Carnet de voyage

Aruba - Saison 9 (hiver 23-24)

7 étapes
5 commentaires
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10ème hiver de voyage sur notre voilier Lambarena. De longs travaux à faire au chantier à Aruba avant de poursuivre notre voyage qui doit s'achever au Guatemala.
Du 17 octobre 2023 au 24 mars 2024
160 jours
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Aruba, une petite île perdue au sud de la Caraïbe

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Après un été bien occupé en Bretagne, nous reprenons notre vie de nomades des mers et repartons vers Aruba où nous avons laissé notre bateau bien au sec et en sécurité au chantier Varadero.

Vendredi 17 novembre 2023 : top départ de la saison 9. 

Escale à Amsterdam et visite de la ville

Nous prenons un vol de Brest vers Amsterdam via Paris. Petite nuit pour être à l'aéroport vers 4h du matin. Nous emportons 100 kilos de bagages : tout le matériel nécessaire aux travaux à faire sur le bateau. Nous avons réservé un hôtel dans la zone de l'aéroport (Ibis budget) pour deux nuits à Amsterdam afin de visiter la ville. Une navette nous amène à l'hôtel où nous nous délestons de nos gros sacs. Une petite sieste et nous partons vers Amsterdam. Il fait soleil. Le trajet en bus nous fait déjà découvrir l'architecture particulière et un peu monotone avec tous ces bâtiments en brique. Les rues sont larges et envahies de vélos. Nous sommes affamés et deux suisses attablés à une terrasse nous conseillent d'aller aux halles à une vingtaine de minutes à pied vers le sud. L'endroit est très original et animé à toute heure. Les halles sont réaménagées : les échoppes sont remplacées par des restaurants à emporter et un grand bar central offre boissons et tables. La décoration est inventive et l'ambiance très sympa. De retour vers l'arrêt de bus, fatigués, nous jetons déjà l'éponge et rentrons à l'hôtel.


Premières images d'Amsterdam sous le soleil

 Le lendemain le temps est gris et la pluie ne tarde pas à rendre la balade moins agréable. Nous avions prévu un tour en bateau-mouche mais nous abandonnons. Nous remontons les rues du centre vers la gare centrale. Un réseau de canaux en toile d'araignée part de la gare. Les rues sont animées et pour la première fois depuis dix ans nous vivons l'hiver avec ses décorations de Noël. La ville est parsemée de coffee-shop accueillants. L'ambiance est cool. Pas un flic à l'horizon. Toutes les rues ont un espace pour la multitude de vélos et nous devons veiller à ne pas nous faire renverser. Derrière la gare centrale nous prenons un ferry qui traverse vers l'autre rive. C'est gratuit et nous faisons juste un petit aller-retour sur l'eau. Malheureusement la pluie redouble et nous sommes trempés. Nous déjeunons dans un petit restaurant puis cherchons le célèbre "Red District", là où les prostituées sont en vitrine. Nous tournons en rond sans le trouver et, fatigués, trempés et frigorifiés, nous retraversons le centre ville pour reprendre notre bus. La visite est terminée. Nous nous sommes un peu imprégnés de l'ambiance très écolo-bobo (ce qui n'est pas notre tasse de thé) de cette ville. C'est probablement une ville agréable à vivre. Nous y reviendrons en été avec notre camion et un kayak pour musarder dans les canaux.

 La balade du lendemain dans le centre ville... sous la pluie ☔


On s'est équipé pour plus de photos

Pour cette visite nous avons testé notre nouvel appareil photo étanche IP68. Depuis des années j'utilise mon smartphone pour faire les photos. Mon Samsung prend de l'âge et ne tient plus la charge, ce qui fait que trop souvent je suis à court. J'avais cherché un appareil photo genre instamatic mais ça n'existe plus que dans les musées. Cette année j'ai eu l'excellente idée d'acheter un nouveau smartphone étanche avec une bonne qualité photo et une grosse batterie. Ainsi nous avons un téléphone d'avance pour le cas, très probable, où l'un des nôtres nous lâche en route. Notre choix s'est porté sur un Ulefone X21 (220€ sur Aliexpress 😃) qui propose même une vision nocturne. C'est un gros modèle (500 grammes) mais il remplit bien son rôle : que pensez-vous de nos photos prises sous la pluie ?

On se fait arnaquer au départ du vol pour Aruba

 Départ pour Aruba le lendemain matin 19/11/23 par un vol TUI. Impossible sur le site Opodo de réserver des bagages supplémentaires. Nous arrivons donc à l'aéroport avec 60 kilos de bagages non prévus, ce qui risque de nous coûter un peu cher. L'employé de TUI au comptoir d'embarquement nous prend de haut et nous annonce que c'est 15 euros le kilo. Nous sommes offusqués par ce tarif plus que prohibitif  🥵 ! Mais que faire, impossible de laisser nos précieux bagages. Nous avons vraiment l'impression de nous faire racketer. Nous expliquons au gars qu'il était impossible de réserver les bagages et lui demandons s'il peut faire un geste commercial. Il finit par nous menacer de nous refuser l'embarquement si nous continuons à polémiquer ! La plaisanterie nous coûte donc 885 euros, c'est plus cher que les deux vols. Une fois dans l'avion le service est à l'avenant : pas aimable du tout, hautain et pas un mot en anglais. Décidément l'aéroport d'Amsterdam ne nous porte pas chance. Quatre passages et trois problèmes ! La première fois les services de sécurité étaient en grève et des queues monstres serpentaient dans les halls et même dans le parking. Nous avions raté notre correspondance pour Rennes. La fois suivante les halls n'étaient pas chauffés et j'avais attrapé un bon rhume. Cette fois on nous rackette ! Heureusement c'est a priori notre dernier passage.

Enfin arrivés à Aruba !

)A l'arrivée à Aruba, Carlos, un gars du chantier Varadero, vient nous chercher. Nous avons déjà passé quelques mois ici et nous avons un peu l'impression de revenir à la maison. Lambarena nous attend sagement au fond du chantier, près de la mangrove. Cette fois encore pas d'échelle pour monter à bord... mais on en trouve une sur un autre bateau inoccupé. Dîner au restaurant du chantier et... dodo ! Le bateau est couvert de sable noir. Nous verrons cela demain. Il fait très chaud, pas un souffle d'air (ce qui est très rare ici) et plein de petits moustiques agressifs qui attaquent Thierry (les moustiques m'ignorent 😀). Pour changer d'Amsterdam nous sommes trempés... de sueur.

Deux bons mois de chantier à Aruba 🥴

C'est parti pour deux mois de chantier à Aruba avant de reprendre la mer vers la Jamaïque. Le programme des travaux est bien fourni.

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Nous voilà de retour sur notre bateau qui est resté tout seul au sec et en sécurité sur le chantier Varadero à Aruba (le même que l'été dernier). C'est reparti pour des travaux sur le bateau. Deux gros chantiers cette année, outre l'entretien habituel : faire une capote en dur pour le cockpit et changer tous les passes-coque. Deux bons mois de boulot !

Lambarena au fond du chantier
Le bateau est juste à côté du dépôt d'huiles  usagées 🥴

Une grande semaine d'acclimatation

A notre arrivée au bateau il n'y avait pas un souffle de vent. Il faisait donc très très chaud 🥵. Ça a duré trois jours difficiles pour nous qui venions du froid breton (on venait tout juste d'essuyer la tempête Ciaran qui a privé la Bretagne d'électricité et de réseau télécom durant de longues journées... mais pas nous qui avons un groupe électrogène et une antenne Starlink 😃). Ensuite le vent s'est levé et souffle fort, comme d'habitude sur cette petite île toute plate battue par les alizés. Vivre sur le bateau au chantier signifie poussière et inconfort ! Heureusement que l'eau du robinet est buvable car nous engloutissons chacun 3 à 4 litres par jour pour limiter la déshydratation. La douche est si chaude qu'elle ne nous rafraîchit même pas ! Cette année le chantier s'est agrandi et nous avons découvert un petit point de mise à l'eau pour la baignade.

La première semaine est consacrée au gréement du bateau. L'urgence est de descendre l'annexe qui encombre le pont arrière et la remettre à l'eau, ce qui nous permet d'effectuer certaines courses par la mer. Pour ne pas abîmer les voiles et les cordages durant l'été, nous les démontons et les stockons à l'intérieur du bateau. Nous avons donc hâte de les remettre à poste et retrouver un peu d'espace à l'intérieur. Cette opération nécessite de grimper au mât à plusieurs reprises.

 Le bordel sur le pont 🫣

Une semaine étant passée nos organismes se sont re habitués à la chaleur, au vent, au décalage horaire (5 heures de moins qu'en France) et à la nourriture locale peu variée. Thierry peut attaquer les choses sérieuses et démarre la construction de la capote de cockpit en dur.

Nous n’avons toujours pas réussi à activer notre antenne Starlink, aussi nos accès internet sont pour le moment limités à la fréquentation du bar du chantier.

 Vues du chantier
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Notre vieille capote rend l'âme

Nous avions conservé la capote de cockpit d'origine en toile plastifiée. Avec les années elle a très mal vieilli. Les coutures ne sont plus étanches, la toile craquelle de partout et les transparents sont devenus opaques. Il devient urgent de la remplacer. Thierry a plutôt envie de faire une capote rigide. C'est un gros chantier et un vrai challenge pour lui, même s'il a beaucoup d'expérience du travail de la résine !

Un défi qui demande de la préparation

C'est décidé nous ferons notre capote à notre passage au chantier à Aruba en fin d'année 2023. Comme Aruba n'est pas très bien achalandée nous devons anticiper les besoins.

Nous commençons les achats lors de notre long séjour en République Dominicaine début 2023. Il nous faut acheter plusieurs bidons d'acétone, indispensable pour travailler la résine mais interdite de vente à Aruba. A Luperon nous dénichons un hublot pile poil de la bonne taille au puces nautiques. Marco nous commande des tubes inox à Saint-Domingue, livrés à Luperon, pour un prix très compétitif.

Durant l'été Thierry commande sur AliExpress des raccords inox pour dix fois moins cher qu'à Aruba. Il fait aussi provision de visserie inox car à Aruba on ne trouve que du pas anglais. Vive la normalisation !

D'abord construire une armature en inox

Top départ des travaux le 3 décembre 2023.

Comme Thierry n'est pas fort en dessin, surtout en 3D, il imagine la structure dans sa tête. Une fois que l'assemblage lui donne satisfaction il sort son fer à souder.


 Construction de la structure

Reste à bâtir les parois... Pas le plus simple 🤯

Les parois sont faites de deux plaques de mousse qu'il faut résiner puis assembler.

Pose de la première plaque de mousse qui doit épouser les arrondis
 Première couche de résine (et premier test de publication de vidéo)
Collage de la 2e plaque. On positionne des lattes de bois sanglées pour maintenir une pression la plus homogène possible sur toute...
 Côté intérieur : passage des sangles.
Construction des côtés puis du toit : on a une bonne idée de ce que va donner cette capote.

La pose des côtés s'avère plus difficile parce que la courbe est importante.

 Pose des côtés et résine extérieur.
Pose du hublot avant 

Travail sur établi

Une fois les deux couches de mousse posées et rigidifiées nous descendons la capote pour poursuivre le travail sur une grande table en bois "oubliée" par nos voisins. Nous attendons une accalmie du vent et demandons l'aide d'un voisin. Ouf ! Opération réussie, la capote a supporté le voyage.

 Descente de la capote pour finition sur établi. 

Le gros avantage est que nous n'allons plus vivre au milieu du chantier avec la poussière du ponçage et la fibre qui volent et s'infiltrent partout... Et grattent horriblement !

 L'établi est protégé du vent qui souffle sans cesse ici. Recollage de la face avant.


 Pour un collage efficace nous maintenons les 2 plaques avec des colsons. Ça fait un joli hérisson !
 Trop facile le tissu-résine à plat sur l'établi protégé du vent 😀


Résine et "mat" à l'intérieur de la capote.



On se casse la tête à tracer les hublots plexy... et pour finir on ne mettra pas de hublots sur les côtés 🥴

Les couches de finition

Une fois la capote résinée de chaque côté avec du "mat", il faut faire une seconde couche recto-verso de résine avec un tissu "rovyn" (tissage classique sergé) qui offre une meilleure résistance mécanique.

 Pose du tissu "Rovyn" et résine de la face intérieure. La surface devient bien lisse... Bientôt prête à recevoir la peinture.
 Et pour finir un glaçage à la résine sur le toit pour rendre la surface plus lisse

Retour à poste

Une fois l'intérieur résiné nous remontons la capote pour vérifier qu'elle ne s'est pas évasée... bonne idée car la base s'est élargie de dix bons centimètres ! Thierry parvient à la contraindre en utilisant des cordages qu'il resserre avec l'aide des winchs. Une fois en place il la maintient avec des pontets vissés à la structure inox. Dorénavant il va falloir finir le travail sur place : gare à la poussière de fibre qui s'infiltre partout et aux coulures de résine 🥴

La découpe du hublot est maintenant totalement de travers 🤪


 Hublot redressé, rehaussé et en cours de pose avec son cadre d'accueil en alu.
Dernière couche de tissu-résine sur l'extérieur 
Thierry pose provisoirement la lampe au-dessus de la table : ça éclaire tellement bien que toutes les bestioles volantes sont atti...

Le plus gros est maintenant fait. Il reste à poser du tissu-résine sur le pourtour de la base pour faire la jointure avec le cockpit.

Raccord de la capote et du cockpit 

Long travail de finition

Thierry a déjà fait un glaçage à l'époxy sur le plafond. Pour l'extérieur il achète une poudre de finition à mélanger avec de la résine époxy. Le produit fait une pâte fine qui s'apparente au mastic et il se travaille facilement. Thierry est très content du résultat. Un coup de ponçage et la capote est prête pour la peinture... Enfin, presque... il reste encore et toujours des imperfections à reboucher et aplanir; ça n'en finit pas et à un moment il faut dire "stop, c'est bien comme ça !".

 Couche de finition plutôt bien réussie 😃

Pose des plexys

Nous découpons les deux hublots avant dans une plaque de plexy de 10mm, teinté violet, que nous avions à bord. La capote étant légèrement courbe il faut chauffer le plexy au pistolet à air chaud pour lui faire prendre la forme. Il faut y aller tout doucement et visser le hublot au fur et à mesure qu'on gagne quelques millimètres.

 Hublots avant en cours de pose.

Pour finir, une fois que tout est bon, bords poncés, Thierry colle les plexys en mettant du Sika noir sur la bordure extérieure qui reçoit le hublot.

 Toujours agréable le Sika qui dégueule 🤮 On en met toujours partout...

Reste ensuite à trouver une solution pour faire un cadre extérieur : Thierry opte pour une baguette alu de 3 cm à coller au Syka.

Collage au Syka des baguettes alu du cadre extérieur des plexy

Un tuyau pour la finition de la bordure 👍

Nous cherchons comment faire le finition de la tranche avant de la capote. Les deux couches de mousse résinées font un bord carrément très moche ! Thierry a l'idée de poser un tuyau prévu pour l'admission d'eau des toilettes du bateau. C'est solide, blanc cannelé et souple pour épouser la courbure de la capote. Ça permet d'avoir une bordure qu'on peut empoigner facilement. Solution validée !

 Un tuyau vient habiller la bordure de la capote

Étape peinture 😃

Après des jours de rebouchage des trous et ponçage nous attaquons enfin la phase peinture. Sur les conseils de notre ami Éric nous avons opté pour une peinture polyester plus facile à poser que le gelcoat. C'est une peinture mono-composant qui de plus se pose directement sur l'époxy.

Normalement c'est moi qui fait la peinture. Je m'y mets donc, mais ma technique n'est pas adaptée au produit et aux conditions. Avec la chaleur et le vent qui souffle à 25 noeuds la peinture s'envole du rouleau et forme des fibres qui viennent se coller partout . Thierry reprend la main (ou plutôt le rouleau) car lui est spécialiste du travail rapide. Je lui sers d'assistante en lui tenant le bac de peinture que je remplis petit à petit pour éviter que la peinture sèche. A nous deux c'est vite fait ! A peine posée la peinture est déjà sèche au toucher...

 Avant peinture : la surface est bien lisse 👍
 C'est parti... Mais je suis trop lente, Thierry reprend le rouleau !
 Première couche de peinture plutôt bien réussie 🫡
Après une 2e couche, Thierry peaufine et rebouche quelques trous qui avaient échappé à sa vigilance.

Après cinq couches de peinture Thierry siffle la fin des hostilités ! Un voisin nous prête une polisseuse pour en finir : la surface est super lisse et nous sommes carrément épatés d'avoir obtenu un bon niveau de finition dans ces mauvaises conditions de travail.

Extérieur terminé ! La capote est un peu imposante... Mais tellement confortable !

Pour la face intérieure je suis nommée cheftaine peinture ! Comme c'est abrité du vent j'ai le temps de peindre à mon rythme. La préparation est moins bonne car nous n'avons pas de machine pour poncer dans les recoins et notamment sous les tubes inox. Je me contente de trois couches de peinture et d'un petit coup de polish. Reste après tout cela un gros travail de nettoyage avec raclette et cutter 🥵

Peinture de l'intérieur 


Photos finales

Avant de faire des photos, voire une vidéo finales nous devons revoir la peinture du pont et du cockpit qui a beaucoup pâti de ces travaux... et ranger et nettoyer le bateau. Un peu de patience...

 Face avant vue du pont avant

En savoir plus ?

Si le sujet vous intéresse, allez voir le reportage complet sur le carnet spécifique :

https://www.myatlas.com/Lambarena/construction-d-une-capote-de-cockpit-rigide

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Chantier Varadero à Aruba

Notre vie au chantier

Un peu de vie sociale 😃

Cette année les français sont rares au chantier. Par contre nos amis Robert et Aurélie, rencontrés en Martinique, font une escale technique ici et viennent mouiller en face du chantier. Nous les retrouvons avec plaisir et sympathisons aussi avec Richard et Michelle qui voyagent de conserve avec eux.

Nous faisons également la connaissance de Kato, une hollandaise installée à Bonnaire et ancrée devant le chantier.

Réclamation chez TUI

Kato se propose de nous aider à faire une réclamation au bureau de TUI à Aruba concernant la somme exorbitante payée à Amsterdam pour nos 60 kg de bagages supplémentaires (885€). Nous sommes reçus par une charmante dame qui est choquée par notre histoire car sa grille des tarifs bagages ne correspond pas à notre règlement. Elle propose de relayer notre réclamation auprès du "bon" service TUI (impossible à trouver sur internet). Kato se charge de traduire notre texte en allemand et l'envoie. Dès le surlendemain matin je reçois un mail m'informant qu'ils me remboursent 600€ 🤑. C'est un super cadeau de Noël pour ce 24 décembre !

Noël devant la cheminée 😉

Juste avant Noël un voilier québécois est sorti en urgence au chantier juste à côté de nous. En route pour Porto Rico ils ont eu une voie d'eau, la jupe arrière se désolidarisant du bateau ! L'eau ayant grillé la commande électrique du pilote ils ont dû barrer pour revenir sur Aruba. Les problèmes survenant toujours en série, la barre qui n'a plus l'habitude de travailler, casse. Ils finissent donc avec la barre de secours.

Nous sommes ravis d'avoir ces nouveaux voisins très sympas et francophones car le chantier s'est bien dépeuplé pour les congés.

Nous passons donc la soirée de Noël sur le chouette bateau de Martin (spacieux et bien rangé 😉) : charcuterie, fromages français et entrecôte avec des haricots verts frais, un vrai luxe ici ! Le tout devant un beau feu de cheminée allumé sur le grand écran télé.

 Réveillon de Noël en bonne compagnie devant un feu de cheminée

Crêpes partie pour le réveillon du 31

Thierry organise une soirée crêpes pour les isolés du chantier. Nous regroupons dix nationalités pour douze convives : nous bretons, Martin le québécois, un américain, un australien, un suédois, un couple de canadiens, un couple mixte éthiopienne / autrichien, un papa croate immigré en belgique et sa fille métissée avec une malgache. Il manque à l'appel une allemande avec son compagnon cubain et une famille chilienne. Chacun apporte de quoi garnir les crêpes et cela donné des mélanges surprenants. Le suédois bat tous les records en mélangeant dans une seule crêpe du sirop d'érable, du jambon, un œuf, deux sortes de fromage, de la sauce tomate, une banane, du crabe et du thon mayonnaise 🤢 Le pire c'est qu'il en demande une deuxième identique !

 Soirée crêpes au chantier pour la 31/12/2023

Grosse déception car cette année les feux d'artifice qui crépitent partout sur l'île sont sans commune mesure avec ceux de l'an dernier ! La crise économique frappe...

Encore une rage de dents

Depuis des années je ne trouve pas de dentiste en France alors que j'en aurais bien besoin. Alors, fatalement j'ai des rages de dents de temps à autre. Une "chance" ça tombe à Aruba où les dentistes sont très nombreux et bien formés. Cette année encore je suis prise d'une rage de dents et je prends rendez-vous dans un cabinet à Oranjestadt accessible en annexe. La dentiste est charmante et parle très bien anglais.

Fête nautique 🥳

Stéphane et Sophie nous invitent à prendre un verre sur leur voilier ce dimanche après-midi de fête nautique à la plage d'Oranjestadt. C'est un couple de français installé à Aruba depuis quinze ans et toujours prêt à rendre service aux plaisanciers de passage. Il nous donne les adresses où trouver tout ce qui sort de l'ordinaire du ship et du magasin de bricolage local. L'an dernier il m'avait très gentiment accompagnée chez le dentiste. Bref, des gens vraiment très sympas.

Nous les retrouvons donc sur leur voilier amarré un peu à l'écart de la cohorte des bateaux agglutinés le long de la plage où une sono gigantesque déverse ses décibels sur la foule.

 Stéphane notre sympathique soutien à Aruba

Le club du fond du chantier 🤗

Début janvier un troisième voilier rejoint le fond du chantier. C'est Björn, un prestidigitateur allemand qui parle un peu français. A peine arrivé, Martin lui fait remarquer qu'il y a un trou dans sa coque. Le pauvre ne sait pas réparer et a peu de moyens. Comme il est sympa Thierry le prend sous son aile et lui sert de formateur pour ses réparations. Le trou provient du tank de gasoil qui n'est pas maintenu correctement et vient heurter la coque ! Décidément nos voisins sont tous deux victimes de vices de conception !

Le fond du chantier s'anime avec une équipe très sympa de bricoleurs qui s'entraident et bavardent autour des bateaux. Mirka, la femme de Martin, est revenue du Québec et booste Martin. C'est une fan du nettoyage et elle a fort à faire 😉

Martin loue régulièrement une voiture et c'est parti pour une journée de shopping collectif.

 Martin, Bjorn, Mirka et Thierry en grand conciliabule 😄
Petite visite de notre coin de chantier 
 Thierry donne un coup de main à Björn pour réparer le trou de sa coque

Nous organisons une soirée crêpes sur le bateau de Martin. Björn nous fait une séance prestidigitation assez bluffante.

 Soirée crêpes et magie 🥳

Suite....

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Chantier Varadero à Aruba

Les travaux du bateau


On se lance dans un chantier peinture du pont non prévu

Après avoir passé près de deux mois à fabriquer une capote de cockpit rigide (voir étape précédente), il nous reste encore du travail avant de remettre le bateau à l'eau.

Notre cockpit était déjà en piteux état et ces travaux l'ont achevé ! Ce n'était pas prévu au programme, mais nous décidons de rénover enfin le cockpit... J'en rêvais depuis des années ! C'est parti pour ponçage, bouchage des trous, peinture (c'est mon travail), polissage et rénovation des caillebotis.

Rénovation des caillebotis :  réparation, ponçage puis huile de lin mélangée avec de l'essence de térébenthine. 
 Côté tribord d'abord. Super contente du résultat 👍

Dans la foulée nous décidons de repeindre aussi le roof arrière car la peinture actuelle se décolle par plaques. Donc c'est parti pour ponçage, masticage et peinture. Tant que j'ai le rouleau en main je décide de repeindre tout le pont arrière. Une seule couche dans l'attente d'un prochain chantier peinture pont et coque...

 Avant / après : ça change de gueule 😃

Beaucoup de boulot pour Thierry

Pendant que je m'échine sur le cockpit, Thierry entreprend de changer tous les passe coques du bateau et leurs vannes qui ont déjà dix ans. Il a anticipé le chantier en rapportant les vieux en Bretagne afin de racheter les bonnes pièces. Cela alourdit les valises mais c'est indispensable car trouver tout ce matériel à Aruba est quasiment impossible ! Me voilà privée d'évier pour deux jours... entre la peinture, la poussière et le capharnaüm du bateau, les conditions de vie se dégradent 😜

Astuce : résiner autour du passe coque pour solidifier et sécuriser ce point névralgique


Thierry installe un moteur de guindeau neuf de 1500W donné par Robert 😃. Il change les commandes, le relai, le disjoncteur et le câblage électrique. Bref, tout le circuit est remis à neuf. Cette année on devrait être tranquilles côté guindeau !

Dernière opération délicate : remonter la bague hydrolube... et surtout réaligner l'arbre d'hélice avec le moteur. Cela nécessite un grand nombre d'aller-retour entre la sortie de l'arbre et le moteur... donc autant de montées et descente des trois mètres d'échelle et de contorsions dans le moteur. Bref, épuisant par cette chaleur !

Thierry a aussi réparé, à ses temps perdus, le safran qui prend toujours l'eau. Il teste l'application de copper-coat "maison" : 50% résine époxy et 50% poudre de cuivre (achetée en France car introuvable ici).

 Copper-coat sur le guindeau : après la première couche et après 5 couches

Après cela il lui reste l'entretien courant du moteur, le remontage de la ligne VHF / AIS révisé en Bretagne, l'installation de l'antenne satellite Starlink et quelques bricoles..

Pose d'un arceau inox pour positionner une bouteille de plongée
 Pose d'un arceau inox pour sécuriser les tubes de rangement et pour placer la bouteille de plongée 
 Antenne Starlink fixée sur le portique arrière 

Grosse galère pour l'antifouling 🥵

Dernière étape incontournable avant la remise à l'eau : l'antifouling. A Aruba l'antifouling coûte une fortune 😬. Thierry limite l'achat à deux pots pour 400$... mais il n'est pas certain d'en avoir assez.

Normalement je devais peindre l'antifouling mais avec le vent qui souffle à 20-30 noeuds la peinture s'envole du rouleau, sèche instantanément et forme une fine chevelure que le vent emporte et va se coller plus loin. Impossible d'appliquer la peinture dans ces conditions ! Thierry propose de le faire à l'aube avant que le vent forcisse mais la peinture s'envole tout de même. Il a la mauvaise idée de travailler en short et ressort plein de traînées noires sur tout le corps qui refusent de partir au lavage : pas prudent vu la toxicité de ces produits ! Deux matinées permettent de venir à bout de la coque... mais il manque de peinture pour la quille : tant pis, elle restera bleue.

 Costume de bain 3 pièces : noir sur la coque, bleu sur la quille et verdâtre sur le safran 😅

Plus qu'à faire une vidéo

Il faut patienter pour faire une vidéo de la capote et du pont du bateau bien blanc. Il nous faut d'abord ranger et nettoyer !

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Soirée québécoise

Martin et Mirka nous invitent à dîner pour remercier Thierry de toute l'aide qu'il a apporté à leur chantier, entre conseils et coups de main. Ils nous concoctent un repas québécois sur leur bateau : célèbre poutine en entrée et fondue au fromage québécois. Nous nous régalons de cet excellent repas inattendu sous les tropiques. Thierry et Martin sont devenus très complices au fil des jours sur le chantier et c'est vraiment une belle rencontre.

Ils ont une chaîne Youtube. Sur cette vidéo ils font une visite de notre coin de chantier : https://youtu.be/b-CNfsThqX8?si=ABH_4O0Pv_Fb5lKN

Panne moteur : remise à l'eau décalée

Nous pensions faire deux mois de travaux et nous sommes au chantier depuis trois mois. Vivement le départ ! Les travaux se terminent enfin et nous annonçons une remise à l'eau le 19 février... mais il reste toujours plein de petites choses à faire et surtout un énorme rangement et nettoyage du bateau. Nous repoussons au 20 pour être certains d'être prêts. Les derniers jours nous mettons le turbo pour terminer. Le 20 en fin de matinée Thierry trouve enfin le temps de faire un test moteur. Panne de batterie : il court au ship du chantier en acheter une neuve. Je pars avec nos voisins québécois faire un dernier gros avitaillement au PriceSmart (le Métro local), ravie d'échapper au stress de la remise à l'eau.

 Joli pour la photo... 🤮

Thierry ayant changé tous les passe-coques il craint toujours une voie d'eau. A mon retour le bateau est toujours au fond du chantier. Le moteur a refusé de démarrer. Thierry a réussi à faire le diagnostic en visio avec notre ami super mécano Sébastien en Bretagne : la pompe à injection ne fonctionne plus !? Le moteur a seulement 300 heures et nous pose déjà des problèmes 😡 (explication plus loin). Notre remise à l'eau attendra la réparation... et nous ratons l'exceptionnelle fenêtre météo qui s'annonçait les jours suivants. Je me console en me disant que je vais enfin avoir le temps de faire un nettoyage approfondi du bateau 🥴.

Un petit restau avec notre voisin magicien

Depuis plusieurs semaines Thierry aide Björn, notre voisin allemand, à réparer le trou de sa coque. Il lui apprend à manipuler la résine et lui explique chaque étape au fil des jours. Juste avant notre départ Thierry achève lui-même le travail avec les couches de finition. Björn nous invite au restaurant du chantier en remerciement pour cette aide précieuse ! Normalement nous devions être à l'eau... cette soirée nous détend après le sprint des derniers jours et la déconvenue de la panne moteur. Nous faisons connaissance avec sa femme Andrea qui vient juste d'arriver d'Allemagne et m'apporte quelques flacons d'huiles essentielles introuvables à Aruba.

Dernière étape du pansement

Alors, on part ?

Le 21 Thierry dégotte l'adresse du seul diéséliste d'Aruba. Le matin, il fonce en vélo déposer la pompe à injection. Dès l'après-midi elle est réparée : seconde virée en vélo de la journée, 40 km sous le cagnard !

De retour au bateau il constate que la pompe de cale du moteur est en panne... Est-ce que les déconvenues vont continuer ? Thierry trouve un réparateur pour la pompe de cale mais il ne pourra la récupérer que lundi.

Coup de chance la pompe à injection est très vite réparée et jeudi le moteur redémarre. Nous programmons donc la remise à l'eau pour le lendemain, vendredi 23 février.

 Remise à l'eau le 23 février 2024. 

Tout se passe très bien, aucune fuite ni côté passes-coques, ni côté arbre d'hélice. Nous restons dans la darse pour plus de sécurité et pour nettoyer le bateau à l'eau douce. Être sur l'eau est déjà un grand soulagement; il y fait moins chaud que sur le chantier (et je n'ai plus à courir aux toilettes à l'autre bout du chantier🤪).

Thierry fait un nouvel essai moteur et, problème, il ne crache pas d'eau. Encore une petite dose de stress ! Thierry peine à réamorcer le circuit de refroidissement, mais après plusieurs tentatives tout rentre enfin dans l'ordre.

Fatigués nous décidons de rester jusque dimanche matin dans la darse.

En cuisinant je tombe en panne de gaz... Bizarre la bouteille a été changée une dizaine de jours avant. Il nous faut découvrir d'où vient la fuite et retourner charger la bouteille. Nous allons devoir louer une voiture lundi...

Séance photos après le grand nettoyage

 Fiers de notre capote de cockpit... Et du cockpit rénové 🤩

Enfin libérés 👏😃

Dimanche 25 février au matin nous quittons enfin la marina ! Nous allons faire nos papiers de sortie puis revenons au mouillage devant la Marina. Björn et Andréa viennent à bord pour nous aider à la délicate manoeuvre au quai des douanes. Une petite balade en bateau bien agréable pour nous tous, consignés au chantier depuis des semaines. Ils restent déjeuner à bord et apprécient ma salade composée, les légumes étant une denrée rare à Aruba.

 De retour des douanes avec Björn et Andréa 

Encore quelques jours au mouillage à Aruba

Nous goûtons avec bonheur à ce premier mouillage de la saison 9 ! Avec 10-15 noeuds de vent et du soleil, les conditions sont idéales. Notre nouvelle capote nous protège mieux du vent et de la chaleur et offre un meilleur espace de vie.

Nous mettrons d'ici quelques jours le cap vers la Jamaïque, si aucun incident ne vient encore perturber le départ 🤞.

Pour le moment la météo reste bonne mais il nous reste à remettre en place le gréement et remonter la pompe de cale.


Pourquoi la pompe à injection est déjà en panne ? Une erreur à ne plus faire !

Thierry a fait la vidange moteur une fois le bateau au sec. En changeant le filtre à gasoil, la pompe à injection se vide de son gasoil. Elle se réamorce naturellement lorsqu'on redémarre le moteur. Comme Thierry n'a pas redémarré le moteur, la pompe est restée vide... Et l'intérieur s'est détérioré durant les mois d'hivernage (rouille, joints séchés).

Moralité : toujours redémarrer le moteur après une vidange avec changement du filtre.

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Plus que quelques jours au mouillage avant le départ

Nous sommes ancrés devant la marina Varadero depuis le dimanche 25 février, papiers de sortie effectués, pour quelques jours de remise en état de fonctionnement du gréement et de rangement du bateau.

Le vent s'est vite remis à souffler comme d'habitude ici, 20 noeuds avec des rafales jusque 30 noeuds. Nous attendons une accalmie annoncée pour le début de semaine prochaine.

Thierry doit se reposer avant ces cinq jours de mer vers la Jamaïque.

Les problèmes techniques s'enchaînent 😡

Lundi matin, Thierry va à terre chercher une voiture, notamment pour aller récupérer la pompe de cale mise en réparation, tandis que je reste seule à bord. Il rentre bredouille en fin de matinée et, écoutant son sixième sens, a la bonne idée de jeter un oeil à la cale moteur... Mauvaise surprise, l'eau est montée dans la cale... et, pas de chance, la pompe est en réparation ☹️ . Pas de panique, Thierry sort une pompe à gasoil d'un coffre et la met en place en branchant un câble électrique à une batterie et le tuyau d'arrosage pour évacuer l'eau. Thierry vérifie l'étambot, mais pas de fuite de ce côté. La pompe évacue l'eau doucement... un petit quart d'heure et rend l'âme 💀. Quand je pense que beaucoup de marins font confiance à leur unique pompe de cale 😱...

Il nous reste donc la bonne vieille solution : les seaux. Thierry remplit et je vide par dessus bord. Après un moment, la cale enfin vide, Thierry peut faire le diagnostic. La fuite provient du filtre de l'admission d'eau de mer pour le refroidissement du moteur. Une fois la vanne fermée il ne reste que du goutte à goutte. Ouf.

Je me fais une frayeur rétrospective en pensant que je devais normalement être seule à bord jusqu'au soir... Qu'aurais-je pu faire ?...

 La cale moteur s'est remplie d'eau mélangée à du gasoil

Le lendemain matin (mardi 27) Thierry va acheter ce qu'il faut pour refaire cette partie défaillante de l'admission d'eau et récupérer la pompe de cale chez le réparateur.

Une fois la réparation du circuit d'admission d'eau faite et opérationnelle, Thierry entreprend une nouvelle amélioration du système de pompes. Pour plus de sécurité, il met en place un système de vanne trois voies qui permet de puiser l'eau de la cale (et non plus l'eau de mer) pour refroidir le moteur. C'est alors une pompe de cale très efficace et qui, a priori, ne tombe pas en panne au bout d'un quart d'heure !

Ensuite Thierry réinstalle la pompe de cale réparée. Côté cale moteur tout baigne... ou plutôt cesse de baigner 🤣.

La série continue... 🥴

Malheureusement la série continue ! Je remarque un filet d'eau devant l'évier. Aucun problème du côté de la pompe d'eau de mer. Il ne s'agit pas d'eau mais de gasoil. La jauge du tank placé sous l'évier fuit. Impossible de réparer car il est plein à ras bord. Thierry se contente de colmater avec du Sika... Nous ferons une réparation au Guatemala.

Est-ce que les problèmes vont enfin cesser ?

 Fuite du tank de gasoil

Opération couture

Je profite de ces quelques jours au mouillage pour me lancer dans une opération couture. Un taud prolongeait notre ancienne capote en se fixant par une fermeture éclair. L'idée est maintenant de la fixer au tuyau inox de l'avant de notre capote rigide. Je couds des velcros tous les 15 cm sur le taud pour entourer ce tube. Un long travail qui fait mal aux doigts.

 L'art de la récup ! Remplacer une fermeture éclair par des velcros pour réutiliser l'ancienne bâche de la capote

Oh non ! Le traceur nous lâche 😡

Vendredi 1er mars au matin les ennuis semblent enfin derrière nous. Thierry entreprend de réinstaller la VHF et le câblage vers le traceur afin qu'il reçoive l'AIS... et le traceur tombe en rade ! Impossible de le mettre en marche 😡 .

Pour ceux qui ignorent ce qu'est un traceur, c'est le super "gps" du bateau : il affiche la carte marine, la météo, les courants, les marées... et l'âge du capitaine 😉. Il connait notre position, notre cap, notre vitesse et trace notre route. Bref c'est l'ordinateur de bord sans quoi il nous est impossible de naviguer, le temps des cartes papier étant révolu depuis près de vingt ans.

Notre traceur Lowrance a déjà dix ans et donnait des signes de fatigue...mais on croisait les doigts pour qu'il nous fasse encore une saison. Nous avions TimeZero (une application équivalente au traceur) sur la tablette Ipad en secours. Le problème est qu'il n'y a pas de GPS intégré sur cet Ipad (si, si, je vous assure !) et que le petit boîtier GPS bluetooth nous a, lui aussi, lâché cette semaine et il est introuvable à Aruba. Résultat, impossible d'utiliser TimeZero en mer. Sans ces outils il est impossible de prendre la mer.

Thierry ouvre le traceur - supposé 100% étanche - et trouve de la rouille et du sel. Un peu nettoyé il redémarre, mais ce n'est pas raisonnable de partir avec !

 Thierry au chevet du traceur


Il nous faut donc trouver un nouveau traceur ici... Thierry part faire le tour des ships... Pendant ce temps je cherche comment le payer. Coup de chance (il en faut bien un peu 🤑) le bitcoin bat depuis quelques jours des records historiques, alors j'en vends un petit bout pour financer cet achat.


 Echange Watsapp avec les enfants. Youenn ne manque jamais d'humour 🤣

Thierry revient bredouille car aucun ship n'a de traceur en stock. Le ship de la marina Renaissance à Oranjestadt lui propose de le commander sur internet via Amazon ou WestMarine et de le faire livrer à son magasin.

Thierry passe des heures à sélectionner un traceur. Lequel choisir sans plus d'information qu'une vague description ? Il opte pour un traceur à écran tactile à 1700€.

Malheureusement il s'avère impossible de se faire livrer à Aruba car notre adresse IP nous identifie comme français.

Thierry appelle Arnaud, notre installateur d'électronique à Port-la-Forêt, qui lui conseille un modèle plus simple et beaucoup moins cher ! Une fois encore, merci à ce précieux réseau de bons professionnels qu'il entretient à chaque retour en Bretagne 👍

Finalement le ship nous propose de commander lui-même le traceur. Le tarif augmente de sa commission et des frais de douane, mais la livraison sera plus rapide...et c'est bien plus simple pour nous. Par contre il ne peut pas commander le boîtier GPS pour l'Ipad... Coup de chance, nous en trouvons un d'occasion au chantier.

"yapuka" attendre notre traceur...

Au mouillage devant Varadero les jours passent tranquillement entre petits bricolages et rangement. Le vent s'est remis à souffler et la baignade est limitée à la toilette. Nous savourons le confort de notre belle capote ! Nous entretenons nos relations avec le chantier. Thierry continue à conseiller Björn pour ses travaux et nous retrouvons Alain, notre voisin du printemps sur son Super Maramu. Ça fait toujours plaisir de passer quelques soirées sympas avec eux.

Alors que nous sommes le seul voilier au mouillage en bordure du chenal de la lagune, un bateau de plongeurs en panne moteur vient percuter l'avant de notre bateau. Quelle idée aussi de raser les bateaux au mouillage... juste pour le plaisir de leur faire des vagues !?

Notre nouveau traceur

Notre traceur Raymarine arrive enfin le 13 mars. Coup de chance, aucun frais de douane à payer. Par contre il ne rentre pas dans l'espace à la barre et Thierry va devoir trouver une solution pour l'installer. La météo étant toujours très venteuse jusqu'au milieu de semaine prochaine, ça lui laisse le temps.

Solution vite trouvée : Thierry construit un nouveau support en emboîtant des tubes inox et des embouts restant du chantier capote. Récup à fond !l

 Notre nouveau traceur Raymarine ne rentre pas dans l'arceau existant ! Pas de problème, Thierry construit un support plus grand a...


Photos du coin

 Quelques photos glanées ici et là 


Top départ... Enfin !

Le bateau et l'équipage sont prêts à partir. Nous attendons une accalmie depuis une grande semaine... On surveille la météo... Départ prévu le jeudi 21 mars 2024.