Carnet de voyage

L'Italie du Nord

6 étapes
3 commentaires
De la côte Méditerranéenne jusqu'à la frontière Slovène sur l'Adriatique en passant par la Toscane...
Du 28 mars au 15 avril 2019
18 jours
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KM
175

Au début, on voulait traverser la frontière par les cols de montagne. Mais ceci étant fermés par l'hiver avons donc passé la frontière à Menton sur la côte.

Cet itinéraire nous a amené près de Alassio, au pied d'un parc d'escalade et d'accrobranche. Un endroit charmant, isolé sur une petit colline avec vue sur les Alpes et la mer ! Le lendemain, on se baladera autour avant de repartir vers les parc naturel de Beigua.

On découvre alors le bonheur de rouler sur les routes italiennes... Soit on paie l'autoroute et on peu rouler à une allure normale en passant sur des ponts et dans des tunnels sans arrêt ; soit on roule à 30/50km sur d'étroites routes sinueuses avec des Vespa partout dont les conducteurs n'ont pas froid aux yeux et n'hésitent pas à doubler n'importe quand et n'importe où !

Premier soir venteux 

Nous arrivons à trouver un coin pour passer la nuit dans le parc de Beigua, chose vraiment pas évidente. Et après une ballade dans la zone ornithologique (où on ne verra pas un seul oiseau en plusieurs heures ...) ou prend la route pour Gênes. Cette ville est immense et très curieuse. On y trouve un port moderne qui longe le centre ville médiéval, le plus grand d'Europe, entièrement piéton ! Le labyrinthe de ruelles n'en fini pas de nous égarer ! Nous découvrons le Duomo (on retrouvera le style architectural dans toutes les autres villes que nous visiterons) massive en marbre blanc et noir, inspiré des maures.

On fini la visite par la rue Garibaldi et ses innombrables palais dont 42 sont aujourd'hui au patrimoine mondiale de l'UNESCO ! Et avant de partir, une petite ascension pour voir la vieille ville dans son ensemble. On s'aventure aussi vers la Lanterna, le phare emblématique de la ville de Gênes.


Les palais se font face dans la rue assez étroite ! 
La Lanterna 

La météo est magnifique, on décide d'aller boire un verre en bord de plage. Quelle mauvaise idée de vouloir bouger en camion un dimanche après-midi ! On roule sur la côte pendant 2h30 sans trouver une seule place où se garer !

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265

Nous voilà arriver à Cinque Terre, 5 villages typiques qui se sont fait connaitre grâce à leur charme, l'ambiance village de pêcheur arrêté dans le temps et la beauté des maisons perchées sur les falaises qui tombent dans la mer Méditerranée. On a compris que le stationnement était compliqué en Italie alors on prend les devant en organisant notre itinéraire : On se gare en haut des village et on fait les aller-retour à pied, sur deux jours ! Pas de bol, on loupera un village ... Mais les quatre que nous visiterons vaudront le déplacement, même si le charme paisible d'antan à laissé la place à des défilés de restaurants pour touristes. Le ciel est voilé pendant ces deux journées d'excursion... Jour 2 il pleut pendant que nous remontons au camion. La descente qui mène au dernier village est très raide et les allers-retours d'avant auront raison des genoux de Claire, on capitulera et remontera en bus.

Corniglia et Monterosso 
Riomaggiore
Manarola, en-bas 

Dans les jours qui suivent on dira au revoir à la mer Méditerrannée que l'on a suivi très longtemps depuis le début de ce voyage...

Bye Bye 
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405

Après de nombreuses réflexions pendant la première étape de notre voyage, nous avons émis la volonté de rencontrer d'avantage de gens mais aussi de pouvoir apporter notre aide à des gens et pourquoi pas apprendre des choses en même temps !

Nous avons donc tenté l'expérience HelpX grâce à Léa qui nous a fait découvrir ce système.

On arrive donc chez Martin et Irène, un couple Suisse-Hollandais ! Autant dire qu'on ne parlera pas beaucoup italien mais on testera notre anglais avec leur famille ! Au programme : entretien du jardin après l'hiver et réorganisation des chambres pour l'accueil des futurs hôtes. On partage les repas avec eux, et on se régale : l'un et l'autre sont de fins cuisiniers !

Ils habitent tout près de la ville fortifiée de Lucca, on en profitera donc pour aller la visiter !

Avant d'aller chez des gens, il faut toujours demander la route ! Surtout s'assurer quelle soit praticable en camion, encore plus quand il pleut ! Cléo s'en sort sale mais indemne, mais on a eu très peur... Heureusement Téo est un vrai pilote !

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505

Nous filons tout droit vers San Gimigniano, une petite ville médiévale du XIIIème siècle réputée pour ses tours de gardes. Il en reste 14 sur les 72 qu'il y avait à l'époque. Ici, on découvre la brique qui retient la chaleur du soleil et contraste avec le vert alentour des champs et des vignes.

On se rend compte que c'est la période des classes découvertes !

Le soleil est enfin avec nous après une bonne semaine maussade, il nous donne de l'énergie et nous filons directement à Sienne !

Sienne est restée longtemps la première rivale de Florence aux XIIème et XIIIème siècle pour le contrôle de la région. Pourtant la ville est construite sur trois collines non approvisionnées par des rivière.... Il aura fallu beaucoup de travail pour réussir à lui créer un système d’irrigation adéquate pour alimenter les habitants !

Ici, on garde les briques qui donnent une couleur ocre aux ruelles et un air si chaleureux quand le soleil est présent.

La magnifique et surprenante Piazza del Campo 
au détour d'une ruelle voutée et de forme incurvée 
qui représente les 9 seigneurs de la ville et récupère l'eau de pluie
Et le magnifique Duomo que Claire a pu visiter grâce à une femme qui lui a donné un ticket ! 

On reprend la route pour aller dormir dans la vallée du Chianti.

Magnifique route que celle de remonter la Toscane direction Florence, des collines vertes à pertes de vue. On zigzague entre les champs de vigne et les belles demeures en pierres apparentes. Pour trouver un beau promontoire pour passer la nuit.

Le lendemain le mauvais temps nous empêchera de profiter de la région mais on découvrira tout de même la dernière maison de Léo Ferré où sa femme continue de fabriquer du vin... mais personne n'a répondue à nos coups de sonnettes, nous avons donc continué notre route, gouté du chianti classico dans ce très beau paysage pour arriver à Florence.

KM
735

Nous voici donc a notre lieu de dodo... Ah ben non ! Pour la seconde fois le parking visé (un peu à l'écart, sans barrière et gratuit) est occupé par la foire ! Nous laissons donc les manèges tranquilles et trouvons pas très loin un endroit calme où installer notre maison. Un bus nous mène directement dans le centre et c'est parti pour la découverte de cette ville si encensée. On sort du bus et on aperçoit au bout d'une ruelle ce qui semble être un bâtiment historique (une petite église très certainement) on se dirige donc vers celui-ci nous disant que l'on trouvera donc un office de tourisme.

Mais en débouchant de la ruelle... Nous découvrîmes... Le gigantesque Duomo qui fait la fierté de cette ville et attire des milliers de touristes. Massive, gigantesque, bardée de son noir et blanc, elle occupe toute la place et nous donne des torticolis pour en décelé un maximum de détails car détails il y a dans les sculptures et en nombre !

La Batistère et son gigantesque Campanile
Il y en a du détail ! 

La visite y est gratuite mais... la file d'attente en prime. Florence est réputée pour abriter une grande partie de l'art italien mais les tarifs auront raison de notre curiosité, nous chercheront des musées sur l'Histoire (sujet qui nous anime plus que l'art en peinture ou en sculpture) mais rien y fait on en trouvera pas non plus ici.

Château Vecchio et ses statues massives et détaillées 
Des déesses, du Hercule qui fait des massages au centaure... bref de la mythologie ! 
Vu sur le Ponte Vecchio 
Ponte Vecchio avant lieu de poissonnières mais pour les narines des aristos devenu lieu de commerce de luxe et ça l'est toujours. 
Le Très Massif palais Pitti (d'où venait les aristos qui n'aimaient pas les odeurs de poissons) 
Léonard et une des tortues ninja 
La basilique toujours dans le même style 
Une vielle pharmacie mais toujours en fonctionnement. 

Voilà Florence, une ville aux bâtiments qui montent hauts ce qui donne un effet massif à la ville appuyé par ses bâtiments historiques et ses statues : ici tout est grand et fort.

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1000

On a beaucoup roulé d'un coup pour arriver à Venise, largement plus que nos "2h journalier" que l'on s'était fixé mais on avait une bonne raison... La route change de ce côté de l'Italie, les montagnes laissent place à de larges plaines où poussent ici et là des maisons et des champs. On passera Bologne avec cette très belle phrase du copilote "Là, tu vas prendre la rocade bolognaise !"

En arrivant aux abords de Venise on en perd notre italien, au vue des panneaux on s'en rapproche, mais le paysage ressemble à celui des bourgs bourgeois ... de la périphérie de Rennes. C'est vert, les maisons ont de beaux et grands jardins, on voit fleurir des espaces pavillonnaires. Mais où est donc cette ville sur pilotis ? On se gare, on prend un bus (outch le prix du ticket !.. on est bien en approche d'une des villes les plus visitées au monde), il démarre. La voilà au bout de ce très long pont, on découvre alors l'Adriatique de chaque côté du bus. Le bus se gare à la sortie et on descend. On y est, à Venise... Il y a un peu de monde. Vite on s'active ! On marche d'un pas rapide, on fend la foule, on monte des ponts et on les redescend aussitôt, on traverse des rues étroites où la foule se fait de plus en plus ombreuse, on passe par des chemins qui se terminent au pied de l'eau, demi-tour, on voit un très beau Duomo, pas le temps pour les photos, on est compressé dans la foule, il y a des touristes partout mais on continue, ouf ici il y en a moins, et de moins en moins, on respire et ouf les voilà. On retrouve la copine de Claire : Eva qui est accompagné d'une amie : Claire. Elles nous attendaient pour l'apéro. On s'assoit donc après ce parcours du combattant et commandons un berk vin rouge. Eh oui Eva était là pour le week-end, cela aurait été bête de la rater... on a donc activé pour passer la journée avec elles.

La suite sera plus détente : pâtes, balades et Spritz pour le reste de la journée. Venise est beaucoup plus grande que ce que l'on imaginait, séparée en plusieurs iles il y a vraiment de quoi faire pour flâner comme on aime !

Moins de touristes sur l'ile de San Marco 
Des ponts : plus de 400 dans toute la ville  
Leurs animations papier mâché sont un cran au dessus des nôtres 
Le Duomo 

On s'est même offert ...

Un indice se cache dans cette photo ... 
Une Congole! Euh non une GONDOLE ! 

Alors sachez que c'est très réglementé, il faut avoir une licence et la mairie a statué qu'il ne devait pas y en avoir plus de 433 et ils ont enfin accepté d'ouvrir ça au femme, on compte donc 3 gondolières. En tout cas c'est tout doux et ça repose les pieds la gondole !

Le ciel menaçant nous découragera de revenir le lendemain, mais on aura bien profité de cette ville jusqu'à tard dans la nuit où les rues se font plus respirables et où 'on profite du paysage urbain autrement. En tout cas c'est impressionnant une ville sur l'eau et il y fait pas si chaud du coup.