Longer les côtes grecques en camping-car à son rythme, de plage en plage. Les paysages sont magnifiques. La mer est chaude. Le peuple grec est accueillant. La vie est belle...
Septembre 2015
30 jours
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La Grèce est une de nos destinations estivales favorites. Nous entamons notre onzième voyage dans ce pays, le huitième en camping-car.

  • 1er septembre : Nous quittons Dijon en milieu de journée. Sur notre trajet, un petit coucou à la famille à Besançon puis nous voici posés pour la nuit vers l'embarcadère des vedettes du Saut du Doubs à Villers-le-Lac.
  • 2 septembre : Nous passons la frontière suisse, franchissons la chaîne du Jura et prenons l'autoroute au niveau de Bienne, direction l'Italie. A partir de Lucerne, l'autoroute suit le Lac des Quatre Cantons avec quelque passages en tunnels. A l'extrémité du lac, sortie de l'autoroute le temps d'une pause déjeuner à Flüele, au bord du lac . Puis, c'est la montée jusqu'au Tunnel du Saint-Gothard, long de 17 km (pas de péage, il suffit de posséder la vignette autoroutière, possibilité de gros bouchons les jours de départ en vacances). 100 km plus loin, arrivée au Lac de Lugano, notre destination du jour. Promenade au bord du lac pour nous dégourdir les jambes avant notre installation pour la nuit à la Collina d'Oro, sur les hauteurs de Lugano.
Lac de Lugano
  • 3 septembre : Nous avons essuyé un gros orage pendant la nuit. Nous passons la frontière italienne à Chiasso puis suivons l'autoroute via Milan jusqu'à la sortie Rimini Sud afin de rejoindre la Principauté de Saint-Marin. Au pied du rocher, le parking P13 est parfait pour une halte nocturne. Possibilité d'y faire le plein d'eau et les vidanges avant d'aller embarquer à Ancône. Si c'est votre première visite à Saint-Marin, ne manquez pas de prendre le téléphérique proche du parking pour monter visiter le centre historique de la Principauté. Depuis le rocher, très belle vue sur la mer adriatique et les collines alentour.

Le moyen le plus pratique pour se rendre en Grèce est de traverser la mer adriatique en ferry. Deux formules possibles selon la compagnie choisie : 1) Formule " Camping à bord " permettant de séjourner dans son camping-car, garé sur un pont ouvert, en ayant accès à tous les services du bateau, 2) Formule " All Inclusive " proposée par Minoan Lines au même prix que la formule précédente, avec cabine, le camping-car restant dans le garage. Dans les deux cas, un branchement électrique est prévu pour le véhicule.

Plusieurs ports d'embarquement possibles en Italie. Nous avons testé Venise, Ancône et Brindisi. Venise permet un départ spectaculaire avec la traversée de la lagune, mais ce n'est pas un choix à privilégier sur le plan écologique. Le départ d'Ancône est une bonne solution. De Brindisi la traversée est plus courte et moins chère, mais il faut parcourir 500 km d'autoroute en plus. Nous partons de Brindisi seulement si nous ne trouvons pas de place depuis Ancône.

Le débarquement en Grèce peut se faire à Igoumenitsa (sur la côte d'Epire), à Patras (dans le Péloponnèse) et, pour certains bateaux, à Corfou (sur l'île du même nom).

  • 4 septembre : 122 km entre Saint-Marin et Ancône. Arrivés au port d'Ancône, nous nous enregistrons auprès de Minoan Lines puis nous nous mettons dans la file d'attente pour l'embarquement sur le Cruise Olympia. Le ciel menace. Un violent orage éclate. L'embarquement doit être interrompu car l'eau qui ruisselle depuis la vieille ville d'Ancône envahit le parking. Le départ est retardé d'une heure. " No problem ", quand on est en vacances...
  • 5 septembre : Après notre nuit à bord, nous approchons des côtes grecques en début de matinée. Premier débarquement de véhicules et de passagers à Igoumenitsa puis le bateau repart pour Patras où nous arrivons à 14h30.
Départ pour Patras depuis la baie d'Igoumenitsa 
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Arrivés à Patras, nous nous dirigeons vers Tsoukalaiika, à 11 km à l'ouest où nous avons repéré une petite plage sur Google Earth.

A Tsoukalaiika, nous bifurquons dans une petite ruelle. Aussitôt, un Grec attablé à une terrasse se précipite en faisant des grands signes. " The beach ? " nous interroge-t-il. Puis il nous montre l'embranchement suivant, nous aide à reculer en arrêtant la circulation sur la route principale. Si le GPS s'est trompé, ce n'est pas notre cas. Cet accueil hospitalier nous prouve que nous sommes bien arrivés en Grèce.

Peu de monde au bord de cette petite plage dont nous profitons largement l'après-midi de notre arrivée.

Bivouac à Tsoukalaiika 

Le lendemain, après la baignade du matin, nous suivons la côte jusqu'à Alykes, un petit port que nous visitons.

Puis nous poursuivons jusqu'à Karnari. Nous y connaissons une plage où nous avons déjà bivouaqué plusieurs fois. Sans doute, trop habitués à cet endroit, nous nous approchons si près de la mer que nous réussissons à enliser le camping-car. Nouvelle démonstration de l'hospitalité grecque, un pêcheur nous sort de là en nous tractant avec son pick-up. Une fois installés, nous ne bougeons plus. Nous tirons l'auvent et profitons de la plage jusque tard le soir. Le lendemain matin, nous nous réveillons seuls au bord de l'eau.

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Le 7 septembre, après la baignade du matin, nous nous dirigeons vers la côte ouest que nous atteignons à Kalogria. Puis nous descendons jusqu'à Kyllini qui possède un port d'embarquement pour les îles ioniennes. Nous y avons débarqué plusieurs fois au retour de Céphalonie ou de Zante. A côté du port, il y a une belle plage avec des parasols et des douches (comme sur la plupart des plages grecques) et des tavernes sympas.

Attendant un couple d'amis qui doit arriver dans deux jours et nous accompagner pour ce tour du Péloponnèse, nous restons dans la région à profiter des plages et à baguenauder dans les alentours. Nous passons la première nuit à Kyllini et la seconde à la plage de Kalamia, 10 km plus au sud où une dizaine de camping-cars se sont installés.

Le 9 septembre au soir nous allons accueillir nos amis à Kyllini. Apéro, dîner grec dans une taverne puis retour à la plage de Kalamia pour y bivouaquer. Gros orage pendant la nuit.

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Le 10 septembre, baignade puis descente vers le sud. Arrêt à Pyrgos pour les courses puis à Katakolo, en surplomb de la mer, pour le déjeuner. Un gros bateau de croisière mouille dans la baie de Kotakolo. Il débarque les touristes que les bus conduisent à Olympie. Plus bas, nous nous installons dans une pinède au bord de la plage d'Aghios Nikolaos, vers Zacharo. Nous nous baignons et restons là pour la nuit.

Le 11 septembre, nos amis partent visiter Olympie. Ayant déjà visité le site d'Olympie en 2004 (année des J.O. en Grèce), nous poursuivons tranquillement vers le sud et leur donnant rendez-vous un peu plus bas.

A la sortie de Zacharo, un genre de marché aux bestiaux improvisé se tient au bord de la route.

Vers Zacharo

Au sud de Kiparissia, nous trouvons une belle crique aménagée à Stomio où nous passons la journée en attendant nos amis. Baignade et farniente sous les parasols où l'on nous sert des cafés frappés. Nos amis nous y rejoignent en fin d'après-midi. Après le coucher du soleil, nous nous installons en surplomb de la mer pour dîner et dormir.

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Le 12 septembre, nous descendons en direction de Pylos. La route traverse Filatra puis Marathopoli. Avant la baie de Pylos, nous bifurquons vers la mer afin de rejoindre Voïdokilia Beach, une belle crique de sable où nous nous baignons.

Voïdokilia Beach 

Un sentier nous permet de grimper à la forteresse de Paliokastro qui domine la crique et offre de magnifiques vues sur la mer et la baie de Pylos.

Paliokastro 

Après avoir quitté Voïdokilia Beach et déjeuné en bord de route à l'ombre des oliviers, nous nous dirigeons vers Pylos. En arrivant au-dessus de la ville, la route domine le port et la baie que limite à l'ouest la muraille rocheuse de l'île de Sfaktiria. C'est dans cette baie que se déroula en 1827 la Bataille de Navarin, combat naval mettant aux prises la flotte anglo-franco-russe avec la flotte ottomane.

La baie de Pylos
Pylos 

Nous faisons le plein d'eau sur le port puis nous nous garons sur la jetée du port pour aller faire quelques courses dans les magasins situés sous les arcades du centre ville.

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Nous reprenons la route vers Methoni que nous laissons momentanément de côté pour aller nous baigner à Beach Lambes, plage située 4 km plus loin. En soirée, nous revenons sur Methoni pour dîner au restaurant, puis revenons dormir au bord de la plage de Beach Lambes.

Le 13 septembre au matin, baignade rituelle avant de partir visiter Methoni.

Methoni et sa plage (à gauche)   -   Au large, l'île de Sapientza (à droite) 
La tour Bouroudzi reliée à la citadelle de Methoni   -   La vue sur l'île de Sapientza 

Après la visite de la citadelle et de la Tour Bouroudzi, nous nous installons à l'ombre dans une pinède face à la plage pour déjeuner.

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Depuis Methoni, nous rejoignons Koroni qui marque le début du Golfe de Messénie. Il est difficile de croiser dans la traversée de la ville pour descendre au port. A éviter en camping-car les jours de forte affluence.

Koroni

Nous remontons ensuite le long du golfe de Messénie jusqu'à Petaldi. Nous nous installons vers le port, le long de la jetée. Ce dimanche soir, il y a un marché de nuit et un concert de musique grecque au centre ville. Nous nous y rendons à pied et mangeons des souvlakis sur une terrasse. Sur la place, on grille le cochon.

La nuit sur le port, difficile de dormir. Musique grecque jusqu'à passé 3 heures du matin, motos pétaradantes, cloches à la volée à 7 heures du matin suivies des prêches diffusés par haut-parleur depuis l'église orthodoxe. Un bain de mer le matin. Rien de tel pour nous remettre d'aplomb.

Nous prenons la route de Kalamata, capitale de la Messénie située au fond du golfe. Cette ville de 50.000 habitants ne présente pas d'intérêt particulier. Nous nous contentons de la traverser et de faire des courses au Carrefour situé à la sortie.

Puis nous descendons la côte orientale du golfe de Messénie, avec quelques arrêts pour admirer la vue et une pause déjeuner sous les eucalyptus au bord de la plage de Kardamyli.

Vers Kardamyli (à gauche)   -   Vers Stoupa (à droite) 
Le village de Lagkada (à gauche)   -   L'église de la Transfiguration (à droite)
La baie de Néo Oitylo

Après avoir passé la baie de Néo Oitylo, nous continuons la route au-delà d'Areopoli pour descendre nous installer en bord de mer à un endroit que nous connaissons bien pour y avoir fait escale à plusieurs reprises, la Baie de Dirou, au pied de laquelle se trouvent les Grottes de Dirou que l'on peut visiter en barque. Nous profitons de la plage jusqu'au lendemain en milieu de journée.

Baie de Dirou 
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Nous déjeunons en bord de plage puis montons à Areopoli, chef-lieu du Magne, situé à 8 km. C'est dans ce bourg typique de l'habitat local que les Maniottes organisèrent la révolution contre les Turcs en 1821. Sur la place, se dresse la statue de Petrobey Mavromichalis, figure de la guerre d'indépendance grecque.

Statue de Petrobey Mavromichalis (à droite) 
Eglise des Taxiarques

Situé au sud du Péloponnèse, le Magne est cette région calcaire et sauvage qui forme promontoire entre le golfe de Messénie et le golfe de Laconie. En descendant à son extrémité, nous faisons halte à Mézapos, un minuscule port de pêche à l'écart de la route principale et des touristes, mais qui mérite un détour.

Le port de Mézapos

Un peu plus au sud, nous sortons de la route pour entrer dans Nomia dont l'habitat dispersé est composé de maisons de pierre à tours carrées caractéristiques de cette région. Depuis la vieille église située aux confins du village, la vue porte sur les tours de Kita, village situé de l'autre côté de la route.

Nomia 
Les tours de Kita vues depuis Nomia 

Nous reprenons la route qui rejoint la mer à Gerolimenas, modeste lieu de séjour avec son petit port de pêche abrité dans une crique rocheuse.

Gerolimenas 

La route suit ensuite la côte avant de monter vers Vathia, cité hérissée de tours qui se dressent dans ce paysage montagneux et aride typique du Magne.

Les tours de Vathia 

Non loin de là, au détour d'un virage, nous débouchons sur le Cap Ténare (également connu sous le nom de Cap Matapan) que le soleil de fin de journée revêt de teintes orangées.

Nous trouvons notre emplacement nocturne à l'extrémité de la route à proximité d'une taverne. Nous sommes les seuls clients ce soir, mais les propriétaires acceptent de nous servir avec la plus grande amabilité.

En fin de nuit, des aboiements nous réveillent. Quatre ou cinq chasseurs arpentent la colline accompagnés de leurs chiens qui font des va et vient pour débusquer sans doute quelques cailles ou lapins. Le soleil se lève sur le cap.

Bivouac au Cap Ténare

Nous prenons le sentier qui nous mène en 40 minutes au phare de Ténare situé à l'extrémité de la pointe. C'est le point le plus au sud du Péloponnèse.

Le phare de Ténare (à droite)
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En quittant le Cap Ténare, nous descendons la route qui mène à Porto Kagio, un petit port niché au fond d'une magnifique baie qui s'ouvre sur le Golfe de Laconie. Une taverne a installé des tables sous les parasols de la plage. Nous y déjeunons pratiquement les pieds dans l'eau.

Porto Kagio signifie " port aux cailles " en français. Ces oiseaux y feraient escale en septembre en migrant vers l'Afrique. D'où probablement la présence des chasseurs de ce matin au cap Ténare.

Nous remontons de la baie puis prenons la route en direction du golfe de Laconie. La route grimpe fortement et offre de belles échappées sur la baie de Porto Kagio et sur le Cap Ténare.

Porto Kagio au fond de la baie qui donne sur le Golfe de Laconie (à gauche)   -   Le Cap Ténare (à droite)

Dans la montagne, nous nous arrêtons à Lagia, un village partiellement en ruine avec une architecture typique du Magne. L'église possède un intérieur richement décoré.

L'église de Lagia (en haut)   -   Le vieux village de Lagia (en bas, à droite)

Plus loin, vers le petit village de Kamares, nous connaissons une belle plage au bord du golfe de Laconie où nous avons déjà séjourné. Nous la rejoignons pour nous y installer. La mer est calme. Nous restons là deux nuits afin de profiter de cet endroit tranquille et idyllique.

Vers Kamares 

Le 18 septembre, nous reprenons la route. Nous avons donné rendez-vous à nos amis ce soir à Archangelos de l'autre côté du golfe. Ils sont partis un jour plus tôt pour aller visiter Monemvasia. Prenant le bateau de retour plus tôt que nous, ils craignent de ne pas avoir le temps de faire le tour complet du Péloponnèse.

Nous suivons la côte en passant par Gytheio, le port situé au fond du golfe de Laconie.

Vers Skala, la route est bordée de nombreuses plantations d'orangers et de figuiers sauvages. Nous ramassons quelques oranges tombées au sol et cueillons des figues en bord de route.

Chapelle Agios Petros , sur la presqu'île située à l'entrée de Gytheio
L'épave du navire " Dimitros "  (à gauche, au loin) et le golfe de Laconie 

Nous trouvons un emplacement à l'extrémité de la presqu'île d'Archangelos, où nos amis nous rejoignent en soirée. Il y a une petite fête à Archangelos. Nous dînons à la terrasse d'une taverne en bord de mer.

La plage d'Archangelos
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Nous partons vers le sud et bifurquons à l'entrée de Neapoli pour prendre une route étroite en forte pente et en lacets qui traverse des zones calcinées par les feux de forêt. La vue porte sur la côte et la petite île d'Elafonisos.

Passé la crête de la montagne, la route descend vers l'autre côte en direction d'Ano Kastania, village en-dessous duquel nous visitons la grotte de Kastania. Elle n'est pas mentionnée dans les guides de voyage, mais elle mérite vraiment de s'y arrêter (visite guidée uniquement - photos interdites - ci-dessous, une photo du prospectus). On y découvre la densité et la splendeur des colonnes de stalactites et de stalagmites, des cascades et des rideaux de calcaire de formes diverses et variées que la nature a forgés pendant plus de 3 millions d'années.

Vue sur la côte et l'île d'Elafonisos (à gauche)   -   Grotte de Kastania (à droite) 

Après la visite, nous descendons nous installer au bord de la plage de Panagia, un petit bout du monde paradisiaque. Il n'y a qu'une chapelle et une quinzaine de maisons de vacances, une seule étant occupée à cette époque. A notre étonnement, malgré l'isolement (la mer devant et la montagne derrière), le téléphone GSM et Internet passent sans problème.

Le lendemain matin, après la baignade, nos routes se séparent. Nos amis doivent commencer à remonter vers Patras. Pour notre part, nous franchissons la montagne par une route étroite qui traverse Kato Kastania et retrouvons sur l'autre versant la vue sur Neapoli et l'île d'Elafonisos mais aussi les restes de la végétation que le feu a détruite.

Sur la route allant de Kato Kastania à Neapoli 

Nous nous dirigeons au sud de la péninsule et devons emprunter une piste sur quelques kilomètres pour atteindre la mer.

Paysage calciné au bord de la piste menant à la Forêt Pétrifiée 

En bord de mer, se trouve la Forêt Pétrifiée, dont les troncs d'arbre fossilisés sont vieux de plusieurs millions d'années.

Arbres fossilisés et coquillage

Nous ne pouvons résister à un bain dans les eaux cristallines de la crique adjacente.

La Forêt Pétrifiée

Nous remontons vers Neapoli en faisant un détour par Profitis Ilias, charmant petit port.

Le port de Profitis Ilias 

Plus loin, nous voulons passer par le centre du village d'Agios Nikolaos où un 4x4 mal garé nous bloque le passage. Il faut partir à la recherche du propriétaire pour pouvoir poursuivre notre route.

 Au bord de la route, vers Agios Nikolaos

A Neapoli, nous faisons une courte halte sur le front de mer. C'est ici qu'on embraque pour l'île de Cythère, une très belle île que nous avons visitée en 2008. Cette fois, nous allons visiter l'île plus petite d'Elafonisos.

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L'embarcadère pour l'Île d'Elafonisos est situé à environ 15 km de Neapoli. Lorsque nous y arrivons, le dernier ferry de la journée est sur le point de partir. Nous embarquons immédiatement (22.40 € la traversée pour le véhicule et les passagers).

Traversée en ferry 
Arrivée sur l'île d'Elafonisos

Une fois n'est pas coutume, nous allons nous installer au camping. Nous avions lu que sur l'île, il n'y avait pas d'autre alternative que le camping pour séjourner en camping-car, mais ce n'est pas réellement le cas et nous n'y passerons qu'une nuit.

Au matin, nous découvrons la belle plage de SImos dont nous ne profiterons pas vraiment en raison du vent, des gros rouleaux et des averses orageuses.

Plage de Simos 

Nous quittons le camping à midi et partons au port d'Elafonisos déjeuner sur une terrasse où l'on nous sert des souvlakis. Le temps se lève. Nous faisons un tour à pied le long du port et vers l'église Agios Spiridonas.

Le port d'Elafonisos 
L'église Agios Spiridonas 

Nous partons visiter la côte nord-ouest de l'île, puis nous revenons sur la côte est pour nous baigner à la belle petite plage opposée à celle de Simos, mieux abritée que cette dernière. Nous nous posons pour la nuit en surplomb de la plage de Simos.

La côte nord-ouest (à droite et au centre)   -   Bivouac vers la plage de Simos (à droite) 

Le jour suivant, 22 septembre, le temps étant menaçant, nous décidons de quitter l'île, à regret.

Sur le ferry, au retour de l'île d'Elafonisos
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Nous prenons une route montagneuse qui rejoint la côte est du Péloponnèse. Arrivés sur cette côte, nous ne tardons pas à apercevoir l'imposant promontoire rocheux de Monemvasia, haut de 300 m, situé sur une presqu'île.

La presqu'île de Monemvasia

Nous faisons une pause déjeuner sur le port de Gefira qui fait face à Monemvasia, puis traversons l'isthme qui le relie à la presqu'île pour faire un tour dans la cité fortifiée.

Le port de Gefira (en haut, à gauche) et la ville basse de Monemvasia

Nous ne faisons pas une visite exhaustive de la cité que nous avons déjà visitée à plusieurs reprises. Pour ceux qui s'y rendent pour la première fois, il est conseillé de ne pas se limiter au Kastro (ville basse), mais de monter à l'Acropole (ville haute) pour en faire le tour et découvrir la vue - 15 minutes de montée par un sentier raide.

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Depuis Monemvasia, nous prenons la route de Sparte dans le but de visiter la cité de Mystras que nous ne connaissons pas. Elle est située à 95 km. Arrivés au pied de la cité nous montons nous installer pour la nuit sur le parking de l'entrée de la ville haute d'où nous dominons la plaine et les collines qui s'étendent au-delà de Sparte. Nuit calme. Nous sommes seuls avec 2 camping-cars italiens.

Le lendemain, à l'ouverture du site, nous prenons nos billets (3 € l'entrée).

Construite en amphithéâtre autour de la citadelle sur un site escarpé, Mystras est un étagement d'églises, monastères byzantins, palais et maisons en ruine. Nous commençons par visiter la ville haute.

Montée au Kastro (à gauche)   -   Vue depuis le Kastro (à droite)
Vue sur Agia Sophia depuis le Kastro 
Agia Sophia : Coupole (à gauche) et terrasse (à droite) 

Nous visitons ensuite la ville basse.

La Métropole (à gauche)   -   Le Kastro vu depuis la Métropole (à droite)
Coupole (à gauche) et pupitre ( à droite) dans la Métropole
Eglise des Sts-Théodore (à gauche)   -   Eglise de l'Evangelistria (à droite)
Monastère de Pantanassa 
Monastère de Peribleptos 

Après la visite, nous quittons le site pour aller déjeuner et nous partons en direction de la côte est du Péloponnèse en empruntant une petite route de montagne très sauvage. En Grèce, les routes secondaires sont parfois très étroites dans les villages et la traversée de certains villages peut s'avérer périlleuse. Nous le constatons en traversant Kastanitsa. Heureusement, nous ne rencontrons pas de véhicule en sens inverse ou de voiture mal garée. Après avoir essuyé un bel orage dans la montagne, nous nous posons pour la nuit au bord de la plage de Parolio Astros dans le Golfe Argolique.

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Baignade matinale à la plage de Paralio Astros, puis direction nord en suivant le golfe Argolique.

Nous faisons une courte halte à Nea Kios, petit port de pêche au fond du golfe.

Nea Kios 

En arrivant à Nauplie, nous nous garons sur le port et partons déjeuner dans la vieille ville, nettement moins animée qu'en pleine saison.

Un camping-car tout terrain garé sur le port de Nauplie (à gauche)   -   La place Syntagma (à droite) 

Nous montons ensuite nous balader vers la citadelle.

La vieille ville de Nauplie et le port vus depuis la citadelle 
Le fort Palamède (à gauche)   -   La plage de Nauplie (au centre)   -   L'Îlot Bourdzi (à droite)  

Quelques kilomètres au sud de Nauplie, nous trouvons une belle plage. Nous nous installons à l'ombre des eucalyptus. Depuis là, nous pouvons rejoindre Nauplie en vélo par une jolie voie aménagée au bord de l'eau.

Baie de Karathona 
Piste aménagée rejoignant Nauplie 

Nous restons deux nuits dans ce havre de tranquillité.

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Le 26 septembre, il pleut. Nous quittons notre camp. Nous faisons un tour au marché de Nauplie, puis nous partons pour Corinthe.

A l'approche de Corinthe, nous suivons la direction de l'ancienne Corinthe. Nous déjeunons sur le parking d'Archea Korinthos avant de visiter le site archéologique .

Le site archéologique de l'ancienne Corinthe et le Temple d'Apollon 

Nous prenons ensuite la route qui monte à Acrocorinthe. Nous entrons dans l'enceinte de cette acropole en ruines et grimpons jusqu'à l'emplacement où se trouvait le Temple d'Aphrodite culminant à 574 m et offrant par temps clair un joli panorama sur les deux côtés du canal de Corinthe.

La ville de Corinthe et le golfe de Corinthe (à gauche)   -   Le golfe Saronique (à droite)

Nous redescendons dans la plaine et partons faire des courses dans la ville de Corinthe. Puis nous nous posons pour la nuit à proximité du site archéologique.

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  • 27 septembre : Trajet de Corinthe à Patras par l'ancienne route nationale qui suit le golfe de Corinthe. Embarquement en soirée sur le Cruise Europa avec Minoan Lines.
  • 28 septembre : Débarquement à Ancône en fin d'après-midi. Autoroute italienne jusqu'à Fiorano où nous bivouaquons sur une aire camping-car.
  • 29 septembre : Avant de partir, nous faisons un crochet par Maranello où se situe le musée Ferrari. Les passionnés attendent l'ouverture du musée ou s'inscrivent pour une séance de conduite. De belles Ferrari rutilantes sont exposées à l'extérieur. Nous reprenons l'autoroute pour traverser l'Italie et la Suisse. Arrivée en France en fin de journée pour un bivouac à Villers-le-Lac.
  • 30 septembre : Retour à Dijon après une étape familiale à Besançon

Conclusion à l'issue du voyage :

Déjà accros à la Grèce avant de partir, nous le sommes devenus un peu plus à notre retour...