Rocca Sparvièra rocher des éperviers, village en ruine à 1100 mètres d'altitude il surplombe la vallée du Paillon à l’Est, les gorges de la Vésubie à l’Ouest, lieu rempli d'histoires et de légendes.
Du 17 au 19 janvier 2022
3 jours
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Rocca Sparvièra ou "Rocher des Eperviers", village en ruine juché à 1100 mètres d'altitude il surplombe la vallée du Paillon à l’Est (torrent fougueux mais souvent paisible, il baigne rarement Nice car la plupart du temps il est asséché) et les gorges de la Vésubie à l’Ouest, lieu de désolation depuis la tempête historique. Je foulerai ce lieu rempli d'histoires et de légendes pendant trois jours depuis Lucéram (400 mètres d'altitude), castrum romain ce petit bourg coincé au coeur du haut pays niçois est devenu une incontournable cité touristique. Il me faudra atteindre depuis le village les crêtes oscillantes entre 1000 mètres et 1500 mètres d'altitude en franchissant le Col de l'Autaret (1240 mètres), grimper Roccasièrra (1501 mètres), belvédère rocheux offrant un panorama grandiose sur les alpes maritimes françaises et italiennes pour rejoindre Rocca Sparvièra village fantôme perché juste au-dessus du col Saint Michel, il est le passage obligé du circuit des trois chapelles. Vous en saurez plus lorsque je planterai ma tente dans ce lieu mythique et quelque peu sinistre.


Mon périple se poursuivra sur les crêtes du Férion en passant par le col du Dragon et la chapelle Saint-Michel entourée de cèdres plusieurs fois centenaires plantés dans un décor digne de la Belle au Bois Dormant ou du film Le Hobbit (c'est selon votre perception lorsque je publierai les photos), voyage caressant à la fois le fantastique et l'inquiétant. C'est un lieu hors du commun où votre imagination peut vous jouer des tours magiques ou effrayants.

Le décor de la deuxième nuit sera celui des ruines de Chateauneuf Villevieille (un autre castrum novum de l'ancien comté de Nice ) perchées entre mer et montagne non loin du Mont Macaron (806 mètres) crête aérienne et lieu panoramique où certains jours par temps exceptionnellement clair on peut apercevoir la Corse et presque la toucher en étirant votre main vers elle.

De là, je rejoindrai in fine Saint André de la Roche mon village presque natal où Lamartine y écrit quelques vers.

En effet, le grand poète LAMARTINE serait venu, accompagné d’une belle amie de passage. On dit qu’il y planta le figuier dont les branches crochues s’accrochent encore au rocher et on lui attribue ces vers :


"Ici dans les flancs creux d’un rocher qui surplombe

S’ouvre une grotte obscure, un nid où la colombe aime à gémir d’amour

La vigne, le figuier, les ronces la tapissent

Et les rayons du ciel qui lentement s’y glissent y mesurent le jour

La nuit et la fraîcheur de ces ombres discrètes conservent plus longtemps aux pâles violettes leurs timides couleurs

Une source plaintive en habite la voûte et semble sur vos fronts distiller goutte à goutte des accords et des pleurs."

En effet au nord de Saint André de la Roche se situe une grotte naturelle qui servait au XIXième siècle de villégiature aux bourgeois de la ville en mal de campagne grâce à ses voûtes féériques et son coin de rafraichissement. Appelée aussi la Fuon Cauda, elle a une très grande teneur en calcaire.

Si le coeur vous en dit, suivez-moi ! Départ lundi prochain.