Carnet de voyage

Estonie

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Par LÉGO
Tere !
Septembre 2018
20 jours
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Tallinn la magnifique, c’est comme ça que l’on pourrait surnommer cette ville après l’avoir visitée ! Nous sommes aujourd’hui, lundi 27 Août, dans la capitale de l’Estonie, ce qui marque notre retour sur le Vieux continent après avoir traversé la Scandinavie : nous sentons qu’il fait déjà moins froid quand le temps est nuageux et ça fait plaisir ! Nous arrivons en fin d’après-midi et décidons d’aller nous renseigner à l’office du tourisme et de passer la soirée à étudier tous ces documents (nous avons récupérer de la doc pour tout le pays et il nous faut bien plusieurs heures pour établir notre parcours).

Nous visitons donc Tallin le lendemain. Le centre-ville est une petite ville médiévale très bien conservée, les bâtiments sont pour la plupart restaurés et bien entretenus même si quelques ruines se logent au détour de certains coins de rues. Nous zigzaguons entre les murailles et leurs tours, il n’y a pas trop de touristes puisque c’est une capitale relativement petite -pour ce qui est du centre-ville au moins. Les rues colorées offrent à la ville une ambiance chaleureuse où l’on se sent bien !




Nous montons en haut du clocher de l'église Saint Olaf, qui fut le plus haut monument du monde connu au Moyen-Âge. 
Pour vous situer un peu, nous dormons sur un petit parking au bord de la mer, derrière la cheminée (aujourd'hui centre cutlurel).


Le pic de Saint Olaf en taule de différentes couleurs (nous sommes montés jusqu'à la base du sommet) ! 











Nous visitons les sous-terrains de Tallinn, creusés sous les bastions lors de la domination suédoise à la fin du 17ème siècle. 
Ils ont servi d'abri pendant la Secone Guerre mondiale, puis de repaire pour les Punks dans les 60's et plus tard pour les SDF.


Dans la dernière partie des tunnels : le Carved Stone museum. 
Les ouvriers ayant remis au normes les tunnels se sont amusés un peu..! 


L'Opéra National et ses barrières de parking !






Les portes de Tallinn snot toutes plus chouettes les unes que les autres ! 


L'ancienne cité olympique construite lors de l'organisation des jeux par l'URSS, aujourd'hui réinvesti par les jeunes le soir. 




Bien qu’ayant fait le tour de la vieille ville, nous décidons de rester dormir à Tallinn pour profiter des vues de nuit. Même si c’est toujours chouette de sentir l’ambiance différente qui y règne et que nous adorons visiter les villes de nuit, nous trouvons que Tallinn pourrait être mieux mise en valeur : les bâtiments ne sont pas tous éclairés comme nous en avons l’habitude en France notamment.



On a même droit à un petit spectacle de rue par des jongleurs de feu !


C’est à contrecœur que nous devons quitter cette capitale le lendemain et je décide donc d’aller faire un dernier tour en ville puisque nous avons repéré une visite gratuite du centre autour des légendes de Reval (ancien nom de Tallinn). C’est un véritable retour au Moyen-Âge qui est offert aux visiteurs grâce au jeu des deux guides.


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Mercredi 29 Août, nous prenons finalement la route direction Muraste en début d’après-midi pour y voir un manoir abandonné.


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Nous nous rendons ensuite à la cascade de Keila. Première impression : elle n’est pas très haute comparée à celles que nous avons pu voir en Norvège ! Il n’y a pas beaucoup d’eau puisque nous arrivons à la fin de l’été mais le cadre est très joli. Il faut savoir qu'elle peut mesurer jusqu'à 50m de large au printemps !

Des falaises croisées sur la route. 




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Nous dormons au bord des falaises de Pakri à Paldiski.


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Jeudi 30 août, aujourd’hui il ne fait pas très beau et nous allons essuyer quelques épisodes pluvieux, mais cela s’accorde bien avec le thème des visites que nous avons prévu.

Premier arrêt : un cimetière abandonné à Madise.




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Deuxième arrêt : deuxième cimetière ! Celui-ci est consacré à des militaires russes et en particulier à des pilotes. Les dates inscrites sur les tombes nous renseignent sur le fait qu’ils ne sont pas forcément mort pendant la Seconde Guerre mondiale comme nous le pensions au départ, mais ont disparus pendant que l’Estonie appartenait à l’URSS (1934-1991).


Des ailes d'avion en guise de pierres tombales. 


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Nous souhaitons ensuite visiter un ancien camp de travail étant aujourd’hui plus ou moins englouti par un lac souterrain qui est remonté la surface lorsque la carrière a été abandonnée. Mais l’entrée principale est surveillée. Sachant qu’il y a une brèche sur les murs latéraux, nous faisons le tour du terrain et la trouvons. Cependant, nous ne cherchons pas les ennuis et nous nous contentons d’escalader le muret pour prendre une photo mais ne rentrons pas plus loin. Du coup, on ne voit pas grand-chose…

Dune de sable dans l'enceinte du camp. 


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Quatrième arrêt de la journée (c’est ça qui est chouette de retrouver un pays avec une petite superficie !), les ruines du monastère de Padise, absolument bien conservées et ouvertes gratuitement au public.








Nous montons en haut de la tour en passant par les plafonds. A droite, l'envers d'une voute en ogive ! 


Petite vue depuis la tour. 



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Vendredi 31 Août, nous visitons la petite ville d’Haapsalu. Ce n’est pas très grand mais nos yeux se régalent d’une forteresse en restauration, de petites maisons colorées, des parterres fleuris…











Petit verger en pleine ville : typique estonien !



Et en quittant la ville avec Master Yoda, nous passons devant la gare et tombons par hasard devant une exposition de trains historiques ! Très chouette !



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Nous nous rendons ensuite aux ruines du manoir Ungru. Pour la petite histoire, un noble estonien de la fin du 19ème siècle, tombe amoureux d’une princesse allemande en visitant le château de Merseburg. Il la demande en mariage mais celle-ci lui répond qu’elle est trop attachée au manoir de son père pour être capable de vivre ailleurs. Il rentre alors en Estonie et décide de faire construire la réplique exacte du château allemand. Il apprend malheureusement la mort de sa belle et meurt peu de temps après. Le manoir n’ayant jamais été terminé, il fut l’objet de pillage pour ses matières premières, notamment de la part de l'Unions soviétique pour la construction de sa base aérienne située juste à côté, jusqu’à ce que le gouvernement estonien décide de le protéger à la fin du 20ème siècle.


Mais avant cela, nous visitons une maison abandonnée elle aussi, dans le champ à côté du manoir.


Le manoir 




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Un peu plus loin, nous nous arrêtons à la fameuse base aérienne russe située à quelques kilomètres du manoir, servant aujourd’hui régulièrement de circuit pour courses de voitures et compétition de drifts.



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Nous dormons sur l’île d’Hiiumaa, plus précisément à Kassari, au bord de la mer.

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Le lendemain matin samedi 1er Septembre, sur notre route, nous croisons une ancienne base militaire russe sur notre route à Tahkuna. Evidemment, nous nous arrêtons pour y jeter un coup d’œil…



Objet non identifié. 


Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons d’autres bâtiments que nous supposons faire partie de la même base.



C’est d’autant plus lugubre qu’il n’y a aucune fenêtre et qu’il fait donc absolument noir à l’intérieur. Je vous laisse imaginer mon état quand, prenant trop mon temps pour faire une photo, je me retrouve toute seule dans le noir complet parce qu’Hugo a simplement changé de pièce..! C’est pas très rassurant de se promener là dedans tout seul mais à deux ça va ! Même si nous adorons visiter ce genre d’endroit, nous sommes tout de même contents de sortir à chaque fois de ces labyrinthes de rouille.

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Comme prévu, nous arrivons quelques centaines de mètre plus loin aux pieds du phare de Tahkuna, le plus haut phare estonien (43m).

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Bien que nous n’ayons pas vraiment le mal du pays, nous allons voir une copie de la Tour Eiffel en bois. Nous arrivons en fait dans une sorte de village fantastique créé de bric et de broc et imaginé de toutes pièces par l’artiste anciennement ingénieur qui vit ici, et qui a donc construit une Tour Eiffel en bois à échelle 1/10e à partir des plans de la parisienne.

On se croirait au pays imaginaire des enfants perdus de Peter Pan et ça donne le sourire !





Autant vous dire que nous ne sommes pas très rassurés à 31m de hauteur sur une structure aussi "branlante"...! 


En poussant la porte de ce bâtiment, nous rentrons sans le savoir dans un labyrinthe composé de plusieurs pièces. Dans chacune d’elle une énigme à résoudre et, en fonction de la réponse choisie, une porte à ouvrir (4 réponses possibles et donc 4 portes dans chaque pièce). Ce n’est qu’en sortant du labyrinthe que nous nous rendons compte qu’il y avait en fait plusieurs possibilités de sortie mais que nous avons emprunté la meilleure (la sortie des génies 😉) !

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Dimanche 2 Septembre, nous nous rendons au phare de Kõpu, créé en 1531. Il a évidemment été remanié au cours des siècles mais la partie basse avec les contres-forts est en fait le premier phare qui a ensuite été rehaussé. C’est le troisième plus vieux phare du monde encore en activité sans interruption depuis sa création.

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Notre arrêt suivant est au phare de Ristna, qui a été produit par Gustave Eiffel.

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Après avoir pris le ferry, nous dormons à Murika sur l’île de Saaremaa, la plus grande du pays.

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Lundi 3 Septembre, nous faisons une balade sur la plage pour rejoindre les falaises de Panga.




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Nous allons voir ensuite les moulins de Ninase. Les moulins sont des outils historiques de ces îles et ceux-ci ont été recréés dans les années 1970 pour les besoins d’un documentaire et devaient être détruits après le tournage. Mais les habitants les ont adoptés et ont décidé de les sauvegarder.


Sur la route : un autre type de moulin et une vache poilue des Higlands !

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Nous continuons notre route jusqu’à la réserve naturelle d'Haagi Lõugas. Une petite randonnée de 12km nous permet de faire le tour de la pointe du bras de l’île, pendant laquelle nous voyons un phare qui a été « englouti » par la mer !






Nous retrouvons les couchers de soleil et les nuits qui vont avec depuis quelques jours 😀
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Mardi 4 Septembre, nous prenons la route direction Kuressaare où nous visitons la forteresse.




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Nous nous rendons ensuite à Kaali pour y voir notre premier cratère de météorite ! Tombée il y a environ 7 000 ans, c’est le plus récent impact de cette envergure en Europe (à savoir que toutes les îles du nord-ouest de l’Estonie sont l’endroit qui a été historiquement le plus impacté par les météorites dans le monde).

Ce cratère mesure 110m de diamètre et 22m de profondeur. Ce n’est certes pas le plus grand du monde mais c’est tout de même impressionnant !



9 cratères en tout ont été formés lors de l'impact de la météorite. Celui-ci est par exemple nettement plus petit !
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Nous nous arrêtons à Angla pour y voir des moulins authentiques cette fois !

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Nous roulons ensuite jusqu’à la cascade de Jägala où nous dormons (oui cela paraît loin sur la carte mais il nous faudra "seulement 2h30 de route pour rejoindre ce point 😉). Attention, cette cascade est la plus haute naturelle d'Estonie avec 8m de haut !

Mais avant d'arriver, nous nous arrêtons au bord de la route pour visiter cette petite église abandonnée croisée par hasard.


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Le lendemain, mercredi 5 Septembre, nous allons voir le Karst de Kostivere. Nous nous baladons en fait dans le lit de la rivière asséché à cette période de l'année, mais celle-ci n’est pas tarie : elle se transforme en rivière souterraine.

Au départ cela ne paye pas de mine, même si c'est toujours sympa de se promener dans la nature. 


Et puis au détour d'une bute : WOUHAOU ! Nous nous retrouvons dans un paysage tout valloné ! 



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Un peu plus loin, nous grimpons la tour d’observation de Kõrvemaa, depuis laquelle nous sommes supposés pouvoir voir Tallinn située à plusieurs dizaines de kilomètres. Autant vous dire que nous ne savons pas dans quelle direction regarder pour voir la capitale et que nous ne la voyons pas, même si nous avons effectivement une vue dégagée.

Bien que construite en métal, celle là aussi est un peu branlante une fois en haut..  Alors on prend une photo et on redescend !



Nous dormons quelques kilomètres plus loin au bord d'un lac.

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Jeudi 6 Septembre, nous partons en randonnée d’une dizaine de kilomètres dans la réserve naturelle de Põhja-Kõrvemaa. Nous traversons d’abord une plaine formée par les russes : ils avaient installés ici une base d’entrainement militaire pour l’artillerie lourde et le combat en char. A cause des nombreux tirs, plusieurs incendies se sont développés et une partie de la forêt est partie en fumée.



Forêt que nous traversons ensuite, bercés par les bruits des tirs de mitraillettes et de grenade que nous supposons venir d’une nouvelle base d’entrainement probablement située à quelques kilomètres. C’est assez surprenant au départ, et puis on s’y fait !


Pas simple la coupe du bois avec une lame mal aiguisée..! 


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Nous décidons de faire une autre rando dans la journée car elle n’est pas très longue (à peine 6km) afin de visiter le parc national de Lahemaa. Une partie de la balade se déroule sur le bord de la route expresse et après une bonne quinzaine de minutes à marcher à côté des voitures, nous pensons nous être trompés de chemin car nous n’avons jamais rencontré un parcours emmenant les marcheurs sur le bord de la route, encore moins pendant aussi longtemps. En revenant au parking, nous nous rendons compte que nous étions bien dans la bonne direction et que si nous avions continué un peu plus loin, nous aurions retrouvé le chemin… Tant pis !

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Nous dormons au bord de la plage à Altja. C’est tellement chouette que nous décidons d’y rester le lendemain !

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Samedi 8 Septembre, nous reprenons la route sous un soleil de plomb direction Toolse pour visiter les ruines d’un château.

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Nous cherchons ensuite désespérément un point de vue sur les falaises de calcaire que nous longeons depuis plusieurs dizaines de kilomètres mais qui sont envahies par la végétation. Il paraît que le meilleur point de vue se trouve au manoir de Saka. Nous nous y rendons mais ne trouvons que la plage en bas des falaises, qui est cela dit très sympa !

Vue depuis le toit d'un bâtiment du manoir situé en haut des falaises. 



Nous choisissons de nous poser quelques kilomètres plus loin, de nouveau au bord la plage histoire de bien profiter de cette journée ensoleillée !


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Et c’est finalement le lendemain, dimanche 9 Septembre, en nous rendant au parc de Toila que nous trouvons un point de vue sur les falaises ! Certes elles ne sont pas fantastiques mais au moins nous pouvons les voir.


Le parc de Toila a été créé à la fin du 19ème siècle par la noblesse de Saint-Pétersbourg. Le château qui s’y trouvait a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale mais le parc est bien entretenu et très agréable à visiter.






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Nous nous rendons ensuite à Sillamäe, une ville secrète et fermée utilisée par les russes durant tout le régime soviétique, offrant à ses habitants tout le confort nécessaire pour qu’ils acceptent de vivre ici et uniquement ici avec leur famille pendant qu’ils travaillaient à l’extraction d’uranium, permettant ainsi la création de la première bombe atomique russe...

Aujourd’hui, les parterres de fleurs très colorés détonnent avec les bâtiments non restaurés et à part la grande allée centrale, il n'y a pas grand chose à y voir.



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Nous roulons jusqu’à la ville située la plus à l’est du pays : Narva. D’un côté du pont la forteresse estonienne de Narva, de l’autre la citadelle russe. La rivière est la frontière géographique entre les deux pays.

La forteresse de Narva 



La citadelle russe 


A gauche l'Estonie, à droite la Russie. 
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Nous redescendons ensuite jusqu’à Kuremäe où se trouve une source d’eau sacrée et surtout un superbe couvent que nous visiterons le lendemain. Il paraît que c’est un peu le Lourdes orthodoxe.

Ce soir, on se lavera à l'eau sacrée ! Il paraît qu'elle est potable mais nous n'osons pas remplir nos bouteilles...




A gauche les réserves de bois et à droite les ruches. 



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Lundi 10 septembre, après avoir visité le couvent, nous prenons la route et nous arrêtons rapidement à Katase histoire de prendre quelques photos d’un des plus grand lac d’Europe (le 4ème) : le lac Peïpous. Nous ne restons pas longtemps dehors car il ne fait pas très chaud, mais nous sommes impressionnés des vagues que nous voyons : on se croirait en face de la mer !

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Nous continuons notre route pour nous rendre à un centre de l’artisanat estonien situé à Avinurme. Dépeint dans le guide touristique comme un lieu animé et un endroit phare pour voir et éventuellement acheter des objets traditionnels, nous nous retrouvons face à un bâtiment qui ne paye pas de mine et qui est de plus fermé… Nous mangeons sur place puis nous repartons. Heureusement que l’Estonie n’est pas très grande et que le détour jusqu’ici ne nous a pas pris trop de temps !

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Quitte à aller voir des bâtiments fermés, autant voir un château ! Nous visitons donc l’extérieur du château néo-gothique d'Alatskivi datant du 19ème, plutôt sympa !




Détails de la ville 
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Nous dormons au bord d’un lac au milieu de la forêt. Comme souvent depuis la Finlande, il y a des installations pour les campeurs (abris, foyers pour feux de camp, bancs, toilettes sèches). C’est super chouette et en plus sans moustique (les premiers jours en Estonie, nous nous sommes beaucoup fait piquer, surtout moi ce qui ne m’arrive d’habitude jamais !) !

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Le lendemain matin, mardi 11 septembre, direction Elistvere pour y visiter une réserve naturelle. Bien que la moitié des animaux soient dans des enclos à l’air libre, la petitesse de ces derniers fait de cet endroit un véritable zoo et non pas une réserve naturelle ; d’autant que l’autre moitié des animaux se trouve en cage… Nous avons tout de même pu apercevoir un élan (que nous cherchons désespérément à voir dans la nature depuis la Norvège) et voir un lynx de près, mais cela ne nous suffit pas à nous mettre du baume au cœur : nous sortons dépités d’avoir participé en payant à la triste vie de ces animaux qui n’étaient clairement pas heureux, même si d’autres zoos pire que celui-ci existent bien entendu (d'après les panneaux explicatifs, les animaux arrivent en général ici parce qu'ils sont blessés ou orphelins)…

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Nous nous rendons ensuite à Tartu, une chouette ville qui nous fait oublier notre chagrin du matin !



Le Jardin botanique 



Le quartier de la soupe (tous les noms de rues ont des noms de légumes), quartier pauvre du 19ème ! Herne = pois et Oa = haricot.





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Mercredi 12 septembre, nous nous baladons dans la forêt de Taevaskoda pour aller y admirer des falaises de sable. L’ambiance est paisible et très agréable !


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Nous nous rendons ensuite dans une autre forêt, pour y chercher quelque chose de tout à fait différent : des croix gravées sur les troncs des arbres. En effet, les cimetières estoniens se trouvent toujours dans les forêts. Même si parfois la ville les a rattrapés, les arbres y sont omniprésents. Une ancienne croyance du peuple habitant le sud-est de l’Estonie veut qu’une croix soit gravée dans un arbre lors de la mort d’un proche, afin que celui-ci puisse reposer paisiblement et ne pas revenir hanter sa famille. Même si cette croyance, datant plutôt du siècle dernier, se perd de plus en plus, certaines marques plus récentes montrent qu’elle n’a pas encore disparue.

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Le troisième arrêt de la journée se trouve encore dans une forêt ! En même temps, 70% du territoire en est recouvert. Nous partons cette fois à la découverte de notre deuxième cratère de météorite : le cratère d’Ilumetsa, s’étant formé lors de la chute d’une météorite vers 4500 ans avant notre ère et mesurant environ 80m de diamètre pour un peu plus de 12m de profondeur.


Des statues en bois jonchent le sentier pour se rendre au cratère. 


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Le lendemain, jeudi 13 septembre, nous partons avec grand enthousiasme visiter une ancienne mine de sable à Piusa ! L’accueil du musée nous explique qu’il n’y a pas de visite en anglais aujourd’hui (seulement le week-end), tant pis, nous la suivons en estonien. Heureusement, le film d’introduction est sous-titré en anglais et nous pouvons tout de même apprendre que la mine, créée en 1922, s’est arrêtée dans les années 1970 et qu’elle est aujourd’hui le plus grand lieu d’hibernation des chauves-souris en Europe : plusieurs milliers de spécimens !

La guide nous donne un flyer en anglais et nous indique quelle partie nous devons lire lors de chaque déplacement du groupe (nous sommes 3 !) : d’abord la pièce nous montrant un aperçu des créations de verre à partir du sable de Piusa, puis nous sortons à l’extérieur du musée pour nous rendre dans les galeries tant attendues. Elles sont effectivement très impressionnantes ! Ce que nous remarquons en premier lieu c’est la différence de température : environ 18° dehors contre 10° à l’entrée des galeries ! Néanmoins, des barrière nous barrent l’accès et nous ne pouvons que regarder l’intérieur de la mine de loin. Nous ressortons et la visite s’arrête là.



Malgré les efforts déployés par le personnel du musée pour nous faire comprendre le maximum de chose alors que tous ne parlaient pas anglais, nous restons un peu sur notre faim. Nous décidons alors de profiter de la randonnée autour du musée pour trouver une entrée dérobée…



BINGO !

Ce n’est pas sans appréhension que je me décide à descendre, mais la curiosité est trop grande ! C’est dans le noir presque total que nous avançons doucement sur un sol argileux et glissant, simplement guidés par le flash du téléphone d’Hugo. Nous ne nous éloignons que d’une cinquantaine de mètres de l’entrée car les galeries sont immenses et nous n’avons pas tellement envie de nous perdre !



C’est donc tout à fait satisfaits que nous partons en direction de notre prochain arrêt !

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Nous passons devant notre prochaine destination en roulant car à cause des travaux de la chaussée, nous ne pouvons pas nous garer sur le parking du château de Vastseliina que nous sommes venus voir. Nous décidons donc de faire une boucle pour revenir nous garer sur le bord d’une route que nous avons remarqué juste avant le château. Devenu musée, l’entrée est payante et nous décidons simplement de faire quelques photos et de repartir, non sans avoir tenté de parler avec une mamie estonienne qui nous regardait avec de grands yeux pleins de curiosité lorsque nous nous sommes garés, mais la barrière de la langue a eu raison de cette rencontre… Nous repartons en se faisant tous les trois de grands coucous !

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Nous nous rendons ensuite sur le plus haut sommet d’Estonie qui mesure, accrochez-vous bien, 317m ! Non je n’ai pas oublié un chiffre, c’est bien sur une colline de 317m que nous nous sommes garés. C'est non seulement le point culminant de l'Estonie mais également de tous les pays baltes !

Nous pensions nous garer en bas et qu’une balade nous mènerait au sommet mais même pas ! La tour d’observation se trouve à 500m à pieds du parking et il faut payer pour y monter. Nous arrivons de toute façon après la fermeture mais nous ne voyons absolument rien puisque des arbres bouchent la vue de tout badaud qui ne voudrait pas payer l’ascension…

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Le lendemain, vendredi 14 septembre, nous allons voir le lac de Rõuge, le plus profond d'Estonie (une quarantaine de mètres au plus profond, contre seulement 15 pour le lac Peïpous, le plus grand du pays que nous avons vu à Katase !).



A plusieurs endroits "phares" de l'Estonie se trouvent ces cadres jaunes mettant en lumière un élément du paysage. 
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Non loin de là, nous nous baladons dans le canyon de Hinni, unique canyon du pays et donc forcément situé dans une zone protégée. Il s’est formé il y a plusieurs millions d'années.

une petite source à l'entrée du canyon. 



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Nous partons ensuite nous promener pour quelques kilomètres dans le Parc national de Karula.

Depuis le Danemark, il n’est pas rare de traverser les pâturages de vaches ou de moutons lors des randonnées ! 



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En fin de journée, nous visitons le parc du château de Sangaste, inspiré des manoirs anglais. Il est effectivement très beau et imposant, et nous apprenons que le fils du commanditaire qui a hérité de la propriété à la fin du 19ème siècle, a révolutionné l’agriculture estonienne : modernisation des techniques de semence, de récolte et de transport. Il a aussi et surtout su rester très simple et proche des habitants du village, qui l’ont de fait toujours porté dans leur cœur.



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Samedi 15 septembre, nous partons visiter Viljandi et c’est, comme dans toutes les villes estoniennes, une promenade très agréable.








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Notre dernier arrêt et nuit en Estonie se trouve à Saarde au bord d’un lac.

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Ce que nous retenons de ce beau pays : des maisons en bois et des villes colorées, des piverts, du sable de toutes les couleurs et de toutes les formes (grottes, falaises, sol, etc.), des météorites, des vergers au milieu des villes, des manoirs et des vestiges de l’URSS.

En bref, un pays encore très attaché à la nature, d’une part car tout le monde possède son jardin et son verger, même dans les villes, et d’autre part, cela est aussi certainement dû à sa faible densité de population, parce que la campagne est omniprésente et les villes sont petites.