avec 
L
Léa Bartoli
Nous avons parcouru cette île italienne d'Ouest en Est pendant deux semaines. Nous avons été émerveillés par ses plages, ses villages typiques, ses vestiges antiques et ses volcans.
Du 27 août au 11 septembre 2019
16 jours
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27
août

Il fait encore nuit quand nous embarquons dans le ferry direction la Sicile. Depuis le pont, nous profitons d'un magnifique lever du soleil dans le port de Porto-Vecchio, ma ville natale. Un trajet de 10h nous attend.

UN seul ferry par AN relie la Corse et la Sicile, de Porto-Vecchio jusqu'à Trapani. Nous avons eu de la chance que les dates correspondent parfaitement.

Nous passons une bonne partie du trajet à dormir dans la cabine, afin de rattraper les heures de sommeil manquées. Nous avions passé une partie de la nuit à dire aurevoir à nos amies, à finaliser nos bagages et à les mettre dans la voiture (croyez-nous, vu la quantité, ça prend du temps).

Nous ne partions pas seulement pour deux semaines de vacances, mais pour 6 mois de vie en Italie. En effet, Stéphane devait réaliser un semestre d'étude à l'étranger et c'est sur les Pouilles, dans la botte italienne, que notre choix s'est porté. Ce semestre ERASMUS était l'occasion parfaite pour visiter cette région, mais également pour faire un roadtrip jusqu'à notre destination. Nous avions le choix entre débarquer à Livourne, dans le Nord de l'Italie, puis traverser tout le pays ET débarquer en Sicile puis remonter par la Calabre. Nous avons décidé de commencer notre aventure en Italie par la visite de la Sicile, tandis que le retour, prévu en février 2020, se fera par Livourne (et donc par la traversée de plus ou moins 5 régions).

La voiture était donc chargée à ras bord (3 valises chacun, un coffre de toit, de quoi dormir dans la voiture etc.) durant la totalité de ces deux semaines en Sicile (mais également la semaine d'après). Nous appréhendions donc de nous faire voler, car nous avions apporté tout ce qui nous était utile et précieux. Spoiler : la Sicile n'est pas une île dangereuse comme on peut l'entendre parfois, et nous n'avons rien perdu en chemin.

Lever de soleil avant une bonne et longue sieste dans la cabine 

Le trajet se déroule plus vite que prévu, et à 18h nous débarquons dans le port de Trapani. Notre arrivée sur le sol Sicilien est un peu décevante. Outre la circulation (et le manque de signalement sur les routes), Trapani ne nous séduit pas et nous ne prenons pas le temps de visiter cette ville.

27
août
27
août

Nous avons pris la route jusqu'à Erice, un village en hauteur. La route était indiquée comme barrée, mais nous avons vu des voitures qui descendaient alors nous y sommes quand même allés. La route est agréable, la vue depuis le sommet de la montagne l'est encore plus.

L'autre option pour aller à Erice est le funiculaire au départ de Trapani. Ce trajet offre une jolie vue et coûte 9 euros aller-retour. Cela implique de trouver un parking à Trapani.

Instant "mythologie grecque" : Éryx, fils d'Aphrodite, est roi d'une province de Sicile appelée Érycie et héros fondateur de la cité d'Éryx. Fier de sa force prodigieuse, il osa se mesurer à Héraclès, qui passait en Sicile avec les bœufs de Géryon. Héraclès définit l'enjeu du combat : d'un côté le troupeau du héros, de l'autre le royaume d'Éryx. Celui-ci accepta cette offre disproportionnée lorsqu'il sut qu'Héraclès perdrait, avec ses bœufs, l'espérance de l'immortalité. Mais il fut vaincu et enterré dans le temple dédié à sa mère Aphrodite. Héraclès laissa le royaume aux indigènes en disant qu'un de ses descendants viendrait en prendre possession.

Nous sommes arrivées à la fin d'une manifestation religieuse, où les habitants étaient vêtus de costumes anciens. Cela nous a plongé directement dans une ambiance de village italien en fin d'été. Nous avons apprécié les ruelles d'Erice (souvent en montée), son château, et le joli panorama depuis la colline, et nous n'étions pas les seuls à profiter du paysage et du coucher de soleil.

Le château d'Erice, visible depuis la plaine de Trapani 

En Italie, la saison estivale se termine beaucoup plus tard. Tandis qu'en Corse, les touristes sont beaucoup moins nombreux en septembre et que l'on se retrouve presque entre locaux, en Italie l'été dure jusqu'à début octobre. Cela nous a étonné de voir autant de monde en Sicile fin août-début septembre (spoiler : encore plus sur la plage de Tropea, en Calabre, le 15 septembre), mais avec le recul on comprend mieux !

On peut imaginer la douceur de l'air en cette fin de journée d'été 

Nous n'avions pas trouvé de logement où dormir ce soir là, alors nous avons garé notre voiture sur un parking en terre (trouvé sur Parkfornight) afin d'y passer la nuit. Nous avions déjà dormi dans la voiture à plusieurs reprises, on y dort plutôt bien et cela nous de profiter du lieu dès le petit matin. Mais jamais avec autant de bagages dans le coffre et sur les sièges de derrière. Nous avons du caler toutes nos affaires sur les sièges avant (surtout Stéphane en réalité, et il est plutôt doué à Tétrix), afin de pouvoir rabattre les sièges de derrière et de dormir confortablement allongés sur notre futon. Autant dire que ça prend beaucoup de temps... Les fois d'après, nous nous sommes contentés d'allonger nos sièges de devant sans déménager toutes nos affaires.

Parkfornight : application qui permet de trouver des endroits où dormir, en camping-car ou même en voiture. Les fontaines sont également recensées, ce qui est utile lors d'un roadtrip.


Il y avait trois camping-car sur le parking, et nous avons discuté avec une des familles, des italiens. Nous avons eu un très bon contact avec eux, même si nous maîtrisions pas très bien la langue (Stéphane ne le parlait pas du tout mais comprenait, tandis que j'avais quelques notions grâce à la LV2).

Pour l'anecdote, l'autre camping-car appartenait à des catalans. Quand le père de famille italien nous les a présentés, il a dit "espagnols". Ceux-ci ont immédiatement rétorqués "catalans, pas espagnols!". Nous avons dit que nous étions corses, pas français. Et les autres, siciliens et pas italiens. Petit mouvement indépendantiste, depuis le parking perché en haut de la montagne.

28
août

Nous avons laissé notre voiture (celle de Stéphane en réalité) dans un parking en terre, à quelques kilomètres du port de Trapani. Ils nous ont amené sur le port grâce à une navette, et sont venus nous récupérer le soir suite à notre appel. Le personnel était accueillant, le prix n'était pas excessif. Sûrement une bonne solution pour ceux qui visitent les îles la journée !

La compagnie Liberty Lines est très présente en Sicile, avec la desserte des îles égades et éoliennes notamment. Sauf juillet/août, ne vous laissez pas avoir par les messages "réservez vite, bientôt plus de places disponibles" des différents sites Internet. Les bateaux sont rarement complets en septembre et les billets sont moins chers sur place.

Chapitre 1: Favignana

Après avoir étés portés à 15°C par la climatisation du ferry, nos corps découvrent brutalement la chaleur accablante Sicilienne. Heureusement, une brise souffle par intermittence pour nous rafraîchir. Lors de notre arrivée dans le port de Favignana, j'ai été particulièrement déçue (je suis de "mauvaise foi" d'après Stéphane), car après avoir vu des photos, je m'attendais à une île inhabitée sur laquelle on arriverait directement par la plage, comme sur les îles Lavezzi (en Corse). Au lieu de ça, c'est un port bondé et une ville en arrière plan peu attirante que nous découvrons. Les offres attrapes-touristes fusent de tous les côtés, les agences de location de véhicules sont alignées. Nous décidons, comme 90% des visiteurs de l'île, de louer un vélo.

Si vous êtes peu sportifs, préférez un vélo électrique ! Il y a pas mal de montées qui sont difficiles, surtout en plein été. En raison d'une montagne (que l'on peut voir depuis le port), la partie ouest n'est pas recommandée pour la visite de l'île en vélo.

Nous nous rendons alors à Cala Rossa, la plus belle plage de l'île et l'une des plus belles de Sicile. Depuis le chemin permettant d'y accéder (où une centaine de vélos sont garés), il y a un joli panorama. L'eau est bleu turquoise et la crique est large, ce qui permet de ne pas être les uns sur les autres malgré le nombre élevé de touristes. Cependant, les roches sont piquantes et on peut difficilement accéder à l'eau. A côté de la plage, il y a des ruines de maison qui semblent être très anciennes et que nous n'avons toujours pas réussi à identifier (l'histoire de l'île est très peu renseignée, que ce soit sur internet ou à l'office de tourisme).

Cala Rossa, avec au loin l'île de Levanzo 
L'eau limpide est au rendez vous 

Curieux de voir si les autres plages de Favignana étaient à la hauteur de celle-ci, nous décidons de reprendre la route. Je commençais à apprécier la balade en vélo, plutôt agréable étant donné le peu de voitures. Nous découvrons, non sans déception, que l'autre côté de l'île n'était pas protégé du vent ce jour là. Nous n'avons donc pas pu apprécier les autres plages, notamment Cala Azzurra qui a l'air magnifique, et nous avons regretté d'avoir quitté Cala Rossa.

On sait ce que l'on perd, pas ce que l'on va trouver!

Nous passons devant la Grotta Perciata, très appréciée des touristes. Puis nous continuons notre tour de vélo jusqu'à Lido Burrone, une grande plage de sable fin sur laquelle nous découvrons une horde de parasols et de transats. L'eau était trouble et le ciel commençait à se couvrir, cela ne donnait pas envie de se baigner. Il a commencé à pleuvoir lorsque nous pédalions jusqu'au point de départ, le port de Favignana, ce qui nous a bien fait rire.

En Italie, les plages privatisées (ou portions de plage) sont nombreuses.

Quelques critiques (car c'est insupportable et qu'on est pas les seuls à le penser) :

1) cela enlève complètement le côté nature du lieu (c'est moche, oui).

2) cela limite la place où l'on peut s'installer : une fois on s'est installés sur le sable, et un gardien nous a dit que c'était interdit et nous a demandé de partir. On peut seulement traverser la plage privatisée (et encore, quand elle n'est pas encadrée par des cordons) et accéder à l'eau, mais on est mal regardés.

3) bien évidemment, ils privatisent les plus belles parties de la plage. Ainsi, la plage privatisée citée juste au dessus donnait sur une eau claire avec du sable, tandis que le reste de la plage n'était que rocher et accès plus difficile à la mer.

4) 20 euros pour une ombrelle et un transat, pourquoi les italiens payent-ils si chers une virée à la plage?


La privatisation des plages est pour nous un fléau, mais est pourtant bien appréciée des italiens pour son confort. Même dans des petites plages qui pourraient sembler sauvages (30 minutes de marche), ils apportent eux-même leur transat, si ce n'est déjà pas proposé par les plagistes.

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Chapitre 2: Levanzo

L'île de Levanzo est beaucoup moins touristique que l'île voisine, peut-être encore plus avec cette météo là. Nous avons préféré cette île (si on ne prend pas en compte la plage de Cala Rossa à Favignana). Le port est accueillant, les maisons blanches forment un très joli village au bord de l'eau. Nous avons marché le long de l'île. Ici, pas de location de vélo. La balade était agréable, mais à cause du temps, les couleurs n'étaient pas très jolies et l'eau pas assez attrayante pour s'y baigner. Le soleil allait bientôt se coucher quand nous sommes rentrés sur le port, ce qui donnait beaucoup de charme au paysage. Nous avons regardé une partie de foot d'enfants, sur le quai du port. Derrière la cage, aucun mur mais simplement la mer. Comme attendu, le ballon est tombé à l'eau et nous nous sommes amusés de la scène lorsque des marins du Liberty Lines qui venait d'arriver dans le port ont réussi à récupérer le ballon. Après une rapide balade dans le village à la nuit tombante, nous avons pris le ferry qui nous a ramené à Trapani.

Partita di calcio in Levanzo

Nous avons dormi au même endroit que la veille, sur le parking en terre, mais sans les autres compagnons de voyage que l'on avait rencontré la veille !

29
août

Si vous aimez les randonnées (même courtes) et que vous préférez les criques aux grandes plages privatisées, ne ratez surtout pas la réserve naturelle de Zingaro !

Le sentier côtier (sentiero Costiero) est assez facile, mais il y a parfois un grand dénivelé, surtout vers l'entrée sud de la Réserve. Le sentier de moyenne altitude (sentiero di Mezza Costa) est recommandé si vous êtes adeptes des randonnées et que vous avez une bonne condition physique (nous ne l'avons pas emprunté, alors nous ne savons pas si cela vaut le coup).


Chapitre 1 : entrée Nord

La route allant à San Vito Lo Capo est agréable, et cela fait plaisir de s'éloigner de la circulation de Trapani. Nous avions prévu de se baigner à la plage de sable fin et à l'eau claire (d'après les photos) de San Vito Lo Capo, mais notre curiosité a été piquée par la Réserve naturelle de Zingaro. On a d'abord pensé qu'on allait se baigner à la première crique, puis qu'on allait repartir. Qui aurait cru qu'on allait passer la journée entière, et qu'on y serait retournés le lendemain, avides de ces belles couleurs vertes et ocres et de ces criques sauvages?

Première crique du Zingaro, la Cala Tonnarella dell'Uzzo 

Plutôt que de payer un parking très éloigné de la réservé (comme nous avons pu être tenté), vaut mieux se garer le long de la côte (entrée nord). Il y a énormément de voitures, même fin août, mais cela rajoute que 5-10 minutes.

L'entrée pour la Réserve naturelle coûte 5 euros par personne, ce qui vaut largement le coût. C'est toujours plus agréable de payer pour le maintien de cette réserve plutôt que pour un parking.

Le gardien fournit une carte du parc naturel, où sont indiquées une dizaine de plages. Le sentier est entouré de palmiers, les couleurs sont sublimes malgré le mauvais temps ce jour là. Ainsi, le vert de la végétation, l'ocre du chemin et le bleu de la mer se marient à la perfection. Nous avons été agréablement surpris par ce lieu, qui est d'une beauté à couper le souffle. La première crique, Cala Tonnarella dell'Uzzo, se trouve à peine à 5 minutes de marche, et c'est sûrement celle qui nous a charmé le plus. Il y a beaucoup de monde au m², mais pas de transat ni de parasols (ce qui est extraordinairement rare à cette saison, nous l'avons réalisé plus tard). Au lieu de s'installer sur la plage, Stéphane a l'idée d'escalader un rocher et de découvrir ce qui se cache derrière. Et c'est une continuité de la crique qu'il découvre, mais qui est complètement déserte de touristes. Malgré la hauteur, je le rejoins sous le regard curieux des autres personnes. Nous passons quelques heures sur cette partie de la plage, où seulement deux ou trois personnes s'arrêtent après l'avoir repérée depuis l'eau. Il y avait un bateau, le seul que l'on ait vu, je crois, dans la Réserve naturelle.

Notre crique secrète 

La Réserve naturelle du Zingaro est riche en faune marine ! Il y a de nombreux poissons, différents selon les criques. Faites attention, il y a également quelques méduses.

Nous partons à contre cœur de cette plage pour découvrir le reste de la Réserve, mais contrairement à Favignana nous ne sommes pas déçus. Nous rencontrons un cheval, qui est en fort mauvais état de santé, avec qui on reste un petit moment. Puis nous marchons sur le sentier qui longe la mer, et malgré le soleil, c'est un plaisir de s'y promener !

Nous empruntons le sentier menant à la Grotta dell'Uzzo, qui est un site préhistorique. Cette cavité naturelle est impressionnante à voir, et vaut le détour (oui, malgré la terrible montée) ! Nous marchons ensuite jusqu'à une troisième crique, Cala Marinella (la deuxième était jolie, mais nous nous ne sommes pas arrêtés). Celle-ci est encore plus sauvage, il n'y a pas de plage et les gens s'installent sur les rochers qui sont en hauteur. D'ailleurs, peu de personnes se baignaient alors on a d'abord cru qu'il y avait des méduses. Mais finalement, rien à signaler : l'eau était transparente et fraiche, et il y avait beaucoup de fond dès le début. Un vrai coup de ♥.

Le sentier jusqu'à la Grotta dell'Uzzo (au centre) 
Cala Marinella 

Nous avons repris le même sentier côtier pour le retour, toujours avec plaisir. Ensuite, nous avons pris la voiture jusqu'à San Vito Lo Capo mais la plage ne nous a pas séduite du tout, il y avait beaucoup de monde, beaucoup de transat et de paillotes, et l'eau était trouble, ce qui nous a réconforté dans notre choix du Zingaro pour ce jour là et le lendemain.

En effet, nous avons été tellement stupéfaits de cette découverte, que nous aurions été frustrés de ne pas en profiter davantage. Nous avons pris la route jusqu'à l'entrée Sud, et nous avons dormi sur le parking afin de commencer la randonnée aux premières lueurs du soleil (spoiler : pas avant 9h, en réalité).

La Réserve Naturelle n'est traversée par aucune route (grâce aux manifestations organisés par des Siciliens), ce qui ajoute encore plus de charme.

Cependant, cela a ses inconvénients : 56km, 1h15 de route de l'entrée nord (San Vito Lo Capo) à l'entrée sud (Scopello) alors que celles-ci sont séparées par un sentier de 6km. Si vous n'êtes pas en capacité de faire 12km en une journée pour visiter la côté du Zingaro (sans compter les sentiers pour la grotte etc), nous vous conseillons de le faire en deux jours, en changeant d'entrée. Le sentier à l'entrée nord est plus simple que celui au sud (plus de dénivelé). Mais il est plus facile de se garer dans le parking à l'entrée sud.

Ne dormez pas dans le parking à l'entrée sud (Scopello) de la Réserve ! Il y a beaucoup de bestioles (non identifiées) sur le sol ainsi que des moustiques, nous nous sommes fait piqués toute la nuit, ce qui nous a empêché de fermer l’œil.

Chapitre 2 : entrée sud

Le matin, je me suis réveillée (si on peut appeler ça un réveil vu la nuit...) avec des boutons de moustiques énormes, de partout sur le corps : 50 sur une seule jambe. Le nombre aurait du nous alerter vu que Stéphane en avait mais beaucoup moins, c'était en fait une allergie (aux bestioles du parking où nous avions passé la nuit peut-être?). Je l'ai appris le soir par une pharmacienne alors que je comptais acheter de l'apaisyl. Cela ne nous a pas empêché de passer une journée de randonnée et de baignade dans la Réserve naturelle. Nous avons re-payé une entrée, et nous avons découvert le parc à partir de l'entrée sud cette fois.

Avec le soleil, le bleu de l'eau est encore plus beau 

Le long du sentier, on découvre de petits musées qui permettent de faire une halte dans la randonnée tout en se cultivant !

Le paysage est tout aussi beau, et pourtant différent. Le sentier côtier est cette fois-ci plus en hauteur, ce qui offre de magnifiques panorama sur le côte ! Les montées sont longues (plusieurs dizaines de minutes) et difficiles, nombreux (quasi tous, inutile de préciser qu'on en fait partie) sont ceux qui prennent une pause une fois arrivés en haut. Mais la vue est agréable tout le long. Nous sommes allés à 3 criques, Cala Capreria, Cala del Varo et Cala della Disa, chacune étant unique et magnifique. Cependant, il n'y avait pas ce coin secret comme nous avions trouvé sur la première crique alors c'était moins agréable d'être au milieu d'autant de personnes.

Cala della Disa 

En septembre, cela doit être la période idéale pour visiter le Zingaro ! Ne vous inquiétez pas, il fait toujours aussi chaud et l'eau doit rester bonne, mais il y a sûrement moins de touristes et vous pourrez profiter du côté sauvage de cette Réserve naturelle.

Nos blessures de guerre 

Le soir, nous avons pris la route jusqu'à Palerme. Nous allions enfin dormir dans une chambre, pour la première fois depuis notre arrivée en Sicile (3 nuits, mais avec des douches au milieu de tout ça bien entendu).

Homeexchange ♥ : site internet que l'on peut assimiler à Airbnb, sauf que l'on paye une seule fois 130 euros pour l'année et que l'on possède un certains nombre de points à utiliser dès l'inscription. Le site repose sur l'entraide et le partage, puisque le principe est de prêter sa maison à des inconnus pendant qu'eux-même nous prêtent leur maison. Nous ne pouvions pas prêter la nôtre, mais nous avons quand même eu des points à l'inscription (1900 guestpoints) qui nous ont permis de dormir plus de 30 nuits dans un logement, soit 4.3 euros pour une nuit pour deux personnes (=rien, nada, forza homexchange). Nous avons dormi parfois dans une maison entière avec jardin, parfois dans un étage réservé, parfois dans une chambre privatisée. A chaque fois, nous avons rencontré des personnes très accueillantes avec qui on a partagé des repas ! Ce site permet d'économiser des sous (payer moins pour le logement = mettre plus d'argent dans la nourriture = manger très bien = le top) et de sociabiliser.

30
août

Notre maison pour les quelques jours à venir était située sur une colline surplombant Palerme. Après y avoir installé nos affaires, nous nous sommes rendus dans le chef-lieu de la Sicile.

La circulation est insoutenable à Palerme ! Il y a pleins de voitures qui se garent en double file, ce qui réduit la route. Le bruit des klaxons est continu, les voitures sortent de toute part, les embouteillages sont très longs etc. Bref, évitez de prendre la voiture à Palerme.

Nous sommes allés directement à la Cathédrale de Palerme. Les couleurs du coucher de soleil la rendait encore plus majestueuse, bien que son architecture soit déjà impressionnante. Nous l'avons vu sous différents angles, qui la mettait tous bien en valeur. Nous nous sommes promenés ensuite au Parc Villa juste à côté, et nous avons marché dans des rues menant à la Porta Nuova (Porte Neuve), au Palazzo dei Normanni (Palais des Normands) où une visite payante est possible, ainsi qu'au Palazzo Sclafani. Quand nous avons fait demi-tour, la Cathédrale s'était encore embellie grâce aux éclairages et à la lumière du soir.

L'imposante cathédrale et sa magnifique esplanade  
Les illuminations donnent du charme aux bâtiments

Nous avons eu la maison pour nous tous seuls (ou presque, il y avait Jeck aussi, le chien du propriétaire que nous avons gardé), pendant 3 nuits d'affilée. Le temps était mauvais, alors le lendemain, nous nous sommes reposés de ces journées de randonnées et de visite, et pour moi, de mon allergie.

Le sixième jour, bien reposés, nous avons décidé de retourner à Palerme. Nous y avons apprécié la cathédrale et ses alentours, et nous voulions visiter davantage. La météo était encore mauvaise, nous ne savions pas si il allait pleuvoir ou non. Nous nous sommes garés près du port, où nous avons enfin trouvé une place. Un homme nous a "aidé" à nous garer (il fait des signes pour dire "tu peux avancer"), puis a réclamé des sous. Comme nous ne connaissions pas cette pratique et que nous n'avions pas beaucoup de monnaie sur nous, j'ai donné 50centimes. Celui-ci me les a rendu agressivement et est parti en soufflant. Nous l'avons recroisé après, il nous a jeté un regard mauvais et nous a dit quelque chose que nous ne comprenions pas : autant dire que Stéphane a changé de place de parking (des fois, c'est un peureux).

Dans les villes italiennes, c'est courant que des personnes vous aident à vous garer (souvent dans les parking de supermarché) et demandent en échange un pourboire. Les italiens sont nombreux à donner. Le prix minimum est de 1€, d'après notre expérience.

Nous visitons d'abord le parc Villa Giulia, qui n'avait rien de particulier et qui était mal entretenu. Nous avons marché 20minutes pour y accéder, mais après un coup d’œil, nous avons décidé de repartir. Nous avons repris la voiture pour nous garer pas très loin du Musée archéologique Antonio Salinas. L'entrée du musée avec la fontaine au centre est très belle (il y avait des petites tortues dans la fontaine, ça c'est moins beau). La visite se fait en une heure, les œuvres exposées sont bien conservées et le musée est bien agencé, ce qui donne envie de s'intéresser à cette collection d'art phénicien et d'art grec.

Pour les passionnés d'antiquité, la Sicile est un trésor

Certains musées italiens sont gratuits pour tous le 1er dimanche du mois. C'est le cas du musée archéologique Salinas.

Nous avons fait une visite guidée au sein du Théâtre Massimo, l'un des plus grands opéras d'Europe. Nous n'aimons pas particulièrement les visites guidées, car elles limitent trop le temps et l'espace du lieu à visiter, mais c'était l'unique prestation proposée. Des danseurs étaient en train de répéter, nous avons pu apercevoir un petit extrait de leur spectacle. J'aurais aimé prendre plus le temps pour m’imprégner de ce lieu magnifique et pour l'observer plus en détail, mais les visites guidées ne durent jamais assez longtemps pour ceux qui apprécient l'endroit. Je tiens à préciser cependant que l'odeur à l'intérieur du théâtre est très particulière (elle m'a fait ressortir dès que nous sommes entrés pour acheter les tickets), et que je ne m'y suis pas habituée tout au long de la visite.

L'intérieur somptueux du théâtre 

Les visites guidées sont très répandues en Italie. Il y en a pour tous les goûts : visite de théâtre, de château, de cathédrale ou autre monument, de ville (spoiler : parfois de ville abandonnée comme Craco), de grotte etc. Vous savez que vous êtes dans un lieu touristique lorsque :

1. il y a des cars de touristes à proximité

2. il y a de nombreux petits groupes de touristes, avec des guides parlant des langues diverses et variées

Nous nous sommes ensuite promenés dans le centre ville de Palerme, mais les ruelles ne sont ni propres, ni jolies. Il y a beaucoup de déchets par terre, surtout au niveau du marché Ballaro où les odeurs ne donnent pas envie d'y acheter de la nourriture. Peut-être que nous sommes arrivés trop tard (vers midi), mais il n'y avait plus beaucoup d'étals. On ne s'y sent pas vraiment en sécurité, mais c'est subjectif et c'est peut-être à cause d'idées reçues. Nous avons marché dans la longue rue qui mène aux Quattro canti (Quatre chants), une jolie place assez originale. Nous avons vu également la Fontana Pretoria (fontaine prétorienne) sur la place au même nom.

Nous y avons découvert les arancini, une spécialité sicilienne à base de riz qui se mange le midi (pranzo). C'est vraiment très bon, ça bourre et ça ne coûte pas cher (2€ l'un, et 2 suffisent, même pour l'estomac de Stéphane) : vivement que ce produit s'exporte un peu plus.

Nous finissons notre visite de Palerme en retournant à la Cathédrale, sûrement le plus beau monument de cette ville. Nous avons ensuite pris la route direction Cefalù.

1
sept

Cefalù ne ressemble pas vraiment aux photos que l'on avait pu voir... du moins ce jour là. Le port était un peu fade, sans belles couleurs, sûrement à cause du mauvais temps et de la pluie qui s'annonçait. Cependant, des jeunes se baignaient dans le port et avaient l'air de bien s'amuser. Nous sommes allés voir la Cathédrale, qui est assez singulière.

De nombreuses cathédrales et églises ont un panneau à l'entrée, sur lequel figure un petit logo "interdit tenue courte". Souvent, c'est une femme qui est représentée en débardeur et short, ce qui était ma tenue typique et l'est pour beaucoup d'autres, lorsqu'il fait 30°C. Alors, prévoyez de quoi vous couvrir si jamais vous voulez pénétrer dans l'enceinte de sites religieux.

Nous nous sommes promenés dans les ruelles, au milieu de nombreux "umbrella ! umbrella!" criés par des vendeurs à la sauvette. Puis la pluie s'est déversée et nous avons du courir jusqu'à la voiture (spoiler : la pluie nous surprendra une nouvelle fois durant notre roadtrip sicilien). Une longue route nous attendait pour aller de l'autre côté de la Sicile, à Agrigente, où nous devions passer deux nuits.

Les routes en Sicile :

- il y a très peu d'autoroutes mais certaines nationales y ressemblent beaucoup, avec l'avantage d'être gratuites. Cependant, elles sont souvent en travaux et les 2 voies se réduisent en une seule, les panneaux divisent alors la vitesse de moitié mais négligez les sous peine de recevoir les foudres des locaux.

- il y a très (très) peu de marquages au sol, y compris à Trapani qui est une ville de 70 000 habitants. Parfois on ne sait pas si c'est une double voie à sens unique, ou si des automobilistes peuvent arriver en face. Les locaux en profitent pour inventer une 3ème voie. - ici, plus que dans le reste de l'Italie (excepté les grandes villes), les conducteurs sont très... vifs. On entend des klaxons toute la journée.

- les limitations de vitesse sont très excessives, parfois 30km/h autorisé sur une ligne droite sans agglomération. Bien sûr, rares sont ceux qui les respectent.

Nous avons eu une mésaventure pour le logement, que nous avions réservé sur le site homeexchange. L'hôte ne nous répondait pas alors qu'on était devant chez lui, qui était un HLM alors que ce n'était pas cet appartement qui était prévu. Nous avons donc contacté le service client, qui nous a conseillé de prendre un hôtel pour les deux nuits, que le site nous rembourserait à hauteur de 100 euros la nuit. L'hôte nous a répondu entre temps, mais nous avions déjà réservé un hôtel à 4 étoiles et nous n'étions plus vraiment intéressés par son appartement...

Pour fêter cet imprévu qui nous a été favorable (à part le fait que le remboursement ait été réalisé un mois plus tard), nous avons décidé d'aller au restaurant. J'aurais peut-être dû me renseigner un peu plus, parce que nous sommes arrivés dans un endroit hyper chic, avec une belle terrasse, des serveurs en costume et des clients sur leur 31. Avec nos tenues estivales décontractées, on faisait un peu... cloches. Le prix était à la hauteur du prestige du lieu, et je n'ai pas eu le droit de les voir puisqu'ils figuraient seulement sur la carte de monsieur. Finalement, on s'est prêtés au jeu et cela nous a préparé pour la nuit à l'hôtel.

Quel plaisir de se la couler douce (et de se prendre pour des riches)
2
sept

Le matin, nous avons pris un petit-déjeuner très complet dans la salle à manger de l'hôtel. Le jardin, la terrasse tout en bois et la vue qu'elle offrait sur la Vallée des Temples, et particulièrement sur le temple de la Concorde, nous ont charmé. Nous avons quitté l'hôtel seulement à la mi-journée.

Réveil plutôt agréable dans notre hôtel

Parmi les hauts lieux touristiques du sud de la Sicile, nous retrouvons cette formation rocheuse blanche aux allures d'escaliers pour géants (les "marches" font de 1 à 2 mètres de hauteur) : scala dei turchi.

Le nom « escalier des Turcs » vient des incursions de pirates sarrasins, donc arabes mais appelés « turcs » par la population locale. Ils y trouvaient un abri contre les bourrasques de vent et un abordage plus sûr.

Quel périple de se garer pour accéder au site ! Il y a deux ou trois parkings mais qui sont chers (ils proposent évidemment un forfait avec transat...). Les bords de route sont déjà pris, parfois même alors que des panneaux interdisent le stationnement. Quand on voit le monde sur la plage, on comprend mieux pourquoi et on n'ose s'imaginer les parkings en plein mois d'août. Nous avons, par chance et en tournant 20minutes, trouvé une place gratuite sur le bord de la route.


"Ambo i latti" signifie "les deux côtés", en bref ne vous garez pas au bord de la route car il y a souvent des contrôles de police, surtout dans les lieux touristiques (le contrôle sur la route est par contre beaucoup moins fréquent).

Nous découvrons un métier contemporain, celui de siffler lorsque quelqu'un s'approche trop près d'une des marches pour prendre un selfie. Le secteur doit être porteur vu le nombre de personnes qui s'y frottent. Le danger n'est pas gigantesque mais nous comprenons que la mairie ne veuille pas avoir d'accident sur le dos, étant donné que par endroit la roche s'est déjà effondrée. Nous avons été surpris (et apeurés) de la foule qui venait prendre une photo et qui ne restait pas plus de dix minutes sur le lieu.

La pro de l'argile en action (avec quelques boutons persistants sur le corps...)

Nous découvrons alors que le site est en grand partie constitué d'argile. Léa a pu façonner de ses mains un cœur qu'on a ensuite laissé séché et gardé en souvenir (il s'est cassé le jour même, mais nous avons gardé les débris pour le construire). En contrebas, sur la plage, des flaques d'argile liquide permettent aux plus aventureux de s'enduire le corps entier d'argile, qui aurait certaines vertus. Je me suis arrêté avant la tête, et à part une envie de se gratter, rien à signaler (de bon ou de mauvais). Léa, quant à elle, s'est amusée à couvrir son corps avec des formes de mains.

La plage est fermée au public à cause d'effondrements récents mais une petite partie reste accessible. On y accède en quelques minutes à peine en continuant de marcher le long des "escaliers", et puis en descendant. Les touristes sont pourtant peu nombreux à s'y aventurer. La plage permet d'avoir un point de vue différent sur les rochers blancs et d'avoir un peu de tranquillité.

Ce n'est pas le lieu idéal pour se baigner ! Il y a peu d'eau et beaucoup d'argile, ce qui fait qu'on s'enfonce dans le sol (et on ne sait pas exactement ce qui s'y trouve...) pendant une dizaine de mètres. De plus, il est recommandé d'éviter de se baigner près de la zone où la falaise menace de s'effondrer, ce qui limite grandement l'espace de baignade.

La plage qui est de l'autre côté, c'est-à-dire avant Scala dei Turchi, est très fréquentée mais pourtant très sale.

La plage de Scala dei Turchi, au fond poisseux d'argile

Ce site doit sûrement être encore plus beau l'hiver, sans la foule estivale. Surtout si on veut y admirer la vue et non pas se baigner.

2
sept
Dessin de la Vallée des Temples 

Il était presque 19h lorsque nous sommes entrées dans le parc par la porta Quinta, à l'Ouest de la vallée, et le soleil se couchait seulement 30 minutes après.

Le tarif est de 12€ par personne. Pour les citoyens européens entre 18 et 25 ans (à savoir nous), il est de 7€. L'audioguide (disponible en français) coûte 5€ par personne. Le plan de la Vallée des Temples coûte quant à lui 1€. Les parkings, situés aux 2 entrées, sont payants (5€ la journée).

Nous avons traversé le site en courant, afin de ne pas rater le spectacle. Le temple de la Concorde est le mieux conservé de la vallée, et nous savions que c'était le meilleur point de vue pour admirer le coucher du soleil. Ce n'était que partie remise pour les autres vestiges du parc, car nous avions prévu d'y retourner le lendemain. Nous sommes arrivés au Temple juste à temps pour voir les dernières lueurs du jour. Celui-ci profitait du soleil de la golden hour et était devenu orange. Ensuite, les belles couleurs du ciel ont prit le relais : un mélange de rose et de violet.

L'un des plus beaux spectacle de notre voyage 

Le ciel s'est assombrit, et le Temple de la Concorde s'est illuminé. Nous sommes restés un petit moment à l'admirer, puis nous avons marché 10 minutes jusqu'au temple d'Héra, dont seuls quelques colonnes subsistent encore (pour l'anecdote, le temple d'Héra n'était pas initialement dédié à Héra, le nom a été faussement attribué à partir de textes anciens). Après quelques photos du Temple de la Concorde devant un ciel complètement noir, nous avons prit le chemin du retour.

Les piliers deviennent blancs, illuminés par la lumière 

L'été (de juillet à septembre), le parc archéologique ferme à 23h (voire minuit le week-end). Le début de soirée est le moment idéal pour visiter : il y a beaucoup moins de touristes qu'en pleine journée, la chaleur n'est pas suffocante et le coucher du soleil est sublime. Si le parcours est plus ou moins bien éclairé (il faut parfois s'armer d'un flash pour retrouver son chemin), certains temples (Concorde et Héra) sont magnifiquement illuminés.

Le lendemain matin, nous accédons à la Vallée des Temples par la même entrée, à l'Ouest. De nombreux "chalets" proposent de multiples souvenirs, ce qui enlève le côté authentique de ce site archéologique mais qui permet de faire le plein pour nos proches. Cette fois-ci, nous prenons l'audioguide et nous nous arrêtons devant chaque lieu à intérêt. L'audioguide rallonge considérablement la visite et réduit les conversations entre nous, quelques anecdotes sont intéressantes mais on ne retient pas tout et c'est parfois pénible de se tenir en plein soleil avec l'appareil sur l'oreille. Cependant, cela nous a permit d'identifier les différents temples que l'on pouvait à peine distinguer dans la pénombre la veille. Parmi les vestiges qui nous ont le plus marqué : le temple d'Héraclès, le plus ancien d'Akragas (nom de l'ancienne colonie grecque), le temple de Zeus, le plus grand temple dorique de tout l'occident mais qui est tellement en ruines qu'on a du mal à devenir son immensité ainsi que le télémon, statue gigantesque de 8mètres de haut, et bien sûr le temple de la Concorde ainsi que celui de Héra.

Les vestiges antiques de la Vallée des Temples 

De nombreux panneaux indiquent l'histoire de ce site archéologique, qui sont très intéressants à lire (certains sont écrits en français). Ainsi, Akragas est une colonie grecque qui connait son apogée au Vème siècle av. J.-C., époque où les temples les plus importants furent construits. Akragas se heurte aux Cathaginois en 480 av. J.-C. et remporte la bataille, mais en 406 la ville est attaquée par les Carthaginois et détruite (le temple d'Héra, notamment, est incendié). Deux siècles plus tard, la ville est conquise par les romains qui la rebaptisent Agrigentum. Elle connaît de nouveau une période de prospérité, mais moindre.

La Vallée des Temples n'est pratiquement pas ombragée, et il faut marcher beaucoup pour accéder aux différents temples. Malgré tout, la visite était agréable et très intéressante. Nous recommandons de visiter le parc archéologique plutôt l'après midi et surtout d'y rester jusqu'au coucher du soleil, et un peu après.

3
sept

Malgré nos nuits confortablement passées dans un hôtel 4étoiles, nous avions encore besoin de prendre soin de nos corps. Stéphane avait réservé quelques heures au spa dans une ville qui n'était pas prévue dans notre roadtrip, cadeau de nos 1an et 6mois (oui, on cherche des prétextes pour se faire plaisir).

La ville semblait être pauvre, mais le spa ne manquait de rien : hamman, sauna, douche sensorielle, jacuzzi, salle de massage et transat avec de quoi se désaltérer. Nous n'avions pas privatisé, mais nous étions les seules personnes. J'ai apprécié le sauna, tandis que Stéphane a préféré le hamman (dont je suis sortie plus tôt à cause de la chaleur étouffante). Le massage était agréable. Cependant, il faisait froid dans la pièce centrale et le jacuzzi n'avait pas eu le temps de chauffer alors nous sommes partis sans en profiter.

Un moment détente avant de dormir dans la voiture, reprise violente de la réalité après ces quelques jours.

4
sept

Ragusa Ibla est la veille ville de Ragusa, la partie la plus intéressante et la plus belle de cette ville. La visite se fait tout en descente (et puis en remontée, ce qui est moins évident).

Le Duomo di San Giorgio (Dôme Saint-Georges) est une jolie cathédrale. La place, qui est elle aussi en descente, permet d'admirer ses façades blanches. Nous avons flâné dans les ruelles, malgré le mauvais temps qui s'annonçait. Il y a des jolies boutiques de souvenirs (souvent plus prestigieux que des magnets) tout le long et c'est dans une librairie que nous avons décidé de nous arrêter. J'ai acheté un livre écrit en italien sur les amours mythologique, un sujet qui m'intéresse beaucoup. Nous regrettions de ne pas être bilingue, car de nombreux livres abordaient des sujets qui nous plaisaient et avaient l'air passionnant.

Puis, nous sommes allés au Giardino Ibleo (jardin), à l'extrémité de Ragusa Ibla, qui regroupe plusieurs édifices dont 3 églises. Nous nous sommes baladés dans les allées, puis nous nous sommes installés sur un banc avant de lire tranquillement. Quand notre estomac a commencé à se faire attendre, nous sommes remontés et c'est là que nous avons croisé par hasard Francesca et Luigi, les deux jeunes que l'on avait rencontré avec leurs parents sur le parking d'Erice. Nous avons mangé ensemble des arancini, spécialité dont on ne s'est pas lassé.

Nous avons eu à peine le temps de faire quelques mètres en direction de la voiture, que les nuages se sont déversés sur nous. En quelques minutes, c'était le déluge. Nous n'avions pas de parapluie sur nous, et la météo annonçait pluie et orage tout l'après-midi alors cela ne servait à rien d'attendre que la pluie se calme. Nous avons couru (en montée) tout en riant et en s'étonnant du flot d'eau qui dévalait les marches. Alors que je l'attendais, plus ou moins abritée sous un pont, Stéphane est parti en repérage pour savoir si on pouvait passer par là. Il est revenu complètement trempé, sous le rire des touristes qui étaient à côté, car une bourrasque de vent avait transporté une flaque entière sur lui. Nous avons finalement réussi à atteindre la voiture.

Nous n'avions pas d'endroit où dormir le soir et à cause de la tempête, aucun endroit à visiter pour le restant de la journée. Nous avions prévu de rouler jusqu'à Noto, en espérant trouver en endroit où se garer afin de regarder des films, tranquillement installés à l'arrière de la voiture.

4
sept

A cause de la pluie, nous avions prévu une "visite de Noto en voiture", c'est-à-dire passer rapidement devant les quelques lieux d'intérêts mais sans prendre la peine de se garer. Puis, notre attention a été attirée par les jolies rues et par un heureux hasard, il s'est arrêté de pleuvoir et une magnifique place de parking s'est offerte à nous. Nous n'avions aucune excuse pour passer à côté de la ville de Noto. Et heureusement d'ailleurs, parce que nous avons été charmés.

L'architecture baroque de cette ville est sublime : celle de la Cathédrale bien évidemment, mais également celle du Théâtre Tina di Lorenzo, celle de la Chiesa di San Domenico mais également ceux des Palais, en particulier le Palazzo Ducezio.

Balade dans Noto 

Nous avons flâné dans la ruelle principale et mangé une bonne glace comme à notre habitude.

Il n'y a pas de meilleur endroit que l'Italie pour apprécier une glace ! ♥Il y a très peu de "glaces à l'italienne" contrairement aux idées reçues, mais on trouve de nombreux goûts. On ne les achète pas par boules comme en France (d'ailleurs elles ne sont pas en boules) mais par cône (petit, moyen et grand). Sachant que le petit peut contenir deux goûts (ce qui correspond à deux boules) et qu'il coûte 2€, on se fait facilement plaisir !

Puis, nous avons accédé à la terrasse de la Chiesa di San Carlo par un escalier en colimaçon très raide et avec de nombreuses marches. Le panorama sur la Cathédrale ainsi que sur le reste de la ville est superbe: il y a deux étages, ce qui permet de varier les points de vue.

Magnifique point de vue sur la ville 

De nombreux édifices sont à visiter à Noto. Ainsi, pour quelques euros vous pourrez accéder au Palazzo Ducezio, au théâtre ou aux toits des Églises.

Nous sommes restés plus d'une heure à profiter de cette vue sur cette ville si caractéristique, entrecoupés de moments où l'on devait s'abriter de la pluie. Nous vous avions parlé du fait de devoir être couvert pour entrer dans les églises, Léa ayant un débardeur, on lui a donné une toile, l'instrument parfait pour un shooting.

Mannequin life 

Une affiche annonçait un concert à 21heures, à l'occasion du Festival international de guitare aussi appelé "Tiempo de Guitarras". Nous étions déçus de ne pas avoir profité de la multitude de festivals, de concerts et d'autres animations de rues qui sont tant réputés à la période estivale. Ce concert de guitare nous donnait l'opportunité d'en profiter, alors nous avons décidé de louer un appartement dans la ville pour la nuit. Nous avons mangé dans un petit restaurant, qui proposait des choix très variés de plats et bien entendu, nous avons quasiment pris le même (réflexion philosophique : est ce que passer tout notre temps ensemble modifie nos goûts culinaires et nous fait devenir une seule et même personne?) .

Puis nous nous sommes rendus au sublime Palazzo Nicolaci, où se déroulait le "concert". Le lieu est très prestigieux, les gens étaient déjà assis, tous bien habillés. Dans la salle, il y avait de grands balcons avec une jolie vue sur une ruelle de Noto. Et puis, le guitariste est arrivé et bien que je ne sois pas une grande spécialiste de musique classique, il jouait de très jolis morceaux. Tout cela contribuait à une ambiance ancienne et splendide dans cette ville baroque. Puis, il y a eut un autre guitariste, accompagné d'un accordéoniste, qui jouait avec passion (la photo le montre bien). Nous avons passé un bon moment, mais nous sommes partis avant car Stéphane commençait à fatiguer.

Il Palazzo Nicolaci et ses magnifiques ornements
Tiempo de Guitarras Noto
Tiempo de Guitarras à Noto 
5
sept
L'île d'Ortygie 

"Avant que ma jeunesse s'use

Et que mes printemps soient partis

J'aimerais tant voir Syracuse

Pour m'en souvenir à Paris"

Nous avons consacré notre demi-journée à la visite de l'Isola di Ortigia (Île d'Ortygie), sur laquelle se trouve le centre historique de Syracuse. On y accède en traversant un pont, qui nous emmène directement au Tempio di Apollo (Temple d'Apollon), le temple dorique le plus ancien de Sicile (VIè. s. av. J.-C.) mais qui est beaucoup moins authentique que ceux que l'on avait pu voir dans la Vallée des Temples.

Nous étions garés sur une place qui autorisait seulement 1h de parking, alors chaque heure on devait retourner à notre point de départ, près du Temple. Nous sommes partis au bout de la 4ème heure.

Nous nous sommes baladées dans les ruelles du centre-ville, qui sont plutôt séduisantes. Nous nous sommes brièvement arrêtés pour observer la Piazza Archimede, notamment la Fontana di Diana au centre et le Palazzo dell'Orologio. Ensuite, nous sommes allés sur la Piazza Duomo avec sa fameuse Cathédrale à l'imposante façade baroque entièrement blanche. La place est très spacieuse, et entourée d'édifices tous aussi somptueux les uns que les autres.

Dans la quasi-totalité des villes (voire villages) italiennes, on retrouve la Piazza Duomo, celle où se situe l'église principale ou la Cathédrale.

Nous avons visité l'île en empruntant des chemins différents, mais nous sommes venus par trois fois admirer la Cathédrale et les autres édifices. Nous y avons bu un jus d'orange pressé, en regardant les touristes défiler.

Même sur la place d'une grande ville, les tarifs des consommations restent raisonnables comparés à ceux pratiqués en France. Le coût de la vie est moins cher, mais on y reviendra!

 Piazza Duomo in Siracusa 

De nombreux musées sont dédiés à Archimède, un des plus grands scientifiques de l'Antiquité classique qui est né et mort à Syracuse. Nous avons décidé de visiter le musée qui mêlait les œuvres du mathématicien sicilien à celles de Léonardo da Vinci. Stéphane l'a trouvé plus intéressant que moi (c'était son idée d'ailleurs), puisque c'était une collection de machines qu'avaient inventé ces deux grands penseurs. Heureusement, il y avait une partie "jeux pour enfants" dans laquelle on s'est amusés à faire une compétition de puzzle.

La légende veut qu'Archimède ait mis au point des miroirs géants pour réfléchir et concentrer les rayons du soleil dans les voiles des navires romains et ainsi, les enflammer. L'historien romain Tite-Live décrit le rôle important d'Archimède comme ingénieur dans la défense de sa ville (aménagement des remparts, construction de meurtrières et différentes machines de guerre), mais il ne dit pas un mot sur ces fameux miroirs. Il raconte la prise de Syracuse, organisée afin de profiter du relâchement général lors de trois jours de festivités (généreusement arrosées) en l'honneur de la déesse Artémis.

Archimède met le feu aux voiles des navires romains 

La Fonta Aretusa (fontaine d'Aréthuse) ne nous a a pas particulièrement tapé dans l’œil, surtout vu le prix de l'entrée qui donne accès au bord du plan d'eau. Mais le mythe qui se cache derrière cette fontaine est intéressant. La balade le long de la mer, à l'extrémité de l'île (après la fontaine d'Arthétuse), est très plaisante, même si ce lieu concentre une majorité des touristes.

Instant "mythologie grecque" : Dans les Métamorphoses d'Ovide, Aréthuse, qui faisait partie de la suite d'Artémis (Diane), se baigna dans les eaux du dieu-fleuve Alphée. Le dieu s'éprit d'elle et la poursuivit, métamorphosé en chasseur. Diane changea Aréthuse en une source souterraine qui jaillit à Ortygie (île de Syracuse) afin de la protéger. Cependant, Alphée passa sous la mer et mêla ses eaux à celle de la source.

Légende de la fontaine d'Aréthuse 
6
sept

Nous avons trouvé un logement sur Home Exchange pour 3 nuits, à 1h de Catane. Nos hôtes ont étés formidables avec nous. Francesca et Maurizio forment un beau couple et leurs deux enfants sont attachants. Leur sympathie nous a beaucoup touché. Ils nous avaient acheté quelques courses mais nous n'avons presque rien utilisé car au final ils nous invitaient chaque fois à manger. Nous avons pu goûter des plats locaux et pratiquer un mélange d'Italien et d'anglais. Notre premier réel rapprochement avec des Italiens à été une expérience inoubliable. Leur maison sur le site est la suivante:

https://www.homeexchange.com/holiday-home/1452406

Nos hôtes siciliens, très chaleureux et accueillants (même si j'ai perdu à FIFA)

Chapitre 1 : les Acis

Après des jours sans toucher l'eau, nous voulions prendre un bain. Nous descendons alors les pentes de l'Etna vers les différents Acis. Nous avons ainsi visité Acis Castello et son ... château (vous l'aviez pas vu venir celle là), puis Acis Trezzo et ces rochers qui sont comme posés sur l'eau et qui font l'objet d'une légende mythologique. Difficile de se faire une place confortable sur les rochers escarpés mais la vue vaut le détour.

Les roches d'Acis

Instant "mythologie grecque" : Acis était un jeune berger de Sicile et l'amant de Galatée, une des Néréides (nymphe marine). Acis fut victime de la jalousie du Cyclope Polyphème, également amoureux de Galatée mais disqualifié par ses traits monstrueux. Polyphème, ayant surpris les deux amants, arracha un rocher de l'Etna et le précipita sur Acis.

Galatée, voyant des filets de sang sortir en dessous du rocher, pria les dieux de le changer en un fleuve. Les eaux du fleuve se jetaient dans la mer proche, ainsi Acis viendrait-il, pour toujours et à tout moment, rejoindre la Néréide. Un fleuve, au pied de l'Etna, porte aujourd'hui son nom ainsi que les villes voisines (Aci Trezza, Aci Castello).

L'arme préférée du Cyclope Polyphème : les rochers. A gauche sur Acis, l'amant de Galatée; à droite sur Ulysse et ses compagnons.

Instant "mythologie grecque" : Les visiteurs des deux Acis, Aci Trezza et Aci Castello, remarqueront un groupe de gros rochers émergeant de la mer et témoignant d'autres crises de violence apoplectique de Polyphème. Parmi elles, celle contre Ulysse : « La rage monta en lui. Il arracha le sommet d'une falaise gigantesque et le jeta face à la proue noire de notre navire. Le roc tombé en mer provoqua une brusque montée des eaux. La houle dépassant le bateau, se mit à se déverser d'un seul coup et la vague emporta le navire vers la terre et le rejeta sur le rivage ». Bien sûr, nous savons tous qu’Ulysse s'échappa, mais les roches restent aujourd'hui aux yeux de tous.

Chapitre 2 : Catane

Nous partons en fin d'après midi pour Catane. Nous nous garons à une dizaine de minutes de la Piazza Duomo puis nous continuons à pied. Contrairement à Syracuse, située à seulement quelques kilomètres, les bâtiments sont de couleur noire. En effet, l'Etna n'est pas loin et la roche volcanique est facile d'accès. La cathédrale de Sant'Agata est splendide, tout comme la place au milieu de laquelle est érigée la fontaine de l'éléphant.

Instant "légende" : Le lien entre Catane et l'éléphant est très ancien. Une légende ancienne raconte l'histoire d'un éléphant qui a chassé des animaux sauvages au cours de la fondation de Kατάvη (Catane) par les Grecs. Sous la domination arabe, la ville était connue sous le nom de Balad el-Fil c'est-à-dire « ville de l'éléphant". Enfin, cette fontaine protégerait la ville des éruptions de l'Etna.

Piazza Duomo in Catania 

Juste à côté, sur la Piazza Università, nous avons le bonheur de découvrir un rassemblement de Fiat 500, la mythique voiture de collection. Leurs propriétaires n'hésitent pas à lever le capot pour montrer à quel point la mécanique est bien entretenue. Puis la nuit tombe, les lumières s'allument. Nous rentrons le long de la Via Etnea, qui est censée offrir une vue sur l'Etna, mais dont nous n'avons pu profiter à cause des nuages. Nous pensions découvrir une ville proche de Palerme, mais nous avons bien plus apprécié le centre ville de Catane.

Piazza Università et Via Etnea 
7
sept

Pour profiter du grand soleil, nous décidons de faire une journée au parc aquatique d'Etnaland, avec pour mission de tester tous les toboggans à disposition. Nous n'avons pas étés déçus, si ce n'est par l'organisation pour entrer dans le parc. Nous avions acheter les billets par internet pour couper la file des caisses sauf qu'il a fallu faire une autre queue, quasi aussi longue, pour imprimer les billets électroniques (1€ l'impression d'un billet).

Une vingtaine de toboggans sont au programme, certains avec plus d'attente que d'autres. Par exemple, 20 minutes d'attente pour le colossum mais ça vaut le coup ! Le temps est passé à une vitesse folle, nous nous sommes éclatés toute la journée. Il faisait parfois froid, lorsque la queue était à l'ombre, qu'il y avait du vent et qu'on était encore mouillés, mais c'était largement supportable. Et puis, le reste du temps, nous étions en train de courir vers le prochain toboggan pour gagner quelques places dans la file d'attente.

Vu qu'on était que tous les deux et que certains toboggans nécessitaient d'être plusieurs personnes (4 voire 6), nous avons du partagé notre bouée avec des inconnus, ce qui rendait la descente encore plus comique.

Certains toboggans sont particulièrement impressionnants, comme le kamikaze où la pente est quasiment à la verticale, le colossum qui se fait avec une bouée 4 places ou encore le super red canon où le sol se dérobe sous nos pieds. Ce dernier est vraiment impressionnant : Léa est claustrophobe, mais on reste trop peu de temps enfermés dans la cabine pour commencer à angoisser. Ce toboggan est particulier, car on tombe réellement (la sensation de chute envoie une bonne dose d'adrénaline) et le reste de notre parcours est sensationnel, c'est d'ailleurs notre préféré.

Il est possible d'amener sa propre nourriture dans le parc, avec des pelouses pour s'installer.

Nos coups de cœur  

Nous sommes allés en septembre et le parc était déjà bien rempli, en juillet et août l'attente doit être interminable.

7
sept
7
sept

Pour rester dans le thème, après avoir passé une partie de la journée à Etnaland, nous décidons de nous rendre sur l'Etna, qui est beaucoup plus féérique. Sur le moment, nous nous sommes dit que c'était une bonne idée de profiter des deux et nous ne regrettons pas notre parenthèse au parc aquatique, MAIS nous aurions peut-être agi différemment si nous avions su qu'il faisait si froid sur le volcan. Oui, innocemment (bêtement) on s'était dit que sur un volcan, il devait faire chaud. Nous avions encore nos maillots mouillés sur nous (nous nous sommes bien sûr changé juste après), et nos jambes étaient nues. Mais ce n'est pas ça qui nous a arrêté !

Nous gravissons une partie de l'Etna. Ce magnifique volcan, qui est le plus actif d'Europe, suscite l'admiration dès le premier regard. Son immensité m'a stupéfié. La route menant au refuge Sapienza nous plonge déjà dans une ambiance particulière et nous prépare au spectacle naturel que nous allons voir. Nous nous garons au niveau du refuge qui se situe au sud de l'Etna, à 1910 mètres d'altitude. Nous partons vers le sommet et marchons un peu. Nous voulions nous immerger dans ce paysage lunaire, mais nous n'avions pas du tout prévu une ascension entière du volcan. Si vous n'êtes pas des grands sportifs et que vous n'avez pas 50€ à dépenser pour l'ascension, vous pourrez vous contenter des cratères autour du refuge de Sapienza, qui sont vraiment facile d'accès (surlignés en jaune sur le schéma).

Schéma : ascension de l'Etna 

Au bout de 15 minutes d'une pente raide, un premier cratère apparaît : le cratère Silvestri, formé par l’éruption de 1892.

Un saut dans un paysage lunaire 

Puis nous avons traversé la coulée de lave de 2001 pour trouver d'autres cratères un peu plus haut. Sur le retour, nous passons par les Monti Calcarazzi, une formation de 3 cratères voisins.

La végétation à trouvé un moyen de prospérer à travers les roches volcaniques

On dirait pas, mais nous avons vraiment profité de cette balade tout en dénivelé ! C'est une expérience incroyable de grimper des cratères et de se dire qu'on se trouve sur un volcan.

Sous les roches volcaniques se trouvent de nombreuses coccinelles! Il s'avère qu'elles passent une grande partie de l'année sur l'Etna, au moment où la population de pucerons baisse dans les plaines. Là-haut, elles sont à l'abri de leurs prédateurs (araignées, oiseaux etc.). Elles redescendent du volcan au printemps, quand la population de pucerons augmente de nouveau. Une roche peut abriter plusieurs dizaines de coccinelles. Leur corps rouge sur la roche noire est d'une beauté spectaculaire.

Schéma de la migration des coccinelles vers l'Etna 

Instant "mythologie" : D'après la mythologie grecque, les forges du dieu Héphaïstos se situeraient sous l'Etna. Ce serait ici qu'il fabrique les armes des dieux de l'Olympe, tels que le trident de Poséidon ou la foudre de Zeus, avec l'aide des cyclopes forgerons. Les bruits sourds s'échappant du volcan correspondraient au martèlement des outils sur les enclumes.

Les Romains pensaient, quant à eux, que Vulcain, l'équivalent d'Héphaïstos dans le panthéon romain, se trouvait dans l'île de Vulcano, dans l'archipel des Îles Éoliennes, au nord de la Sicile (que nous avons visité également).

Nous finissons la journée avec le cratère le plus proche de la route, route qui fut recouverte par une épaisse coulée de lave en 2001 et qui a reprit fière allure depuis. Nous reprenons la route à la tombée de la nuit : avec le brouillard, l'ambiance est fantomatique.

2001 vs 2019 
8
sept

Nous décidons de ne pas nous arrêter à Taormine (nous l'avons regretté, car ça a l'air beau) mais de continuer la route pour prendre encore plus de hauteur. Nous arrivons alors au village de Castelmola.

C'est avec une belle surprise que nous découvrons ce village, offrant de nombreux points de vue panoramiques et de belles balades dans ses rues étroites.

Dolce vita 

La place du village est particulièrement esthétique. Nous grimpons jusqu'au château, où se trouve une aire pique nique sous la pinède, qui offre une vue sur le village ainsi que sur la mer.

La place principale, gigantesque mosaïque 

Nous pouvons voir l'Etna au loin, mais également Taormine en contre bas et Isola Bella, une petite île dont les alentours semblent très hupé : grand hôtel avec pelouse et héliport, yacht etc.

8
sept

Nous reprenons la route en début d'après midi.

Petit conseil: faire attention avant d'écouter son GPS. Il me propose de passer par une petite route, la réalité était plutôt un chemin en terre qui peu éventuellement servir de piste pour buggy. La pente est sévère, les rochers et trous nombreux, bref un bon moment pour ma petite Megane.

Nous avions fait le choix de partir tôt plutôt que de visiter Taormine, malheureusement cet endroit bien que magnifique, est bondé de touristes et sur exploité par la population locale.

  • Une fois arrivé au gorges nous nous garons sur le parking communal payant, un autre privé plus cher permet d'accéder aux gorges EN ASCENSEUR, à quand le tapis roulant pour y marcher sans effort ?
  • Par la suite il faut payer pour emprunter les escaliers qui descendent à l'entrée des gorges. Une autre balade permet de les voir depuis le haut et est elle aussi payante.
  • Une fois arrivés en bas, les gorges étant accessibles que sur les premiers cent mètres, la densité de personnes augmente rapidement.

Les flancs de la falaise sont de véritables chefs d’œuvres naturels. Ils forment des textures diverses et variées, le tout avec une grande géométrie.

Maman nature a un bon coup de main 

Autre remarque, qui n'est pas une critique cette fois, juste une constatation: l'eau est glaciale. Heureusement pour les visiteurs, la profondeur reste faible et ne dépasse pas les genoux. Peu importe, étant le perdant du jeu lancé par Léa, j'ai eu le plaisir de me baigner en entier, sous le regard médusé des autres touristes(en toute modestie bien sûr).

Certaines personnes n'hésitent pas à s'aventurer sur certains rochers glissants pour obtenir la meilleur photo possible. Ce qui nous a offert de belles chutes.

9
sept

De nouveau, nous faisons une très belle rencontre grâce à Home Exchange. Katia et Mauro sont très attentionnés, voyant que nous avions fait longue route, ils nous avaient préparé le repas avant même que l'on arrive. Leur fille Lara est adorable, tout comme son lapin Mr.Rabbit. Chaque week-end, ils visitent une partie de la Sicile, nous leur souhaitons donc de belles aventures.

https://www.homeexchange.com/homes/view/1607511

Nos hôtes forment une famille attachante 

Tandis que nos valises restent chez nos hôtes, à Milazzo, nous partons avec notre sac de randonnée sur le dos pour deux jours dans les îles éoliennes. Nous emportons le minimum: serviette, maillot, changes, eau, nourriture. Une demi journée sur Panarea, puis le reste de la journée ainsi que la nuit à Lipari, et pour finir, Vulcano.

Instant "mythologie" : Homère donne le nom d’« île éolienne », c'est-à-dire « île d’Éole », à l’île où Ulysse et son escadre débarquent. La description qu'en donne le poète, malgré son caractère de fiction, semble retenir certains éléments d'une tradition archaïque ayant trait au royaume de l'archipel des îles Lipari.

• • •

Nous avons prit le ferry depuis le port de Milazzo, où notre hôte Mauro nous a gentiment déposés avant d'aller à son travail d'instituteur. Nous commençons à être habitués par la compagnie LibertyLines. Cette fois-ci, le trajet dure 1h30 car Panarea est desservie après Vulcano, Lipari et Salina, ce qui nous a offert une vue d'ensemble sur les îles avant de commencer notre parcours.

Depuis le port de Panarea, nous avons une belle vue sur Stromboli et son panache de fumée quasi permanent. Le port est plus propre que celui de Favignana, les quelques maisons blanches derrière laissent penser à un village de pêcheur.

Stromboli, visible depuis le port de Panarea 

En regardant les avis internet pour choisir quelles îles visiter, nous avions lu que Panarea était une île aimée de la jet set, assez bling bling, mais nous avions trouvé les maisons blanches aux volets bleus trop belles pour passer à côté. A notre arrivée sur l'île, les belles maisons étaient là, mais le côté jet set totalement absent pour notre plus grand bonheur. D'ailleurs, il n'y avait pas grand monde à se balader dans les ruelles. On se demandait même pourquoi une telle réputation, peut-être parce que nous n'avons pas tenté les bars et les restaurants. Nous nous baladons alors dans ce magnifique village blanc et bleu, très fleuri. Nous nous sentons en Grèce, à Santorin, mais sans la foule.

Les jolies maisons de Panarea, dont certaines offrent une vue magnifique sur la mer et sur Stromboli 

Nous traversons le village, en suivant les panneaux qui indiquent les plages, qui sont de l'un et de l'autre côté de la Punta Milazzese. La balade est très agréable, même si nos sacs (dont les affaires ont été réduites au minimum) pèsent lourds. Nous arrivons à la Caletta dei Zimmari, où sont étalés (sur le sable et sur les quelques transat), des dizaines de personnes. Nous décidons de continuer à marcher, et la montée jusqu'à la Punta, en escaliers, est assez rude. La pause après cette "ascension" s'éternise un peu, même le 10 septembre et malgré les nuages, le soleil tape encore fort.

Après avoir traversé le village, nous arrivons à la Caletta dei Zimmari 

Nous allons ensuite au village préhistorique : les quelques panneaux explicatifs sont intéressants, et retracent l'histoire de ce lieu, si éloigné du continent et pourtant habité dès l'âge de Bronze (XIV siècle av. J-.C.). Depuis le village située sur la Punta Milazzese, nous profitons de la vue sur la Cala Junco, située en contrebas. Cette crique est constituée de galets noirs, ce qui nous a rappelé la plage de Nonza (Haute-Corse, ndlr.). Nous retrouvons une faune marine très importante, mais la baignade n'était pas très agréable, à cause de la mer agitée, des galets glissants et de la méduse que l'on avait aperçu en s'éloignant du bord. Nous flânons un peu au soleil, avant de retourner sur la première plage, sur laquelle nous avons passé quelques heures.

Cala Junco 

Nous prenons le chemin retour, en s’émerveillant de nouveau de ce village atypique et accueillant. Devant chaque maison, il y a une plaque en céramique sur laquelle est inscrite le nom et qui commence forcément par "Casa...", et on s'imagine déjà en train de choisir le nom de la nôtre. Sur la route, les taxis s'enchaînent, en réalité ce sont des voiturettes de golf qui transportent deux ou trois personnes qui ont l'air satisfaites de ne pas marcher. La balade est aussi voire plus agréable que la destination, c'est dommage de ne pas en profiter. Le port est plus animé qu'à notre arrivée, mais quelques ruelles suffisent à prendre pour s'éloigner de la foule et se retrouver seuls.

Promis on a pas arraché cette fleur, on l'a trouvée par terre

Nous visitons l'autre côté du village, qui est aussi beau. Et nous en profitons pour prendre quelques photos, dont une de nous deux grâce au minuteur (magnifique invention pour les couples qui n'ont pas d'amis dans les environs).

Joli couple de jeunes bronzés et très amoureux devant une fenêtre bleue, l'homme a visiblement peur de poser son sac
9
sept

Lipari est une île bien plus grande que ce que l'on avait imaginé, et sans voiture, difficile de la visiter. Nous avons eu seulement un aperçu de ce que cette île peut offrir, ce qui explique sûrement notre déception, surtout comparée à la visite de Panarea.

Lipari est une île tout en relief, dont le point culminant atteint les 600 mètres. Le vélo n'était pas une option pour nous, car il y a trop de dénivelé pour que le chemin soit agréable.

Nous arrivons à 16h sur l'île, nous traversons la ville et nous marchons encore une dizaine de minutes jusqu'au logement airbnb, dans les environs de la ville de Lipari. D'ailleurs, nous n'avions pas fait attention où il se situait avant de le réserver, et heureusement pour nous, il n'était pas à l'autre bout de l'île.

Les ruelles de Lipari 

Notre hôte était allemande, ce qui rendait la communication compliquée. Elle n'avait pas de voiture, mais elle a demandé d'emprunter celle de son voisin pour nous amener à un lieu d'intérêt de l'île, le Belvédère Quattrocchi.

Le belvedere Quattrocchi sous les lumières du soleil couchant

Nous restons en haut jusqu'aux dernières lueurs du jour, et quand nous décidons de rentrer, il fait déjà nuit. Le stop s'annonce être une meilleure solution que de marcher 50 minutes au bord de la route, sans trottoir. A peine nous levons le pouce, qu'un homme s'arrête et nous promet de revenir d'ici 10 minutes avec une autre voiture. Il fait alors demi-tour et nous l'attendons plus que prévu, avant de se rendre compte qu'il vaut mieux continuer à faire du stop. Un jeune homme, dans un mini-cooper vraiment mini vu que même Léa devait se tordre pour rentrer à l'arrière, nous a amené jusqu'à la ville, ce qui nous a dispensé d'une longue marche et nous a offert une conversation agréable.

Heureusement qu'il y a d'autres touristes, pour nous prendre en photo 

Le lendemain, nous marchons jusqu'au château de Lipari. Nous n'avons visité ni le château en ruines, ni le musée , mais nous avons profité d'une petite balade et d'un joli panorama sur le port de plaisance.

Le panorama sur le port de Lipari depuis le château 

Nous redescendons jusqu'au centre-ville où nous mangeons un rapide panini, puis nous rejoignons l'autre port, celui où on prend le ferry qui nous mène jusqu'à notre troisième et dernière île éolienne, Vulcano.

10
sept

L'odeur de souffre qui émane de cette île est très forte, et ce, dès notre arrivée. A seulement quelques mètres du port, nous observons des fumerolles de souffre qui sortent des rochers tandis que les fameux bain de boue se trouvent juste derrière. Nous avions prévu de tenter l'expérience mais l'odeur m'a donné des haut-le-cœur alors que nous étions encore loin, et d'après les commentaires des voyageurs, l'odeur persiste pendant 3 jours. Nous nous contentons donc de notre "bain d'argile" à Scala dei Turchi.

Pour notre dernier jour en Sicile le soleil n'est pas au rendez-vous, mais nous décidons tout de même d'aller sur la plage Baia Negra, de l'autre côté des bains de boue. Le sable est noir, ce qui nous donne l'idée de faire un volcan (ou du moins une montagne avec un trou au centre). Apparemment c'est plutôt réussi, puisque des touristes l'ont prit en photo. Il n'y a pas grand monde sur la plage, et nous en profitons pour jouer ensemble : acrobatie, bagarre, éclaboussement, course-poursuite qui finit dans l'eau et beaucoup de rires.

La plage de Baia Negra et son sable noir 

Après plusieurs bains, nous décidons de nous rhabiller pour partir à l'ascension du volcan de Vulcano (serait-ce un pléonasme?), dont le point culminant atteint 391mètres. Nous marchons le long de la route pendant une vingtaine de minutes, en se demandant quand l'ascension va commencer et pour ma part, si l'on ne s'est pas trompé de chemin (comme à son habitude, Stéphane ne s'était pas trompé).

Stéphane a un sens de l'orientation exceptionnel, je passe la plupart de mon temps à marcher sans me soucier des chemins que l'on emprunte, car il sait intuitivement où aller. C'est très utile car ça nous évite de marcher en regardant sans cesse l'application google maps.

Puis nous arrivons sur la Via Provinciale, point de départ de l'ascension vers le cratère. La montée est rapide, par là j'entends que la montée a un fort dénivelé dès le départ et pas "en quelques minutes on est déjà en haut". Il faut une demie-heure de marche, en comptant quelques pauses rapides, et finalement ce n'est pas si compliqué. Le sol est beaucoup plus praticable que celui de l'Etna, ce qui facilite la marche. Le panorama sur le reste de l'île et sur Lipari évolue sans cesse le long de cette montée, et devient de plus en plus beau, ce qui me donne envie de m'arrêter pour prendre une nouvelle photo. Nous en oublions presque le mauvais temps et la menace de la pluie.

L'ascension du cratère de Vulcano

Nous arrivons en haut du volcan, qui compte parmi les volcans les plus dangereux de la Terre avec un volcanisme très violent... je viens de l'apprendre maintenant. Quand on voit le village qui s'est étendu au pied du volcan, on ne s'imagine pas qu'une menace pourrait le détruire.

Nous apercevons des fumées oranges qui sortent du cratère (des fumerolles de souffre), et c'est là que se concentre la majorité des touristes. Nous décidons d'aller à l'opposé, afin d'éviter l'odeur et les quintes de toux provoquées par ces fumerolles. La vue sur le cratère, qui est très profond, mais également sur le village et le reste de l'île ainsi que sur les autres îles éoliennes, est spectaculaire et vaut l'effort de l'ascension.

La pluie s'est finalement déversée sur nous alors que nous venions à peine d'atteindre le sommet. Il était pas question de redescendre immédiatement, après avoir fourni un effort d'une heure et sans avoir profité du panorama. Heureusement, il a plut légèrement et pendant quelques minutes seulement, et nous avons pu supporté cet épisode avec nos veste coupe-vent. Il ne fait pas très chaud, mais cela n'a rien de comparable avec la température ressentie sur l'Etna. Nous restons une trentaine de minutes en haut, puis nous redescendons avant qu'il ne fasse nuit.

Vue somptueuse sur les autres îles depuis le volcan de Vulcano 
Tu me vois, tu me vois plus 

La descente est très facile, on aurait presque envie de la faire en courant s'il n'y avait pas des abysses sur le chemin, et beaucoup plus rapide. Nous arrivons au village alors que le ciel est déjà sombre. Il nous reste à peu près 2 heures avant que notre ferry arrive, alors nous décidons de retourner à Baia Negra. Nous arrivons pile à temps pour admirer les superbes couleurs du ciel. C'est notre dernier coucher de soleil en Sicile. Le spectacle est magnifique, mais les moustiques passent à l'attaque et ils sont si nombreux que nous n'avons d'autre choix que de s'éloigner de la plage rapidement, en agitant les bras dans tous les sens.

Coucher de soleil sur l'île Vulcano 

Nous trouvons refuge dans un bar sympathique du village, où l'on boit un coup en attendant notre départ. Le retour en bateau est plus court que celui de l'aller, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Mauro nous attendait sur le port de Milazzo, on était mardi soir et le lendemain, sa fille faisait sa rentrée à l'école.

11
sept

Nous arrivons à Messine, qui semble être une jolie ville. Nous regrettons de ne pas s'être levés plus tôt pour la visiter, mais après les km effectués la veille, nous avions besoin d'une bonne nuit de repos.

L'eau du port est magnifique. Depuis le ferry, nous observons la plage à l'eau turquoise où quelques personnes se baignent. Nous aurions été les premiers à en profiter, si les bateaux n'y rejetaient pas leurs polluants. Quel gâchis !

D'ailleurs, nous nous demandons pourquoi il faut un ferry pour traverser le détroit de Messine qui n'est large que de 3,3km à un certain endroit. De loin cela semble encore plus dérisoire, car les terres semblent presque être reliées.

Le projet de pont a été abandonné pour cause de budget mais pas seulement. Le risque sismique est très élevé dans la région (d'ailleurs, le détroit était l'épicentre du séisme de 1908 qui a causé la mort de 95 000 personnes), et le vent souffle fort (jusqu'à plus de 200km/h). De plus, le pont posait des problèmes environnementaux.

L'embarcation et le débarquement sont plus longs que la traversée en elle-même, qui dure une vingtaine de minutes. Pourtant, à l'intérieur du ferry, on se croirait dans une traversée de plusieurs heures, comme celle reliant la Corse à la Sicile. Nous restons sur le pont le temps de la traversée, en disant un dernier au revoir à cette île qui nous accueilli lors de ces deux semaines extraordinaires. ♥

Notre voyage ne fait pourtant que commencer : nous devons traverser deux régions avant d'arriver dans les Pouilles, et d'y rester les 6 mois à venir. Et quand je dis "rester", entendez plutôt "découvrir la région de A à Z, et celles d'à côté également".