kilomètres de marches.

200m de pirogues seulement et nous accostons au pied du sentier.

C'est parti et déjà je me fixe un objectif: celui que Alain puisse allé jusqu'au bout de l'aventure.

Alain du haut de ses 75ans est un personnage incroyable. Et quand vous l'écouter raconter ses périples, vous ne pouvez pas imaginez que c'est une journée de marche qui puisse l'arrêter. En effet mon récit de voyage devient d'un coup anodin à côté de ce grand baroudeur. Le vélo il connait et chaque pays d'amérique du Sud aussi. Voilà et la je vous parle d'un court chapitre de toute sa vie d'aventurier. Y compris en Guyane évidemment. Et de toute façon si l'on veux s'assurer de pisser de rire là haut pas le choix, il faut emmener cet encyclopédie de la blague avec nous. Et pour connaître le dilemme. En fait il est assez particulier. Alain a un problème de coeur. Non pas que celui-ci s'emballe, mais qu'au contraire celui-ci n'arrive plus à monté au dessus de 80 à l'effort. En revanche au repos c'est quasiment du 50. Christopher Froome fait difficilement mieux. Mais bon du coup à l'effort ça ne fait pas assez d'oxygène pour avancer correctement.

On est donc volontaire pour porter son sac et l'accompagné jusqu'au sommet! Un bel objectif donc qui me change de mes ascensions en solo toujours à fond les ballon pour ma simple fierté personnelle.

Et Michel nous l'avais annoncé. C'est boueux! Et l'aventure commence.

La première galère, c'est Dimitri qui en fait les frais sans sac de rando avec pleins de materiel sur le dos. Mais heuresement Alawaï est llà confectionnant en 10min un sac à dos en feuille de palmier.

parait-il qu'à la suite de ça Alawaï aurait été contacté par Channel.

Je vais voir pour la première fois une sangsue, mais aucune n'arrivera à s'accroché à l'un d'entre nous. sinon quelques autres trouvailles

Pour l'instant c'est la forêt, puis quelques rôches comme poussé tout droit du sol font leur apparitions. ça donne une ambiance Indiana Jones à la fôret, à la recherche d'une cité perdu.

Nous atteingons une cascade. Tout le monde s’exécute à son remplissage de gourde et au rincage des pieds, des jambes pour évacuer toute cette boue.

Désormais, le sentier est en pente raid, on attaque le dénivelé.

Arrive alors cette enorme roche de grani sorti de Terre! Lionel m'interpelel car il est tombé sur une dendrobate!

Une belle espèce encore, mais attention pas touche malheureux!! il s'agit juste de l'espèce amphibienne la plus venimeuse du monde. Donc t'as compris: mortelle pour l'homme (c'est à cause des insecte qu'elle mange qui lui produise sa toxine).

Alors peut être était-elle annonciateur d'un mauvais présage? Car à ce moment là précis, je me rends compte d'une petite douleur au niveau du pied droit.. . Tient, j'ai comme un bouton de moustique qui a du s'infecter un peu. Pas grave, on soignera ça une fois là-haut.

Pierre: "une petite photo avec ton ami Michel Clovis?"

Moi: "Bien sûr avec plaisir! tellement content d'être là!"

Et pendant ce temps dans mon pied...


l'aventure commençait alors à prendre un tout autre tournant, sans que je ne m'aperçoive de rien. Un autre Chapitre vient de s'ouvrir..

J290àJ293
J290àJ293
Publié le 29 novembre 2020

Après ce petit stop au pied du rocher, nous repartons cette fois-ci sur une pense bien raide. Et cette douleur au pied semble ne pas s'apaisée.

Profitant des pauses régulières d'Alain dès que son coeurs approche les 80puls/min, j'en profite pour retirer la chaussette et voir la raison de cette gène. Je pensais d'abord à un bouton de moustique que j'aurai pu gratter, mais il n'en ai rien. Il y a bien un bouton de moustique mais qui semble intact, bien qu'un peu gonflé.

Bon on continue l'ascention.

Mais ça commence vraiment à être génant. Maintenant après chaque arrêt la douleur est plus vive lorsqu';il faut repartir. Je ne dis rien, je n'embête personne avec ça et je continue avec Michel et Sébastien de suivre Alain.

Nous sortons enfin de la forêt marchant désormais sur des immenses blocs de granit.

petit à petit le décors s'agrandit. Le soleil commence à chauffer, et alors qu'on s’inquiétait de ces conditions pour Alain, c'est bien moi qui commence vraiment à subir cette chaleur. le pied me fait désormais vraiment mal et je n'ai qu'une hâte c'est d'arriver au camps de base qu'on perce l'abcès qui semble s'être créer et qu'on en finisse. De nouveau je prends sur moi mais je commence quand même à être bien essouffler après chaque pas.

On se permet quand même de bien profiter de cet immensité qui me fait un temps oublier la douleur. C'est un paysage que je n'ai jamais vu auparavant. C'est incroyable. Nous sommes tout au dessus de la canopée et la Guyane que je connaissait plate me paraît désormais valloné.

Nous atteignons le sommet du mont Talwaken. Le panorama est à 360° c'est vraiment un paysage de dingue.

Et plus dingue encore c'est de ce dire que c'est d'ici que naisse tout les cours d'eau que nous empruntons en Guyane. c'est également d'ici que son arrivé le premier Wayana (peuple amérindiens) maintenant installé sur le haut maroni.

Nous ne sommes pas les premiers à passer. Une centaine d';inscription son posé sur la roche à partir des reste des fissures causé par l'érosion. Cette même érosion qui à dessiné cette roche en vague comme de longue coulée de lave qui n'en sont pas.

On reste contemplé un bon moment, mais pour ma part la douleur fini par reprendre le dessus et j'ai hâte de terminer cette marche. Je remarque aussi que j'ai soif, beaucoup soif, tout le temps soif. Ma gorge se déssèche à une vitesse record, je ne sais pas si ça m'étais déjà arriver. Alors je bois des litres et des litres d'eau. Ça avait déjà commencer à être ainsi en bas de la pente.

C'est chose faite après quelques centaines de mètre. Nous venons de rejoindre tous le reste de la trouve arrivé une bonne demi-heure avant nous.

J’installe rapidement mon campement et m'assoit dans mon hamac. Je suis anormalement exténué... Je regarde de nouveau ce petit abcès qui a légèrement grossis, et décidons avec plusieurs avis de le percer. Enfin c'est ce qu'on tentera. Impossible, il est très profond, et je commence à vraiment douiller avec toutes ces tentatives. Par chance nous avons un médecin dans l'équipe, c'est Pierre. Il jette également un coup d’œil mais n'arrive pas à comprendre ce que c'est. En tout cas il se veux très rassurant du fait que c'est très localisé. On applique un peu de Bétadine, quelques pommade. Et il me donne également du doliprane qui va être bien efficace. J'en oublie presque la douleur et profite de ce superbe beau temps avec tout le monde autour cette curieuse table en pierre. Et puis un bon repas du campeur me fais retrouvé un peu d'énergie.

Nous pouvons faire route vers le spot souché de soleil. Déjà paysagistiquement parlant, ça envoie du paté!

Ainsi je ne manque pas le premier coucher de soleil..

..que nous assortirons d'un petit punch, c'est de circonstance.


De nouveau le débat refait surface à propos de mon cas. Les avis sont partagés et changeant. On commence à parler de ver, mais un coup j'en aurai un, un coup non. Christophe semble quand même en être persuadé et va tenter de le faire sortir. Simplement en pressant par en dessous de l'abcès en saisissant le plus de peau. Il espère au moins voir une tête sortir pour en être fixé mais il n'en n'ai rien. Cette tentative réveil de nouveau la douleur abrégeant l'effet du doliprane d'un coup. on rentre au campement et je m'affale dans mon hamac fatigué et souffrant. je prends un doliprane pour la nuit et je m'écroule. Je ne comprends pas bien ce qui m'arrive. Il fait nuit et de temps en temps j'attrape ma frontale tchecker la plaie. Mais rien je ne vois rien bouger, rien sortir. A chaque petit pique de douleur ou chatouillement je regarde mais toujours rien. J'ai poser une grande bouteille d'eau juste à côté de moi car j'ai toujours très soif. Et je m’endors pensant que demain tout sera terminé et que ce n'étais qu'une petite inflammation après une longue journée de marche...

En pleine nuit: Je me réveil! j'ai envie de pisser. Mais je n'ai pas envie de sortir du hamac, je suis trop fatigué et je sens mon pied me faire mal. Finalement l'envie se fait de plus en plus pressente et j'abdique je sors de mon hamac. Et là! mauvaise surprise au moment de poser le pied par terre! Je n'arrive pas à marcher! c'est beaucoup trop douloureux. Mais je lutte et finis par avancer de quelques pas. La jambe se chauffe et j'arrive finalement à atteindre un buisson. (Je ne peux pas pisser n'importe où car là où est mon hamac, l'écoulement de mon urine atteindrait la petite retenu d'eau avec laquelle nous approvisionnons nos bouteilles. )Je galère puis je reviens à mon hamac en sautillant sur un pied sur une pente en montée. Merde merde merde... je bois et je me rendors.

Puis de nouveau réveillé par une envie de pisser. Je ne veux pas y aller mais il n'y a rien a faire. C'est ça où je me pisse dessus. Mais je sais désormais que je vais pas apprécier. Je sautille de nouveau à cloche pied jusqu'au buisson, mais impossible de revenir. J'ai trop mal. Je m'assois par terre et je rampe à l'aide de mes bras. Je finis par atteindre le hamac. Pierre se lève pour me refiler un doliprane. C'est encore bien efficace, la douleur s'atténue et je me rendors.

Et c'est l'Aube, tout le monde par admirer le lever de soleil qui sans la trace d'un seul nuage devrait être magique!!! J'ai dis tous le monde? Oui enfin bien sur non, pas moi. Je suis trop fatigué, j'arrive encore à dormir alors je reste dans le hamac pour me reposer.

Je me lève bien plus tard pour le petit déjeuner. "Je me lève" il faut le dire vite. D'abord je passe ma jambe en dehors du hamac et j'essaie de la faire tomber vers le bas tout doucement. Mais quelques chose m'envahie le mollet, la cheville jusqu'au pied. C'est violent mais après une vingtaine de minute ça devient supportable. Je tente ensuite de poser le pied par terre et même chose. Je dois forcer un peu la douleur au début, puis ça redevient supportable. Petit à petit tout doucement je réalise quelque petit pas, puis de plus en plus grand. ça Y'est je remarche, enfin je me déplace debout. Je prends place au petit dej ou je mange encore bien.

Bien sur autour de moi tout le monde commence à s’inquiéter. Mais on en est encore au stade des blagues à propos de l'amputation ce qui décrit une situation sous contrôle.

L'état de mon pied ce matin? Pas bon, pas bon du tout. L'oedeme s'est généralisé ce qui ne rassure pas Pierre. Il vient d'envahir toute la cheville de chaque coté, le pied à commencé à gonfler et mon mollet doubler de volume jusqu'à sa moitié. Ça lui donne une forme vraiment très bizarre.

Et il y a un gros problème qui ne va pas arranger les choses. C'est mon allérgie. J'ai été déclaré quand j'avais moins d'1 an allergique à l'amoxiciline c'est à dire le premier antibiotique que l'on prescrit à la moindre infection. Nous sommes en possession de plusieurs trousse à pharmacie, mais le seul antibiotique que tout le monde a est bien évidement vous l'avez devinez... l'amoxiciline.

On va tester toute sorte de soin sur mon pied en attendant: Baume de tigre, Huile de Carapas, Eaux bouillante. L'eau bouillant tient. c'est le medecin qui me demande de l'appliqué sur mon pied. La consigne que j'ai? : Trempé un mouchoir dans de l'eau bouillante et l'appliqué aussitôt sur mon pied. Il faut que la douleur soit insupportable pour que ça marche. C'est la consigne et je l'applique. Tout commence vraiment à être dur. Mes secondes deviennent des minutes, mes minutes des heures...

Mais aujourd'hui il est prévu une toute petite rando jusqu'à des cascades. J'ai l'impression de ne plus profiter de rien alors celle ci me semble quand même faisable. Tout le monde me le déconseille mais je m'entête et je descends quand même avec eux. La descente n'est pas simple, ça tire bien sur mon pied,

mais je n'ai pas trouvé ça bien long et ça me fait du bien de pouvoir m'étendre allonger et recevoir quelques rayons de soleil entourée de l'eau qui coule sur cette roche poli. L'endroit est très jolie.

Tous le monde prends son bain, fait sa toilette ce que je comptais faire. Mais l'eau me paraît glacer. En effet depuis hier soir il m'arrive de faire de la fièvre et particulièrement depuis aujourd'hui. Si bien qu'à un moment je n'arrive pas à savoir si je dois aller à l'ombre ou au soleil. au soleil j'ai trop chaud, à l'ombre j'ai trop froid. Mais je me repose, je fais une sieste. Tout le monde mange son pique nique et je sors ma boite de cassoulet. J'ai toujours de l'appetit mais ça sera la dernière fois. En tout cas je reprends toute l'énergie dont j'ai besoin pour remonter au camps.

La montée est beaucoup plus facile que la déscente. ça tire moins sur mon pied et je prends les devants de la marche et arrive vite au camps. mais aussitôt arrivé, je m'affale de nouveaux dans mon hamac où la fatique s'accapare de moi. je m'endore.

Puis j'entends tous le monde installé autour de la table, mais je ne me sens pas les rejoindre. Je les entends se raconté des blagues qui arrivent encore à me faire rire. On passe me voir vérifier l'état de mon pied, et ce n'est toujours pas bon. Cette fois si le pied ressemble à un ballon de baudruche et l'oedeme est monté jusque tout en haut du mollet. Le débat ver ou pas ver resurgit. je continue les soins à l'huile de carapat sensé enquiquiné les bestioles si jamais il devait en avoir une dans mon pied. Mais j'ai mal dans toute la jambe et je ne sens toujours rien de tel s'agité dans celle-ci.

Finalement je les rejoins à table où je ne vais réussir à manger qu'un petit peu. La fièvre et la douleur me font vomir.

Le couché de soleil approche. Avant que tous le monde parte, un des amérindiens décide de m'appliquer de la pomade de la plaie (anciennement le bouton de moustique) et toute la troupe s'en va sauf les 2 compère Alain et Raymond fatigué de la journée qui reste tranquillement assis avec moi autour de la table.

Ils discutent tandis que moi je ne dis plus rien depuis un moment, je ne capte plus grand chose. Parler me fatigue et d'ailleurs écouter les gens aussi. Je suis là immobile le regard fixé.

Il ne se passe pas plus de 10min depuis que tous le monde est partie lorsque je sens comme une gène au niveau de l'abcès. Je pense apercevoir quelque chose d'anormal dedans. Je reste à regarder lorsque tout d'un coup! Je vois sortir une tête. Tel une petite spaguetti qui s'agitte ! C'était donc bien un ver!!!! J'avertis aussitôt Alain et Raymond qui ont du mal à réagir. Je leur demande de m'attraper en urgence une pince mais ils ne savent pas où elle se trouve. Le ver est toujours la tournant sa tète dans tous les sens et je ne peux rien faire pour l'attraper. J'ai peur d'y aller avec les doigts car je sais qu'il rentrera aussi tôt. une grosse partie de son corps semble être resté encore à l'interieur. finalement il me dégote une aiguille mais je n'arrive à rien avec et le ver rerentre dans le pied. Echec. il semble donc bien que la pomade l'est fait sortir. Mais pas de bol, les personnes aptes à m'aider n'étais pas là.

J'attends environs 2h d'abord assis immobile avant de me résigner à rejoindre mon hamac. Puis j'entends enfin des voix. Ils sont de retour. J'ai hate de leur annoncer que je sais enfin ce que j'ai. Et en effet, à l'annonce eux aussi sont soulagé de savoir ce que j'ai. A la description, il s'agirait bien d'un ver macaque. Tous le monde est unanime. Michel, Pierre, Christophe et sébastien sont autour de moi et réfléchisse à la manière de le faire sortir. Il n'y a pas trente six mille solutions, il faut l'étouffer avec de la pomade ou de la vaseline. Mais il font le choix de l'étouffer tout en l’empêchant de sortir avec un pansement. Le but est de le tué et de le retirer tranquillement ensuite en incisant un peu.

Pour ma part je ne réfléchis plus, je les laisse prendre les décisions. Mais dans ma tête, je suis prêt à subir n'importe quel autre souffrance si c'est pour que l'on en finisse enfin. Comme dans les films, je m'attends à mordre un mouchoir dans la bouche et basta!

Sauf que changement de programme dans leur plan d'intervention. Finalement ils décident de ne pas retirer le ver. Ils ont peur qu'après ça la douleur soit trop forte et que je ne puisse plus remarcher pour retourner à la pirogue demain.

Alors on laisse le ver mort à l’intérieur.

Seb vient me voir et m'annonce qu'on partira demain à la première heure. Le medecin Pierre à parler à tous le monde expliquant l'urgence de la situation. On ne peux plus attendre 1 jour de plus. il faut rentrer le plus vite possible. Tout le monde est d'accord pour écourter le voyage. Le plan est de descendre le plus rapidement possible à pied jusqu'à la pirogue puis d'aller au camps de base. De là on charge toute les affaire qui était resté le plus rapidement possible et on descend autant qu'on peut la rivière jusqu'à la tombé de la nuit. Ils ont demandé à Michel si il pouvait conduire de nuit mais ça lui parait trop dangereux. Il faudra donc dormir une nuit de plus et partir à la première heure le lendemain ou en une demi journée Michel pense pouvoir atteindre le premier dispensaire.

Je n'entendrai plus les blagues quotidiennes sur l'amputation, tous le monde semble avoir pris ça très au sérieux.

Je prends mon doliprane et réussi à m'endormir.. avant bien sûr le réveil pipi. Mais là la douleur est encore montée d'un cran. Je n'arrive pas du tout à marché. Il me faudrait beaucoup plus de temps pour y arriver. Je rampe avec mes bras pour faire seulement 2m et je pisse assis par terre. Puis je retourne à mon hamac.

je m'endors et ça recommence. Rebelote je rampe mais cette fois au moment de retourné à mon hamac je dois faire le mouvement de trop et surgit une vive douleur qui m'attaque la jambe. Je ne me retiens pas cette fois-ci et je hurle de douleur. c'est trop fort, je n'arrive pas à la contenir. Christophe et Seb se lève mais ça y'est je suis dans mon hamac et la douleur s'appaise un peu pour redevenir supportable. Je continue aussi de boire, ma gorge s'asèche constament. Je pense que j'ai beaucoup de fièvre, mais je ne sais pas combien.

Et arrive le matin. Je ne mange rien, car rien ne passe. j'ai l'impression que c'est la douleur qui me fait vomir. je dors plus longtemps que tous le monde encore. et je n'ai plus fait aucun sel (caca) depuis 6 jours. Ce qui rend encore la situation inquétante. Je suis vraiment fatigué, mais il faut y aller, il ne faut pas attendre. Je ne peux toujours pas marcher, le pied est encore plus gonflé, même les orteilles s'y mettent. Là le retour à la position debout va être très très long. D'abord je m'assois et on s'occupe de ranger mes affaires. Je ne peux pas le faire. je roule seulement mon duvet. Puis je commence à essayer de me mettre debout. Je pense que cela dure 30 minute jusqu'à ce que je réussisse à faire les premier pas. Et pour cela, pas le choix, il a fallut sans m'arrêter repousser la douleur jusqu'à ce que ma jambe se chauffe à l'effort et me permette de marcher. Mes pas s'e font de plus en plus grands et je suis parti.

Dimitri m'accompagne, il a les consignes de Michel et on part devant, on prend de l'avance. Je demande bien à Dimitri si il a pris beaucoup d'eau car je bois beaucoup. Il me dit oui pas de soucis...

Nous traversons d'abord le dôme de grani avant de s'arrêter à un sommet. Je ne sais pas ce que fou Dimitri mais il semble avoir un problème avec sa cage à oiseau (emmener pour attraper des picolette.. une connerie de guyanais ça encore..) il fait des allé retour et je dois l'attendre sans ombres sur mon rocher. Nous repartons alors et chaque phase d'attente est une torture pour moi car j'ai beaucoup de mal à me remettre en route.

Et puis Dimitri s'arrête de nouveau me disant qu'on doit attendre michel et le groupe ici. Nous somme au sommet (pourquoi etre remonté au sommet je n'en sais rien) et nous attendons. Personne. Je commence à avoir très chaud, alors je bois, je bois. Il se passe une trentaine de minute et je ne me sens pas au mieux. Lorsque un simple petit relachement de ma part et me voilà assi dans ma merde. Oui.. vous l'avez compris, je viens de me chier dessus... J'appel Dimitri, mais il réagit à peine trop occupé à écrire son nom avec les caillous. puis fini par me crié j'arrive... "Bon tu fou quoi?? " - "J'arrive" Je le rappel 5 min plus tard encore mais sans m'arrêter. Crier me met à bout de force mais je donne tout car il pige pas que j'ai un foutu problème. Obligé de lui crié que je me suis chié dessus, que j'ai besoin d'aide, que je veux juste attraper un change mais il en faudra plus que ça pour qu'il vienne enfin m'aider! Finalement il finit par arriver et je dois lui rééxpliquer une fois de plus que je me suis chié dessus. ça le fait presque rire. je me demande si il comprend bien la situation. --' Je me dis "il est débile c'est pas possible!!!" mais là c'est trop gros. Bon finalement il me file un de ses vieux short. Je suis propre mais je lui demande ce qui se passe, pourquoi on attends? Alors il me dit "Attends je vais voir où ils sont et je reviens". Cela va durer 1h encore. Puis il finit par revenir pour m'annoncer qu'il est allé jusqu'au camp de base sans les voirs. Et que donc ils sont devant nous.

Tandis que Dimitri écris son prénom, le groupe avance tranquillement sans nous voir..

Aaaaaargh!!!!! bref nous repartons. Je lutte une nouvelle fois pour remettre ma jambe en route. Mais je suis certains que devant ça trace pour nous rattraper pensant que nous sommes devant. Je demande de l'eau à Dimitri et pour ne rien arrangé, il n'en a plus! "reste calme clovis". Je regarde devant mes pieds et j'avance. C'est tout. le cerveau est déconnécté et j'avance. Je m'aide de batons pour essayé de soulagé mon pied. Je n'ai pas pu mettre de chaussure car je ne rentrai plus dedans. J'ai les sandales de Michel. Mais lorsque nous arrivons dans la forêt, celle -ci n'arrête pas de partir. Je fais parfois des parti pied nus lorsque la pente est trop raide car dans ces moments là elle s'en vont. J'ai soif mais je m'en passe. J'avance, j'avance. C'est long, mais j'essaie de tracer. Je sais qu'Alain a des problèmes cardiaques et que nous pouvons donc rattraper le groupe de derrière. Et j'avais bien vu. J'entends enfin des vois devant. J'essaie de crier. On ne me répond pas tout de suite car on ne pense pas que ça peut etre moi. Je recris une nouvelle fois et on me demande "c'est qui?" Je réponds juste "C'est Clovis, J'ai soif, j'ai besoin d'eau, j'ai soif , j'ai besoin d'eau, améné moi de l'eau" Je vois Michel surpris de nous voir là remonté la pente vers moi avec une bouteille d'eau. Je m'assois aussi tôt. Pendant ce temps, Dimitri se fait engueulé par Michel...

Moi J'ai besoin d'une pause, je suis vidé. Je vais à ce moment là réussir à manger une barre de céréale. j'essaie de la mâché le plus durablement possible en la mastiquant bien petit bout par petit bout car je sais que cela aide à entraîner le système digestif me donnant plus de chance de la digéré. Finalement je pense que j'en digère une partie, mais au moment de reprendre la marche, elle décide finalement de m'abandonner. Mais je me sens mieux quand même du fait d'être réhydrater. Je continue la descente. je vous passe le paysage, à ce moment là il n'y a toujours que mes pieds dans le champs de vision.

Au bout d'un certain temps nous atteignons la cascade où nous retrouvons tous le groupe qui s'est arrêté pour manger, se baigner, de désaltérer. Je vais essayé également de manger. Pierre me sors un genre de poulet au curry que je vais réussir à digérer à moitié cette fois. j'essaie de rester très calme, sans bouger afin que la douleur ne vienne pas me déranger dans ma digestion. C'est vraiment celle-ci qui fait que ça ne passe pas. Pendant ce temps là, Michel, Alawai et Dimitri confectionne un brancard à l'aide de branche solide, d'un pantalon et d'un veste de l'armée. C'est en prévision des passages boueux dans lesquels je ne peux pas marcher.

C'est reparti pour moi, je repars donc devant le groupe en compagnie de mes futurs brancardiers. La pente se fait beaucoup plus douce jusqu'à redevenir plate. C'est alors beaucoup plus facile pour moi de marcher , du moins beaucoup moins douloureux, j'ai moins à tordre la cheville car l'endroit le plus sensible de mon pied se situe près de la maléole.

Et nous arrivons sur les phases de boue. Dimitri et Alawaï commence à m'installer et à me porter sur le brancard. Ils font 50m avant de me reposer au sec. Mais ça n'a pas été facile pour eux. Ils réajuste le brancard qui semblait leur faire assez mal aux épaule en plus d'être mal équilibré. La deuxième tentative sera meilleurs même si à un moment Michel prend le relais de Dimitri qui a tout donné (Je le pardonne pour avant^^). Puis il me redépose au sec. La prochaine partie est vraiment trop longue. Ils ne peuvent pas me porter sur toute la distance c'est vraiment dur pour eux. Alors ils ont l'idée d'ouvrir un chemin hors du sentier, là où il n'y a pas de boue. La forêt est bien dense mais Michel arrive à dégager le chemin avec sa machette. Je le suis de prêt derrière à pied donc. De temps en temps ils s'appellent en hululent tel des chouettes pour se repéré par rapport au chemin boueux. Alawaï emprunte se dernier chemin pour nous orienter sur la bonne direction. Puis nous réussissons ainsi à éviter une bonne partie de la boue avant de recroiser le bon chemin. Normalement ça serait la dernière étape. J'espère car je n'en peu plus. Mine de rien, le changement de phase debout, en marche, assis, allongé m'épuise, me fatigue, me font mal, me mette à bout. J'espère vraiment que c'est la fin. Je m'installe de nouveau sur le brancard porter par Alawaï et Michel. Michel annonce 500m. Les deux sont à la lutte, je sais qu'il donne tout et je les vois s'arracher pour ne pas poser le brancard et aller jusqu'au bout.

Et a travers les arbres, m’apparaît de l'eau, le fleuve, ça y'est on arrive! oui je vois le bout. Michel et Alawaï peuvent enfin me posé. A se moment là je m'écroule en larme. Des larmes de joies. Je l'ai fait, on l'a fait! Le reste du groupe arrive exactement en même temps. Ainsi nous n'attendons personnes et montons dans la pirogue. J'en ai fait des randonnées, des ascensions à 5000m, des trails de + de 80km, mais c'est bien ces 14km qui auront été les plus dure de ma vie. Espérons que ça le reste ;p

Quel soulagement même si je sais que le calvaire n'est pas encore fini. Désormais je peux souffrir, avoir mal, mais ça ne m’empêchera pas de me rapprocher de la sortie de secours puisque la pirogue elle, elle continuera d'avancer.

On surveille les signes qui annoncerait que ça tourne mal (notament ceux de la gangrène). Mais les gas se veulent rassurant: "Au moindre signe de dégradation, on s'arrête, on taille ce qu'il faut pour faire venir un hélico". On a tous ce qu'il faut pour ça. le téléhphone satellite ainsi que la tronceneuse, les machettes (pour les arbres! pas pour mon pied!!). Donc paré à toute éventualité.

Comme prévu, le groupe pli le camps de base en mode express. Je suis impressionné. Et nous filons sur la route. Il devait être 16h quand nous avons quitté le camps de base et Michel va réussir à bien avancer pendant toute la partie jour.

Malgré mon calvaire, l’expédition m'offre encore sont lots de surprise qui arrive à m'emerveiller et à ne pas me faire regretter cette aventure. Ainsi toute cette fin de journée, nous tombons sur une dizaine de Cabiai qui chill au bord de la rive.














Nous passons à 1 m de l'un d'entre eux en épreuve natation mais l'image qui restera sera cette Maman accompagné de ces trois petits qui sans craintes fixe d'un air étonné notre pirogue. Quant au Aras et Toucan, ils paradent toujours au dessus de nos têtes. Les amérindiens nous montre également un Caïman qu'ils ont repéré. L'équipe à demandé à ce qu'on ne chasse pas la viande de bois tel que les mammifères observés mais pour ce qui est du Caïman, tous le monde s'impatiente de pouvoir y goûté.

Et la nuit tombe. Meilleur moment pour la chasse. assez rapidement grâce au faisceau de la frontale, les yeux rouge des Caïmans sont repérés et Alawaï n'en manquera pas un seul. Pas grand monde à bord n'en avais déjà vu autant et d'aussi gros. Ainsi nous arrêtons les prises au 7ème. A savoir qu'ici heureusement il n'y a que 5/6 expéditions par an et que toute ne leur font pas défaut. Nous ne voulions pas autant de Caïman mais les 4 amérindiens présent comptais offrir ça dans leur famille, leur village.

Je commence à avoir très froid et beaucoup de fièvre. Mais ça y'est la pirogue s'arrête. Nous venons d'arriver. Tous le monde me prépare mon campement et on me porte jusqu'à mon hamac.

Et puis je demande mon duvet.. pas de réponse, je redemande et alors tout le monde se met à le chercher. Introuvable. Je suis fatigué et je me laisse emporté, je m'énerve alors que tout le monde fait de son mieux, que tous le monde met du sien pour me ramener. Je sais que ce n'est facile pour personnes du fait d'avoir aussi à se répartir toutes mes affaires à porter, alors si il y a eu un peu de perte, je dois être indulgent. Car en effet, c'est en fait Dimitri qui l'aurait oublié en déposant le sac à un moment. Il faut dire que l'on était deux à ne pas pouvoir porter notre sac, et que la phase de brancard privait de nouveau deux personnes de pouvoir porter leur sac. Il fallait donc porter le sac de 4 personnes. Certain comme Dimitri et Christophe on fait des allé retour en courant pour récupéré les affaires qu'ils n'arrivaient pas à porter.

Mais bon je m'énerve aussi contre cette poisse qui continue. Une seul affaire de perdu, il faut que ce soit mon duvet^^. Heureusement Michel me passe une bonne couverture pour la nuit et elle fera en effet largement l'affaire.

Le Caïman est prêt et son goût tellement bon que j'arrive à en manger de bon morceau. Le kwak(manioc) en revanche passera difficilement. Mais j'ai eu de quoi reprendre un peu de force.

Nouvelle nuit en Hamac. Toujours pareil, je me réveil dans la nuit pour pisser. Je me laisse tomber de mon Hamac et fais mon affaire, mais lorsque je tente de remonter, survient violament une vive douleur dans tout mon mollet. J'ai l'impression qu'il vient de péter, de se déchirer!Je contient ma douleur et hurle intérieurement. Mais ça dure très longtemps. Même allongé c'est peut être 10/20 min mais j'ai l'impression que ça dure tout une heure. Mais je pense être tellement exténué que j'arrive quand même à me rendormir.

Au réveil, la douleur dans le mollet est très présente. Cette fois-ci il m'est absolument impossible d'orienter de descendre ma jambe. Je dois la laisser allongé à l'horizontale car à la verticale la douleur est insupportable. Je ne peux plus marcher, je ne peux plus essayer de marcher. On décampe rapidement, je ne vais rien réussir à mangé. On me porte allongé jusqu'à la Pirogue où l'on m'a préparé un lit douillé à l'arrière à l'abri du vent. Le matin c'est parfait. Je sens la fièvre, mais je suis bien sous mes couvertures.

Mais il y a 7h de pirogue à faire encore et le soleil commence à taper. Le temps me parait alors se rallonger. J'ai très chaud et j'ai l'impression de ne jamais voir le bout. Ne pouvant plus me lever pour uriner, j'ai avec moi un urinoir fait maison qui n'est autre qu'une bouteille en plastique. Beaucoup plus simple.

Mais après des sauts qui m'auront bien trempé, arrive les premiers villages, le gros saut d'Antecum Pata et puis enfin, enfin!!!! le village de Taluen!!!!!! Je lâche de nouveau mes larmes. enfin arriver...

On part me chercher un fauteuil, un brancard ou une voiture, mais il revienne avec l'infirmière. Il n'ont rien pour me transporter alors elle a emmener ses machines pourprendre mes constantes dans la pirogue. Il n'y a pas de médecin ici et il faut donc que je rejoigne la ville de Maripasoula à 1h de pirogue plus bas. L'infirmière est en contact avec le médecin qui lui demande d'abord de me transfusé. Les constantes ne sont pas terrible pour le moment. En effet la tension est trop basse, j'ai 39 de fièvre et surtout je fais de la Tachycardie. On pourrait aussi parler de mon pipi rouge, du fait que je n'ai pas de sels depuis 7 jours, de mes ganglions enflammés et de ma jambe dont le gonflement, l'oedeme à maintenant atteint le bas de la cuisse.

le ballon de baudruche

Mais en ce qui concerne mon état apparent, je me sens beaucoup mieux. Je suis parfaitement conscient et je pense que la simple joie d'être enfin arrivé me redonne du peps. J'en oublie la douleur, j'ai le sourire.

Les gas me portent donc jusqu'à l'infirmerie ou je suis transfusé pour être réhydraté et sous antibiotique.

Rapidement les chiffres sont meilleurs, et 1h plus tard je reprends la pirogues abandonnant toute l'équipe ici. C'est un jeune que je connaissais d'Elaé qui m’emmène et Michel prêtera l'une de ces autre pirogues. le trajet ne me parais pas très long finalement et j'arrive au degrad ou un médecin m'attend dans le berlinguo (ambulance local). Et nous voilà au centre hospitalier.

A partir de là, la tendance s'inverse et mon état ne va faire que s'améliorer, même si il me faudra du temps pour retrouver toutes mes capacités. Les galères ne sont pas finis, mais c'est anodin en comparaison de ce que je viens de vivre.


à très vite pour ce qui sera la fin d'une aventure, d'un chapitre, d'une histoire, d'un voyage...

J293àJ307
J293àJ307
Publié le 29 novembre 2020

Le 29 Août à 19h30 j'ai mon avion qui quitte Cayenne pour Paris et qui annoncerait donc la fin d'un voyage .Oui j'ai mariage le 1er Septembre (pas le miens hein!). L'histoire d'une promesse, celle de répondre présent le plus beau jour de la vie d'une de mes 3 drôles de dame, Hanna

Faut dire qu'Hanna a été très forte d'anticipation. Nous annonçant cela 1 an et demi plus tôt, j'ai pas pensé que je pouvais peut être avoir voyage ce jour là et être indisponible 😅

Alors c'est vrai, des fois je t'ai hais Hanna.. surtout lorsque je dépliait ma grande carte d'Amérique centrale, avec mon marqueur je planifiais les étapes, la durée et je butais toujours sur ce putain de 1er Septembre qui m'obligeait de temps à autre à écourter un séjour.

Mais me voilà aujourd'hui à Maripasoula, allongé sur le lit, le médecin sort le scalpel, et c'est parti, voyons ce qu'il y avait là-dedans! Alors là d'accord, je béni (les pires galères vous ferait presque redevenir croyant) Hanna de mettre fin enfin à cette incroyable aventure qui fut finalement tant qu'assez longue pour mon corps et mon esprit 😀 et qu'elle excitation que de savoir qu'à la descente de l'avion je vais replongé aussitôt dans un bonheur sans mesure en compagnie des amis!!! parce que la le bonheur, il se fout de ma gueule pour l'instant. On m'a pas vendu ça moi!!

Alors Merci ma belle, t'as bien organisé ça, comme toujours! ❤


Alors j'en été où? Ah oui, sur le lit d’hôpital. Bien évidement j'ai reçu deux petites piqûres anesthésie avant d'être charcuté. Je vais regarder faire avec curiosité. Et j'avoue être un peu déçu. Mais peut être pas autant que le médecin et l’infirmière. En effet, pas vraiment de verre à retirer, enfin ce qu'il en reste. Je crois qu'il a pas aimé les 15km de marche en forêt privé d'oxygène. Du coup on en sort un truc qui a du mal a tenir en un seul morceau et qui ne ressemble en rien à un ver. Je vois bien le regard dépité du médecin qui comptais ajouter un ver de plus à sa formidable collection qu'il ne manquera pas de me faire découvrir.

Une fois propre/nickel, le médecin m'enfonce dans le trou une mèche (sorte de compresse) où à chaque centimètre de plus d'ajouter je m'entends dire "Oh la vache" , "Oh la vache", "Oh mais la vache!!!!!" Il y avait de la surface habitable là-dedans! Mais c'est ce que j'avais cru comprendre lorsque je le voyait opéré avec une lampe frontale.

Et puis on me range dans une chambre, sur un lit accroché à mes perfusions.

La commence 2 journée encore un peu dure mais que je relativise nettement en comparaison des jours d'avant. Il faut en rire et je n'en veux à personne du personnel médicale pour les conditions un peu rude de l’hôpital.

Bon on va peut être appelé les parents et envoyé des messages aux potes qui demande des nouvelles et qui s’inquiète.

Voilà c'est fait. Mais je ne pensais pas que ça les rendrait encore plus inquiets 😑 Bon on va poser le téléphone.😂

Ainsi nous sommes dans un semi hôpital/dispensaire, mais avec pas mal de lit quand même. La première chose qui va être un peu dure c'est la nourriture.. Non c'est pas qu'elle n'est pas bonne, c'est qu'il n'y en a pas.. 😫. Le premier soir le médecin m'annonce donc ça et me dit que pour ce soir il ira me trouver quelques chose. Ce qu'il fera, mais malheureusement il va me ramener une soupe chinoise chose qu'il m'est impossible de digérer dans mon Etat. J'en mange une bouché et terminé. Je m’endors ainsi, après une bonne journée sans manger.

Pendant 3 jours je garde de la fièvre. Ainsi ma première nuit et les nuit qui suivrons c'est toujours trempé que je me réveil. Je transpire toujours énormément.

Et arrive donc Dimanche. Dimanche, c'est 2 médecin, 1 infirmier, et 4 urgences dans la journée. On me change rapidement mon pansement et mes perfusions le matin, ensuite je ne verrai plus personne. Je suis toujours dans mes draps trempés, je n'ai toujours pas à manger, mais personne ne passera. Pas de quoi prévenir le personnel, et vient mes premier sel (8 jours sans). là assis sur mon trône je cris, mais personne. Je vais crier autant que je peux jusqu'à ce qu'un garde de sécurité énerve vienne m'engueuler de tout ce bazard mais peu importe, je peux lui demandé du simple papier toilette. 40min que j'attendais qu'on m'en apporte. Je rerampe ensuite jusqu'à mon lit et tente de dormir parce qu'il n'y a que ça à faire. Personne. Finalement un infirmier passe me changer une nouvelle fois la transfu en fin d'aprem. Je lui dis rapidement que j'ai faim (enfin), mais il ne peux rien faire pour moi, il s'en excuse. Apparemment ils enchaînent les urgences et en effet j'entends ce jour là l'hélicoptère atterrir 3 fois. Alors tant pis pour la bouffe, il y a quand même bien plus important. Je mangerai mieux demain. J'essaie quand même de passer des coup de files sur le haut maroni pour savoir si quelqu'un connait quelqu'un qui redescendrait et pourrait m'apporter un peu à manger. Finalement aucune pirogue ne fait le trajet aujourd'hui. c'était la fête à Taluen, tous le monde est encore là-bas.

Le soir les urgences ce calme, une nouvelle infirmière passe pendant la nuit, je lui redemande un petit truc à manger mais elle ne me répondra même pas. Elle change ma perfu, et s'en va. Je comprends que celle-là est à bout, et s'en va la semaine prochaine. Elle fait donc encore son taf et rien de plus. Comment lui en vouloir de nouveau avec ce que l'on sait de leur condition de travail.

Ce soir personne n'est venu me changer les draps. me rendors dans mes draps trempé et puant. je ne sens pas une odeur de transpi, mais pire!!! ça fouette vraiment! Mais je dors bien.

Le lendemain deux nouvelles infirmières viennent s'occupé de mois. Et là commence une nouvelle journée! Déjà elles sont hyper cool! Avec la patate! elle apprenne que je n'ai rien mangé depuis 3jours et semble scandalisé! Elle file direct m'acheter une part de pizza et plein d'autre trucs. Elles reviennent assez vite et la pizza ne fera pas long-feu.

ça y'est enfin je mange, enfin je retrouve de l’appétit! Ma jambe à ce moment là est toujours bien gonflé, j'ai encore pas mal de fièvre mais je ne voyais pas comment cela pouvait aller mieux sans manger. Tout devrais aller mieux désormais.

Dans l'après midi, les 4 médecins de l’hôpital débarquent étudier mon cas. Bon ils ont pas l'air convaincu. Le problème c'est que j'ai toujours une putain de patate sur la jambe^^. Ils vont attendre encore une journée.. Je leur reparle de mon problème de repas, que je ne connais personne ici. Un medecin va de nouveau avoir la gentillesse d'aller me chercher à manger.

Mais arrive en fin d'aprem une très belle surprise! Jeannine la femme de Michel avec leur jolie Alema! Elle repart me préparer une bonne soupe (pas chinoise, une vrai soupe) qu'elles me ramènent le soir. Hmmmmm un délice!!! la soupe me semblait énorme mais tellement bonne que je n'en laisse pas une miette. Alema me tient compagnie, elle est géniale cette petite! plein de question, plein d'histoire drôle! On se marre bien comme lorsqu'elle me raconte l'histoire de son singe... qui de temps à autre quittait la maison pour débarquer dans sa classe d'école et foutre le saccage! Faut dire que la-bas il était heureux, il y avait plein de crayon de couleur et Alema lui ayant appris à dessiner avec, il en a fait son bonheur. Si seulement il ne s'amusait pas à tous les casser à la fin. A pui à l'école il y a un frigo. Mais ça aussi il a appris à l'ouvrir. Il ouvrait toute les poignée. Elle m'explique donc l'état de la classe quand il l'a découvrait au petit matin.. jusqu'au jour ou la police débarquait chez eux, et ou Michel recevait une main courante de l'école pour sacage 😂 faut dire qu'il y avait pas trop de doute sur le coupable.. Bref, le genre d'histoire que tu ne peux entendre qu'ici en Guyane ^^

Visite qui fait tellement plaisir!!

Aujourd'hui on m'a changer tous les draps, je m’endors au sec!

Et nous voilà Mardi, j'ai encore pas mal à manger de tous ce que m'ont ramené Jeannine et Alema. Un vrai petit dej! Elle doit repasser ce midi, mais débarque dans ma chambre de nouveau tous les médecins. Ils constatent de nouveau que ma jambe ne dégonfle pas ce qui pourrait s'expliqué par les antibios que je prends qui ne sont pas les meilleurs, mais allergie oblige... Peut être une petite amélioration mais ils n'en sont pas sûr et un peu inquiet. Alors ils prennent la décision de me rapatrier à Cayenne. Ils ont peur que les tendons soient également infecté.

Départ prévu dès que possible en Hélico. Je suis un peu triste car j'ai peur de ne pas revoir mes amis censé arriver aujourd'hui..😥 Et une heure après me voilà sur le tarmac. Et en effet j'apprends plus tard que Clémence, Emiliano, Jeannine et Alema me rateront d'une heure, tout comme ceux qui m'accompagnais dans l'expédition. Dommage.. Mon empreinte carbone va en prendre un coup c'est sûr!! mais tant pis pour mon grade d'écolo c'est pas ma faute (si?), profitons, profitons!!!! C'est pas tous les jour que je prends l'hélico. Important de varié les plaisir, varié ses modes de transports..

Confort grand luxe à l’intérieur de l'hélico du Samu. Tout cuir, les deux pilotes sorti d'un film vieux d'aventure, et c'est parti pour une traversé de la Guyane au plus près de la canopée!

On passe à flanc de colline, vraiment top. Je redresse la tête comme je peux et me tourne de temps en temps en arrière, c'est magique!!!

On s'arrête à Saul prendre un passager. Le village est vraiment planté en plein milieu de la pampa, rien d'autre autour que de la forêt! je serais bien déscendu visiter mais bon.. une prochaine fois..

Et on repars direction Cayenne.

Arriver sur le toit de l'hopital (Sur-stylé) on passe par des petits couloirs, ça va dans tous les sens et on me dépose dans mon brancard avec tous les cas d'urgence. Et c'est l'attente. Je ne m'éternise pas sur la journée à Cayenne, je n'ai fait qu'attendre. Un rapide diagnostique me renvoie même chez moi, j'aurai juste quelques radio à faire en semaine. Ce qui n'est pas plus mal vu le bordel et l'attente que ça semble être ici. Enfin chez moi? Mais j'habite pas ici.. Bon il va falloir que je passe un coup de file à la coloc .. "Allo Pierre.. ??"

Ahah le pauvre Pierre. En ce moment il est débordé de boulot mais on ne peux pas dire que je lui laisse le choix à chacun de mes coup de file "ouai alors là je suis en vélo, je suis parti de Floride et j'arrive à Cayenne. Tu penses que je peux squatter chez vous?"

et aujourd'hui: "... ouai alors voilà je sors de l’hôpital là, Je peux pas marcher, une histoire de ver macaque et de jambe infecté, je te raconterai! Je viens d'être rapatrié en hélico et il ne me garde pas, j'aurai des soins infirmier à domicile. Tu penses que je peux squatter chez vous?"

Et quelle bonheur de retrouver des gens. La coloc du bonheur comme depuis que je la connais. Et puis je règle vite le problème d'infirmier puisqu'il y a Boris. Tous se combine parfaitement! je reste 10 jours ici. Je suis presque gêné, on me fait à manger tous les jours tandis je reste allongé toute la journée telle une grosse feignasse

Et puis 2 jours après être arrivé, voilà ma jambe qui dégonfle enfin!

Je retourne à l’hôpital pour la radio, rien à signaler, je n'ai plus de fièvre ou très peu, ça y'est la phase de guérison est bien entamé!

4 jours plus tard, je vais même commencer à me mettre debout. 6 jours plus tard, je peux monter les escaliers jusqu'à ma chambre tout seul (c'est les autres qui m'y portait jusqu'à présent)

Enfin voilà je sais que la guérison sera longue mais en bonne voie...

Je m'habitue à mes matinées changement de pansement et de Boris qui m'enfonce une mèche de pensement dans le trou du pied et qui me dit à chaque fois "Tu m'arrêtes quand c'est insupportable!" J'adore ce moment.. --'

Enfin voilà 10 jours pendant lesquels je tente de gérer mon rapatriement en France. Et alors là il faut que je vous raconte:

Parce que j'ai une assurance, oui oui! (bon je l'ai pas tout le temps eu mais bon pendant une transat est ce que j'en avais besoin. Si? ..)

Et donc cette assurance on l'a prévenu depuis mon premier jour d’hôpital que le 29 Août j'ai un avion et qu'il allait falloir gérer l'assistance médicale pour pouvoir le prendre.

Mis à part qu'ils sont souvent en décalage sur tout, l'organisation du départ se prépare. La veille on en convient tous les détails: ils ont l'adresse où venir me chercher, mon billet d'avion, Ils m'envoie un taxi ambulance me disent-ils pour l’aéroport. Quant à l'assistance médical une fois la-bas, ça semble compliqué pour eux de le gérer alors je m'en occupe.

J'ai pas intérêt à le louper ce vol sinon il y en a une qui va faire la gueule #mariage

Et donc ce 29 Août. Il reste encore mon package vélo à faire, c'est Benj qui me promène à la recherche d'un carton, cette fois-ci trouver dans une poubelle. Je suis rodé, j'ai le cellophane, le scotch d'emballage. Je galère un peu à l'emballé assis par terre, mais c'est finalement chose faite. le sac est prêt. J'attends..

J'attends...

J'attends...

"Il est quel heure? 17h50? bon je vais attendre un peu.."

"J'attends"..

Bon je ferais peut être mieux d'appeler là!

Ah mais le téléphone sonne, c'est l'assurance, l'ambulance doit être arrivé! ✌

'Allo"

"Oui bonjour Mr Leroux, voilà, c'est moi qui vient de reprendre votre dossier en main, alors j'avais besoins de voir plusieurs chose avec vous, tout d'abord quand est ce qu'à lieu votre voyage?"

Moi: 🤨 "euh... de quel voyage on parle là?"

L'assureur: "Et bien votre trajet Cayenne Paris, quel jour a t-il lieu?"

Moi: "Mais dans 2h!!!!!!!!!!! l'avion décolle dans 2h, je dois partir à l'aéroport tout de suite! "

L'assureur: " Ah, alors hmmm cela me parait compliqué, a combien de temps est l’aéroport? hmmm d'accord, alors je suis désolé, je ne vais pas avoir le temps de vous réserver une ambulance, la procédure est trop longue, non le mieux est que vous contactiez directement un Taxi, et demander bien la facture

Moi: 😱 "ALERTE GENERALE!!!!

Tous le monde est sur son téléphone à tenter de contacter un taxi...

Finalement j'en trouve un, mais pas sur qu'il arrive a temps. Pierre le sent pas du tout, on annule le Taxi, Pierre va m'emmener. Nous voilà donc avec Pierre et Soichi qui à l'originie devait prendre un cour de conduite de voiture manuel à tracer en direction de l'aeroport.

On descend en vitesse, je regarde ma montre, c'est bon on est dans les temps. L'enregistrement ferme dans 20min.

Arrivé à l'enregistrement: FERME 🤬 "ARGHHHHHH!!!!!" "L'heure a été modifié c'était marqué sur votre billet éléctronique"

moi: "Mais connard!!! j'ai pas de billet electronique car l'assistance medical et le changement de siège que j'ai fait par téléphone à provoquer une erreur et votre site de merde qui ne voulait pas que j'imprime mon billet!!!

"On ne peux rien faire pour vous, allez voir à l'agence"

Problème, d'autre ce sont fait avoir avec le changement d'heure, l'agence est pleine. Mais je passe devant tout le monde à l'agence, je fais un scandale, un peu de cinema avec ma jambe en vrac, et on fini par m'accorder un peu d'attention. Finalement après une longue négociation (j'ai beaucoup pleuré), on arrive à un accord. J'ai le droit de partir mais sans mes bagages.

Pierre vient de garer la voiture, il débarque dans le hall, je lui donne mon vélo et mon sac de voyage. Les enrevoir sont express, on me pause enfin dans un fauteuil roulant (j'ai encore mal à me tenir trop longtemps debout). C'est la panique!! Et là improbable, Michel (mon ami et notre guide de l'expédition) est là avec sa femme Jeannine Je n'ai pas trop le temps de lui parler, et je ne décide pas de grand chose puisque c'est un employé qui me pousse. On s'échange rapidement quelque mots, mais je pense leur avoir fait peur lorsqu'ils ont du me voir dans le fauteuil ^^. Mais pas le temps, direction l'embarquement! mais vite arrêter à la douane. J'ai toujours pas mon billet, seulement ma preuve d'achat. Il refuse de me laissé passé. Mais une fille de l'agence finit par venir à notre secours avec mon billet. ça y est le plus dure est passé.

J'arrive en salle d'embarquement mais je n'y reste pas 2 minutes. C'est déjà l'heure d'embarqué. installé en 1ère classe on est pas mal. Enfin je ne vais pas dormir du vol car impossible de caler mon pied sans qu'il ne me fasse mal. mais bon je sais enfin une chose, c'est que je ne vais pas louper ce mariage... ouf😪 et non il ne vas rien arriver à l'avion! ça va bien oui!

L'avion atterrie, à la descente pas d’assistance médicale 😑 je marche, mais ça va. Et je suis vite sorti, il est 9h. je m'assois là où je peux

Je reçois un message, c'est la compagnie de taxi. J'appel, il est sur la route, étonné que je sois déjà sorti (Et oui, sans bagages ça va beaucoup plus vite...)

Bref arrive Mohamed un type bien sympa, il était pas au courant non plus pour l'assistance médical. Donc pas de fauteuil. Peu importe la voiture n'est pas loin. Je lui demande quand même s'il va bien aux sables, mais pas de mauvaise blague cette fois. il y va bien. Route pour la maison! 🚗

5h plus tard me voilà au Moulin Moizeau. à Ste Foy. Ils ont entendu la voiture, toute la famille est là dehors. ça fait vraiment plaisir 😀 . Je n'ai pas beaucoup de mot pour se moment, juste hyper content! Encore une fois quel merveilleux voyage se fut. 🤩

Ce soir là je suis couché à 8h.. 😴

Grasse mat le lendemain, je suis épuisé, épuisé de tout.. Mais tellement content. Je reçois un message de Mayra sur facebook, Mayra je l'ai rencontré avec toute sa famille au Mexique à Izamal. Elle m'a sortie de la rue! comme dirait l'autre, alors qu'il faisait nuit et que je ne trouvais aucun endroit ou dormir. Elle lorsqu'elle me recontacte elle se sent le besoin de me repréciser qui elle est, de peur que je les ai déjà oublier. Mais en vérité, il y a bien une chose dont je vais me rappeler une bonne partie de ma vie, ce sont toutes ces rencontres et ces moments forts passer avec chacun. Je ne suis pas prêt d'oublier tout ça. Mais oui, je sais que ça va être difficile de rester en contact avec tous le monde. Et quel fut pas mon plaisir quand j'ai vu son message!

Nouvelle nuit... et on se retrouve le 1er Septembre!!! et le 1er Septembre il y a quoi? Oui.. c'est effectivement la journée mondiale de la barbe, mais c'est pas là que je voulais en venir.. Non aujourd'hui on s'en va marier notre belle Hanna!!! avec son namoureux Loïc.

Mon pote Valentin débarque avec le van. On charge le fauteuil (ma courte vie d'handicapé♿) et c'est tipart!!!

Arriver à la mairie des Sables, on y est ! Voilà donc enfin le moment pour lequel est m'a fait ̶c̶h̶i̶e̶r̶ chialer.

Et il a dit oui! et elle avait dit oui aussi avant du coup c'est tout bon! popopop!!

                      VIVE LES MARIÉS!!!!!  👰🏼🤵🏻    👏🏼


Allé à l'apéro maintenant!!! Comment ça je peux pas boire une bière à cause de mes antibio? Et ben je prendrai pas mes antibios voilà!!! Problème résolu on y retourne!!!!!



Et ainsi ce tourne une page... Maintenant le plan c'est d'abord de guérir. Je n'ai plus qu'un oedeme localisé au niveau de la cheville qui ne grossi pas et que ne reduira pas tant que la plaie ne se sera pas refermè. Le trou est assez profond donc ça met beaucoup de temps. On peux espérer que ça se referme mi-octobre ce qui me permettrai de retourner à l'eau et que je récupère toutes mes fonctions en novembre ce qui me permettrai de courir. Mais petit à petit je regagne en énergie et en force aussi, ça fait plaisir J'en avais perdu beaucoup perdu. , Quant aux projets, ils n'en manque pas! mais on va voir ça au fur et à mesure. Enfin assez rapidement finalement parce que j'ai raté une info sur pôle emploi. Bon ben il fallait que je m'inscrive le 31 Août. Et pas le 3 Septembre..

On verra ce que ça donne, et sinon si, il y a bien un petit projet personnel en cours qui pourrait bien se concrétiser en équipe, qui se passerai dans mon bled entre mer et marais, debout sur une planche. Affaire à suivre...


Ah oui et...

Je viens de réaliser un rêve... plusieurs rêves, alors 

MERCI, GRACIAS, THANK YOU, OBRIGADO