Carnet de voyage

Paupiettes en sac à dos

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Dernière étape postée il y a 5 jours
Nous partons à l'aventure, tous les deux, avec nos sac à dos à la découverte de la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, le Chili, le Pérou, la Bolivie, l'Equateur et la Colombie !
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Buenos dias !

Des nouvelles de la côte Caraïbes où tout se passe pour le mieux! Après nos quelques jours à Carthagène, nous avons embarqué sur une barque pleine à craquer et avons mis le cap sur l'isla Grande. Un petit ilot de l'archipel Rosario où nous avons trouvé une petite auberge en pension complète avec pour chambre une cabane au toit en palmier et pour lit des hamacs. Le ton de ces 2 jours est donné : farniente.

Nous avons passé 2 jours d'activité intense entre la playa libre et la playa bonita, tout en dégustant du riz coco et du poisson frais dur dur!

Il a malheureusement fallut revenir sur terre et nous avons poussé un peu plus à l'Est sur la côte jusqu'à Santa Marta, point de départ de pas mal de choses dans la région. Il fait toujours une chaleur incroyable ici et un plouf dans la piscine de l'hostel était plus que bienvenu après les 3H de bus et les 30min de marche avec le sac. L'après midi nous partons faire un tour en ville mais elle n'a pas grand intérêt.

Les courses faites et les sacs organisés, nous partons tôt le lendemain matin en direction du parc national Tayrona. Nos gros sacs sur le dos (15L d'eau ça pèse!) on se fait déposer à l'entrée du milieu pour profiter de la partie Ouest du parc qui est beaucoup moins touristique. Et c'est parti pour 3jours de trek. Pour la 1ère journée 8 petits kilomètres nous attendent mais c'était sans compter le dénivelé et la chaleur étouffante. On transpire à grosses goûtes et on se demande pourquoi on s'inflige ça alors qu'on était tellement bien sur notre petit île les doigts de pieds en éventails. Finalement on finit par apercevoir la mer au bout de cette foret dense et la motivation remonte! On finit la rando au pas de course pour débouler sur notre plage/camping pour la nuit : paradisiaque. Celine s'installe dans un hamac à l'abris des cocotiers et nous on plante notre tente à côté. On enfile le maillot, on pique une tête et la rando est oubliée! L'après midi sera tranquille : on fait connaissance avec nos voisins pour la nuit, chasse les noix de coco féroces, parties de Beach volley... Le soir on se retrouve tous autour d'un joli poisson grillé, Celine nous met la pâté aux dominos et la soirée se terminera autour du feu tous ensembles.

Après une nuit bercés par le bruit des vagues nous repartons avec regrets (et mal aux cuisses de la veille!), La rando du jour s'annonce pire que la veille : 4kms uniquement en montée 300m de D+ pour arriver jusqu'au Pueblito. Ancien village sacré pour les populations indigènes locales, plus de 2000 personnes y habitaient . Aujourd'hui seulement quelques habitants persistent dans de jolies hûtes en palmier tressé. Ils sont habillés d'une sorte de robe en coton blanche, ceinturé à la taille, des bottes en caoutchouc et sur la tête une sorte de bonnet pointu blanc, nous n'avons vu que des hommes et petits garçons. Nous avons ramassé des tomates cerises de la jungle et quelques fruits de la passion pour reprendre des forces: miam!

Il nous a ensuite fallut nous remettre en route : à partir de là ça se gâte, le chemin n'est plus un chemin mais de grosses pierres d'où il faut sauter, descendre, escalader : cette partie nous a définitivement achevés!

Nous sommes arrivés à la plage de Cabo San Juan sur les rotules. Même pas le temps de se dire qu'il y a un monde fou ni d'enlever nos chaussures, on pose nos serviettes et on sombre dans un demi coma de chaleur ! Après cette pause on doit malheureusement continuer sur quelques kilomètres pour rejoindre notre camping pour la nuit. Le chemin dans la forêt tropicale et le long des plages est plutôt sympa mais on a qu'un hâte : arriver et poser nos sacs! Ce camping à beaucoup moins de charme et surtout il est blindé ça nous fait un choc! Celine se trouve un Hamac et nous on pose la tente sous les bananiers. On mange un bout et on part se jeter à l'eau.

Le soir nous avions prévu de quoi manger... mais la cuisine se fait au feu de bois : cuire des noodles au feu : check (et pas peu fières!)

Le lendemain matin, direction la belle plage de la piscina pour profiter un peu de cet environnement qui est quand même très beau. Comme nous sommes partis tôt, nous avons eu le privilège d'avoir (pour un petit moment) la plage pour nous tout seuls.

Mais encore une fois nous avons du quitter ce petit paradis pour nous remettre en marche en milieu de journée. Les 9 kms pour revenir à l'entrée principale du parc se sont un peu faits dans la douleur : chaleur + mal aux pattes! Une navette + un bus plus tard et nous voila de retour à Santa Marta où nous allons récupérer le reste de nos affaires laissées à l'hostal. De nouveau chargés comme des mules on prend un petit bus direction Minca, un micro village perché à 600m dans la Sierra Nevada pour retrouver un peu de fraicheur. Nous arrivons de nuit au village et nous avions repéré un hôtel encore plus dans la montagne avec une vue parait-il encore plus jolie. Mais pour arriver la haut il nous faut faire 30min de moto, le chauffeur prend le petit sac devant, nous on garde le gros sur le dos et c'est parti mon kiki ! 30min interminables... je pense que tous les nids de poule du monde entier se sont donnés rendez vous sur ce "chemin", heureusement les gars des motos sont de vrais pilotes mais ils aiment aussi la vitesse... accrochés comme on pouvait à la moto nous sommes finalement arrivés en haut entiers mais je me suis vue plusieurs fois tomber! Comme il fait nuit on aura la surprise de la vue demain! Celine garde les bonnes habitudes et dormira en hamac et nous dans la tente.

#Petite apparté glamour, nous avons pour la première fois du voyage flirté avec ce bon vieux smecta, Max le dernier jour dans le parc et pour moi cette première nuit à Minca ! Heureusement ces flirts furent bref et 24h plus tard nous avons rompus. Nous accusons la noix de coco lavée à l'eau de la douche au camping... mais faute de preuve le coupable ne sera pas puni# Fin de l'apparté glamour.

Le lendemain a été difficile pour moi et par sécurité j'ai décidé de rester tranquille à l'hostal pendant que Max et Celine sont partis en vadrouille dans la montagne. Comme on est loin de tout ils ont du refaire un petit tour de moto jusqu'aux pozos azules, de jolies cascades où ils ont pu se baigner et sauter. Puis marcher jusqu'à Minca pour ensuite remonter en moto. C'est apparement plus facile sans les sacs!

Le soir nous avons profité des hamacs gigantesques perchés au dessus de la jungle de l'auberge pour admirer le coucher de soleil... et quel spectacle !

Dernier spectacle Colombien pour Celine, qui après 16 jours géniaux au pays de la Cumbia en folie à malheureusement pris le chemin du retour Français. Chemin que nous allons nous aussi bientôt suivre ... 😦

Nous sommes redescendus de notre perchoir dans la jungle en jeep plus facile avec les sacs et bien ça ne secouait pas moins! On s'est trouvé une petite auberge très sympa et nous sommes partis voir ce qui se passait à la candelaria, une finca de café et de cacao. Après une bonne 1h30 de grimpette nous arrivons finalement en haut, la vue est sublime et deuxième cadeau magique : un toucan! Wahou wahou wahou. La finca l'a recueilli bébé et depuis il reste dans les environs, qu'est ce qu'il est beau, on dirait que son bec a été peint. Nous avons également fait la connaissance de la petite fille de la maison avec qui nous avons joué un bon moment !


Nous sommes montés jusque là pour le tucan mais pas que : la candellaria est une finca de cacao donc nous avons participé à un "tour" sur le cacao, de l'arbre à la réalisation de chocolat. Le mec était un peu déluré mais on a gouté pas mal de choses et c'est ce qui compte :D et en bonus on a même eu le droit à un masque au cacao!

Au retour nous avons croisé de drôle de plantes/fleurs tropicales et nous avons fait un petit tours dans le micro village où nous avons dégusté une viennoise pépites de chocolat aussi bonne qu'à la maison!

Le lendemain c'est reparti pour un tour de minibus retour à Santa Marta où nous enchainons avec un second bus horrible blindé et sans clim. Nous arriverons exténués à Palomino 2h30 plus tard. Palomino est censée être un petit village de surfeurs/chill/baroudeurs, nous ce qu'on voit ce sont des rues pleines de poussière et des restaurants à touristes de chaque coté. Traduction: on aime pas. On se trouve un endroit pour passer la nuit et on file voir si la plage nous réconcilie avec le village. Elle est effectivement jolie mais beaucoup de courant qui rend l'eau un peu trouble.

On decide de partir un jour plus tôt que prévu pour la ville suivante : Riohacha, porte d'entrée de la Guajira, la région la plus septentrionale de la Colombie que nous allons découvrir dans les prochains jours.

Demain nous prenons donc la route pour ce désert reculé qui plonge dans la mer Caribéenne ... A bientôt pour de nouvelles aventures !

Besos

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Buenos dias!

Après notre semaine tranquille à slalomer entre les petites villes Colombiennes nous avons atterris dans la capitale mais pas n'importe comment! Nous avons quitté Guatapé avec la voiture taxi de 10h... un pick-up ou nous étions pas moins de 22 : 6 dans la voiture, 10 dans le coffre "aménagé" en banquettes et 6 accrochés à l'arrière de la voiture, 1h de proche partage avec les locaux :D Le pick-up nous laisse au bord de la route où nous devons arrêter le bus qui va à Bogota (pas de gare de bus ici). On commence à discuter avec les quelques personnes qui attendent avec nous et une dame nous demande où l'on va. On répond Bogota et spontanément elle nous invite à dormir chez elle. Seul hic : elle ne va pas à Bogota mais son mari est chez eux. Elle lui passe un coup de bigo et c'est arrangé. 7h de bus plus tard (au lieu des 5 annoncées on commence à avoir l'habitude), la dame de derrière nous fait signe que l'on doit descendre là. Nous voilà donc au bord de la route au nord de Bogota. On avait compris qu'on devait attendre le fameux mari dans le centre commercial voisin... autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! On arrive finalement à le joindre grâce au wifi, il nous donne l'adresse et on saute dans un taxi. On arrive devant un micro restau de rue ou Jorge et ses 2 fils nous accueillent avec un immense sourire. Ils nous offrent à manger puis l'un des fils nous amène chez eux au bout de la rue. Il nous montre la chambre et retourne bosser. Aucun soucis pour eux de laisser 2 inconnus seuls chez eux, incroyable! Le lendemain ils nous offrent le petit déjeuner et on part à 4 visiter la ville. Une grosse journée de partage ou nous en avons beaucoup appris sur la Colombie. Ils ont été d'une incroyable gentillesse avec nous alors qu'on sortait de nulle part, une belle leçon!

Vue depuis le  

Le soir nous sommes allés chercher à l'aéroport notre dernier compagnon de voyage... qui est arrivé sans son sac! Pas de chance, nous avions prévu de repartir dès le lendemain soir mais le sac n'arrivera que par le même avion le lendemain, une nuit de plus à Bogota s'impose. Nous avons profité de la ville et de ses nombreux musées :

Le musée Botero, qui expose les oeuvres toutes en rondeurs du fameux peintre Colombien mais aussi des oeuvres de Matisse, Picasso et Dali rien que ça!

Le musée de l'or qui abrite la plus importante collection d'orfèvrerie pré-hispanique du monde avec près de trente-cinq mille objets en or et en tombac. Une guide passionnante nous en a appris pleins de choses sur les civilisations anciennes, leurs coutumes et leurs rituels c'était très interessant.

Le musé de la police qui était plus de la propagande mais où l'on a pu voir des objets appartenant à Pablo Escobar. Pour finir le musée de la monnaie qui ne nous a pas passionné plus que ça.

Nous avons également profité d'un free walking tour interessant qui nous a appris pleins de choses sur la ville et ses origines. Celine à pu gouter sa première Chicha (boisson à base de maïs fermenté que nous avions gouté au Pérou), et ba Colombienne ou Péruvienne c'est toujours aussi degueu ! La centre ville de Bogota n'est pas très grand mais plutôt sympa. Une immense rue est piétonne et tout un tas d'artistes de rue s'y produisent très sympa comme ambiance! Mais inconvénient de la ville : il y fait froid! le reste de la Colombie surnomme la ville "le frigo!"

Une autre spécialité de la région et de la Colombie est l'émeraude. En effet elle est de loin le plus gros producteur mondial avec plus de 55% de la production mondiale! Nous en avons donc profité pour faire un tour à "l'emerald trade center" admirer toutes ces pierres et bijoux.

La Colombie est évidement connue pour la cocaïne et Pablo Escobar mais le sujet est plutôt sensible ici, les Colombiens en ont marre que le pays soit assimilé à la cocaïne et à la violence et font tout pour en changer l'image. Honnêtement c'est le pays où l'on est le mieux accueillis, où les gens sont les plus gentils et là où l'on nous aide le plus, un vrai coup de coeur.

Etant obligés de rester un soir de plus, nous avons testé un petit restau gastronomique Colombien. Une merveille! Nous avons même gouté des fourmis locales!

Le sac de Celine est finalement arrivé et nous avons pu prendre un bus de nuit direction Medellin. Miracle le bus est parti à l'heure et est arrivé à l'heure! On se trouve un petit hostal et on part découvrir la ville. Le centre historique n'a pas tellement d'interet si ce n'est son centre culturel qui ressemble à une église en damier noir et blanc et la place avec les statues de Botero. Nous avons fait un petit tour en téléphérique pour gagner les hauteurs de la ville. Le passage au dessus des bidonvilles est impressionnant. Nous avons visité le musée de la mémoire où la population témoigne des violences d'hier et d'aujourd'hui, un endroit assez poignant qui fait réfléchir. C'est assez difficile de ce dire qu'il y a peine quelques années le pays étaient encore plongé dans une violence incroyable et qu'encore aujourd'hui cet équilibre reste fragile.

Pour comprendre un peu mieux l'histoire de Medellin, nous avons fait un free walking tour dans "la communa 13", l'ancien quartier le plus dangereux au monde. Ce quartier de favélas construit au fur et à mesure par les paysans fuyant la campagne où les narcotrafficants ravageaient tout avec les plantations de coca. Mais malheureusement la drogue à vite fait son apparition dans ces quartiers pauvres. A l'époque Pablo Escobar était le maître des lieux et le quartier était contrôlé ce qui "évitait" les débordements. Mais à la fin de son règne en 1993, le quartier s’est transformé en lutte de pouvoir entre narcotrafiquants, guerilleros et paramilitaires ; le début de la fin. Bref des milliers de morts, des policiers qui ne pouvaient plus intervenir, des cadavres qui restaient plusieurs jours dans la rue… avec un pic atteint entre 2000 et 2002 : environ 3000 morts sur cette période. Le gouvernement a fini par réagir avec le déploiement de plus de 3000 militaires et paramilitaires lors de l’opération Orion en mai 2002, accompagnés de plusieurs hélicoptères qui n’hésiteront pas à tirer sur les toits des habitations… Ce fut un chaos total où des civils et policiers seront tués et de nombreuses arrestations arbitraires auront lieu.

Le quartier ainsi "nettoyé" est censé prendre un nouveau départ. Censé…car finalement ce n’est pas vraiment ce qu’il s’est passé. Pour tenir le quartier, un groupe de paramilitaires a été mandaté pour le contrôler. Malheureusement ils en ont profité pour le “nettoyer” en profondeur. Des centaines de personnes ont disparu les années suivantes et elles n’ont jamais été retrouvées. Il semblerait que les corps de ces disparus aient été dispersés dans une décharge, s’étalant sur quinze hectares, dans la zone haute de la Comuna 13.

Aujourd’hui grâce à l’arrêt de la lutte des groupes de guérillas, à l’investissement dans des infrastructures comme des escalators et des téléphériques, à la mobilisation des jeunes et des artistes, le quartier est redevenu vivable. La vie est encore loin d’être rose, il reste encore des gangs. Cependant ils s’entendent entre eux, ont créé une sorte de mafia pour les commerces qui doivent payer une “taxe” afin d’être protégés. Les habitants ont envie de changement et insistent sur le renouveau du quartier.

Voilà vous savez tout! Encore une fois c'est fou de ce dire que tout cela c'est passé il y a seulement quelques années. Notre guide Laura est née dans ce quartier et à grandi au milieu de cette violence, une situation difficilement imaginable pour nous Européens. Et encore une fois elle a insisté sur le fait qu'on était les messagers de la Colombie, que l'on devait faire passer le mot pour changer l'image du pays! Les Colombiens sont vraiment affectés par cette image négative de leur pays à l'étranger.

Depuis Medellin, une petite ville est accessible en 2h de bus : Guatapé. La promesse d'un village typique et coloré et une vue incroyable sur le lac il n'en fallait pas plus pour nous convaincre. Nous voila donc partis pour 2 jours et le village à tenu ses promesses : des maisons toutes plus colorées les unes que les autres! Encore une fois le tris des photos a été difficile 😀 Malheureusement nous n'avons pas eu de chance avec le temps et la pluie s'est invitée.

Le lendemain nous sommes allés à la Piedra del Penol, une petite marche de 4kms pour y arriver et malheureusement la pluie et le brouillard ce sont encore une fois invités. La Piedra est un immense rocher volcanique au milieu du lac, on peut y accéder grâce à un escalier de 700 marches...c'est plus effrayant en photo, en réalité ça se monte assez facilement. Mais la déception une fois en haut le brouillard nous a gâché la vue sublime.

Normalement ça ressemble à ça:

Le mauvais temps ça va 5 minutes, on décide de remonter vers la côte Caraïbes. Deux choix s'offrent à nous : 13H de bus pour 40euros ou 1h d'avions pour 42euros... ni une ni deux on saute dans l'avion et en moins de temps qu'il ne faut pour faire un concours de dessins (et oublier une Kindle dans l'avion, hein max 😀) nous voila arrivés à Carthagène des Indes.

Hippo bleu ou hippo violet? 

Une chaleur moite nous surprend à la descente de l'avion! on rejoint notre auberge et on file faire un tour en ville. Nous logeons dans le quartier de Getsemani à l'extérieur des remparts du centre historique. Un quartier très animé où les gens vivent dans la rue, des stands de nourriture partout, de la musique, l'ambiance est géniale.

Deux jours à explorer le centre historique et ses belles ruelles. Ici il fait une chaleur pas possible avec un taux d'humidité de plus de 95%, on est moite moite moite! La ville et ses remparts sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et le centre historique est incroyablement beau. Des maisons à l'architecture hispanique, des balcons fleuris, nous sommes sous le charme. Encore plus chouette, la ville est pleine de vendeurs ambulants et surtout les sublimes palenqueras. Ces femmes noires qui portent la tenue traditionnelle et des coupes de fruits sur la tête, elle sont magnifiques. Ces femmes sont les descendantes des esclaves car carthagène fut un important centre de traite des esclaves à l'époque coloniale. Quelques un ont réussis à s'échapper et ont formé la première ville libre au sud de Carthagène, San Basilio de Palenque. Carthagène a vraiment une ambiance particulière et nous plait beaucoup.

Nous avons testé la plage pas loin du centre ville (pendant que Max allait voir à l'aéroport si ils n'avaient pas retrouvé sa Kindle), l'eau est bouillante ça ne rafraîchit pas d'un poil! La plage n'est pas très jolie mais elle offre un jolie point de vue sur les toits des églises du centre.


En fin d'après midi à l'extérieur des remparts c'est la fête, de nombreux groupes de danses se retrouvent pour offrir un spectacle haut en couleurs et en déhanchés. Nous en avons pris pleins les yeux.

Nous avons aussi pu gouter des fruits qui ne poussent qu'ici en Colombie: Nispero, Mamoncillo et Zapoté de plusieurs types, certains sont vraiment bons, d'autres plus spéciaux on va dire !

Petite photo souvenir de cette jolie ville

Nous venons de rentrer de deux jours sur une petite île, cocotiers et sable blanc mais ça on vous le garde pour le prochain article.

Bisous à tous

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Hola!

Après notre calvaire en bus nous sommes finalement arrivés à Villa de Leyva. Petite ville reconnue pour son architecture coloniale et son immense place, une des plus grandes d'Amérique du sud. Nous avons donc tranquillement fait le tour de cette ville pleine de charme. On a adopté le rythme Colombien : tranquille !

Après 2 jours à Villa de Leyva nous avons repris un bus pour monter un peu plus au nord : direction San Gil. Ici c'est fête nationale, vendredi férié et du monde partout! Ca grouille. On arrive quand même à se trouver une auberge, plutôt jolie même et avec une cuisine de compet !. Il y avait du monde sur la place principale et Max s'est fait "interviewer" par des jeunes locaux. Une personnalité Colombienne? Shakira?

San Gil n'a pas grand intérêt, nous n'avions pas l'intention de nous y arrêter, mais c'est la capitale des sports "extrêmes" et avec la chaleur qu'il fait, nous nous sommes laissés tenter par du rafting. Le rendez vous est pris pour le lendemain 14h. C'était plutôt fun on a bien rigolé et ça nous a bien rafraîchit ! On avait à bord une Colombienne qui ne savait pas nager... mais vu la taille de ses flotteurs arrières elle ne risquait pas grand chose (mais ça pèse son poids à remonter à bord!).

Le stop suivant n'était pas bien loin (pour une fois!) 1h de mini bus et nous voilà à Barichara. Un petit village avec un charme fou : des rues pavées, des maisons magnifiques, de belles églises, les montagnes en fond... on a essayé de faire le tri dans les dizaines de photos mais pas facile de choisir ! Un de nos coups de coeur.

Nous n'avons pas fait que flâner à Barichara! Les chaussures de rando boudaient dans le fond du sac, nous sommes donc allés au village en bas de la vallée : Guané. 10 petits kms, des points de vues sublimes et beaucoup de litres de sueur! 200 habitants, une petite place principale, quelques rues, deux églises et un cimetière. Nous avons fait la connaissance de Colombio, il nous a invité chez lui pour discuter un moment puis nous a fait faire le tour du village et nous a amené à un chouette point de vue. Un drôle de personnage!

1h de bus pour retourner à San Gil, un taxis pour changer de terminal, 1h30 de mini bus pour se faire déposer sur le bord de la route à Oiba, attendre le bus, le louper de peu et enfin 1h de tape cul sur une route non goudronnée pour enfin arriver à Guadalupe! Dans ce dernier tape cul on rencontre une habitante qui nous dit connaitre un bon hôtel. On lui dit que notre budget est de maximum 40 000 pesos, pas de soucis c'est 35 000. Super, on descend avec elle et elle nous y conduit. La finca (ferme) est au milieu d'un champ, une vue imprenable sur la vallée, une chambre confortable : on signe! Sauf qu'au moment de payer : malaise... c'est 35 000 par personne! Yeux de cockers et meilleure négociation de tous les temps nous aurons la chambre pour 40 000 à nous deux! Banco. Le soir le proprio s'en va nous sommes absolument seul au milieu de ce champ! L'orage commence à gronder et la pluie à tomber... coupure de courant générale dans le village, on se retrouve dans le noir seuls avec les vaches on a pas fait les malins et à 20h on était au lit :D !

Guadalupe est un mini bled plutôt joli, pas un seul gringo en vue, nous sommes les seuls touristes au milieu des cowboys! Ici la tenue c'est bottes, grand chapeau et lasso sur l'épaule. Les vaches colombiennes ont les oreilles qui tombent, on est fan! Comme partout depuis notre arrivée en Colombie, les gens sont adorables, tout le monde nous dit bonjour, de grands sourires et nous aident avec plaisir. Les Colombiens sont vraiment chaleureux.

Nous sommes venus à Gadalupe pour le petit village typique sans touristes mais aussi par ce qu'on avait lu sur un blog qu'il y a ici une rivière rouge avec des jacuzzis naturels. On a voulu aller vérifier par nous même! 1h de rando à travers les champs de vaches avec des vues superbes et nous voila arrivés à Las Gachas. Et bien on ne nous à pas menti c'est magnifique et surprenant! L'eau coule sur une pierre rouge et des trous plus ou moins profonds fond office de bains! Un bonheur avec la chaleur!

Nous avons bien profité de cette semaine farniente dans les petits villages typiques du Santender. Demain nous reprenons le bus vers le sud. 6h de bonheur avec pour objectif la capitale. Une dernière passagère nous rejoint pour 15jours et on la retrouve à Bogota !

A bientôt, bisous à tous.

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Buenos dias !

Après être devenus pro en Salsa, nous avons décidé de prendre un peu de repos, nous avons donc posé notre tente à Salento, petit village dans la "zona cafétéria". Nous avons trouvé un petit coin de paradis avec une vue magnifique et nous sommes restés 4 jours à profiter du calme (et du coq à 4h30!).

La petit village de Salento est super mignon et très coloré. Nous avons bien profité du centre ville en flânant dans ses ruelles et admiré toutes ces jolies maisons et boutiques.

En dehors du village en lui même, la région est connue pour deux choses : la vallée de Cocora et ses fincas de café. Nous avons profité des deux et on s'est vraiment régalés!

Pour se rendre à la vallée, il faut prendre une jeep Willys. De vieilles jeeps qui servaient autrefois au transport du café, c'est sympa et ça nous met dans l'ambiance mais ce n'est pas vraiment une limousine et ils nous tassent à plus de 14 dedans! Comment? 2 à l'avant (+ chauffeurs), 8 à l'arrière sur 2 banquettes face à face et 4 debout à l'arrière sur le marche pieds! Trop facile. Nous avons eu de la chance à l'aller on était devant avec le chauffeur, par ce qu'avec la chaleur à 8 collés serrés à l'arrière c'est pas fun!

Environ 30minutes de route et nous y sommes. Nous décidons de faire la boucle moyenne. Le début de chemin se fait au pieds de la colline avec les palmiers au milieu des vaches, plutôt sympa. La deuxième partie dans une forêt tropicale d'altitude : nous devons traverser plusieurs ponts de singes, de belles cascades, la végétation est dense c'est vraiment beau. On avait pas prévu ça mais encore une fois on se retrouve à devoir grimper en haut de la colline! Il n'y a décidément jamais de rando plates ici! On vous raconte pas les mollets en béton. On arrive finalement en haut, 3000m d'altitude tout de même, mais la vue en vaut la peine! On pique-niquera là pour reprendre des forces et profiter de la vue.

Une fois notre salade avalée, on arrive enfin au but de la balade : les palmiers! Cette palmeraie est la plus haute du monde (environ 2700m) et ses majestueux palmiers de cire se dressent à plus de 50mètres du sol. On se sent tout petit à côté. Un des endroits les plus beaux qu'on ait vu. On en profite un bon moment avant de faire notre retour en jeep, cette fois accrochés à l'arrière.

Le lendemain, c'est jour de finale, vous comprendrez bien qu'il n'etait pas question de prévoir quelque chose 😀 Ici la finale est à 10h du mat' et le village a installé un écran géant sur la place principale! Il y a un monde fou (et beaucoup de Français). Tout le monde à des bandes bleues, blanches et rouges sur le visage et les bras une super ambiance. On retrouve Nico et Elo (les mêmes qu'à Valparaiso, Galapagos et Cali vous suivez?). La victoire se fêtera à la Colombienne en dansant! Un chouette souvenir.

Pour fêter la victoire on est allés manger autre chose qu'un almuerzo et en dessert on a goûté une des spécialités du coin : le riz au lait. On est pas ultra fan mais il était très bon (le restau se vante de faire le meilleur du monde on ne pouvait pas résister).

le truc sous ma truite est un "patacone", une chips de banane plantain, une de leur spécialité.  

Le dernier jours, nous sommes allés visiter une finca. Il y en a une à 4kms à pieds de notre auberge c'est parfait. Le chemin est plutôt agréable avec la vue sur la vallée et les champs de café. La visite à duré 1H30 c'était génial on a appris un tas de truc.

On recommence avec le "saviez vous que"?

  • La Colombie est le 3eme producteur mondial après le Brésil et le Vietnam?
  • Il faut 1,5 ans pour que le plant de café soit mature et donne ses première fleurs. Elles ne durent que 3jours pour laisser la place aux fruits qui eux vont mettre 9 mois pour donner un café prêt à être récolté.
  • La récolte se fait à la main et on ne prend que les grains rouges (ou jaune pour une espèce plus douce) . Dans cette région, on peut récolter toute l'année car il n'y a pas vraiment de saison.
  • L'abre de café produit le plus la 3eme année puis la production décroit, on le coupe au bout de 5ans pour recommencer un cycle.
  • Là où il y a des plants de café il y a aussi des bananiers, pour apporter de l'ombre et des nutriments avec les fruits et les racines.

Voilà vous savez presque tout maintenant. Après ce cours théorique, nous sommes allés nous même dans les plantations cueillir nos propres "cerises" (les grains et leur enveloppe). A l'intérieur de l'enveloppe, il y a généralement 2 grains de café. Lorsqu'il n'y en a qu'un, les arômes sont plus concentrés et ils font un café spécial avec ces grains. Nous avons ensuite planté nos deux graines, comme des enfants! Nous avons observé la machine qui sépare l'enveloppe des grains, puis le séchage (en extérieur ou au four quand la production est grosse), et enfin la torréfaction. Pour l'importation, les grains partent après le séchage (ils se conservent mieux) et sont torréfiés directement dans le pays en fonction des goûts. Après ce beau circuit nous avons eu le droit à une dégustation... et bien je n'aime vraiment pas ça! Max lui l'a trouvé bon mais trop dilué.

Nous avons testé de nouvelles choses ici : 2 fruits et encore un truc frit! La tomate de arbol : ça a un peu le goût d'une tomate en plus sucrée et ça a une forme plus allongée, pas mauvais du tout. Le lulo, un gros fruit orange qui ressemble au kaki que l'on connait, c'est très bon mais ultra acide! Et le truc frit c'est un Bunuelos... une boule de pâte à beignet/choux au fromage, pas mal non plus mais pas vraiment light! Finalement la Colombie propose de la nourriture un peu plus variée que ses confrères sud américains, et ça fait du bien !

tomate de arbol, lulo et bunuelos

Le lendemain nous avons rangé notre tente avec regret, quoique une agneau à appelé sa mère à partir de 4h du matin, puis un veau et puis le coq qui à rejoint le concert... nous avons été réveillés tôt!


Nous avons repris une jeep Willys, cette fois avec nos gros sacs pour aller dans un village voisin : Filandia. On négocie avec une auberge pour qu'elle nous garde nos sacs pour la journée, une fois débarrassés on part à la découverte du village. C'est un petit Salento en moins touristique. Nous avons été un peu déçus, il n'y a pas tant de choses à voir. Du coup nous avons passé l'aprèm dans un petit café à bouquiner (et manger (beaucoup) des gâteaux aussi bons que ceux de la maison 1er depuis qu'on est en Amérique du Sud ça fait un bien fou!).

Le plan est de prendre un bus de nuit pour Bogota. Rebelote, on récupère nos sacs, on prend un premier bus pour rejoindre la gare routière de Arménia à 1h de route. De là on achète nos billets pour le bus de nuit, on a 3h à tuer à la gare. Le bus part plus ou moins à l'heure mais au lieu des 7H annoncées, on en mettra 9. Arrivés à 7h du mat' à Bogota, on achète un petit dej et on saute dans un 3eme bus direction Tunja à 3h au Nord de Bogota et finalement on prend un 4eme bus de 1h pour arriver à Villa de Leyva d'où nous vous écrions! Paye le périple 😀

Big Besos à tous

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Holà todos,

Nous voilà enfin en Colombie ! Après un passage de frontière réussi, nous attaquons par notre première ville colombienne : Popayan. Jolie ville, appelée aussi "ville blanche" qui nous met tout de suite dans l'ambiance colombienne. De la musique à tous les coins de rues, du monde partout, des gens souriants... on est déjà sous le charme. Les meilleurs architectes et artisans de l'époque coloniale sont venus faire joujou ici, ce qui fait de Popayan une des villes les pus réputées de Colombie pour son architecture.

Nous passerons la première journée à flâner dans la ville, de places en ruelles, d'églises en points de vus...

Le lendemain chose importante, la France joue son quart de finale contre l'Uruguay... mais ici il est 9h du matin lorsque le coup d'envoi est lancé, peu de bars sont ouverts.. nous nous lançons désespérément à la recherche d'un endroit qui diffuse le match (enfin surtout moi, Léa est moins impliquée dans la chose) , ce sera finalement dans un genre de "Tati" local que l'on trouvera notre bonheur 😀 où étant identifié comme gringo français je deviens la mascotte du magasin..

Après la victoire de la France, nous décidons de faire un free walking tour pour en apprendre un peu plus sur la ville et son histoire (hé oui on ne fait pas que chiller on s'instruit aussi). La ville a été très influente en Colombie d'un point de vue politique, culturel et religieux. De nombreux présidents sont nés (12 au total) et ont vécus à Popayan, le dernier en date Louis Leon Valencia a présidé dans les années 60.

Popayan a aussi été pour nous l'occasion d'apprivoiser la nourriture locale, hé oui on s'appelle pas paupiettes pour rien 😀

Tout d'abord l'obleas qui est du manjar (sorte de caramel) entouré de deux gaufrettes (type ostie), bon c'est pas fou mais c'est juste pour dire on ne mange pas du Manjar seul.

Ensuite on a le Salpicon payanès, qui est un "granizado" à base de mûre, goyave et lulo. Vous allez dire mais qu'est ce que c'est le lulo ? C'est un fruit hyper répandu en Colombie qu'on avait encore jamais vu, pas mauvais !

En version salée on a les "empanaditas", bon enfaite c'est juste des petits empanadas. Et pour finir le fameux Arepas, qu'on trouve ici partout dans la rue. C'est une galette de farine de mais, fourrée avec tout ce qui est possible en général jambon fromage.

Après ce premier stop, nous décidons de filer direction le désert de Tatacoa situé à l'est de Popayan, a environ 300 km de là. Très bien c'est pas loin tout ça... et bien figurez vous que c'est un des pires trajets en bus que l'on ait fait. Chose à laquelle on avait pas pensé, c'est que entre Popayan et ce désert il y a une petite chaine de montagnes... on aura finalement mis 11h sur une route en terre pleine de cailloux et nids de poule, le tout dans un bus type bus scolaire minuscule. Et pour couronner le tout, on s'est retrouvés sur les dernières places disponibles, sur la banquette du fond serrer à 5... que du bonheur!

utHorreur  

Après ces 11h on arrive à la principale ville près du désert, mais celle-ci est tout de même à une heure de 4x4 du désert. Il est 21h, on saute dans le coffre du pick up et c'est parti pour une heure de route encore. Remis de nos émotions (et économie oblige) un désert c'est parfait pour camper ! On cherche donc un camping et on ressort notre tente 😉 ça faisait longtemps. Evidemment on monte la tente de nuit puisque l'on est arrivés à 22h dans le désert.

Le lendemain au petit déjeuner on rencontre un couple en voyage comme nous, Fabien et Julie avec qui on part découvrir le désert "gris" de Tatacoa. Il fait chaud, 40 degrés à l'ombre quoi de mieux que des vélos... ?😉 Le paysage est superbe, on se promène au milieu de chevaux sauvages.

Etant dans une région de cow boys, on ira faire une petite ballade à cheval en fin de journée. Les mecs du ranch sont pas inquiets et nous laissent partis seuls, ma fois !

Le lendemain nous irons visiter l'autre partie du désert, le "rouge" encore plus impressionnant que le blanc. On se croirait dans le far ouest!

On part déjeuner dans le premier village à côté du désert pour essayer de voir la demie finale, ici il est 13h quand le coup d'envoi de France Belgique est donné. On a pris place dans un resto tout pourri mais la Tv avait le mérite d'exister. Une fois les belges priés de retourner manger des frites, on prend un minibus qui nous mène à Neiva, où l'on pourra prendre un bus de nuit pour notre prochaine destination, Cali.

Après un bus de nuit mouvementé qui aura duré 13H au lieu de 9 annoncées... nous voilà à Cali 😀 Bon la ville n'est pas réputée très safe et n'est pas réputée non plus pour sa beauté, mais c'est la capitale de la salsa. C'est donc le lieu pour se dandiner et faire la fête.

Nous passerons la première journée à arpenter la ville et découvrir son centre. Il y a quelques coins sympas mais bon, on fait vite le tour. Il fait surtout 40 degrés et on est crevés du bus de la veille.

Le soir on retrouve Nico et Elodie rencontrés à Valparaiso puis recroisés par hasard aux Galapagos. Ils nous invitent prendre l'apéro et on ira passer la soirée dans un bar à salsa. Bon vue notre niveau, on a pas pu vraiment se donner, mais c'est impressionnant à voir 😀 Des dizaines de gens qui dansent la salsa comme des fous dans une super ambiance.

Le lendemain on en profitera pour prendre deux heures de cours de salsa, il fallait bien ça ! On va dire que l'on est plutôt du type raides, mais on a bien rit c'est au moins ça (et on était pas les pires, l'honneur est sauf!).

Nous avons pris ce matin un bus de 3h (qui a vraiment mit 3h) pour la ville Arménia puis un mini bus d'1h pour rejoindre Salento et la vallée du café!

Big besos

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Buenos Dias !

L'Equateur c'est déjà fini et comme on est sympas on ne garde pas le meilleur pour la fin: voici la traditionnelle vidéo de Max résumant notre séjour!

(on a pas choisi cette image!) 

Quand même quelques mots sur nos derniers jours Equatoriens. Après la Quilotoa loop nous avons fait escale dans la capitale Equatorienne : Quito à une altitude désormais de croisière : 2800m.

Nous avons établi nos quartiers pour 3 jours dans une auberge (plutôt moche et remplie d'asiat' bruyants) du centre historique. Quito est une capitale assez étendue (50km du nord au sud), avec un peu plus de 3 millions d'habitants mais le centre historique est lui plutôt riquiqui. Ce fameux centre historique à une jolie architecture coloniale, ce qui classe Quito comme Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO depuis 1978.

Le centre historique est plutôt mignon mais nous nous attendions à plus joli, nous avons été un peu déçus et nous n'avons pas été transportés par l'ambiance.

Nous avons apporté notre touche au musée de la culture : un petit mot dans l'arbre à voeux pour Max et le tampon sur la ville de Castres pour moi.

Des églises en veux tu en voila, et de jolies maisons colorées...

Un quartier (enfin une rue) que nous avons beaucoup aimé : la Ronda. Des petits drapeaux, des maisons roses et surtout ... 2 boutiques de chocolat où on a tout gouté! Miam. Saviez vous que le chocolat Equatorien est l'un des meilleurs au monde? On a même rencontré une dame très sympathique qui nous à tout expliqué sur le process de l'arbre jusqu'à la barre. Nous avons pu toucher, manipuler, gouter.. un plaisir.

Sur la photo des tubes, on à tout à gauche le chocolat blanc (uniquement du beurre de cacao, du lait et du sucre), le chocolat au lait (un tout petit peu de cacoa, du beurre de cacao et du sucre), chocolat noir à 50% et à droite le chocolat noir à 80%. Impressionnant les différences de composition (je n'ai pas osé demander comment sont faits les kinders!).

Mis à part le chocolat, on a aussi gouté quelques bonnes choses : glace pomme-épinard par exemple (on a testé fromage-maïs la saveur locale mais pas vraiment à notre goût) ou encore un énorme Patacone (une sorte de burger au poulet avec chips de banane à la place du pain, du fromage et de l'avocat)... même pas peur!

attention paupiettes en action  

Le lendemain on a étendu notre visite aux quartiers nords de la ville supposés plus touristiques, bobos tout ça tout ça... et ba on a rien trouvé de beau ni d'interessant et pourtant on a fait une boucle de plus de 15 kms! Pour se remonter le moral on a finit la journée en haut de la colline au milieu de la ville afin de profiter de la vue (et se finir les jambes).

Cette journée de marche s'est terminée en beauté puisque nous nous sommes régalés dans un restaurant "gastronomique" local. Une cuisine équatorienne moderne, ça change, c'était plutôt bon et quel bonheur d'avoir de belles assiettes!

Au menu : en entrée on a partagé des croustillants de maïs fourrés à la pomme de terre et des croustillants de poulet épicé; en plat du boeuf avec pomme de terre et banane plantain fourrée au fromage pour Max et pour moi du poisson avec une purée de banane plantain. En dessert des petits beignets sauce orange pour Max et pour moi une gâteau aux 25 ingrédients et une recette qui à 400 ans rien que ça (c'était grosso modo un pain d'épice). Ça remonte le moral culinaire qui commence à baisser (ba oui au marché c'est riz/patate ou riz/pâte ou riz/purée il y a de quoi en avoir marre)!

restau gastro vs marché 

Dernier jour à Quito, nous voulions aller voir de plus près la fameuse ligne de l'Equateur latitude 0°00'00''. Mais pour toucher du doigts de pieds cette ligne il nous a fallut faire plus d'1h30 de bus, ça se mérite!

Nous sommes allés au musée Intin Nan où nous avons appris plein de choses sur l'Equateur et fait des expériences amusantes. Saviez vous qu'à l'équateur on pèse moins lourd? que l'eau dans un siphon coule tout droit? qu'un oeuf tient en équilibre sur un clou? qu'on ne peut pas résister à la force de traction? qu'on arrive difficilement à marcher droit sur une ligne en mettant ses pieds bout à bout? et qu'ici les journées ont 12h de jour et 12h de nuit peu importe le mois?

Moins bêtes nous avons décidé de poursuivre cette journée de sagesse en allant au musée historique de la ville. Bon encore une fois en espagnol on a saisi l'essentiel 😀

Le lendemain matin, nous avons pris le bus pour Otavalo, 2h30 plus au nord. C'est bien l'Equateur c'est un petit pays donc les distances sont plus courtes mais finalement les bus de jour c'est long et on s'ennuie vite. Heureusement les paysages sont jolis et ont est distraits par tous les vendeurs ambulants qui envahissent le bus ; boissons, chips, fruits, glaces, poulet frits... impossible de mourir de faim.

Arrivés à Otavalo nous sommes officiellement de retour dans l'hémisphère nord! On pose nos sacs et on file au marché pour manger. On trouve un stand qui change un peu, une mama fait des "tortillas" : seulement de la purée grillée, il en faut peu pour être heureux! Le ventre plein on se met en route pour le fameux marché artisanal réputé pour être un des plus grand d'Amérique du sud. Malheureusement nous n'y sommes pas un samedi là où il est le plus grand. On en prend plein les yeux quand même. La région est connue pour son tissage : ponchos, plaids, sacs... tous bien colorés.

Mais le plus beau des spectacles ce sont les gens : leur tenue traditionnelle est superbe et ils sont plus typés indiens. Les hommes sont vêtus de blancs reflétant la pureté spirituelle, d'un chapeau et de chaussures qui ressemblent aux Minorquines. Ce qui est rigolo c'est qu'ici les hommes ont les cheveux longs attachés en une longue tresse et même les petits garçons! Les femmes elles ont une longues jupe sombre, un chemisier blanc brodés de fleurs colorées, des colliers en perles dorées, des tissus enroulés sur la tête, les cheveux enroulés dans un tissu coloré et les mêmes chaussures que les hommes. Un spectacle fabuleux.

Le deuxième jour nous avons enfilé nos chaussures de rando et sommes partis pour une petite boucle d'une quinzaine de km sur différents sites sacrés.

Le premier, un arbre de plus de 1000 ans où les gens se retrouvent pour des rituels de purification. De là on a une superbe vue sur les différents sommets autour, la ville et une lagune. Le second, une cascade de 20m de haut et 6m de large, avec des bains pour se purifier et un arbre de la fertilité. Le 3eme, un escalier sacré qui mène à un lieu de culte.

En pleine coupe du monde on essai de suivre, pas tellement difficile ici, les matchs sont diffusés dans toutes les boutiques... et même au supermarché !

Otavalo était notre dernier "vrai" stop en Equateur mais on ne peut pas aller à la frontière directement depuis ici. Nous avons du faire un stop à Ibarra pour changer de bus. Nous en avons donc profité pour aller voir le centre ville et gouter à la spécialité locale : la glace de paille (faite à la main dans une bassine en cuivre qui tourne sur de la paille et des blocs de glace). La ville a un joli centre colonial et la glace était délicieuse alors pas de regret!

En milieu d'aprem on prend donc le fameux bus pour la frontière, 2h30 plus au nord. Sauf que (il fallait bien que ça arrive une fois) on s'est trompé de bus! Pas de direction mais juste de compagnie. Le chauffeur n'a rien voulu entendre et nous à laissé sur le bord de la route à la 1ere douane que l'on a croisé. Nous avons du attendre 45min en plein cagnard avec nos copains moustiques que le bon bus arrive. Nous sommes donc arrivés de nuit à Tulcan. Le passage de frontière avec la Colombie se faisant à pieds et n'étant pas réputé comme le plus sûre on décide de dormir à Tulcan.

On avait tout entendu sur ce passage de frontière un peu particulier et notamment des gens qui mettent plus de 8h pour passer... on s'était préparé à y passer la journée! mais finalement une bonne étoile était avec nous, nous avons mis moins d'1H. C'est un peu tout une épopée : de Tulcan il faut prendre un taxi jusqu'à la frontière équatorienne. Faire tamponner son passeport pour sortir de l'Equateur. Traverser un "pont no man's land" à pieds jusqu'au poste de frontière colombien. Faire tamponner son passeport pour entrer en Colombie et enfin prendre un taxis jusqu'a Ipiales, la 1ere ville côté Colombie!

Donc ça y est, depuis le 5 Juillet, nous sommes en Colombie, notre dernier pays. Ça fait tout drôle!

On a prit un billet de bus 2h plus tard, ce qui nous laisse le temps d'aller visiter le sanctuaire de Las Lajas à 20min en collectivo de Ipiales. Cette impressionnante église construite à cheval sur le Rio est un des centres de pèlerinage les plus importants d'Amérique du Sud. Bon on avait pas vraiment le temps d'aller à la messe et on avait nos gros sacs sur le dos et le ventre alors on est descendu en courant et on est remonté le plus vite possible pour ne pas rater notre bus!

Nous sommes finalement arrivés à l'heure mais le bus lui a décidé de partir avec 40min de retard si on avait su on se se serait pas pressés ! Nous voilà donc partis pour 8h30 de bus... c'est long vraiment très long (et ils n'ont rien trouvé de mieux que nous passer alerte à Malibu)! Comme nous avons passé rapidement la frontière et que le trajet est réputé dangereux, nous avons préféré le faire de jour. Nous sommes arrivés à 20h à notre première étape Colombienne: Popayan.

Nous avons donc passé 33 jours en Equateur dont 7 aux Galapagos. Nous avons aimé ce pays et sa diversité de paysages mais n'avons pas eu de vrai coup de coeur comme pour les pays précédents (sans parler des Galapagos bien sur!). La météo n'a pas été vraiment avec nous, ceci explique peu être cela... Les gens sont néanmoins plus sympathiques que les pays plus au sud.

Saviez vous que:

  • L'équateur est un des 5 plus gros exportateurs de roses, 50% des roses à la St Valentin viennent d'ici! Elles poussent plus droites et leurs couleurs sont plus vivent du fait de l'ensoleillement de 12h par jours toute l'année!
  • La mûre est un des fruits les plus populaire et le jus de mûre est la boisson "officielle" locale.
  • Le pananama (le chapeau) est originaire de l'équateur! Dixit wikipedia: "Pendant la construction du canal de Panamá, des ouvriers du monde entier acquièrent les chapeaux de paille équatoriens pour se protéger du soleil. Panama sert de vitrine commerciale à l’Amérique du Sud. Le chapeau de paille est baptisé panama malgré son origine équatorienne. En 1906, Théodore Roosevelt porte ce chapeau lors de sa visite aux chantiers du Canal et contribue à populariser le « Panama Hat » (chapeau Panama), auparavant traditionnellement appelé « Sombrero de Paja Toquilla » (chapeau de paille). Les Parisiens adoptent rapidement ce couvre-chef considéré comme élégant, et qui pourrait être à l'origine du surnom « Paname » donné à Paris"
Notre itinéraire; un peu plus de 1300kms 

Besos Colombiens!

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Hola!

Après notre fabuleuse semaine dans un zoo à ciel ouvert, nous avons atterri à Banos une ville au plein coeur de la Sierra (la partie andine du pays) à 1840m d'altitude. Banos est réputée pour ses eaux thermales, les paysages qui l'entourent et ses nombreuses cascades. Nous avons posé nos sacs dans une petite auberge sympathique du centre ville.

Une des spécialités de la ville est le Melcocha. Une forme de bonbon fait à base de canne à sucre bouillie. Là où ça devient intéressant c’est que avant que la pâte durcisse, il faut l’étirer et la malaxer de longues heures. C’est donc tout naturellement qu’on verra partout à Banos ces morceaux de “pâte” accrochés à des pas de porte et manipulés à mains nues par les vendeurs… Probablement pas le truc le plus aux normes sanitaires en Europe!

L'autre spécialité de l'équateur (et du Pérou) c'est le Cuy (prononcer couille) : ce n'est autre que des cochons d'Inde grillés... Nous n'avons pas eu le courage de gouter (en plus il parait que c'est pas bon!)

Le 1er jour, nous avons profité de la matinée pour prendre de la hauteur sur la ville et monter jusqu'au mirador de Bellavista. La ville étant dans une cuvette entre deux montagnes dès que l'on veut en sortir il faut grimper et pas qu'un peu!

Pour le déjeuner, nous avons testé une des spécialités équatoriennes : les bolons. Même si eux les consomment au petit déjeuner! C'est en fait une grosse boule de purée de banane plantain fourrée (dans notre cas au fromage). Bilan : c'est sec et ça n'a pas beaucoup de goût... mais ça cale un homme! Et comme ce n'était apparement pas suffisant, on a finit avec un bon gâteau à la banane, autre spécialité qui cale tout autant!

Le ventre plein, on décide de louer des vélos pour l'aprem et faire les 20 kms de la "route des cascades". Les vélos étaient vraiment pourris et même en descente il à fallut que l'on pédale. Nous n'avons pas vu les 60 cascades annoncées mais quand même quelques unes.

Nous avons fini par la cascade del Diablo, la plus grande de la région. Il faut descendre environ 15-20 min (qu'il faudra remonter ensuite joie) avant d'arriver à cette cascade. Elle est assez impressionnante le débit d'eau est incroyable. On peut passer en dessous et on se fait bien tremper!

Comme on est sportifs mais il ne faut pas trop pousser, on a mis les vélos dans un camion pour le retour bien plus facile!

Le lendemain il faisait beau (rare pour la région qui est une des plus pluvieuse du monde), on s'est dit que c'était une bonne idée d'aller au mirador de la vierge et de poursuivre jusqu'a la casa del arbol. Une "gentille" randonnée de 9kms avec 800m de dénivelé positif et 820m de dénivelé négatif. Pour monter au premier mirador, ce n'est que des marches : on arrive les fesses et les mollets en feu. Heureusement la vue est quand même sympa!

Nous continuons cette promenade de santé (exténuante), ça grimpe tellement qu'on en glisse. Pour couronner le tout il se met à pleuvoir et les nuages remplissent la vallée on ne voit plus rien! Que du bonheur. On se met à l'abri dans une plantation de papayes le temps que le gros de l'averse passe. Petite pause sympathique où l'on papote avec une Australienne, une Américaine, un Taïwanais et 2 Allemands qui se sont aussi mis à l'abris.

Par contre ce qui est plus ennuyeux c'est que l'objectif de cette douce promenade est la casa del arbrol : une balançoire située au dessus du vide avec une vue incroyable sur toute la vallée. On vous laisse comparer en image ce qu'on espérait et ce qu'on à vécu:

Au moins on a pas eu le vertige!  

On decide de passer par un autre chemin au retour par ce que la gadoue glissait déjà en monté alors la pluie + la descente on aurai finit sur les fesses. Une belle journée malgré la difficulté de la rando et du temps.

Autre "fun fact" à propos de Banos, quand le camion poubelle passe dans les rues, tout le monde se précipite avec sa poubelle pour aller la mettre dedans. On a trouvé ça bizarre mais on est plus à ça prêt. (Le lendemain on a vu un cheval qui voyageait tranquillement dans la benne d'un pick-up...)



Le lendemain matin, on prend le bus direction Latacunga une ville 2h plus au nord. La ville n'a pas d'intérêt mais c'est le point de départ pour le trek de 3 jours qui nous intéresse : la fameuse "quilotoa loop". L'objectif de la journée est de trouver des infos, faire les courses et trouver une petite bouteille de gaz (on a du abandonner la notre à cause du vol pour les Galapagos). Et ba ce n'était pas une mince affaire : on a fait pas moins de 32 boutiques pour trouver le précieux sésame! Entre temps on a quand même fait une pause almuerzo au marché il faut pas se laisser abattre. Notre bouteille de gaz sous le coude on peut partir tranquille (et se faire à manger ce soir : pâtes carbo party dans la chambre hip hip hip hourra!).

Reveil 6h30, depart en bus pour la ville de Sigchos point de départ du trek (un peu plus de 2h pour parcourir les 73km). Nos gros godillots aux pieds, nos sacs sur le dos c'est parti mon kiki.

Objectif du jour : rejoindre le village d'Isinglivi, environ 12 kilomètres à parcourir avec 300 mètres de dénivelé négatif et 400 mètres de dénivelé positif. Grosso modo on descend dans la vallée, on traverse la rivière et on remonte de l'autre côté. Les paysages sont vraiment jolis, bien verts et différents ce que l'on à vu jusqu'à présent. En plus des paysages magnifiques que l'on va voir, le trek traverse de nombreux micro villages et ça c'est chouette! On a pu discuter avec des paysans locaux et se rendre compte qu'ils vivent avec presque rien dans ce coin très reculé de l'Equateur. Ils cultivent leurs terres et changent d'endroit tous les jours leurs quelques bêtes pour qu'elles broutent/tondent l'espace. Encore un petit rappel de la chance que l'on à...

Après 3h de marche et un pique nique avec vue, nous arrivons au village de Isinlivi. Comme le temps est plutôt moche en cette saison (on s'est prit 3 fois la pluie), qu'il fait froid en altitude et qu'on avait pas envie de porter tout le matos de camping + la nourriture, nous avons opté pour l'option "trek de luxe"! Un vrai lit pour dormir et une gentille famille qui nous fait le diner et le petit déjeuner (et même de quoi faire des parties de dominos en fin de journée :) ).

Et ba on a pas regretté : à partir de 16h ce sont d'énormes nuages qui bouchaient toute la vallée + pluie non stop. En plus, l'ambiance table d'hôtes où tous les marcheurs se retrouvent à une grande table pour manger était géniale. Nous avons partagé le repas avec un couple de néerlandais (plutôt chiants) et un super couple de Taïwanais (les fous sont partis de l'Alaska en vélo pour rejoindre la Patagonie ... le tout en 2ans!). On a bien discuté et après une bonne tisane, 10 couvertures, au lit!

Miracle le lendemain matin on a le soleil et une chouette vue de notre chambre.

Petit dej de champion à 7h30 et départ à 8h pour profiter du ciel presque bleu. Pour cette deuxième journée de marche 14 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé négatif et 600 mètres de dénivelé positif nous attendent (idem que la veille : descendre jusqu'a la rivière puis remonter de l'autre côté). Les paysages sont encore une fois magnifiques, on en prend plein les yeux (et les jambes).

Après un peu plus de 3h30 de marche, nous arrivons à Chugchilan les jambes en compote et la faim au ventre! On récupère notre chambre à la déco qui ferait trembler Valerie Damidot mais qui à un petit balcon avec une jolie vue sur les montagnes. Parfait pour manger.

On s'est baladé un peu dans le village pour passer l'aprem et Max a insisté pour monter à un mirador, j'avoue je l'ai attendu à la moitié mais la vue est la même non?

On fait le malin à monter au mirador mais après...  

Nous avons cette fois partagé le diner avec un Néo Zélandais et un Suisse tous les deux bien sympathiques.

Le lendemain est la journée la plus longue, petit dej à 7h et départ à 7h30 pour 20 kilomètres avec 200 mètres de dénivelé négatif et plus de 1000 mètres de dénivelé positif. Malheureusement aujourd'hui le ciel bleu n'est pas de la partie. On quitte le village par un chemin rempli de déchets, c'est tellement dommage que tous ces pays ne soient pas sensibilisés.

Tous les paysages qui nous accompagnent sont superbes. La rando est plutôt difficile aujourd'hui : on descend, on remonte en face, on re-descend et on remonte pour arriver à l'objectif de ces trois jours : la lagune de Quilotoa.

Quilotoa est un volcan situé à 3900m d'altitude avec une immense lagune au fond du cratère. Impressionnant!

On pensait en avoir finit une fois arrivés à la lagune. C'était sans compter les 4,5kms et les montagnes russes pour arriver jusqu'au village... sous la pluie et dans le brouillard.

On arrive les cuisses en feu et tout mouillés au village (devinez l'humeur!). On avait prévu de passer la nuit à Quilotoa et repartir le lendemain matin. Mais avec le froid, la pluie, l'auberge où il fait -5 et où il n'y a pas d'eau du tout... On reprendra finalement le bus pour Latacunga en fin d'aprem.

Ce matin nous avons pris le bus direction Quito la capitale où nous allons passer 2-3 jours.

Big Besos

27

Holà,

Nous voilà de retour de notre semaine de folie aux Galápagos !

Celle-ci a mal commencée avec nos 300 dollars de surplus pour les billets d’avions, puis de 40 dollars juste pour scanner nos deux sacs et enfin de 200 dollars pour avoir le droit de poser nos tongues sur l’archipel. Une fois délestés de plus de 500 dollars, on essaie d’oublier et on profite!

Nous avons atterri en fin de matinée sur l’île San Cristobal deuxième île la plus habitée de cet archipel d’îles volcaniques (une quarantaines d’îles et d’ilots dont 4 seulement sont habités, du moins par des humains!). Les Galapagos sont réputées pour leurs faunes et leurs flores très riches et uniques dont Charles Darwin en à fait maintes observations.

Trouvez-vous les deux intrus?  

Nous avions réservé un Airbnb et Bella et son fils Andres sont venus nous accueillir à l’aéroport. Direction la petite maison de Bella qui est un peu à l’extérieur du centre touristique. En arrivant on a la surprise de retrouver les deux canailles rencontrées depuis notre séjour au Pérou Paulo et Clara qui logent la maison collée à la notre! Une belle coïncidence.

On jette nos sacs, on enfile nos maillots et on part découvrir l’île avec nos deux compères. Dès nos premiers pas sur le port, on est soufflés par le nombre de phoques, leurs cris particuliers et leur odeur! Ils se fondent littéralement dans la ville, on les retrouve partout : dans les bars, sur les bancs.. Le ton est donné : ici les animaux sont rois.

Nous nous arrêtons sur un premier spot de snorkeling, l’eau est plutôt froide mais on se lance quand même, motivés par tous les animaux qu’il y a autour de nous. C’est fou on nage avec des phoques et des tortues, ça fait seulement deux heures qu’on a atterri, le dépaysement est total !!! Ils ne sont pas farouches du tout et s'approchent tout près pour jouer.

On continue ensuite une petite randonnée qui jongle entre jolis points de vues et plages sublimes. La dernière plage est complètement folle : on compte des tortues marines par dizaines qui sortent la tête de l’eau pour respirer : incroyable !

Nous rentrons à la nuit tombée et surprise, Bella nous on à concocté un plat de bienvenue : une énorme langouste! On se régale (et Léa l'a mangé oui oui oui!)


Le lendemain on file explorer l’autre côté de l’île avec les cocos. On se fait un petit repas au marché (on ne change pas une équipe qui gagne) et on passera l’aprem à « la Loberia » une plage extra encore une fois au milieu des phoques, pélicans, iguanes marins et autre sorte d’animaux incroyables.

On finira l’aprem en haut d’une falaise à regarder les tortues prendre les vagues, les requins se jeter sur des bancs de poissons et les pélicans pêcher.

Le lendemain ont doit dire au revoir à nos deux compères, le rendez vous est donné à Paris ou à Castres.

On décide d’aller camper sur la plage « el chino » à 25 km de l’autre côté de l’ile. Plage hyper sauvage en plein milieu du parc National des Galápagos et attention ils ne rigolent pas : juste pour camper il faut aller demander une autorisation au bureau des gardes et nous avons mis une heure pour l’obtenir!

Le tout en poche on prend nos vélos et go direction el chino ! Mauvaise nouvelle la météo n’est pas avec nous et il pleut des cordes et on ne voit pas à 10mètres! Deuxième mauvaise nouvelle les 25 km pour rejoindre le campement sont composés d’une ascension de 15km non stop pour passer un col à 900 m d’altitude puis d’une descente jusqu’à la plage! Aie nos cuisses et fesses s’en souviennent encore et nous sommes arrivés trempés jusqu’aux os. Un restaurant en route à même eu pitié de nous et nous à offert un thé et un café!

On s’arrêtera en route à une réserve de tortues terrestres. C’est fou elles sont immenses et ressemblent vraiment à des dinausores!

Malgré la mauvaise météo la plage est superbe on se régale quand même! Dormir seul au monde avec le bruit des vagues et les cris des phoques ça n’a pas de prix!

Le lendemain on en chie toujours autant mais cette fois il ne pleut presque pas et la visibilité est meilleure. On s'arrête à la lagune en haut du volcan. Seule réserve d'eau douce sur les iles (les autres dé-salent l'eau de mer), les oiseaux viennent s'y laver et la vue est plutôt sympa.

En rentrant on s'arrête sur le port et on profite du ballet que nous offrent des phoques au couché du soleil. Magique

Chez Bella nous rencontrons un couple d’Estoniens qui viennent d’arriver et du coup Bella nous prête sa chambre! Nous passerons la soirée tous les 5 et Bella nous à même cuisiné du poisson (vraiment au top ce Airbnb!)

Une fois remis de ce périple à vélo, nous embarquons pour deux heures de petit bateau tape cul qui nous mène sur l’île de Santa Cruz, où nous y resterons 2 nuits.

Cette île est la plus touristique et étonnement celle où l’on voit le moins d’animaux ... allez comprendre! Un des seul endroits où nous avons vu des phoques c'est au marché aux poissons! Ils savent où aller!

gourmands! 

Bref nous partons explorer cette île et sa fameuse plage paradisiaque au sable fin : Tortuga bay! On y lézardera l’aprem. En chemin on croise d'étranges arbres cactus typiques de l'île. On louera un canoë pour essayer d’aller trouver des requins, raies et toute sorte de gros trucs qui vivraient dans l’océan et dans les mangroves, mais à part quelques tortues et un aileron et queue de requin on revient bredouille. tant pis.

Le lendemain nous allons explorer le site de « las grietas » une fissure volcanique remplie d’eau mi douce, mi salée où l’on peut snorkeler et voir de gros poissons. Le site est hyper sympa mais le ciel étant couvert nous n’avons pas pu profiter des belles couleurs de l’eau.

Comme la pluie nous à suivi jusqu’ici, on passera l’aprem au centre scientifique Charles Darwin à regarder les tortues terrestres géantes emblématiques des Galapagos et à s’instruire sur tous les autres animaux endémiques des îles. Nous avons même eu la chance de voir le dernier spécimen d'une espèce endémique, il est mort en 2014, il avait plus de 110 ans! Léa à même essayé de se transformer en tortue mais il parait que les fesses ne passaient pas…

Le dernier jour on retournera encore une fois sur la sublime plage de Tortuga bay où l’on tombera enfin nez à nez avec des requins venus jouer entre nos pieds!

Finalement cette île de Santa Cruz se sera révélée moins intéressante pour des petits budgets comme nous (plus d’excusions payantes mais moins de trucs cool à découvrir par nous mêmes)

On retrouve donc notre île fétiche après s’être de nouveau fait secouer et tremper. Nous passerons nos deux derniers jours sur l’île à profiter encore de nos plages préférées et vivre au milieu de tous ces animaux comme si c’était des humains !

Gros malheur de dernière minute : la Gopro se plaisait tellement ici à jouer avec les phoques qu’elle à décidée de rester au fond de la mer… Heureusement on avait vidé la carte mémoire mais grande perte quand même :(

Il est l’heure de reprendre l’avion et de quitter ces lieux incroyables où l’on a côtoyé iguanes marins, tortues terrestres, requins, phoques, fous à pieds bleus, pélicans... et on en oubli, le tout bien plus nombreux que les touristes ! Cette semaine aura été riche en émotions et en découvertes ! On est pas prêts d’oublier cet archipel incroyable.

Dès notre arrivée à Guayaquil, nous avons enchaîné sur 8 h de bus qui nous ont mené à Banos, ville réputée pour ses nombreuses cascades et sa forêt tropicale d’altitude ! On change encore une fois d'ambiance.

Big besos !

26

Buenas Tarde,

Nous avons quitté Cuenca la semaine dernière par un bus de 4h jusqu'à Guayaquil. La route était magnifique : passage par des sommets à plus de 4000m au dessus des nuages pour redescendre au niveau de la mer et sa végétation tropicale. On a longé pleins de champs de bananes, cacaotiers et de cannes à sucre. Changement de décor et surtout de température! On sort du bus tout moites et transpirants. A peine le temps d'avaler un sandwich et on repart pour 3h de bus direction la côte Pacifique et la petite ville de Montanita. Finalement c'est pas plus mal les bus de nuit par ce que la journée et ba c'est long!

Après cette fabuleuse journée, on fait le tour de 2-3 campings pour poser notre tente dans celui qui nous semble le moins pire. Montanita est une ville réputée pour la fête, ses fêtards, ses débordements et surtout pour la drogue qui y circule assez librement. Tout à fait l'ambiance que l'on aime mais c'est là où dépose le bus! Autant vous dire qu'on a fait le tour du village, on s'est regardé et on s'est dit : demain on part! Nous avons quand même passé la nuit au camping avec nos 15 amis et leurs dreadlocks (on a rien contre les dreads hein c'est pour vous indiquer le genre!), 5 chats, 3 chiens et tout autant de cannabis. Bref on a pas hyper bien dormi et on a plié fissa notre tente le lendemain matin.

On a donc reprit un bus pour aller au bled 5kms plus loin qui lui est carrément tranquille et déserté des touristes. On trouve l'unique camping mais qui est propre et on plante notre tente sous un cacaotier (grande classe). On y restera 3 jours par ce que c'était chouette, on s'est senti bien, il y avait un petit vendeur d'ananas et de fruits de la passion super bons, de super moustiques géants, de bonnes vagues pour surfer (et surtout 2 boulangeries du tonner avec des croissants au chocolat à tomber.)

3 jours détendus, lecture, surf et footing pieds nus dans le sable par ce que quand même les croissants sont gras! On a pas eu un super temps, mais on le savait après la saison des pluies le temps est gris. Heureusement il ne faisait pas froid.

Après ces 3 jours les pieds dans le sable, on a replié notre tente et repris le bus pour remonter 45min au nord dans la ville de Puerto Lopez. Petit village de pêcheurs sans grand intérêt sauf de Juin à Octobre... saison des baleines qui viennent là pour s'accoupler et mettre bas dans des eaux plus chaudes. Ni une ni deux, on pose notre sac dans une petite chambre avec lit à baldaquin du meilleur goût (pas de camping ici dommage), on négocie le tout avec un tour pour voir les baleines le lendemain. `

L'aprem on fait du bus stop et on se fait déposer dans le parc national de Machalilla. Une petite randonnée de 2h qui passe par 3 jolies plages et 2 miradors. C'est très beau, dommage que le ciel soit gris ça ne permet pas de voir l'eau aussi turquoise qu'elle l'est.

Le lendemain matin après avoir fait des incantations à tous les dieux baleines, nous voila partis en bateau. A la sortie du port on a pu admirer des fous à pieds bleus, fameux oiseaux des Galapagos. Mais ça c'est pour la semaine prochaine, nous on veut des baleines... 1h30 de bateau et toujours rien. Le capitaine fait demi tour et nous on y croit plus. Trop déçus. Mais finalement on aperçoit des jets d'eau au loin. Yahouhouhouhouuuuuuuuu le capitaine nous dit de nous calmer on va s'approcher. On est comme des fous. Elles sont là à seulement quelques mètres de nous, un groupe de 8-10 baleines. Wahou on en espérait pas tant. On reste 30 à 40min à les suivre c'est incroyable, elles sautent devant nous, plongent, réapparaissent frôlent le bateau. Un spectacle incroyable et majestueux dont on se rappellera longtemps je crois.

Petit point culture : les baleines à bosses sont appelées ainsi car elles plongent en faisant le dos rond. Elles mesurent environ 13-14 mètres et pèsent en moyenne 25 tonnes. Le baleineau lui fait déjà 4 mètres et pèse 700kg à la naissance! La baleine à bosse peut effectuer des sauts spectaculaires hors de l’eau. Elles se distinguent des autres cétacés par leurs nageoires pectorales très grandes et leurs chants caractéristiques (on aurait dit des beuglements de vaches). On les reconnait grâce à leur queue qui est propre à chaque baleine (l'équivalent de leur empreinte digitale). Ces baleines vivent entre 40 et 100ans. Voila, merci le "c'est pas sorcier" regardé la veille.

Avec tout ça on a failli louper notre bus! On avait prévu de prendre celui de 14h30 mais avec les baleines qui ont tardé à montrer leurs nez on est rentrés qu'à 16h. Ni une ni deux on fonce à la gare en mototaxi (les même tuktuk qu'en Asie) et on chope le dernier bus de 17h, ouf. Direction Guayaquil, rebelote 4h de bus, longues longues longues. A l'arrivée, on s'installe dans une petite auberge de jeunesse dans un dortoir de 8 : la nuit fut riche en ronflements!

Ce matin on a eu un problème à régler ; apparement les vols pour les Galapagos vendus sur internet sont à un tarif pour les Equatoriens (très malin). On a reçu un mail hier qui nous dit que l'on doit passer payer la différence... soit la modique somme de 300 dollars chacun (255euros x2!). Je pense qu'ils ne sont pas au courant que l'on est pas la banque de France, on se rend donc à l'aéroport leur expliquer. On chausse nos plus beaux sourires et on se dirige vers le comptoir. Heureusement on tombe sur une dame plutôt sympatique qui comprend tout à fait notre problème, que c'est tous les jours le même défilé de touristes mais qu'elle ne peut rien faire pour nous. "Oui mais madame on craque déjà complètement notre budget pour aller aux Galapagos alors s'il vous plait faites un effort (oeil du chat de Shrek et larmichette)!" On arrive finalement à descendre à 330 dollars pour nous deux... ça fait mal mais on se dit que c'est une chance et que cet endroit va être incroyable.

On file faire des courses pour économiser sur place (tout coûte une demie fortune apparement). On profite de l'après midi pour visiter le centre ville mais il n'y a pas grand chose à voir. Ce qui nous à beaucoup dérangé c'est la façon dont les gens nous regardaient. Il n'y a pas beaucoup de touristes à Guayaquil, la ville n'ayant pas une réputation très sure c'est peu être pour ça.

On a profité d'un parc avec des iguanes énormes au milieu des pigeons (un avant goût des Galapagos), du malecon (sorte de promenade des anglais) au bord de la rivière mais mis à part ça rien de fou. Ah si! au bord de la rivière il y a un distributeur à croquettes pour poissons, ça c'est fou!

Ce soir on fait nos sacs, quelques kilos de pâtes en plus et on rêve de la semaine qui nous attend! Demain notre vol est à 9h30 direction l'ile de San Cristobal, 3eme plus grande île de l'archipel des Galapagos.

On a plus que hâte!

Buenas noches.

25

Buenos dias,

Après notre épopée montagneuse à Huaraz, nous avons atterri à Trujillo, une ville sur la côte 300km plus au nord du Pérou. Trujillo est une ville plutôt mignonne, du moins son centre ville avec pleins de maisons coloniales colorées et tout un tas d'églises immenses.

La tête un peu dans le pâté après le bus de nuit, nous arrivons à 5h du mat', on chope un taxi avec un Américain et on cherche une auberge. On marche pendant plus d'une heure pour au final revenir à la première. On pose les sacs et on retrouve Paul, Clara et Antoine, les copains rencontrés à Huaraz arrivés par un autre bus.

On décide d'aller visiter le site archéologique de Chan-Chan. Une cité construite par une civilisation antérieure aux Incas : les Chimus qui ont vécu entre 1000 et 1470 après JC. Elle fût entièrement construite en adobe sur près de 20 km2. La ville est structurée de manière à séparer les élites du peuple. 30 000 habitants la peuplait à son apogée. Le peuple Chimu vénérait la lune et la mer, il y a donc de nombreuses représentations tout au long du site.

Il n'y a aucune explication, on a donc fait comme on pouvait avec le routard. C'est impressionnant de voir qu’une cité uniquement construite en sable ait pu résister aux séismes et au temps qui passe! Nous avons aussi rencontré le fameux chien sans poil sacré du Pérou...étrange animal.

Ces découvertes nous ont ouvert l'appétit et nous décidons d'aller déjeuner au bord de la mer dans la petite ville voisine de Huanchaco. On se lance dans la dégustation d'un plat local : le ceviche, poisson cru avec oignons et citron vert. Pas mauvais. Nous accompagnons le tout avec la boisson nationale : l'inca Kola dont la couleur plus que douteuse en dit long sur son goût... 1ère et dernière fois!

L'après midi on continue nos explorations archéologiques avec la visite d'un reste de pyramide. Un peu moins impressionnante mais avec également de belles frises.

Nos 3 compères nous quittent avec un nouveau bus de nuit, nous on a décidé de rester une journée de plus la ville étant plutôt jolie et puis on est pas pressés hein!

Le lendemain on se dirige vers un autre grand site archéologique du coin : la Huanca del Sol et la Huanca de la Luna. Ces deux temples ont été fondés par la civilisation des Moches (prononcer Mochés), civilisation qui a vécu entre 100 et 700 après JC donc si vous suivez avant les Chimus de Chan-Chan.

La Huanca de la Luna est dédiée aux questions religieuses et la Huanca del Sol aux affaires administratives, au milieu se situe la zone d'habitation. Seule la huanca de la Luna se visite, pour celle del Sol et le village, ils n'ont pas les fonds nécessaires pour continuer les fouilles donc rien n'a été fait.. imaginez les trésors qui s'y cachent encore!

La Huenca est une pyramide inversé de 6 étages. Les différentes générations ont ajouté un étage tous les 100 ans. L’étage précédent était alors condamné et remplacé par un homologue à la base plus large mais aux motifs similaires (allez savoir pourquoi!). Il est possible d’admirer les fresques qui ornaient les étages de cette pyramide, on y retrouve notamment leur dieu de prédilection sympathiquement appelé le décapiteur et représenté sous forme d’un monstre. Sur les murs extérieurs on retrouve les différentes classes sociales des Moche ainsi que la cosmovision de cette culture. Vraiment chouette.

Ce site est assez impressionnant avec ses nombreuses frises aux couleurs bien préservées. Il est très différent de tout ce que l'on a pu voir jusqu'ici, tout comme le site de Chan-Chan.

Le matin, nous avions trouvé la ville en pleine préparation de festivités pour l'après midi. Tout autour de la place principale des groupes de gens faisaient des fresques en sables colorés à même la route. Nous décidons donc de nous y rendre dans l'après midi pour voir de quoi il s'agit. Nous tombons sur un énorme concert religieux où les gens chantent et dansent sur un rythme latino ! Vraiment impressionnant et on se surprend même à se trémousser en rythme avec Jésus.

Le soir, nous avions réservé un bus de nuit pour monter encore un peu plus au nord. Arrivés à l'agence il n'y a que nous et 44 sacs énormes de mangues! Etrange. Nous attendons, petit à petit quelques personnes arrivent mais nous ne sommes pas plus de 10. Le bus lui n'arrive pas... Il pointera finalement son nez à 1H15 du matin l'enfer! Nous assistons alors à une drôle de scène : les gens chargent les sacs de mangues sur les sièges camas (vous savez les sièges plus larges, plus inclinables et donc plus chers..) et nous nous devons nous installer à l'étage en semi-cama!

Nous arrivons à Mancora avec plus de 3h de retard et plutôt fatigués. Mancora est une petite ville de quasiment à la frontière avec l'Equateur, notre prochaine destination. Nous avons choisi de nous arrêter ici car c'est une petite station balnéaire de surfeurs où il fait beau et chaud (enfin!) et l'appel des tongues a été plus fort que tout.

On pose notre tente dans un petit camping en bord de plage avec nos copains Paul et Clara qui nous avaient devancé d'une journée. On a même retrouvé Floflo et Lolo l'autre couple qui a fait la rando de Huaraz avec nous. Les 3 jours qui ont suivis se résument à : plage, bronzette, farniente, surf, bodyboard, raquettes, rigolade, smoothies, glaces, churros et on en passe. 3 jours qui font du bien et qui rechargent les batteries à fond. Et en bonus une énorme victoire du CO en finale du Top 14 et ça c'est plutôt cool !!

Il nous a fallu malheureusement quitter ce doux paradis pour continuer notre périple. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, nous sommes repartis pour un bus de nuit direction Cuenca en Equateur. Cette fois le bus étaient à l'heure. Ce qui a été plus difficile c'est le passage de frontière à 2h30 du matin, la tête plus que dans la pâté. Heureusement nous n'avons pas eu de problème à la douane et avons pu repartir tranquillement 45min plus tard 2 tampons en plus dans le passeport.

Petite parenthèse avant le passage en Equateur : petit film sur notre périple Péruvien et notre itinéraire sur plus de 3000kms!

Nous voila donc dans une nouveau pays! Avant dernier de ce périple ça nous fait bizarre le temps passe vraiment vite. Nouveau pays veut aussi dire nouvelle monnaie et ici c'est le dollar. Oui oui le même qu'aux Etats-Unis. Le pays a adopté cette monnaie en 2001 car l'Amérique avait pour objectif de faire une sorte de zone Euro avec monnaie unique... Ca fait bizarre de retirer des dollars et ça fait encore plus bizarre d'avoir des prix quasi en euro.

Notre premier stop en Equateur est Cuenca, jolie petite ville coloniale où il fait bon vivre. Première impression en sortant de la gare routière : wahou c'est propre!! Et personne ne nous siffle pas même un bus ou un taxi, incroyable! Ça va vous nous plaire ici. En plus on tombe la semaine d'une fête catholique (encore!) et pour l'occas' il y a une trentaine de stands de gâteaux et de bonbons sur la place principale... le paradis existe!

On retrouve Clara et Paul ( décidément on se suit 😀 ) et on trouve une auberge trop cool avec une cuisine hyper bien équipée où fondants au chocolat, tarte à la courgettes, et crumble animeront nos soirées. Un bonheur! (1ere fois depuis la nouvelle Zélande que l'on trouve un vrai supermarché comme chez nous avec pleiiiiiiin de choix. Et coïncidence ou pas il y a une méga boulangerie juste en bas de l'auberge, décidément cette ville est une vraie ville de paupiettes)

Après deux jours à flâner dans la ville, à visiter le musée du chapeau, à escalader jusqu'au mirador et manger des gâteaux nous décidons de faire un saut dans la ville thermale de Banos juste à côté de Cuenca. On en profite pour visiter cette petite ville avec son église meringue et monter au mirador pour éliminer un peu.

L'après-midi se passe obligatoirement aux bains thermaux où l'on peut profiter d'une piscine à 38 degrès, d'un hamama et de bain de boue. La vie est difficile ici 😀

Demain matin nous prenons la directions de la côte Equatorienne avant de s'envoler dans une petite semaine pour les Galapagos (excitation, excitation, excitatiiiiiiiiiiion) !!😀

Big besos Equatoriens

24

Bonjour bonjour

Nous profitons d'une escale avec wifi pour vous donner un peu de nouvelles.

Après nos aventures au Machu et dans la vallée sacrée, nous nous sommes fait plaisir à Cusco avec un petit restau Français et petite anecdote : le patron est de Castres (les Tarnais vous l'avez peu être aperçu à la une de la dépêche il y a quelques semaines)! Max rêvait d'une raclette : c'est désormais exaucé! Avec des produits locaux Andins presque aussi bon qu'à la maison! Pour moi c'était quiche courge/bacon pas mal non plus.

Le lendemain, nous avons retrouvé par hasard (et pour la deuxième fois!) un couple rencontré sur l'ile de Pâques, Nieves et Seb, une soirée bien sympa autour d'une bière locale.

Pour terminer nos aventures dans la région de Cusco, nous avons fait une excursion d'une journée pour découvrir la Montana de los 7 colores (ou la montagne arc-en-ciel). Après un reveil à 3h du matin et 3h de bus nous sommes déposés au pied de la montagne à 4300m d'altitude. Beaucoup de gens prennent des chevaux car avec l'altitude, l'ascension n'est pas simple. Une fois n'est pas coutume on chausse nos chaussures de rando et on y va. Il nous faut 1h20 pour arriver en haut à 5100m, essoufflés mais tellement envoutés par la vue irréelle qui s'offre à nous... Ce bijou a été découvert il y a quelques années "grâce" au réchauffement climatique, avant il était recouvert par la neige! Les différentes couleurs sont dues aux différents minéraux, il y en a plus de 1000 dans la vallée!

Comme nous sommes en haut avec un peu en avance par rapport au groupe, nous profitons pour pousser un peu la randonnée vers la vallée rouge. Wahou wahou wahou les couleurs sont encore plus incroyables.

Ps: on garantie les photos ci dessous 100% naturelles sans filtre 😉

Nous prendrons le lendemain un bus direction Lima: 22H... c'est long! On s'offre un bus "cama" avec des sièges un peu plus larges et un peu plus inclinables. Il y a même un repas servi à bord. Grand luxe.

Une fois à Lima mission trouver un lit, ce qui s'est avéré plus compliqué que prévu. On a bien tourné pendant 1h avant de finalement craquer et poser nos sacs. Nous avions rencontré pas mal de gens qui avaient des avis partagés sur cette ville nous avons donc décidé d'aller voir par nous même.

Nous avons visité les quartiers de miraflores, barranco et le centre historique.. et nous avons aimé. Miraflores n'a pas vraiment d'intérêt, c'est une zone remplie d'immeubles neufs comme chez nous. Barranco est beaucoup plus mignon et bobo, avec de jolies maisons colorées typiques espagnoles, nous nous en sommes donnés à coeur joie pour les photos. Le centre historique vaut lui aussi le détour pour son architecture, son marché, son quartier Chinois et son bazar ambulant qui décoiffe!

Nous avons finalement apprécié ces 2 jours dans la capitale. Seul bémol: le temps. Ici en hivers, un brouillard épais recouvre la ville le ciel est tout gris, on ne voit pas la différence entre le ciel et la mer et on a l'impression d'être dans une bulle : c'est assez horrible.

Pour la prochaine étape nous reprenons un bus de nuit et nous arrivons au petit matin dans la ville de Huaraz, située dans la cordillère blanche à 3080m d'altitude. Nous posons nos affaires dans une petite auberge très sympa ou nous prenons le petit déjeuner en terrasse au soleil : que du bonheur. Nous rencontrons une petite famille qui voyage pendant un an avec leurs trois enfants de 6, 8 et 12 ans et plein d'autres baroudeurs très sympas.

Petite pause dans le voyage pour suivre en direct la qualification de Castres en final et nous partons explorer la ville et faire nos courses pour les jours à venir. Nous tombons encore une fois sur une parade en ville. Ici il y a toujours quelque chose à fêter, en ce moment c'est la fête de la patate...

Max s'offre un super bonnet Péruvien tricoté par une mamita sur le bord du trottoir. Trop joli avec la laine de ses propres moutons. Ca aura été l'histoire du bonnet la plus courte de toute l'histoire des bonnets... il l'a oublié 1h après, là où on a mangé et en y retournant plus tard le gars nous dit qu'il l'a jeté... Poubelle 1 - 0 bonnet neuf.

Nous voulions faire le trek du Santa Cruz mais on se sent un peu fatigués et pas envie d'avoir froid (les 3 nuits se font à plus de 4500m en tente) nous optons donc pour une option plus tranquille : 3 jours mais avec un refuge d'où l'on rayonne. On forme une petite équipe avec deux autres couples bien cool, on fait les courses et en avant direction la lagune de Paron.

2h de collectivos à 22 + 2 enfants + 1 chien (qui a vomi sur Max) pour une capacité de 15 personnes. Nous arrivons à Caraz ou un mini bus nous attend pour nous monter au refuge à 4200m. La vue du refuge est incroyable : une lagune bleue turquoise et des glaciers à plus de 6000m tout autour. Le glacier en face de notre chambre est même celui qui à inspiré le fameux logo du Paramount : classe!

Nous profitons de l'après midi pour monter au mirador qui domine le lac. Dommage pour nous le temps est un peu couvert mais le paysage reste vraiment magnifique. (Là encore les photos sont 100% naturelles sans filtre 😉 )

Le soir nous dormons au refuge. C'est assez sommaire : un dortoir pour nous 6, une cuisinière à gaz et heureusement un feu de cheminée! On cuisine à la frontale, on se réchauffe les orteils, des rigolades et au lit sous les 4 couvertures en laine.

Le lendemain une grosse journée nous attend. On part à 8h pour essayer d'atteindre le pied du glacier. Le chemin est sublime. On longe d'abord le lac sur 4kms, avec le soleil il est encore plus bleu! Il y a tout un tas d'arbres à papier, des arbres dont l'écorce ressemble à du papier à cigarette c'est super rigolo. Une fois la balade champêtre terminée, ça se corse et ça commence à grimper, pour finalement atteindre les 5000m et la vue incroyable sur les glaciers. Dommage que ça ce soit couvert, la glace est moins bleue mais wahou on en prend encore une fois plein la vue.

C'est là que nous pique-niquons mais rapidement car il caille et il se met un peu à neiger. Nous avions au menu de la semoule avec des légumes. Un super taboulé sur le papier... sauf qu'ici nous n'avons pas trouvé de semoule "épaisse" comme à la maison. Seulement une sorte de poudre un peu comme de la polenta. Ce qui nous a donné une superbe purée élastique immangeable!.. Mais on en a bien rigolé!

Après ce festin, les doigts congelés on entame tranquillement la descente tout aussi magnifique pour retourner au refuge. On retrouve le lac avec un bleu encore différent et le reflet des glaciers, c'est somptueux on se croirait dans les caraïbes (la neige en plus).

Soirée feu de cheminée, frontale, purée (cette fois une vraie mousseline pas de semoule!), jeux de cartes et rigolades pour terminer cette super journée.

Le lendemain on redescend à pieds en 3h au premier village où le taxi nous attend. Il n'a pas trouvé nécessaire de prendre un minivan pour nous 6 + les sacs. Clara et Loreene feront donc le trajet dans le coffre à la Peruvienne!

Nous récupérons un collectivo à Caraz pour retourner à Huaraz, la boucle est bouclée.

Nous nous retrouvons tous les 6 à l'auberge pour une bonne douche bien méritée après ces 3 jours ou même se laver les dents était une épreuve vu la température de l'eau. Nous reprendrons tous les 6 un bus de nuit direction Trujillo où nous sommes arrivés hier matin.

La suite au prochain épisode

Besos !

23

Bonjour Bonjour!

Des nouvelles Péruviennes après une grosse semaine d'aventures.

Nous sommes partis dimanche dernier avec pour objectif le Machu Picchu. Plusieurs options s'offraient à nous : le train, le bus, la marche. Par soucis d'économie et de défi on se décide pour la marche : 4 jours de trek pour pouvoir chatouiller les pieds du Machu! Là encore nous avions le choix de passer par une agence mais même combat : par soucis d'économie et de défi on décide de se lancer seuls!

L'objet du défi : 4 jours de marche, 3 nuits de camping, 80kms, 3,5kms de dénivelé, 8-9kg pour moi 12-13kg pour Max, des litres de sueurs et des tonnes de souvenirs.

Dimanche matin, réveil 4h30, ça pique. A 5h on est dans le collectivo pour la ville de départ du trek. On attend qu'il soit plein et à 5h30 c'est parti on ne peut plus reculer. On arrive 2h plus tard, on demande notre chemin et on se met en route... Les tours organisés avec les agences ne font pas ce premier jour de rando donc on se retrouve seuls au monde. Que du bonheur. Le trek commence fort : Ca ne fait que grimper et les sacs pèsent sur les épaules. On commence à regretter notre choix mais maintenant qu'on y est on avance. Par contre qui dit grimpette dit vues et là on est servis, on se régale et ça compense un peu le mal de cuisses.

Pour cette première journée de 6h30 de marche, nous avons englouti 18km et un peu plus d'1 km de dénivelé positif. Nous arrivons dans l'aprem au point de campement épuisés. Nous posons notre tente sous un petit tipi en paille. Ici nous sommes à 3900m d'altitude, ça caille! Un bon plat de riz pour se remettre, évidement pas de douche et au lit! Le ciel est rempli d'étoiles le spectacle est magnifique.

Jours 2 : on décide de ne pas partir de nuit avec le froid qu'il fait, on se lève donc "tranquillement" on se réchauffe d'un bon thé/café et à 7h on attaque. Cette fois les groupes sont là et il y a du monde. L'autre point positif d'avoir un guide : c'est qu'on a aussi une mule qui porte son sac, sa tente, son eau et sa nourriture... Quelle idée mais quelle idée on a eu! D'autant qu'aujourd'hui on s'attaque à la montagne et on frôle la fameuse montagne sacrée : la salkantay qui du haut de ses 6271m se moque de nos têtes dans le pâté. On se fait doubler par tous les muletiers (qui au passage sont en sandales, on vous laisse admirer l'état de leurs pieds, un peu de Pedirelax ne leur ferait pas de mal 😉 ), on manque de se faire écraser, une mule ça avance peut importe ce qu'il y a sur son chemin!

Ca grimpe, encore, encore et encore jusqu'à attendre le point culminant de la rando: 4630m. On sent vraiment le poids des sacs et l'altitude qui nous essouffle bien plus vite mais on s'accroche. On a même le droit au spectacle d'une jolie avalanche en face. Etant partis les derniers après tous les groupes, on a les plaisir de les doubler juste avant le col où ils s'arrêtent tous pour une pause. Nous arriverons donc seuls en haut et finirons le reste de la journée sans croiser personne. Que du bonheur.

Une fois le col franchi, ce n'est "que" de la descente. Trop facile. Sauf que de la descente dans les cailloux ça glisse, ça tire sur les jambes et pas qu'un peu! Bref on souffre limite plus qu'en montée. Une fois redescendus en altitude, on voit le changement de paysage : les arbres font leur retour, la végétation devient plus dense et on gagne en température, pas désagréable.

On arrive en début d'aprem au camping, on plante notre tente avec encore une fois une super vue sur les montagnes. Royal le camping a une douche... mais à l'eau de la rivière : on vous laisse imaginer la température. Ce soir c'est purée mousseline et au lit! On dort comme des bébés.

Pour ce deuxième jour, nous avons marché 7h, pour 20km et 1,8km de dénivelé.

Jours 3 : on se réveille avec les cuisses, les fesses et les mollets en feu. La journée s'annonce bien! Des infos qu'on avait le 3eme et 4eme jour c'est descente/plat tout le long tranquille Emile on à fait le plus dur. On part donc complètement détendus en se disant que la journée allait couler toute seule. Et ba punaise ça a été la plus douloureuse! Ca n'a été qu'une succession de montées raides et de descentes, de vraies montagnes russes. Nous avons compris ou était notre erreur : certaines agences prennent la route de l'autre coté de la rivière qui elle est plate tout le long et non le vrai chemin du salkantay! Mis à part cette mésaventure le chemin est très beau, on longe la rivière (de plus ou moins haut), nous sommes dans la foret tropicale avec de beaux bananiers, des palmiers, des cascades, des bambous et arbres à fruits de la passion, ça nous occupe! A la mi-journée on arrive au point de bifurcation de l'itinéraire. Les groupes prennent à cet endroit un bus pour aller dormir Santa Teresa, nous, nous décidons de prendre le chemin qui "coupe" à travers la montagne. A bout de force et déjà 17kms au compteur on se dit qu'on se pose au prochain camping au pied de la montagne. C'est à ce moment là que l'on croise un Américain qui nous dit qu'en haut il y a un camping avec vue sur le Machu Picchu. OK l'occasion est trop belle, on regroupe nos dernières forces et on se lance. Le début du sentier est magnifique à travers les plantations de café. On s'arrête chez une mamita qui nous fait gouter son propre café des champs que l'on traverse. Après ça on attaque l'ascension : 6km pour 770m de dénivelé positif. C'est long très long. On transpire à grosses gouttes. Ca a été les 6 plus longs kms de toutes notre vie je crois, on regardait le compteur toutes les 5mins et on avait fait que 300m... un enfer. Au bout de 2h la délivrance! On arrive enfin au camping/mirador. On reste sans voix, la douleur totalement oubliée (une fois assis). Une vue à 180 degrés sur les montagnes et cerise sur le gâteau une vue privée sur le machu. Incroyable, un des plus beau endroit de camping que l'on ait fait.

La nuit commence à tomber on installe donc notre tente dans ce cadre incroyable. Il y a une "douche" à l'eau encore plus froide que la rivière mais elle a le mérite d'avoir une vue sur le machu... elle aura été plus qu'éclaire mais assez insolite! 18h les noodles sont avalées en compagnie de nos deux copains américains, on est prêt pour aller dormir. Avec la nuit, les nuages sont tombés juste en dessous de nous, nous sommes donc au dessus d'un océan de nuages blancs, le pics des montagnes au dessus et le ciel incroyablement clair et étoilé au dessus... un spectacle à couper le souffle, une des plus belle nuit!

Pour cette 3eme journée, nous avons parcouru 24km pour environ 1,7km de dénivelé positif le tout en 8h... horrible on vous dit! Mais qu'est ce que la vue en valait la peine!

4eme jour : On a dormi comme des bébés. On profite de la vue une dernière fois avant de se remettre en route. Mais comme on est montés tout en haut, plus qu'à descendre... La fatigue est bien présente, les sacs toujours la, on y va doucement. Apres 2h de marche (il en faut donc autant de temps pour monter que pour descendre!), on arrive à Hidroelectrica la ville ou passe le train et le début de notre calvaire! Il ne nous reste "plus que" 12kms à faire à plat le long des rails. Ca s'annonce facile mais on est tellement à bout de force que l'on mettra 3h pour arriver!

Mais ça y est on y est : Agua Calientes (ou machu Picchu pueblo)! Une ville horrible, on a l'impression que tout va s'écrouler, il n'y a que des restaurants pour touristes avec panneaux lumineux et rabatteurs dans la rue. On se trouve une chambre (avec une douche toujours sans eau chaude quel calvaire ce pays) et repos! Le soir on s'offre un restau pour se remettre de ce périple et prendre des forces pour la monté des marches demain (pas de Cannes hein, du machu!).

Nous y sommes : 17 Mai on s'attaque à l'une des 7eme merveilles du monde. Après 1,7km de marches jusqu'au sommet (ba oui on en a pas eu assez et le bus c'était trop cher) on y est! Il est midi on rentre dans le temple. Il y a beaucoup trop de monde! on décide de s'assoir et de laisser passer le flot (à partir du début d'aprem il y a moins de monde). Un papi Péruvien s'assoit à coté de nous et commence à nous parler on lui dit que c'est notre première fois ici, il nous prend dans ses bras et entame une cérémonie à la pachamama (terre mère) pour la remercier de tout ce quelle nous offre. On reste donc un moment avec lui. Une fois la foule passée, on s'attaque aux traditionnelles photos et à la visite du site. Mythique! Le seul problème : aucune explication, rien. Nous avons donc imaginé et pris plein les yeux! Nous sommes restés 3h à flâner dans les ruines avant de redescendre.

Le lendemain il faut rebrousser chemin, on part explorer le reste de la vallée sacrée. A l'office du tourisme on nous à dit que le 1er bus était à 9h le matin. Réveil à 5h45, on commence à marcher à 6h30 pour arriver à temps. On prend les rails en sens inverse, cette fois on a reprit des forces et on marche les 12km en 1h45, bien plus raisonnable. Mais une fois à Hydroelectrica on nous dit que le 1er bus est a 14h génial. On s'arrange avec un taxis pour qu'il nous dépose dans un bled ou on pourra récupérer un bus. Trop simple, il nous dépose dans une bled a mis chemin, on doit prendre un autre taxis relais et enfin un collectivo pour arriver à notre destination finale en début d'aprem : Ollantaytambo. On trouve une auberge avec une jolie vue sur les ruines pour poser nos sacs (et fait non négligeable ça sera notre seule douche chaude en 8 jours que du bonheur!) et on part explorer la petite ville. Un premier stop au marché pour manger, on ne perd pas les bonnes habitudes. Les mamitas ici sont bien colorées : de belles jupes et un grand chapeau rond avec des fleurs : trop belles. Les hommes et les enfants aussi portent les habits traditionnels, vraiment joli.

La vieille ville est très mignonne, c'est la dernière du pays à avoir conservé son architecture inca : des rues piétonnes étroites en pierres, le ruisseau/égout qui coule d'un coté et des maisons en terre ou pierres. On est charmés par cette ambiance paisible.

Une bonne nuit de sommeil et le lendemain on part à l'assaut des ruines du village. On y est à 8h pour avoir le site pour nous tout seul. Un autre village inca comme le machu, un peu moins grand mais quand même impressionnant. De belles terrasses, des maisons, un temple du soleil et toujours ce sytème d'irrigation ingénieu.

Pour la suite du périple, nous n'avons trouvé que très peu d'infos, les gens faisant le tour des sites de la vallée sacré en tour organisé ou avec un taxi privé. Vous avez deviné qu'il n'en était pas question pour nous et que l'on préfère se débrouiller et marcher. On monte donc dans un nouveau collectivo bondé qui nous laisse au bord de la route en nous indiquant le chemin : vous marchez par là et vous trouverez. OK. Prochain objectif : les Salinas. En chemin, dans la côte (ça ne fait que grimper ici!) on croise deux français qui font eux un périple de l'Amérique du sud en vélo! On profite d'une petite pause en montée pour papoter avec eux et nous ferons le reste du chemin ensemble. Une fois la côte affrontée, on découvre un panorama complètement improbable et incroyable! Plus de 3000 bassins salins, perchés à plus de 3300m d'altitude, accrochés à flanc de montagne. Un spectacle grandiose.

Il s'agissait de bassins salins exploités par les incas, ou plutôt leurs descendants, les Indiens de la Vallée. Les familles de paysans locaux, réunis maintenant en coopérative, ont conservé cet héritage de générations en générations. La production de sel avoisine les 150 à 200 tonnes par an.

Après notre pique nique avalé on craque pour une tablette de chocolat noir au sel du marais... miam miam et re miam! Ca nous redonne un peu de force pour continuer, on reprend le chemin (qui grimpe toujours) en direction du village de Maras ou l'on veut passer la nuit. Les paysages ont encore changé : c'est vallonné et il y a des champs à perte de vue.

Nous y arrivons en milieu d'aprem et la mission trouver un logement s'avère plutôt simple : il n'y a qu'un seul endroit dans ce micro village sans aucun touriste (et oui les tours touristiques se font à la journée seulement). C'est très rudimentaire, encore une fois pas de douche, nous partageons le même lit mais le propriétaire est très gentil. Nous y retrouvons Floriane et François qui sont allés plus vite que nous avec leurs vélos. Nous faisons quand meme un petit tour du village qui est plutôt mignon avec ses portails bleus. Ici nous ne sommes pas au 21ème sicle : les enfants jouent avec des pneus, il n'y a que des micros épiceries, les gens ont leurs bestiaux dans leur maison... drôle de spectacle mais on se sent privilégiés de vivre ça et on se rends compte encore une fois un peu plus de la chance que l'on a.

Le lendemain matin, on attaque avec nos deux compères direction le site de Moray à 6km de marche du village. C'est un ancien centre de recherche agricole inca où étaient pratiquées des expériences de culture. Entre chaque "marche" il y a une différence de 2-3 degrès ce qui créait des micro-climats et leur permettait de voir à quelles températures telles ou telles plantes se développaient le mieux, de prévoir les rendements et de cultiver des plantes tropicales en hiver : ingénieux !

De retour au village, nous récupérons nos sacs et nous attaquons les derniers 5kms pour rejoindre la route principale et récupérer un collectivo direction Chinchero, notre dernière étape!

Chinchero est un petit village andin traditionnel reconnu pour son activité de tissage et son marché artisanal. La population indigène quechua du village porte la tenue traditionnelle rouge et noir avec un beau grand chapeau c'est très chouette.

Notre premier stop se fera au marché pour manger. Nous gouterons une spécialité : le chicharron, des petits morceaux de porc frit accompagnés de pommes de terres (frites) de maïs et d'oignon. Pas mauvais mais pas light pour un sous.

Nous profitons ensuite du marché artisanal... si seulement on n'avait pas que nos minuscules sac à dos. Tellement de belles choses que l'on voudrait rapporter à la maison!

Nous faisons ensuite un tour dans les hauteurs du village où il y a les traditionnelles maisons en adobe (mélange de terre et de paille) et la vieille église. Nous tombons sur une petite fête avec des danseurs et des musiciens, nous continuerons vers les ruines inca d'un ancien temple ou une partie de foot se joue. Pour finir la journée, nous nous initierons au traditionnel tissage. Une dame nous explique les différentes étapes : les différents animaux utilisés pour la laine, le lavage des fibres à l'aide d'un racine, comment filer la laine à l'aide d'un spider (pas simple du tout!) , la coloration à l'aide de pigments naturels (notamment le sang de cochenille pour le rouge, fixé au jus de citron qui est également utilisé comme rouge à lèvres..), le tissage ... vraiment très interessant et impressionnant. Pour faire une grande écharpe, il faut environ un mois de tissage a ces femmes. Elles nous montrent les différents dessins et symboles qui représentent la ville de chinchero. Nous expliquent également leur tenue traditionnelle : le chapeau rond et creux, la jupe noir avec 3 petits plis au milieu qui symbolisent les terrasses des ruines, les chaussures en pneus, les bonnets à pompons portés par les hommes qui sont mis devant si célibataire et derrière si il est marié... Nous avons vraiment appris beaucoup de choses c'était très sympa.

Ce beau périple terminé, nous reprenons un collectivo pour Cusco. La boucle est bouclée : nous retrouvons l'auberge ou nous avions laissé une partie de nos affaires et une douche chaude. Cette semaine a été extrêmement riche en efforts physiques (on vous laisse deviner l'odeur de nos 2 tee shirts et 2 paires de chaussettes!), en rencontres et surtout en découvertes!

Nous restons encore deux jours dans la capitale Inca avant de prendre la route direction Lima, pour ce faire 22h de bus nous attendent (on va presque regretter de ne pas marcher!)

Besos de nous deux

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Publié le 12 mai 2018

Hola chicos,

C'est en direct de Cusco que Max vous à concocté cette petite vidéo qui retrace tout notre mois incroyable en Bolivie😀

Avec en bonus notre itinéraire:

Presque 3000 kms parcourus  

Nous sommes arrivés au Pérou mercredi à 5h30 du matin après un bus de nuit depuis La Paz. Le passage de frontière s'est fait sans encombre de nuit. Nous sommes même allés jusqu'à truander en faisant passer illégalement des carottes au Pérou. Crime. Par contre ils ont trouvé les oranges qu'on avait mit sous le siège du bus, on a du les manger devant eux (les carottes étaient elles coincées entre le siège et le fenêtre, ni vu ni connu!)

1ere destination: Arequipa. Une ville dynamique et historique à la fois, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO (encore une!). Entourée de 3 volcans qui culminent à presque 6000m, le panorama est plutôt joli. De son passé colonial, Arequipa conserve de très jolis bâtiments et églises en roche volcanique claire, ce qui lui a valu son surnom de ville blanche. Nous avons flâné 2 jours dans ses jolies ruelles, son marché bien animé et ses courettes magnifiques.

Au marché nous avons découvert de nouvelles traditions culinaires. Nous avons testé la papas rellena; une sorte de boulette de purée de pomme de terre farcie à la viande, oeuf dur et légumes. Délicieux. Nous nous sommes également pliés à leur traditionnelle boisson: la chicha: une fermentation d'eau de cuisson de maïs blanc ou violet...ça c'était nettement moins bon!

Le second jour nous avons profité d'un tour gratuit (comme au chili) qui fonctionne sur les tips pour en savoir un peu plus sur la ville. 3h à déambuler c'était vraiment très sympa. Nous avons pu gouter un thé de chocolat, au goût assez surprenant et j'ai même gagné un chocolat chaud à la chocolaterie de la ville en répondant le plus vite à une question: quel est le nom traditionnel des restaurants péruviens: picanterias. Paupiette un jour paupiette toujours 😉

Nous avons visité un centre qui expliquait les différents animaux locaux (lama, vicuna, Alpaca...), leurs laines et le tressage traditionnel. Max a d'ailleurs adopté leur tenue traditionnelle..

Nous avons finis la journée au joli mirador qui surplombe la ville, suivi du fameux chocolat chaud.

Nous avons ensuite pris un nouveau bus de nuit pour rejoindre la fameuse ville de Cusco où nous sommes arrivés complètement mort ce matin avec 2h de retard. Max avait fait les yeux doux à la vendeuse pour qu'on ait les sièges de devant au même prix mais ça n'a pas été suffisent pour que l'on dorme bien.

Nous nous sommes installés dans une petite auberge avec une superbe vue sur la ville.

Nous avons visité le centre historique qui est très joli. Nous avons tenté un tour gratuit mais le guide était vraiment mauvais, nous avons abandonné au bout d'une heure.

Nous sommes allés mangé comme à notre habitude au marché avec les locaux. Nous avons ensuite organisé la suite de notre séjour ici... Nous partons en trek en autonomie pour 5 jours à la découverte du mythique Machu Pichu. Affaire à suivre!

Besos Péruviens

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Hola!

Après 3 jours dans le désert d’Uyuni, nous avions tout de suite enchainé avec un bus pour la ville de Potosi. 4h de trajet à travers la montagne. Nous avons traversé la vraie campagne: des petites maisons en terre, des troupeaux de lamas, des champs… et en prime un joli coucher de soleil. Nous avons posé nos affaires dans une auberge de jeunesse très sympa.

Le lendemain, nous sommes le 1er Mai et contre toute attente c’est aussi la fête du travail ici et tout est fermé. Nous avons donc la chance de visiter la ville sans voiture ni mini bus pas déplaisant du tout! Mais malheureusement les musées étaient fermés aussi, dommage le musée de la monnaie nous intéressait: c’est là qu’était frappée la monnaie jusqu’en 1951.

Nous en avons profité pour flâner tranquillement en ville. Nous sommes tombés sur une fête d’école de garçons: fanfare et défilé aux couleurs de l’école, très joyeux:

Puis un peu plus haut dans la rue un défilé en l’honneur de la vierge Marie, rebelote la fanfare, les confettis, et la parade:

La ville de Potosi, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde: 4090m! La ville est connue notamment pour ses mines d’argent qui ont fait l’essor de la ville (et surtout de l’Espagne coloniale). Les mines sont toujours exploitées (entre 5 000 et 20 000 mineurs) qui cherchent aujourd’hui principalement de l’étain, du fer et du zinc. Nous avons décidé de ne pas visité les mines pour des questions éthiques, les mineurs travaillant toujours dans les même conditions qu’au 19eme siècle et des milliers d'enfants y travaillent également (et aussi par ce que Max et maman sont claustro..)

Le centre ville historique est différent de ce qu’on a vu pour le moment, du fait de l’ancienne richesse, les maisons sont terminées, colorées, des énormes églises à tous les coins de rue et tout un tas de jolis bâtiments. C’est très agréable de s’y promener (encore plus sans les voitures).

Comme à notre habitude nous prendrons le déjeuner au marché avec les locaux.

L’après midi sera consacré à la visite d’un couvent apparement sublime pour maman et nous, nous efforçons de trouver le bureau de l’immigration pour faire renouveler nos visas (en tant que Français on a le droit à 90j gratuits mais que par tranches de 30 jours, les relous..) Peine perdue, nous demandons à 10 personnes (dont 2 policiers) et nous avons 10 adresses différentes. On verra demain quand tout ré-ouvrira.

Du coup à la 1ère heure le lendemain on est allés à l’office du tourisme demander, et nous avons fini par trouver: hourra nous ne sommes plus hors la loi et pourrons donc passer sereinement la frontière Péruvienne. Après cette mésaventure administrative nous prenons la direction de la gare routière et sautons juste à temps dans un bus direction Sucre.

Après 4h de bus plutôt longues, le bus s’arrête à 5km de la ville: blocus de la ville tout le monde descend… Génial. Nous voilà donc partis avec nos sacs pour traverser les différents blocages: les camions sont en travers de la route et personne ne peut passer. Nous marchons donc 30 minutes en plein soleil, dernier blocage passé on arrive à attraper un mini bus jusqu’au centre ville.

Nous faisons 3 auberges qui sont pleines (forcement les gens sont bloqués ici), on finit par poser nos affaires dans une auberge d’un autre temps mais avec un sublime parquet en bois et une jolie cour intérieure. On profite des dernières heures de la journée pour faire un premier tour dans la ville.

Sucre est la capitale constitutionnelle du pays classée elle aussi au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est ici qu’a été proclamé en 1825 l’indépendance de la Bolivie. C’est une cité coloniale plutôt jolie où il fait bon vivre: on est à 2750m d’altitude, on retrouve un peu de chaleur et ça fait du bien.

Les maisons sont aussi terminées (du moins dans le centre) et on a pas compté le nombre d’églises! On se sent un peu moins en Bolivie, moins de mammitas et les gens sont habillés « comme chez nous » (plus ou moins!).

Le lendemain le blocus et la grève continuent de plus belle… les gens sont dans la rue, défilent, crient des slogans, des coups de fusils en l’air: bonne ambiance! Contrairement à la veille, toutes les rues sont bloquées, les bus sont en travers: il n’y a aucun véhicule qui circule on commence à s’y faire!

Nous retrouvons nos amis Emy et Greg rencontrés sur l’Ile de Pâques pour déjeuner au marché. Mais la encore ce n’est pas simple, tout est bloqué. Nous réussissons à rentrer mais 1h plus tard toutes les portes sont fermées et nous ne pouvons plus sortir! On patiente avec un jus de mangue frais: pas désagréable.

qui veut du museau? // Négociation de mangues par Max & Alex  

Pour finir la journée, on prend un peu de hauteur sur la ville depuis une jolie placette.

Le dilemme de la journée et du lendemain surtout: nous avons acheté un billet d’avion pour aller à Cochabamba (et ainsi éviter 12h de bus idem celui pour aller dans la jungle) mais comme tout est bloqué on ne sait pas comment aller à l’aéroport. On se renseigne comme on peut mais personne ne sait combien de temps va durer cette grève. Apparement demain sera identique à aujourd’hui: blocage complet à partir de 6h du matin… Très bien nous prendrons donc un taxi à 5h… pour un vol à 11h30 on ne sera pas en retard!

5h le lendemain on est dans notre taxi, il fait encore nuit.. mais les blocages ont déjà commencé… Le taxi doit faire des détours et esquiver comme il peut les camions, les pierres et les branches en travers de la route. On commence à paniquer en se disant qu’on arrivera jamais à l’aéroport. Finalement nous y arriverons 1h30 plus tard. Ouf. Plus qu’à attendre 11H30.

35min de vol plus tard nous atterrissons à Cochabamba 3eme ville du pays. On saute directement dans un collectivo qui nous dépose au centre ville, on enchaine avec un second qui nous rapproche de l’endroit d’où semble partir les mini bus pour Torotoro notre prochain objectif. Coup de chance une petite jeune descend avec nous du collectivo et nous dit que sa maman travaille pour ces mini bus, nous la suivons! Et deuxième coup de chance il reste 3 places tout pile dans le prochain mini bus. (Ici pas d’horaire les bus partent quand ils sont pleins). On achète 3 bouts de pain, on met les sacs sur le toit et on grimpe. C’est parti pour 5h de tape cul sur une route en pavé ou en terre… La journée qui ne fini jamais! Heureusement la route est jolie mais punaise qu’est ce que c’est long et qu’est ce que ça secoue!

multiples arrêt pour manger des frites des frites des frites  

Crevés, plein de poussière et le dos en compote on finit par arriver à Torotoro vers 18h30. On trouve une petite auberge (avec concept innovant portes en taule et loquet d'écurie en ferraille.. on vous raconte pas la discrétion pour aller aux toilettes la nuit), on mange une saucisse au barbecue sur le stand de la mammita du bout de la rue et au lit!

Le parc national de Torotoro mis à part d'être au bout du monde, est connu pour ses plissements de terrain en forme d’arc en ciel, ses fossiles marins, son canyon et clou du spectacle: des traces de dinosaures! Ici pas le droit de se balader seul, il faut un guide. Le tarif est le même de 1 à 6 personnes donc on patiente devant l’agence voir si d’autres touristes arrivent. Bingo au bout de 15minutes un couple de français arrivent. Nous partons donc à 5 accompagnés de notre guide (dont on ne se souvient pas le nom).

La visite commence par les fameuses traces de dinosaures! Nous étions un peu septiques… comment sont elles restées là depuis tout ce temps? Tadam c’est la que notre guide intervient: Apparement la région était particulièrement boueuse et une grosse zone de transit dans la migration des dinosaures du sud vers le nord. Les différentes couches de sédimentation ont recouvert et permis de conserver les traces de pas. Celles-ci ont été découvertes suite à l’érosion…

La seconde hypothèse est que les dinosaures étaient très lourds et donc compactaient très fort la terre sous leurs pas. Du coup l’érosion s’est moins faite sur ces zones plus compactes et plus solides… Nous avons donc pu observer des traces de gros quadrupèdes (genre diplodocus) et de bipèdes carnivores (genre T-rex) et même d’un spécimen volant… Rien que ça! Grosse pensée pour mon frère fan de dinosaures! On aurai bien aimé que tu sois avec nous tu nous aurais sûrement mieux expliqué que le guide :)

On continue ensuite dans le lit d’un Rio à sec (et pourtant la saison des pluies s’est terminée en mars), les paysages sont magnifiques. Il y a des ponts de pierre formés par l’érosion; c’est assez impressionnant.

Nous arrivons ensuite au mirador du canyon. Wahou c’est immense: jusqu’à 300m de profondeur! La vue est magnifique d’ici.

Les choses sérieuses commencent ensuite; la descente dans le canyon par un chemin de 700 marches rien que ça! C’est vraiment beau, la végétation est luxuriante. Nous arrivons à la cascade El Vergel pour pique-niquer: plutôt pas mal comme spot encore une fois.

La remontée est un quand à elle un peu plus difficile! Nous finirons donc la journée tranquillement au village.

Nous décidons de reprendre un peu plus tôt que prévu le bus pour Cochabamba et enchainer avec un bus pour La Paz. Nous avons passé un fabuleux dimanche: 5h de tape cul puis 8h de bus qui est tombé en panne à 500m de la gare finale. Joie bonheur, nous arrivons à La Paz à 23H crevés.

Le lendemain nous avons fait un marathon des boutiques souvenirs et flâné tranquillement. Le 8 maman reprend l’avion (snifff) et nous, nous prendrons un bus direction le Pérou!

Bilan Bolivien: Après 35 jours en Bolivie, nous avons eu un coup de coeur pour ce pays aux multiples paysages. En 5 semaines nous avons côtoyé des volcans à plus de 6000m, la jungle profonde, des animaux sauvages, des lamas à n’en plus finir, le plus grand désert de sel au monde, des villes folles, des canyons… Un tourbillon de couleurs et de saveurs, encore une fois on en a pris plein les yeux (et le ventre). Par contre nous avons trouvé le pays très très sale et les gens pas forcement accueillants (pas tous heureusement!). On a un peu eu l'impression d'être des dollars sur pattes par moment.

Nous retiendrons les douches électriques avec fils apparents, les salles de bain 3-en-1: pipi-dents-douche, les lits en paille, les dents des mamitas en argent, les collectivos fous et décoré du meilleur goût, les empanadas au fromage, les routes toutes plus mauvaises les unes que les autres, l’essouflement permanent à cause de l’altitude, la légalisation du travail à partir de 10ans... mais aussi toutes ces belles mamitas, leurs tissus colorés et leurs longues tresses, les marchés immenses aux milles saveurs, les petits stands sur les trottoirs où l'on mange pour 3 fois rien, ces gens la joue pleine de feuille de cocas et tous ces enfants souriants!

Direction le Pérou pour de nouvelles aventures !

Besos ! 
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Buenos dias !

Après nos deux jours à La Paz, nous avons pris la direction du nord de la Bolivie: l’emblématique lac Titicaca à cheval entre la Bolivie et le Pérou, 8262km2 à 3812m d’altitude.

Le trajet en bus pour y aller est magnifique : on traverse la campagne autour de La Paz puis assez rapidement on arrive aux abords du lac. Il faut ensuite prendre un petit bateau pour traverser (et éviter de faire tout le tour) et le bus prend un bac. Il reste ensuite 1h de route sublime jusqu’à Copacabana.

Une fois arrivés nous achetons nos tickets de bateau pour la Isla del sol et allons déguster la fameuse truite du lac dans une cabane au bord de l’eau. Un régal. Copacabana n’a pas vraiment d’intérêt. La « plage » est pleine de pédalos en forme de cygnes (toujours plus kitch!) et de statues incas du meilleur gout. On se croirait au parc Asterix.

Nous embarquons donc à 13h30 sur un micro bateau blindé : des gens dedans et autant sur le toit! 1h30 de traversée au ralenti, nous arrivons sur l’ile. Le petit « port » est super mignon, l’eau y est transparente et les ânes broutent tranquillement. Seul hic : le port est au niveau du lac… jusque la tout va bien.. mais le village lui est tout en haut de la colline! Il nous faut donc à plus de 3800m d’altitude et avec nos gros sacs escalader la colline pour rejoindre notre hôtel. Heureusement les ânes, les belles mammitas et les paysages nous distraient. On arrive en haut tant bien que mal, et essoufflés comme pas possible. On pose nos sacs dans une petite chambre avec une vue incroyable sur le lac, l’ile de la Lune et les montagnes Peruviennes et on part explorer les alentours.

La nuit tombe vite et le froid avec ! Comme repas du roi ça sera noodles sous 15 couettes. Un petit remake de Sajama ça nous manquait !

On s’est réveillés pour voir le lever du soleil depuis notre lit sur la Isla de la Luna entourée d’une auréole rose. Magnifique.

On est quand même pas fous, on s’est rendormis après. Mauvaise surprise quand on s’est réveillés : il pleuvait des cordes et on ne voyait plus à 5m la loose. Le petit dej avec vue a été vite oublié. Dommage. Heureusement pour nous la pluie s’est arrêtée vers 10h et nous avons pu partir explorer l’ile. Ici pas de voiture, seulement des ânes, des moutons, des lamas et des cochons (et quelques gens quand même). Ça fait un bien fou de ne plus avoir le bruit des Klaxons en permanence ni la pollution.

On fait un joli tour de la partie sud de l’ile (la partie nord étant fermée aux touristes pour cause de conflits d’intérêts entre les deux parties..). Si il n'y avait pas les mammitas et les lamas on se croirait en Crète! Les points de vue sont sublimes, l'ile est vraiment paisible, une belle destination!

Nous reprenons le bateau pour rentrer à Copacabana à 16h. Le lendemain nous profitons de la matinée pour faire le tour de Copacabana et notamment monter au sommet de la colline qui domine la ville. La montée relevait plus de l’escalade que d’une promenade mais nous sommes arrivés en haut après 45mn de grimpette. Si on fait abstraction des tonnes de déchets qu'il y a partout, la vue sur le lac et la ville son sublime et la grimpette valait la coup!

Une fois redescendus nous prenons la direction de la fameuse église qui abrite la vierge de Copacabana, également connue comme la « reine de Bolivie ». C’est la vierge la plus vénérée du pays tout de même! L'église est immense et différente de toutes les églises que nous avons vu ici, on dirait presque une mosquée. C'est là que nous croisons deux copines rencontrées sur l'ile de Pâques, improbable!

Nous reprendrons le bus à 13h direction La Paz. Rebelote les 4h de route en sens inverse. Une fois à La Paz, nous achetons nos billets pour Uyuni à 20h30 le soir même. Nous profitons pour descendre au centre ville pour acheter de quoi remplir nos estomacs (et occuper un peu le début du trajet). Nous sommes tombés sur un spectacle de danse sur la place principale; assez surprenant mais très chouette et coloré.

20h30, les sacs en soute, nous nous installons dans le bus direction Uyuni. Grand baptême du bus de nuit Bolivien pour maman. Nous avons cette fois opté pour l’option tout confort: siège cama quasi inclinables à l’horizontale et très larges: le grand luxe. On ne voit pas le trajet passer et on se réveille à 6h du mat à la gare de Uyuni. Trop facile.

On file à l’agence pour booker notre tour de 3jours. Départ 10h30, on ne perd pas de temps. Accompagnés de Franz notre guide et de 3 Suisses Allemands, à 7 dans le 4x4 on se tient chaud.

Le premier stop sera la cimetière de train. Avant passaient ici des centaines de trains de minerais qui reliaient le Chili et la Bolivie. Sauf que tradition oblige, quand ça marche plus en Bolivie on jette n’importe où. Il y a donc pas moins de 25 locomotives, wagons et tout le reste à quelques kilomètres de la ville. Abandonnés et rouillés.

Nous prenons ensuite la direction du salar et wahou on en prendra plein les yeux du début à la fin! C'est le plus grand désert de sel au monde : une superficie de 10 582 km2 et situé à 3 658 mètres d'altitude, a certains endroits il y a plus de 120m de profondeur de sel! Mis à part tout ce sel, il y a aussi du lithium (bien plus interessant financièrement!) qui représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète , rien que ça.

C'est vraiment impressionnant tout ce blanc à perte de vue et c'est éblouissant, pas question d'enlever les lunettes de soleil! On ne sait pas comment se repère le guide mais on continue de rouler tout droit, on a vraiment l'impression que le salar ne s'arrête jamais (où qu'on tourne en rond!). Après le repas dans une cabane en sel, nous avons eu le droit à la traditionnelle séance photo perspective! Bien drôle.

Une fois le photoshoot terminé, nous sommes arrivés sur une petite île perdue au milieu de cette mer de sel. Une île de corail, puisque à l'origine le salar était une lagune (à l'époque: collision des plaques tectoniques - formation des Andes - trop plein d'eau de mer d'un côté = lagune - évaporation de l'eau - tadam un beau salar! ) La particularité de cette île c'est qu'elle est remplie de cactus, mais pas les petits cactus de jardinerie, non non des cactus géantissimes de plusieurs centaines d'années (ils poussent de 1cm par an imaginez !). Impressionnant !

Pour conclure la journée en beauté, Franz nous conduit dans un endroit du salar encore inondé (nous sommes en fin de saison des pluies) pour voir le coucher de soleil. Un des plus beau du voyage pour le moment!

Nous passerons la nuit dans un hôtel en sel : murs, lits, tables, chaises... et sol. Pas hyper agréable quand on sort de la douche avec les pieds mouillés d'avoir du sel qui se colle partout mais on a survécu! Petit bémol de la soirée, un de nos ami Suisse a fait une crise d'épilepsie pendant le repas. Les trois compères nous abandonnent donc malheureusement pour le reste du voyage (les 2 prochains jours dans le désert à 4700m d'altitude sans hôpital dans les alentours n'étaient pas très rassurants pour eux après cet épisode).

Le lendemain matin, nous faisons une halte pour voir un volcan encore semi actif qui crache de la fumée.

Puis une succession de lagunes très jolies, avec pleins de flamands roses, de lamas et même des renards pas farouches! De vrais paysages de cartes postales. C'est dans ce décor idyllique que nous prendrons le déjeuner: trop dur! Max a du s'improviser pompiste: à la bouche à même le bidon d'essence, depuis le toit du 4x4...

Nous reprenons la "route" enfin la piste : ça secoue bien comme il faut dans le 4x4. Encore une fois on ne sait pas comment se repère notre guide. Il n'y a rien autour, juste des successions de montagnes. Nous faisons un stop pour admirer la montagne aux 7 couleurs puis des rochers impressionnants taillés par le vent.

Nous terminerons la journée à la Laguna Colorada. Encore une fois wahou wahou wahou. Le paysage que l'on a devant nous est iréel; une étendue d'eau rouge fluo, des flamands roses à perte de vue, des herbes dorées et des lamas qui broutent tranquillement. Incroyable

La nuit sera plus confortable, nos malheureux amis Suisses avaient réservé une chambre avec salle de bain privée et nous l'ont gentiment laissée. Nous évitons ainsi la nuit en dortoir et pouvons profiter de l'eau chaude youpi!

Bien que confortable, la nuit fut courte. Réveil à 4h15, départ 5h. Il fait nuit noire et on se caille! Nous arrivons aux geysers à 6h du matin. Il fait encore nuit, nous sommes seulement éclairés par la pleine lune. Le premier geyser est impressionnant : une cinquantaine de mètres de haut, avec une pression incroyable. Puis nous nous baladons au milieu du champ des autres geysers et fumeroles. Comme nous sommes arrivés les premiers, nous sommes seuls sur le site, la nuit et la fumée, vraiment une ambiance unique.

Nous prenons ensuite la route des bains d'eau chaude pour le lever du soleil. Une épreuve difficile de se mettre en maillot, quasi de nuit et par une température proche de zéro mais qu'est ce que c'est bon une fois dans l'eau! On doit pas être loin des 40 degrès, vue montagnes d'un côté, lagune et flamands roses de l'autre... et le soleil qui se lève en face : que du bonheur.

Pas mal comme Spot 😀

Une fois réchauffés avec ce bain nature, nous reprenons la route direction la Laguna Verde. Il se trouve qu'en ce moment elle n'est pas verte. La couche de micro algues est en suspension sur la couche d'eau et il n'y a pas de vent pour les mélanger donc pas de vert. Tant pis pour nous.

Il est maintenant temps de retourner à Uyuni, plus de 3h de 4x4 nous attend ! on roule, on roule, il fait une chaleur dans ce 4x4, pas de clim et pas possible d'ouvrir les fenêtrer car trop de poussière, désert oblige ! Heureusement que les paysages sont beaux pour nous divertir.

Petit pause repas, on récupère une mammita qui veut rejoindre Uyuni et hop !! dernière ligne droite !!

On arrivera finalement vers 16h a Uyuni, un peu fatigués du long trajet, mais en ayant passé trois jours exceptionnels. On en a vraiment pris pleins les yeux !

On est motivés pour prendre un bus direction Potosi notre prochain stop à 4h de route. Uyuni n'ayant pas d'intérêt nous n'avons pas voulu perdre de temps ! On file à ce qui fait office de gare routière, un bus part pour Potosi dans 10 min, parfait. On négocie notre billet (forcément, ici les prix sont à la tête du client), on achète deux trois empanadas à une mammita sur le trottoir et direction Potosi!

Big besos

19

Holà tout le monde,

On profite du bon wifi et de notre appart tout confort à La Paz pour partager avec vous les vidéos de nos premiers mois de voyage 😉

Nouvelle Calédonie et Nouvelle Zélande 
Notre mois Chilien  

Quelques nouvelles quand même de La Paz où nous avons passé quelques jours en attendant notre invitée bolivienne qui est fraichement arrivée hier.

Ayant déjà passé quelques jours à La Paz avant notre séjour en Amazonie, nous avons déjà eu l'occasion de visiter le centre ville. Mais cela nous a laissé le temps d'aller visiter les coins que nous n'avions pas eu le temps de voir, notamment le Mirador KILI KILI qui offre un super point de vue sur la ville. En rentrant on tombe sur une kermesse d'école, on s'incruste et on observe les gens... On aime se retrouver au milieu des locaux !

Le lendemain nous avions prévu de faire la route de la mort: notre aller retour pour la forêt amazonienne ne nous a pas suffi ! Mais cette fois-ci c'est en vélo que nous descendrons cette route de la mort sur 70 Km. Après avoir trouvé une agence, qui nous permet de réaliser la descente à un prix convenable, mais qui a quand même des vélos avec des freins, nous voilà à 8h du mat prêts à attaquer !

Le principe : On monte jusqu'à "La Cumbre" en bus dans les hauteurs de La Paz, à quelques 4700 m d'altitude. Ici il caille bien comme il faut. On s'équipe: tenues étanches, casques, protections et de là nous enfourchons nos vélos pour une Vingtaine de km sur de l'asphalte avec une vue ... Waouh ! Au milieu des voitures, on double les camions, on prend de la vitesse et on fait la courses entre nous, sensations garantie et on se régale!

On est chauds 😀

Une fois cette première partie dévorée, on attaque la vraie route de la mort d'une cinquantaine de kms, empruntée jadis par tous types de véhicules. Route cette fois bien caillouteuse, avec trous et bosses à gogo. De magnifiques cascades et des précipices impressionnants. On en prend plein les yeux, les bras et les fesses! Cette route nous amènera jusqu'à Yolosa à seulement 1200 m d'altitude. Belle descente!

Nous arrivons les poignets en feu et pleins de boue, mais sains et saufs ! Un buffet nous attend à l'arrivée et puis il faut refaire la route dans le sens inverse. Beaucoup moins drôle.

Le lendemain on retrouve notre acolyte bolivien, Alex et deux de ses amies pour une rando à la "muela del Diablo", un sommet dans les hauteurs de La Paz avec encore un super point de vue sur la ville et ses alentours. Une belle journée loin de la pollution et des Klaxons avec en prime le soleil!

Nous partons demain pour 15 jours de trip bolivien avec la belle-mère 😀 Elle est arrivée hier matin en pleine forme, et le sac rempli de bonnes choses ! (Evidemment le sauss et le comté sont plutôt pour moi et le reste pour Léa).

On attaque direct par un Almuerzo au mercado central pour mettre Béa dans le bain 😀

Nous profitons de la journée qui nous reste à La Paz pour emprunter les fameux téléphériques ! La ligne "Rojo" que nous empruntons, nous permet d'aller jusqu'à El Alto le quartier populaire de La Paz qui se trouve sur les hauteurs de la ville.

N'étant pas complètement feignants nous décidons de redescendre à pieds au centre 😀

Après avoir crapahuté le reste de la journée sera dédié à quelques achats souvenirs pour la déco de notre futur appart 😉

Nous prenons demain matin un bus direction Copacabana au bord du lac Titicaca, première étape de notre road trip de 15 jours autour de la Bolivie avec Béa.

Big Besos

18

Buenos Dias!

Nous sommes de retour de notre semaine incroyable/folle/génial/grandiose/extraordinaire/irréelle dans la jungle amazonienne!

Mais avant d’arriver dans cette jungle on a du prendre un bus (encore!). On avait demandé a 15 agences à quelle heure partent les bus pour Rurrenabaque (ville d'entrée) on a eu toutes les reponses: toutes les heures à partir de 6h le matin, à 11h 14h et 16h, uniquement un a 15h… bref on a décidé d’y aller le matin après le réveil et on verra. On trouve un collectivo dans la jungle de collectivo de la ville et on monte jusqu’à la rue d’où partent ces bus (évidemment ce n’est pas au terminal de bus d’où partent tous les autres bus trop simple sinon). On fait les tours des agences et le 1er de la journée part à 14h (il est 10H). OK on attendra. On négocie le prix, on pose nos sacs et on on attend… 14h arrive enfin, le bus fait peur. Il ressemble au bus que l’on prend en CE2 pour aller à la piscine avec l’école sauf que le bus à 100ans et il est dégeu. Pas de clim, pas de toilettes, pas de ceinture: en avant la compagnie. On a 386kms à faire et nous mettrons … 14h!

on est pas les seul à attendre! 

Comme tous les bus ici, il part déjà avec 1h de retard (par ce qu'on avait pas assez attendu) et une fois qu’il « part » il s’arrête au moins 3 fois avant de vraiment partir: des gens, de l’essence, d’autres gens, des cigarettes, du coca… il faut s’armer de patience mais on commence à avoir l’habitude.

Au début il y a un tas de stands de nourriture sur le bord de la route, les mamitas passent le poulet frit, les frites et le coca à travers la vitre et les gens envoient l’argent, elles courent après le bus pour rendre la monnaie! Par contre quelque chose de moins drôle ici les gens n’en on apparement rien à faire de la nature qui les entourent et jettent absolument tout par les fenêtres : le fameux poulet frit dans sa barquette en plastique et son sac plastique pof par la fenêtre une fois que c’est finit.. c’est assez choquant.

Bref nous sommes en route pour la fameuse route à flan de montagne. La route de la mort étant devenue trop dangereuse, ils en ont fait une nouvelle: un peu plus large mais toujours pas assez pour se croiser à certains endroits. C’est assez sport et on se fait peur à plusieurs endroits. Les chauffeurs roulent comme des fous, se doublent dans les virages ou en montée… on sert les fesses et on ferme les yeux. Mais pas trop quand même par ce que le paysage est incroyable. Une vue sur les montagnes et la vallée en bas, ça nous fait oublier la dangerosité de la chose (on apprendra plus tard qu’il y a environ un accident de bus toutes les deux semaines et 250 morts par an: sympa!). La végétation change également, le retour des arbres et du vert. Des cascades tous le long de la route et des plantes tropicales bien denses, c’est beau!


Les 3 premières heures la route est goudronnée tout va bien mais ensuite ça se gâte.. terre, poussière, nid de dindons (ce ne sont plus des poules à ce stade!), plus de barrières en bord de route ça devient n’importe quoi. On doit faire des marches arrières pour laisser passer des camions, croiser d’autres bus. Bref heureusement qu’il commence à faire nuit on ne voit plus ce qu’il se passe mais punaise qu’est ce que ça secoue! On fait des bonds sur nos sièges et on est balancés de gauche à droite. Heureusement qu’on est pas malades en bus. En plus, comme on descend en altitude il commence à faire bien chaud et moite. Un vrai bonheur! On essaie de dormir comme on peut mais nos genoux touchent le siège devant on est un peu à l’étroit!

Le bus s’arrête de temps en temps pour des stops pipis. On vous laisse imaginer la tête (et l’odeur) des toilettes publiques. Il faut payer 1 bolivianos (moins de 10 centimes) mais c’est pas pour autant qu’ils sont nettoyés. Le dernier de la route n’avait même pas de chasse d’eau il fallait prendre de l’eau dans un sot. Joie bonheur et puanteur.

Notre chauffeur se déshabille au fur et à mesure du trajet. Il finira pieds nus et seulement avec son pantalon remonté jusqu’au genou. Par ce que oui pour ce trajet de 14h il n’y avait qu’un chauffeur (et ici pas de pose toutes les 2heures, c’était 3 dans le trajet). On a eu bien peur en voyant sa tête à l’arrivée, les yeux exorbités, transpirant à grosses goutes, les joues remplies de feuilles de coca (leur « drogue » locale) et puant l’alcool… Heureusement nous sommes arrivés sains et saufs à 5h du matin au terminal de Rurrenabaque.

Ce voyage a été exténuant. A l’arrivée on a du prendre un taxi moto pour aller au centre ville, à 5 dedans, on était 2 dans la mini benne avec les sacs. 30min plus tard on arrive enfin à notre auberge. Une douche et au lit. Il fait une chaleur ici, on était plus habitués après s’être caillés pendant une semaine à Sajama et c’est humiiiiiiiiiiiide on colle de partout.

Le lendemain matin après avoir dormi quelques heures on part à la recherche d’une agence. On est pas fou on ne va pas aller dans la jungle seuls. Deux environnements différents sont présents ici. La selva: la jungle comme on l’a en tête: très dense, très humide, des arbres et des lianes partout et la pampa: la pré-jungle: moins dense, tout se fait en barque sur les différents bras du Rio (la rivière) et c'est là ou il y a beaucoup d’animaux. Après avoir fait le tour des agences et négocié ardemment nous avons réservé 3 jours 3 nuits dans la Selva suivi de 3 jours 2 nuit dans la pampas. On craque un peu notre budget mais après avoir enduré ce bus on ne pouvait pas rester que 3 jours ici!

On profite ensuite de l’après midi pour visiter la ville. Rurrenabaque est une petite ville sans trop d'intérêt au bord du Rio Beni. Il y tout un tas de magasins d'habits d'occasion, de produits pour moustiques et un petit marché sympa. Ici les gens circulent en scooters ça nous change.

Nous voila donc partis en barque mercredi matin avec notre guide Julio. 3h pour remonter le Rio et atteindre le camp de base de notre agence. Les paysages sont splendides. Les montagnes vertes et le contraste du fleuve marron (toute la boue remonte du fait de la fin de la saison des pluies). En chemin nous nous arrêtons dans une famille aborigène pour presser de la canne à sucre (ici ils le boivent avec un jus de citron vert c’est très bon) et discuter un peu avec eux.

Nous arrivons à l’heure du déjeuner au campement. Une petite cabane en bois sur pilotis au milieu de la forêt, de jolis arbres et fleurs. C’est très sympa. Il y a même un plan de noix de cupuacu (petite pensée pour les collègues Klorane!)

On pose nos affaires dans notre petite chambre pour la nuit (pas de mur jusqu'en haut, uniquement du grillage en guise de moustiquaire et un toit commun en paille). Ça aurait pu être un petit paradis sans cette humidité incroyable: 89% c’est fou! Les matelas sentent le moisi et l’air est moite (pas que l’air d’ailleurs).

D’autres gens sont là (ici ça se croise et ça change tous les jours). On en profite pour faire connaissance et papoter autour du déjeuner.

L’après midi on met nos pantalons et nos chemises pour les moustiques (comme il fait froid ça tombe bien) et on chausse nos bottes en caoutchouc dernière tendance (on est plus à ça prêt). On part faire connaissance avec la jungle environnante avec Julio. Il nous apprend un tas de choses sur les arbres et les plantes médicinales. C’est un vraie pharmacie ici, il y a même de l'anti rides. Egalement sur les plantes et insectes dangereux (petite pensée pour les copines ici les araignées sont vertes à rayures avec des cornes rouges!). C'est impressionnant comme la forêt est dense, on ne voit pas à quelques mètres ni le ciel. On ouvre bien grand les yeux et les oreilles. En parlant d’oreilles, ici on est stimulés en permanence. Il n’y a jamais de silence c’est ce qui frappe le plus (et l’humidité mais on l’a déjà dit). Des milliers de bruits différents, impressionnant. Et puis surtout le délicieux bruit des 500 moustiques qui te tournent autour en permanence, de quoi rendre fou.

On patauge dans la boue et on se fraie un chemin à travers les lianes et les différents arbres. Il faut marcher sur des troncs d'arbres pour traverser les rivières, on teste nos talents d'équilibristes!

Au bout d’un moment Julio repère à l’oreille un troupeau de cochons sauvages et on essai de les suivres.. sauf qu’on quitte le chemin et c’est la que ça se gâte! Après 45min de traque on a pu les apercevoir et bien les sentir mais on a perdu notre route. A coup de machette on essai de se frayer un chemin et Julio se repère avec le soleil… On avance difficilement mais on avance. Le soleil commence à se coucher et on commence à s’inquiéter mais finalement on retrouve un chemin après avoir traversé une petite rivière. Ouf c’est pas passé loin!

devinez la couleur originelle de la chemise..  

On rentre au camp à la tombée de la nuit trempés de sueur direction la douche à l’eau de pluie gelée! On dine en compagnie du reste du groupe. Soirée très sympa jusqu’à ce que le hollandais en face de moi tombe dans les pommes, vomisse et se fasse pipi dessus… no panic ici le téléphone ne passe pas toute façon et puis il fait nuit on ne peut rien faire. Un des guide lui fera une petite séance d’incantation chamam et de pose de plantes sur le ventre. Il repartira plus ou moins en forme 2jours plus tard… on en saura pas plus!

Nous avons le droit à un super lit double et sa moustiquaire à fleurs qui te colle au corps et au visage tellement tu transpires mais qui apparement n’est pas efficace à 100%! Une nuit délicieuse.

Le lendemain on fait nos sacs car ce soir on campe! Après le petit dej on charge les affaires, eau et nourriture et c’est parti mon kiki. Il fait toujours aussi chaud et humide et les moustiques n’ont pas pris de vacances. On à 3h de marche pour arriver au camp. On souffre et on mouille la chemise comme il faut! On doit traverser une rivière et pas de bol je me suis enfoncée.. de la boue plein la botte et avec l'humidité je l'ai gardé jusqu'à la fin du séjour mouillée. Mais qu’est ce que c’est beau ici. On en revient pas d’être là. Julio nous montre différentes empreintes dans la boue: tapir et jaguar à gogo c’est impressionnant.

On finit par arriver au camp: une bâche pour dormir en dessous et un micro coin cuisine au feu de bois. Ça sera un peu notre Koh Lanta à nous!

Julio allume le feu avec 3 brindilles et on commence à préparer le repas. Je suis en charge de découper la viande (un bon morceau de boeuf saignant qui à passé la matinée dans notre sac par 40 degrés et qui est arrivée avec nous la veille sans frigo au camp de base), Julio coupe une branche et en fait un pic à brochettes, aucun soucis. Une casserole de pâtes, une salade de légumes et le tour est joué. On à mangé à même le sol sur notre table en feuilles et on s’est régalé! On à croisé les doigts comme des fous mais nous n’avons pas été malades.

L’aprem sera consacrée à la fameuse épreuve des poteaux de Koh Lanta version jungle: rester debout en équilibre en plein soleil sur un tronc d’arbre qui flotte dans l’eau pour essayer de pêcher… d'après Julio, les bruits que l'on entendait près de nous étaient dus à un gros Cayman qui traînait dans les parages, mais ça n'avait pas l'air de l'inquiéter, ce n'est pas comme si notre campement était quelques mètres au dessus. Verdict: Soleil 1 - 0 poisson. Dommage pour le diner.

Après le diner riz/patates ou nous avons réussi non sans difficultés à discuter avec Julio (on est quand même fiers de nous et de nos progrès) on part faire une marche nocturne. Encore plus impressionnant que de jour! Tous les sens sont en éveils, ils sont décuplés c’est fou. On sent chaque odeur, on écoute la moindre branche qui craque, on sursaute à chaque bruits et on se régale. Sans parler du ciel complètement pur et dégagé que l’on peut apercevoir quand la foret est un peu moins dense. Wahou quelle expérience!

On rentre enchantés et on se couche sous notre bâche, sur notre petit matelas de yoga épais de 1cm et sous notre petite moustiquaire. Et bien figurez vous qu’on était tellement fatigués qu’on s’est endormis comme des masses bercés par les bruits de la forêt. Ahaha c’était sans compter sur la mega giga averse tropicale et l'orage qu’on s’est pris sur la face à 4h30 du matin! Et qui ne s’est pas arrêtée jusqu’a 14h. Evidement dormant à même le sol, on s’est prit pour Aladin quand notre tapis s’est mis à voler au dessus de l’eau… notre draps étaient trempés, de même pour la moustiquaire. Et pour couronner le tout : pluie = moustiques. On s’est fait dévorer comme jamais. Nous avons donc finit la nuit avec nos bottes en caoutchouc, allongés à moitié dans la boue et à se gratter.

On a attendu que le soleil se lève pour prendre le petit dej en vitesse, vite remballer et rentrer. Heureusement avec la densité des arbres ça arrêtait un peu les gouttes et nous ne sommes pas arrivés complètement trempés. On s’est précipités sur le lavabo 48H sans eau, ni savon ça commençait à poisser un peu (je vous raconter pas l’état de nos ongles à fouiller dans la terre, gratter les arbres, cuisiner, pêcher…)

La pluie s’est arrêtée en début d’aprem et nous avons pu confectionner des bijoux à partir de graines et de noix ramassées : une bague à partir d’une mini noix de coco, et un collier avec une noix et des graines. Super souvenir.

ce collier est fait pour Max !

Dernière nuit au camp de base avec tout le groupe et départ pour la pampa le lendemain matin à 6h. Nous avons eu le droit à un superbe levé de soleil depuis la barque.

Ces 3 jours dans la jungle ont été une expérience unique, pas vraiment facile mais nous avons énormément appris autant sur nous que sur cet environnement hostile et magnifique. Par contre grâce à cette humidité permanente aucune de nos affaires n’a séché depuis 3 jours (que ce soit chaussettes, culotte, tee-shirt ou serviette..) tout absolument tout est trempé et l’odeur est comment dire.. sauvage!

Retour à Rurrenabaque, le temps d'emprunter des chemises propres et sèches à l'agence (une belle rose pour Max et une version pyjama pour moi) et de prendre un petit déjeuner, on repart pour la pampa. Il y a une boulangerie Française ici et pour se réconforter de ces trois jours en dehors de notre zone de confort on s’est bien fait plaisir. Pas mauvais du tout.


C’est le ventre bien plein que l’on monte dans notre super voiture neuve avec Alex un Français et 3 Roumaines qui étaient avec nous la veille au soir dans la Selva. C’est parti pour 3h de route, encore une fois non goudronnée mais avec la clim quel luxe. On croisera notamment sur le bord de la route un paresseux accroché à son arbre et quelques alligators… normal.

Nous embarquons ensuite sur une longue barque en bois qui sera notre moyen de locomotion pour les 3 prochains jours avec notre guide Luis. La pampa est réputée pour tous ses animaux sauvages, on à hâte de voir ça.

A peine quitté la petit port de départ on tombe sur un banc de dauphins roses. Wahou Wahou Wahou. Ils sont rigolos: un long nez, une bosse sur le front et ils sont gris/ roses. Par contre ils sont rapides et difficile de prendre des photos.

Un peu plus loin, des petits singes joueurs et curieux qui montent sur notre barque et nous grimpent dessus. On joue avec eux une bonne vingtaine de minutes trop chouette on se régale. On voit aussi tout un tas d’oiseaux dont les perroquets bleus et jaunes (qui sont malheureusement en voie d'extinction) et des tortues. Ça démarre fort!

nouveaux copains 

On arrive après 3H de balade, de rencontres animales et d’explications sur notre camp pour les 3 prochains jours. Une petite maison sur pilotis super chouette entourée de nénuphars avec toilettes au bout du ponton. Il y a Alex dans notre chambre et 2 coréens super sympas. Le séjour s’annonce bien plus tranquille que les 3 jours précédents! Un alligator de 35 ans, Pedro, a élu domicile au pied de la cabane/cuisine (malin l’animal!). On peut le voir de vraiment très près c’est impressionnant.

on ne rigole pas avec Pedro  

Après avoir posé nos affaires on a repris notre barque pour aller voir le coucher de soleil sur une autre petite maison en pilotis. Trop beau trop beau trop beau (trop de moustiques, trop de moustiques, trop de moustiques!)

Retour au camp, petite douche à l’eau de pluie toujours froide et repas avec tous les groupes, on est bien plus nombreux ici, environ une trentaine, toutes nationalités, ça papote, ça rigole, bonne ambiance garantie.

Une fois la nuit tombée, le guide nous fait faire le tour des pilotis pour chercher les alligators à l’aide d’une lampe torche (on voit uniquement leurs yeux qui brillent). Et punaise on en compte 8 rien qu’autour de notre camp! Pas intérêt à tomber à l’eau en allant faire pipi la nuit. C’est fou. En remonte ensuite dans notre barque pour aller faire un tour de nuit toujours à la recherche d’alligators. On en trouvera qu’un seul cette fois. Mais on profite de tous les bruits et surtout du ciel toujours aussi étoilés et dégagé magique. On est vraiment privilégiés.

Retour au camp pour la nuit ou cette fois les moustiquaires sont bien plus pratiques et ne nous collent pas. Ici il fait chaud mais c’est bien moins humide. On dort comme des bébés.

du luxe 

Les Roumaines nous quittent le lendemain du coup on est plus que 3 sur notre barque. Génial on peut vraiment discuter avec le guide qui est super et poser toutes nos questions. Le matin on part à la chasse aux anacondas. Toujours nos bottes en caoutchouc aux pieds on échoue sur une petite île au milieu de l’eau : que la chasse commence. Moi je suis moyen rassurée, pas trop mon truc les serpents, donc bon je cherche mais je vais pas dans l’eau jusqu’à la taille comme certains! Et puis bon c’est pas comme si en plus il y avait des alligators quoi. On cherche, on cherche mais on ne trouve pas. Il faut dire que ce n’est pas le bonne période pour les voir. Comme c’est la fin de la saison des pluies le Rio est très haut et il y a très peu de terre, les animaux terrestres se replient loin. C’est pas plus mal. Par contre on trouve une belle migale, une chouette apparement rare et un gros gros lézard que le guide sort d’un tronc d’arbre. Pas content la bestiole. On essaie un autre spot pour les anacondas mais toujours rien. Tant pis.

L’après midi sera consacrée à la pêche aux pirahanas et cette fois on est pas rentrés bredouille! On les mangera le soir même, c’est très tendre mais il n'y a pas grand chose à manger.

Ma attire les piranhas comme il peut ! 
belle brochette!  

Nous avons également pu sauter à l’eau pour nager avec les dauphins roses. Une expérience de fou au milieu de la rivière là comme ça avec des animaux sauvages! C’était rapide car il n’y avait que 2-3 dauphins donc pas assez pour éloigner les croco et les piranhas nous explique le guide mais magique!

on voit le dauphin derrière Max  

Le matin, le guide à ramassé des fruits, que les indigènes utilisent pour leurs cérémonies, pour se peindre le corps. On dessine avec le jus transparent et après 1h le tatouage apparait bleu foncé! On a donc eu notre séance tatouage par le guide. Max a eu le droit à un très viril soleil et moi a une belle flèche ! Ce qui est sympa c’est que le tatouage dure… entre 10 et 15 jours. On a pas l’air malin avec ça!

Après un nouveau spot de coucher de soleil et de moustiques, on ne s’en lassera jamais je crois (du soleil pas des moustiques), on passera la soirée avec un petit groupe sur le ponton à observer avec nos lampes les alligators et la famille de capybara qui se nourrissaient tranquillement devant nous.

la photo des capybaras n'est pas de nous mais il faisait nuit  

Le lendemain réveil aux aurores pour aller voir le lever de soleil et des couleurs incroyables encore une fois.

Le reste de la matinée, le guide nous a emmenés dans un endroit où il y a tout un banc de dauphins qui vit et où l'on a pu se baigner pendant plus d’une heure avec eux. C’est fou non? Ils s’approchent et nous touchent mais ne restent pas suffisamment pour jouer. Un souvenir qui restera c’est certain.

Il nous faut ensuite rentrer au camp pour déjeuner et rentrer à Rurrenabaque rebelote la barque et les 3 heures de tape cul !

C’est 3 jours dans la pampa ont tenus leurs promesses! Des animaux à gogo et de belles rencontres. On s’est bien marrés.

notre groupe et l'autre avec lequel on était souvent

De retour sur la terre ferme on prend enfin une douche CHAUDE! Après une semaine ça fait un bien fou. Et ça parait bizarre mais on ne s’était pas vu dans un miroir depuis une semaine et ba c’était pas jojo: c’est que l’humidité et la chaleur ça fait pousser les poils! On retrouve les copains à l’auberge de jeunesse pour une soirée tranquille et une bonne nuit sans moustiquaire (mais on se gratte quand même des milliers de piqures déjà existantes!)

Les bus pour rentrer à la Paz ne sont que le soir, du coup on en profite pour aller faire un tour dans les environs de la ville avec les copains Alex, Hugo et Olivier: petite ballade et baignade aux cascades.

Encore une fois personne ne nous à dit la même chose sur les horaires de bus donc on anticipe l’affaire et on monte à 5 dans la benne d’un moto taxi. Arrivés au terminal de bus comme à leur habitude on se fait sauter dessus et ils hurlent à tout va. Les bus ne partent pas avant une heure du coup on les fait mariner pour pouvoir négocier les prix. On en profite pour jouer avec tous les enfants de la gare. Dommage qu’on ne comprenne pas ce qu’ils nous disent mais les sourires suffisent à gagner leur confiance. On finit par avoir un bus à 18h, à un prix défiant toutes concurrence (d’un prix de départ à 70 on arrive à 40 bolivianos par personne soit moins de 5euros pour refaire les 14h de bus fou non?). Les enfants nous font des bisous et nous suivent jusqu’au bus pour nous dire au revoir. Cette semaine à vraiment été très riche du début à la fin. C’est donc avec un grand sourire que l’on attaque notre retour de la mort.

Le bus est quasiment vide on se met donc chacun sur 2 sièges le grand luxe et il y a plus de place pour les jambes que celui de l’aller. La nuit tombe rapidement et on essaie de dormir. C’est sans compter cette route qui est vraiment dans un état scandaleux. On saute dans tous les sens et on se fait secouer comme des prunes. Comme on remonte en altitude il se met à faire froid, les vitres ne sont évidement pas étanches (et il y en a pas a chaque fois) on se pêle. On a eu tellement chaud depuis une semaine qu’on avait pas vraiment prévu le coup.


On avait prévu de s’arrêter à Corroico, un petit village sur la route 3h avant la Paz pour y passez 2 jours avant de rentrer. Mais le bus arrive là bas à 4h30 du matin, il fallait prendre un collectivo pour gagner le village. Ne sachant pas vraiment à quoi nous attendre niveau sécurité, on était vraiment fatigués et pas envie de chercher un hôtel de nuit à 5h du matin on a décidé de finalement rester dans le bus et rentrer à La Paz. Comme ça on peut faire durer un peu le plaisir de ce bus fabuleux.

On arrive enfin à La Paz 14h30 plus tard, congelés. On saute dans un collectivo tous les cinq pour aller prendre un petit déjeuner en ville, serrés comme des sardines avec nos 2 sacs chacun. Dur dur le retour à la ville à son agitation et sa pollution. Le retour en altitude fait mal aussi, on est bien essoufflés avec nos gros sacs!

petit stand d'une mamita au marché pour le petit dej. 

Lunch au marché, c’est fou ici l’almuerzo (le dejeuner) c’est 10 bolivianos (soit 1,20euros) une soupe, un bout de pain et un plat complet. Imbattable.

Hugo et Olivier continuent leur route vers le Peru mais Alex reste un peu à la Paz du coup on cherche une auberge avec lui.

De notre côté, nous restons quelques jours à La Paz car lundi, une nouvelle coéquipière nous rejoint pour 15jours!

Besos

17

Des nouvelles Boliviennes!

Nous avons donc passé la frontière Bolivienne le 3 avril et la première chose qui nous frappe c’est que les femmes sont habillées en tenues traditionnelles: jupe longues, petites chaussures, chapeaux hauts, longues nattes noires et elles portent leurs affaires ou leur enfant sur le dos dans un grand tissu coloré. On est complètement dépaysés, c’est trop joli, je sens que ce pays va nous plaire. La plus part des femmes ensuite croisées au village était également habillées comme ça et même pour travailler dans les champs!

les belles mamitas  

Après ce passage de frontière nous reprenons le bus et nous avions convenu qu’il nous dépose quelques kilomètres plus loin à l’entrée du parc national de Sajama… C’était sans compter le fait que le chauffeur nous oublie, heureusement qu’on suivait la route et qu’on est allé taper à la vitre. Il nous a finalement laissé sur le bord de la route 1km plus loin.

Nous voila donc parti pour faire les 12+1kms jusqu’au village de Sajama. Au bout de 2kms, on doit s’arrêter pour payer l’entrée et nous enregistrer et la miracle un 4x4 s’arrête et nous laisse monter derrière! Trop contents de ne pas finir la route à pieds en plein soleil avec les sacs.

au milieu de nul part 

Nous arrivons donc tout frais (et décoiffés) au village. 1ere mission trouver une chambre et déposer nos sacs. On essaie une première auberge mais la chambre n’est vraiment pas terrible et le gas pas sympa. On continue et la deuxième est la bonne. On décide de se payer le modeste luxe d’une chambre avec salle de bain privée dans une petite maison de schtroumpf locale. Ce luxe nous coutera 10,5euros par nuit, sympa les Boliviens!

Par contre ici nous sommes à 4300m d’altitude et ça caille! Pas de chauffage dans la chambre mais 5 grosses couvertures en laine, ça pèse un lama mort un fois dans le lit! Nous découvrons également que l’auberge a pour animal de compagnie un bébé lama qui a été abandonné par sa maman. Nous avons donc sympathisé et craqué pour Valentino 1 mois. Tous contents, nous partons ensuite à la découverte de ce micro village (70 familles, moins de 300 habitants).

Le village est assez brouillon: les maisons ne sont pas finies, en brique, en terre, en taule mais il y règne une bonne ambiance et l’on s’y sent tout de suite bien. Les maisons sont simplement fermées par un petit cadenas, ici pas de barbelés ou de pics énormes au dessus des clôtures comme au Chili. Il y a des lamas partout, dans le parc pour enfants, sur le terrain de foot.. ce n’est pas pour nous déplaire (ah oui et les pompons qu'on les lamas aux oreilles, autour du cou etc ce sont pour les identifier, comme les grosses étiquettes moches qu'on les vaches chez nous!).

Ici aucun magasin (même pas de souvenirs!), un ou deux micro market pas plus grands que notre salle de bain (pas de fruits ni légumes). Uniquement des maisons et 4-5 auberges. Heureusement que nous avions prévu le coup et fait les courses à Arica.

Nous sommes attirés par de la musique de fanfare, et nous découvrons que ce sont les élèves qui jouent sur le terrain de basket (en fait ils jouent tous les jours à la même heure ça doit être le cours de musique!). Nous nous retrouvons sur la place de l’église qui est très belle (sans parler de la vue sur les montagnes derrière). Une chose nous interpelle, il n’y a pas beaucoup de monde dans les rues… on découvrira ensuite qu’ils sont tous en train de travailler au même endroit à la construction de quelque chose (nous n’avons pas réussi à comprendre quoi). Les femmes portent les pierres dans leurs brouettes et les hommes les installent.. Avec leurs tenues traditionnelles on se croirait au siècle dernier!

Leur chantier est tout prêt de l’école qui à l’air toute neuve. On en profite pour regarder le cours de sport des filles (les garçons étaient à la musique).

Pour finir la journée et comme à notre habitude on décide de prendre de la hauteur en montant au mirador qui domine le village. Et ba punaise ça grimpe et à 4300m d’altitude on respire vraiment moins bien. On arrive en haut essoufflés comme pas possible mais la vue est incroyable. On se rend vraiment compte que le village est une toute petite tache dans ce parc immense. La vue sur les deux volcans en face est sublime. Vous vous souvenez du lac et le volcan Parinacotta? C’est celui de gauche sur la photo et son copain à coté c’est Pomerape. Tous les deux plus de 6000m d’altitude! En fait on est juste passés de l’autre coté des montagnes, le lac où nous avions dormis est a quelques km à vol d’oiseau.

On rentre tous contents dans notre petit maison et punaise qu’est ce que ça caille la dedans! Le proprio nous a dit que c’était des maisons avec des matériaux spéciaux qui retiennent la chaleur et le soir c’est « muy caliente » qu’il nous a dit.. et ba rien du tout on se pèle! Nous avons donc passer les 4 soirs sous nos 5 couettes tout habillé, repas inclus! Sacré souvenir on a bien rigolé!


Le lendemain on s’attaque à la découverte du parc. Il fait 100 000 kilomètres carrés pour 1800 habitants répartis dans 5 « villages », par contre on a pas compté les lamas mais il doit bien en avoir des millions ici! On décide de commencer par aller voir les geysers à 8kms du village. Et wahou la ballade est sublime! Nous sommes seuls au monde (avec les lamas), des volcans enneigés devant, derrière, sur le coté, des villages en pierres désertiques… cet endroit est incroyable.

Après 2h de marche nous arrivons aux geysers. On était prévenus rien à voir avec les monstres de fumée de Tatio à Atacama. Ici ce sont plus des bassins d’eau qui bouent mais on peut s’y balader librement, il n’y a personne, et des couleurs magnifiques. On en profite un moment avant de se poser pour pique niquer à coté d’un gros bassin qui nous réchauffe de sa fumée.

Si nous sommes venus dans ce parc c’était avec une petit idée derrière a tête.. Vous avez peu être remarqué mais on vous à parlé plusieurs fois du volcan Parinacotta. Et bien sachez qu’il est possible de faire son ascension et c’est bien dans ce but que nous avons atterri ici. La grimpette est prévue pour le lendemain matin, c’est pour cela qu’après les 16kms de ballade aux geysers on se l’est jouée tranquille Emile au village.

Un bon plat de pâtes à 20h30 et au lit.. demain le réveil va sonner tôt

On est le 5 Avril 2018, il est 1h du matin et le réveil sonne. Il fait -8 degrès au village (et presque autant dans notre cabane), aujourd’hui est un grand jour: on s’apprête à gravir un volcan de 6348m de haut!

On s’habille comme pour aller au ski (on a loué le matos à notre auberge), on mange nos tartines et à 2h du mat’ on saute dans le 4x4 de Eliseo notre guide (et patron de l’hôtel). Le ciel est bien dégagé les étoiles et la lune nous offrent un très beau spectacle. 1h de « route » à éviter les lamas endormis sur le chemin et on arrive au camp de base du Parinacotta: 5200m d’altitude. Ici il fait entre -10 et -12 on ne rigole plus. Je sors du 4x4 pour aller faire pipi, je m’élance d’un pas plein d’énergie (oui oui c’est possible à 3h du matin) pour parcourir les 10m qui me séparent d’un rocher: j’arrive avec la tête qui tourne et essoufflée comme jamais; les 5200m me rappellent gentiment qu’ici on est plus sur le plancher des vaches. Je reviens tranquillement à la voiture! On enfile le dernier manteau, les bandeaux pour les oreilles et c’est parti. Il est 3h07, lampes frontales allumées on s’élance à l’assaut du géant. Eliseo nous dit qu’il faut entre 6 et 7h pour arriver en haut: mais qu’est ce qu’on fait la?

On démarre tout doucement pour s’habituer à l’altitude et trouver un rythme. On fait confiance à Eliseo, ici c’est son terrain de jeu. Après environ 10minutes de grimpette on en a finit avec les cailloux et la neige commence, il y a énormément de neige cette année (sur l’Altiplano Décembre à Mars c’est l’été et la saison des pluies, donc de la neige) et elle descend très bas ce qui ne nous facilite pas la tâche… il nous faut mettre les crampons et sortir les piolets! Grande première pour tous les deux. Dès qu’on s’arrête le vent nous transperce et on est gelés. Une fois équipés on redémarre, les choses sérieuses commencent: on suit Eliseo de zig en zag et tous les 2 virages on s’arrête 30secondes pour reprendre notre souffle. Il nous donne un bon rythme et on s’accroche. Mais punaise il fait vraiment trop froid et chaque pas est un calvaire et est un peu plus dur que le précédent. Personne ne parle (on ne peut pas toute façon) et on est très concentrés. Après 2h30 de marche (d’enfer) je demande où on en est, Eliseo nous dit que l’on a fait plus de la moitié et que nous avons un très bon rythme, ça nous rebooste! Aux alentours de 6h15 le soleil commence à sortir derrière le volcan Sajama… et quel spectacle! C’est grandiose des couleurs incroyables mais on ne peut pas s’arrêter avec ce froid donc on en profite un virage sur deux! Aux alentours de 6000m je ne sens plus mon pied droit ni ma main droite, j’ai vraiment froid partout et ça me fait tomber. Eliseo me donne ses gants et du chocolat (il sait comment me parler) et je rajoute une épaisseur de doudoune. Ça va mieux et on repart de plus belle. L’oxygène commence à manquer et les pauses respirations deviennent nécessaires tous les 10 pas. Max ne se sent pas très bien et à beaucoup de mal à respirer, et en plus il a prit froid pendant mon arrêt ajout de doudoune. A 6200m il ne peut plus respirer ni avancer et il tremble comme une feuille: nous nous arrêterons là. Un peu déçus mais quand même très fiers de nous. Nous avons mis 4h30 pour arriver jusque là, Eliséo nous dit qu’il nous restait environ 1h d’ascension pour faire les 148m restants: c’est quand même une belle perf.

Le soleil est sorti et on peut enfin profiter du paysage derrière nous: à notre gauche le Chili, en face le Pomerape qui culmine à 6200m et à notre droite la Bolivie. C’est magique. On pensait en avoir fini avec la galère mais s’était sans compter la descente! On ne s’en n’était pas redendu compte mais on a grimpé l’équivalent d’une piste noire et l’inclinaison de la pente est énorme. Max qui ne sent plus son corps à vraiment du mal à descendre et les petites chutes s’enchainent. Heureusement avec le soleil qui sort on se réchauffe un peu. Après un peu plus d’une heure de galère à descendre nous retrouvons les cailloux ouf. Une petite pause banane et amandes et on finit les derniers mètres qui nous séparent du 4x4.

Ça y est il est 9h, nous l’avons fait: nous sommes montés à plus de 6000m d’altitude juste à l’aide ne nos petites jambes et petits poumons. Nous ne sommes pas peu fières et ne réalisons pas vraiment ce que l’on vient de faire. Une chose est sûre c’est que c’est inscrit sur la liste des choses les plus folles et les plus dûres que l’on ait fait! Une belle aventure sportive, humaine et mentale. On rentre tranquillement au village et Max se met au lit épuisé. Le reste de la journée sera tranquille.

Le lendemain remis de nos émotions, on décide d’aller explorer l’autre coté de la chaine de montagnes et de se rapprocher du volcan Sajama (6580m). On y va doucement, en traversant la foret de Queñuas: petit arbustes qui en font la forêt la plus haute du monde (jusqu’à 5000m). Et ça grimpe toujours et encore. On sent un peu les jambes lourdes d’hier et la respiration toujours difficile. Après 3h de grimpette, on décide de s’arrêter la. Nous piqueniquerons donc à 4800 m, ce qui est équivalent au « mont blanc » avant de redescentre tranquille dans l’aprem.

le Sajama derrière nous et le parinacotta qui nous nargue en face!  

Dernière soirée congelés au village et dans ce parc fabuleux. Nous avons vraiment aimé cette semaine dans la nature qui a été riche en efforts et en émotions.

Le lendemain matin, réveil à 4h45: objectif aller à La Paz. On avait convenu avec Eliseo de prendre le petit dej à 5h. Sauf que surprise personne n’est levé et tout est fermé. Genial, la journée commence mal. C’est donc le ventre vide et congelés que l’on se rend à 5h30 sur la place principale prendre le bus. Une dizaine de mamitas attendent déjà avec leurs sacs et leurs bonbonnes de gaz (le gaz ici c’est toute une histoire). Il fait nuit et vraiment très froid. Le « bus » arrive, c’est en fait un mini bus, il fait nuit noire mais on se rend bien compte qu'on ne rentrera pas tous dedans! Il faut donc jouer des coudes de bon matin. On trouve une place sur la banquette arrière (prévue pour 3 et nous y sommes 4). Le bus n'est pas encore parti que Max nous fait une crise de claustrophobie. Cette journée s'annonce charmante! Il change de place avec une dame pour avoir un peu plus d'espace vital (il faut dire qu'ici les gens font tous 1m30). Les sacs sont attachés sur le toit et c’est partit. Nous sommes 17 dans le bus + 2 enfants + 1 chien des gens un peu dans tous les sens. (nombre de places officielles : 12). Il fait un froid polaire et je suis collée contre la vitre la fesse gauche dans le vide (la banquette ne fait pas toute la largeur du bus) les 2h30 vont être bien longues! Au bout de 1h30 le bus sort de la route et s’arrête dans un bled hors du temps. On nous dit qu’il ne va pas plus loin et qu’on doit changer… Ok. On récupère les sacs et même combat dans un autre minibus avec tous autant de gens mais cette fois j’ai pas les fesses dans le vide. En repartant, on s’aperçoit que les gens font la queue (au moins 200m) pour changer leur bouteille de gaz c’est fou, des mamitas transportent des peaux de lamas sur de grandes brouettes… hors du temps on vous à dit. Bref on est reparti pour on l’espère cette fois arriver à Patacamaya. La route se passe sans encombre, le soleil se lève et on arrive entier et un peu moins congelés.

A Patacamaya on récupère nos sacs et on entend des gens hurler La Paz de l’autre coté de la route: ok c’est là qu’on veut aller. On traverse et on récupère un 3eme bus toujours du même acabit et avec toujours autant de gens dedans. C’est reparti pour 2h de route et enfin on arrive à La Paz.. mais pas où on doit aller. On doit donc prendre un 4eme bus pour aller au centre ville: quand on vous dit que cette journée était charmante!

Bref on se débrouille et finalement on arrive à bon port. On avait réservé deux nuits chez une certaine Yana qui est n’est pas chez elle… on laisse les sacs à la concierge et on va chercher de quoi manger par ce que trop c’est trop!

Et wahou La Paz c’est pas Sajama: des gens, du bruit, des voitures, des couleurs, des odeurs, une belle cacophonie… on se trouve à 360 degrés de ce qu’on a quitté le matin. Mais cette ambiance nous plait toute de suite. On dirait un marché à ciel ouvert: le vendeur de fermeture éclaires à côté de la vendeuse d’oignons, de fleurs ou bien de robinet ou encore de doudounes… On se trouve 2 petits stands de rue pour manger: pain et saucisses pour Max et viandes découpés à même la bassine, patates et bananes plantain pour moi. Un régal le tout pour 22 bolivianos soit 2,50euros. Un petit biscuit au dulce de leche pour finir et on va beaucoup mieux!

un delice !  

On retourne voir à l’appart, la concierge nous dit que Yana arrive dans 10minutes. Parfait. On découvre donc notre nouvelle chambre qui a l’air un peu plus chaude que la précédente (mais pas trop quand même). On pose nos sacs et on repart.

Nous tombons véritablement sur un marché énorme en pleine ville, des couleurs et des odeurs en veux tu en voila. Après la semaine à base de féculents on s’en donne à coeur joie.

on en prend plein les yeux 

Et pour finir cette journée Max a prit la décision (difficile) d’aller chez le coiffeur! Je lui ai suggéré de tester la coupe « Charly » mais c’est un petit joueur! C'est un tout nouvel homme qui sort de la petite échoppe! La journée s’est finalement mieux terminée qu'elle n'a commencé et nous rentrons bien fatigués pour faire une poêlée de légumes et une salade de fruits dignes de ce nom.

Après une bonne nuit nous repartons à la découverte de cette ville étonnante. Pour notre culture: La Paz est le siège du gouvernement Bolivien et donc la capitale administrative, Sucre étant la capitale constitutionnelle et Santa Cruz la capitale économique (ça fait beaucoup de capitales!). C’est la troisième ville la plus peuplée du pays (derrière Santa Cruz et El Alto) mais sa région métropolitaine, qui comprend les municipalités de La Paz, El Alto et Viacha, est la plus peuplée du pays, atteignant une population de 2,3 millions d’habitants. La Paz se trouve sur un canyon entourée par les hautes montagnes de l'Altiplano. Avec une altitude d'environ 3 650 m au-dessus du niveau de la mer, La Paz est la capitale la plus haute du monde.

impressionnant  

Nous visitons le quartier du marché aux sorcières qui aujourd’hui est plus un marché de souvenirs (foetus de lama inclus).

qui veut un souvenir?  

Les multiples stands qui vendent de tout et de rien … On s’est renseignés, en fait ici il n’y a pas ou très peu de grandes surfaces comme chez nous, du coup tout s’achète dans la rue!

La fameuse calle Juan avec ses musées, jolies maisons et jolis pavés. On est un peu déçus il n’y a pas de musée historique ici. On nous a dit de regarder sur internet si on voulait en savoir plus! C’était bien la peine de venir jusque là! Et pour finir la Plaza Murillo ou il y a les différents sièges administratifs. C’est un beau lieu de vie mais avec beaucoup trop de pigeons!

Quand on vous dit que les gens font 1m30 ici ! 

Nous sommes maintenant dimanche après midi et ici il y a une tradition le dimanche: La Lucha libre des Cholitas. Kesako? Tout simplement des combats de catch féminin mais en tenues traditionnelles! What else. On ne pouvait pas louper ça. Au départ, ce sont des associations de femmes souhaitant apprendre à se défendre contre les violences familiales et maritales qui ont initié les premières réunions de self-defense. L'art, si je puis-dire, s'est démocratisé, jusqu'à en être devenu des spectacles.

De nombreuses agences et auberges organisent la sortie mais on décide d’y aller par nos propres moyens: en collectivo (toujours ces fameux minibus ou on est 52 dedans) ici pas d’arret de bus tu montes et tu descends où tu veux (les Boliviens ne semblent pas avoir de voitures il y a un nombres infinis de collectivo et le trajet coute 2 bolivianos soit 0,23 centimes, on ne va pas se priver). On descend donc à coté du polyfonctional, le gymnase où à lieu l'événement. Des popcorn (achetés sur un petit stand dans la rue pour changer) et on est fin prêts. Le show commence à 16h mais Bolivie oblige il ne démarra qu'à 17h, on avait déjà finit les popcorn dommage! Le public se constitue de touristes mais surtout de Boliviens fans de cette tradition. Le show démarre par des combats d'hommes puis laisse la place aux fameuses Cholitats. Elles sont en tenue traditionnelle : des robes longues à multiples couches, les nattes soigneusement nouées et bien sur le chapeau melon minutieusement vissé sur la tête. Elles ne tardent pas à se mettre sur le nez. Des voltiges impressionnantes et le bruits des chutes sur le ring résonnent dans le gymnase. Il est très très amusant de voir ces femmes bien en formes se mettre sur la gueule, se tirer les cheveux et s'envoyer dans les cordes (et parfois même en dehors). Après plus de 2h de show, c'est un véritable bazar dans la salle. Les combats s'enchainent, les arbitres ne sont plus partiaux et prennent part aux combats quitte à se faire huer copieusement par l'assemblée. De nombreuses personnes du public s'amusent à jeter du popcorn, des bouteilles ou tout autres projectiles sur les acteurs quand ceux-ci narguent un peu trop l'assemblée hostile. C'est surtout là le véritable spectacle: le public en transe!

Voilà nous terminons notre première semaine Bolivienne et le moins qu'on puisse dire c'est que l'on est dépaysés et qu'on adore!

Demain nous prenons le bus direction Rurrenabaque, un peu plus de 400kms pour environ 12h de bus... on vous laisse imaginer l'état des routes! On a pas vraiment hâte mais une semaine dans la fôret amazonienne ça se mérite!

Besos

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Hola Hola,

La dernière fois, nous vous écrivions depuis Calama après notre super séjour dans le désert avec les copains. Depuis, on a pas mal bougé! Nous avons pris un bus jusqu’a Iquique quelques 450kms plus au nord sur la côte. Le paysage qui a défilé pendant ces 6h de bus a été relativement monotone: du désert, des dunes, du désert, des dunes… mais nous avons eu le droit à un magnifique couché de soleil avec d’un coté du bus les montagnes oranges et de l’autre les montagnes roses fluo.

Nous sommes donc arrivés à 22h à Iquique, ne connaissant pas la ville et son niveau de sécurité nous avons préféré prendre un taxi pour rejoindre notre auberge en bord de mer (vous voyez les mamans on sait être sérieux quand il faut!). Iquique est une grande ville avec des buildings, ça fait bizarre après ces jours dans le désert. Et ce qui fait encore plus bizarre c’est qu’elle est coincée entre la mer d’un coté et une immense dune de sable de l’autre. Creuvés du voyage on ne fait pas long feu malgré les 8 autres personnes dans la chambre et la musique à fond dans l’auberge.

Le lendemain on part en quête d’un petit déjeuner et du centre d’informations de la ville. Une fois les deux trouvés, on se balade et on tombe sur des quartiers plutôt sympas (mais pas que) et des scènes de vie typiques des villes Chiliennes (cireur de chaussures, stand de vente de tout et de rien, et leur boisson favorite que l’on avoue ne pas avoir gouté: mote con huesillo: sirop de sucre, grains de blé caramélisés et pêche au sirop. Paupiette mais il y a des limites!)

Nos pas nous mènent ensuite au port, un des endroits authentiques et vivant de la ville. Au Chili, ils pêchent beaucoup le thon et ils sont énormes! Tout comme les moules et les lions de mers…

Nous tombons ensuite sur la rue principale qui a de très jolies maisons et particularité assez chic: le trottoir de chaque coté de la rue est en parquet! classe.

C’est également dans cette rue qu’il y a le musée d’histoire de la ville et sa région. Il était super, avec beaucoup d’objets et de photos. Et savez-vous que c’est ici (plus particulièrement à Arica dont on vous parlera un peu plus bas) qu’ont été découvertes les plus vieilles momies du monde: -6000 ans avec JC quand même. Les égyptiens et leurs momies de -3000ans peuvent aller se rhabiller!

Nous finissons la matinée par la plage qui n’est pas très jolie avec tous les building en fond mais où l’on voit bien le contraste ville/dune.

Pour le lunch on a voulu changer et tester d’autres spécialités locales: Max s’est chargé du completo: pain à hot dog + saucisses + sauce blanche avec maïs + sauce rouge non identifiée + tomates + purée d’avocat + chips… Moi j’ai préféré tester la pastilla del choclo (tarte de maïs). Bilan des courses: on préfère les empanadas!

Iquique est une ancienne ville très riche du fait des mines de nitrate qu’il y avait sur le plateau au dessus. De ces anciennes mines, il en reste des fantômes… que nous sommes allés visiter l’après midi. La ville s’appelle Humberstone et sa voisine Santa Lucia toutes deux situées au milieu du désert. Nous avons pris un mini bus en ville qui nous a déposé au bord de la route, de là nous avons marché jusqu’à Humberstone. Une fois arrivés on se rend vite compte que l’ambiance y est particulière: pas âme qui vive (mis à part la dame qui vend les tickets d’entrée et 2 autres touristes), des maisons dans leurs jus et de la tôle partout. Humberstone est divisée en deux parties: la ville (avec ses maisons, son hôtel, son théâtre, son école, sa piscine…) et le site industriel (usine éléctrique, garage, site de séchage..) et tout se visite… à ses risques et périls.

Point culture: l’industrie du nitrate a connu un boom dans les années 1900 et en 1910, 65% du nitrate mondial provenait du Chili. Mais avec la guerre mondiale et la découverte du nitrate synthétique par les allemands, c’est toute une industrie qui s’effondre. L’état rachète les mines dans les années 35 ce qui leurs permet de prospérer quelques années mais en 1960 elles sont contraintes à la fermeture. Depuis ces années, le site industriel ainsi que la ville sont abandonnés et laissés en l’état. En 2005, le site a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le but de le protéger. Voilà vous savez tout.

Nous avons beaucoup aimé cet endroit unique et hors du temps. Par contre on y serait pas allés de nuit…! On vous laisse vous rendre compte en images:

Le lendemain on avait un bus à 14h, on en a profité pour se balader le long de la plage qui est très bien aménagée: piste cyclable, piste pour les coureurs, skates parcs, machines de sport… Première fois depuis notre arrivée au Chili que l’on voit des gens faire du sport ça nous change!

Les sacs récupérés, le pique nique acheté on file à la gare prendre le bus: 4h30 et un peu plus de 300kms, on arrive à Arica, la ville la plus au nord du Chili. On est ici à seulement une quinzaine de kms du Pérou et Arica est la ville de l’été sans fin, une des villes les plus arides du monde… On est venu ici non pas pour la ville qui n’a pas un grand intérêt mais plutôt pour faire un stop logistique avant la semaine « into the wild » qui nous attend. On pose nos affaires dans une auberge tenue par un papi néo zélandais: l’endroit le plus kitch qu’on ait jamais vu: des peluches (qui doivent avoir son âge), des cartes postales partout, des étagères entières de bouteilles vides, le tout bien défraichi et plein de poussière. On vous passe la déco de la chambre.. mais ça à son charme! On négocie la chambre double au prix du dortoir de 4: on a donné à Iquique.

Le lendemain est une journée remplie d’échecs: la poste est fermée pour mes cartes postales (que je traine depuis 3 jours de postes en postes fermées), le centre d’informations est fermé, le guichet pour acheter nos billets de bus pour le lendemain est fermé… on commence à être à bout surtout qu’il nous faut à chaque fois traverser la ville.

La ville au passage n’est pas jolie et très sale, principales points d’intérêts: la colline qui fut le théâtre de divers affrontements et dont ils sont très fiers, l’église dont la structure a été faite à Paris par notre ami Gustave Eiffel en personne et le musé avec les fameuses momies.

le macdo chilien est a base d'avocat 😀

Dépités, on abandonne le centre ville pour retourner vers l’auberge (40min de marche), on s’arrête au marché faire une cure de légumes pour le soir, on va acheter une bonbonne de gaz dans leur Castorama local, et on fait les courses pour la semaine à venir (pâtes, riz, semoule sont nos amis). Ces missions accomplies on se remotive et on se fait une pause lunch au marché sur le stand d’un petit papi. On est les seuls étrangers et ça nous plait. Par contre notre niveau d’espagnol n’est toujours pas au top niveau gastronomie et on ne sait pas ce qu’on va manger, tant pis on lui fait confiance. Ici le moins cher au restaurant c’est le « menù » et il se compose généralement d’une soupe et d’un plat. Bingo on a le droit à un bouillon, un poulet pané avec du riz aux légumes sauce soja, une petite assiette de crudités, un jus d’orange (sans orange) et un shot de leur traditionnelle gelée en dessert. Ce festin pour la somme de 2400 pesos soit 3,50euros: moins cher qu’un empanadas à Atacama! Imbattable le papi.

Requinqués on re-tente notre chance à la gare: toujours fermée, à la poste: toujours fermée (on quitte le chili sous peu je dois donc escalader la barrière pour poster les cartes postales: mamie si tu ne la reçoit pas ce n’est pas faute d’avoir essayé!), on veut ensuite changer de l’argent: c’est aussi fermé. On finit la journée par un achat de doudoune pour moi en prévision de l’altitude qui arrive. J’ai donc le droit à une sublime doudoune rose columbia, la seule et unique de la ville. En rentrant on repasse par la gare: ultime échec le guichet est toujours fermé par contre on arrive à changer de l’argent: une victoire! On rentre morts à l’auberge et papi kiwi appelle pour nous les bus: départ demain par l’unique bus de la journée à 7h: YES!

On vous a dit un peu plus haut que l’on s’organisait pour une semaine dans la nature; et elle va commencer dans le village de Putre. Village à 150km à l’est de Arica, on s’enfonce dans les terres, on grimpe dans les montagnes et on se rapproche de la Bolivie. Putre est un stop stratégique pour s’acclimater à l’altitude: ici on est a 3500m. On se trouve une petite chambre chez une mamie: 2 lits et 4 couvertures chacun point bar. Putre c’est 450 habitants donc on fait assez vite le tour du village qui est plutôt typique et mignon.

Notre ultime mission de la journée est de trouver comment rejoindre le parc de Leuca et le lac Chungara situés à environ 60km de là le lendemain. Nos possibilités après avoir fait 15 fois le tour du village et demandé à 150 personnes: marcher (à 4000m d’altitude 60 bornes: bof), payer un tour organisé (80 euros par personne juste pour se faire déposer: bof), payer un taxi privé (110 euros: bof), retourner à Arica et prendre un bus pour La Paz (perdre 2 jours et les bénéfices de l’altitude: bof), et apparement le stop de camions est interdit par la loi… Bon on nous avait prévenu qu’une fois à Putre on serait coincés et on avait trouvé aucune infos sur internet. On est joueurs mais on commence sérieusement à désespérer, la journée avance et pas de solution. Finalement on trouve 2 touristes Allemands qui ont une voiture et qui ont prévu d’aller au lac le lendemain: BINGO on saute de joie. Sereins, on part randonner au dessus du village pour prendre un peu de hauteur et tester notre résistance à l’altitude.

Du cote de la résistance à l’altitude tout va bien pour le moment mais une fois rentrés les Allemands nous ont écrit: du fait de leur assurance ils n’ont pas le droit de prendre d’autres passagers… Pour 1h de voiture au milieu de la montagne… on est dégouté. Il fait maintenant nuit et on repart à zéro. Qu’à cela ne tienne on fera du stop.

Après une nuit plutôt froide, on se lève de bonne heure, on déjeune et on commence à marcher. A peine sortie du village une voiture s’arrête, dommage elle retourne vers Arica. On lui demande quand même de nous déposer sur la route principale (cela nous évite 6kms de route qui monte comme pas possible). Tout content de cette première réussite, on se poste sur la route principale. A peine le temps de mettre de la crème solaire et on voit un bus s’arrêter à 200m. Ni une ni deux on jette nos sacs sur notre dos (et notre ventre) et on commence à courir: wahou un 200m avec 20kg de sacs à 3600m ça tue! On arrive essoufflés comme pas possible mais à temps. On négocie avec le gas pour qu’il nous dépose au lac. Il accepte mais il n’a plus de place dans le bus: qu’à cela ne tienne on fait le trajet assis sur une caisse au fond du bus, adossés aux toilettes. Tellement contents d’avoir réussis qu’on ne voit pas les 1h de trajet passer.

Il est donc 10h30, le bus nous pose en bord de route à coté du lac Chungara: nous avons réussis! Nous sommes à 4500m d’altitude au bord du lac le plus haut du monde: et wahou le spectacle est grandiose. Des lamas, des pompons, des oiseaux (sur les quelques 700 espaces mondiales on en trouve une centaine ici), des volcans enneigés (dont le fameux Parinacotta dont nous vous reparlerons)… On reste sans voix devant un tel décor… Décor dans lequel nous avons prévu de passer la nuit. Nous avions lu qu’il était possible de camper ici, l’idée était trop belle pour la laisser passer. Par contre aucun rangers en vue, on décide donc de laisser nos sacs dans un cabanon et de partir explorer le lac.

Seul bémol de ce paysage de carte postale: une des routes qui relie la Bolivie au Chili passe au milieu et est très fréquentée par les camions (et nos chers amis camionneurs n’ont apparement pas de poubelles dans leurs camions).

Après avoir fait quelques kilomètres (on la sent bien l’altitude!) et pique-niqué dans un décor magique, on rentre en milieu d’aprem voir si nos sacs sont toujours là (ça peut être utile). Toujours pas de rangers, on décide donc de s’installer où l’on veut. Les emplacements sont plutôt grand luxe: table de pique nique et endroit pour faire un feu le tout avec vue sur le lac et les volcans.

On s’installe et on prépare tout pour la nuit avant que le soleil ne tombe. On passera le reste du temps avec des oiseaux, des lapins et des lamas comme uniques compagnons: que du bonheur. Max allume un feu et on réchauffera dedans le repas qu’on nous a donné dans le bus (si c’est pas du luxe): riz et lentilles cuisinées c’était super bon. Mais petit bémol et pas des moindres: ça commence sérieusement à cailler. 19h30 on fonce sous la tente dans nos duvets avec 2 pantalons, 1 pull, une polaire, une doudoune et un plaid polaire en prime. On vous fait pas de dessin on a pas passé la meilleure des nuits mais l’expérience était unique. On attend que le soleil sorte le lendemain matin pour se lever: et wahou le spectacle est encore une fois dingue… on est vraiment chanceux de vivre ça et la courte nuit est vite oubliée. Nos bouteilles restées dehors ont gelées et l’humidités de la tente aussi.. il a du faire sacrément froid.

On se fait un thé bien chaud et quelques tartines avant de ranger nos affaires en vitesse: objectif trouver un véhicule pour nous faire passer la frontière Bolivienne qui est a 15kms d’ici (on était moyen chauds pour le faire à pieds à 4500m + nos sacs ). On attend en compagnie de nos fidèles lamas… et au bout d’1h30 un bus s’arrête et accepte de nous faire passer la frontière et de nous déposer pas trop loin du parc ou l’on veut aller ensuite. Victoire! On monte dans le bus qui pue, où il fait 50 degrès et qui est plein de poussière (la route n’est évidement pas goudronnée ici) mais grand luxe cette fois: on a un siège… Et tant mieux par ce que la route est limite carrossable on saute dans tous les sens, je vous raconte pas la galère pour remplir les papiers de la douane. 1h plus tard on arrive à cette fameuse frontière à 4500m d’altitude. On descend tous du bus, on récupère nos sacs et on fait la queue. Un tampon de sortie au bureau de la douane Chilienne, un tampon d’entrée à la douane Bolivienne, on passe les sacs sur un tapis et le tour est joué.. on ressort du bâtiment côté Bolivie. Trop contents d’avoir réussi notre pari: Arica/Putre/nuit au lac/passage de frontière.

Excités comme des puces de découvrir ce nouveau pays on remonte dans le bus pour la suite des aventures… que l’on vous racontera dans un prochain article!

Ca y est nous sommes en Bolivie ! 

Pour l’heure petit bilan: Arrivés le 1er Mars, nous avons passé 33 jours au Chili et nous avons adorés. Avant d’arriver ici nous n’avions pas vraiment d’image en tête ni de connaissance particulière de ce pays. On ne savait pas à quoi s’attendre. Une chose est sûre: nous n’avons pas été déçu! Le chili à une richesse de paysages et de faune incroyable, chaque endroit a été une découverte et nous en a mis plein les yeux. Le pays est encore préservé, sauvage et pas trop touristique pour notre plus grand bonheur. Et gros bonus les copains qui sont venus partager un bout de notre aventure! Nous avons été également contents d’en apprendre plus sur son histoire, sa population et sa culture. Malgré tout nous avons trouvé certains endroits très sales et il est dommage de voir du plastique au milieu de tous ces paysages fabuleux… Nous quittons le pays des souvenirs plein la tête et excités de découvrir les richesses de la Bolivie.

Voila un petit récap' de notre itinéraire Chilien:

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Bonjour Bonjour

De retour du désert d'Atacama ou nous avons passé 4 jours plus qu'incroyables.


La dernière fois nous vous avions laissé à Caldera où nous nous apprêtions à passer la nuit dans le bus. Tout s'est bien passé mis à part que cette fois ce n'étais pas la clim qui nous a gelé mais plutôt le chauffage qui nous a liquéfié! Mais nous avons tenus les 10h et sommes arrivés à 8h du matin au milieu du désert le plus aride du monde, à San Pedro de Atacama.



San Pedro est un petit oasis situé à 2300m d'altitude. Il est entouré par deux cordillères: la cordillère des Andes dominée par le volcan du Licancabur (5 916 m d'altitude) et par le volcan de Sairecabur (5 971 m d'altitude), situés à une trentaine de kilomètres à l'est du village, et par la cordillère de Demeyco et de sel de l'autre côté.

Cette configuration un peu particulière fait que l'eau qui s'écoulait des montagnes il y a des millions d'années ne parvenait jamais à la mer et restait stockée de façon souterraine dans le désert. L'eau a grignoté par le fond les sols qui sont en majoritairement formés de sel, celui ci s'est dissout et au bout d'un moment s'est écroulé: tadam apparait alors une lagune et un désert de sel ! Nous avons pu en observer pas mal et les contrastes de paysages sont est assez saisissants. Le salar de Atacama est le 3eme plus grand du monde après Uyuni en Bolivie qui est le 1er et le salar grande en Argentine.

Autre fait interessant à San Pedro: c'est un désert très aride, ici il ne pleut que 25mm par an (pour san Pedro, car à l'ouest il ne pleut jamais, certaines parties n'ont jamais connue une seule goute de pluie!). Il y fait chaud (voir très chaud) toute l'année, ce qui varie ce sont surtout les températures nocturnes. En ce moment nous sommes à la fin de l'été et le soir il faisait déjà bien frais. Aux alentours un peu plus haut, il peut faire jusqu'à -30!

San Pedro est une région très touristique du fait des nombreuses choses à voir aux alentours. Cependant, le village principal est tout petit et a gardé un charme fou: des maisons en adobe (en paille et en terre cuite), des rues non goudronnées (on en a mangé de la poussière!), une petite église et un marché "artisanal", on a l'impression d'être à une autre époque. Dommage, la rue principale ressemble un peu à Disneyland avec des dizaines d'agences qui proposent des tours dans le désert.