Écovolontariat au Botswana : Une immersion totale pendant 1 mois dans le bush, à la découverte de la faune et de la flore. Objectif : Mieux comprendre pour mieux protéger!
Février 2012
4 semaines
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Partis en fin d'après-midi le 2 Février, nous sommes arrivés vers 6h30 à Johannesburg...

Après plusieurs heures de temps libre nous avons pris l'avion pour Pietersburg où nous avons rejoins notre contact Deon et d'autres volontaires. Deon assurait notre transfert entre l'aéroport en Afrique du Sud et la frontière au Botswana.

Nous voilà partis dans son vieux 4x4 Toyota qui risquait de ne plus pouvoir redémarrer si l'on devait s'arrêter! Nous avons donc foncé (120 à 140 km/h) vers la frontière du Botswana. Après 2 heures intenses de 4x4, nous arrivons à la frontière à Pont Drift, où nous devons traverser la rivière Limpopo pour arrivée au Botswana. La traverser de la rivière fut un moment intéressant. Celle-ci étant en crue nous ne pouvions pas la traverser en voiture, nous avons dû utiliser une sorte de téléphérique... Démonstration ici.

Nous avons ensuite rejoins une jeep qui nous attendais pour nous amener au camp.

Après plusieurs heures de route traversant de sublimes paysages, nous sommes arrivée au camp vers 19 heures. Nous étions ainsi arrivée parmi l'équipe de volontaires, avec qui nous allions partager l'aventure...

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Un endroit familiale où tout le monde participe à la vie du camp, apprend à se connaître, partage ses expériences...

Mais aussi un endroit avec de surprenants voisins...

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Durant le séjour nous avions la mission de répertorier les mammifères, les oiseaux et les reptiles. Le but de ces inventaires était d'établir un plan de gestion approprié pour la sauvegarde des espèces présentes sur la réserve.

L'inventaire des mammifères s'est effectué de plusieurs manières:

  • A des points d'observation fixes ayant une forte affluence d'animaux comme par exemple des points d'eau
  • Par des excursions en 4x4 sur des itinéraires définis où nous avons pu rencontrer plusieurs espèces animales. Nous avons observé ce que l'on appelle des "crèches" d'Impalas, c'est à dire des groupes de femelles avec des jeunes.


  • Par l'identification des empruntes d'animaux sur le sol.
Emprunte de léopard 
Empruntes d'éléphants 

L'inventaire des reptiles et en particulier des crocodiles s'est effectué en longeant la rivière. L'identification des crocodile est compliquée, surtout quand on est pas habitué à ce type d'observation. Les yeux doivent être préparés à observer le moindre mouvement dans l'eau. De plus l'identification du sexe et la détermination de la taille n'est pas évident pour des débutants, mais heureusement nous avions Rasmus, notre guide, pour qui l'observation de la faune est un jeu d'enfant... Il pouvait estimer ces éléments en regardant la taille de la tête des crocodiles, lorsque ceux-ci pointaient le bout de leur nez à la surface.

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L'étude des baobabs consistait à noter leur coordonnées GPS afin d'étudier leur distribution spatiale dans la réserve, leur circonférence et hauteur pour estimer leur âge, ainsi que les dommages causé par les éléphants qui se nourrissent de leur sève.

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  • Lutte contre l'érosion des sols

Les trous fréquents à la surface du sol dans la réserve, entraîne une dégradation de celui-ci et forme des "couloirs" où l'eau de la rivière vient s'infiltrer pendant la saison des pluies, ce qui accentue l'érosion des sols et les appauvries. L'appauvrissement du sol entraîne la dégradation de l'habitat et par conséquent un ralentissement de la croissance de la faune et la flore. Afin de diminuer l'érosion, ou du moins faire de notre mieux, avec les moyens du bord, nous avons utilisé trois types d'éléments:

- Des pierres que nous allions chercher pour remplir et solidifier les trous

- Des crottes d'éléphants pour l'engrais

- Des graines pour faire pousser la végétation qui protégera ensuite le sol en lui fournissant des minéraux nécessaire à son renouvellement.


  • Construction de points d'eau artificiels
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Levé à 3h15 et départ à 4h30 pour arriver à la réserve à 6h45 où il faisait déjà chaud. Durant cette excursion nous avons observé beaucoup d'animaux, malheureusement les léopards n'étaient pas au rendez-vous... Malgré leur absence nous avons pu profiter pleinement de l'atmosphère de cette vie sauvage. Nous avons pu suivre à pied un rhinocéros femelle! Ce fut un moment intense, riche en sensation. Notre guide connaissait bien ce rhinocéros, il suffisait que l'animal entende la voix du guide pour qu'il se détende et qu'il ne nous considère pas comme une menace. Cela afin d'éviter que l'animal ne charge, ce qui aurait été un problème puisqu'on était à pieds...