Voyage de noces en Tanzanie

Notre voyage de noces en détails, mais pas trop !
Du 8 au 22 septembre 2021
15 jours
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Ça y est, tout jeunes mariés depuis 3 semaines, à l'aube de célébrer nos noces de paillettes, il nous tardait de boucler les valises pour partir en voyage de noces !

La veille du départ, petite nuit chez Pierre et Gaia pour faire un dernier gros bisou, mais surtout pour déposer les chats (encore merci pour le cat-sitting).

La dernière bouteille de Champagne qui restait du mariage (et oui il en restait) !

Réveil à 2h, arrivée à l'aéroport de Bordeaux à 3h pour un départ à 5h.

Après 10h de vol avec une escale à Amsterdam, nous voilà arrivés à Arusha, au pied du Kilimandjaro, que nous n'avons malheureusement pas pu voir arrivant de nuit.

On passera juste une nuit dans un hôtel à Arusha, où nous serons récupérés le lendemain matin par la vraie star de ce voyage, notre guide et compagnon de vie (bon pas dans la chambre ouf) pendant 1 semaine à travers la Tanzanie, j'ai nommé le super Punk (photos par la suite).

Les hôtels ici ce sont des tentes, au coeur de la nature, et moustiquaires obligatoires ! 

Voilà une carte que vous situiez à peu près les différents parcs animaliers que nous allons visiter.

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Pour la première journée safari, Punk nous amène découvrir le parc de Tarangire, qui tient son nom de la rivière qui le traverse. Ce parc reste l'un des parcs nationaux animaliers les plus petits du nord de la Tanzanie, avec une superficie de "seulement" 2 850 km carrés.

Sur la route, nous croisons ce petit magasin de statues en bois africaines. 

À l'entrée du parc, Punk nous explique que ce parc est aussi appelé le parc aux baobabs, ou encore le parcs aux éléphants, qui abondent particulièrement ici, comme les touristes ce matin où on ne se retrouve pas seuls.

Pour cause, le parc de Tarangire n'est pas aussi grand que le parc du Serengeti par exemple, que nous entamons le lendemain, c'est pour cela que nous sommes un peu les uns sur les autres. Moins de superficie et moins d'animaux signifient aussi une plus grande densité touristique.

En Tanzanie, une période sèche de mai à octobre, et une saison des pluies de novembre à avril. En septembre, nous sommes donc en fin de saison sèche, vous pourrez donc le voir au fur et à mesure des photos de par la flore notamment.

Premier animal à nous accueillir dans le parc : ce petit singe, appelé le Vervet, ou bien Vervet bleu. Pourquoi bleu ? Oh beh euh... Regardez bien sur la deuxième photo, vous allez trouver tout seul...

Ensuite, nous faisons la rencontre des gazelles, toujours en troupeaux celles-là.

Comment les différencier des impalas, qui leur ressemblent comme deux gouttes d'eau ?

Leurs cornes sont plus courtes, et mâles et femelles en possèdent (ou du moins des bébés cornes). Les impalas, quant à eux, possèdent des cornes beaucoup plus longues, mais les femelles n'en ont pas.

Mais bon, les lions eux ne font pas la différence ! Ça a le même goût...

On vous fait un test plus tard dans le Serengeti.

Rapidement, on commence à croiser des centaines et des centaines de zèbres, toujours accompagnés de gnous bien évidemment.

On apprend alors que les gnous sont aussi appelés l'animal "zero brain" (en anglais : zéro cerveau). Effectivement il parait qu'un gnou c'est pas super intelligent (suffit de regarder Le Roi Lion hein). Par exemple, les zèbres se servent d'eux pour tester le danger. Pour la traversée de rivières, ils laissent le gnou passer d'abord, comme ça s'il se fait croquer par un crocodile bah au moins ils savent qu'il faut pas passer par là. Sympa hein ?

Mais ils ont quand même l'air super potes ! 

En poursuivant, on croise cette gracieuse girafe, on en verra beaucoup plus dans le parc du Serengeti. Au Tarangire, seulement celle-ci.

Puis des lionnes, par ci par là, surtout en haut des arbres...

Bien embarqués dans un Land Cruiser Toyota revisité/modifié/tuné pour le safari, on se sent plongés dans la vie sauvage, tout en restant bien en sécurité. On prend aussi le temps de faire plus ample connaissance avec Punk, qui nous explique des tas de choses sur le parc, sur les animaux, sur sa voiture à laquelle il tient beaucoup, sur l'Afrique en général et sur lui-même.

Et merci Marlène pour le prêt du pantalon safari ! 

Voici les fameux baobabs !

Le nom baobab vient du mot arabe « bu hibab » qui signifie fruit à de nombreuses graines. Outre sa taille très massive qui peut être de plus de 12m de diamètre et atteindre 30m de hauteur selon les espèces, ce sont aussi les ancêtres du monde dont l’âge limite peut atteindre 2 000 ans.

Avec sa forme, le bois mou et spongieux du baobab est constitué jusqu’à 80 % d’eau, d’où son surnom d’arbre-bouteille. La présence d'un grand baobab est le signe qu'à cet emplacement, la nappe phréatique est peu profonde et qu'un puits peut être creusé à proximité. Historiquement, les villages se sont souvent créés autour des grands baobabs.

Ici en période sèche, dépourvu de feuille, le baobab est aussi appelé « l'arbre à l'envers », car avec ses rameaux nus, il paraît avoir été retourné avec ses racines au sommet.

En 2000 ans, ils ont dû en voir passer des touristes...

On les entend de loin et ils sont difficiles à rater. Cette famille d'éléphants au complet a chargé notre journée en émotions.

À l'heure du repas, les vervets reviennent nous voir mais cette fois-ci pour essayer de nous piquer notre nourriture. Ce ne sont pas les animaux les plus cool du parc, même s'ils ont l'air si mignons comme ça !

Et pour finir la journée, une bonne douche et au lit !

Deuxième nuit, qu'on passe au Karatu Simba Lodge, dans la région de Karatu, aux portes du parc du Ngorongoro.

On découvre les décorations "lune de miel" des chambres, au top et pas du tout kitch !

La nuit est rythmée par le bruit des zèbres et des hyènes autour de nous...

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Nous voilà partis pour le Serengeti, dont vous avez surement déjà entendu parler. En terme de superficie, il est le 2ème parc national le plus grand au monde derrière l'Amazonie, et le 1er parc animalier avec ses 14 763 km carré.

Pour y arriver, une longue route, il a fallu traverser le parc du Ngorongoro, où nous reviendrons pour notre dernier jour en Tanzanie, et ensuite traverser de nombreuses plaines Maasaï. Les Maasaï sont le seul peuple autorisé à vivre a l'intérieur des frontières du parc national, de par leur héritage culturel, nous y reviendrons plus tard lors d'un paragraphe entier dédié aux Maasaï.

Nous voilà donc aux portes du parc du Ngorongoro, avant de pénétrer dans le parc du Serengeti. 

Le terme Serengeti vient du langage Maasaï, il était initialement prononcé Siringet. Il signifie "les plaines infinies", exactement c'est un terme qui veut dire "jusque là où on ne peut plus voir", et en effet le parc porte bien son nom. Parfois, pour arriver à un endroit, on pouvait traverser pendant des heures des plaines désertes sans croiser une once de vie.

 Si vous regardez de plus près, vous pouvez observer des Maasaï et leurs troupeaux de bétail.

Au milieu de nulle part, cette porte se dresse devant nous, et c'est le début de 4 jours de safari intense.

Et KARIBU ! Qui signifie Bienvenue en swahili (langue officielle de la Tanzanie).

À l'entrée du parc, arrêt pipi et rencontre fortuite avec une girafe plantée là pour nous accueillir.

Ce rocher vous fait-il penser à quelque chose ?

Imaginez un singe (plus précisément un mandrill, pour ceux qui sont pointus sur les espèces, qu'on ne trouve d'ailleurs pas dans le Serengeti), tenant dans ses bras tendus vers le ciel un lionceau. Alors ? Toujours pas ?

Mais ouiiiiiiii c'est le rocher autour duquel a été tourné le film récent du roi lion ! Enfin il parait, on n'est pas allés vérifier... C'est la grande fierté de Punk et des rangers du parc.

Bon on sait, vous ne les aimez pas beaucoup, nous non plus après avoir connu Shenzi, Banzai et Ed, on ne les aimait pas. Mais une fois qu'on les a vues en vrai et qu'on a entendu leur petit cri, elles sont plutôt attendrissantes, elles galèrent juste un peu à trouver leur bout de viande.

Et en plus son pelage a l'air tout douuuuux ! 

Une famille de lionnes après un bon festin. Punk nous explique que les lions chassent et passent à table une fois par semaine, puis ils se reposent les 6 jours suivants, jours pendant lesquels les autres animaux se promènent dans la savane pendant que le lion n'y est pas.

Beaucoup d'éléphants ici aussi...

Ça, c'est la "hippo pool", on la trouve grâce au bruit et à l'odeur. Et regardez comment ils ont l'air de l'aimer leur piscine...

Ça vous tente une petite longueur ? 

BABOON ! Bah oui, puisque Punk ne parle pas français, on a parlé en anglais avec lui pendant une semaine, donc les noms des animaux parfois on devait aller traduire sur google trad... Et parfois, les noms swahili étaient connus grâce au Roi Lion (oui, encore, beaucoup de références au Roi Lion pendant ce voyage) donc pas besoin de traduction puisque Simba, ça veut dire le lion, Pumba, ça veut dire le phacochère, Mufasa, c'est le lion mâle dominant. Et bien sur HAKUNA MATATA c'est LA phrase touristique qu'on entend partout, ça veut dire pas de souci !

Donc voilà le baboon, et bien évidemment il fallait que ça soit lui l'animal préféré de Pierre... Donc je l'ai entendu crier "Baboon !" pendant 6 jours consécutifs ! Parce que bien sûr, il fallait s'arrêter au moindre baboon qui passait sur notre chemin...

Ba quoi il n'est pas magnifique ce baboon ?  

Alors ? Gazelles ou impalas ?

sɐןɐdɯı̣

Ça, cette petite rivière, c'est l'endroit préféré de Juliette dans tout le parc, vous allez voir elle l'a pris en photo tous les jours.

Des rayures à perte de vue ! En effet en fin de période sèche, les zèbres, alors qu'ils s'étaient réfugié au Kenya, migrent de nouveau vers la Tanzanie pour y passer la saison des pluies. C'est pourquoi on a eu la chance d'en observer tous les jours des milliers, le nombre total dans le parc étant estimé à 250 000.

De beaux derrières à rayures... 

Nous voilà arrivés au Serengeti Simba Lodge, où nous passerons 3 nuits en totale immersion au sein du parc. Interdiction formelle de sortir de la tente une fois la nuit tombée, si on veut se déplacer pour aller prendre un verre ou manger, signaux lumineux avec une lampe torche obligatoires pour qu'un ranger vienne nous chercher accompagné de son petit fusil "au cas où".

Et encore une belle décoration lune de miel au rendez-vous...

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Deuxième jour dans le Serengeti. C'est reparti pour explorer d'autres zones du parc en repassant parfois par des endroits déjà vus, mais avec des ambiances, des lumières et des habitants différents. Et oui, le parc vit et bouge sans cesse !

Un barrage de zèbres...

Encore des baboons ! Vous l'aurez deviné, on est restés là un moment.. Apparement ils cherchaient la direction du Four Seasons ★★★★★.

Vous reconnaissez cet endroit ? Oui oui encore la rivière de Juliette !

Ça, c'est le "sausage tree". Oui vous avez bien traduit : l'arbre à saucisses ! Un met très apprécié par mes amis les babouins !

Plus loin, deux familles d'éléphants s'affrontent ! En réalité ce jour pas de baston, seulement une intimidation et un long débat entre les 2 chefs mâles de chaque clan, auquel on a assisté. Beaucoup de bruit et conclusion du débat : pas de terrain d'entente...

♫ Buffalo soldier, dreadlocked rasta ♫

À la quête du BIG FIVE, on croise un des membres, le buffle !

Ni gazelle, ni impala, qui sont ceux-là ?

Allez joker, ce sont les topi du Serengeti !

Les toilettes, en plein milieu de la savane, le risque de mourir n'est pas de zéro mais on aime l'aventure.

Alors ? Gazelles ou impalas ?

sǝןןǝzɐƃ 

Toujours sur la piste du BIG FIVE, Juliette aperçoit un "lion" dans l'arbre. Ce qui n'a pas manqué d'attirer le rire de Punk, qui nous a prêté ses jumelles pour voir les tâches du léopard de plus près...

Une autruche femelle, vous verrez plus loin, les mâles sont bien plus beaux, comme chez tous les animaux, c'est bien affligeant...

Bon ça c'est le moment où Juliette a pleuré. On voyait les guépards de loin, et les guides, comme ils n'étaient pas nombreux, se sont mis d'accord discretos pour sortir des sentiers, et passer rapidement à côté des guépards pour qu'on les voit de plus près. C'est dans ces moments-là qu'on comprend l'utilité du 4x4, on n'a pas pu rester longtemps, 30 secondes top chrono en hors piste parce que Punk ne voulait pas les déranger, mais ça nous a laissé le temps d'un face à face d'exception, incroyable moment...

Après ce moment riche en émotions, on commence à prendre la route du retour au coucher du soleil, toujours la tête dans les nuages. On a même failli passer à côté de cet éléphant qui jouait à cache-cache.

Et ma rivière au retour le soir, mais sérieusement, elle est pas magnifique ?

Soleil rouge au couchant, on aperçoit des zèbres, vite vite il faut rentrer !

Dans la série des déco kitsch, en voilà une nouvelle... Allez, bonne nuit !

Traduction : Je me sens bien quand tu souris bébé. 
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Pour commencer cette journée, on a assisté à la reproduction du lion, que nous n'avons décemment pas photographiée 🔞.

Mais on vous explique, la procréation chez les lions, c'es tout un protocole. Tout d'abord, le lion se trouve une lionne qui fera l'affaire pour une semaine. La lionne réveille le lion toutes les 10-15 minutes pour qu'il lui fasse la fête. Toutes les 10-15 minutes donc, le lion chevauche celle-ci afin d'essayer d'allonger sa descendance. Cela dure environ 20-30 secondes, il rugit, elle lève les pattes, et c'est fini ! Et ça repart comme ça tous les quarts d'heure pendant une semaine, une semaine sans manger ni boire bien sûr. Ils ont veillé à bien manger avant rassurez-vous. À l'issue de cette semaine, le lion ira chasser, puis se trouver une autre lionne pour continuer... Quelle vie épuisante !

Plus loin, des lionnes et des lionceaux dans une rivière...

Et juste à côté, les mâles viennent de manger.

Donc étape d'après, on découvre les techniques de la fameuse chasse, et dans ce cas précis, celle du zèbre (RIP).

Femelles et mâles s'attèlent donc à la recherche d'une proie, contrairement aux idées reçues, le mâle aussi chasse. Mais la population de lions étant principalement constituée de femelles, c'est proportionnellement plus souvent une lionne qui donne le coup final.

Par contre, le mâle a le privilège un peu sexiste de manger en premier, les femmes et les enfants après. Et pour finir, le mâle étant bien sûr supérieur physiquement (lol), c'est lui qui garde la carcasse pour la protéger des petits coquins de prédateurs et charognards qui pourraient venir essayer de la piquer.

Les lions mâles peuvent avaler jusqu'à 40kg de viande en un seul repas (un demi-zèbre grosso merdo).

Et c'est la gueule grande ouverte et le ventre explosé que commence la longue sieste...

Et ouais, encore ma rivière !

Une nouvelle "hippo pool" non loin des "toilettes publiques". On descend du 4x4 pour aller leur faire un coucou. Ce qui n'est pas représenté sur ces photos, c'est qu'après, en sortant des toilettes, on s'est retrouvés nez à nez avec une dizaine de lionnes qui cherchaient quelque chose à se mettre sous la dent... Moment de panique, mais avec la présence d'un ranger, posté ici avec son fusil pour assurer la sécurité des toilettes, Punk nous a assuré qu'on ne craignait rien.

Alors ? Gazelles ou impalas ?

sǝןןǝzɐƃ 

On retrouve à nouveau un vervet.

Et une maman éléphant et son petit...

Ici, deux pumbas ! Pierre les adore.

De bons plats locaux préparés par le Lodge, troooooop bon !

Puis Pierre a trouvé rigolo de coincer sa tête dans une mâchoire d'hippopotame mort.

À gauche, des topis du Serengeti, à droite, un waterbuck (c'est le nom que Punk nous a sorti, mais on n'a pas trouvé d'équivalent exact en français), toujours dans la famille des antilopes, tout comme les gazelles, les impalas et les topis, mais avec une taille beaucoup plus imposante.

Vous voyez ce marabout ? Vous sentez qu'il va se faire bouffer ? On n'est pas restés pour savoir comment ça finissait...

Pour le plus grand bonheur de Juliette, cette famille nombreuse de girafes nous a invités pour l'heure du repas, mais il fallait qu'on rentre avant le soleil alors on a préféré décliner l'offre.

Toujours dans la lancée des pétales de roses...

Traduction : Tu es le seul pour moi. 

Et un petit coucher de soleil/piscine/bière pour clôturer la journée.

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Levés avec le soleil, pour quitter le Serengeti et dire au revoir à cette nature grandiose.

À première vue, trop mignon ce câlin, bon en fait ce sont deux mâles qui se battent pour la femelle...

Et bye bye ma rivière, promis c'est la dernière fois que vous la voyez.

Nous voilà embarqués dans une réserve Maasaï.

Les Maasaï sont un peuple d'éleveurs et de guerriers semi-nomades d'Afrique de l'Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie.

Nous avons pu visiter un village Maasaï où le chef parlait un peu anglais. On a pu découvrir leur culture.

Bien que les gouvernements kenyan et tanzanien aient tenté de faire adopter un mode de vie plus sédentaire aux Maasaï et que ces derniers aient été dépossédés d'une partie importante de leurs terres, ils restent attachés à leur culture et à leur mode de vie. En effet, ils vivent encore aujourd'hui dans des villages en autarcie, en pleine savane et en harmonie avec la nature, qui est la base de leur religion. Ils ont le droit de faire paître leur bétail dans les parcs nationaux et entament de grandes migrations à travers les deux pays lors des changements de saisons.

Leurs villages sont constitués de petites maisons temporaires, faites de branches, d'excréments d'animaux et de boue, qu'ils reconstruisent à chaque fois qu'ils migrent et fondent un nouveau village. Celui-ci est organisé d'abord avec les maisons autour, formant un cercle, des barrières de branchages épineux comme clôture, et un enclos intérieur au centre du village est présent afin de protéger le bétail des prédateurs.

Les Maasaï ne chassent pas (sauf le lion lors des rites d'initiation, qui restent rares), et la vie traditionnelle s'organise principalement autour du bétail, qui constitue leur principale source de nourriture. La richesse d'une famille Maasaï est déterminée par son nombre de vaches.

Ils participent donc à la préservation des animaux sauvages, d'autant plus qu'ils sont les premiers organisateurs des réserves de faune, car ils organisent des feux de brousse, visant à débarrasser les plaines des hautes herbes sèches et refaire pousser de la nouvelle herbe pour nourrir les animaux sauvages.

Aujourd'hui, une partie des représentants de l'ethnie vit directement du tourisme de leur culture et de leur image, afin de redistribuer les profits qui en sont tirés à leur peuple : visites de village, vente d'artisanat, organisation de spectacles...

Des tentatives d'expropriation des terres menacent à nouveau les populations Maasaï de Tanzanie depuis 2013, et nombreux sont ceux qui ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour le style de vie occidental. Les Maasaï ont donc lancé une pétition mondiale afin d'attirer l'attention des citoyens du monde sur la mise en péril de leur culture.

Au cours de notre visite, on a visité une école (de 8 élèves à peu près), on a participé à une danse de cérémonie d'accueil (et si vous nous connaissez un peu, vous savez qu'on n'est pas de très bons danseurs), à la conception du feu du village et on est même passés par le stand bracelets Maasaï comme tout touriste qui se respecte.

Regardez, c'est nous, les fameux touristes.

 Et ils ont même voulu réquisitionner Pierre comme médecin du village pour avis médical sur les enfants.

Là, ce sont les Maasaï conduisant les troupeaux de bétail vers de nouvelles pâtures.

Et aux portes du parc, à la sortie, les copains de Pierre sont là pour nous recevoir...

Nous revenons au Karatu Simba Lodge, où nous avions passé une nuit à l'aller. Là, un coucher de soleil suivi d'un petit brasero que Pierre affectionne particulièrement.

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Dernière étape du safari : l'aire de conservation du Ngorongoro, inscrite au patrimoine mondial.

Avec un diamètre de plus de vingt kilomètres et une superficie de 326 km carrés, le cratère du Ngorongoro est la première caldera intacte et non submergée au monde. La caldera constitue un cratère, aujourd'hui éteint, qui s'est formé à la suite de l'effondrement d'un volcan sur lui-même lorsque sa chambre magmatique s'est vidée au cours d'une éruption volcanique.

Pour mieux comprendre, une carte topographique du massif du Ngorongoro, avec le cratère au centre.

C'est un tout autre paysage que nous traversons pour monter jusqu'au bord du cratère du Ngorongoro. Avant de descendre, un point de vue imprenable sur cette caldera circulaire immense, au coeur d'une végétation très dense.

Puis, arrivés en bas, nous atterrissons à nouveau au milieu de plaines sèches.

Toujours à la quête du Big Five....

Le BIG FIVE est composé du lion, du léopard, de l'éléphant, du buffle et du rhinocéros. Cette liste à compléter, c'est un peu le graal de tout safarien. Le terme Big Five (Cinq grands) est employé par Ernest Hemingway dans sa nouvelle Les Vertes Collines d'Afrique. Il désigne non pas les 5 animaux les plus grands, mais fait référence à la difficulté de leur chasse.

Nous partons donc à la recherche du dernier animal manquant pour compléter notre liste, et si vous avez bien suivi vous savez qui il est... Allez on y croit !

Au coeur du cratère, un grand lac, bordé de troupeaux d'animaux, venus pour boire ou se baigner.

Les petits nouveaux, que l'on n'avait pas encore croisés !

Encore des buffles.

Le midi c'est arrêt au bord du lac, et pic nic dans la voiture. Oui parce qu'ici, si tu sors pour manger ton casse-croute dehors, tu te le fais piquer par de gros oiseaux, les milans noirs, pas commodes du tout. Alors mieux vaut manger à l'abris et sortir se promener après !

Depuis le bord du lac, on aperçoit quelques hippopotames dans l'eau, et Pierre ne pouvait pas manquer cette magnifique occasion de grimper dans l'arbre pour les observer de plus près.

Et là, vous voyez comme il se fond dans le paysage ?

Avec son bracelet Maasaï là... 

Voilà le mâle autruche, qui dormait au milieu de la route... Et on dirait pas comme ça mais avec ses grandes cuisses super musclées, il court très très vite pour se carapater.

Et le clou du spectacle pour couronner cette dernière journée : 2 Mufasa étendus sur le bord du chemin nous tournent le dos pour profiter des derniers rayons lumineux de la journée. À couper le souffle !

Pierre a essayé de les attirer avec les croquettes piquées à Moukate mais ça me semble être peine perdue.

Et nous avons le regret de réaliser que notre Big Five ne sera pas complet. Et oui, en saison sèche, très peu de rhinocéros arpentent les parcs, car ils préfèrent sortir lors de la saison des pluies, eux qui adorent l'eau.

Donc pas de chance, il va falloir revenir... Avec nos enfants nous a suggéré Punk !

Et comme si c'était une évidence, les copains de Pierre viennent lui dire au revoir (bon en vrai ils sont plutôt venus pour détruire la voiture de ce pauvre ranger, et oui fallait la garer ailleurs).

On quitte les paysages de savanes des parcs, pour retrouver ceux de la ville, et du KFC local (j'ai nommé Karatu Fried Chicken) !

Une petite surprise nous attend pour notre dernière soirée au Lodge. Pendant que nous terminons de manger avec Punk, seuls tous les 3 dans le restaurant, les équipes de l'hôtel ont tenu à nous remercier d'avoir été de supers clients (en vrai ils ont plutôt tenu à nous remercier d'avoir réserver notre voyage de noces entièrement dans leur chaîne). Ils sont tous sortis des cuisines avec un gâteau portant l'inscription "Kwa Heri", signifiant "au revoir" en swahili, et en nous chantant une chanson africaine d'adieux.

Meilleur voyage de noces de tous les temps !

 Bon, on n'a pas réussi à finir ce gâteau, on n'a pas l'appétit du lion.
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Avant de décoller, une petite compilation des petits déjeuners de Pierre, juste pour le plaisir.

Les adieux avec notre Punk préféré furent rudes.

Départ pour Zanzibar imminent !

On a fini par le voir ! D'un peu loin et sans effort c'est vrai...

Le mont Kilimandjaro pour ceux qui n'auraient pas suivi... 

Arrivé de nuit, changement d'ambiance, on laisse les chaussures à l'entrée pour une semaine les pieds dans le sable blanc à siroter des cocktails au bord de l'eau. A demain !

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Au réveil, plus de plaine infinie peuplée d'animaux sauvages, mais des plages de sable blanc et des cocotiers à perte de vue !

Contrairement à la partie continentale qui est principalement catholique, sur l'île de Zanzibar, territoire tanzanien, la population est en majorité musulmane. Avant de fusionner avec la République de Tanganyika pour former la Tanzanie en 1964, et avant ça d'appartenir au Royaume Uni, Zanzibar était en effet un pays d'influence islamique suite au commerce de marchands arabes qui s'y installèrent vers le 10ème siècle.

Ce qui signifie mosquées à tous les coins de rue, et réveil à l'aube (4h-4h30 environ) tous les matins par le muezzin !

On commence par profiter de l'hôtel et de la piscine...

Puis on va faire un tour dans l'Océan indien...

Tout ça avant le déjeuner.

Et petite promenade le long de la plage le soir pour aller jusqu'à Paje, la ville la plus proche.

L'eau est bonne, pas trop de monde sur la plage, de quoi bien se reposer et se remettre d'une semaine mouvementée de safaris.

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Changement d'hôtel et changement de ville pour monter plus vers le nord, à Matemwe.

Matemwe, c'est la dernière ville sur la côte nord-est avant de monter vers les villes de Nungwi et de Kendwa, où l'ambiance est beaucoup plus à la fête Ibiza/cocktails et touristes pimpés ! Donc dernière ville au calme et vraiment dans l'ambiance repos/voyage de noces.

Réveillés chaque matin par le bruit des vagues avec, en se levant, une vue magnifique depuis notre chambre.

Un petit tour dans l'eau dans ce cadre typique de l'île.

Et hôtel au top ! Quand tu sors de la piscine, t'as juste à faire deux pas et hop, t'es sur la plage.

Le sable est tellement fin qu'il ressemble à de l'argile.

Et le rendu est magnifique.

Le petit bémol, c'est touuuuus ces oursins, oui oui on a eu plusieurs soucis à quelques reprises, qui ont nécessité du charcutage de pied.

Juliette est prise au piège.
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18 septembre, aujourd'hui c'est l'anniversaire de Juliette ! Pour fêter ses 25 ans, quoi de mieux qu'une journée snorkeling autour de l'île de Mnemba ?

On grimpe dans le bateau et cap sur l'île !

Le capitaine nous a même préparé des fruits à foison !

Terre en vue !

On jette l'ancre.

Je crois que là je suis dans mon élément...

Et bien sûr, on en profite pour une petite bronzette sur le bateau.

Cette eau magique autour de nous...

Et retour en fin de journée...

... pour profiter d'une soirée resto et Lambrusco (oui bon ça va on est à Zanzibar, faut pas trop en demander niveau vin de qualité).

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Journée excursion dans le Nord de l'île, avec un premier passage dans une réserve de tortues/piscine naturelle où s'écoule la mer, où on a pu se baigner au milieu des petites tortues de mer, qu'on a toutes surnommées Lulu la tortue. Comme vous pouvez le voir ici, Pierre s'est fait de bonnes copines et elles lui ont même appris la brasse tortue. Apparement, pas facile...

Ça, c'est la plage de Nungwi. On a payé $5 pour une heure de transats mais c'était joli !

Et ça c'est la plage de Kendwa, avec les fameux dhow, ce sont des voiliers traditionnels. Les premiers dhow remontent à l'époque des premiers navigateurs marchands arabes, qui les utilisaient le long de la côte Est-africaine pour le commerce d'or, d'esclaves, de carapaces de tortues, d'ambre gris, d'ébène et d'ivoire sur la première route de l'encens.

On a piqué une tête. Température de l'eau : 26 degrés, ça va on y rentre facilement.

Et retour à l'hôtel après le coucher de soleil pour la dernière nuit avant le départ...

Bon, en vrai Zanzibar c'est magnifique, d'ailleurs on n'a jamais vu une eau avec une telle couleur (sauf depuis qu'on est ici en Polynésie), la nature est magnifique, mais en réalité, c'est une île qui souffre beaucoup du tourisme de masse. Zanzibar c'est une côte magnifique privatisée par des hôtels de luxe, ce qui prive les populations locales, qui vivent déjà dans la misère, d'y accéder et on n'a pas eu vraiment de coup de coeur pour cette île. Cela contraint malheureusement la population locale à mendier et ça fait qu'on n'a pas pu se retrouver 5 minutes tous les deux sur la plage, sans se faire accoster pour qu'on nous vende des souvenirs, des tours en bateau, des massages, du cannabis (apparemment on a la tête du client)... Cela ne fait que renforcer le cercle vicieux et pousse les touristes à rester enfermés dans leurs hôtels, c'est d'ailleurs ce qu'on a souvent fait. Rajouté à cela, c'est un tourisme qui est beaucoup tourné vers la fête, ce sont des touristes jeunes, qui viennent pour sortir, clubber et boire à flot. Nous on n'était pas vraiment là dans cet optique donc on a un peu été déconcertés parce qu'on ne s'attendait honnêtement pas à ça.

Voilà, c'est dommage parce que c'est une île qui a l'air belle et riche en histoire, donc vous comprenez qu'on a largement préféré notre semaine de safaris et qu'on ne conseillerait pas Zanzibar. Après, ça ne nous a pas empêchés de profiter au maximum de ce voyage de noces et de ce que l'île et sa population avaient à nous offrir pendant cette semaine, et on est rentrés ressourcés et on en a pris plein les yeux !

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Après une annulation de nos vols Zanzibar - Dubai, Dubai - île Maurice, île Maurice - Réunion pendant qu'on était en Tanzanie, on a finalement réussi à réserver les vols Zanzibar - Nairobi, Nairobi - Paris, Paris - Réunion. Oui oui, c'est très logique. Nous voilà partis pour 36h de vol dont deux nuits dans l'avion, pour revenir pas si loin de la Tanzanie...

Mais heureusement, Anouk, Yann, Jacqueline et Ragnar sont là pour nous accueillir pour notre semaine réunionnaise avec un bon rougail morue !

On s'arrête là, en vous remerciant tous du fond du coeur pour vos participations à ce voyage de noces d'exception. On pense à vous tous depuis l'autre bout du monde et on vous embrasse affectueusement.

Juliette et Pierre, rédacteurs de blog à leurs heures perdues.