Séjour effectué à 2, "copains-de voyage", sexagénaires plutôt sportifs, sac à dos et appareils photos en bandoulière, avec un programme très flexible....
Du 18 janvier au 11 février 2020
25 jours
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Après plusieurs voyages en Afrique et en Asie du Sud-Est, un profond désir de changement de cap me titillait car me permettrais de renouer avec une zone régionale, une culture latino et une histoire politique et sociale, négligées depuis plus de 3 décennies.

Alors, c'est décidé direction les Caraïbes, le pays de Cespedes et Marti pour 25 jours entre janvier et février 2020 (juste avant le confinement !!!)

Comme d’habitude, pas mal de lectures de blogs, de livres (ah, merci Leonardo Padura !!!) , d’articles divers, et de guides avaient permis de caler un planning très approximatif, dans lequel seules les 2 premières nuits à La Havane en "casa particular", avec vue sur le mythique Malecon, étaient réservées, ainsi que les 6 jours suivants chez Roberto et Manuel à Baracoa (Oriente) sujets de nombreuses louanges.

Une arrivée plus tardive que prévue à La Havane, due à un problème de santé chez un passager lors du décollage à Roissy, nous raccourcit la première nuit cubaine….qu'il nous paraissait urgent de découvrir sans tarder; alors direction la Fabrica del Arte (www.fac.cu/) où le festival de jazz attirait une foule très éclectique !

Premier bicitaxi
Notre rue
Le Malecon au milieu de la nuit….. 

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Après une nuit trop courte, le premier réveil cubain est dur, dur ! Mais la vue depuis la terrasse de la casa nous récompense grandement de ce lever matutinal !

Lever de soleil sur le Malecon

Vite, nous avons rendez-vous avec Adrita, étudiante cubaine en master de français à l'Université de La Havane, "croisée" sur internet, prête à échanger et discuter avec des touristes comme nous, pour parfaire son français déjà remarquable. Elle sera une guide exceptionnelle, compétente, chaleureuse, vive et pétillante, nous donnant un aperçu de SA ville sur environ 25 kms de "trek urbain" ! (mais elle, comme beaucoup de cubains, est habituée à avaler les kilomètres de trottoirs, faute de transports en communs suffisants….)

Ces 2 journées démarrent sur les chapeaux de roues ! (D'autant que le lendemain, la visite est prévue en VTT !)

Vent + marée haute = jolies vagues sur le Malecon
L'attente du pêcheur sur le Malecon                     
Taxi privé  en attente de clients
En voilà un(e)
Vue depuis la terrasse de l'hôtel Inglaterra
Cocotaxi

En route pour une courte traversée de la Baie en ferry pour visiter le quartier de Casablanca, face à la Habana Vieja

Le petit port de Casablanca, loin de la foule et des bruits du centre ville
Le Cristo de la Habana

Retour dans le centre, où les travaux liés aux commémorations du 500ème anniversaire de sa création en novembre 2019, ont accentué les différences entre le cœur de ville hyper touristique (El Capitolio, les grands hôtels) rutilant et les quartiers populaires, parfois très proches géographiquement, laissés à l’abandon et surpeuplés.

La preuve en images :

El Capitolio, flambant neuf
Quelques rues plus loin….

La seconde journée (en VTT de bonne qualité) pour élargir notre périmètre, nous emmène à Cojimar et les quartiers populaires de l’autre côté de l’estuaire. Une autre version de la carte postale !

Mais d'abord, une traversée du "Callejon de Hamel", haut-lieu du street art havanais.

Intégration artistique des anciennes cabines 
Torreon de Cojimar, ancienne forteresse espagnole à 7 kms de La Havane
Quartiers à l'Est de la Baie
Canon protégeant autrefois la Baie, depuis le fort El Morro 

Quelques scènes de vie havanaise :

Sur l'escalier de l'école
Terrain de basket
Petit marché
L'inévitable "Guantanamera"...…. 
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Encore une nuit trop courte, coincée entre soirée musicale tardive et le vol de Cubana Aviacion pour Baracoa, prévu à 4h30, mais la motivation est toujours là ! Trop impatients de voir l'Oriente.

Un "check-out" à notre casa (une bonne adresse) vers 2h, taxi vers l'aéroport, arrivés pas très fringants sur place, sitôt arrivés, le panneau d'affichage annonce notre vol retardé à …..8h du matin !

La nuit peut alors jouer les prolongations sur les banquettes de l'aéroport !

Le survol de la magnifique côte caraïbéenne d’Ouest en Est nous offre un spectacle grandiose, un autre Cuba nous tend les bras en à peine plus de 2 heures .

Dès l’arrivée, un taxi mandaté par nos hôtes Manuel et Roberto nous attend pour nous amener à leur casa, nous ne sommes pas déçus !!!

Terrasse de la Villa Paradiso avec vue sur Baracoa 

Baracoa dégage un charme désuet, des maisons colorées basses, des chevaux, calèches, bici-taxis et autres vieilles guimbardes et/ou camions, russes ou américain(e)s hors d’âge, dans une ambiance relax mais affairée.

Transport scolaire
Dans la rue, un petit air de musique cubaine
Départ de travailleurs

Les 6 journées passées là-bas, trop vite, confirmeront cette impression si favorable !

Les principaux « responsables » auront été Manuel et Roberto , toujours de bons conseils, attentifs et empathiques, et leur merveilleuse casa, chez-nous devrait-on dire, à la fois simple et raffinée, leurs "desayunos" délicieux, et un dîner-maison, le meilleur du séjour !

Et des balades magiques, dont voici la première :

Baracoa et El Yunque

Une marche superbe de 4/5 heures depuis la casa, traversant la ville, la longue et belle plage, direction "Boca de Miel", un petit village de pêcheurs , le parque natural Majayara et ses balcons calcaires millénaires.

Rue de Baracoa
Playa de Miel
Boca de Miel
Balcones
Mirador  

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  1. Rio Tinto et montée à El Yunque

Après la rando à pied, rando en vélo,(bis repetita de La Havane….) mais faut bien garder la forme et éliminer les mojitos et autre délicieuse canchanchara, spécialité locale à base outre de rhum, de miel. Contrairement à nos craintes, les montures sont d'excellente qualité (made in Allemagne) et très bien entretenues. En route, à la sortie de la ville, apparait la première usine de chocolat construite à Cuba, inaugurée par le ministre de l'industrie en 1963, un certain Ernesto….

La cabosse, sur le cacaoyer, remplie de graines

La région de Baracoa produit 75 % du cacao de Cuba, aujourd'hui mondialement réputé pour sa qualité.

Différentes essences de cacao et grains 

Reprenons nos vélos, direction El Yunque en longeant le Rio Tinto dans une vallée splendide

El Yunque nous attend !!!
Traversée à gué du Rio Tinto
Vue de Baracoa depuis El Yunque
Piscine naturelle dans laquelle un bain tonifiant va nous aider à appuyer sur les pédales !

Le comité d'accueil nous guette à l'arrivée …..

2. Autre belle balade, en taxi cette fois, le Rio de Yumuri, très belle rivière que l'on peut remonter en barque, dans des canyons superbes, dommage qu'un temps frais et humide ce jour-là (le seul !) nous empêche de profiter pleinement du cadre et d'une baignade dans des piscines naturelles à l'eau limpide.

Rio Yumuri, d'après la légende, la répression espagnole poussa les indiens au suicide en criant "je veux mourir"....
Barque en attente de touristes
Vendeuse  de souvenir et son fils, d'origine Taïnos

3. Changement de direction, vers l'Ouest, à la Playa Maguana, à une vingtaine de kms de Baracoa.

Considérant que le samedi peut être estimé comme journée de repos, ce sera farniente à la plage entre balade, lecture ("Vents de carême" de Léonardo Padura pour s'imprégner du contexte local), et baignade.

La jolie plage de Maguana n'est fréquentée que par quelques touristes égarés dans l'est de l'Oriente et des cubains motorisés, ce qui laisse de la place sur la plage !!!

Notre taxi du jour
Playa Maguana

Bien heureuses, la grand-mère et sa petite-fille d'avoir trouvé un voiture pour rentrer

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Une envie de pousser jusqu'à la pointe la plus à l'Est de Cuba nous prend, comme Roberto connaît un taxi prêt à nous faire la boucle, l'affaire est conclue pour le dernier jour.

La route appelée "la Farola", construite depuis 1964, qui a permis le désenclavement de Baracoa en la reliant par le sud à Guantanamo puis Santiago de Cuba.Traversant le massif montagneux de la Sierra del Purial, la route en zigzags continus, elle quitte la côte Atlantique pour atteindre celle des Caraïbes au village de Cajobabo (et vice-versa !), lieu du débarquement du héros national José Marti (oui, celui dont l'aéroport international porte de nom !) en 1895 dans sa lutte pour l'indépendance en 1895 !

Océan Atlantique au fond 

La route est peu fréquentée par les 4 roues motorisées mais attention aux rencontres imprévues !

A la pointe "extrême orientale" de Cuba, Haïti n'est distante que de 70 kms.Ce jour-là, notre taximan connu une grande joie en apercevant les côtes haïtiennes pour la première fois depuis qu'il transportait des clients !Pas très loin, se dresse le phare de Maïsi, construit en 1862.

Retour pour un dernier soir à Baracoa, quels excellents moments passés dans ce petit paradis….

Plats délicieux (poulpes coco)
Et la musique dur la place centrale ….
ou dans les rues adjacentes….
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Déjà 10 jours passés à Cuba , il nous faut quitter à regrets cette magnifique région pour, tranquillement, nous diriger vers l'Ouest. Le problème de Baracoa est qu'on est très excentré …. et pas très bien desservis !

La poursuite du voyage se poursuit alors au feeling, au hasard des rencontres et des conseils, ne réservant la casa particular qu'au dernier moment (la veille généralement).

2 choix se présentent alors:

Soit prendre la route du sud (la Farola), direction Santiago via Guantanamao, avec un car régulier type Azul.

Soit prendre par le nord, une route-piste direction Holguín avec un "collectivo" (Taxi collectif = vieille guimbarde américaine dans laquelle on peut entasser un grand nombre de passagers).

C'est pour cette seconde solution que nous retenons, avec comme destination de la journée, la "station-balnéaire" kitsch de Guardalavaca, afin comprendre l'industrie touristique locale.

Le premier "taxi" fait le tour des casas et prendre des "client(e)s

Nous serons finalement 9 passagers, avec le hayon arrière ouvert, donc une bonne odeur de gaz d'échappement nous chatouille les narines pendant les 2 heures de parcours sur 80 kms de piste !!!!

Et puis, arrivés à l'entrée d'une ville industrielle, Moa, au bord de la piste, le chauffeur s'arrête et nous intime de descendre, arguant qu'un autre taxi allait nous amener à Holguín, 185 kms plus loin….que lui n'avait pas l'autorisation de quitter la zone etc.….qu'il fallait descendre au milieu de nulle part et lui repartait tranquillement vers Baracoa (et avec nos CUC...)Moment de panique parmi nous…..Heureusement, parmi nous, 4 espagnoles, routardes expérimentées et dotées d'un caractère bien trempé, réussissent à inverser les rôles, menacent le chauffeur d'appeler la "policia" et l' obligent à rester avec nous jusqu'à l'arrivée du prochain taxi…… qui finit par arriver au bout de…..un certain temps !

C'est lui !

Sauf qu'il n'a, lui non plus, pas l'autorisation de prendre des clients pour Holguín, donc à chaque ville ou village, nous contournerons par des chemins ou pistes afin d'éviter les contrôles !!!!Bref, 6 heures après le départ de Baracoa, dernier taxi, à 3, pour Guardalavaca ! Ouf !

3ème et dernier taxi de la journée pour arriver à Guardalavaca

Guardalavaca ? "Ville" sans âme, artificielle, crée à la fin des années 70 pour développer le tourisme et faire rentrer des devises, elle attire des milliers de visiteurs essentiellement étrangers en mal de plage de sable blanc et de mer turquoise, qui en ferait la 3ème destination touristique de Cuba !

Le front de mer est bordé ou barré de ces hôtels-clubs en formule "all inclusive" aux standards internationaux. Parallèlement, 300 mètres derrière, une autre ville est habitée par des cubains vivant dans des constructions de style "soviétique" travaillant de près ou de loin pour le tourisme.

Un grand nombre de ces logements, à l'intérieur simple mais confortable, est destiné à la location saisonnière, sans discrimination d'origine des preneurs, locaux ou étrangers. Pour notre courte étape, c'est une découverte que nous souhaitions tenter, nous avons donc loué un appartement pour 2 nuits, fort reposantes (donc une journée complète de farniente !).

Le problème à Guardalavaca est que hormis la plage, très belle encore une fois mais ce n'est pas notre truc, il n'y a pas grand chose à faire !!!!

Balades limitées et bornées par les hôtels empêchant l'accès au domaine maritime…. photos, mojitos, une cuisine locale convenable chez une voisine de l'immeuble trop contente de gagner quelques Cuc pour les dîners et desayunos, voilà tout !En images:

Couleurs tropicales….
Musiciens cubains chantant pour touristes
Carrefour
Couleurs cubaines (ou françaises ?) 

Bref, 2 journées-étapes, très tranquilles et ensoleillées suffisent et nous incitent à continuer vers l'Ouest, direction Camgüey.

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A partir de Holguin, nous effectuons un tour de Cuba classique, emprunté par la plupart des visiteurs, avec des étapes successives à Camagüey, Trinidad, Cienfuegos et Vinales.

Rien d’original, mais que c’est beau !!!

Aussi, pour ne pas bavarder et risquer de lasser, sans prétendre remplacer les nombreuses publications, ici ou ailleurs, décrivant mieux les sites parcourus, je vais seulement présenter la suite de ce voyage à travers quelques photos.

Dans le bus Viazul (économique, ponctuel et relativement confortable !), pendant les 4 heures environ de trajet entre Holguin et Camagüey, de jolis moments d’échanges et de complicité avec mes voisines…., très sympas, le temps est passé vite !

Voisines de bus ! 

Camagüey

Iglesia Nuestra Señora de la Soledad
Rue Bembetta, face à notre casa

Une des originalités cette importante cité, outre ses rues en labyrinthe, son architecture parfois élégante, ses nombreuses églises de styles différents, et son activité commerciale dans la Calle de la Republica, réside dans ses bici-taxis.

Mais après avoir trop marché, trop longtemps, trop loin de notre point de départ, que la lecture du plan nous décourage de rentrer à pied, une calèche-taxi est la bienvenue

Une belle soirée à la Casa de la Trova dope alors une énergie défaillante ! Musiques, danses et mojitos, Belle soirée cubaine !

Casa de la trova

En résumé, une étape fort agréable, une ville très sympa où comme partout depuis du voyage les contacts avec les cubains sont toujours faciles voire chaleureux.

Champions cyclistes 
Relax ….
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Après la célébrissime La Havane, s'il est une ville cubaine dont le nom et l'image nous semblent familiers et dont la visite semble inévitable, c'est bien Trinidad, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988. Effectivement ! Quel charme et quelle douceur dans ce lieu niché entre collines et mer .

Toutefois, trop de touristes dans les quelques rues menant à la fameuse Plaza Major, surtout des groupes nombreux, souvent bruyants (les français en particulier), donnent au très beau centre historique de Trinidad un aspect commercial très prononcé à mon goût….

La solution pour retrouver la vie cubaine : Arpenter les quartiers relativement peu éloignés du centre, quelques centaines de mètres, et rencontrer des habitants, chaleureux, curieux et ouverts aux échanges.

Un dimanche après-midi à Trinidad :Moment convivial, ludique et...arrosé au Havana Club, LA partie de dominos....cubains bien sûr !!!

Où l'accueil du "touriste-avec-appareil-photo" que je suis ne pose aucun problème, au contraire !

Seule condition = droit d'entrée ou bizutage, boire en un gobelet de Havana Club, tiède et rugueux !La partie peut alors commencer :

Réflexion ….
Âpre partie 

Le temps passe si vite que la nuit tombe brutalement sous (sur) les tropiques, jolie lumière de fin d'après-midi, tout près de notre casa

et il est temps de se connecter sur internet,

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Trinidad étant une ville relativement petite, nous ressentons le besoin d'élargir la visite aux alentours, aussi nous dégotons 2 VTT, tout à fait corrects, pour aller sur la côte sud, direction le bord de mer à Playa Ancon par petite une route goudronnée et peu fréquentée (sauf les calèches !).

Un petit village sympa avec quelques chouettes casas coloniales, La Boca, constitue un premier arrêt baignade sur une plage déserte car pas de sable blanc mais des galets.

La Boca

Quelques kms plus loin, une vraie belle plage, avec un bar et un resto (non testés) !Re-baignade, inévitablement !

Inévitables américaines amenant les touristes depuis Trinidad

Et puis en allant vers le bout de la péninsule, apparait à notre grand étonnement, une marina, avec quelques très beaux bateaux !

Marina Ancon

Le lendemain, une autre balade que notre hôte nous a fortement conseillée, comme les guides papier, dans les champs où autrefois était cultivée intensivement la canne à sucre, en taxi cette fois, vers "la Valle de los Ingenios". Quelques vestiges d'une époque révolue sont disséminés, usines sucrières désaffectées, domaine de traite des esclaves, haciendas….Sympa mais j'ai trouvé l'intérêt limité et une concentration de touristes trop envahissante pour des lieux réduits.

Reste alors à savourer un dernier tour dans Trinidad, en écoutant les musiciens dans les rues bien sûr …. et assister aux spectacles tant à l'intérieur qu'à l'extérieur !

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Un court et fort agréable trajet en bus Viazul nous permet d'admirer "l'aurore tropicale", la route longeant la mer dans sa première partie.

Une réservation de dernière minute, pour 2 nuits, dans une casa particular sur un site où la photo paraissait particulièrement "vendeuse", à un prix "cubain", nous mène à une demeure totalement inimaginable, pour moi, à Cuba ! Et la réalité est encore plus paradisiaque !

La propriétaire, Anna-Maria, cubaine francophone dont la vie qui mériterait une biographie, nous accueille avec beaucoup de fierté, de chaleur et de dynamisme dans sa maison style louisiane; quel début en fanfare à Cienfuegos !

La "casa de Toqui", située à Punta Gorda
Un excellent petit-déjeuner

Cienfuegos ne peut cependant se résumer à cette superbe casa. La ville présente un charme évident, avec des bâtiments coloniaux élégants, héritage d'un passé autrefois faste, lié à l'industrie du sucre.

Place José Mati, avec l'Arco del Triunfo, et le Palacio Ferrer à gauche (mirador)
Teatro Tomas Terry
Paseo del Prado
Palacio de Valle 
Club Cienfuegos, construit dans les années par des riches propriétaires ayant fait fortune dans le sucre
Palacio Azul

Mais si on s'écarte un peu du centre ville, un autre Cuba semblable à d'autres villes et villages, réapparaît, où les maisons très modestes semblent en travaux ou à l'abandon…..

File d'attente devant une boutique d'alimentation….


Paseo del Prado qui débouche sur le Malecon
Cartes postales, au choix ! 

A priori une étape, pour nous, moins évocatrice que Trinidad, à tort !

Surnommée la "Perle du Sud", Cienfuegos mérite mieux qu'un rapide passage; son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO ( une des 4 villes cubaines avec La Havane, Camagüey, et Trinidad, déjà souligné) depuis 2005 a probablement contribué à la restauration des magnifiques bâtiments coloniaux , les restaurants sont de bonne qualité, des galeries de peinture aux styles variés présentent des œuvres remarquables et le ressenti d'une douceur de vivre, liée probablement à la large baie, font de Cienfuegos un de nos véritable coups de cœur cubain…..mais pas le dernier car maintenant, Vinales nous attend !

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Avant-dernière étape, direction l'Ouest et Vinales. Dans un premier temps, nous prenons un bus pour La Havane, de bon matin. Places réservées, ponctualité et confort minimal assuré. Facile et économique.

A la gare routière de la capitale, pas de difficultés pour trouver un "collectivo" pour Vinales, avec 3 autres couples nous remplissons règlementairement un taxi pour le plus grand plaisir d'un chauffeur qui devait attendre depuis un moment. En avant pour encore 3 heures de route ("autoroute")

Trafic intense ….


Les "collectivo" déposent leurs clients à la porte de leur hôtel, casa ou autre , ce qui est fort pratique; mais le problème est que l'adresse et le nom de la casa réservée la veille via internet, est inconnue des habitants du quartier !!! Après avoir tourné dans les ruelles étroites et poussiéreuses, enfin, nous y sommes !

Petite ville de 15000 âmes (sans compter les centaines de touristes….) tranquille posée au milieu d'une vallée superbe et de paysages pittoresques, la région se prête à merveille aux balades paisibles par tous moyens, beaucoup les font à cheval. Pour nous, ce sera à pied.

Faute d'investissements suffisants, l'agriculture reste traditionnelle :

L'essentiel des ressources de la région proviennent de la culture du tabac, et de la fabrication des fameux cigares !

Champ de tabac et séchoir
Séchage des feuilles de tabac
Elaboration , travaux pratiques !
Evidemment, nous sommes passés à la caisse ! 

Balades sur les chemins, au milieu de relief karstique, des "mogotes", buttes montagneuses de calcaire, de forme arrondie en pain de sucre ! Magnifiques !

Fumeurs de cigares :

Derniers bons moments à Vinales et alentours


Taxis en bord d'Océan à Playa Juntas

Un dernier mojito avant le départ pour La Havane et retour vers la France :

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De retour à La Havane pour 24 heures, quelques déambulations au gré du vent, dans une ville devenue un peu familière.

Ultime vue de La Havane

Juste en guise de conclusion, plutôt que des mots :

Jeunesse souriante mais ….

Malgré tout : En résumé du résumé !

Notre parcours

Merci !

Guantanamera, notamment, …….nous accompagnera longtemps !