Carnet de voyage

Le Nord de l'Espagne

6 étapes
11 commentaires
Km 0 de notre vadrouille, premiers jours avec Cléo, l'Espagne notre bac à sable.
Octobre 2018
2 semaines
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KM
175

Objectif : être en Espagne le 1er Octobre au plus tard, Tchek ! Après une descente en 2 temps par la côte Atlantique où nous avons dormi au bord de l'océan près de Royan (c'est beau l'océan !), puis à Dax (c'est moche les villes à Thermes !) où une maison abandonnée nous accueillit, ce qui était mieux que la station de pompage sur qui on était près à jeter notre dévolu. Mais nous aurons au moins pu faire plein de premières fois ! Utilisation de la cuisine de Cléo (merci Suzon et Pierrot pour la batterie de cuisine, vous êtes des amours !), de ses toilettes, on a compris le fonctionnement du frigo ! Merci Alain ! Bref l'aventure démarre.

Mmmm les bonnes patates douces de Vendée ! 

- Nous voici aux portes de l'Espagne ! -

Que l'on aura à peine le temps de voir et qu'un panneau bleu bariolé d'étoiles nous permettra de nous assurer que nous avons bien passé une frontière.

On crie fort de joie dans le camion et on se dirige vers notre première étape espagnole : les abords de la ville de San Sebastian... où l'on ne s'arrêtera pas car en fait on a pas très en vie de faire de la ville en ce moment.

Donc on longera la côte pour installer notre campement du soir sur les hauteurs juste après la petite ville de Zumaia, où la fin de journée et son panorama nous offre un spectacle reposant et revigorant.

L'océan ! on l'a pas vu depuis longtemps ... très longtemps ! 


Le réveil est tout aussi charmant 

On profite de cette jolie côte pour faire deux balades dans la journée. C'est une côte brisée par les vagues qui viennent creuser les falaises, ici pas de plages de sable fin, non c'est abrupte et la terre tombe de toute sa hauteur dans la mer. Le paysage est bluffant on regarde au Nord on voit de l'eau à perte de vue, on se retourne vers la terre et on tombe sur de hautes collines et des espaces très vallonnés.

- On profite aussi de cette journée pour d'autres premières fois ! -

Résultat : ça marche mais il faut que ce soit bien orienté au soleil tout le long de la cuisson ! Merci la team Fédé et Alan ! 
Notre armada solaire ! Merci la Filoche pour la douche/ lavabo cuisine
Première douche : merci les copains de Tours (parce-que en vrai on sait pas qui nous l'a offert). Premier film : merci Jojo et Max...

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KM
722

Direction Santander, notre guide Espagnole en Cheffe Paula nous l'a conseillé alors on y va ! On trouve un spot sympa mais loin de la ville pour se poser, on ira donc la visiter en vélo ! Outch, on ne pensait pas que Santander était si vallonné. On est parti pour une petite balade qui se termine à la tombée de la nuit avec un mal de fesses et les mains plein de graisse ! Mais le coucher de soleil est vraiment magnifique, on en profite depuis notre lit ...

Le lendemain, farniente sur la plage avec visite du parc du château royal de la Magdalena la maison de vacances du roi Alphonse XIII et la reine Victoria Eugénie d’Espagne. Et pour finir, une petite soirée dans un bar à tapas, on en profite pour gouter les bières espagnoles de la région de Cantabria) !

Bon, on le savait, la bière n'est pas une spécialité reconnue des espagnoles ... mais ça va 😀

La mer c'est bien, ça repose. On a bien rechargé nos batteries alors demain on ira bouger un peu du côté de Los Picos de Europa !

KM
788

La plage de sable fin et sa farniente sont derrière nous et on s'attaque au parc naturel de Los Picos de Europa du côté de la région Cantabria (oui car ce parc est partagé par trois régions, qui d'ailleurs auraient pu se mettre d'accord sur les cartes à donner aux offices de tourisme mais bon je chipotte).

On est dans la montagne et ça se sent ! La route devient sinueuse, les aplombs nous font faire des écarts pour éviter de cogner le front de Cléo, de plus c'est la basse saison et donc... Il y a des travaux de voiries ! Hahaha. On fait un rallye avec un fourgon, c'est fatiguant mais qu'est ce que c'est beau. Les gorges dans lesquelles nous roulons nous révèlent des ravins humides et touffus, tandis que les falaises nous révèlent l'impossibilité pour la végétation de s'agripper à ces roches brutes et grises. Une dualité qui laisse espérer de belles randonnées.

Un camping-car anglais se met dans notre roue et nous suis comme la moto allemande dans "La Grande Vadrouille. Mais nous n'irons pas dans le ravin, promis ! A la suite de cette belle route très sinueuse nous arrivons à la capitale locale "Potes". En sortant de nos places de conducteurs le Hollandais rigole avec nous de cette conduite sportive qui nous a fait suer le tee-shirt ! Bonne visite à vous les Hollandais roulant.

Potes, joli village, on reviendra, mais pour l'heure il est temps de trouver notre jardin pour la nuit.

Nous allons commencer à vous parler de la vie en fourgon, car ces instants que je vous raconte se déroule après 2 semaines de nuits et vie dans Cléo, donc il est temps de vous parler, de temps en temps de ce que c'est de vivre en fourgon. Peut-être même que certains paragraphes y seront dédiés. Donc en fourgon, il faut trouver un lieu où te garer pour dormir. Ce lieu doit être le plus plat possible, pour ne pas glisser quand tu dors principalement. Ce lieu doit aussi être assez éloignés de la route pour ne pas créer un accident car tu es sur le bas côté. Enfin, ce lieu se doit d'être un minimum agréable et sûr pour que tu puisses fermer l’œil pendant la nuit. Or, nous sommes en montagne, dans la vallée, donc nous sommes dans un corridor et donc les espaces comme il nous est nécessaire de trouver pour dormir sont tous occupés par des aménagements car l'espace plats est rares en ces terres vallonnées. C'est pourquoi, au fil de nos pérégrinations et recherches avec la carte routière, le gps et notre instinct que nous nous retrouvons sur les hauteurs dans un pueblicito qui se nomme "Mogrovejo"

- Mogrovejo -

On s'installe sur le parking (qui n'est pas plat du tout, mais nous avons des cales mouhahaha) et on passe une soirée dans le calme montagnard.... Mais non je déconne! Vous pensiez vraiment qu'un route sinueuse qui monte en fourgon, un hollandais roulant et une recherche au pif d'un lieu de pose allez nous coucher? Eh bien non! On trop faim de marche dans les grands espaces. Alors, on enfile nos chaussures de rando et notre plus beau pantalon décathlon et hop on part pour une petite rando "décrassage" car cela fait assez longtemps que l'on en a pas fait et on a des envies de marche dans ce parc naturel.

Nous partons donc par le haut du village en direction du "Pena Ovieda" qui va nous faire du 700 m en dénivelé positif. Ça grimpe, c'est de la piste, des moucherons excités par le soleil nous agresse le visage au début de la ballade, la forêt devient moins dense pour nous laissé admirer le versan vert et vallonnés au sud de Los Picos de Europa tandis que, au Nord, se dresse, de toute leur taille des pics et crêtes grises sans noms.

Allé, anecdote rigolote : Nous avons été doublé par un 4/4 en montant. Lorsque nous sommes arrivés au pic à 1300 m d'altitude, nous avons rencontré ces conducteurs bien équipés, bien affairés... Oui, nous avons toujours de la chance nous.

C'est l'heure de la sieste pour tout le monde

Cette rando nous aura fait un peu souffler, car ça montait raide, mais on revient à la maison ravis, le soleil sur le visage et en route pour une bonne nuit de sommeil avant celle de demain matin.

Au petit matin, on essaie doucement de se mettre au rythme de nos hôtes, on part faire une nouvelle randonnée sur la route des "Bajo de los Picos". Il s'agit plutôt d'une balade tranquille en forêt qui annonce tout doucement le début de l’autonome en dessous des pics d'Europe. Mais qui dit "balade, forêt et automne" dit cueillette ! Et ce sont les bras chargés de trouvailles qu nous revenons au camion. Notre récolte au bord du chemin promet de nous régaler pour plusieurs jours ! Miam 😀

Pommes, pêches, châtaignes, noix, noisettes et menthe ...  

L'après-midi nous allons visiter la ville de Potes où se prépare la fête des vendanges. Comme je l'ai dit juste au-dessus, on essaie de se caler sur les horaires espagnoles mais ce n'est pas gagné ! Les festivités commencent à 19h et malgré nos diverses déambulations dans la petite ville et une pause dans un café, il n'est que 16h et le ciel se couvre ... On décide de se rendre à Fuente De pour prendre des informations sur les grandes randonnées à faire mais aussi les sommets à gravir !

Nous sommes dimanche et la météo nous stoppe dans notre rythme et on s’apprête à vivre notre première journée de pluie et de froid dans Cléo ... Un nouveau challenge à relever ! Ce sera donc pour nous un dimanche sous la couette ! Le premier depuis une éternité, on ne se souvient plus avoir fait ça depuis des mois...

Pour vaincre le froid et la pluie en camion, on s'assure d'avoir une bonne couette et un jogging bien confortable. On vérifie que notre livre n'est pas sur sa fin, que le PC est bien chargé, et que le disque dur nous réserve une bonne série. Pour réchauffer l'atmosphère on peut également cuisiner des bonnes choses. Et pour se réchauffer en-dedans, on peut aussi se servir un petit verre de rhum offert par des personnes bien attentionnées !

Finalement cette journée n'était pas si horrible que ça... On a pu se reposer ! Direction maintenant un camping pour faire un peu de maintenance (lessive, vaisselle, aération, douche ...) et profiter des services proposés avant de partir en randonnée.

Chanou et Alan se rappellent surement de ce camping ?...
KM
800

Le soleil est de nouveau parmi nous. Ni une, ni deux, on enfile nos T-shirt et pull, notre pantalon (modulable, 3ème génération pour Téo) de bonnes chaussettes et les chaussures de rando, on remplit les gourdes et prépare le pic-nic. On organise nos sac à dos et c'est parti. Nous sommes de vrais panneaux publicitaires discrets pour une marque internationale dont nous tairons le noms (mais on sait que tout le monde à deviné !).

Ce qu'on voit en bas du téléphérique, c'est pas mal déjà ! 

On décolle pour aller au téléphérique de Fuente De ce qui nous permettra de monter 750m de dénivelé positif en 4 min ! Arrivés là-haut, le chemin n'est pas très difficile à trouver. C'est une grand piste où tout le monde s'élance pour sa rando journalière ou pour un trek de plusieurs jours. Tout le monde part au même moment alors, pendant une heure on joue à se doubler avec une famille Norvégienne. Le chemin se rétrécie vers un pierrier qui grimpe assez fort, on devance la famille et la distançons ! Bonne balade.

Le chemin se sépare d'un côté vers la cabana Véronica et d'autres chemins de plusieurs jours, de l'autre un col qui mènera vers le sommet de Pena Vieja. On prend ce chemin, un peu étroit, toujours en pierriers et la montée du col est vraiment très escarpée et raide (sans mauvais jeu de mots).

vue depuis le chemin, passage du col, vue depuis l'autre versant, au loin on voit la mer ! 

Le passage est fait, nous découvrons un nouveau paysage, toujours aussi lunaire... Il n'y a plus de végétation depuis un bon moment déjà. On continue notre chemin vers Pena Vieja. Nous sommes les premiers à passer ici aujourd'hui. Il a neigé cette nuit et aucune empreinte n'est venue s'incruster dans le panorama. Comme une impression d'être les premiers arrivants ... Le rêve !

Le chemin longe les crêtes que l'on voyait en-bas et c'est le moment de grimper pour atteindre le sommet. Je vais mettre des photos, parce-qu'il est difficile d'exprimer notre émotion en ce moment-ci. Aussi parce que notre corps n'as pas encore eu le temps de s'habituer à l'altitude et qu'on en chie pour respirer et grimper en même temps !

Le sommet de Pena Vieja
Sur le chemin des crêtes 
Nous sommes au sommet, 2613m ! 
On est content ! 

Voilà, on est content de nous et d'avoir fait cette superbe randonnée ! Il est encore tôt mais jouons avec Prudence et décidons de revenir au téléphérique pour manger un morceau. Résultat, on a un peu mal aux cuisses et redescendons dans la vallée avec les autres touristes. Demain nous prendrons une autre direction ...

KM
923

Nous sortons de la vallée de Fuente De pour se rendre à Riano, un village qui s'est battu pendant 20 ans pour ne pas finir englouti sous à cause de la création d'un barrage hydraulique... Les habitants ont perdu contre les lobby et résultat 8 villages sont désormais sous l'eau depuis 1987. Ils ont reconstruit Riano et même déplacé une église romane juste au dessus de la rivière ! L'ambiance s'annonce sympa ...! En faisant le tour du village, on ne croise pas âme qui vive pourtant les restaurants sont ouverts. La seule personne que l'on voit s'occupe du musée et de l'office du tourisme et prend tout son temps pour nous expliquer toutes les beautés à faire et voir dans la région !

Ce village est impressionnant, on y trouve des petits immeubles collés les uns aux autres, de nombreuse boutiques fermées et des aménagement pour mettre en valeur les choses typiques de la région. On imagine un réel effort pour rendre attrayant ce lieu. Pourtant, seulement 500 personnes habitent ici à l'année ...

La vue est tout de même très belle !

Mais le lendemain, la météo n'est pas avec nous, direction Léon ! 

- Léon -

La ville de Léon propose un parking Camping-car gratuit pendant 48h. Profitons-en pour visiter la ville et déguster les spécialités de la capitale Européenne de la gastronomie 2018 !

La ville est très réputée pour ses nombreuses églises et c'est vrai qu'il y en a beaucoup ! On découvre aussi qu'elle a été construite sur un ancien campement romain, il en reste quelques vestiges ; que Gaudi est originaire de la région et il a laissé sa marque ; que de nombreuse petites places très sympathiques se cachent dans le dédale de la vieille ville ; que vendredi 12 octobre est férié en Espagne ....

Maison Gaudi et blason de Léon 

- Las Médulas -

Nous nous dirigeons vers les anciennes mines d'or romaines de Las Médulas. Sur la route on s'arrête à Astorga où se déroule une fête du 200ème anniversaire de la bataille napoléonienne. Comme un air de Saint Roch résonne ici ... On prend également de flâner autours du château fort de Ponferrada très réputé pour son état de conservation.

On arrive à Las Médulas et posons Cléo sur un joli point de vue au-dessus du lac de Carucedo. La soirée s'annonce tranquille ... 😀

Le lendemain, nous allons faire une ballade dans la forêt pour rejoindre le centre d'interprétation et office du tourisme de Las Médulas. La ballade est plus longue que prévue mais nous profitons de l’éclaircie pour savourer les couleurs d’automne !

On vous met une photo de Las Médulas... Quand même un peu dég' d'avoir loupé ça ! 
KM
1242

- Orense, capitale galicienne thermale -

Las Médulas promettait une belle randonnée autours de ce site historique et emblématique de l'action de l'homme sur son environnement. Mais ce ne sera pas pour nous... Le mauvais temps nous suit et nous décidons donc de lui jouer un mauvais tour en partant pour les thermes d'Ourense où l'on pourra se réchauffer dans des eaux allant de 30°C à 67°C !

Toujours ces Romains !  Il fait pas beau et froid dehors mais chaud dans l'eau !
Il y a aussi un pont où on peut faire des effets visuels rigolos

On profite deux fois des bains et de la douche qui y est accolée, on se fait avoir par un restaurant pas bon, Claire découvre le jeu "Très futé" et explose l'animateur 3 fois. On ne visite pas la cathédrale car elle est payante et on reprend la route pour aller voir la côte galicienne.


Sous l'oeil de Keops nous traversons un pont romain ... 
  • Sur la route on fait un arrêt à Pontevedra car cette ville est, contrairement à Orense, réputée pour son centre historique très bien conservé. Sous un ciel de plus en plus menaçant, nous nous amusons à un jeu que l'on aime bien : flâner au gré des rues. De belles rues bordées de maisons en granit qui se marient avec la couleur du ciel, les bâtiments sont en effet éclatant de tous ce que le granit permet.
Téo est un pirate !

Une chose étonnante, la ruine d'une cathédrale est accessible ce qui la dévoile sous un tout autre angle...

Bref, on se refait avoir par un resto (c'est pas une réussite ça dans le nord de l'Espagne pour nous) et on repart direction la plage... mais sous la pluie. Nous trouvons où dormir sur la côte Atlantique.

- A Guarda -

Le lendemain nous partons un poil plus au Sud encore pour atteindre A Guarda et visiter des vestiges de leurs Gaulois à eux, des Celtes qui vivaient sur l'embouchure du fleuve Minho pour contrôler le commerce qui entrait par ce territoire... avant que n'arrive les romains bien sûr ! Ils ont alors facilité les transports terrestres, diminuant ainsi l'importance et du commerce maritime, les amenant ainsi, petit à petit, vers leur assimilation totale dans l'Empire Romain. C'est donc au XXème siècle que fut déterrés les restes de la cité qui s’érigeait sur ces hauteurs où habitaient entre 3000 et 5000 personnes tout de même.

On a trouvé l’intrus !

Mais ce qui est assez fou c'est... que l'on voit les côtes portugaises pour la première fois, pour nous deux.

Elles sont là, à gauche, vraiment à porter de nage !

On redescend chercher un lieu où dormir... et on y sera tellement bien qu'on va y rester deux jours. En plus de la farniente et de la baignade classique pour un 19 octobre, nous en profitons pour remettre Cléo à jour, car ces plusieurs jours sous la pluie appellent à un bon coup de ménage.

Nuit / Jour
Apparemment l'eau est à 13° ... Boarf
Petite partie de Molkkï avec nos voisins Jacqueline et Alain 
Et en face les côtes portugaises qui nous appellent pour de nouvelles aventures...