Carnet de voyage

3 mois en Asie du Sud-Est

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Dernière étape postée il y a 214 jours
Par JuRom
L'homme d'aujourd'hui ne descend plus du singe mais de l'avion. (Vialatte, 1978). C'est pourquoi Romain et Juliane s'en vont à la découverte de terres asiatiques !
5 janvier au 21 avril 2017
106 jours
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Publié le 5 janvier 2017

5 janvier 2017

Ça fait plus d'un an qu'on y pense. On se situe entre l'excitation de l'inconnu, de ce que beaucoup de gens nous envient, et entre le "enfin !!! On en a marre de préparer ce voyage !". Oui, maintenant, on aimerait le vivre. C'est parti, avec 10kg chacun sur le dos.

Matériel :

- Sac Osprey 65L (+ confort de portage, + légèreté, - ouverture par le haut)

- Sac à dos léger pour les balades

- Habits légers pour tenir 5 jours

- Polaire, doudoune légère, K-way

- Trousse de secours et pharmacie

- Nécessaire de toilette, linge microfibre

- Chaussures de marche légères et sandales/tongs

- Petit matériel de voyage pratique (sac de soie, corde à linge, lampe solaire, moustiquaire, coussins gonflables, cadenas, carnet de communication, etc.)

- Appareil photo Olympus OM-D E-M5, smartphone, iPod, chargeurs, batterie externe, batterie solaire

Dans le train pour Zürich-Flughafen, les paysages enneigés baignés de soleil nous donnent envie de rester. On n'est pas très impatients de vivre 16h dans l'avion... Arrivée prévue demain à 16h05 à Hanoi, heure locale, avec escale à Doha (Qatar).

Au Vietnam, 2 nuits sont réservées au centre de la capitale, dans le Hanoi Rocks Hostel. On espère y rencontrer des gens sympas qui sauront nous conseiller pour la suite du voyage. On devrait monter au Nord dans les jours suivant.

Fifty shades of green 
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Publié le 9 janvier 2017

6 - 8 janvier 2017

Les pieds sur sol vietnamien, passés la douane très rapidement, nous nous postons à la sortie des bagages. Ils défilent. Longtemps. Bientôt, tous nos confrères venus de Doha sont partis. Après une heure d'attente à regarder défiler le tapis roulant, presque déterminés à partir sans nos bagages, un sac vert apparaît, puis le deuxième. Ouf !

Le sac veeeert ! 

A la sortie de l'aéroport, après avoir changé nos dollars en Dong, nous prenons un mini-bus pour la capitale, 2$/personne. A la TV, on nous assaille avec les coups de coeur d'Alain Morisod version vietnamienne. Les paysages mi-ville, mi-étendues d'eau défilent dans la pénombre qui s'installe déjà. La circulation est périlleuse et dense. Après un long pont, on s'engouffre dans le centre-ville sans fin de Hanoi, où les scooters slaloment entre les bus et voitures, manquant parfois de peu de se faire coincer entre-deux. Ju s'endort, Rom tient bon durant l'heure et demie. Sortis du bus, 30 minutes à pieds nous séparent encore de l'auberge. La ville est bruyante, les rues sont difficiles à traverser. On comprend vite qu'il faut s'imposer et ne pas hésiter à slalomer dans la circulation. Stressant au début, ça devient vite normal !

On arrive bientôt au bord d'un petit lac, Hoan Kiem, où la circulation est proscrite. Le calme fait du bien, mais on se fait vite harponner par des groupes de jeunes qui vendent de la nourriture pour une association caritative. Un peu plus loin, nous traversons un marché nocturne bondé au milieu d'une très longue rue, où l'auberge est censée être. Beaucoup de stands d'habits et d'objets en tous genres, quelques stands de nourriture.

Lac Hoan Kiem et marché nocturne

L'auberge, le Hanoi Rocks Hostel, est très sympa dès l'entrée, où se trouve un bar. La porte est toujours grande ouverte. A l'intérieur, une majorité de jeunes, venant d'un peu partout. Nous posons nos affaires dans le dortoir à 14 qui n'est de loin pas complètement occupé, buvons notre première bière vietnamienne (Frs 2.25.- les 2 !) et nous offrons un petit repas trop copieux avant d'aller dormir.

Entrée-bar donnant sur le marché nocturne 

Samedi, encore épuisés par le voyage et moites de l'humidité ambiante de la chambre, nous sortons vers midi. Ce n'est plus la même rue que le soir d'avant ! Les stands et la foule ont laissé place à la circulation. Nous errons un peu au hasard des rues très bruyantes, achetons une bouteille d'eau et nous arrêtons manger au bord d'une rue, sur des tabourets si petits que nos genoux nous arrivent presque à la mâchoire. Nous mangeons des nouilles, des rouleaux qui s'apparentent à ceux du printemps, et un bol de porc noyé dans une soupe (mort avant d'avoir été noyé, on vous rassure). Deux Françaises s'assoient à côté de nous, dont une qui vit ici depuis septembre. Elle nous dit que le resto est réputé. Le hasard fait bien les choses pour le moment ! Elle nous indique des coins à visiter. Hanoi a beau être immense, on les recroisera trois fois dans la journée !

Sortie de l'auberge et premier vrai repas vietnamien 

Ce qui étonne dans cette ville, c'est que tous les rez-de-chaussée sont des échoppes, ouvertes sur la rue. Les trottoirs se font rares, et s'il y en a, ils sont souvent occupés par le matériel en vente, par les vendeurs assis sur des petits tabourets en plastique qui observent passivement la vie s'agiter autour d'eux et surtout par les scooters parqués.

Sur les conseils de Tiffaine, la Française expatriée, nous nous baladons direction la cathédrale française, où un sapin de Noël et une crèche géante trônent sur le parvis. Normal. Ensuite, nous voulons boire un verre au bord des rails. Les rails sont là, au milieu de la ville, mais le café est fermé. Alors on s'embarque dans un taxi direction le pont construit par Gustave Eiffel, Long Bien, uniquement accessibles au train, aux scooters et aux piétons, que nous sommes. Un trottoir très étroit longe la colonne incessante de scooters. Au centre, la voie de chemin de fers, squattée par des gens qui se prennent en photo telles des stars. Le train passera peu après, on se demande s'ils sont tous vivants. Le pont surplombe une île-bananeraie sur le fleuve rouge. Surprenant ! Le coucher de soleil nous offre un magnifique spectacle.

Cathédrale, rails en pleine rue, pont Eiffel

Le jour suivant, après une nuit difficile, nous commençons la journée doucement avec une pause-café sur le toit d'une maison avec vue sur le lac, à deux pas de l'auberge, par un accès dissimulé. Leur spécialité, suggérée par les françaises : le café aux oeufs. Ça donne pas envie, mais c'est pas mal, entre le cappuccino et la meringue.

Vue depuis la terrasse sur le lac Hoan Kiem et entrée du café 

Nous visitons le Temple de la littérature, puis le jardin botanique qui nous offre un moment calme et opportun pour écrire cet article, et l'occasion de croiser un Martin-pêcheur. Une pause-repas qui arrache un peu nous requinque ensuite, avant de repartir vers un autre temple.

Trouvez Martin dans l'arbre

Le soir, après avoir avalé un excellent plat bon marché au bord de la route, nous partons en bus pour Sapa, au Nord, où nous sommes actuellement pour faire un trek de 2 jours. De retour à Hanoi mardi en soirée. On vous salue depuis ce petit coin de paradis dont on vous donnera des nouvelles très vite (et plus courtes, promis) !

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Publié le 12 janvier 2017

9 - 10 janvier 2017

Dimanche soir, départ pour un village près de la ville de Sapa, Ta Van, dans les montagnes du Nord vietnamien. Embarquement avec une bonne demi-heure de retard dans un mini-bus pour 6 heures de route. Certains n'ont pas d'appuie-tête, on se dit que la nuit va être longue... Mais ce n'était qu'un transfert jusqu'à la gare routière où nous sommes entrés dans un car qui nous a parus luxeux. Des couchettes ! La nuit nous a tout de suite semblée bien plus agréable. Erreur. Les pieds touchent bien trop vite le fond de notre "case", difficile de trouver une position confortable. Certains passeront une très bonne nuit, ce qui ne sera pas notre cas.

Intérieur du car 

A 3h du matin, après une course folle à dépasser tout le monde, même dans les routes sinueuses de montagne, le car s'arrête sur une place. Nous sommes à Sapa. Visiblement, on peut rester dormir. Les lits en plastique grincent sous le poids de la vingtaine de personnes présentes dans le car. Rom et Ju parviennent enfin à s'endormir, au milieu de ronflements. La nuit sera donc courte, car à 6h, au lever du soleil, il faut sortir, trouver notre voiture-navette et répéter aux nombreux locaux postés devant nous que "yes, already booked". A 6 dans la voiture, nous descendons une route parsemée de gros nids-de-poule durant une trentaine de minutes. Et là... Wow. La situation de notre petite auberge est magnifique. On vous laisse juger par vous-mêmes.

Auberge et vue depuis l'auberge 

Nous sommes une dizaine de jeunes à partager ces 2 jours ensemble avec une guide locale, qui fait cela depuis 5 ans. Elle n'a jamais voyagé, même pas au Vietnam. Elle aimerait beaucoup visiter Hanoi...

En résumé, un trek de 5h lundi à travers les rizières et un trek de 3h30 mardi en passant par une chute d'eau et une forêt de bambous, le tout traversant de nombreux villages d'ethnies différentes.

Poules, coqs, canards, oies, cochons, chiens, chats, chèvres, vaches, buffles, et leur mini-eux trop craquants gambadent dans ces paysages idylliques.

Les chemins sont raides, boueux et glissants à l'aller, mais le retour se fait sur un chemin goudronné. Un hic : les femmes qui nous accompagnent, vêtues de costumes typiques, pleines de générosité et de soutien, qui nous aident dans les passages difficiles, sont en fait là pour nous vendre de l'artisanat au milieu du trek... Et elles insistent !

Notre guide devant à gauche et les femmes portant l'artisanat 
Rizières 

Lundi soir, après la marche de 5h, on s'offre une heure de massage juste à côté de l'auberge. On choisit sur le menu Vietnamese massage (traditionnal), massage du corps entier, notamment avec des ventouses. Rom coche la case medium, Ju la case light. Mais Ju pense qu'ils ont intervertis la puissance... Que de souffrance ! Ils n'y vont pas de mains mortes. 3 jours après, les marques des ventouses sont encore impressionnantes sur son dos... Mais après le massage, on se sentait quand même bien.

Notre guide coud durant une pause 

Les repas sont copieux et excellents. L'entente entre tous est amicale. A la fin du second trek, la pluie arrive. On a eu beaucoup de chance, la pluie était annoncée pour le jour d'avant déjà. Après le dîner, on embarque dans une voiture direction Sapa, pour reprendre le car à 16h pour Hanoi. Sur le chemin du retour, un attroupement de villageois au bord de la route retient notre attention. Un buffle agonise, couché sur son flanc. La pauvre bête a chuté de tout son poids d'un talus glissant, haut de quelques mètres... Satanée pluie.

A 22h, on arrive à l'auberge, après une nouvelle course folle du bus à couchettes. Juste à temps pour le Happy Hour ! Une bière, une douche et au lit. Demain (mercredi), on part pour l'île Catba, près de la baie d'Halong, d'où on vous écrit ce post.

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Publié le 15 janvier 2017

11 - 15 janvier 2017

Mercredi matin, nous partons de notre auberge à Hanoi dans l'intention de rejoindre en taxi une gare routière où prendre un ticket pour un voyage "organisé" de Hanoi à l'île de Cat Ba. Arrivés à ce qu'il nous semble être la destination, le conducteur nous tient tout un discours en vietnamien. Il est énergique, mais toute notre bonne foi ne nous permet pas de piger un seul mot de ce qu'il essaie de nous faire comprendre. Confus, nous payons et descendons du taxi sous la pluie. Devant nous, un chantier. Nous demandons à la station-service d'à côté où se trouve la-dite gare routière. Une employée nous répond qu'elle est fermée. Flûte. Elle nous en indique une autre sur notre carte. On hèle un taxi qui s'arrête. C'est le même que nous venons de quitter un peu plus loin ! Le chauffeur nous amène effectivement à une autre gare routière, où pas un seul touriste ne s'y trouve. On ne voit pas trace du nom de la compagnie que nous voulions prendre. Alors on se dit que tant qu'à faire, au lieu de rester un jour de plus à Hanoi, autant tenter de rejoindre notre destination comme on peut. Les billets pour le premier bus achetés, on se fait escorter par une employée qui nous amène vers un banc. On pense devoir y patienter 1h mais quelques minutes après, on nous fait signe de monter dans un bus. Nous nous exécutons. Quarante minutes plus tard, le bus part à l'heure. Chose étrange, il s'arrête de nombreuses fois au bord de la route pour embarquer des paquets (dont une immense chaîne Hi-Fi). Les bus font donc aussi le boulot de poste, comme nos cars postaux, mais de manière un peu moins régie, visiblement.

2h30 plus tard, on nous pose à Hai Phong. Nous sympathisons avec 2 Australiennes qui, comme nous, ne savent pas trop comment aller à Cat Ba. Le chauffeur du bus nous appelle un taxi et nous dit de faire attention au compteur (ils sont parfois trafiqués). Franchement, ils sont top ces vietnamiens. Même s'ils ne parlent pas tous anglais, ils nous prennent sous leur aile pour nous mener où on le souhaite !

A 4 passagers dans une mini-voiture, avec chacun un énorme sac, on est complètement coincés, mais on en rit. Arrivés au port d'Hai Phong, nous achetons un billet pour un bateau, et embarquons 45 minutes plus tard, en croisant une Hollandaise rencontrée à l'auberge qui en descend. Le bateau est lent, le paysage pas fameux, on passe par un canal où les immenses cargos sont parqués, attendant d'être chargés ou déchargés.

Cargos 

1h de bateau, puis encore la même durée de bus, partagée avec un couple de Français, pour traverser l'île de Cat Ba et nous mener à Catba town. Nous allons dans un hôtel que nous avons vus sur Internet, un peu à l'écart des autres, le Catba Central Hotel 2. Le gérant est sympathique, nous y resterons au moins pour une nuit (4 finalement). Ju y fait sa première lessive, qui séchera péniblement dans l'humidité de ce pays.

Terrasse de l'hôtel 
1ère lessive, avec les moyens du bord...  (Petite dédicace aux ergos du VDR pour la corde à linge !)

Le soir, nous longeons le centre-ville qui se compose essentiellement d'une rangée d'hôtels face à la baie avec des restaurants au rez-de-chaussée. Nous nous attablons sur une terrasse au hasard. Quelques minutes plus tard, un Français rencontré à Hanoi s'assied à la table d'à côté ! Nous finissons donc par manger ensemble, avec Eva également, une médecin bernoise, première Suissesse de notre voyage.

Au fond, le centre-ville de Cat Ba 
Bateaux à Cat Ba, de nuit 

Jeudi, la pluie nous fiche le cafard. On réfléchit à la suite de notre voyage et on comprend que la pluie va probablement nous accompagner tout le reste de notre voyage au Vietnam en voyant les prévisions. On s'accorde une journée far niente à l'hôtel, on n'a pas envie de mettre le nez dehors. On sortira uniquement pour le souper.

Vendredi, après notre pancake à l'ananas dégoulinant de gras et un thé vert vietnamien, nous louons 2 scooters pour traverser l'île librement. Un cours de conduite accéléré plus tard (c'est nos premiers pas en deux-roues motorisés), nous prenons de l'essence "à la louche" et nous enfonçons à l'intérieur de l'île, sur l'unique route quasi déserte (donc les mamans, pas de panique, c'est pas comme Hanoi et on portait des casques).

La preuve en image des belles têtes de vainqueurs 

Après avoir rejoint le port à l'opposé de Cat Ba, nous revenons sur nos pas et nous arrêtons au Parc national, où nous grimpons une bonne demi-heure pour atteindre un point de vue magique sur les collines environnantes.

A l'opposé de Cat Ba 
Parc national 

Avant de retourner en ville, nous nous rendons sur le Fort du Canon. En gros, un dédale de petites salles en béton, de chemins cachés, de galeries et de canons, nichés sur une colline en bord de mer, qui ont servis durant la guerre du Vietnam.

Fort du Canon (Cannon Fort) 

Pour finir la journée en beauté, on se rend sur une plage, déserte car le climat ne s'y prête pas tellement.

Plage n°1 

Samedi, debout avant 7h. Le p'tit déj englouti, on nous amène à un port, où on embarque pour la journée. Direction l'île des singes pour 1h, où quelques primates agressent les touristes en quête de nourriture.

Monkey Island 

Ensuite, on nous promet une plage où nous pourrons nager et faire du snorkeling. Le bateau s'arrête à plusieurs dizaines de mètres d'une minuscule plage bordée de déchets. Tout le monde a plutôt froid, quelques courageux piquent une tête.

La plage 

Après un excellent repas, on dépasse la baie de Lan Ha et on rejoint celle d'Halong, où on se cale dans un kayak. Par chance, Rom a l'oeil, et durant l'heure et demie que nous avons, il voit des singes et des écureuils, alors qu'on entend qu'il est difficile d'en apercevoir. Les autres pagayeurs repartis vers le bateau, il règne un silence apaisant, entrecoupé de légers clapotis, dans un dédale d'étendues d'eau et de grottes, entouré d'une jungle escarpée.

Virée en canoë-kayak 
Singe en haut du grand rocher 
Écureuil 

Repartis en bateau, nous continuons de voguer entre ces mystiques collines karstiques dans un ciel certes gris, mais lumineux, durant la journée la plus "chaude" de notre séjour à Cat Ba (19℃).

Villages flottants 
Pêcheur-fumeur pagayant avec ses pieds 

Dimanche, grand départ. Nous prenons le bateau rapide cette fois-ci qui atteint Hai Phong en 3x moins de temps que le bateau de l'aller. Nous sommes actuellement dans un hôtel bas de gamme, mais passable. La mollesse du matelas peut par contre s'apparenter au carrelage de n'importe quelle cuisine, le froid en moins. Peu importe, la nuit sera courte, lundi matin nous prenons l'avion à 6h40 pour Da Nang, avant de rejoindre Hoi An, un magnifique village, paraît-il.

Marché à Cat Ba 

Au final, nous avons passé à Cat Ba 4 jours et 4 nuits pour 116.- pour 2 (env. 2'600'000 Dong), soit moins de 15.- par personne par jour tout compris (nourriture, logement, sorties) et 15.- de transport aller-retour par personne. Et pourtant, on a vécu comme des p'tits rois ! On a vite l'impression que les choses sont chères, parce que les prix ont toujours plusieurs zéros. Mais en fait, on est très vite multi-millionnaires, ici.

Fun fact du moment : la monnaie vietnamienne est composée uniquement de billets, dont la plus petite valeur est de 500 Dong. Tout le monde se balade donc avec une liasse de billets dans sa poche !

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Publié le 21 janvier 2017

16 - 19 janvier 2017

Lundi matin, après une nuit bruyante et courte sur notre fameux matelas-carrelage, nous partons pour l'aéroport en taxi à 5h. La gare aéroportuaire se trouve être si petite qu'à 5h30 nous sommes déjà assis au Gate 3.

Après 1h30 de vol, atterrissage à Da Nang pour une partie de la journée. Les touristes se font rares, tout comme à Hai Phong, et les gens nous saluent avec un grand sourire, ils ont l'air de se demander se qu'on vient faire là. En tout, nous marchons 2h avec tout notre bardas sur le dos le temps de visiter un peu : temples, pont du Dragon, petites ruelles.

Bouddha et pont du Dragon, Da Nang

Nous cherchons la station de bus pour Hoi An, un chauffeur de taxi nous dit que celle où on est n'est plus desservie et essaie de nous convaincre de nous amener à Hoi An. No way ! On ne se laisse pas avoir et après quelques indications de sympathiques locaux, nous trouvons le bon endroit. 15 minutes après, le bus arrive. On s'arrête souvent, la dame du bus jette à moitié les gens dehors, les autres ont à peine le temps de monter, c'est assez épique.

Dans le bus pour Hoi An

Après 1h de trajet, en sortant, un touriste chinois du même bus nous accoste pour parler (pas très bien) anglais et nous suit jusqu'à notre hôtel. C'est un professeur d'université qui est venu rejoindre un étudiant pour 2 jours... Pas tout compris. L'hôtel que nous trouvons est simple, pas cher et confortable, mais surtout... caaaalme !

Notre chambre avec vue sur un marais 

Le contraste avec les 2 dernières villes est sans appel : c'est ULTRA-TOURISTIQUE mais super joli, surtout qu'on voit enfin le soleil !

Centre-ville de Hoi An traversé par une rivière 

Les commerces sont particuliers ici. La plupart sont des tailleurs, des vendeurs de cuir ou des restaurants. D'ailleurs, la gastronomie locale est réputée. Par contre, les commerçants sont insistants et vous harponnent sans cesse dans la rue.

Nous restons 3 jours et 3 nuits ici, le temps d'arpenter les rues de la vieille-ville ensoleillée qui retiennent un pont japonais, des temples et un marché, de se balader à vélo jusqu'à la plage en passant par des rizières urbaines, de commander 2 tuniques sur-mesure pour Ju (parce qu'elle en a marre de s'habiller en Grosse-touriste, qui serait d'ailleurs son nom dans un Astérix et Obélix) et de prendre un cours de cuisine.

Temples 
Pont japonais 
Rizières 

Le cours, nous l'avons trouvé en allant manger dans un restaurant excellent, Little Menu, servis par un chef-cuisinier car le serveur était malade. Phap - c'est son nom - nous a convaincus avec son humour et sa bienveillance. En effet, à Ju qui lui a commandé "Hai bia" (2 bières), il a répondu en vietnamien pour la tester.

Little Menu 

Nous l'avons donc rejoint le lendemain à 15h30 au Herbs and Spices, avec un sympathique couple espagnol, Alex et Mar. Pour 36,50$ par personne (sachant que l'échelle va de 25 à 70$, avec pour la plupart des groupes de 30 personnes), Phap nous a mené dans l'authenticité du marché pour acheter les produits nécessaires au menu classique (lien des recettes) que nous cuisinerons, mais surtout pour nous expliquer chaque ingrédient et le fonctionnement du marché.

Marché de Hoi An 

Lorsque Rom demande la différence entre deux paniers remplis de gingembre, Phap répond le plus sérieusement du monde "ceux-là sont des mâles, ceux-ci des femelles ", avant d'exploser de rire. Un peu plus loin, il nous montre des poulets et ajoute à Rom, d'un air malicieux "là, tu peux distinguer les mâles des femelle !". Ce gars est un vrai bonheur et nous accompagne dans la préparation des plats en toute simplicité jusqu'à 19h. Un délice dans un endroit très bien tenu !

Cours de cuisine 

Jeudi, on apprend qu'une amie de Neuchâtel était en même temps que nous à Hoi An, on s'est juste ratés, mais on se croisera peut-être au Cambodge ! En fin d'après-midi, nous repartons en bus un peu plus au Sud. Nous avions regardé pour éventuellement remonter en train à Hue, la plus belle liaison ferroviaire du pays, avant de prendre un avion pour Dalat, mais le Têt arrivant (Nouvel An vietnamien), nous avons entendu que les billets disponibles se faisaient rares. 12h de bus (avec couchettes à notre taille, cette fois-ci) et nous voilà dans la capitale balnéaire par excellence, Nha Trang.

Hoi An en vrac 

Fun fact du moment : au Vietnam, les commerçants, hôteliers, restaurateurs, habitent souvent sur leur lieu de travail. De ce fait, il n'est pas rare de les voir manger entre deux porte-habits ou siester sur un tas de tapis en vente.

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Publié le 25 janvier 2017

20 - 21 janvier 2017

Encore un excellent hôtel pour son petit prix, avec des matelas moelleux et une cabine de douche (rares au Vietnam, la douche se résumant souvent à un pommeau à côté des WC), le Sunny Sea Hotel, à deux pas de la mer, où nous avons pu avoir une grande chambre (14$) à 8h du matin après seulement 15 minutes d'attente le temps qu'ils la nettoient. Une douche plus tard, nous visitons une cathédrale charmante des années 30', simple par ses briques.

Nous grimpons jusqu'au bouddha géant de 14 mètres sur une colline surplombant la ville.

Les tours cham de Po Nagar nous offrent ensuite un joli spectacle.

Tours cham de Po Nagar 

Nous longeons la côte en nous impressionnant de la taille des vagues et en imaginant l'eau turquoise calme qui aurait dû nous accueillir à cette saison...

La journée entrecoupée d'averses nous fait réfléchir, nous décidons de repartir le lendemain déjà. A part un parc d'attractions sur une île qui ne nous attire pas et les sites de plongée infréquentables par ce temps, il ne nous reste pas grand chose à faire ici. Samedi à midi, nous prenons un bus sous la pluie (décidément, on a pris la bonne décision) pour un trajet de 4h afin de monter à Da Lat, niché à 1500m.

Sur la route de Da Lat 

Fun fact du moment : au Vietnam, les camions-poubelles émettent une musique à leur passage (c'est pas pour autant qu'ils ne puent pas) !

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Publié le 27 janvier 2017

21 - 24 janvier 2017

Les 4h de route de Nha Trang à Da Lat ont été longues, surtout le deuxième tiers du parcours, sur les routes sinueuses et secouantes, dans un brouillard épais et pluvieux. Le dernier tiers, toujours aussi shaking, était magnifique par ses paysages de collines de terre rougeoyante, nous faisant étrangement penser aux pays des mille collines, le Rwanda. Puis, se succèdent des serres à perte de vue. On apprendra plus tard qu'il s'agit de plantations de fleurs.

Trajet en bus  
Fleurs sous serre 

Da Lat nous paraît particulière à toutes les autres villes par sa morphologie avec ses rues en pente. Tous les autres endroits bâtis que nous avons visité sont planes. Da Lat est une exception. C'est aussi la ville la plus en altitude du Sud du Vietnam (1500m), ce qui lui vaut ce climat si favorable à la plantation florale (des températures au-dessous des 20℃ avec beaucoup d'ensoleillement). L'architecture a été influencée par l'occupation française et les politiques actuels tentent d'en garder l'atmosphère en limitant les hauts bâtiments.

L'auberge où nous logeons, le Dalat Central Hostel, est très agréable, avec une chambre spacieuse, des matelas confortables et surtout un excellent service de réservation par les tenanciers.

Dimanche, après un délicieux muesli dans le café zen d'en face, le An Coffee, nous louons un scooter et partons arpenter les côtes de Da Lat sur les conseils de l'hôtelière. Rom conduit, Ju fait office de rétroviseur parlant. Il fait frais mais ensoleillé, alors même s'il vente, on est content !

An Coffee 

On commence par un havre de kitschitude mignon mais presque flippant : la Valley of Love. Alors on a joué le jeu à l'asiatique et on a fait quand même une jolie balade dans ces collines plutôt bien entretenues.

Vallée de l'amouuuuur 

La gare la plus ancienne du Vietnam est attirante surtout par ses vieux wagons parqués, même si elle accueille toujours des trains en fonction.

Gare de Da Lat 

On décide de passer à la Crazy House, un mélange de Gaudi et de Tolkien, selon les mots du Lonely Planet. Des cars entiers de touristes s'y engouffrent pour la visiter, on se contente de la façade extérieure.

Crazy House 

Au centre-ville de Da Lat, il y a un petit lac, bordé par des multitudes de plantes et arbres en vente. De l'autre côté de la route, une immense place avec des fontaines, deux bâtiments étranges - dont un abrite un centre commercial - et un grand parc. Dans ce dernier des adolescentes vietnamiennes sont timidement venues nous demander de faire des photos avec elles. Si ça peut leur faire plaisir, soit... 😀

Lundi, après notre traditionnel muesli, nous enfourchons, en tant que passagers, deux motos guidées par des easyriders, nommés Ace (27 ans) et l'autre avec un nom imprononçable. Ces motards nous guident toute la journée sous le beau soleil du Sud. Premier stop, serre de fleurs. Ensuite, producteurs de café dans un cadre sublime. Ace nous explique tout le système de production ainsi que les différents types d'arbres. Autour d'un café, le plus cher du monde pour Rom (littéralement chié par les civettes), Ace nous raconte avec plein d'humour des anecdotes du système vietnamien et nous parle du manque de scolarisation des enfants dans les villages et de la lutte contre la déforestation VS l'expansion des zones de plantation de caféiers.

 Idée d'Ace
Ace insiste encore 
Pause café 

Nous nous arrêtons peu après dans une minuscule "ferme" familiale avec des élevages particuliers : poules, cervidés, cochons d'Inde, mais surtout crocodiles, porc-épics, crickets et scorpions.

Ferme spéciale 

Ils produisent également de l'alcool de riz, parfois agrémentés de choses étranges en bouteille, comme un énorme iguane ou un cobra.

On nous sert un verre d'alcool accompagné d'une assiettes de... crickets grillés à l'ail et à la citronnelle ! Ju n'hésite pas à se lancer, ça faisait quelques années qu'elle voulait y goûter, Rom reste plus sur ses gardes mais se force. Pas si mal, mais on ne finira de loin pas l'énorme platée. Ce genre de nourriture n'est pas très répandu au Vietnam.

Yummy 

A l'arrêt suivant, Ace nous explique la production de la soie, en nous montrant les vers à soie qui mangent durant une vingtaine de jours, puis la transformation en cocon, la récolte des cocons avant que le papillon n'en sorte, l'ébouillantage desdits cocons (pauvres bêtes) et l'unification de 5 à 10 cocons pour un brin de soie par des machines traditionnelles archaïques. Impressionnant ! On comprend alors le prix exorbitant de ce tissu.

Production de soie 

Plus loin, un temple, avec derrière Happy Bouddha, un bouddha qui pétille de joie. A deux pas, l'Elephant waterfall.

Temple et Happy Bouddha 
Elephant Waterfall 

Au bout de notre périple, d'immenses chutes d'eau nous attendent.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons encore dans un village où sont cultivés des champignons noirs, ceux utilisés notamment dans les rouleaux de printemps. Ils poussent sous des tentes, dans des mottes de bois et de terre suspendues et sont ensuite séchées au soleil.

Culture de champignons 
Village d'une minorité ethnique 

Une de nos plus belles journées du voyage s'achève. Le ciel s'est couvert, car comme dit Ace, "ici, il est comme les filles : il sourit au réveil et pleure en fin de journée".

Da Lat by night 

Mardi, nous partons en avion pour la grande Hô Chi Minh-Ville. On voulait prendre le train, mais on a lu que cette ligne n'était pas très sûre...

Fun fact du moment : dans le Sud, il y a de nombreux parkings payants pour les scooters sur... les trottoirs.

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24 - 26 janvier 2017

Atterrissage : ok. Bus : ok. Auberge : trouvée. Chambre : partagée avec deux jeunes berlinois avec qui on a sympathisé, dans l'excellente La Hostel Saigon. Le premier soir, on mange sur le toit-terrasse du Secret Garden, tellement bien caché qu'on se trompe d'abord d'endroit en entrant chez quelqu'un. On a partagé la table avec un couple chinois trentenaire habitant en Nouvelle-Zélande. Très sympas !

Secret Garden 
Bâtiment depuis la terrasse de l'auberge 

HCMV est une ville très développée du Sud. Quelques buildings surplombent le centre-ville, des magasins de luxe bordent une rue lui donnant un air de Champs-Elysées, avec un opéra aux airs carrément européens.

Opéra 
Hô Chi Minh statue 
Marché couvert 
Au hasard des rues 

Les prix sont à l'image de la ville : vers le haut. Mais la hauteur permet parfois de s'en prendre plein les yeux !

Deux bâtiments se faisant face sont suprenants. La cathédrale Notre-Dame en pierre de Toulouse et la Poste centrale, conçue par Gustave Eiffel.

Cathédrale Notre-Dame 
Poste centrale 
Pause repas (et backgammon de poche qui ne nous quitte plus, merci Zof !)

Le musée des Souvenirs de guerre est poignant par ses photos crues de reporters de guerre. A l'extérieur, quelques véhicules militaires donnent le ton. Juste au moment de partir, après une plongée de 2h dans l'horreur vietnamienne, une grosse averse se déverse.

Extérieur du musée 
Chauve-souris dans une salle de reconstitution de prison 

Nous passons dans une librairie francophone pour refaire le plein de bouquins, avant de repartir pour My Tho jeudi 26 janvier. Partout dans le pays, le Têt (Nouvel An) se prépare. Les prix des transports augmentent considérablement pendant ces jours de fête.

Décorations pour le Têt 
Pose photo pour le Têt devant Hô Chi Minh

Fun fact du moment : à de nombreux endroits du Vietnam, des places de "jeux" sportives offrent des possibilités de se dépenser physiquement. Petits et grands se balancent de gauche à droite ou propulsent leurs jambes d'avant en arrière comme s'ils couraient, jambes tendues. C'est plutôt marrant à voir !

Restaurant du soir 
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Publié le 6 février 2017

26 - 28 janvier 2017

En milieu de matinée, une navette vient nous chercher à l'hôtel pour nous amener à la gare routière. Horaire prévu : 13h15. Arrivés à midi et demi à la gare, on nous indique un bus. Or, Nouvel An oblige, les bus ont plus d'une heure de retard. Nous devrons donc patienter 2h en regardant passer leur longue file et en surveillant d'un oeil attentif l'écran annonçant les départs. Lorsque ce dernier nous annonce l'embarquement, nous attendons sagement que le véhicule s'arrête devant nous. Grave erreur ! Ce que nous comprenons quand nous le voyons doubler la file de bus et partir. Après un sprint, sac au dos, tongs aux pieds, Rom parvient à faire ouvrir la porte au chauffeur qui refuse catégoriquement de nous faire rentrer. Nos places ont été réattribuées. Une charmante dame, comprenant notre désarroi, nous emmène au guichet et nous fait modifier nos tickets en réservant deux places dans le prochain bus. Afin d'éviter que les deux touristes que nous sommes ne le ratent à nouveau, on nous y installe, avant même son arrivée officielle, tels deux VIP. Le trajet peut commencer.

Gare routière bondée 
On garde le sourire, refourgués au fond du bus 

1h30 plus tard, nous arrivons à My Tho, petite ville du delta du Mekong, et nous installons dans notre hôtel. C'est probablement le pire hôtel dans lequel nous ayons séjourné depuis notre arrivée au Vietnam. Mais au vu de l'offre hôtelière de la ville et du Nouvel An imminent, nous n'avons guère le choix. Le réceptionniste ne parle pas un mot d'anglais et nous devons communiquer à l'aide de Google Traduction, sans vraiment savoir à quel point celui-ci est fiable.

Vue de l'hôtel 

Le lendemain matin, nous embarquons à bord du bateau de Thanh pour explorer les quatre îles verdoyantes situées dans le bras du Mekong, à quelques centaines de mètres de la ville. Nous visitons un élevage d'abeilles et le verger d'un producteur local avant d'embarquer sur un minuscule bateau pour naviguer dans le petit canal qui traverse l'île.

Fabrication de bonbons à la noix de coco 

Sur l'île suivante nous attend un temple à ciel ouvert, créé par un moine reclus et déserté depuis sa mort, il y a 25 ans. Nous accostons enfin sur l'île de Ben Tre pour un petit tour en vélo dans la campagne avant de nous délecter d'un "Elephant Eel", poisson du delta.

Balade à vélo 
Elephant eel 
Martin-pêcheur 

Une fois sur la terre ferme, nous cherchons un moyen de nous rendre à Can Tho le lendemain, sachant que cela pourrait être difficile un premier jour de l'an et que le réceptionniste de l'hôtel ne pourrait nous aider. Les deux réceptionnistes d'un hôtel voisin se donnent beaucoup de peine pour nous expliquer comment nous rendre à la gare routière, allant même jusqu'à nous écrire un mot en vietnamien pour expliquer à notre réceptionniste qu'il faut essayer de nous réserver des billets et nous appeler un taxi. Il n'aura malheureusement compris que la fin.

Poisson rampant 
Élevage de crocos 
Récolte de noix de coco 

Fun fact du moment : presque seuls touristes de la ville, nous manquons de causer une quantité effroyable d'accidents, près de la moitié des scooteristes se retournant sur notre passage.

Ici s'achève la première contribution de Romain au blog, qui n'a même pas parlé de son passage chez le coiffeur pourtant mythique ! Le mec ne parlant pas un mot d'anglais, il a déjà fallu lui faire comprendre que non, on ne voulait pas une coupe tendance vietnamienne, juste rafraîchir sa coupe de base. Pour cela, Ju a montré une photo du début du voyage. Le coiffeur, très pro, mais surtout très méticuleux, a passé trois bon quarts d'heure à raccourcir, dégager les oreilles, raser les bords, et rafraîchir la barbe "broussailleuse" de Rom. Tout ça pour CHF 5.-, soit plus du double de temps pour 1/6 du prix qu'il paie en CH (qui est déjà un bas prix)... Et dans un salon de coiffure plutôt huppé !

Après la tête, informations sur le Têt (Nouvel An vietnamien) : c'est la fête la plus importante de l'année. Elle dure 3 jours, mais certains prennent 10 jours de vacances à ce moment-là. C'est l'occasion de se retrouver en famille et de retourner sur le lieu de naissance. Traditionnellement, le premier jour - cette année le 28 janvier - est dédié aux parents et grands-parents, le deuxième jour à la famille élargie, et le troisième aux amis et enseignants.

Un certain état d'esprit habite complètement les gens, avec une signification peut-être même plus forte que notre Noël. Pour la plupart, c'est l'occasion d'enfin se reposer de 12 mois de travail. Le passage au Nouvel An est un renouveau et doit refléter l'année qui vient, tout doit être propre et beau, les gens nettoient chez eux et devant leur entrée, ils essaient de ne pas s'énerver, de faire la paix même avec la belle-mère la plus acariâtre (selon les mots du Courrier vietnamien), de rendre des services. D'ailleurs, on ne sait pas si c'était l'effet du Têt qui nous a donné l'impression que les gens étaient particulièrement serviables et ne tentaient plus de nous écraser dans la circulation...

Concrètement, les rues et maisons sont décorées de guirlandes rouges et dorées souhaitant une bonne année, les fleurs sont disposées à l'entrée des demeures pour porter bonheur, les gens achètent beaucoup de nourriture pour préparer d'excellents repas en abondance - et pour tenir quelques jours sans un magasin ouvert -, des tambours retentissent, des spectacles de dragons se donnent, les petites filles sortent leurs robes les plus kitsches.

Spectacle à My Tho 

Jusqu'à l'année passée, des spectacles pyrotechniques explosaient dans le ciel vietnamien. Mais cette année, le gouvernement a décidé de mettre fin à ce gaspillage monétaire et a remplacé cela par des guirlandes lumineuses. On devrait en prendre de la graine !

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Publié le 10 février 2017

28 - 29 janvier 2017

L'hôtel que nous voulions rejoindre ayant la grille fermée, comme la plupart des commerces autour de nous (vacances du Nouvel An), nous continuons notre route à pieds, jusqu'à une auberge trouvée dans le guide. Accueillis avec un thé froid et de l'ananas frais, cela nous donne déjà une bonne idée de l'hospitalité de Ha. Elle parle bien anglais et nous recommandons vivement son auberge, le Thanh Ha Guesthouse, qu'elle tient depuis 4 ans. Après lui avoir demandé où on pourrait manger (ouverts durant le Têt), elle nous propose de manger avec elle. Un festin qu'elle nous a offert !

Can Tho by night 

Ensuite, elle nous a proposé d'aller dans son village à vélo en la suivant (elle, en scooter). Après une petite heure de route, et beaucoup de vélos et scooters évités de justesse dans les étroites ruelles, nous avons mangé de la pastèque dans la maison de sa mère. Pour rentrer, on a pris le mini ferry qui rejoint le centre.

Balade à vélo 
Chez la mère de Ha 

Le lendemain, à 5h30, notre petit-déjeuner avec un café froid à l'emporter nous attendent à l'entrée. Direction : une barque pour 5h de magnifique balade dans les méandres du Mekong, avec le lever de soleil et plein de Martin-pêcheurs. Un délice (la balade, pas les oiseaux) ! C'est aussi là qu'on voit le décalage de la gestion des déchets. Tant de sacs plastiques et poubelles entières sont balancés à l'eau... Mais observer un instant la vie des locaux dans leurs maisons sur pilotis ajoute une belle authenticité à ce voyage de 5h au fil de l'eau.

En plus, notre cannotière nous a confectionné d'impressionnants objets avec des feuilles, tout en dirigeant le bateau avec les pieds.

Roses 
Sauterelle 

Ha nous a organisé le bus pour Chau Doc avec navette gratuite d'hôtel à station de bus et inversement. 2h30 de route jusqu'à cette ville à la frontière du Cambodge.

Coccinelle 
Martin-pêcheur 

Fun fact du moment : sur une autre barque en même temps que nous, venant de la même auberge, on a discuté avec un couple anglo-canadien. Eh bien, la canadienne est ergothérapeute !

Couple canadien 
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Publié le 16 février 2017

29 - 31 janvier 2017

Nous passons 2 nuits à Chau Doc, en fait toute petite ville un peu glauque la nuit selon les rues. Avec le Têt, peu d'hôtels ont de la place, notamment celui où on avait réservé une chambre quelques heures auparavant... On a choisi la première chambre de libre, dans un truc un peu miteux mais pas cher (10$), on a changé le lendemain, c'était mieux.

Notre unique jour à Chau Doc, nous louons un scooter, semi-automatique cette fois (vitesses à changer avec le pied gauche, frein au pied droit). Rom teste, il revient vivant du tour de pâté de maison, alors on y va !

Beaucoup de circulation pour sortir de la ville. A un moment, on est arrêté dans un bouchon et un teubet recule sur le bord de la route avec son scooter, sans regarder derrière lui (c'est de coutume ici). Ju n'a pas le temps de dire "attention" que le tuyau d'échappement brûlant touche le mollet de Rom. Ben le vietnamien s'est pris une belle engueulée !

1h30 de route plus tard, nous arrivons à la réserve ornithologique, dans la Tra Su Forest. Décidément, il y a du monde à cause du Têt (dernier jour férié). 1h d'attente, on monte sur une barque avec 20 personnes. Plein de jeunes bruyants qui font à peu près mille selfies à la seconde sous tous les angles en nous prenant parfois avec. Très beau parc, mais très bruyant ce jour-là. Un petit tour en barque intimiste permet de voir beaucoup d'oiseaux, mais difficile de les photographier dans tous ces arbres.

Tour en barque 
Oiseau caché 

On monte sur une tour d'observation avec au sol un restaurant et... de la musique à plein tube. On repassera pour la tranquillité de la nature ! Au final, on conseille, mais évitez vraiment la période du Têt.

Aigrettes 

Sur le chemin du retour, nous prenons les petites routes au bord de l'eau (satanée chanson de Gérald de Palmas qui nous poursuit), longée de maisons sur pilotis.

Partout, les gens nous regardent passer comme des aliens. Beaucoup de gens se retournent en nous dépassant, parfois nous font un grand HELLOOOOO en souriant. Au Nord du Vietnam, on n'était pas aussi souvent salués, les gens sont très chaleureux. On croise un groupe de jeunes qui sont déguisés en dragon pour le Têt. Ils tapent sur les tambours de plus belle quand ils nous voient arrêtés sur le bord de la route et viennent nous saluer, en posant pour les photos.

On grimpe le Mont Sam (284m), 10 minutes de montée bien raide sur une route pourrie, mais on y arrive sans encombre. Magnifique vue de là-haut ! On rentre à Chau Doc avec le soleil couchant. Miam.

Vue du Mont Sam 

Mardi 31 janvier, dernier petit déj au Vietnam, avec une super vue sur le Mekong et le lever du soleil. On nous presse à 6h30 pour rejoindre la navette pour le port alors qu'on nous avait dit 7h. On engouffre notre omelette en 5 minutes et go.

Vue depuis la terrasse 
Lever du soleil 

Sur le bateau, on remplit des formulaires pour la demande de visa (avec photo), on paie 34$ par personne, et à la frontière, on ne s'occupe de rien, on attend 30 minutes sur une plateforme flottante du côté vietnamien, puis le même temps côté Cambodge. En tout, 5h de traversée.

Collation "Swissroll" : pardon mais... ça a quoi de suisse ?  
Sur le trajet 

Fun fact du moment : au Vietnam, pour dire non, pas d'index balancé de droite à gauche, mais la main verticale secouée, comme dans "ainsi font, font, font les petites marionnettes", en plus rapide. Au début, on se disait que ça voulait dire quelque chose comme "bof, pas terrible", mais non.

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Publié le 18 février 2017

31 janvier - 2 février 2017 (et brefs passages les 8 et 15 février pour faire escale)

L'arrivée sur la côte de Phnom Penh nous donne une idée de l'architecture de ce pays, bien distincte de la vietnamienne. On aime déjà !

Rives de Phnom Penh 

En marchant jusqu'à l'auberge (Eighty8 Backpackers hostel, excellente, on y repassera 2 fois), quelque chose nous interloque : le silence des rues. Pas de klaxon malgré la circulation mixte scooter-voitures, quel bonheur ! Et plus étonnant encore, les voitures s'arrêtent pour nous laisser passer. Amazing !

Carrefour de Phnom Penh 
Le scooter, capable de transporter n'importe quoi. 

La calligraphie khmer, présente sur toutes les devantures, est magnifique. Heureusement que tout est doublé d'anglais pour la lecture !

Nous avons passé un jour et demi sur place pour visiter le centre-ville. On commence par le Vat Ounalom (temple gratuit) derrière lequel un vieillard nous ouvre une minuscule salle (4m2 maximum), très haute, sombre, enfumée par l'encens, dans laquelle il nous offre un moment de bénédiction en nous giclant de l'eau sacrée et en baragouinant des phrases en khmer. On était tous les trois agenouillés devant un Bouddha kitsch au possible. Épique !

Bouddha kitsch
Temple 

Le musée national retrace les périodes anciennes avec des sculptures et objets retrouvés au Cambodge.

Musée national 

Nous visitons également le Palais royal (10$ quand même), seulement en partie accessible, car certains bâtiments sont encore occupés. Les touristes sont nombreux, surtout les groupes de Chinois, particulièrement bruyants et peu respectueux.

Fresque 
Échafaudages 

Le centre-ville est très touristique et les prix aussi. Mais les rives sont agréables à parcourir à pieds et sinon, les tuk-tuk sont partout pour se déplacer !

L'indispensable T-shirt "No tuk tuk today"
Temple au centre d'un immense giratoire 

La chambre de l'auberge était assez particulière puisque c'est dans un "pod" (container) que nous avons dormi ! Plutôt agréable si vous n'êtes pas claustro.

Chambre de pods 
Notre pod climatisé
Bar de l'auberge, à l'extérieur 

Fun fact du moment : nous nous sommes demenés pour échanger nos derniers dongs vietnamiens à la frontière et nos dollars contre des riels cambodgiens, et au moment de recevoir nos riels, un touriste au guichet d'à côté nous dit en anglais :

Mais pourquoi vous prenez des riels ? Vous pouvez payer partout en dollars !

En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, tous les prix sont affichés en dollars, dont la plus petite unité utilisée est le 1 dollar, et les riels (billets uniquement) servent en complément comme petites coupures. Vous serez prévenus, rien ne sert de perdre 2 heures à essayer toutes les machines de la ville pour retirer des riels qui ne viendront jamais !

Aparté sur le génocide au Cambodge :

Le 16 février, entre 2 destinations, nous prenons la matinée pour visiter le musée en mémoire du génocide cambodgien, que beaucoup nous ont conseillés. On n'a pas voulu prendre de photo. Ce panneau évoque déjà bien assez le cadre de cette "prison S-21" (pour sécurité-21).

3 millions de Cambodgiens sont morts entre le 17 avril 1975 et 1979, sur une population totale de 8 millions de personnes. Inimaginable. Sans parler des tortures endurées, de l'arrachement aux siens et au lieu de vie.

Une phrase entendue dans l'audio-guide des champs d'extermination, émise par un rescapé, est restée dans notre mémoire, à quelques mots près :

Rien n'est pire que de se retrouver entouré de son propre peuple en se sentant aussi seul. La solitude, c'est ça le pire.

Dans ces champs, les "killing fields", les gardiens ramassent mensuellement des restes d'habits et des ossements que la terre continue de recracher encore 40 ans après, comme si elle voulait que l'on n'oublie pas tous ces morts, ces enfants, femmes et hommes, qui ont péri innocemment. Le peuple cambodgien s'est relevé, mais c'est encore un épisode de son histoire très récent, tout comme le génocide rwandais (1994), et tous les autres qui ont encore lieu aujourd'hui mais que l'on ne nomme pas "génocides" et pourtant qui y ressemblent furieusement.

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Publié le 2 mars 2017

2 - 4 février 2017

Au matin, on embarque dans un minivan pour rejoindre Battambang, petite ville au Nord-ouest de la capitale. La route est goudronnée, mais pas lisse, alors ça secoue bien à 100km/h ! Et Rom est malade le pauvre, alors ça n'arrange rien. On arrive après 5 bonnes heures de route et on se prend une chambre à l'Asia Hotel.

Devant un temple 
Giratoire de Battambang 

Le lendemain, on fait un tour en tuk tuk, avec un chauffeur qui ne parle pas très bien anglais. Toutes ses explications sont assez semblables, accompagnées de mimes. Ça donne des phrases du genre :

Go water, gooo, and go machine pschitt pschitt !

Traduction : Les paysans pompent de l'eau avec une machine à moteur et arrosent leurs champs. C'était un vrai challenge de le comprendre, mais ça fait tout son charme !

Campagne environnante 
Boeuf 

Il nous emmène au bamboo train. Sur le chemin, un tuyau d'un paysan fuit sur la route. Le chauffeur accélère, pensant que le jet était tout petit, mais on a fini détrempé ! Il était désolé, tout en riant avec nous.

Tuk tuk 

On paie 5$ pour s'asseoir en tailleur sur une plateforme motorisée qui roule jusqu'à 30km/h sur une ligne droite. Mais en fait, avec les accoups des rails pas très alignés, ça fout presque les chocottes à cette vitesse !

Bamboo train 

Le plus fun, c'est qu'au milieu du trajet, on doit croiser le convoi en sens inverse. Mais pas de problème ! On descend et les conducteurs mettent sur le côté la plateforme et les roues.

20 minutes aller, la même durée retour. Au bout, des stands de vente pour touristes. Le bamboo train était utile au transport de chargement à la base, mais maintenant il est uniquement touristique.

Convoi en sens inverse 
Écoliers 

Notre chauffeur nous emmène ensuite dans une vieille maison, la Khor Sang, construite en 1907 par le grand-père francophone du propriétaire, qui fut secrétaire du dernier gouverneur thaïlandais de la province. On nous fait visiter l'habitat, encore meublé d'époque. On y apprend notamment que la chambre des femmes est reconnaissable à l'absence de seuil de porte, très haut devant la chambre des hommes, il serait donc impossible d'y entrer avec une jupe.

La première partie de la maison date de 1890. La famille actuelle a pris ses quartiers sous la maison (sur hauts pilotis, comme la plupart des habitations campagnardes) afin de garder l'authenticité des lieux pour le tourisme.

Khor Sang (côté le plus récent) 

Par la suite, nous nous arrêtons sur des ponts, dans un village de pêcheur, dans l'unique domaine viticole du pays, au pied d'un arbre à chauve-souris géantes amatrices de mangues et dans les ruines d'un temple sur une colline.

Nos p'tits potes 
Pont 
Rivière (saison sèche) 
Chauve-souris 
Maison typique de la campagne 
Temples
Poissons-chats 

Notre dernière escale de la journée sera aussi la plus longue. Nous grimpons une colline à pieds, sous le soleil encore aride, jusqu'au Vat Somrong Knong, pagode utilisée comme prison sous le régime des Khmers rouges.

Pagode (temple) 

On estime à 10'000 personnes tuées sur le terrain juste derrière. Des ossements sont encore exposés dans des cages en verre, au fond de la grotte autrefois remplie de cadavres en décomposition...

Sommet de la colline 

Nous visitons un dédale de temples au sommet de la colline où cohabitent de nombreux singes.

Colline au loin 
Temple 
Maman et bébé singe 
Vue depuis la colline 
Singe qui se prend pour un moine 

Après la redescente, nous buvons un verre avec notre chauffeur, où il fait le rigolo avec une moustache en coque de fruits.

Notre guide facétieux, Chhunly Chhorn 

A la tombée du jour, un spectacle exceptionnel nous attend. Des chauves-souris, par dizaines de milliers au bas mot (~1 million), s'envolent en nuée chasser dans une danse incessante.

Chauves-souris 

Nous rentrons de nuit en tuk tuk jusqu'à Battambang et partons le lendemain pour Siem Reap.

Lune 

"Fun" fact du moment : la queue de beaucoup de chats étant disparue à moitié, on s'est demandé s'ils s'étaient tous fait rouler dessus par des scooters ou si autre chose se cachait derrière ces étrangetés. Il s'avérerait qu'au Cambodge - tout comme en Indonésie et à Bali -, les chats se fassent couper ou casser la queue étant petits, à moitié ou entièrement, afin de libérer une place au paradis, selon les croyances populaires. Pauvres bêtes... 🐱

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Publié le 8 mars 2017

4 - 8 février 2017

Pour l'anni de Ju, Rom lui offre 4 nuits dans un hôtel un poil luxueux par rapport à ce qu'on a l'habitude de réserver. On était prévenus par celui qui nous a conseillé ce lieu, il ne faut pas y arriver à jeûn. Au Dream Mango Villa, tenu par un Suisse-allemand depuis à peine plus d'un an, lui-même expatrié en Asie depuis bien longtemps, l'accueil est tout particulier. 4 heures après notre arrivée, on était toujours debout à la réception (extérieure), le verre sans cesse rempli de bière (légère, heureusement) à parler de tout avec Harry, le proprio. Et comme il aime si bien le répéter,

There is no time for warm beer

et surtout,

there is no tomorrow.

Au check-in de l'hôtel, avec Harry, le proprio

Un havre de paix avec une sympathique piscine, on conseille absolument si vous passez par Siem Reap.

Notre vue au réveil 
Coin repas 

Là, nous faisons l'incontournable : les temples d'Angkor. Les prix ont drastiquement augmenté le 1er février 2017, soit 4 jours avant qu'on y aille, avec des billets journaliers passant de 20 à 37$. On décide de faire une journée pour commencer, ce qui nous suffira, même si les temples inexplorés sont encore nombreux pour nous ! Mine de rien, on marche beaucoup, même si on est en tuk tuk entre les temples et il fait très chaud. Certains sont bondés, d'autres heureusement quasi désertés. Rien ne sert d'épiloguer, voyez la beauté de ces merveilles bâties il y a environ mille ans !

Angkor Vat 
Bayon 
Baphuon 
Ta Keo 
Preah Khan 
Ta Prohm 
Banteay Kdei 

Le jour suivant, nous nous permettons une journée far niente pour profiter de la piscine.

La ville de Siem Reap est sans équivoque bourrée de touristes, car elle offre le point de départ pour les mythiques temples disséminés dans la jungle environnante. En soi, la ville a un centre peu authentique car les restaurants et les stands d'habits sont là pour les toutous de masse.

Le 3ème jour, nous allons visiter un village flottant, Kampong Phluk, immergé uniquement durant la saison des pluies. Nous passons donc en barque devant ces maisons sur pilotis hauts de 6 à 7m, où les habitants s'affairent à leurs activités quotidiennes. C'est un bel endroit, mais le prix est trop élevé (20$ par personne pour 2h) et on ne sait pas où va l'argent... Sûrement pas pour les barques au vu de leur état, et encore moins aux villageois !

Nouvelle route d'accès au village 
Paysage complètement inondé à la saison des pluies
École du village 
Forêt immergée 
Forêt immergée 

On repart de là un peu mitigés, sur une route poussiéreuse, juste derrière un camion. Il faut savoir que seules les routes principales sont goudronnées au Cambodge. Autant dire qu'on est rentrés couverts de poussière !

On visite ensuite des ateliers d'artisanat où des personnes en situation de handicap sont intégrées et formées.

Grenouille à l'hôtel 

Le dernier soir, sur la rue principale de Pub Street, une fille fait de grands signes dans la direction du restaurant où nous allons. Avec Rom, on croit qu'elle salue quelqu'un derrière nous. Mais non, c'est les Berlinois ! Le couple avec qui nous avons partagé une chambre à Hô-Chi-Minh (Vietnam) deux semaines plus tôt sont attablés au resto où nous nous dirigions. Génial !

Nous repartons en bus pour Phnom Penh, juste pour la nuit, avant d'aller dans le Nord-Est du Cambodge, région du Mondolkiri.

Coucher de soleil sur la route 

Fun fact du moment : le second gérant de l'hôtel n'est autre que Mango, le chien du proprio ! Un peu court sur pattes, mais terriblement attachant.

Position standard de Mango 
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Publié le 9 mars 2017

9 - 13 février 2017

Après une nuit agitée dans un pod de l'auberge à Phnom Penh, nous prenons la route pour Sen Monorom, dans la région du Mondolkiri, réputée pour ses étendues sauvages, ses chutes d'eau et ses treks. En chemin, nous assistons au résultat d'un accident entre deux motos, couchées sur la route. C'est le premier que nous voyons, alors que certains en avaient vu plusieurs en quelques semaines au Vietnam. On peut se considérer chanceux...

Arrivés à Sen Monorom, ville perchée à 600m dans les collines, nous marchons 20 minutes pour rejoindre le Tree Lodge, un peu extériorisé du centre. Par chance, ils ont encore un lodge de libre mais uniquement pour 2 nuits. Très rustique, super joli et pas du tout cher (10$/nuit) !

Tree Lodge 
On veut les mêmes WC 

Le cadre est magnifique, une grande terrasse dans les arbres donne sur la forêt et sur le coucher de soleil, chaque jour différent.

Terrasse 

Nous y rencontrons Céline, Nantaise de 34 ans et infirmière. Elle a passé un mois dans un orphelinat et continue maintenant son voyage au Cambodge. Une jolie rencontre !

Oiseaux depuis la terrasse 

Un soir, les trois derniers à papoter, on entend un cri paniqué d'une fille près des lodges. On la voit regarder sous le nôtre. Un peu plus tard, dans la chambre, Ju met son natel à charger et quand elle se relève, elle se retrouve nez à nez avec un ENORME lézard. C'était donc pour ça, le cri d'avant ! Une bestiole impressionnante d'environ 30cm qui n'est autre que le vrai gecko, et pas les petits lézards clairs qu'on voit partout sous les lumières.

Gecko 

Avant de faire un trek de 2 jours, on passe une journée sur un scooter à explorer les environs, chutes d'eau et points de vue y compris. A l'un d'eux, on rencontre un Breton, qui s'appitoie sur les paysages environnants déforestés. En effet, les Cambodgiens pratiquent notamment le brûlis (en fait plutôt comme méthode de fauchage), et cultivent l'hévéa, mais c'est surtout l'exploitation du bois qui a modifié le visage de ces plaines vallonnées. Heureusement, certaines forêts sont maintenant protégées.

Chutes d'eau 
Décharge à ciel ouvert 
Sea Forest 

On mange à côté d'une plantation de café, au bord d'un point d'eau.

Trek de 2 jours dans la jungle

La base de notre trek est un campement juste à côté de la jungle, accessible en 4x4 par une route en terre défoncée, un peu comme pour Lorut, en Arménie. Notre guide, Mogn Pech, est spécialiste en ornithologie. Durant le trek, il est armé d'un appareil photo, de jumelles ultra-puissantes sur trépied et d'un répertoire imagé des espèces d'oiseaux. Il nous raconte que pendant un an, il a dû apprendre à reconnaître les oiseaux de la région tous les jours, armé de son livre. Le soir, il travaillait à la réception d'un hôtel pour gagner un peu d'argent et profitait des temps morts pour étudier. Avant d'être guide à Sen Monorom, il l'était dans sa ville natale, Siem Reap, au lac Tonlé Sap.

Chambres 
Notre tente 
Salon et salle à  manger 
Salon 
Douche 
Coin lavabo 
Toilettes sèches 
Vue des toilettes 

La jungle cambodgienne n'est pas celle que nous avons l'habitude d'imaginer, humide et grouillante de bêtes. Celle-ci est un mixte entre l'atmosphère de nos forêts européennes, et entre LA jungle, avec ses immenses arbres où des lianes prennent leurs aises pendant que des bambous géants grincent en se balançant. Saison sèche oblige, l'air n'est pas humide, la terre est ridée, les lits de rivières sont asséchés.

La plupart du temps, la forêt est calme. Hormis le bruit du vent dans les feuilles, nous n'entendons que les grincements d'arbres multi-centenaires et quelques cris d'oiseaux éparses. Les singes se font très discrets, ils ne crient que rarement et surtout au lever du soleil. Nous avons d'ailleurs entendu brièvement les gibbons à leur réveil (6h30), mais pas de bras ballants observés. Une famille de douks à pattes noires (black-shanked douk langur) nous a largement consolés en nous offrant de longues minutes d'observation avec des petits et des câlins à foison entre eux.

Un hibou, une chouette, des écureuils nous ont émerveillés, un scorpion nous a surpris à nos pieds, long de 10cm et prêt à attaquer.

Hibou 
Chouette 
Écureuil 
Rapace 
Scorpion 

En fait, nous avons été plutôt malchanceux avec le temps TRÈS TRÈS venteux (au point de nous réveiller mille fois la nuit et de nous faire vibrer la structure en bois sous la tente). Même notre guide nous dit qu'il s'est réveillé tout le temps. Du coup, quasi impossible de distinguer les arbres qui bougent à cause des singes, de ceux qui bougent à cause du vent. C'est entre autre pour cela que les gibbons ont été invisibles, mais aussi parce qu'il y a peu de chance d'en apercevoir dans cette forêt de 30'000 km2 (400 individus de gibbons pour 3'000 douks).

Sur 2 jours, nous avons observé ~5h les oiseaux en dehors de la jungle, près de Sen Monorom, avec Mogn, et passé ~10h dans la forêt de Seima (jungle), accompagnés de Mogn et d'autres guides spécialisés en singes. Rom avait l'appareil photo, Ju des jumelles. On s'est vraiment pris au jeu de guetter sans arrêt aux alentours et on est impressionnés du regard aiguisé des guides qui nous ont trouvés des animaux parfois très éloignés !

Le Sam Veasna Center for Wildlife Conservation, l'organisme à l'origine de ce trek, travaille conjointement avec le village environnant d'une minorité ethnique. Ainsi, ils forment des guides et emploient des femmes comme cuisinières pour le campement (4 personnes qui se relaient). De plus, 15$/touriste (nous) sont regroupés à chaque fois qu'au moins un singe a été observé durant le trek. Ces fonds sont ensuite versés pour des projets décidés par le village. Ainsi, les villageois ont décidé ensemble d'utiliser environ 4'000$ reçus récemment pour construire 3 puits !

La bête observée depuis le salon (un chien, en fait) 

Au départ, on a longuement hésité à faire un trek avec des éléphants, dans un sanctuaire censé les respecter et les protéger, mais les avis étant très mitigés sur leurs conditions, on a renoncé. Et notre choix ne nous a pas déçus !

Notre guide Mogn et Rom 

Après ces quelques jours dans les paisibles paysages du Mondolkiri, nous partons pour Kratie, ville un peu plus à l'Ouest.

Pleine Lune 

Fun fact du moment : Dans un petit café au centre-ville, on rencontre 3 jeunes Fribourgeois, les premiers Romands de notre voyage !

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Publié le 15 mars 2017

13 - 15 février 2017

Kratie (prononcé kra-tché) est une petite ville étonnamment calme et agréable. Bordant le Mékong, elle a été préservée par les bombardements du siècle dernier. Toutefois, ce qui vaut vraiment la peine n'est pas la ville en elle-même mais ses environs. Tout d'abord, juste en face se trouve la longue île étroite, Koh Trong, où nous faisons un petit tour à vélo sur l'unique chemin entourant les habitations campagnardes. L'accès se fait par une vieille barque à moteur (fuyant) qui fait la traversée toute la journée entre Koh Trong et Kratie.

Accès au bateau, Kratie au loin 
Plage 
Vache près de la plage 

Ensuite, nous parcourons en scooter les rives en direction du Nord. Une halte sur un hamac dans une sorte de place de pic-nic flottante s'impose.

A peine plus au Sud, l'attraction principale du coin, ce sont les dauphins d'eau douce de l'Irrawaddy. Espèce menacée, chassée sous Pol Pot pour son huile, il en resterait 85 individus seulement dans le bras du Mékong, du Cambodge jusqu'au Sud du Laos. On les observe depuis une gargotte un peu au-dessus du fleuve, même s'il est possible de faire un tour en bateau pour les approcher.

Barques à touristes 
Dauphins 

Sur le retour, on s'aventure sur les routes de campagne un peu casse-gueule, mais magnifiques.

Les couchers de soleil de Kratie sont réputés pour être particulièrement beaux.

Triptyque de sunset

La prochaine étape se fait en bus jusqu'à Phnom Penh (dernier passage dans la capitale), pour partir le lendemain pour le Sud, à Kampot, connu pour son poivre.

Fun fact du moment : Installés dans le bus, 5 minutes avant le départ officiel, Rom remarque qu'il a oublié son chargeur dans une prise de l'auberge. Il décide d'y courir. Ju pense que ça va être short, vu qu'on est venu jusqu'au bus en tuk tuk. Que nenni ! Rom revient essoufflé après 3 minutes seulement. L'auberge était vraiment tout près... Le chauffeur du bus a bien ri !

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Publié le 17 mars 2017

16 - 19 février 2017

Kampot, une de nos villes coup de coeur. Super agréable, très calme, traversée par une rivière, avec une multitude de bars, cafés et restaurants alternatifs, modernes et joliment décorés, empreints du mélange d'expats du coin.

Kampot 

Pendant un jour, nous visitons les environs de Kampot en direction de Kep, en bord de mer, avec son crab market.

Stand de crevettes séchées au marché du crabe

En chemin, on s'arrête dans une plantation de poivre de Kampot. Celle que nous visitons est la Sothy's Farm, qui fait partie des quelques centaines de plantations certifiées du coin. Elle a 9 ans et elle a été reprise il y a 4 ans par une Cambodgienne mariée à un Allemand. Fait important, toutes les plantations de poivre de Kampot, autrefois utilisé par les grands cuisiniers parisiens, ont été détruites par les Khmers rouges dans les années 70', et leurs agriculteurs tués. Ce n'est qu'une vingtaine d'années en arrière que des Européens ont souhaité relancer la machine en regroupant les savoirs restant et finançant de nouvelles plantations.

Margaux, une volontaire française (les volontaires peuvent rester uniquement un mois sur place), nous fait visiter les plantations en nous expliquant tout le processus, très intéressant.

Poivriers 

Tout d'abord, Kampot est un lieu idéal pour la pousse du poivre par plusieurs facteurs : ensoleillement, vent de la mer et types de minéraux du sol. Ensuite, il faut patienter 3 ans pour qu'une plante atteigne sa taille finale (définie par la hauteur du "toit"), sans aucune récolte d'ici là. La plante n'est pas un arbre, mais une vigne, il lui faut donc un tronc comme tuteur. La plante crée des sortes de ventouses pour s'y agripper.

Ventouses naturelles 

Une plante vit 20 ans, elle rapportera donc du poivre pendant 17 années, sauf en cas de mort précoce.

L'unique récolte annuelle se fait en mars, quand les grappes ont 20% de baies mûres (rouges), dont la moitié sera séchée telle quelle en poivre rouge, et l'autre moitié débarrassée de sa chair et séchée en poivre blanc. Les 80% de baies vertes de la grappe sont séchées en poivre noir. Ce dernier est donc le plus répandu, mais aussi le moins particulier. Les puissances de poivre sont croissantes, allant du rouge (fruité), noir, puis blanc. Le poivre vert frais se conserve très mal (4-5 jours au frais) et est donc utilisé uniquement sur place, ou alors congelé pour l'exportation, avec une perte de saveur.

Poivre vert 

La récolte, le tri des grains, le séchage, l'emballage, tout se fait à la main, sans aucun produit chimique articifiel.

Séchage sous serre 

La production coûteuse, délicate et très contrôlée (pour obtenir et garder les labels de qualification) suffisent donc à expliquer le coût extrêmement élevé du poivre de Kampot. D'ailleurs, ce devrait être la première année rentable pour cette plantation.

Four solaire 

A Kep, nous mangeons des plats de crabe délicieux et bon marché, juste à côté de la mer et des paniers à crabes.

Vue du restaurant 

La plage de Kep ne nous botte pas plus que ça (bruyante et trop ensoleillée), nous retournons un peu en arrière pour nous arrêter sur des hamacs déserts, nous offrant un moment de lecture paisible.

Plage de Kep 
Posés 

Au retour, nous conduisons sur des routes secondaires bien bosselées en passant par des villages pour rejoindre une grotte, l'Elephant cave.

Elephant cave 

De là-haut, on voit les agriculteurs s'affairer dans les champs et le coucher de soleil magnifique.

Champs 

Le lendemain, nous flânons à vélo dans les rues de Kampot, allant de café en café. On passe quand même par un musée sur l'histoire de la région, mais il ne casse pas des briques.

Ellie's  Cafe

Le soir, on embarque à 9 personnes sur un bateau sommaire. Deux heures de balade agréable sur la rivière pour voir le coucher de soleil (oui, encore), les lucioles, et le plancton phosphorescent. On sympathise avec un Espagnol, guide de voyage.

Sur le bateau 

Au bout du trajet, on rigole tous ensemble en disant qu'on n'a plus de bières sur le bateau (1 par personne était comprise dans le prix) et qu'on pourrait en demander aux gens sur la rive. Le chauffeur du bateau finit par s'en rapprocher carrément. Alors, des Français assis au bord de la rivière, à côté de leurs lodges, prennent commande et nous rapportent nos boissons. Un bon moment très fun !

Le lendemain, départ pour le Sud et ses îles paradisiaques, à ce qu'il paraît !

Fun fact du moment : en Asie, on voit des scooters avec des chargements étranges et parfois très encombrants (matelas, tuyaux, etc.).

A Battambang 

Dans le genre saugrenu, à Kampot, on a vu un scooter... DANS un tuk tuk. Narmol.

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19 - 25 février 2017

Depuis Kampot, nous partons en bus pour Sihanoukville le matin. Le trajet devrait durer trois heures jusqu'à l'île que nous rejoignons. En vérité, nous partons de Kampot 40 minutes plus tard que prévu après avoir attendu une heure à la gare routière, arrivons à Sihanoukville 2h30 plus tard, et prenons un bateau après deux heures d'attente, alors qu'on avait réservé le trajet entier le jour d'avant depuis l'auberge. En clair, au lieu des 3 heures de trajet annoncées, nous en mettons 8 entre le moment où nous quittons l'auberge et le moment où nous arrivons sur Koh Rong Sanloem. La plage ne sera pas pour aujourd'hui ! Mais l'atmosphère et la beauté de l'île nous font vite oublier cette journée peu enthousiasmante.

Arrivée en bateau 

Le côté de l'île que nous avons choisi - à savoir, le Nord - est décrit comme le plus authentique par le Lonely Planet. En effet, M'Pai Bay est en réalité le seul village de l'île. Tous les autres endroits sont uniquement habités par des auberges et hôtels, récemment construits.

M'Pai Bay depuis le ponton

Le Lazy Bones, où nous logeons dans un dortoir, est d'ailleurs ouvert depuis seulement deux mois et demi. Les tenanciers, Patrick et Issan, tous deux francophones, rendent l'endroit très accueillant. Le matin, à peine sorti du lit, Patrick nous prépare son délicieux café (le meilleur de l'île, assurément) tout en balayant le coin bar. Parfois, un calao vient se poser dans l'arbre juste à côté pour se régaler de fruits.

Calao 

Nous avons prévu de rester quatre nuits mais nous nous rendons vite compte que deux nuits supplémentaires ne seront pas de trop. La vie ici est une parenthèse. Tout le monde vit au même rythme : on prend le temps, même s'il passe vite.

Sur l'île, pas de route, donc pas de circulation autre que piétonne, pieds nus dans le sable, aux côté des chiens qui se prélassent. On apprend aussi rapidement une chose : la patience. D'ailleurs, le crédo des habitants est "island time". Et ça nous plaît.

Restaurant turc 
Sunset flamboyant

Un jour, on fait de la plongée, un autre, du snorkeling, car la barrière de corail offre un magnifique spectacle marin (malheureusement, les photos sont sur la GoPro, pas d'illustration ici). Sinon, on visite quelques autres plages :

- Clear Water Bay : la plus belle selon nous, que nous rejoignons en 1h30 à pieds (traversée de ladite plage comprise) ;

- Saracen : la plage principale à l'ambiance plus festive, et plus surfaite à nos yeux (où regarder des groupes de Chinoises se prendre en photo et se filmer pendant des plombes en mode "défilé dans l'eau avec des foulards de couleur" peut-être un passe-temps intéressant, voire étrange) ;

- Sunset Beach : une plage sympa, notamment pour le snorkeling, accessible à pieds en traversant 30 minutes de jungle depuis Saracen.

Clear Water Bay 

On rencontre plein de gens, notamment deux Alsaciens, Nico et Bruno, que Rom surnommera finement (mais affectueusement) "les flammekueche". Un soir, avec eux et quelques autres, on s'émerveille dans l'eau avec le plancton phosphorescent, qui s'illumine lors de notre passage. Un autre genre de trucs lumineux nous attire : les constellations. On prend le temps pour cette nature, notamment parce qu'ici, pas de wifi, ou presque : la connexion internet est sur demande, en partage depuis le mobile. Ça fait du bien de juste s'amuser à courser les crabes qui se cachent dans le sable !

Ceci n'est pas un crabe 
Depuis M'Pai Bay 

Le départ est difficile. On n'a pas envie de quitter cette île paradisiaque, encore relativement préservée du tourisme de masse, avec son eau turquoise et son ambiance familiale. Si un jour on revient, on sait que ce ne sera plus pareil, tant les constructions se multiplient.

Arrivés sur la rive de Sihanoukville, on réserve un bus pour le lendemain matin en partance pour la Thaïlande, et on se pose dans un bar au bord de la mer. On sent déjà que la parenthèse est fermée, et qu'on se rouvre à la vie "normale". Puis, on dort "à la maison", puisqu'on loge dans une auberge tenue par un Suisse-allemand, qui arbore des guirlandes de drapeaux suisses. On se croirait un 1er août !

A Sihanoukville 

Fun fact du moment : Avec deux autres Français, en route depuis 9 mois, on discute "voyage en couple". A un moment, ils racontent que le lâcher-prise est parfois nécessaire. Ils ont compris ça la fois où ils se sont retrouvés à faire une course de bernard-l'hermite dans le sable !

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