Carnet de voyage

Le Portugal

9 étapes
5 commentaires
Octobre 2018
3 semaines
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KM
1336

On a traversé la frontière portugaise ! La sensation est différente que celle créée par notre arrivée en Espagne. Ici, nous entrons, d’ailleurs un peu honteusement, dans un pays dont nous ne connaissons rien ou si peu de choses. On connaît son digestif, son poisson cuisiné fard, le nom de ses deux grandes villes. Mais historiquement et culturellement … nous ne savons rien ! D’ailleurs ça commence par la chose la plus banale qui soit : l’heure. Nos écrans affiche une différence -1h… Alors, en fait ils ne se mettent pas à l’heure d’été comme nous. Du coup, on est trop jet lag parce qu’on était pas préparé !


On traverse le Nord, car nous avons repéré de belles randonnées dans le parc naturel "Peneda-Gerês" et nous ne voulons pas les rater en nous ruant vers les villes plus au sud. Alors c’est parti ! On découvre alors un pays vallonné ce qui rend les routes sinueuses et pas toujours entretenues, Cléo, et notre petite maison, tremblent mais gravissent et dévalent farouchement ces collines et vallons. Le Portugal nous révèle une architecture différente des côtes espagnoles. Ici, ce sont beaucoup de maisons isolées et un peu installées où elles veulent. Il est difficile de savoir si l’on change, ou même tout simplement de savoir si l’on est dans un village, ceci rend la régulation de vitesse hasardeuse. Les maisons sont plutôt basses, recouverte de tuiles d'un orange vif, entourées de pins… comme un air de Provence natale. A la petite différence qu’elles se pavanent d’Azulejos sur leurs murs extérieurs, la couleur Azul y est dominante...

- Pedra bela -

Nous voici arrivés à Gerès, ville thermale sans grand intérêt mais il n'est pas possible de dormir n'importe où dans un parc protégé et nous respectons cette loi donc ce parking fera l'affaire pour les prochains jours. Alors on fête notre arrivée à la cerveja locale que nos amis tourangeaux reconnaitrons "Super Bock"! On passe à l'office de tourisme qui nous donne des cartes de randonnée gratuitement ! On s'installe et on décolle pour une première randonnée au petit matin.

A la suite d'une ballade qui nous fait monter 600 mètre d'altitude on atteint le Plateau d'Abrigo, le chemin est très bien balisé il fait bon et ... il n'y a personne. Le calme de la montagne, une fois passer les pistes routières, nous accueille.

Sur le plateau on a trouvé l'AirB'n B le plus dépaysant ! 

On poursuit sur un chemin qui longe l'autre versant de la vallée. Du côté de Gérès les épineux étaient nombreux et en rang serré. Ce flan là est exposé par un soleil doux qui nous réchauffe et révèle une végétation d'arbustes grimpant sur des roches abruptes. Nous longeons ce chemin pour arriver au "Miradouro da Pedra Bela".

Nous aurons rencontré le Roi Hippopotame, le chat fripon qui se cache et des chèvres

En arrivant au Miradouro on se retrouve sur une route d'asphalte et nous quittons le calme montagnard pour retrouver le bruit des voitures et des touristes venant prendre un selfie depuis le Miradouro et pique niquer avec tout l'attirail. On réalise alors plusieurs choses sur nos amis portugais, la randonnée n'est pas un sport national, et les jolis lieux sont accessibles en voiture ( heureusement le plateau ne l'était pas !) et quelles voitures ! Pour l'instant nous n'avons croisés que de belles voitures, bien entretenues et pimpantes. Mais bon on profite quand même de ce beau point de vue pour pique-niquer au chant d'une dame cherchant "Johannaaaaaa !" Animateurs dans l'âme on se dit que la petite fait un peu trop durée la blague et devrait sortir de sa cachette... Bon c'est sûr qu'un chien n'a pas vraiment la notion de durée d'une blague.

Moi j'arrive pas à passer pour y aller ! Trop serré ces cailloux. 


De retour de cette agréable ballade nous allons visiter Géres et ses thermes, nous sommes dimanche après-midi et les seules choses ouvertes sont les cafés ... Nous allons donc nous reposer de notre marche et réfléchir à celle que nous ferons demain.

- Poço Azul -

Il reste encore deux randonnées parmi celles que l'office du tourisme nous a donné mais un point sur la carte attire notre attention, grâce à l'appli Mapsme nous arrivons à trouver un chemin qui nous y rendra. Départ assez tôt pour se rendre sur le lieu de prédilection. Nous sommes à peine garer que tout de suite la rivière et le bruit en arrière fond nous promettent une belle cascade ! Deux Allemandes ont été plus farouches que nous pour dormir sur place malgré le site protégé et les nombreux témoignages qui disaient s'être fait délogés en pleine nuit.

cascata aroudo 

Nous continuons notre marche à travers les géants de pierre et découvrons une maison isolée au milieu de la forêt qui nous indique le nouveau chemin à prendre. Fini la piste, on arrive sur de tous petits sentiers à peine visibles. Le soleil est doux, la marche agréable malgré les ajoncs qui balisent le chemin et piquent les mollets... On traverse la rivière Minho sur un joli pont et remontons toute la gorge. Un moment on pense avoir perdu la trace parce que nous devrions remonter la rivière en la longeant et nous sommes sur les hauteurs. Heureusement, on capte internet et réussissons à retrouver notre chemin ; d'ailleurs des cairns sont installés ça et là pour aider les randonneurs qui ont quitté les sentiers balisés pour trouver ce coin de paradis !

Un peu au hasard, nous décidons de retrouver la rivière et découvrons avec surprise un magnifique endroit avec des petits bassins naturels. Ni une ni deux, on y met les pieds, c'est froid ! Mais in s'habitue bien et y allons complètement !

Ce n'est pas la photo que nous avions vu sur le plan mais ce spot nous rendra bien heureux ! On décide de repartir par les rochers, en longeant la rivière. Et c'est comme ça que nous trouvons enfin le fameux "Poço Azul" ! Une piscine naturelle alimentée par une cascade. Le bassin est profond mais l'eau est "claire comme de l'eau de roche" !

Alors on y est allé ?  

On rentre tranquillement de cette excursion qui fut un vrai régal pour les yeux et l'esprit et très revigorant pour le corps. On a fait notre propre cure thermale; cette fois elle n'était pas à 40°C mais plutôt à 8°C (on en sait rien mais elle était très froide dans le grand bassin !)

Pour terminer cette superbe journée, on file vers la ville de braga, qui nous promettra d'autres surprises.

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1623

Nous arrivons à Braga le soir et filons en ville pour profiter des derniers rayons de soleil. Cet agréable moment où les lampadaires commencent à s'allumer et où les habitants de la ville sortent de l'école, du travail et vont eux aussi profiter de la douceur du jour. C'est une ville très agréable qui s'offre à nous, les bâtiments couleurs ocre se marient parfaitement avec l'ambiance que je viens de décrire.

il n'est même pas 19h au Portugal, quand il approche 20h en France, avant l'heure d'hiver ... 

Nous nous offrons un verre de vin en terrasse de la cathédrale et nous dirigeons ensuite vers un restaurant qui semble très simple d'extérieur. A l'intérieur, nous sommes très bien accueilli et on prend le temps de nous expliquer les différents plats. Ici pas de carte, on fait en fonction du marché et de la saison ! Et c'est partir pour un moment de plaisirs gustatifs allant de saveurs traditionnelles et mise au gout du jour de plat en plat ! Un vrai moment de délice ! Le ventre bien rempli et les papilles en fête nous retournons au camion.

Le lendemain, on repart à Braga pour la visiter de jour ! Son beau palais aux azulejos bleus, "Gnération" un lieu d'études et d'expositions où l'on peut aussi assister à des spectacles et des concerts, la cathédrale et ses nombreuses églises, les blancs des rues et des places illuminés par le soleil et enfin Dom Jesus o Monte !

On ne fera pas beaucoup de visite car ici tout est payant et nous découvrirons vite que c'est le cas partout au Portugal ...

Raio Palace 
Mention spéciale pour Enora qui aurait adoré l'exposition "Microspace" 
Dom Jesus do Monte surplombe la ville de son imposante architecture ! 

Voilà, nous laissons Braga que nous avons un peu visité par hasard car elle se trouvait sur notre route. Mais nous sommes très content d'avoir commencé nos visites de villes portugaises par celle-ci qui nous a donné un sentiment de tranquillité et de beaux aperçus des bâtiments que l'on pourras trouver dans ce coin du monde.

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1680

On passe deux jours on ne sait pas trop où entre Braga et Porto. Moments de détente et de promenade sur un bord de plage où les surfeurs défilent toute la journée. Après ce repos de courte durée -Mais nous avons réussi à s'en accorder un, tout de même bravo à nous- nous reprenons la route pour Porto. L'occasion pour Cléo de dépasser les 210 00kms, et les 10 000 avec nous ! Elle roule toujours aussi bien 😀

Pour découvrir la ville de Porto on s'installe dans un camping qui est adjacent à un arrêt de bus qui pourra nous emmener en ville. Les chauffeurs sont de vrais pilotes ! Le trajet passe dans des minuscules rues sinueuses et à double sens où les voitures sont garées sur le bas-côtés, enfin quand on dit "bas-côtés" ça veut dire devant leur maison qui est, elle aussi, très proche de la rue ! On a pris le bus plusieurs fois et ça nous a surpris à chaque fois !

Panoramas de la ville

Porto donc, une ville très réputée pour son art de vivre, son tramway des années 20, ses villas colorées et ses azulejos. Autant dire que la ville tient a sa réputation ! On a adoré se balader dans les rues et ruelles et découvrir des azulejos plus originaux les uns que les autres. On a aussi aimé le panorama que la ville nous offre sous ces différents angles. On a été surpris par la "deuxième ville" du pays qui finalement n'apparait pas si grande que ça quand on se rend compte que nous retombons vite dans les mêmes endroit et que tout est faisable à pied, mais, oui, c'est très vallonné !

Dédicace aux copains de la Feinte, on pense fort à vous ! Et oui, oui on y a joué 😉

Au delà des couleurs, cette ville atteint vos sens par les odeurs de poissons qui grillent et des embruns marins qui remontent les rues étroites de cette ville construite sur un flan de colline. Il y est donc très agréable de s'y balader au grés des courbes et des virages en laissant ses yeux et son nez repérer le chemin, mais il faut revenir à la réalité lorsque vous retrouvez les grandes avenues car il y a beaucoup de monde, Porto est très touristiques.

On a bu de bons vins indépendants et de bonnes bières dont certaines étaient faite sous nos pieds. On a testé le croque-monsieur Portugais qui ferait pâlir ce cher Caradoc et qui a fait rougir Téo !

Dans un des plats, il y a de la morue, l'autre c'est le Franceshina ! 
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1843

Allez quittons l'ambiance citadine pour s'offrir, de nouveau, un bon air de la montagne. Nous avons repéré le plus ancien parc naturel du Portugal où il semble y avoir de chouettes randonnées. On prend donc la route car nous sommes le 27 Octobre et l'hiver vient. Au regard de la météo on a une petite fenêtre pour avoir du soleil et profiter de ces montagnes, alors en route !

Dodo au bord de rivière et spectacle en ombre chinoise d'une famille de sanglier 

On arrive à la ville de Seia, on a eu froid cette nuit et le ciel est gris. L'office de tourisme nous renseigne sur ce qu'il est possible de faire et sur la météo ... finalement elle s'est dégradée. On se pose pour réfléchir, on regarde encore la météo. L'objectif initial était, le lendemain, de monter un peu dans la montagne avec Cléo puis de randonner entre 6 lacs d'altitudes et d'atteindre le plus haut sommet du Portugal situé à 2000m d'altitude et où se trouve la seule station de ski de tout le pays. Cependant la météo ne s'améliore pas, pire la pluie est annoncée pour toute la semaine. Du coup, on ne veut pas avoir fait toute cette route juste pour des clopinète ! On saute dans Cléo et on grimpe jusqu'au sommet ! Allez je me tais et vous laisse admirer la route

Mon poisson pilote pour la montée? Oh ben une Porshe flambant neuve. Impossible de le doubler ... il y avait trop de virages. 
Le Sommet, les premières neige sont tombées dan la nuit !

Le sommet est transpercé de toute part par un vent glacial, les flocons tombés durant la nuit et ont gelé en épousant le sens des bourrasques.

Cela donne un ressenti très froid ! 
Une belle station de ski, avec un télésiège

On hésitait à dormir là pour attaquer la randonnée demain matin avant la pluie, mais le froid et ce qui nous arrivait dessus nous ont confirmé que ce n'était pas une bonne idée. Donc Claire trouve des chaussettes chaudes et on repart direction la côte.

La différence dans la descente entre le haut et le bas de la montagne 
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1939

Avant d'atteindre la côte nous nous arrêtons pour une nuit à Coimbra, il fait plus chaud qu'en haut de la montagne, et même qu'à la montagne tout court. Au réveil nous nous dirigeons vers cette ville et surtout pour ce que l'on nous a conseillé d’aller voir : son université.

En effet, c’est la plus vieille du pays car elle fut fondé au XVIème siècle, donc ça date un peu. Nous arrivons donc dans un campus universitaire où se trouve une très grande cour encadrée par divers bâtiments historiques visitables. Tous ces bâtiments ont eu, et ont encore pour certains, des utilités dans la vie étudiante.

Ici, sous le regards des reines et rois du Portugal, les étudiants passent, à l'aise, leurs oraux et présentations de thèses 

Mais la pièce maitresse est sa bibliothèque d'époque où trônent des milliers de livres eux aussi d'époque. Mais nous ne pourrons pas vous partager ça car les photos y sont interdites, le flash peut réveiller les livres. En tout cas on peut vous dire que c'est une sacrée grande bibliothèque aux murs d'étagères ornées d'or et aux plafond symbolisant la sainte patronne des étudiants et les valeurs de l'école.

Il y aussi une chapelle, beaucoup plus chargée et colorée que par chez nous.
Le blason du Portugal et la cour étudiante 
Coimbra 
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2239

Nous filons donc retrouver l'océan. Le ciel est toujours gris au-dessus de nos têtes, nous nous engouffrons dans de petits chemins pour trouver un coin tranquille où se reposer près de l'eau. Mais ce qui nous accueille, nous étonne. Vous en avez peut-être entendu parlé ; une tempête (Leslie de son petit nom) a violemment touché les côtes portugaises. Nous voici donc au milieu d'une forêt qui a certainement brulée il y a quelques années et qui vient de subir des vents violents. Le paysage est saisissant avec ces nuages gris au-dessus de nous, ces arbres, noirs et sans feuilles, déracinés ou brisés en deux.

Le sable a recouvert les chemins, de nouvelles dunes se sont installées 

On décide de passer une journée dans ce coin fuit par les populations, la pluie est là. On oscille entre balades chaudement habillés et repos dans Cléo où l'on s'offre même...

Une Crêpes-party et jeux ! 

Une journée sans trop pouvoir bouger c'est bien mais c'est vite long ! Alors on redécolle le surlendemain pour aller voir Nazaré, un lieu très réputé par les surfeurs puisque c'est là que la plus haute vague surfée a été enregistrée en Europe. Elle faisait 30m de haut ! On arrive dans un ancien phare défensif datant de la fin du 16ème siècle. A l'intérieur on nous explique que tout un tas de conditions météo doivent être réunies pour avoir d'aussi belles vagues en plus de l'orientation et la formation géologique. Bref ces conditions ne sont pas réunies aujourd'hui ... rien d'impressionnant à voir donc ... Sinon Nazaré est une petite ville côtière avec un ancien bourg charmant et une ville nouvelle... nouvelle !

Une expo avec des surfeurs connus, mais pas pour nous !

Ni une ni deux, on reprend la route pour aller à Sintra. Arrivant de nuit dans une ville dont nous ne comprenons pas l'organisation sur le plan nous décidons de rester près du camion pour la soirée. Un passage dans un bar avec un serveur bien sympathique nous permet de découvrir de bonnes bières portugaises ! Si si, j'ai même un coup de cœur pour la Bohemia Original de la marque Sagres !

Et finalement, on découvre que Sintra est une destination prisée pour les touristes qui viennent passer une semaine à Lisbonne. La ville est très bien desservie en bus et train. En effet, le visiteur n'a que l'embarras du choix entre les différents palais, châteaux et villas que Sintra offre ou plutôt vend ...

Le château des Maures qui date du 8ème et 9ème siècle, le palais national du 15ème, le palais de Pena du 19ème ou encore la villa Sassetti ou quinta da Regaleira et bien d'autres... Beaucoup de choses à faire et à voir. Nous n'avons pas assez de temps en une journée pour tout voir et surtout nous n'avons pas le budget ! Tout est payant, et les entrées ne sont pas données.

Donc nous profiterons simplement du parc du palais de Pena, où les derniers rois du Portugal ont vécu ; jusqu'en 1910. Mais pour y arriver nous nous serons emballés d'une belle balade partant du palais national qui grimpait au jardin de la vila Sassetti pour ensuite passer dans la deuxième enceinte du château des Maures et nous retrouver au milieu de la horde de touristes venus en bus et voitures pour aller visiter le palais de Pena.

Palais National, vue de Sintra et dernier appel à Léa avant son grand départ en Australie ! 
Dans le jardin de la Villa Sassetti
Le château des Maures

En arrivant à l'entrée du palais de Pena, une foule de touristes nous accueille. C'est un peu angoissant pour nous qui sommes quasiment seuls depuis un mois. Demi-tour ? Non, nous jouons aux plus malins et allons trouver une autre entrée 400m plus loin qui nous fait passer par le parc. Aaah ! Et voilà, nous allons pouvoir profiter de ce superbe jardin et même faire le tour de garde du palais !

On dirait un château en pâte d'amande ... 😛

Pour terminer cette journée, nous décidons de pousser jusqu'à Cabo da Roca : le bout du bout de l'Europe continentale. Après il n'y a plus rien à part l'Océan. Il faut donc que l'on se retourne pour imaginer toute l'Europe qui se profile à l'Est de nous. On est parti depuis 1 mois (une première pour nous) et on est heureux !

Arrivés juste à temps pour le coucher du soleil. 
Malgré le froid et le monde qui couvrent la place ... 
Mais à 7h du matin, il n'y a personne ! 😀
KM
2269

Nous voici donc à Lisbonne. Enfin, plus précisément, nous nous garons à 7 km de la capitale pour éviter les petites rues, supposées, de la ville. Nous voici donc au bord du Tage, fleuve qui fit et fait la richesse de cette ville. Postés aux cotés de la tour de Belém bâti au début du 16ème siècle pour protéger et contrôler l'entrée du fleuve ainsi que d'un bar sur roulette datant, lui, du 21ème siècle, nous installons notre campement avant de faire notre première excursion.

On profite de la douceur de la soirée pour flâner avant d'entrer dans Lisbonne, on découvre ainsi les bâtiments loin de notre lieu de dodo.

La sculpture gigantesque en hommage à tous les explorateurs et navigateurs portugais
Le Monastère des Hiéronymites et son église où crèche Vasco de Gama, dites Bonjour Mr De Gama

Puis nous nous dirigeons, avec nos premier mojitos du voyage, vers Lisbonne où nous allons retrouver Amélie et Romain (ex-collègue Filoche et ex-voisin du 34) qui passaient un week-end Lisboète.

Tapas et bons vins, une soirée portugaise quoi.

Allez zou ! Allons découvrir cette ville. Mais quel plan pourri ! Les offices de tourismes nous ont toujours donnés des choses pratiques et utiles mais alors là, la capitale ne s'est pas foulée. Bon, ben tant pis on va découvrir par nous même.

D'autres Azulejos, nous apprendrons d'ailleurs que c'est un héritage de l'occupation des Maures au 8ème siècle 
Mais ici les fresques sont aussi au sol.

On se balade et on retrouve le même problème que dans les autres villes, rentrer dans les bâtiments historiques est payant et pas donné, on va donc devoir choisir. Nous optons pour le musée de l'histoire de Lisbonne dans l'espoir d'en apprendre (enfin?) sur l'histoire de ce pays. Nous ne serons pas déçu ! Un musée moderne et dynamique avec audio guide français pour bien tout comprendre. Lisbonne fut fondée par les Phéniciens, conquis par les Maures, puis par les romains. Lisbonne a prospéré, et donc le Portugal, principalement par son commerce maritime et ses explorations vers d'autres terres. Lisbonne a subit un terrible tremblement de terre en 1755, et ce qui changea complètement sa physionomie et on le voit encore. Il y a une vieille Lisbonne aux rues sinueuse et étroites (le quartier d'Alfama) et la Lisbonne reconstruite aux rues larges et droites, ce qui fait d'elle une des premières ville à l'urbanisation moderne.

Cependant beaucoup de bâtiments ont été détruits par cette catastrophes naturelles et cela se ressent dans ce qu'il y a à voir à Lisbonne. finalement peu. La fatigue et la pluie ne nous aide pas à tenter des explorations hasardeuses, et celle que l'on a fait c'est soldée par un bel échec. Nous décidons donc de profiter tranquillement de l'ambiance portugaise à laquelle on s'habitue, qui règne tout de même dans ces rues bondées de touristes, la tranquillité et la simplicité.

L'Alfama et son tram
LXFactory, un squate qui devient un lieu huppé et branché mais reste très joli 
Le défilé de l'armistice du 11 euh 04 Novembre et un manège à ... sardines
Lisbonne une ville aux miradors 

Nous repartons donc, en traversant le pont Salazar, rebaptisé "du 25 avril" jour du renversement du pouvoir autoritaire, sous le regard du Christ Roi.

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2690

Au sortir de Lisbonne nous nous dirigeons vers le sud de sa région pour profiter de la côte et de l'Océan. Au détour d'un chemin nous faisons la découverte des murailles d'un château en très bon état.

Une sacré place forte pour prévenir des envahisseurs
Son église fut refaites et toute en Azulejos décoratifs qui donne un effet très chargé.

Un peu plus loin, sur les conseils de Cyril, nous trouvons notre lieu de repos... Pas de mots pour raconter ce que l'on vient y chercher après ces jours pluvieux de découverte de Lisbonne.

Plage et farniente, bain matinal pour Claire, bref la détente
On y fait notre première partie de Zombicide de voyage ! Même comme ça les zombies font peur... et nous massacrent ! 

Bref, nous continuons notre route vers le sud du Portugal, avant de rejoindre l'Algarve il faut traverser l'Alentejo. Nous y passerons peu de temps car il ne nous reste qu'une petite semaine si on veut rester dans les temps au vue de ce que l'on a à faire dans le reste du voyage. Cependant cette région nous révèle une modification notable avec le nord. Les terrains deviennent plus arides, les maisons perdent leurs Azulejos comme les arbres leurs feuilles en automne, pour se parer d'un blanc de chaux resplendissant quand le soleil traverse les nuages et vient les frapper de plein fouet. La côte est belle et fuit par les touristes qui sont plus au nord et, nous le verrons plus tard, plus au Sud car mieux protégé du vent certainement.

Nous devons tout de même vous parler d'une anecdote durant cette descente. Un soir nous nous installons au bord de l'Océan.

Le paysage est magnifique, la mer chante en se brisant sur les roches et le soleil se couche au loin 

Une fois l'heure du dodo ayant sonné dans nos corps fatigués, nous éteignons la lumière et appelons le marchand de sable en fermant les yeux... Impossible. Le vent s'est levé avec une telle force. Nous avons subis de puissantes rafales qui faisaient tanguer Cléo. On était balloté de gauche à droite tel des marins en pleine mer. On a passé la nuit à tenter de trouver le sommeil et quand on somnolait le vent reprenait de plus bel faisant pencher notre frêle cabane. Une longue nuit noire sans sommeil. Cléo a tenu bon, nous aussi, pas de casse juste pas de repos pour cette nuit. Les joies de dormir en extérieur.

Mais l'Algarve nous a réservé un paysage tellement reposant que cette nuit fut vite oubliée. Cette côte à l'extrême sud est réputée pour ses plages à flan de falaises et ses caves qui se sont creusées dans la roche. Nous en avons eu un avant goût en arrivant au sud, à Lagos.

On va donc aller voir ça de plus près. Les différentes plages et criques s'étendent sur une dizaine de km. Mais ce que nous avons besoin pour l'instant c'est : trouver où s’installer pour la nuit, aller se baigner puis se DOUCHER !

Alors, autre petite anecdote, on réalise que l'on n'a pas pris de douche, au sens espace privatif avec eau chaude, depuis... le camping dans Los Picos de Europa ! Oui oui cela fait un petit mois. Mais bon cela ne nous avait pas plus marqué que ça ... C'est donc que notre système de toilette nous convient.

Donc direction la plage, indiquée par nos voisins franco-allemands et leur tribu de 4 toutes petites têtes blondes et rousses. PAF ! Première blessure du voyage ! Foutues tongs plates ! C'est donc Téo qui ouvre le bal des bobos handicapants avec une belle foulûre au niveau du pied, ça pique. Bon on va peut-être pas faire la randonnée, notre corps commence à nous envoyer des signaux de demande de repos.

On a quand même continué à marcher un peu pour aller se baigner et on n'a pas été deçus du paysage 
Les vagues arrivent très vite et nous fond tomber ! roh les coquines ! 

Comme, le pied ça va pas vraiment mieux on prend pas de risque et ... quoi ? Oui, ben oui on a pris une douche avec notre matos solaire mais non on ne vous mettra pas de photos, non c'est mort. Donc on décide de rapprocher notre bivouac au plus près d'une jolie plage. Alors, il y a des touristes mais apparemment ça n'est rien par rapport à la haute saison, et du coup nous avons facilement accès à un petit parking qui doit être inaccessible en haute saison. Mais alors là on est très bien.

La vue à gauche, la vue à droite, on vous laisse imaginé celle en face. 

Grand nettoyage, farniente, baignade un beau programme en perspective.

Quand on vous dit qu'elle arrive vite et fort.
Réveil. Coucher.
Bon d'accord on a pas fait que la baignade, on est aussi allé manger un poisson péché du matin au restaurant sur la plage ! 

Mais l'Espagne nous appelle, on quitte ce beau lieu et on se dirige vers la frontière, direction Séville.

Le Portugal est un très beau pays vallonné aux belles plages variées et diverses. Dans ses terres on a trouvé ce terrain rempli de petites collines où l'on joue à cache-cache avec notre destination. Nous avons trouvé de grandes plages de sables fin tout au Nord et tout au au Sud-Ouest tandis qu'au centre ces plages vont être remplies de rochers et qu'au sud nous aurons ces petites plage que vous venez de voir . En tout cas de beaux spots pour les surfeurs. Les portugais nous ont vraiment été très accueillants, on a pu prendre le temps de discuter avec eux , de se faire comprendre, tout à l'air tranquille et sans pression, une douce sensation sereine nous a accompagné durant ces trois semaines. En tout cas merci pour cette belle balade.

KM
0

Voilà, le voyage au Portugal est donc terminé. Nous allons mettre ici les choses que l'on n'arrivait pas à placer dans nos récits mais qui nous paraissent chouettes à vous montrer ou à vous dire. On va aussi vous faire un panel de nos lieux de dodo (quand on a pensé à les prendre en photo).

Tout d'abord les petites choses du Portugal

Le coq est une des emblèmes du Portugal. Eh oui, y a pas que nous qui chantons les deux pieds dans la merde. 

Pourquoi cette photo ? Eh bien parce que le Portugal brûle mes amis. Enfin, rassurez-vous ce ne sont que des feux contrôlés mais il y en a partout en cette saison, tellement que, même à Porto ou Braga nous avons retrouver cette odeur de feuilles et branches qui brûlés. Nous avons du , parfois allumé nos phares en pleine journée tellement la fumée opaque envahissait la route. C'est un peu stressant au début car on voit de la fumée un peu partout mais on finit par s'y habitué.

Le monde du jeu y est présent ! Mais on a plus vu de Ludothèques (fermées lors de nos passages malheureusement) que de magasins pour vendre des jeux de société. Mais bon il y a au moins nos classiques 😀. Cette ludoteca pain d'épice était ouverte pour les 4 à 16 ans.

A quelle région appartient ce blason ? 
Un peu de philosophie visuelle. A droite Amour de la vertu, à gauche amour de la Patrie
Même les santons sont des gros Machos
Interdit de faire la manche en direction des canards
Bancs reposants ? 
Avis aux Turquin ! Paki a fait bâtir, à l'identique sa maison au Portugal ! Son nom ? Vila Sassetti à Sintra
Aux entrées d'autoroutes et voix rapide ... il est toujours bon de le rappeler !
Mais des fois il n'y a pas de panneau ! Passera ? Passera pas?
En campagne
Mais aussi en ville (Braga et Lisbonne)
Vous trouvez pas que Cléo s'est fait un copain sexy à Lisbonne ? 
Que c'est agréable quand on peut s'installer et aérer notre maison ! (Côte Sud du Portugal)

Nous pourrons aussi vous dire que, ici les passages piétons sont extrêmement bien respectés. Par contre il faut éviter de traverser en dehors.

La Bachalau c'est bon et les palourdes aussi. Il n'y a pas que du Porto à boire mais aussi de très bon vins rouge du Douro et du Vinho Verde pour l'apéritif. En bière classique nous vous conseillerons la "Sagres Bohemia Original". Mais ici aussi les petites bières artisanales pas mauvaises fleurissent.

Le portugais et l'espagnol ce ne sont pas du tout les même langues. D'ailleurs ici "A" "E" "O" ce sont des mots, pourquoi s'embêter?! ... par contre Merci c'est "Obrigado" si c'est un homme qui le dit et "Obrigada" si c'est une femme, comme d'autres mots, il s'accorde en fonction de qui le dit.

Aller Cléo vous dit à plus !