Carnet de voyage

La vélodyssé : de la Bretagne à l'Espagne à vélo

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Dernière étape postée il y a 10 jours
Par Jonas
Après notre périple de Mulhouse à l'Atlantique, nous voici de retour pour de nouvelles aventures. Cette fois, nous longerons la côte atlantique du nord au sud sur 1200km. Bienvenue à bord !
Du 30 mai au 8 juin 2021
10 jours
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Publié le 30 mai 2021

Salut les copains !

Voilà, on est de retour, pour notre et peut-être aussi votre plus grand bonheur.


Apres une année 2020 sans vélotrip, nous nous remettons en selle pour un nouveau parcours : la velodyssé.


Je ne vous cache pas que les mois de confinements successifs on eu raison de nos corps musclés. Surtout pour Patrick qui a stocké pour 3 hivers rudes.

Bref une petite préparation physique était nécessaire, et bien que réalisée consciencieusement, elle ne nous permet pas d aborder en pleine sérénité ce nouveau périple qui s annonce venteux.

La préparation du paquetage s est réalisée comme d'habitude : Patrick part quasi à vide et moi je n'ai plus la place pour un paquet de mouchoirs. J estime la différence de poids à environ 25kilos entre nos vélos chargés, mais avec notre différence d âge, nous sommes quasiment à égalité.


Ma monture pour les 10 prochains jours

RDV est pris ce jour en gare de Mulhouse pour une première journée de train à traverser la France direction l'Atlantique ! Nous arriverons vers 22h (22h12 pour David qui aime la précision) d'ailleurs que faut il mettre sur l attestation covid ?

1ère nuit a l hôtel pour etre en forme demain matin.


La SNCF devrait distribuer des attestations pour les voyageurs arrivant après couvre-feu

Heureux de vous retrouver, à demain pour la suite...

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Publié le 31 mai 2021

La journée a bien commencée. Réveillé à 6 heures, prêt à en découdre. Apres un petit-déjeuner en terrasse sous un beau ciel bleu, nous voilà partis.


La vue de notre table de petit-déjeuner

Les 1eres sensations sont étranges, nous avions presque oublié qu'un VTT chargé comme les nôtres, c'est plus vraiment un VTT ! Nous passons par le port :


Puis nous découvrons l'océan et toute sa majesté. (ça change de la Loire)



Le chemin de bord de mer

Il faut faire attention aux crevasses qui s avencent parfois loin vers les terres :

Le puits d'enfer

Les sensation commencent à revenir, le paysage est magnifique, seul bémol, le bruit que fait Patrick derrière moi. Pour tenter de vous le résumer, c'est un mélange de crissements, de ponçage et de lourdeur gravitationnelle.

Le voilà le 2ème soleil de la journée !

La faute à un aménagement urbain débile (selon Patrick). Moi je crois que c'est la cataracte qui commence...



Le boudin béton mis en cause

Mais même si les éraflures sont présentes, le casque a amorti le principal, donc ça pique, mais ça peut repartir ! Ouf, étant donné que c est arrivé au km 13 (les superstitieux comprendront) ça aurait fait une courte aventure !

Les bobos

Pour les infirmières qui nous lisent, vous inquiétez pas, on a désinfecté à la bière !


Nous voilà donc reparti sur les chemins, qui, il faut bien l admettre, sont magnifiques :



Exemple de chemin parcouru

Nous prenons même quelques risques sans nous informer des marrées :

Oups

Mais les paysages en valent la peine :

Nous passons devant quelques activités sympas, sans avoir le temps d'en essayer comme un parcours ninja ou du téléski nautique :

Pour finir, nous nous enfonçons dans les terres avec des chemins étroits et l impression d'etre seul au monde :

Voilà une belle journée qui s achève avec de beaux coups de soleil (comme chaque année) et des muscles déjà bien sollicités.



Pour les nutritionnistes, voici les repas du jour (avec ma première terrasse d' après confinement) crudités, cassolette de poissons et riz, salade de fruit et pâte bolognaise au dîner.


Et quelques insectes goûteux en dessert :

Miam miam

Pour Jonathan qui nous lit en préparant un autre périple à vélo, voici a quoi t attendre :

A demain les amis...

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Publié le 1er juin 2021

Pas évident après une journée de plus de 110km hier, de se remettre en selle ce matin. Les jambes, ça va, mais les fesses n'apprécient pas. Qu'importe, la journée s annonce belle et la route longue .

La première nuit en tente était plutôt blanche pour ma part, et pour une fois, pas à cause des ronflements de patrick ! La faute aux agriculteurs de la région qui, pour faire fuir les oiseaux, déclenchent des détonations aléatoires. J'avais l'impression d'etre dans la scène d ouverture du soldat Ryan.

Pas grave on sait que le plus dur, c'est le 3ème jour...

Nous avons donc décidé de renouer avec la vieille tradition du petit-déjeuner en mangeant un bon gros sandwich avant de partir.



Énorme !

Ils étaient tellement gros que nous n avons pas mangé ce midi...


Et nous voilà donc en route pour La Rochelle, 1ère grande ville du parcours. Nous arrivons par le canal de Marans. Cela nous rappelle notre précédent périple avec un air de déjà vu :



Puis enfin, la ville s'ouvre, et son cœur se dévoile avec un centre ville très animé et bienveillant. C'est frappant comme les gens ici sont chaleureux et attentionnés. Toutes les voitures nous laissent traverser avec grand sourire allant même jusqu'à nous donner des priorités inexistantes, bref rien à voir avec nos contrées...



La Rochelle

Nous longeons l'océan à nouveau, partagé entre sa beauté et son vent de face.



C est beau mais on avance pas !

Nous commençons à voir des ostréiculteurs, et l'odeur de l'océan se fait plus présent.

Mais il nous faut déjà retourner dans les terres ou nous découvrons une camargue rustique et infinie.



Peu de monde sur notre parcours, mais quelques rencontres tout de même, des échanges et des partages d'encouragements. Aujourd'hui cependant, nous avons sauvé un couple en perdition, qui ne trouvait plus son chemin. Nous n'avons, par contre rien pu faire pour cet autre couple aperçu sur l autoroute !

Nous arrivons enfin à Rochefort, chez les demoiselles, pour la nuit. Le ventre vide, nous commençons l apero à 17h.


Gesundheit

Et finissons par de gigantesques pizzas...


Au fait ! Nous avons décidé d apporter chacun un objet totalement inutile.


J ai choisi un bitcoin, qui symbolise l'aspect spéculatif des nouvelles technologies. Inutile mais vecteur de plein de convoitises... (spéciale dédicace aux Schlags de St Paul)


Patrick, quant à lui, a choisi un carillon. Preuve de son côté féminin prédominant et de sa cataracte avancée...

Demain, encore une grosse journée au programme, et des douleurs sans doute à leur paroxysme.


Bisous océaniques les amis !

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Publié le 2 juin 2021

Hi friends ! Voici les news du jour.

De loin, la plus belle étape jamais parcourue !

Je vais vous mettre pleins de photos, et je vous encourage à cliquer pour les voir en grand, histoire d'en profiter comme nous en avons profité !


Nous sommes donc partis de bon matin, partis sur les chemins en direction de Marennes d'Oléron. Dès le début, nous tombons sur une infrastructure particulière : le pont suspendu de Rochefort.


Pont suspendu

Le principe est simple, nous faire traverser suspendu dans le vide. (Toujours mieux que la nage surtout vu le poids des vélos).


Bucolique et insolite, nous aimons voyager sans nous asseoir sur notre selle en ce 3ème jour ...


Puis c' est un véritable safari qui s'offre à nous en traversant les marais de Charente. Petit chemin sinueux permettant de nous enfoncer dans une nature libre et foisonnante : lapins, cygnes, canards, chevaux, hérons, cigognes et autres oiseaux mais aussi grenouilles, serpents et poissons sont les quelques spécimens aperçus lors de notre passage. Sans oublier les taureaux et bœufs aux cornes développées qui nous font accélérer quand nous prenons conscience de l absence de clôture. C est assurément en vélo qu'il faut visiter cet endroit et nous sommes très heureux d'y etre passé.


Les marais entre Rochefort et Marennes

Nous arrivons ensuite à Marennes. Je dois vous avouer que j'ai un petit defi personnel : re-goûter une huitre. J'en ai un souvenir de molard iodé restant au fond de la gorge, mais j avais environs 9 ans la première et dernière fois que j'ai goûté... Donc telle l'épreuve de la dégustation de koh lanta, je compte profiter de notre passage pour me refaire une idée.

Malheureusement, nous ne passons pas dans le centre ville ce sera partie remise...


Nous passons toutefois le pont de la Seudre pour nous diriger vers La Palmyre.



Côté terres
Côté mer

C' est à ce moment que nous nous enfonçons dans une forêt de pin aux odeurs agréables, mélangées à celles de l'océan. La forêt est dense et les chemins escarpés :


Et la récompense est toute aussi belle :



C'est après plus de 30km de forêt que nous tombons sur un nouveau trésor : le phare de la coubre : majestueux, c'est le plus grand de Charente. Il nous reste encore un peu de force pour ses 300 marches et sa vue exceptionnelle.

Phare de la coubre

Encore quelques km et nous voilà à La Palmyre, célèbre pour son zoo et son Club Med. C'est ici, face à l'océan que nous déjeunons.

Et c'est reparti direction Royan, ou nous attend notre bateau permettant la traversée de l'estuaire de la Garonne. 30 mins de traversée (toujours sans pédaler) et un petit air de vacances avec un péage à l entree et un enbarquement/débarquement digne de Corsica ferries. On en oublierait que nous sommes à vélo...

Petite anecdote, un tournage de long métrage est en cours sur le bateau il nous ai demandé de bien nous tenir...

Nous continuons à longer l'océan sur une côte plus urbaine et jonchée de cabanes de pêcheurs.

Enfin, avant d arriver à Soulac, nous retrouvons la forêt de pin et longeons une ancienne voie ferrée.


Bref, une magnifique journée que je vous encourage à faire si vous êtes de passage dans cette région.

Avant de vous quitter, je voulais vous faire part d'un petit jeu que nous avons mis en place avec Patrick. Tout les matins nous proposons un défi à l'autre qu il devra relever dans la journée. J ai donc proposé à Patrick de parler à des policiers (ou gendarmes) et lui m a proposé de caresser un animal. Objectif rempli pour les deux !

Patrick a bientôt arrêté une voiture de la gendarmerie !
Coucou petit chien

Sinon, pour les infirmières, la cataracte de Patrick ne s'arrange pas puisqu'il met 5min à prendre une photo (car il ne voit pas l ecran avec le soleil) et n aime pas rouler sur des chemins de cailloux blancs car il ne voit pas les trous...)


Pour les nutritionnistes, on a un peu exagéré, mais la route était longue...

Outre le sandwich du matin, c etait rillettes de saumon, brandade de morue fraîche et riz au lait au déjeuner et magret de canard/steak tartare au dîner.


Et un beau coucher de soleil pour ponctuer la soirée.


Bonne nuit les Kneckes !

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Publié le 3 juin 2021

C'est un temps maussade ce matin, il faut dire que la pluie s'est invitée en fin de nuit et la remise en selle est un peu dure. Nous sommes en retard. La faute à des complications dans la recherches du sandwich matinal et des broutilles qui nous font dire que la journée s'annonce mauvaise. Un peu comme quand c'est le 3ème truc qui vous tombe des mains alors qu'il n'est pas 9h...

Et effectivement, nous ne sommes pas déçus. Notre étape commence par 48km de ligne droite. Sans aucun autre paysage que des arbres à gauche et à droite. C'est horrible comme sensation. L'impression de traverser la hardt 6fois sans croiser personne et sans réseau. Pour nos lecteurs geek, c'était comme être bloqué dans un gif ! Je n'ai pas voulu prendre de photo tellement c'était insignifiant, mais voici la carte pour vous montrer que nous n'exagérons pas :

Qui peut faire ça ? Faut pas être bien dans sa tête...

Nous avons l'impression de pédaler uniquement pour avancer dans l'espoir d'en finir plus rapidement. Du coup, notre moyenne augmente et notre retard est rattrapé.

Lorsque notre calvaire s'achève, nous nous enfonçons d avantage encore dans une forêt de pins, mais cette fois ci avec un peu de dénivelé et des virages. Nous avons l'impression d etre au milieu de nul part et n avons plus croisé personne depuis maintenant plus de 2h. Impossible de nous repérer sans réseau, nous décidons de continuer. Et effectivement nous étions dans un nomansland puisque en pleine traversée d'une base militaire d'essai de missiles !

Improbable comme entree au milieu de nul part

Une zone 51 à la française.

Encore une vingtaine de km et nous voilà de retour à la civilisation. Nous décidons de déjeuner dans le petit village de Maubuisson (et non Mauboussin, calme toi Anais !)

Mais les 1eres gouttes se font sentir, il est temps de repartir après avoir bâché les sacoches. Direction Lacanau océan. Nous y arrivons après une traversée pleine de dénivelé mais non sans charme, sous une pluie battante et un soleil radieux... allez savoir...

Patrick nous avait trouvé un beau camping, mais il faisais un peu frais pour y séjourner en toute virilité :

Nous nous sommes donc rabattus sur un camping moins exotique, mais qui proposait une formule pour cyclotouristes plutôt intéressante au vu de la pluie attendue toute cette nuit. Une petite tente en bâche, qui nous évitera de mouiller nos affaires. On se croirait dans un refuge...


Je ne suis pas certain de dormir avec les ronflements de Patrick, mais je serais au sec.

Apres installation, il nous reste un peu de temps pour aller au bord de l'eau.

Et même un peu dans l'eau :

Oui, le camping propose des services intéressants pour nous remettre en forme alors que nous sommes exactement à la moitié du voyage, tant en jours qu'en kilomètres.


Un peu frais mais bon

Nous finirons sous la pluie et commencerons sans doute notre prochaine journée de la même façon. Mais le moral est bon.


Concernant notre jeu des gages, Patrick devait faire un selfie avec une inconnue canon.

Vous voyez, la cataracte ne s'arrange pas.


Moi, j ai eu la lourde tâche de prendre en photo un Tag. Facile me direz vous ! Sauf qu'en votre étape de 100km ne traverse qu'une forêt inhabitée !

J ai finalement trouvé une inscription en arrivant sur lacanau et j'ai honte de vous la montrer, mais vraiment, IL N'Y AVAIT RIEN D'AUTRE !!!!

Pardon mon fils...


Le seul tag a 100km a la ronde

Pour la bouffe, rien d'exceptionnel, saumon et salade en entrée, bœuf en plat et glace en dessert au déjeuner, escalope milanaise au dîner.

Patrick tourne toujours à la bière :


Et moi a l'eau, mais de Bordeaux !

Bisous les waggis et à demain pour une étape toute mouillée...

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Publié le 5 juin 2021

Tel deux escargots, avec leur maison sur le dos, nous sommes sortis sous la pluie sans grande envie.

Dur dur de préparer le paquetage ce matin en entendant la pluie diluvienne sur la toile de notre tente "refuge". Une chose est sûre, nous avons bien fait de ne pas utiliser nos tentes cette nuit.

C'est donc sous cette mousson que nous quittons Lacanau en direction du Cap Ferret. Les plages y sont, paraît il, magnifiques. Nous n avons pas eu loisir de les voir car notre route serpente dans la forêt de pins landais : utilisés depuis le moyen-âge pour la construction navale (si ce genre de truc vous intéresse, David peut également vous parler de la pêche commerciale sur le lac de Neuchatel).


Pins des Landes

Heureusement, le revêtement est propre, et malgré la pluie, nous évitons la boue.

Notre chemin est parsemé de clairières bien vertes, mais aussi exposées aux vents.


Apres une quarantaine de kilomètres à nouveau coupé du monde, nous rejoignons le bord de mer et commençons à apercevoir, au travers de la pluie incessante, de l'autre côté du bassin d'Arcachon, notre récompense du soir : la Dune du Pyla !


Vous la voyez au loin ?

Même si elle paraît proche, la route est encore longue. Toutefois, nous optons pour une traversée par bateau l' embarcadère étant proche et nous trempés !


Notre bateau étant parti manger jusqu'à 14h30 (il est 12h) nous n avons pas d autre choix que d attendre... et sitôt l'effort interrompu, le froid nous saisit.

Glaglagla

Nous réalisons très vite que nous ne tiendrons pas dehors son arrivée, mais covid oblige, nous avons rien en intérieur pour nous réchauffer...

Comme nous devions rejoindre des amies pour la soirée, nous décidons des les appeler à l'aide, et c est avec bienveillance, qu'elles sont venues nous sauver !

Comme elle sont en camionnette, nous chargerons les vélos, et nous enfilons des habits sec. Oufff , on est pas passé loin de l'hypothermie.

Il nous faut maintenant nous réchauffer de l'intérieur avec un bon repas.

Nous choisissons un restaurant au nom singulier : le moules beef



Quoi de mieux pour se réchauffer.


Moules au chorizo

Sur la route du camping, nous traversons un village au sol particulier.

Qui nous mène directement dans un petit port typique :



L'occasion rêvée pour mon défit gustatif !


Me voilà donc pris au piège.

Quand faut y aller...


Bon, je crois que c est pas mon truc, même avec échalotes et vinaigre. Mais très heureux de l avoir retenté.


La météo avait indiquée des éclaircis en fin de journée, et nous les avons eues à notre arrivée à la dune !


Immense, majestueuse, et nous donnant l impression d'être sur une autre planète, voici les images notre découverte :


Nous restons subjugués par ce décor, sans l envie d en redescende.


Patrick n'ayant pas pu relevé son défi journalier (remis à demain) il m'a offert une bière dans ce lieu extraordinaire.

Quand à moi, je devais faire une photos avec des surfeurs :

Voilà pour cette journée qui s'est éclaircie au fur et à mesure, merci aux filles pour l' accueil chaleureux et leur gentillesse

Avant de vous quitter, saurez vous retrouver mes crocs égarées sur la dune ?

Ou sont mes crocs ?

Si oui, tout est ok, si non, Patrick vous prendra RDV en même temps que lui pour l'opération de la cataracte.



Bisous les chatons, je vous laisse sur un beau couché de soleil, à demain !

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Publié le 5 juin 2021

Apres une bonne nuit au sec, nous voilà repartis avec le soleil. Il ne fait pas bien chaud le matin, et notre première boulangerie se situe à 25km. 1h de vélo le ventre vide plus tard, nous arrivons à Biscarosse pour notre sandwich quotidien.

Le village est animé et il y a marché.

En reprenant la route, nous souffrons tous les deux des mêmes maux.

Mal aux jambes ? Non ça va, elles ont pris le rythme.

Coups de soleil ? Avec la pluie d'hier, ils vont bien.

Douleurs dans les mains et anesthésie des doigts ? Oui mais nous avons l'habitude maintenant.

Non, je vais vous parler de nos fesses...

Bien que nous ayons passé l'étape de la douleur de pression (comme de s'assoir sur un hématome encore et encore), il reste les frottements. J'ai calculé (GPS à l'appui) que chaque jambe réalise 190 tours de pédalier en moyenne par kilomètre. Cela fait une moyenne de 19 000 fortements journaliers sur le haut de chacune de nos cuisses... vous imaginez l'état.

Pourquoi je vous raconte cela ? Car nous revoilà dans la forêt de pins, et les pins font des racines, qui remontent en surface sur notre route. Nous pedalons sur des dos d'âne naturels pour vélo. Et ça fait mal !

La forêt qui fait mal

Puis nous arrivons sur l'étang de Cazaux :


Suivi du canal transaquitain :


Ou Patrick a pu réalisé son défi d'hier : pêcher !

Et c'est avec un grand vent de face et 250m de dénivelé que nous atteignons l'etang de Biscarosse.

C'est après Parentis que nous loupons un panneau, et nous engageons vers Ychoux.

En y arrivant, après 11km, nous réalisons notre erreur l'aiguillage ! Un détour de 22km dans une étape déjà très longue... les fesses vont pas nous le pardonner ...

J'avais dit a gauche, l'autre gauche...

La rage du désespoir nous fait accélérer encore, et nous apercevons enfin (au loin dans la trouée d'arbres), notre destination : Mimizan.

La tente montée, nous filons vers la ville animée pour profiter de son ambiance de station de sport d'hiver, et nous consoler avec un bon repas calorique face à l'océan.

Pour les défis du jour, Patrick a fait un truc interdit :


Et moi j'ai conduit plus lourd que mon vélo :

Bisous les crevettes à paillettes, à demain

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Publié le 6 juin 2021

Cette nuit, nous étions dans un camping avec nos petites tentes et nous avons remarqué qu'une des grandes tentes safari, inoccupée à cette période, n'était pas fermée à clef. De nature curieux, tous les deux, nous avons décidé de la visiter afin de nous faire une idée sur ce type d'hébergement. A notre grande surprise, c est immense, très bien équipé, et la literie est de qualité. Il a été très dur de retrouver nos petites tentes de voyage, si bien qu'avant le coucher, nous avons pris le nécessaire pour la nuit, et avons squatté les bon lits douillet de la lodge.

Me voici pris sur le vif par Patrick :


Comme nous n'avions pas envie de nous faire choper de bon matin, nous nous sommes levés aux aurores et avons debuté notre journée au soleil levant (mais pas en Chine)

Toujours par la forêt de pins, qui a une odeur différente de si bon matin, nous croisons quelques animaux farouches comme des lièvres, biches et renards.

Après quelques coups de pédales nous apercevons le phare de Contis, unique phare des Landes.

Quelques kilomètres plus tard, nous décidons de faire un petit crochet (choisi, pas comme hier) pour découvrir Le Cap de l'Homy et sa vue époustouflante sur les cotes océaniques.


Puis nous quittons le littoral pour l'arrière pays et le village de Léon, niché en pleine réserve naturelle.


Nous commençons à sentir l'ambiance "SURF" partout, même ici, loin de l'océan.

Puis nous redescendons vers la côte, toujours dans une forêt de pins... on en a un peu marre, je l avoue.

Nous atteignons le littoral par un petit village connu dans le monde entier :

Emblème du surf français et bastion des marques quicksilver ou oxbow.

Ici, on ne croise que des grands blonds, au teint hâlé, à la démarche cool (quand ils ne sont pas en skateboard), qui ont des colliers en bois, avec une dent de requin en médaillon et qui savent sans doute tous jouer de la guitare autour d'un feu de plage.


On a l'air bien bête avec nos tenues de cyclistes, enfin, surtout Patrick...

Nous filons vite vers Capbreton, plus accessible socialement.

Nous arrivons tôt à la fin de notre étape (car partis tôt) et nous choisissons un camping avec espace aquatique pour en profiter un peu et détendre les muscles

Pas de tentes safari ici, nous serons sur nos matelas pneumatiques...


Pour les défis, patrick devait faire caresser son vélo par une fille

Et moi, monter dans un bateau...

Pour les repas, pizzas ce midi et viandes ce soir.

Et pour l'anecdote, nous avons mangé à côté de Dominique et Gérard, deux cyclistes en vacances et originaire de Niedermorschwihr !

Voilà la fin est proche, nous apercevons au loin Bayonne,

Bonne nuit mes cupcakes sucrés, à demain pour la dernière...

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Publié le 8 juin 2021

Ongi ettori ! Bienvenue au Pays Basque !

Notre première bonne surprise du matin : plus de forêt de pins. Elle a été remplacée par une forêt de Chênes, ce qui n'est pas pour nous déplaire...

Nous la sillonnons entre les restes de boue de la dernière pluie et débouchons sur le village de Tarnos, renommé Tétarnos en raison de sa laideur et sa saleté. Assurément le plus moche village de notre voyage !

Nous longeons la voie ferrée, puis les rives de l'Adour jusqu' à Bayonne. Nous n'avons pas traversé le centre ville, mais de prime abord, cela ne nous semble pas particulièrement beau ni intéressant...


Bayonne

Les seuls intérêts trouvés ont été une barque très bien sponsorisée :


Et que Patrick ai réussi son défi du jour : prendre un ascenseur avec son vélo.


Il devait initialement ce photographier avec un jambon entier de Bayonne, mais nous n'en avons croisé aucun. A croire qu'ils ne proviennent pas d'ici.


Ce qui frappe en entrant dans le pays Basque, c'est les Basques. Les sourires polis croisés jusqu'alors ont été remplacés par des visages fermés et des regards agacés. Bienvenue dans l'autre Corse !

Nous ne sommes plus prioritaires sur la route et nous devons y être vigilants.

Enfin, nous arrivons à Anglet par une rue aux maisons époustouflantes. Un Beverly hills français !


L'occasion pour moi aussi de relever mon défi du jour : faire du Golf.

Mais nous ne traînons pas, car Biarritz et ses magnifiques jetées s'ouvre à nous. Un petit Monaco de l'Atlantique qui nous réconcilie avec "la ville". Car il faut dire qu'à force de passer nos journées en forêt, le retour en centre ville n'est pas toujours évident.


L'ambiance cool et l'omniprésence du surf nous font passer un très agréable moment.

Mais même si nous apercevons les Pyrénées se dessiner en toile de fond, la route est encore longue et nous ne pouvons nous attarder. Nous nous enfonçons plus dans les terres Basques dont les maisons sont toutes de couleur blanche et rouge.

L'identité Basque est forte !

Puis nous redescendons vers St Jean de Luz, que nous traversons non sans attraits :

La dernière ligne droite vers Hendaye est plus difficile. En raison d'une forte érosion du littoral, nous sommes contraints de délaisser nos sentiers pour une départementale sinueuse, pentue et très fréquentée. La concentration est à son comble, et nous arrivons sans embûches dans le centre ville.

Les guinguettes nous aguichent avec leur cadre idyllique et leur pressions bien fraîches, mais nous résistons.


Encore quelques coups de pédales sur une route qui n'en est plus une, nous roulons sur l'eau de la Bidassoa, rivière qui délimite la frontière franco-espagnole.

Enfin nous y voilà !

Heureux d'être arrivé sans trop d'encombres, sauf pour Patrick qui, en plus de ses blessures du 1er jour, me semble avoir encore vieilli.


Patrick avant le départ :

Et voici Patrick à l'arrivée :


En tout cas, je le remercie pour sa bonne compagnie et sa résistance à l'effort...

Merci aussi à ma chérie d'avoir géré mon absence.

Et merci à vous tous de nous avoir suivis.


Le temps pour moi de prendre un peu l'océan

Et de finir la soirée avec des tapas Basques


Et la nuit dans une tente de bedoin, chez des hôtes très accueillants

A une prochaine pour de nouvelles aventures...


Bisous les gutiziak