Carnet de voyage

Juju et Pierrot en Polynésie française

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Dernière étape postée il y a 60 jours
'ia ora na ! Nous voilà partis pour un moment en Polynésie française. Nous créons ce carnet de voyage afin de partager avec vous nos aventures à l'autre bout du monde !
Du 1er novembre 2021 au 1er novembre 2022
366 jours
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Publié le 16 novembre 2021

Après un train Bordeaux-Paris CDG, un avion Paris CDG-Vancouver et un autre avion Vancouver-Tahiti, nous voilà arrivés à Papeete, la grande ville sur l’île principale de la Polynésie française, Tahiti.

Aéroport de Tahiti Faa'a - Maeva, ainsi que Manava, signifient Bienvenue en tahitien.
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Publié le 17 novembre 2021

À Papeete pour 2 jours, on a d’abord fait un tour de la grande île, Tahiti Nui, et nous avons laissé la petite île, Tahiti Iti, pour une prochaine fois.

La vue depuis notre airbnb a Pirae. 

On a commencé notre balade par la plage de sable noir de la Pointe Vénus.

Ensuite on a fait un tour à la plage du trou du souffleur, dans le nord de l’île.

On est allés voir une cascade toujours dans le nord de l’île, entre Papenoo et Tiarei.

Puis le jardin botanique de Tahiti, à Papeari dans le Sud de l’île.

Et pour finir, le soir, un petit coucher de soleil depuis le jardin de Paofai à Papeete.

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Publié le 17 novembre 2021

Pour notre deuxième journée sur l’île de Tahiti, on a décidé de prendre un catamaran, départ à 5h30 pour Tetiaroa.

3h de catamaran aller direction nord, ça bouge pas mal et ça donne bien le mal de mer…

L’île de Tetiaroa est en réalité un atoll, le seul atoll de l’archipel des Îles du Vent. Un atoll c’est un récif de corail bas qui entoure un lagon, il n’y a pas d’île centrale. Les îlots qu’on voit autour de ce lagon sont appelés des motu. Tetiaroa est une des rares îles qui n’a pas de passe (entrée dans la barrière de corail qui laisse entrer et sortir en quantité l’eau de mer). En conséquent, elle reste bien préservée car les bateaux ne peuvent pas accoster autour des motu.

On s’arrête donc là en bateau, oui oui, au milieu des requins, et on monte dans l’annexe qui nous amène jusqu’à la plage.

Arrivés sur l’île, la capitaine du bateau nous fait un petit briefing.

Sur cette île, pas d’habitant, seulement un hôtel, le Brando, et une piste d’atterrissage. Et oui, cette île fut pour la moitié propriété de Marlon Brando (qui l’a découverte pendant le tournage du film Les Révoltés du Bounty). C’est son fils, Teihotu Brando, qui exploite aujourd’hui cette partie de l’île. L’autre moitié est propriété de l’Etat, donc autorisée aux visites touristiques. En 2014, le groupe Pacific Beachcomber construit donc l’hôtel de luxe le Brando, seule construction sur l'île, et reverse en contrepartie 5% à la descendance de Marlon Brando.

Petite précision : En Polynésie française, il est interdit d’acquérir une île, Marlon Brando n’est donc pas propriétaire mais a signé un bail de 99 ans en 1966. Reste plus qu’à se positionner pour 2065…

On entame donc un petit tour du premier motu…

…pour arriver au centre de l’île, vue sur le lagon aux nombreuses nuances de bleu…

Le motu qu’on voit en face est appelé l’île aux oiseaux. C’est une réserve ornithologique où résident pleeeeeeein d’oiseaux, et Pierrot ne s’est pas privé d’aller les embêter un peu.

On serait bien restés là pendant des jours… 
Petite baignade dans la grande piscine... 

Voilà, les seuls points négatifs de cette journée : l’eau un peu trop chaude, et les coups de soleil avec toute cette réverbération ne rigolent pas du tout !

Et puis après une belle découverte dans cet endroit magique, retour au catamaran, repas local tahitien, puis petit saut dans l’eau pour un moment de nage avec les requins, avant de remettre les voiles.

Et avant d'arriver, coucher de soleil sur Moorea, la journée fut haute en couleurs.

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Publié le 19 novembre 2021
Vue du récif corallien depuis l’avion en arrivant au dessus de Raiatea et Tahaa, qui forment un seul et même lagon. 

Au revoir Tahiti, bonjour Raiatea, ou plutôt ‘ia ora na Raiatea.

Départ de l’aéroport de Tahiti Faa’a pour l’île de Raiatea avec la compagnie Air Tahiti. Nous quittons donc l’archipel des Îles du Vent (Tahiti, Moorea, Tetiaroa…) pour l’archipel des Îles Sous le Vent (Raiatea, Tahaa, Bora Bora, Huahine, Maupiti…), qui à eux deux forment les Îles de la Société.

Arrivés dans notre premier logement, un Airbnb dans l’ouest de l’île, dans la baie de Pufau.

Dès le lendemain, premier jour de boulot pour Pierre à l’hôpital d’Uturoa, seule grande ville de l'île.

L’hôpital d’Uturoa est le seul hôpital pour tout l’archipel des Îles Sous le Vent. 

À la sortie du travail, Juliette est venue me chercher à l’hôpital et on a filé dans l’Est direction le marae de Taputapuātea.

Un marae est un espace cultuel sacré, cérémoniel et politique. Celui de Taputapuātea est le premier et le plus grand de toute la Polynésie française, il est considéré comme le coeur de la culture polynésienne, et donc le berceau de la civilisation Ma’ohi.

Taputapuātea se situe au centre du "Triangle polynésien", immense étendue maritime constellée de petites îles éloignées comprises entre Hawaii, l'Île de Pâques et la Nouvelle Zélande. Occupée par l'ancienne civilisation Ma'ohi, elle serait la dernière région à avoir été peuplée par les sociétés humaines il y aurait environ 1000 ans.

Carrefour religieux, intellectuel, culturel et politique rassemblant tous les archipels du Triangle polynésien et au-delà, Taputapuātea a été le centre d'expansion et de convergence de réseaux de lignage et de souveraineté s'étendant à une échelle considérable, plusieurs siècles durant.

Les vestiges du site ont joué un rôle primordial dans l'historie immémoriale du peuple Ma'ohi, il s'étend sur près de 6 ha. Le marae a seulement été inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 2017.

Les alentours du marae étaient bien mignons, avec des petites plages et des cocotiers, et Pierre s'est exercé au va'a fictif (le va'a c'est la pirogue, grand sport polynésien).

En rentrant, sur la route de l’Est, on a évité les gouttes mais tout ça à travers un ciel orageux magnifique.

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Publié le 19 novembre 2021

Alors notre nouvelle passion c’est de prendre le canoë que Nacha et André (notre famille adoptive d’ici, on vous en reparle plus tard) nous ont mis à disposition, et de partir au motu Tahunaoe, en face de la baie de Pufau et de la pointe Miri Miri.

Départ depuis notre petit ponton, embarcation dans le canoë et hop ! En 10 minutes (5 quand c’est Pierre qui pagaie), on atterrit sur ce petit motu désert.

Du coup forcément au rendez-vous : plage de sable blanc sur le lagon, petite forêt de cocotiers, snorkeling pour dire coucou aux poissons, aux raies, même aux requins et encore plus rarement on aperçoit les dauphins pas loin.

LA vue sur Bora Bora qui a la classe. 
Petit coucher de soleil sur le motu. 
La vue sur Tahaa qui fait aussi la différence. 

Voilà nos nouvelles copines.

Et ça c’est la petite fierté du moment, le décorticage de noix de coco à la main, et ouais, tu ramasses ta noix de coco par terre, il te faut une branche qui dépasse, un peu pointue pour enlever la fibre de la coco, ensuite quand t’as récupéré la noix, tu tapes sur ta coco avec un bâton (de préférence un bâton de filao, c’est plus dur), et bim ! Là tu bois ton eau de coco, tu peux aussi manger la chair de coco ou la râper, mais bon là il faut un peu plus d’ustensiles… et on préfère garder le peu de place sur le canoë pour ramener les Hinano !

Et le retour au ponton pas trop tard pour pas finir dans la nuit avec les requins...

Et quels couchers de soleil... 
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Publié le 20 novembre 2021

On s'est attaqués au point culminant de l'île de Raiatea (ce qui est en fait quasiment la seule randonnée ici à Raiatea, accessible par plusieurs chemins en revanche), le Mont Temehani, 1017 mètres d'altitude, de quoi se faire un peu les cuisses.

Ici, ils disent "tu n'as pas visité Raiatea si tu n'as pas monté le Temehani"... Donc on y est allés.

Le chemin débute juste derrière chez nous, 3h de marche aller - 3h de marche retour. En grimpant, on aperçoit le lagon qui entoure Raiatea et Tahaa, et au milieu des nuages, l'île de Tahaa.

Pas trop mal la vue, mais un peu nuageux. Il faut dire qu'on entame la saison humide, donc il pleut souvent.

En Polynésie, deux saisons dans l'année : la saison sèche, ou hiver austral, qui va d'avril à octobre, la meilleure pour profiter du soleil tout le temps; et la saison humide, ou été austral, c'est la saison des pluies, très humide et un peu plus chaude, elle va de novembre à mars. Mais en général, il fait entre 24 et 30 degrés toute l'année. Et peu importe la saison, on la préfère à votre mois de novembre qui commence, vous qui êtes en métropole !

Donc voilà, une vue depuis le sommet de Tahaa au large de Raiatea, un peu couverte mais le lagon et ses couleurs restent magnifiques.

Une petite cascade qui croise le chemin et le rend un peu (beaucoup) glissant. On a fini plus d'une fois les fesses dans l'eau.

Et pour finir, on vous présente la tiare 'apetahi (sclerotheca raiateensis), l'emblème de l'île de Raiatea. Elle se caractérise par sa forme de fleur "coupée en deux" avec 5 pétales. C'est le seul endroit où elle pousse, en haut du Mont Temehani, elle est en voie de disparition et nous ne trouvons qu'un seul plant accessible au public et protégé par des grillages et des panneaux d'avertissement. Des tentatives de boutures ont été entreprises mais il parait qu'elles ont toutes échoué...

D'après la légende, c'est une femme, Apetahi, qui, par chagrin d'amour pour son mari pêcheur (alors selon les légendes, soit il est mort, soit il a été infidèle, vous choisissez), se serait coupé la main pour se vider de son sang et se laisser mourir en haut du mont Temehani. À la place aurait poussé la tiare apetahi (apetahi signifiant "qui regarde sur le côté"). La fleur, à la forme d'une main, représenterait donc la main de Apetahi, qui demeure ici pour rappeler sa présence.

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Publié le 21 novembre 2021

L’avantage de commencer tôt ici (7h30), c’est qu’on finit tôt (15h30 maximum quand on fait du zêle), et donc on a un peu de temps libre en semaine.

Cette fois ci après le travail, direction le jardin botanique situé dans l’est de l’île, à Faaroa, l’occasion d’apprécier la flore luxuriante endémique de l’île à travers une balade bien aménagée.

Les espèces végétales présentes sont principalement des essences ornementales herbacées communes (alpinias, héliconias…), des arbres fruitiers et des palmiers. Quelques plantes endémiques ont également été ajoutées au jardin.

L'histoire des fruits tropicaux de Tahiti se confond avec celle des hommes qui peuplèrent la Polynésie.

En réalité la flore de Polynésie a subi plusieurs évolution au cours de l’histoire. Ces îles étant volcaniques, la végétation qu’il y a aujourd’hui n’est pas arrivée toute seule ni d’un seul coup.

- Dans un premier temps, il y a eu une grande importation grâce à l’arrivée des premiers habitants polynésiens, sur leurs fameuses pirogues, depuis l’Asie du Sud-Est il y a plus de 15 siècles. À ce moment-là, ils amenèrent avec eux bananiers, cocotiers, l’arbre à pain, la canne à sucre…

- Dans un second temps, il y eut une seconde vague, de loin la plus riche. Elle correspond à la phase de découverte, d'exploitation et de colonisation de cette région du monde par les Européens. C'est elle qui amena la goyave, le pamplemousse, la mangue, la carambole, le ramboutan, le mombin, etc…, essentiellement d'Amérique du Sud et d'Asie du Sud-Est. Depuis le célèbre explorateur anglais James Cook, qui introduisit, affirment les historiens, l'orange, le métissage de la végétation pré-européenne avec les espèces importées n'a jamais cessé, souvent au détriment de la flore endémique. D'où le fait qu'aujourd'hui, à Tahiti et dans les îles polynésiennes, on trouve quasiment tous les arbres fruitiers qui croissent autour de la ceinture tropicale. Cependant, à la base, il n’y avait initialement pas de fruits tropicaux.

L’arbre à pain, le « uru » en tahitien, a une grande histoire ici puisque c’est cet arbre qu’ont convoitisé les premiers colons européens à la fin du XVIIIe siècle, le fruit de l’arbre à pain étant le fruit principal utilisé pour nourrir les esclaves des Antilles. Il est à l’origine de la célèbre mutinerie du Bounty (cf le film Les révoltés du Bounty).


En 1787, un navire anglais, le Bounty, commandé par le capitaine Bligh, part chercher ces précieux arbres à Tahiti, d'où ils sont originaires, pour les ramener à la Jamaïque. Mais l'expédition ne se passe pas comme prévu. Ne parvenant pas à doubler le cap Horn, Bligh se résout à traverser l'océan indien par le Cap de Bonne Espérance.

Au prix de rationnements drastiques, il arrive enfin à destination au terme d'un périple de 50 000 km. Une fois sur place, Bligh parvient, après plusieurs mois de troc avec les indigènes tahitiens, à réunir une cargaison de plus de 1000 spécimens d'arbres aux pains. Mais suite à un violent différent avec ses officiers sur les conditions de ce troc, une mutinerie éclate. Expulsé du navire avec quelques marins, sur une chaloupe surchargée, Bligh, excellent navigateur, parvient à rejoindre l'actuelle île de Java, au terme d'une errance de 8 300 km. De retour en Angleterre, il reçoit le commandement d'un nouveau bâtiment, retourne à Tahiti, ramène des arbres à pain en Jamaïque, où ils ne connurent guère de succès, les habitants de cette île des Antilles lui préférant la banane plantain. Tout ça pour ça…

Le fameux uru. 

On s'est même ouvert une petite noix de coco. Bon ok, on n'avait pas encore la technique... cf plus haut la noix de coco de Juliette.

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Publié le 22 novembre 2021

Île soeur de Raiatea, avec qui elle partage le même lagon, elle est aussi appelée l'île de la vanille.

Pour profiter pleinement de tout ce que l’île a à nous offrir, nous avons choisi un tour guidé en bateau avec la compagnie ARE TOUR. Au programme : Visite de la vanilleraie Fare Vanira, de la rhumerie Pari Pari, snorkeling dans un jardin de corail, visite de la ferme perlière Love Here Pearl Farm (« here » signifiant amour en tahitien, cet endroit s’appelle donc amour amour ferme perlière), cuisine et déjeuner sur un motu privé les pieds dans l’eau, visite chez les requins à pointe noire dans le lagon, puis retour au port de Raiatea en fin de journée.

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1ère étape du tour donc, visite de la vanilleraie où on a pu découvrir toute les étapes de la production de la vanille, appelée aussi l’or noir du Pacifique.

On nous explique d’abord la première étape : la culture. Le vanillier est une plante de la famille des orchidées, ayant la forme d'une liane et vivant à l'état sauvage en milieu forestier tropical humide. À l'état sauvage, il vit et s'accroche sur des supports (troncs d'arbres). Les lianes sont plantées par bouturage dans du compost végétal au pied d'un tuteur qui leur servira de support. On différencie deux types de tuteurs : le tuteur artificiel avec poteau en bois ou ciment, et plantation sous ombrière; et le tuteur vivant : plantation traditionnelle dans la foret avec un arbuste servant de support à la liane. Ici c’est cette méthode qui a été choisie par la vanilleraie Fare Vanira.

Ensuite, la deuxième étape : la floraison suivie du mariage. Il faut attendre en moyenne deux à trois ans avant que la liane puisse produire ses premières fleurs (donc un petit conseil, si tu veux te lancer aujourd'hui, prévois bien une rentrée d'argent entre temps pour pas finir sur la paille...). Elles apparaissent par balais (grappe de 10 à 12 bourgeons comme sur la photo) pointant à la naissance des feuilles. La floraison s'étale sur 3 mois environ pour une période comprise entre juillet et septembre et ceci une fois par an. Ensuite, on a le mariage, pour obtenir une gousse de vanille, la main de l'homme est obligée d'intervenir. C’est l’étape de la fécondation, ici on joint les parties mâle et femelle d’une même fleur (qui sont hermaphrodites) pour la polliniser et obtenir le fruit. Après fécondation de la fleur, la base de celle-ci s'allonge et se dirige vers le bas : c'est la formation de la gousse de vanille. Pour la récolte, la cueillette s'effectue 9 mois après la fécondation, lorsque le fruit a atteint sa taille définitive et est devenu jaune brun.

C’est le moment de la troisième et dernière étape : la préparation. Elle consiste à favoriser la formation du parfum, et permettre la bonne conservation de la gousse. La préparation de la vanille s'étale sur une période de 4 à 5 mois. D’abord on lave les gousses, ensuite on les ensoleille, pour ça on les fait sécher 3 à 4 heures par jour au soleil pendant un mois environ, le reste de la journée, les vanilles sont stockées dans des draps pour favoriser la transpiration. Petit à petit, les vanilles vont perdre du poids et se rider. Tout au long de cette phase, il faudra travailler la vanille en la lissant et l'aplatissant entre le pouce et l'index. Ensuite, on trie selon la longueur et la qualité. Et enfin, on la fait maturer, c’est le temps de l’affinage. Dans des caisses où la vanille est enfermée, son goût et sa fragrance vont grandement s'améliorer et s'affiner. Ce stade durera de 60 à 90 jours.

La floraison et les grappes. 
L'ensoleillement et le tri. 

Et voilà c’est prêt ! Autant dire, beaucoup de travail et de patience, pour un rendu de qualité.

Pour les brins de vanille non qualitatifs, donc tordus, abimés ou trop courts, on les submerge de rhum et hop la, ça fait un bon rhum arrangé vanille, qu’on nous fait goûter bien sûr, à 9h du mat, pourquoi pas.

Bonne qualité ça c’est sûr (on parle ici de la vanille bien sûr). 
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2ème étape de la journée : la rhumerie Pari Pari, bon on n’a pas pris de photos de là bas, trop occupés à boire et à acheter leur bon rhum arrangé passion, sorry.

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3ème étape : le jardin de corail. Là, on descend du bateau avec Terehau, qui nous accompagne au milieu de récifs de coraux et de millions de poissons : des poissons citrons, des poissons clowns, des poissons perroquets, des poissons papillons, des poissons trompette, des poissons coffre, des poissons flute, des poissons zancle, des poissons demoiselles, des poissons ballon, des bénitiers, enfin bref des poissons en masse. Puis au retour, quelques raies autour de nous.

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4ème étape : la ferme perlière. Bon alors là autant vous dire qu’on n’a même pas sorti le porte-feuille, mais bon, c’était pour pas trop se charger…

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5ème étape : Ma’a tahiti sur motu privé les pieds dans l’eau.

Le ma’a tahiti, c’est le repas traditionnel tahitien, préparé en partie devant nous.

Au menu :

  • du riz
  • du taro, racine violette qui ressemble à de la patate douce
  • poisson cru à la tahitienne : thon cru au lait de coco, citron, tomates, carottes, concombres
  • Brochettes de poisson cuites au barbecue, sauce huître et sauce soja
  • Carangue à grosse tête cuite également au barbecue
  • Poe banane : le poe est un plat sucré tahitien dans lequel on mélange de l’amidon, souvent du manioc, avec un fruit ou un tubercule (souvent banane ou citrouille), et du lait de coco. Comme ça ça fait pas envie mais c’est une tuerie, une fois que t’as gouté ça, tu ne voudras plus jamais manger autre chose.
  • Poulet mariné sauce huitre et sauce soja (comme un peu tout ici) et cuit au barbecue

Au dessert, des fruits, tout ça accompagné d’eau de coco, dans la coco bien sûr. Et le repas entier avec les doigts, sur une table dans l’eau, accompagnés de petits poissons, et de Terehau au ukulélé, c'est aussi lui qui est allé pécher le poisson au harpon, à 20m de profondeur et tout ça en apnée, cet homme sait décidément tout faire...

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6ème étape : petit tour avec les requins.

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Et pour finir, retour au port sous la pluie tropicale battante.

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Le week end est là avec un magnifique temps en cette saison de pluie.

Nous voilà embarqués de nouveau sur notre kayak pour une grande traversée du lagon.

Bon on a un peu sur-estimé nos capacités physiques en se disant que 9km aller c'est pas loin...


À l'aller, on commence à traverser le lagon et à longer la barrière de corail, motivés mais inconscients de l'aventure.

On croise sur notre chemin une ferme perlière, Anapa Pearls (nous non plus "on n'a pas peur"...).

Pendant les 3 heures aller, on est accompagnés de toute la belle faune et flore du lagon. Et à perte de vue, du bleu, du bleu, du bleu et du bleu.

Terre en vue !

On arrive enfin sur le fameux motu qu'on visait, un peu étonnés de n'y trouver personne d'autre en ce beau samedi après-midi ensoleillé...

Bon, on a vite compris pourquoi on était solo. Après 15 minutes top chrono sur le motu et à peu près 200 piqures de moustiques, il est temps de repartir pour pas rentrer dans la nuit, et surtout pour ne pas finir en repas des moustiques ! On commence à bien sentir nos muscles des bras...

Sur le chemin du retour, beaucoup moins de photos de nous énergiques et aventureux...

On arrive enfin à rentrer chez nous, tant bien que mal, après quelques tentatives d'abandon. Pile à l'heure pour le beau coucher de soleil...

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Publié le 12 décembre 2021

Week-end oblige, sortie Motu !

Aujourd'hui direction l'un des indénombrables motu de Tahaa, le motu Mahaea. Bien qu'on soit courageux en kayak (ou un peu inconscients) comme vous l'avez vu sur l'étape d'avant, cette fois-ci, c'est avec le bateau qu'on s'y rend. Il s'agit d'un motu privé et c'est donc le proprio qui nous amène.

Par contre baignade non surveillée...

C'est reparti pour la chasse aux noix de coco , et comme dirait Vaiana ♫ Nous avons la noix de coco, les arbres et les fruits, tout ce que la nature nous donne nous suffit. Pour le dessert il n'y a pas mieux, son lait est frais et sucré, nous aimons chanter sous les cieux, danser avant de dîner ! ♫

Mais on n'est pas partis seuls, pour ce week end un peu de compagnie, avec les co-internes de Pierre, les acolytes pour boire le Tahiti drink et la Hinano (en dehors du boulot bien sûr), Giulia, Alizée et la famille de Giulia.

Le dérapage moustacheux de Pierre en cette fin novembre pour le Movember...

Et vous, auriez-vous opté pour une petite sieste ou un peu de gymnastique ?

Ding dong, l'heure de l'apéro a sonné... on cesse toute activité et on grimpe dans les tamanu pour un peu de fraîcheur et de hauteur !

Quand tu essayes de poser pour la photo...

... mais que les 2 acolytes débarquent !

En voyant Juliette faire son yoga...

... je me suis dit "pourquoi pas un petit salto ?", mais c'est une fois la tête en bas que je me rends compte qu'il n'y a pas de fond... pas de panique, j'ai toujours mes 2 clavicules !

Allez pour finir un petit cadeau :

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Publié le 12 décembre 2021

Passion motu le week-end revient avec le motu Ofetaro, à 5 minutes top chrono en bateau depuis la ville d'Uturoa à Raiatea !

Cette fois-ci motu public, donc à la différence du dernier, dès qu'il fait beau, c'est la foule le week-end, bon ça reste loin de la Côte d'Azur dans tous les cas...

Et pour l'heure du repas, la poupoule vient nous rendre visite.

Ne vous inquiétez pas elle n'a pas fini en poulet coco ! 

Pierre a laissé tomber la moustache ! 💪

Et pour mieux digérer, c'est parti pour la session snorkeling...

Juliette, triste de ne pas avoir pris sa coque de téléphone pour aller sous l'eau, a décidé de tester la fonctionnalité waterproof de son téléphone... test réussi, de belles photos et pour l'instant encore en vie !

Elle n'a pas lâché ces poissons citrons, ses préférés, pendant 10 minutes, les pauvres...

Et pour finir la session, une fois n'est pas coutume, Ray vient nous faire un coucou !

À l'étape prochaine ! On vous laisse sur cette petite musique locale :

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Publié le 19 décembre 2021

Un dimanche ensoleillé = un nouvel endroit à explorer !

On commence par s'arrêter au jardin botanique pour ranger la forêt et vérifier que tout soit en place.

Un petit tour dans la forêt de "mape", qui est le châtaignier tahitien, reconnaissable à ses grandes racines, formant des saillies difformes et creuses.

Depuis, on a goûté son fruit... on préfère les bonnes châtaignes de chez nous ! 

La promenade des gabbros. Les quoi ?

Les gabbros voyons ! Ce sont des roches plutoniques magmatiques érodées en forme de gouttière. Pour les puristes qui se souviennent des cours d'SVT de terminale (ou qui ne les ont pas brûlés), elles sont composées essentiellement de pyroxène et de feldspath. Elles entourent une ancienne caldera, qu'on surplombe ici depuis ce point de vue pointu !

Nous avons ensuite poursuivi avec une "randonnée" sur la crête Macaranga. 30 minutes aller - 30 minutes retour pour bénéficier en haut d'une vue magnifique surplombant des deux côtés le lagon !

Et non promis, ce ne sont pas des pieds de paca (c'est le nom du cannabis ici, zamal pour les réunionnais 974 RPZ). 

Ensuite, on continue sur la route de Puohine, dans le Sud de l'île ! Comme beaucoup d'Eglises protestantes ici, cette église est bien colorée. Ici, beaucoup de temples, protestants, adventistes du 7ème jour, on découvre des branches qu'on ne connaissait pas.

Ce pain de sucre (le petit pic rocheux), posé au milieu de ce champ de cocotiers, et au milieu, des vaches qui broutent paisiblement...

On les a reconnus ! Pierre retrouve les alpinia purpurata présents le jour du mariage !

Et toujours des points de vue sur le lagon au bord de la route...

Et c'est parti pour grimper les quelques marches qui forment la promenade du marae de Taputapuatea, que l'on avait visité précédemment.

Pour terminer cette matinée bien sportive, rien de mieux qu'un bon repas au resto avec Alizée, les pieds dans le sable, au bord de l'eau, avec un petit air marin, pour finir par une digestion ponton.

Et même une sieste ponton je dirais !

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Au revoir Motu Miri Miri, on s'y rend pour les dernières fois. Alors on profite :

  • d'une dernière session surf pour Pierre
  • d'une dernière promenade dans les cocotiers
  • d'une dernière session décorticage de noix de coco
  • d'un dernier coucher de soleil sur le motu
  • d'un dernier coucou à nos copines les raies

Au revoir notre belle maison et notre ponton royal :

Au revoir les sunsets de la côte Ouest :

Au revoir Nacha et André, nos parents adoptifs (ici on dit notre famille faʼaʼamu), merci de votre gentillesse indescriptible et de vos repas extraordinaires :

ET BONJOUR NOTRE NOUVEAU BUNGALOW :

André a embarqué dans son pick up tout ce qui était un peu trop imposant pour notre petite fiat panda... Et nous avons aménagé à Avera, à 8 kilomètres de l'hôpital et du centre-ville sur la côte Est (contre 10 km sur la côte Ouest auparavant). Nous avons une maison en bord de mer avec deux chambres !!!!! Je dis ça pour les intéressés au cas où, voilà, vous en faites ce que vous voulez.

On vient d'aménager notre petite terrasse vue sur mer avec hamac et guirlandes de Noël bien évidemment, et on a même acheté un kayak pour naviguer sur de nouvelles eaux. Pierre a rangé la penderie minutieusement, au millimètre près, j'ai peur...

On a trouvé ici de nouveaux amis, les margouillats, mais aussi des petits (gros, même énormes !) crabes sur notre plage.

Et demain, direction ce motu, que l'on n'a pas encore découvert !

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Publié le 30 décembre 2021

Quoi de plus apaisant que le spectacle ruisselant à l'infini d'une cascade ? Alors quand on peut en voir 3 ! Mais faut-il encore les trouver à travers une forêt dense de mape et bambous très peu empruntée... Ici pas de panneaux ni balisages précis, c'est grâce donc à la solidarité des randonneurs symbolisée par un cairn (ou kern) que nous trouvons notre chemin.

On vous propose donc aujourd'hui de partir à la recherche de ce petit coin de fraicheur, à la poursuite des 3 cascades.

Où es tu petit cairn ?  

Humidité, boue, moustiques, chenilles, araignées nous accompagnent pendant tout le trajet, mais il en faut plus pour arrêter Juju et Pierrot qui ont soif (vraiment soif ici) de quêtes rafraichissantes.

Et de 1 ! On commence en douceur donc avec cette petite mignonnette cascade, mais on nous a promis un final grandiose donc on continue !

Et de 2 ! Une deuxième cascade se dresse devant nous, décidément de mieux en mieux. Pour accéder à la dernière, il faut poursuivre ce courant d'eau, une corde nous attendait donc pour escalader et contourner la deuxième cascade. Allez hop on s'accroche et on grimpe !

Et de 3 ! On l'entendait et on la voyait de loin, elle est bien là la troisième cascade, encore plus grande et plus belle !

Alors même si je suis un peu réticent, Juliette tient à vous faire sa blague : "on a pris une tahiti douche". Voilà.

Et on a appris seulement après qu'il y avait des anguilles dans ce petit bassin... On a eu de la chance. Parfois, vaut mieux pas savoir !

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Publié le 3 janvier 2022

Aujourd'hui nous partons avec notre kayak depuis notre jardin, pour découvrir le motu Iriru, que nous apercevons depuis la terrasse.

Tenez vous deux, regardez ce motu, allez voir là bas si j'y suis. Et ils y allèrent , ils pagayèrent longtemps, très longtemps... (t'as la réf ?)

On s'approche...

On contourne un motu sauvage...

Pas de chance, ce n'est pas encore le motu Iriru ! Il est plus loin encore, et il faut contourner ce premier pour arriver à destination.

Soudain le miracle s'accomplit ! Ils arrivèrent enfin, après 30 minutes de rame. Ça vous épate hein ? (#toujourslesinconnus)

On accoste notre embarcation.

On fait un petit tour du propriétaire, en passant rapidement sous les cocotiers remplis.

Et c'est parti pour la baignade !

Là, dans l'eau, un catamaran échoué, mais vu les coraux qui lui ont poussé dessus, il doit être là depuis un moment. On s'est quand même permis de jouer les matelots !

Bon, on n'a pas réussi à le remettre en marche... 

Avant de faire quelques longueurs...

Jusqu'au prochain motu...

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Publié le 3 janvier 2022

Pour Noël Noël, on s'offre un week-end à Bora Bora.

Par les airs ou par l'eau, on a choisi d'y aller en bateau (bon quand c'est 4 fois moins cher on n'hésite pas longtemps).

Jour 1 : traversée vers le beau lagon bleu + un petit snorkeling pour y découvrir une faune marine d'exception.

Après 2 heures et demi de navigation, on arrive sur la perle du Pacifique !

On nous avait parlé de Bora comme l'île touristique de la Polynésie française par excellence, trop bling bling et trop américanisée... En réalité on est loin du tourisme de masse de la Côte d'Azur avec ses immeubles dénaturant le paysage. Ici sur l'eau comme sur la terre on a croisé très peu de personnes, il y a certes beaucoup d'hôtels mais l'architecture en bungalow sur pilotis est respectueuse de l'environnement et du paysage.

Nous avons donc choisi la pension Chez Nono, sur le bout de la pointe Matira, plus belle plage du monde élue par Juliette.

Le soir on s'improvise un atelier couronnes de fleurs, une palme de cocotier tréssée, quelques fleurs et le tour est joué ! A vos bulletins de vote, qui a la plus belle ?

Le lendemain matin, on saute du lit pour atterrir directement dans le lagon ! Rien de mieux comme réveil !

Au programme du jour 2, un tour en bateau avec :

  • Visite du lagon aux incroyables nuances de bleu, en seafari avec des stops lorsque des créatures marines pointaient le bout de leur nez.
  • Baignade avec les requins et les raies, inséparables.
  • Pause ma'a tahiti sur un motu, vue sur la montagne de Bora.
  • Snorkeling dans un jardin de corail.
  • Tour de l'île par le lagon pour rentrer au point de départ sur la plage de Matira où nous logeons.

Après un plongeon avec un banc d'une trentaine de raies léopards et un plouf avec une raie manta (photos ayant été prises avec la GoPro, on les ajoutera plus tard), nous arrivons au spot Baby Shark tou touloulou toulou ♫.

Tout cela creuse l'appétit, on se dirige donc vers le motu.

Le temps de préparer à manger, quartier libre pour profiter du lagon bleu cristallin dans un cadre sublime.

À table ! Au menu de ce ma'a tahiti : thon mariné au bbq, thon cru à la tahitienne, taro et manioc, poe banane, pain coco puis au dessert : ananas, pastèque et coco. Les doigts comme fourchette et les dents en guise de couteau. Tama'a maitai !

Et tout ça avec la vue !

En sortant de table, petite digestion musicale ET dansante.

On a poursuivi avec le snorkeling dans un jardin de corail, avant de rentrer à la maison, accompagnés par un magnifique coucher de soleil.

Comme on ne fera pas Noël à Bora chaque année, on s'est autorisé une soirée à l'Intercontinental Le Moana avec buffet à volonté...

Et spectacle traditionnel polynésien...

Jour 3 : 25 décembre ! Joyeux Noël ! Autrement dit : 'Ia 'oa'oa i te Noera !

Pour ce jour particulier à Bora, on a loué un scooter pour faire le tour de l'île avec quelques stops randos.

Premier stop : une jolie randonnée avec vue panoramique qui nous conduit tout droit vers d'anciens canons américains déposés là pendant la guerre. Plus loin, un marae, et pour finir, une descente à pic sur une petite plage privée paisible.

Vous êtes prêts ? On vous fait la visite guidée :

7 décembre 1941, la flotte américaine du Pacifique, en rade de Pearl Harbor à Honolulu aux îles Hawaii, est attaquée par l’aviation japonaise. Les Etats-Unis entrent à leur tour dans le tourbillon de la seconde guerre mondiale.

La route du Sud via les îles des mers du Sud, qui restait ouverte, devait coûte que coûte être défendue pour le maintien d’une ligne de communication entre les Etats-Unis et l’Australie. Les stratèges américains tablent sur une base de ravitaillement dans le Pacifique Sud, du côté des Marquises, des îles de la Société ou des îles Cook. Ils portent leur choix sur l’île de Bora Bora (bah tiens étonnant !).

Le « Joint Basic Army and Navy Plan for the Occupation and Defense of Bora Bora » table sur l’installation d’un dépôt de carburant pour le ravitaillement des convois entre les Etats-Unis et l’Australie sous la protection de défenses appropriées. L’opération prend le nom de Bobcat. La pointe Fitiu, à Ha’amaire, à Anau accueille la East Battery constituée de deux pièces de 7/45 Mark II.

Les deux canons de marine 7/45 M1902 de la pointe de Fitiu seront servis par le 13ème Coast Artillery qui sera rebaptisé le 276ème Coast Artillery Battalion. L’unité a été créée le 27 février 1924 pour la défense des ports et organisée à Fort Barrancas, Pensacola, en Floride. Le blason du 13ème Coast Artillery est adopté le 11 août 1924. La couleur rouge du bouclier signifie « artillerie », et la couleur or de la croix diagonale, quant à elle, signifie le Sud, et notamment les défenses côtières de Charleston, d’où est parti le convoi Baker 100, de Pensacola et de Key West. La fleur de lys rappelle leur engagement en France pendant la Grande Guerre.


Ces deux canons font partie d’un lot de canons récupérés sur le Connecticut, un ancien cuirassé américain de la Première Guerre mondiale.

Ces pièces d’artillerie lourde 7/45 Mark II peuvent tirer sur n’importe quelle cible à l’extérieur de la barrière de corail. Elles permettent des tirs rapides. Leurs projectiles équipés d’un capuchon balistique favorise une capacité de pénétration à plus longue portée.

Deux semaines ont été nécessaires pour poser leurs fondations en béton. Ces travaux harassants ont été effectués par les Bobcats Pioneers du First Construction Battalion. Ils seront renforcés en avril 1942 d’éléments du corps des Seabees du Construction Detachment. Les Seabees tiennent leur nom de « CB : Construction Battalion ». L’écusson des Seabees est une abeille dans un uniforme de marin, avec une mitraillette Thompson à chargeur camembert dans une patte et des outils divers dans les autres pattes (voir photos).

En tous cas, le St Regis n'a qu'à bien se tenir... 

Fin de matinée, on s'arrête faire un dernier stop, pour une courte randonnée vers un point de vue magnifique. Le tour entier de l'île fait 32km, en commençant assez tôt on a pu le faire en une demi-journée et profiter du lagon l'après-midi pour snorkeler encore un peu...

Mais avant de rentrer, Bloody Marys obligé ! Ce resto est une institution à Bora. Créé en 1979, il est depuis longtemps le QG des célébrités (immortalisées sur un wall of fame) mais aussi de tout touriste qui se respecte, comme nous-mêmes.

Contre toute attente (ou en échange de quelques dollars), ils ont bien voulu nous inscrire sur leur tableau avec tous ces people !

Cherchez les deux intrus... 

Un petit tour sur la plage de Matira au coucher de soleil, avec nos nouveaux amis !

En rentrant, nous croisons Constance et Maxime, que l'on a rencontrés sur le bateau la veille, qui nous proposent une soirée au Bloody Marys... Pourquoi pas ? Après tout, ça fait longtemps qu'on n'y est pas allés !

Jour 4 : Après avoir fait un peu la fête avec Constance et Maxime la veille, on a décidé de se reposer pour la dernière journée... Alors on a loué un paddle pour aller squatter la piscine de l'Intercontinental : le lagon.

Pendant que certains partent plonger pour observer les poissons, d'autres restent faire bronzette...

On a même eu le droit à la visite de la raie léopard, pour un dernier au revoir.

Dernier soir bling bling au Yacht Club avec un presque-coucher de soleil ! Bah ouais on est à Bora quand même.

Pour terminer, on vous quitte en musique avec une petite anecdote.

En 2015, Tahiti bat le record du plus grand nombre de joueurs de ukulélé simultané, avec 4 750 personnes présentes pour jouer un même morceau : Bora Bora Nui E.

Détrônée en 2017 par Hong Kong avec 8 065 ukuléléistes, 2018 est donc l'année de la revanche. Malheureusement elle ne réussit à rassembler "que" 6 302 joueurs et ainsi ne bat pas le record (même après avoir libérer pour l'occasion les prisonniers sachant jouer de l'instrument, à ce qu'on raconte).

Edouard Fritch, président de la Polynésie française, a relativisé cet échec: "A Hong Kong, ils étaient 8 065, mais ils sont plus de six millions d'habitants, alors que nous ne sommes que 275 000, et aujourd'hui on était 6 302".

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Publié le 3 janvier 2022

'ia ora na i te matahiti api !

🥂

On vous souhaite une belle année 2022, remplie de petits bonheurs quotidiens, de plein d'amour et une santé de fer !

Démarrez avec nous cette nouvelle année au rythme de la Polynésie, avec une chanson qu'on aime bien :

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Publié le 13 janvier 2022

On commence bien l'année avec un premier week-end sur une île qu'on peut voir depuis notre maison : Huahine.

Huahine signifie le sexe féminin en polynésien (Hua = sexe, Hine = femme).

On l'appelle "l'île authentique", on comprend en arrivant : peu d'urbanisme, un paysage préservé et un rythme de vie calme (déjà que le reste de la Polynésie c'est plutôt tranquille). Cela est dû à son histoire, alors que Tahiti et la Polynésie française devient un protectorat français en 1842, Huahine a longtemps résisté, pendant 1 siècle, avant de devenir elle aussi française en 1946.

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On commence notre visite de l'île en louant une voiture le premier jour pour en faire le tour.

On s'arrête dans ce petit musée du coquillage, où Franck y a sa collection privée et nous fait faire un tour en nous racontant plein de choses. Beaucoup de choses intéressantes, mais on s'attardera sur une seule information à savoir : les cônes, ces coquillages pointus et triangulaires sur la première photo, sont très dangereux voir mortels, 30 fois plus puissants que le poison du cobra. Donc, ne jamais les ramasser, vivants du moins. Ceux qui se situent en bas de la photo, dans les cases à fond jaune sont mortels instantanément, et il n'existe pas de remède. Mais les morts par coquillages restent quand même très rares, aussi rares que les attaques de requins ici en Polynésie.

On continue notre tour de l'île... Dans le village de Maeva, un marae, et à côté, un fare pote, dédié à Bobby.

Et comment parler de Huahine sans parler de Bobby ?

Bobby Holcomb, surnommé Bobby, nait à Honolulu d'un père militaire métis afro-américain-amérindien affecté à la reconstruction de Pearl Harbor et d'une mère danseuse hawaïenne d'origine portugaise et espagnole. Il est élevé par ses grands parents maternels puis à l'âge de 11 ans est envoyé dans une famille d'accueil en Californie où il débutera une école de danse. Il va ensuite developper un talent hors du commun dans les domaines de la musique et de la peinture, à travers ses voyages dans le monde (Etats Unis, Europe, Moyen-Orient), où il va notamment évoluer avec Franck Zappa (ça c'est pour Patrick) et Salvador Dali (ça c'est pour Paule).

En 1976, il décide de venir s'installer en Polynésie, et plus précisément sur l'île de Huahine, dans le village de Maeva. Il y découvre une culture maohi qu'il décide de promouvoir, à travers sa musique et sa peinture. Il dénonce la colonisation française, les essais nucléaires, l'évangélisation à travers une révolution culturelle qu'il mènera jusqu'à sa mort, en 1991, due à un cancer des vertèbres incurable et accéléré par la maladie du SIDA.

À l'occasion du 30ème anniversaire de sa mort, le 11 décembre 2021, une statue est érigée en son honneur devant le fare pote de Maeva, où une exposition permanente sur sa vie et son oeuvre est exposée.

Après avoir rendu visite à Bobby, on se dirige vers la plage de l'ancien hôtel du Sofitel, hôtel fermé depuis 2004 mais dont les vestiges constituent le terrain de jeu de la population locale...

On s'installe là pour pique-niquer, pour passer l'épreuve des poteaux sur les anciens pilotis de l'hôtel, et pour tenter un plongeon dans ce qui reste de la piscine (même si l'eau verte croupie laisse à désirer...).

Pas le temps de se reposer, on part explorer le reste de l'île en continuant par les fameux "parcs à poissons" de Huahine, technique de pêche ancestrale et traditionnelle. De petits murets sont construits sous l'eau, où les poissons, arrivant avec le courant, restent coincés à l'intérieur, et ne peuvent plus s'échapper quand la marée change.

Étape suivante : les anguilles sacrées, même si Pierre préfère dire "sacrées anguilles" vue leur taille. C'est ici le seul endroit où elles existent, les anguilles aux yeux bleus de Huahine. Je ne sais pas si on se rend compte comme ça, mais c'est un sacré morceau, elles mesurent environ deux mètres de long.

L'anguille est considérée comme sacrée car dans la mythologie polynésienne elle est symbole d'abondance et de vie. La légende dit que le premier cocotier, arbre de vie par excellence aux usages multiples et bienfaiteurs, aurait germé depuis la tête d'une anguille divine et sacrée.

Les routes de Huahine, toutes plus belles les unes que les autres... Avec des pentes à 30% parfois, des vues splendides et une végétation très dense, c'est un paysage bien différent de ce qu'on a été habitués à voir jusqu'à maintenant en Polynésie.

Et on termine ce tour par le Marae Anini. Érigé là au bord de la mer, ce marae est quasiment intact et il est devenu notre préféré sur la liste des nombreux marae que nous avons vus pour l'instant.

Pour bien terminer la journée, nous nous sommes installés au Yacht Club pour observer le coucher de soleil, avec vue sur la femme enceinte de Huahine. Mais si, regarde bien la forme des montagnes, tu ne la vois pas cette femme enceinte allongée sur le dos ? On aperçoit son visage (avec les yeux et le nez), sa poitrine et son ventre tout rond. Si t'as du mal à l'apercevoir, on vous la remontre plus tard sans les nuages !


On commence cette deuxième journée par un incontournable : le tour en bateau. À faire sur chaque île bien évidemment, pour bien visualiser ses contours.

L'île de Huahine est divisée en deux parties : Huahine Nui (la grande île, Nui signifiant "grand" en tahitien), et Huahine Iti (la petite île, Iti signifiant "petit" en tahitien). Sur Huahine Nui, au Nord, 4 communes. Sur Huahine Iti, au Sud, 4 communes également.

Plusieurs légendes à Huahine :

  • La première dit que les 8 communes de Huahine correspondent aux 8 enfants de Hotu Hiva, princesse de Raiatea fuyant un mariage forcé sur son île.
  • La deuxième raconte que Hiro, dieu polynésien, arrivant à l'approche de l'île, se serait endormi sur son bateau, ainsi que tout son équipage, et ne voyant pas la côte, aurait traversé et coupé l'île en deux parties.

Nous partons donc en bateau, en longeant le visage de la femme enceinte, vous le voyez ? On voit le sourcil, le nez et le menton.

Premier stop : snorkeling dans cet aquarium aux milliers de poissons.

On passe sous le seul pont qui relie Huahine Nui à Huahine Iti.

On découvre le lagon aux couleurs cristallines, encore une fois.

Et on se dirige vers cette ferme perlière.

La culture des perles en Polynésie, on n'en a pas encore parlé, et pourtant, gros business. On en avait déjà visité une première à Tahaa mais nous avions oublié de prendre des photos, fallait qu'on écoute comment ça marche !

Alors tout d'abord plusieurs choses à savoir : les perles parfaites qui naissent naturellement dans l'huitre c'est extrêmement rare, donc bien sûr ici la patte de l'homme est obligatoire.

Pour cela, on greffe une huitre, c'est-à-dire qu'à l'intérieur de la coquille, on glisse deux choses : un nucleus d'abord (qui va remplacer le grain de sable qui est à l'origine des perles naturelles). Ce nucléus est est une bille blanche sculptée dans un coquillage que l'on trouve uniquement dans la rivière Mississippi. Ce nucléus sera le squelette de la perle, autour duquel se formera la nacre à l'origine de sa fameuse couleur. Ensuite, la deuxième matière que l'on insère dans l'huitre c'est le greffon : il s'agit d'un petit morceau de membrane d'huitre qui donnera la couleur à la perle en fonction de l'endroit auquel il a été prélevé sur l'huitre. C'est lui qui sécrètera la nacre que l'on retrouvera sur la partie extérieure de la perle.

Ensuite, c'est tout un processus. Ces huitres sont stockées dans des filets, dans la mer et surveillées pendant plusieurs années. Elles pourront donner une perle (de forme sphérique c'est ce qu'on espère, mais aussi parfois en forme de goute ou difforme), mais elles peuvent aussi rejeter la greffe et donner un keshi (petit amas de nacre difforme, qui n'intéresse personne parce que ça ne vaut rien, mais c'est super joli !).

Et voilà on vous met un peu tous les éléments essentiels en images pour tenter de vous situer un peu.

On se dirige en direction du motu pour le traditionnel ma'a tahiti qu'on ne vous présente plus...

... pendant lequel on construit nos couronnes tressées. Normal c'est la base ici.

Et on termine ce tour, avant d'aller prendre un repas une fois encore dans le village de Fare où est située notre pension, devant la femme enceinte, qu'on aperçoit mieux ce soir.

Et Pierrot mon Roméo vous le voyez lui ?

Le lendemain, dernière journée à Huahine alors on fait soft. On commence par aller se reposer sur la plage de l'hôtel Le Mahana, qui était fermé pour congés annuels, donc on a pu faire comme chez nous, tranquilles.

Et pour le repas de ce dimanche midi, on vous présente le ahi ma'a. C'est le four traditionnel polynésien, "ahi" signifiant le feu, et "ma'a" la nourriture. Dans le sol, chauffés à l'aide de pierres volcaniques, on installe les plats, qu'on recouvre ensuite de feuilles de bananier et de sable et qu'on laisse cuire pendant 3 heures.

Et on peut vous le dire, on a testé, c'est quand même quelque chose d'extraordinaire gustativement parlant.

 Il faut avoir le ventre plus gros que les yeux.

Et le dimanche se termine, on reprend l'avion pour rentrer chez nous, avec une petite escale à Bora Bora, où les employés de l'aéroport ont l'air de profiter de leur journée...

Et on atterrit au-dessus de notre joli lagon, sur notre jolie île !

... qui nous accueille quand même sous la tempête tropicale !

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Pour finir en beauté, on vous laisse avec deux chansons de Bobby, dédiées à l'île de Huahine, l'île de son coeur. Les deux chansons sont en duo avec Angelo, musicien local très célèbre également ici.

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Publié le 2 février 2022

Coucou ! Ça fait un moment qu'on n'a pas posté d'article, y a d'abord eu la tempête tropicale, pendant 2 semaines, ensuite on a passé 3 jours à Maupiti et après on a été pas mal occupés...

Et on voulait vous faire découvrir l'île de Maupiti, qu'on a ADORÉE ! Notre île préférée jusqu'à maintenant.

C'est une toute petite île située au-delà de Bora Bora en partant de Raiatea. Le tour de l'île ça fait 9km donc pas besoin de voiture, on fait tout à vélo, 1300 habitants, zéro supermarché, zéro DAB, zéro médecin, zéro hôtel, la vie doit pas toujours être facile quoi... Mais pour 3 jours c'était le rêve !

Donc voilà l’aéroport de Maupiti, construit à peu près, sur un motu, la piste d’atterrissage dans le lagon. Pour accéder à l’île principale, il faut donc prendre une navette bateau, c’est original.

Voilà la piste, autant vous dire qu’on a cru atterrir dans l’eau.

Un petit resto avec poulet frit sauce citron, frites et boeuf à la chinoise pour entamer notre weekend en toute légèreté.

Et ensuite on grimpe sur le vélo, légers donc, pour faire le tour de l’île. Et par moments, ça grimpe…

Le bungalow qu’on a loué se trouve sur la plus belle plage de Maupiti, un petit paradis tranquille, on sort cueillir des pamplemousses, des mangues, des fruits de la passion, des bananes et des caramboles dans le jardin quand on a faim, ça va, y a pire.

Et Pierre s’est même fait un copain.

Le samedi, départ tôt le matin pour un tour en bateau, comme sur chaque île on aime bien découvrir le lagon pendant une journée.

Le temps a un peu fait des siennes et on s’est pris quelques gouttes, mais on a eu aussi de belles éclaircies donc journée réussie !

On a commencée par un petit tour pour aller voir les raies manta, ensuite un saut au jardin de corail, le maa sur un motu, le classique, et pour finir le tour de l’île en bateau.

D’abord salut nos copines les raies manta. Maupiti est réputée pour sa population de raies manta, où elles sont très nombreuses. Plusieurs spots sont dédiés à leur lavage quotidien, on appelle ça les stations de nettoyage. Ce ne sont rien de plus que des récifs coralliens où elles viennent se faire débarrasser de leurs parasites par des petits poissons, les labres. Du coup étape obligée d’un weekend à Maupiti. Et c’est une expérience incroyable ! Des raies pastenagues ou des raies léopards on en voit quotidiennement ici en Polynésie, mais les raies manta c’est bien plus rare et bien plus impressionnant. Avec leurs 3 à 4 mètres d’envergure et leur allure si lente, y a de quoi être époustouflés !

Ensuite, second stop dans un jardin de corail magnifique, où les poissons grouillent. Sur la première photo, ce n’est pas évident mais juste sous la surface de l’eau, on voit un banc d’aiguillettes, un poisson tout long. Et sur les autres photos, spécimen très rare également, un poisson Pierre sauvage qui fait des positions de yoga, à ne pas manquer !

Et bien sur encore plein de poissons papillons, les moins timides de tous, qui viennent tout le temps te saluer en se frottant à toi. On les adore et on ne s’en lasse pas !

Il commence à faire faim alors direction le motu pour un petit maa au barbecue, au menu : poisson cru à la tahitienne, poisson cuit, pain coco râpée, et le petit + 2 mérous trop bons péchés par Pierre et Sammy, le commandant du bateau ! Et un coucou de nos copines les raies pastenagues cette fois, et d’un nouveau chien, Pierre les attire.

Retour à l’arrière du pick up, parce qu’à Maupiti, il n’y a plus de code de la route…

Pour finir la journée, on a décidé d’aller au motu en face du bungalow, donc on marche on marche pendant 30 minutes…

… pour arriver ici sur un motu désert ! C’est pas partout qu’on peut faire ça. Et on repart pour essayer de rentrer avant le coucher de soleil.


Dimanche : c’est le jour de la rando ! Départ à 7h pour commencer à la fraiche et surtout pouvoir rentrer à temps pour ne pas louper le vol à 13h50.

Le mont Teurafaaiu, c’est le point culminant de l’île de Maupiti, 372m, la seule randonnée du coup. 1h de montée, 45 minutes de descente, parce qu’on est trop des sportifs rapides.

Au sommet, une vue à 360° à couper le souffle sur ce lagon exceptionnel de Maupiti. C’est juste magnifique !

Vue vers l’Est. 
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Vue vers l’Ouest. 
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 Vue vers le Sud.
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Vue sur Juliette. 

Un sommet un peu dangereux tout de même… Don’t panic maman (Juliette), on t’y amènera pas !

Une vue sur la piste d’atterrissage.

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Et une redescente sportive également.

Puis avant de partir, une petite ballade aux alentours de la plage sur laquelle on logeait, avec un paysage sauvage et encore une fois, nous sommes seuls au monde !

Et pour le retour, on fait escale au bel aéroport international de Bora Bora, avant de rentrer chez nous, avec le beau temps cette fois.

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Coucou tout le monde. On a été absents pas mal de temps mais on a été bien occupés ! On vient vous raconter les Tuamotu.

Pour vous resituer un peu, on habite sur l'île de Raiatea, dans les îles sous le Vent, dans l'archipel des îles de la Société.

On est partis 9 jours dans l'archipel des Tuamotu, qui se situe à 1h d'avion au Nord, et plus précisément sur les îles de Tikehau, Rangiroa et Fakarava. Ces 3 îles sont des spots de plongée de renommée mondiale, mais bon nous on ne plonge pas...

L'archipel des Tuamotu est celui qui regroupe le plus grand nombre d'îles, il est souvent groupé avec l'archipel des Gambiers. La particularité de celui-ci est qu'il est constitué majoritairement d'atolls. Les atolls on en a parlé au début de notre blog, quand on était allés faire un tour à Tetiaroa. Pour faire un rappel, ce sont des îles basses (qu'on oppose aux îles hautes qui ont souvent une montagne en leur centre), c'est-à-dire que ce sont des îles anciennes, dont le centre s'est affaissé et dont il ne reste plus que le récif corallien autour qui s'est élargi et qui s'est transformé en de longs bancs de sable blanc.

On commence le 11 mars. Avant de partir, on passe notre permis bateau vite fait bien fait.

Voilà, une fois en poche, on s'envole jusqu'à Tahiti, en passant par Bora.

Le 12 au matin c'est parti, nous revoilà dans l'avion pour les Tuamotu. On va commencer ce périple par l'île de Tikehau, qui est la plus petite des 3. En bref, 560 habitants, 460 km² de superficie du lagon mais seulement 20 km² de surface émergée.

Nous y restons 2 jours et vous pouvez nous situer sur la carte au Hakamanu Lodge, pension perdue toute seule sur un motu.

Avant de rejoindre notre pension en bateau, on se balade sur l'île principale qui n'est pas non plus franchement très habitée... Ah si ! On a vu un policier qui avait de l'air de se demander pourquoi on l'avait envoyé ici.

On arrive à la pension après 30 minutes de bateau, où le comité d’accueil habituel nous attend.

Donc le programme de notre première journée a été simple : snorkeling autour du motu, petite balade jusqu’au récif et coucher de soleil accompagné de nos amis les chiens et les requins...

Quant au programme de la deuxième journée, il est plus varié. On part en bateau pour se rendre sur l’île aux oiseaux, une réserve ornithologique située en plein milieu du lagon de Tikehau. On en fait le tour rapidement car elle n’est pas très grande, et on a pu y observer une multitude d’oiseaux comme notamment des fous, des sternes, des noddis, des aigrettes, etc...

On a craint la fiante jusqu’au dernier moment mais TOUT VA BIEN nous en sommes ressortis indemnes.

Ensuite on part faire un barbecue sur un petit motu isolé qui se prête à la détente et à la baignade ! Voyez par vous-même.

Et pour terminer la journée en beauté, on passe faire un plongeon avec nos copines les raies manta.

Le lendemain, on redécolle pour l’île de Rangiroa.

Rangiroa est l'île principale de l'archipel des Tuamotu. 2 710 habitants, 1 640 km² de superficie de lagon mais seulement 79 km² de surface émergée. C'est la seule île des Tuamotu où on trouve un collège, donc un internat avec tous les élèves des Tuamotu, on ne vous explique pas la raison du taux très élevé de décrochage scolaire qu'il y a ici...

Sur la 1ère photo, le lagon bleu ;; sur la 2ème photo, la passe de Avatoru.

On embarque dans le bateau direction la pension Punua et Moana, où Moana (qui veut dire « océan » en tahitien) nous accueille. On vous parle de son mari Punua plus loin.

Une pension exceptionnelle avec un cadre paradisiaque. On est seuls au monde, et la « piscine » des lieux est quand même unique... Comme d’hab on retrouve nos amis les chiens, qui nous ont suivis jusqu’à la fin de notre promenade du soir au récif, de l’autre côté du banc de sable.

On les a même invités à profiter du coucher de soleil avec nous, avant de rentrer et de se boire un petit verre pour bien clôturer la journée !

Manuia ! 

Deuxième journée à Rangiroa, la sortie en bateau classique et obligatoire pour pouvoir voir un max de choses !

Premier stop : baignade avec les requins à pointe noire, et même avec quelques requins citron.

Deuxième stop et point d’intérêt principal de la journée : le lagon bleu. Une petite merveille, un lagon dans le lagon, des couleurs comme on n’en a jamais vues et une réverbération à chopper un cancer de la peau instantanément !

Après le repas, atelier création de chapeaux. Et on n’en est pas peu fiers !

Et après avoir bien digéré (sinon c’est un peu dangereux), nourrissage des requins ! Non je rigole, baignade avec les requins, pour un grand moment de sérénité.

Sur le chemin du retour, on s’arrête dans la passe d’Avatoru pour un snorkeling particulier. Le principe : le capitaine nous laisse en dehors de la passe, au large, et, comme le courant est rentrant, on se laisse dériver jusqu’à l'intérieur du lagon sans aucun effort, en observant juste les fonds marins... Ici, nous n’avons malheureusement pas de photo parce que la visibilité à 30 mètres de profondeur n’est quand même pas optimale (bien que ça soit l’un des endroits au monde avec le plus de clarté de l’eau), mais on a pu nager au-dessus de requins à pointe blanche et surtout au-dessus de bancs de requins gris... Grande leçon d’humilité.

Et puis on termine par un tour de bateau dans la passe de Tiputa, là aussi de renommée mondiale pour la présence de ses dauphins en masse, qui surfent les vagues pour rentrer dans le lagon !

Et puis vient l’heure du repas du soir et d’une impression de déjà-vu...

Maintenant on va vous parler de Punua Tamaehu, chez qui nous étions logés. Punua ici est une grande figure emblématique de la culture polynésienne. Il est connu dans toute la Polynésie pour avoir fait le tour du monde à bord de pirogues traditionnelles tahitiennes en ne se servant uniquement que du soleil et des étoiles pour naviguer... Un peu comme Maui, pour ceux qui ont la référence Disney 😉 Respect !

Et du coup on en profite pour vous parler du drapeau présent sur son t-shirt : le drapeau indépendantiste de la Polynésie française, Ti Amaraa, avec les 5 étoiles représentant les 5 archipels...

Et Punua nous ramène à l’aeroport pour qu’on décolle pour la fin de notre périple.

Et la dernière île, qui reste la numéro 1 dans notre cœur : Fakarava. 845 habitants, 1 121 km² de superficie de lagon avec seulement 16 km² de surface émergée.

On arrive le premier soir pour assister à un coucher de soleil plus beau que tous ceux qu’on avait pu voir jusqu’ici...

Le lendemain matin rdv au ponton pour une excursion bateau (vous commencez à être habitués !), et là, en train de roupiller, des requins dormeurs. Assez étrange comme espèce d'ailleurs, on a l’impression qu’ils subissent une énorme gueule de bois toute la journée, ils ne bougent pas d’un poil, on les a donc retrouvés exactement dans la même position en rentrant le soir...

Nous logeons sur le motu Est (qui est d’ailleurs le seul à être habité), tout au Nord. L’excursion de la journée est une excursion à la passe Sud de Fakarava, la passe de Tetamanu.

Avant qu’on vienne ici, dès qu’on disait aux gens « on va à Fakarava » ils nous répondaient tous instantanément « il faut aller à la passe Sud ! ». Bon, les images parlent pour elles-mêmes, vous comprenez vite pourquoi. La richesse de la faune et de la flore marine est ici à son paroxysme.

Cette passe a été révélée au monde entier dans le reportage « 700 requins dans la nuit ». En effet, on y pratique plutôt la plongée que le snorkeling, parce qu’en entrant dans la passe en plongée, on franchit un mur, appelé le mur aux 700 requins, et je vous promets, c’est vraiment un mur de 700 requins gris !

La passe Sud est bordée d’un petit village, Tetamanu, habité d’à peu près 10 personnes et où on n’a pas croisé un chat. Un peu une ambiance abandonnée-sauvage…

Bien que connue mondialement elle reste très bien préservée, pour vous donner une idée il y a eu 3 plongeurs ce jour-là et c’était la seule sortie plongée de la semaine.

La raison pour laquelle elle reste très peu dégradée est que Fakarava possède aussi une passe Nord, qui est la plus grande passe de Polynésie française (1,6km de large) donc pas besoin d’entrer par la passe Sud, et ce pour n’importe quel type de bateau.

Voilà on vous laisse observer ces poissons Napoléon, encore plus gros de les requins qui paraissent ridicules à côté, le panel de couleurs des coraux sur le tombant de la passe, les poissons, et Pierre, ce poisson parmi les poissons…

Et puis voilà quoi, pendant qu’il neige chez vous, nous on mange là sur ces tables… Je n’en dirai pas plus au risque d’en froisser quelques uns.

Encore un petit saut dans l’eau, pendant lequel on s’est fait attaquer par un rémora, ce poisson qui d’habitude est collé sur ou sous les requins, les dauphins… Bon beh faut croire qu’il a confondu Pierre avec un requin !

Et puis un petit tour de l’autre côté de la passe, au milieu des bancs de sables blanc et rose…

Et puis retour à la maison, et sur le chemin, la station météo made in Fakarava.

Encore une coucher de soleil de toute beauté !

Le lendemain c’est journée découverte de l’île à vélos ! On est vraiment tombés amoureux de cet endroit…

Le samedi, on prend le bateau direction le lagon bleu de Fakarava, apparemment chaque île a le sien !

Bon, je ne vous présente plus Pierre et ses saltos…

Voilà, encore un endroit qui porte bien son nom !

Et l’aprem petit tour dans les boutiques artisanales de Fakarava.

On finit par un dernier coucher de soleil, bon oui on sait ils finissent par tous se ressembler, mais on ne s’en lasse jamais !

Et le dimanche, arrivée à l’aéroport de Tahiti, où nous attendons Paule et Jean-Baptiste, qui nous rejoignent pour 2 semaines de vacances, avec impatience !

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Publié le 26 avril 2022

20 mars, 22h45, ça y est ils sont là, après 24h de vol !

On entame la première journée avec la traversée de la vallée Papenoo, sur l’île de Tahiti, 40km de route à peu près empruntable, embarqués dans un 4x4 à peu près confort…

De quoi bien récupérer d’un décalage horaire de 12h !

Et on finit par un premier de coucher de soleil avec vue sur Moorea, avant d’aller se coucher, très tôt…

Deuxième journée : Teahupoo.

Le temple du surf. Aussi bizarre que cela puisse paraître, on n’y avait encore jamais mis les pieds depuis notre arrivée ici, et on a failli oublier Pierre dans l’eau !

On a donc profité de notre visite à Teahupoo pour visiter la seule ferme perlière qu’il existe sur l’île de Tahiti. Contrairement aux fermes perlières des îles sous le vent, des Tuamotu ou des Gambier, elle ne vise pas à faire de l’exportation en masse et de la vente, mais c’est là plutôt une ferme pédagogique, destinée aux écoles locales et aux touristes. Ils proposent une formule journée entière où on peut manger sur place et profiter des instructions de la production des perles.

Donc pendant que maman prépare à manger sur la ferme sur pilotis au milieu du lagon…

Pierre et moi sommes partis pêcher des huîtres perlières pour en récolter les trésors…

Et on a pu garder nos perles, de toute beauté, piochées au hasard sur les filets d’huîtres !

Ensuite passage obligé devant la vague mythique avant de rentrer.

Un dernier resto au Rétro, où maman découvre une plaque qui a bien chamboulé sa soirée…

Et puis le séjour à Tahiti s’achève et on rentre à Raiatea, où on passe une première journée repos sur notre terrasse… Enfin repos pas pour tout le monde, JB a quand même eu le droit à la formation décorticage de noix de coco par Pierrot !

Le lendemain, on part pour Tahaa, l’île vanille, sur le bateau de capitaine Terehau, le nouvel idole de maman, maintenant que Joe Dassin n’est plus…

On y a visité un jardin de corail, avec des poissons clowns, des jolis coraux, mais pas que…

On a mangé les pieds dans l’eau sur un motu pas trop désagréable, et Pierre a, comme à son habitude, participé à la cuisine !

On a terminé la journée par la visite d’une vanilleraie, que maman a, il se pourrait bien, un peu dévalisée.

Pas le temps de se reposer plus longtemps, c’est parti pour Maupiti ! Et quand il faut désigner un copilote, c’est Juju qui s’y colle !

Et le premier jour on entame la découverte par un tour en vélo sous la chaleur pour aller manger de bons plats locaux au seul resto de l’île.

Et pour bien digérer, une petite soirée pédalo… Merci maman pour cette initiative bien rigolote !

On est quand même à Maupiti pour ça, donc on prend le bateau pour aller faire un coucou aux raies manta du lagon, toujours au même endroit que la dernière fois, à attendre notre retour !

On en profite pour prendre quelques couleurs…

On présente nos copains les poissons à maman et JB…

Et on les amène sur un motu, manger un repas au four traditionnel tahitien.

Au menu, toute la cuisine traditionnelle polynésienne : du pua choux (du cochon), du poulet, de la banane plantain, du uru, du manioc, du poe banane, poe citrouille, de la patate douce, du poisson cuit et cru… et encore plein de choses qu’on oublie sûrement.

Devant les toilettes, on trouve un copain !

Et en rentrant, une bonne sieste s’impose…

Avant le coucher de soleil quotidien !

Dernier jour à Maupiti : on prend nos petites jambes et on traverse le lagon bleu et peu profond jusqu’au motu d’en face, balade aquatique bien sportive !

Et hop on embarque dans la navette bateau pour rentrer au motu où se trouve l’aéroport !

Super aéroport international d’ailleurs…

Et on redécolle direction Raiatea !


On va rester chez nous quelques jours.

On commence par faire un tour au jardin botanique !

Puis on fait un petit cours à maman et JB sur le coprah.

Le coprah c’est le métier de tous les tahitiens, c’est la chair de la noix de coco qu’on obtient après découpage de celle-ci. On la fait sécher sur des séchoirs à coprah (comme sur la deuxième photo). Ensuite une fois que la noix de coco est bien sèche, on emballe tout ça dans des sacs en toiles de jute qu’on expédie à Tahiti destination « huilerie de Tahiti » où cette chair va être pressée et transformée en monoi, prêt à l’exportation mondiale.

C’est pourquoi le polynésien, surtout sur les îles les plus isolées, va produire du coprah, parce que tout le monde a des tonnes de cocotiers dans son jardin…

On continue en faisant la visite du marae de Taputapuatea, dont on a déjà parlé il y a un moment.

Et puis pour le 29 mars, on commence par un pique-nique au bord de notre rivière préférée…

Puis une livraison d’ananas par notre cher Pierrot…

Pour fêter les 60 ans de la best maman de la Terre !

Et apparemment, y a pire comme endroit pour fêter sa 6ème décennie !

Et pour le dernier soir, un dernier petit cocktail au Fish and Blue. C’est une dédicace pour toi Maryline !

Avec un dernier coucher de soleil sur l’île sacrée…

Et on part pour 3 derniers jours à Moorea, l’île voisine de Tahiti.

Où on a pris un hôtel pas trop mal, parce qu’ici l’océan est trop loin (lol), donc piscine obligée !

Avec des cocktails à foison !

Et même des tiki un peu flippants…

On est allés faire un tour sur la route des ananas, parce que Moorea est connue pour sa grande production d’ananas et son usine Rotui qui fabrique du jus de fruits, mais aussi du vin, et même du champagne d’ananas ! Attention ça rigole pas !

Une dernière photo de famille !

Un petit tour en bateau, COMME D’HABITUDE on sait, pour découvrir tous les recoins du lagon bleu de Moorea.

On découvre même des expos sous-marines de tiki !

Et pour clôturer ce petit séjour, un spectacle de danse tahitienne qui met l’ambiance !

Et Pierre qui s’incruste dans le décor…

Et puis c’est le moment de se dire au revoir…

On reprend le bateau navette vers Tahiti !

Mais pas question de partir avant d’avoir fait une dernière soirée cocktails maitai en quantité, et karaoke !

Bon retour et à dans 6 mois ❤️

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On est très en retard dans la chronologie mais on ne s’arrête plus dans nos périples. On va vous parler de nos vacances aux Marquises.

L’archipel des Marquises se situe à 4h d’avion au Nord-Est de Tahiti, 1 400 km les séparent les deux archipels. C’est le plus éloigné, et aussi le plus différent d’un point de vue géologique, du fait de son jeune âge. On ne visite pas les îles Marquises pour les lagons et les plages, il n’y en a pas. Ici on vient pour le relief volcanique, les montagnes abruptes, les falaises, les pics basaltiques, mais surtout on vient pour l’homme et pour sa culture. Du fait de son éloignement, l’archipel a pu conserver sa singularité à travers ses traditions, ses danses (haka signifie danse en marquisien), ses légendes, sa langue, son artisanat (sculpture sur bois, sur os, sur nacre, tatouage : il en est d’ailleurs le lieu de naissance), ses sites archéologiques cérémoniels pré-européens…

En marquisien du Nord : Henua Enana, en marquisien du Sud : Fenua Enata, ce qui signifie « la terre des hommes ».

12 îles, seulement 6 sont habitées, au Nord, Nuku Hiva, Ua Huka, et Ua Pou. Au sud Hiva Oa, Tahuata, Fatu Hiva. 9 000 habitants en tout. Nous avons visité 3 d’entre elles : Nuku Hiva et Hiva Oa (les 2 plus grandes, la capitale du Nord et la capitale du Sud, les 2 seules à posséder un aérodrome) et Tahuata, accessible en bateau depuis Hiva Oa.


KAOHA NUI ! « Bonjour » en marquisien.

On part le 14 avril (oui je vous ai dit qu’on était en retard) pour atterrir à Nuku Hiva, où on restera jusqu’au 19.

A l’arrivée, un atterrissage mouvementé avec du vent d’une intensité angoissante.

Ce qui se voit d’ailleurs à nos tronches…

Pour se rendre à la baie de Taiohae, « centre ville » situé à l’opposé de l’île par rapport à l’aéroport, il faut environ 1h de trajet, sur des routes aux virages infinis et à travers des paysages à couper le souffle. Faut quand même avoir l’estomac bien accroché…

On commence notre première journée par une petite balade vers les alentours de notre pension. On y croise les habitants locaux : les chevaux sauvages des Marquises.

Mais pourquoi autant de chevaux en liberté ?

C’est en 1842 que l’amiral Abel Dupetit-Thouars a négocié l’annexion des Marquises à la France en échange de quelques petits chevaux.

Deuxième journée : on attaque la randonnée du plateau de Toovii. Des conifères, des grandes prairies bien vertes où paissent des vaches et des chevaux, non non nous ne sommes pas en Suisse mais bien aux Marquises ! A 800m d’altitude, la randonnée assez fraiche, assez plate et longue de 13km du plateau de Toovii nous amène jusqu’à des panoramas exceptionnels sur la baie de Hatiheu, de l’autre côté de l’île.

On vous présente les tiki de Taiohae, vous allez encore en voir plein, ici ils sont partout et veillent à nous protéger.

Et après la rando, Étienne, notre hôte, nous amène à bord de son bateau de pêche dans la baie de Hakatea pour une petite baignade. C’est la seule façon d’y accéder, pas de route, pas d’habitation, et en plus une plage sympa !

Le lendemain, visite de la baie de Hatiheu avec Jocelyne, notre hôte. On y découvre la fougère tatouage, c’est cool tu peux customiser tes vêtements ou ton corps avec ça et rejoindre ainsi l’équipe des All-Black. On fait aussi la rencontre de cochons sauvages, de fleurs de café et d’immenses cascades au loin.

Et une fois arrivés au fond de cette baie, on ne se lasse pas du paysage…

Sur le chemin du retour, on s’arrête sur le site archéologique de Teiipoka, qui a été restauré à l’occasion du festival des Marquises en 2011. Là se dresse un banian gigantesque, l’arbre sacré, le plus gros qu’on ait jamais vu. Son âge est estimé entre 650 et 750 ans.

Ensuite on a fait la petite randonnée de la sentinelle Est de la baie de Taiohae. Encore une vue assez exceptionnelle sur l’entrée de la baie et le Motu Nui.

Puis sur le chemin du retour on a trouvé une petite plage dans une crique cachée où on était absolument seuls… Plutôt sympatoche !

Et ceci est le centre de détention de Taiohae. On voulait le mentionner parce qu’en plus d’être la plus petite prison de France, elle a aussi la particularité d’être une prison sans murs ni enceinte fermée. Les détenus sont autorisés à se promener dans le jardin, dans les bâtiments, et le parloir se passe sous le manguier. Voilà.

En cette journée du 17 avril, Jocelyne et Étienne nous ont fait la surprise de préparer un repas d’exception pour l’anniversaire de Pierre : Étienne ayant une bande de copains réunionnais (de par son parcours militaire), en apéro c’était samoussas, en entrée, langoustes, en plat principal, un cabri massalé ATTENTION « meilleur que tous ceux que Pierre n’ait jamais goûtés » accompagné d’un parfait petit rougail tomates, et en dessert, un gâteau au chocolat bien plus gros que nos estomac ! Et comme Juju avait prévu les bougies, tadaaaaam !

Le lendemain, pour notre dernière journée à Nuku Hiva, on a pris le bateau avec Étienne, parce qu’après 5 jours sans plage on ne tient plus, et on a navigué jusqu’à la baie d’Anaho, que je vous laisse admirer…

On a ensuite fait une petite marche jusqu’à la baie suivante, la baie de Haatuatua, inhabitée, où on a quand même trouvé, à notre grande surprise, le potager du bout du monde avec un maraîcher qui nous a vendu pamplemousses, tomates cerises et corossols. Improbable et incroyable !

Vous voyez l’idée à peu près.

Allez, 19 avril, on décolle pour Hiva Oa, 40 minutes d’avion, encore très très secoués mais on a réussi à atterrir !

Peut-être que certains ont déjà entendu parler de l’île de Hiva Oa, elle est connue notamment pour avoir été l’île qui a accueilli deux grandes figures, d’abord Paul Gauguin qui y termina sa vie entre 1901 et 1903 et y décéda, et ensuite Jacques Brel, qui vient s’installer à Atuona avec sa compagne Maddly en 1975 et y décède en 1978.

Tous deux y trouvèrent beauté et sérénité et ne voulurent plus repartir. Mais comme le dit si bien le chanteur, « gémir n’est pas de mise aux Marquises », et les conditions de vie y sont rudes, surtout à l’époque.

Alors on passe leur rendre un hommage sur leurs tombes respectives.

À Atuona, commune principale de Hiva Oa, un joli détour au musée Gauguin.

Le peintre a passé seulement 2 années à Atuona, il était avant ça installé à Tahiti depuis 1895, mais il a pourtant été très bien accueilli et intégré par les polynésiens, grâce à sa défiance et à sa lutte contre l’administration coloniale et la toute-puissance de la mission catholique. Il devient président du comité des fêtes de Atuona en 1902.

Mais bon depuis la découverte du fait qu’il fréquentait (pour être gentil) de très jeunes filles marquisiennes, il est un peu moins considéré qu’avant on va dire…

Et un passage au centre culturel Jacques Brel.

Jacques Brel et Maddly s’impliquèrent beaucoup dans la vie du village d’Atuona et furent vite appréciés par la population. En plus de participer à de nombreux projets pour aider la ville, Brel assurait régulièrement des évacuations sanitaires vers Papeete, avec Jojo, son avion Beechcraft que vous pouvez admirer ci-dessous.

On se balade autour du village…

Jusqu’à arriver au site archéologique de Upeke dans le secteur de Taaoa.

Le marae polynésien, comme celui de Taputapuatea précédemment cité par exemple, s’appelle le meae en marquisien (en effet la langue marquisienne ne possède pas de lettre r).

Ici le meae de Upeke, ainsi que plus loin derrière le tiki que vous pouvez voir, reste le plus beau site archéologique qu’on n’ait vu à ce jour, celui qui nous a le plus touchés, du fait de son architecture mais aussi de l’ambiance et de l’énergie que dégageaient le lieu.

On rentre à la pension pour l’apéro du soir et la jolie vue qui va avec !

Aujourd’hui direction la vallée de Hanaiapa, qui est le point de départ de la randonnée de Hanatekuua, qui fut notre coup de cœur aux Marquises, vous allez vite voir pourquoi !

Petit quartier si mignon et si bien entretenu où le temps semble s’être arrêté, on y a fait de belles rencontres et on espère y revenir un jour !

2h de randonnée aller-2h retour, c’est le seul moyen pour arriver au cœur de cette vallée où il y a un seul habitant à l’année ! Et l’impressionnante vue au moment où on a aperçu la plage de Hanatekuua…

Voilà, cachée au milieu de nulle part, on l’a élue par nous-mêmes plus belle plage de Polynésie !

Un petit cabri ça vous dit ?

C’est parti à la découverte du tiki souriant ! Un tiki bien conservé perdu au milieu d’une clairière…

Les hypothèses fusent quant à sa signification mais bon encore une fois, vu qu’on n’a pas d’écrits de cette époque, impossible d’être sûrs de quoi que ce soit…

Ces tiki là sont plus récents mais sont des reproductions inspirées d’anciens tiki que l’on retrouve encore aujourd’hui, cachés au fin fond des vallées et des montagnes… Le mystère reste entier et si vous avez l’âme d’un archéologue c’est ici que vous trouverez votre bonheur.

Allez on entame une autre journée marquisienne avec une excursion à l’autre bout de l’île, direction Puamau, la deuxième commune d’Hiva Oa. Pour cela, il nous faut traverser de multiples vallées regorgeant de plus en plus de mystères et d’authenticité.

Tiens un autre curieux tiki, il ne vous fait pas penser à une œuvre d’un certain Rodin ?

A l’occasion de la fraîcheur d’une matinée, notre hôte nous embarque dans une balade archéologique, se frayant un passage dans une vallée oubliée à l’aide d’une machette tel Indiana Jones à la découverte de pétroglyphes et d’imposants meae.

Avec tous ces tiki découverts, on commence à être inspirés et on se lance alors dans un atelier insolite : sculpter notre propre tiki !

On part alors d’un bois brut, ici du bois de rose que l’on va grossièrement tailler pour donner la taille et la forme de notre tiki. Puis ponçage laissant découvrir de magnifiques nuances de couleurs de bois. Vient ensuite la sculpture, grâce à un petit couteau à bois, on écrit notre propre histoire représentée par des symboles marquisiens. Pour finir et l’éterniser, une bonne couche de cire d’abeille.

Bon c’est vrai ils sont petits… Mais petit tiki deviendra grand !

Voilà, s’achève ce périple sur la terre des hommes, où l’on a fait le plein de mana, l’énergie spirituelle des polynésiens. On repart avec des légendes plein la tête, le sourire aux lèvres et des colliers autour du cou !

Promis chères Marquises, on reviendra !

On vous laisse sur ces belles paroles :