"S'il est un lieu de la terre où aient place tous les rêves des vivants, depuis les premiers jours où l'homme commença les songes de l'existence - c'est l'Inde" écrivait Romain Rolland.
Février 2013
11 jours
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"Les trois lanciers du Bengale", ce sont les premières images que j'ai eues de l'Inde et que je me souvienne. J'avais une dizaine d'années quand j'ai regardé à la télé, chez mes grands parents, ce film réalisé par Henry Hathaway, se déroulant à la frontière nord-ouest des Indes britanniques. La scène de torture avec les bambous fichés sous les ongles et auxquels ont met le feu m'avait fortement marqué à l'époque ...! 😟

Plus tard, d'autres films, "Gandhi", "La Cité de la joie"... me donnèrent l'envie de découvrir cette région du monde et cette civilisation si particulière.

Alors, quand en 2013, mon Comité d'Entreprise (CDER) a organisé un circuit-découverte du nord de l'Inde, je n'ai pas hésité. 🤣

"Splendeurs de l'Inde, magies du Rajasthan"

Le Rajasthan, ou "pays des rois", porte bien son nom. C'est en effet le domaine des maharajas, avec leurs forts majestueux et leurs palais somptueux. Nombre de voyageurs rêvent d'admirer un jour les ruines évocatrices et les monuments restaurés, vestiges de sa splendeur passée.

Mais les attraits de cette région emblématique ne s'arrêtent pas là. C'est une terre de déserts et de jungle, de tigres et de caravanes de chameaux, de bijoux étincelants et d'art coloré. La culture du Rajasthan est pleine de vitalité. Les festivals y sont incessants, l'artisanat et la gastronomie tout simplement spectaculaires...

(Présentation du Lonely Planet)

Le Rajasthan, pays plein de contrastes : contraste entre monde occidental et oriental, contraste entre luxe et pauvreté.

J'ai le plaisir de partager avec vous ce superbe voyage effectué du 20 février au 2 mars 2013. Vous pourrez y découvrir notre séjour, des photos et des vidéos, et aussi des musiques. Toutefois, l’Inde est difficilement descriptible, il faut s'y rendre pour comprendre et ressentir ce monde totalement différent du nôtre. J’espère vous donner l’envie d’y aller.

Ravi Shankar - "Discovery Of India" 
20
fév

L'avenir appartient-il à ceux qui se lèvent tôt ? Je ne sais pas, mais, ce jour là, il nous faut prendre l'avion en fin de matinée. Alors, c’est de bon matin que nous commençons notre voyage : départ de Chalons en Champagne à 4h30 en autocar. Nous arrivons à ROISSY Charles de Gaulle vers 7 heures et nous procédons aux formalités d’enregistrement.

Nous décollons pour Delhi vers 10h50 en Boeing 777 (sur vol régulier Air France direct). Après un peu plus de 7 heures de vol (voyage sans problème et assez rapide), nous arrivons à New Delhi (Aéroport international Indira-Gandhi) vers 22h45 (18h15 à Paris). Nous récupérons nos bagages et cherchons notre guide, qui nous accompagnera durant les 9 journées : Ashish Mittal se présente, il est originaire de Delhi et parle très bien le français.

Aéroport international Indira-Gandhi

Dès la sortie de l’aéroport, nous nous trouvons entourés par le smog (brouillard et pollution…), assez fréquent à Delhi. En montant dans le car, nous sommes accueillis 🤗 par Ramesh, notre chauffeur, et Suki, son aide, avec des colliers d’œillets d'inde. 💐

Accueil avec colliers d’œillets d'inde  et arrivée à l'hôtel

Ensuite, transfert à l’hôtel dans la banlieue de Delhi (Hôtel 1589 City Mark, à Gurgaon) : là, une petite collation nous attend. Enfin, nous nous installons pour la nuit, coucher vers 2 heures du matin heure locale (21h30 à Paris). 😴

21
fév

Lever à 7 heures après une courte nuit, et départ vers 8h15 pour le Shekhawati.

Le Shekhawati (शेखावाटी en hindi) est une région semi-aride située au centre du triangle Bikaner-Jaipur-Delhi, dans la partie Nord-Est du Rajasthan. On y retrouve davantage l'Inde rurale, avec des carrioles tirées par des dromadaires ou des ânes...

L'hôtel était confortable et le petit déjeuner est bon, mais quel choc en sortant de l'hôtel 😟 : on se retrouve plongé dans un autre monde. Un spectacle désolant s'offre à nous, spectacle qui, avec le recul après dix jours passés en Inde, reflète en partie le pays.

Les photos sont édifiantes...

Nos premiers pas en Inde sont hésitants, un peu difficiles. Nous sommes abasourdis par la pauvreté, le bruit et la saleté. Je m'y attendais un peu, mais la réalité dépasse l'imagination...

Prêts pour le départ
Arrêt pour retirer des roupies dans un distributeur

Et le smog est encore là...

Smog et pollution : l'agent de circulation porte un masque

Nous partons pour 250 km. A raison d'une moyenne de 50 km/h environ à cause de l'état des routes et de la circulation difficile, il nous faut près de 6 heures (haltes comprises) pour arriver à Mandawa.

En quittant New Delhi... 

Un grand merci à Ashish, notre guide : avec ses nombreuses explications marquées de beaucoup d'humour, nous ne voyons pas le temps passer. Ce jeudi, il commence par nous parler de la religion en Inde et de la culture indienne... 🕉

Le trajet est entrecoupé de plusieurs arrêts : arrêts techniques (pauses "pipi"), prises de photos, visite d'une briqueterie...

Visite d'une briqueterie 

Sur la route...

En Inde, on conduit à gauche. Mais souvent, au centre pour eviter les trous...

Quelques pas dans une petite ville... et poursuite du trajet...

Repas le midi dans un restaurant, en plein air : ayant quitté Paris la veille avec seulement quelques degrés au dessus de zéro, nous apprécions cette température estivale. 😎 Puis nous poursuivons la route.

Les nombreuses photos sont là pour vous faire partager le choc que nous avons eu dès cette première journée, en découvrant cet environnement si différent du notre.

Arrêt technique... 

Visite chez un potier, entouré de sa famille...

L'arrière de la maison du potier
Dans la rue, nous sommes l'attraction du village...

Le Shekhawati est bordé à l’est par les monts Aravalli : c’est une plaine, parfois légèrement ondoyante, à mi-chemin entre les riches terres de la vallée du Gange et le désert du Thar.

La région est surnommée "la galerie d’art à ciel ouvert du Rajasthan". C'est dans ces bourgs cernés par les dunes de sable, que l'on trouve les havelis, maisons des riches marchands qui vivaient autrefois du commerce chamelier entre l'Inde et le Pakistan, petits palais aux murs ornés de fresques peintes, véritables ouvrages enluminés. Suite au départ des riches familles, les havelis sont aujourd'hui presque abandonnées. Quelques unes ont été transformées en hôtel.

En 1963, le paon a été déclaré «oiseau national de l'Inde». Il est le symbole de la royauté en Inde.

Il est aussi le symbole de la grâce, la joie, la beauté et l'amour.

Après la visite de plusieurs havelis, nous remontons dans le bus pour rejoindre l'hôtel. Mais surprise, arrêt en pleine campagne peu de temps avant d'y arriver : Ashish nous offre un rhum-coca. C'est le moment de décompresser un peu, la fatigue se faisant sentir. Quelques chants sont entonnés, des curieux s'approchent...

L'entrée de l'hôtel

Enfin, nous arrivons à l'hôtel Sara Vilas (District Jhunhunu, Mandawa). Piscine pour certains (la température de l'air est encore de 20°C environ), puis repas suivi d'un petit spectacle de marionnettes.

22
fév

Cette deuxième journée nous conduit à Bikaner : près de 3 heures de route pour effectuer 150 kilomètres.

Réveil au lever du soleil, petit déjeuner à l'hôtel, puis départ vers 8 heures.

Nous commençons par visiter 2 autres havelis. La première a été restaurée mais les peintures aux pigments naturels (d'origine minérale ou organique) ont été remplacées par des peintures synthétiques. Les couleurs sont éclatantes mais combien de temps résisteront-elles à l'usure du temps...?

A nouveau des explications sur les havelis
Observez les têtes imbriquées des deux animaux
Le Svastika, symbole de paix pour des millions d'hindous

Nous partons en direction de Bikaner.

Les vaches ont quitté Dehli et Bombay, interdites depuis plusieurs années. Mais au Rajasthan, elles sont toujours là, spectatrices de la vie qui tourne autour d'elles... Paisibles, elles font partie du paysage.

Un beau tuk-tuk rose, tricycle motorisé servant généralement de taxi

Arrêt à Fatehpur pour visiter un haveli squatté.

Le squat et une des occupantes... 

Nous avons vu beaucoup de bougainvilliers.

Savez-vous quelle est la couleur de leurs fleurs ? ... Blanc-crème.

Les vives couleurs, contrairement aux apparences ne sont pas dues aux fleurs, mais aux bractées colorées (jaune, orange, rouge ou violet) de l'extrémité des rameaux qui les entourent.


Ensuite, nous poursuivons la route et arrivons au restaurant, à Bikaner, un peu avant 14 heures.

Après le repas, visite du fort de Junagarh.

En arrivant devant le fort Junagarh de Bikaner : Gangar Singh monument
Le fort Junagarh, rouge et imposant.

Symbole de la grandeur des maharajas de Bikaner, le fort se trouve au Nord-Est en dehors des murs de la vieille ville. Construit au XVIème par le Raja Rai Singh, général de l’armée de l’empereur moghol Akbar, il est entouré d’un rempart fortifié. Contrairement à la plupart des forteresses rajpoutes il n’a pas été construit sur une colline mais dans la plaine.

Ce palais est un véritable dédale de cours dallées, de galeries et de halls immenses, de pavillons et de temples. Il est embelli de peintures rajpoutes, de miroirs, de panneaux de marbre sculptés répartis dans les nombreux palais et pavillons du fort. Les lignes de fenêtres et de balcons donnent un caractère harmonieux à l'architecture austère de la citadelle.

Le bassin en marbre blanc servait à rafraîchir durant les grosses chaleurs
Moucharabieh, dispositif de ventilation. Sert à dérober les femmes aux regards
La sécurité n'est guère assurée...

Après la visite du fort, promenade dans une rue marchande de Bikaner : beaucoup d'animation, des couleurs, des senteurs et encore le dépaysement... Mais nous rencontrons moins de pauvreté, moins de saleté. Les gens sont sympas... 🙂

Statue du mahârâja Gangâ Singh devant le fort Junagarh

Vues animées de la ville :

En fin d'après-midi, nous remontons dans le bus pour nous rendre à l'hôtel Gajner Palace. Superbe hôtel 👍. Nous nous Installons avant le repas pendant que les musiciens égrènent quelques notes dans la cour intérieure de l'hôtel. Après le dîner, spectacle et animation 👏 : nous pouvons même faire quelques pas de danse...

23
fév

Cette troisième journée nous conduit à Jaisalmer : un peu plus de 5 heures de route pour effectuer 300 km.

Nous sommes réveillés par le chant des oiseaux. Dehors, beaucoup d'humidité suite à l'orage qui a éclaté dans la nuit 🌩 (mais je l'avoue, je n'ai rien entendu). Cette humidité ne restera pas bien longtemps; ce sera d'ailleurs la seule pluie durant notre séjour. Petit déjeuner et quelques photos du site merveilleux avant de partir.

En cours de route, nous nous arrêtons en pleine campagne et découvrons une habitation rurale à 200 mètres de la route. Contraste : pendant que l'inde envoie un satellite, des gens vivent dans la pauvreté. Mais sont-ils malheureux ...? (Le satellite altimétrique SARAL/AltiKa [mission spatiale franco-indienne] a été mis en orbite avec succès le 25 février 2013. Voir le site du CNRS.)

Ashish demande l'autorisation de prendre des photos
En contrepartie, il apporte gâteaux et friandises.
Qu'y a-t-il derrière le visage de ces enfants ? A quoi pensent-ils ?
Face à cette pauvreté, cette rencontre improvisée nous met quelque peu mal à l'aise... Les habitants restent dignes. 

Quelques kilomètres après, arrêt technique sur une aire aménagée. Cet arrêt est bienvenu car certains d'entre nous rencontrent des problèmes intestinaux (tourista)... 😫

L'irrigation est indispensable...

Nous poursuivons la route et visitons ensuite une école locale. Les élèves chantent une prière et l'hymne national...

Nous continuons en direction de Pokharan. Nous prenons le déjeuner au Fort avant de le visiter. (C'est en ce lieu que nous avons le moins bien mangé)

Les fleurs des bougainvilliers sont bien blanches...

La ville de Pokhran (ou Pokaran) est plus connue pour les essais nucléaires Indiens de 1974, qui s'y sont déroulés. Le principal intérêt de la ville est son fort rouge qui date du XVI ème siècle. C'était un poste avancé des Maharadjahs de Jodhpur.

Après la visite, petit arrêt près de Pokaran, pour visiter des cénotaphes : "Shakyi Mata Memorial Shatriya".

Un cénotaphe (du grec κενοτάϕιον: kenos « vide » et taphos « tombe ») est un monument élevé à la mémoire d'une personne ou d'un groupe de personnes (et dont la forme rappelle celle d'un tombeau) et qui ne contient pas de corps.

En approchant de Jaisalmer nous croisons beaucoup de véhicules militaires (la ville est à 100 km du Pakistan)

Dès que nous sommes arrivés à Jaisalmer, Ashish nous emmène voir le fort du haut d'un hôtel restaurant, où nous avons un point de vue remarquable : l’hôtel "Lalgarh Fort & Palace" (hôtel appartenant à une de ses nombreuses connaissances).

Sur la terrasse, découverte du fort, un peu en contre-jour et dans la brume

La "cité dorée" ressemble à quelque mirage des temps enfuis, trônant au milieu d’un paysage désertique. Au sommet de la colline de la Trekuta, la forteresse évoque un château de sable géant; ses 99 bastions entourent un dédale de ruelles étroites taillées dans le grès qui serpentent entre palais, temples et havelis.

Un peu plus loin, en face de l'hôtel, quartier pauvre...
Contraste : pauvreté, mais antennes paraboliques sur chaque "habitation"...
Quartier pauvre, un peu plus loin, vu du haut de l'hôtel.
Coucher de soleil sur la ville 

Enfin, nous arrivons et nous nous installons à l'hôtel : hôtel Desert Tulip. (Nous y resterons deux soirs).

Plusieurs soirs, nous avons pu assister à un spectacle de marionnettes. Celui-ci était un peu mieux que les autres...
24
fév

Quel bonheur au matin de cette quatrième journée : pas de valise à faire. Nous restons deux soirs de suite dans le même hôtel.

Mais nous nous levons très tôt pour être au pied du fort bien avant 8 heures.

Fontaine devant l'hôtel Desert Tulip
Fontaine à l'entrée de l'hôtel Desert Tulip 

Jaisalmer, la « ville jaune », est située à une centaine de kilomètres seulement de la frontière avec le Pakistan.

Poste avancé sur le désert de Thar, la lointaine citadelle fortifiée de Jaisalmer est impressionnante avec ses murailles et ses tours massives. Elle témoigne encore de sa splendeur passée par de somptueuses résidences de marchands aux façades de grès ocre-rose richement ciselées, les Havelis.

Situé à 80 m au-dessus de la vieille ville fortifiée, le fort est ceinturé d’un double rempart crénelé de grès jaune. Les divers appartements princiers construits entre le XIVe et le XVIIIe siècles entourent une grande cour dallée à ciel ouvert, délimitée par des façades ouvragées, ornées de balcons en surplomb.

Une des quatre portes d'entrée du fort
Visite du temple hindou Laxmi Narayan 
Le couple qui habite la maison s'est marié le 7 juin 2011
Le svastika est un symbole de paix pour des millions d'hindous
Vue sur la ville basse depuis le fort
Please, don't shoot
Du haut des remparts... 
Sortie du fort

A la sortie du fort, une fille funambule se déplace sur une corde tandis que sa mère veille sur elle et quémande quelques roupies.

Promenade dans la ville basse...

...avant d'aller visiter un magasin de tissus (avec possibilité d'achat de tapis, chèche,...). Au cours de la présentation de tapis, nous dégustons un thé opaque mais délicieux : très certainement du "chaï" avec lait et épices...

Poursuite de la promenade en ville...

...et découverte du lac Gadi Sagar, au sud des remparts du fort, à 10 minutes à pied environ.

Silures dans le lac de Gadi Saga (gros poisson carnassier)

Ancien réservoir, le lac assurait autrefois l’approvisionnement en eau de la cité et ce jusque dans les années 1950. Rencontre avec le jeune prêtre du temple de "Gaje Rupechwa" dédié à Shiva.

Prière du prêtre du temple :

La visite terminée, nous regagnons l'hôtel : déjeuner et ... repos au bord de la piscine ou dans l'eau. 😎

En milieu d’après-midi, la chaleur étant moins forte (25-27° C), nous partons pour une promenade à dos de dromadaire dans le désert 🐪.

Le paysage est de plus en plus désertique.

En direction du désert, la végétation devient aride. Quand nous arrivons au point de départ, de nombreux touristes sont déjà là et attendent leur tour.

Attention à bien garder l'équilibre quand le dromadaire se redresse...
Pas de mal de mer, mais un peu secoué quand même...
A l'arrivée, nous sommes attendus par un groupe de femmes...
Après 3/4 d'heure de "tape-cul", pas facile de redescendre...
Repos pour les animaux et les chameliers

La fin de la promenade est l’occasion d’admirer le soleil se coucher sur les dunes, un spectacle inoubliable avec cocktail : rhum-coca ! Sans oublier quelques pas de danse...

Quelques pas de danse...
Rhum-coca... Le soleil baisse et la pleine lune devient visible
25
fév

Cette journée nous emmène à Khejarla : 360 km pour près de 6 heures de route.

Nous quittons Tulip Hôtel vers 8 heures en direction de Jodhpur.

Les normes de sécurité ne sont pas les mêmes qu'en Europe... ! 

En cours de route, alors que la région est semi-désertique, nous faisons un arrêt technique dans un havre de paix, l'hôtel Manvar Resort.

Puis, avant d'arriver à Jodhpur (à 40 kilomètres environ), nous nous arrêtons pour voir une carrière de grès. (localisation sur Google Maps). Nous retrouvons parfois en France, des pavés de grès venus du Rajasthan. Non sans polémique. (Voir la page : Pavés venus d'Inde, ou celle-ci)

Enfin, nous arrivons à Jodhpur, la "ville bleue", vers 13h30.

La ville bleue vue du car
Dans la descente vers Jodhpur, nous apercevons le fort de Mehrangarh

Mais la faim se fait sentir. Nous nous arrêtons enfin dans un restaurant pour le déjeuner, puis, avant de repartir, une connaissance d'Ashish nous propose des babouches. (pas chères, de très bonne qualité et sans odeur).

En début d'après midi, nous remontons vers le fort. Nous nous arrêtons auprès du mausolée Jaswant Thada pour quelques photos. Ce mémorial en marbre blanc, construit en 1899 à la mémoire du maharaja Jaswant Singh II, dresse son harmonieuse succession de dômes au bord d’un petit lac. On le surnomme le petit Taj Mahal du Rajasthan.

Le mausolée Jaswant Thada
Véritable nid d'aigle, le fort de Mehrangarh domine Jodhpur
Le mausolée Jaswant Thada et le fort de Mehrangarh

De loin, nous voyons l’Umaid Bhawan Palace. C'est l’immense palais du maharaja de Jodhpur, que l’on aperçoit d’un peu partout depuis la ville, avec son impressionnante coupole. Le maharaja construisit cette incroyable demeure pour résorber le chômage et la famine qui régnaient à Jodhpur dans les années 1930.

L’Umaid Bhawan Palace
L’Umaid Bhawan Palace se divise en trois parties : la résidence du maharaja, un hôtel de luxe et un musée

Nous visitons ensuite le fort de Mehrangarh.

Le fort de Mehrangarh et la statue de Rao Jodha

Rao Jodha, chef de clan des « Rathores », craignait la puissance de son voisin du Mewar. A proximité de Mandore d'où il dirigeait son clan, s'élevait un promontoire de 120 mètres de hauteur, « la colline aux oiseaux ». En 1459, il décida d'y construire une forteresse.

Le Fort de Mehrangarh est l’un des monuments les plus achevés de l’architecture militaire rajpoute. Ses murs très épais s’élèvent à plus de trente mètres au-dessus du socle rocheux. Après avoir franchi sept portes massives, on accède à l’enceinte du fort transformé en un vaste musée. Il permet de découvrir le faste des maharajas rajputs. (Voir le site du musée du fort de Mehrangarh)

Les sculpteurs ont ciselé une multitude de balcons, de fenêtres ajourées...
Les palais portent des noms évocateurs, comme Moti Mahal (le palais de la Perle), Sukh Mahal (le palais du Plaisir)

Au milieu de la visite, notre guide nous emmène à l'écart dans une petite salle, pour un petit moment de détente musicale et nous fait découvrir Nawab Khan, joueur de santoor et compositeur. Quelques minutes de relaxation et de méditation... ☯

Nawab Khan
Le santoor est un instrument à cordes frappées à l'aide de deux petits marteaux

> Découvrir Nawab Khan Santoor Méditation

Les deux jours précédents, un festival de musique soufie se tenait à Jodhpur et dans le fort de Mehrangarh : http://worldsufispiritfestival.org.

Sur les remparts d’anciens canons surplombent le précipice et la vieille ville
Jodhpur, la ville bleue

Pourquoi la ville bleue ? Arrivés avec Rao Jodha, les Brahmanes se sont installés au pied de la forteresse. Ils ont peint leur maison de cette couleur indigo qui éloigne les moustiques. Ces charmants insectes arrivent en avril après l'hiver, disparaissent en juin lors des grandes chaleurs pour réapparaître de plus belle avec la mousson.

Après la visite du fort, nous descendons dans la ville. En chemin, nous rencontrons des enfants quittant l'école. Ils acceptent bien volontiers de se laisser prendre en photo mais la barrière de la langue rend le contact difficile...

Rapide promenade dans le bazar autour de la Clock Tower : ici exercent des artisans et des marchands de toute sorte. Les étals de ce marché débordent d'étoffes à sari, d'épices, de grains, de fruits et de légumes... Nous en profitons pour effectuer quelques achats pour ramener des souvenirs...

Ensuite, pour regagner le bus, nous prenons le tuc-tuc. Nous pouvons apprécier la dextérité de nos chauffeurs qui se déplacent dans les rues en louvoyant. Le klaxon est de rigueur pour signaler sa présence...!

En fin de journée, nous faisons route vers Khejarla. Nous arrivons au Fort Khejarla alors que la nuit est tombée, après 2 heures de bus qui passèrent très vite, le trajet étant agrémenté par un apéro rhum-mangue 🍹 ...


Construit en 1611, le fort est un lieu à part. Pas un bruit de véhicule, le calme nous enveloppe. Le bâtiment principal ressemble à un donjon de château-fort. Nous profitons de ce cadre magnifique ainsi que du grand confort qu’offre l’hôtel du Fort.

Après le repas, nous visitons le fort et assistons à un spectacle de prestidigitation. Puis piscine pour certains, avant d’apprécier le confort des chambres, après cette longue journée...

Les chambres de l'hôtel sont très spacieuses
Quelques tours de prestidigitation...  
26
fév

Cette étape nous conduit à Jaipur : près de 5 heures 30 pour effectuer 270 kilomètres, en bus et en train.

Après le petit déjeuner, quelques photos du fort Khejarla avant de partir à 8 heures en direction de Pushkar.

La piscine, à l'arrière du fort
Besoin de renfort pour le transport des valises...

Nous nous arrêtons dans un relais de camionneur où nous pouvons déguster thé et cigarettes.

Matelas pour se reposer et manger

Sur la route, avant d'arriver à Puskar.

Nous nous arrêtons à Pushkar, un des hauts lieux sacrés de l'hindouisme, important lieu de pèlerinage. C'est la cité de Brahma, le dieu créateur de l'univers. L'un des rares temples dédié à ce dieu, connu en Inde, attire chaque jour de nombreux pèlerins. Des milliers d'Indiens viennent se baigner dans les eaux du lac proche du temple.

Le tour du lac de fait pieds nus. Situés sur les rives du lac, 52 ghats permettent aux pèlerins de descendre se baigner dans les eaux sacrées. (Un ghât désigne en Inde les marches qui recouvrent les rives des cours d'eau ou les berges des bassins et permettent de descendre au contact de l'eau).

Savitri ou Gayatri ? Je ne sais plus le nom de cette colline...
Le temple hindou consacré à Brahma

Les dieux ont marqué de leur sceau l’espace de cette ville sainte, depuis le lac né d’un lotus jeté par Brahma jusqu’aux collines habitées par Savitri et Gayatri, déesses gardiennes de cette étroite vallée située en bordure du désert.

Ramassages des ordures... Par des "intouchables" ?
Ramassages des ordures... Par des "intouchables" ? 

Parmi les petits métiers bons seulement pour les hors-caste, mais qui font pourtant que la ville indienne est vivable, il y a ceux-là, éboueur et recycleur.

En Inde, les cartes sont jouées d’avance. Le système des castes sacralise l’inégalité entre les hommes. La hiérarchie s’établit selon quatre degrés de pureté et émane des Lois de Manu, un texte fondateur de l’hindouisme. Il y est écrit que l’Être suprême créa les hommes à partir de son propre corps. De sa bouche naquirent les brahmanes, la classe élitiste des prêtres ; de son bras, les kshatriya, la classe des guerriers et des seigneurs ; de sa cuisse, les vaishyas, la classe des commerçants et des agriculteurs ; de son pied, les shudras, la classe des serviteurs. Une cinquième catégorie rassemble les âmes impures et sans statut : les hors castes, désignés comme des intouchables, un terme remplacé par dalits (« écrasé, opprimé »).

> Pour en savoir plus sur les castes, voir : https://www.myatlas.com/JeanLouis/magies-du-rajasthan-complements/t/34462

Pushkar est aussi connu pour sa célèbre « foire aux chameaux » qui a lieu lors de la pleine lune d'octobre-novembre chaque année.

Nous restons près de deux heures à Pushkar (visite et shopping), puis nous continuons notre route en direction d'Ajmer : la "Pushkar road" traverse un petit massif montagneux. Arrivés à Ajmer, nous déjeunons dans un hôtel restaurant.

Après le repas, départ en tuk-tuk vers la gare. Le trajet se passe sans encombre ... A nouveau nous apprécions la dextérité de nos chauffeurs. Voyez par vous même :

Près de 4 minutes pour se rendre de l'hôtel à la gare. 
La gare d'Ajmer

Départ du train vers 15h40. Nous arrivons à Jaipur 1h50 après (la distance entre les deux villes est d'environ 130 kms).

La gare de Jaipur. 

Jaipur : la capitale du Rajasthan porte le nom de son fondateur, le maharadja Jai Singh II qui fit dessiner et construire la ville au XVIIIe siècle. Les murs et les portes de l’enceinte peints en rose lui ont donné son surnom de « ville rose ». Les forts au sommet des collines et les palais somptueux (Palais des Vents, …) évoquent son passé royal.

Traversant la ville en bus pour visiter une fabrique de tapis, nous avons un aperçu de la densité de population indienne. La population de Jaipur s'élève à un peu plus de 3 millions d'habitants.

Aperçu de la circulation et de la densité de population dans Jaipur 

Présentation de différentes étapes concernant la fabrication des tapis...

Essayage de saris...avant commande
Explications sur la fabrication des tapis noués et présentation de tapis.

La journée a été longue mais bien remplie. Nous sommes content d'arriver à l'hôtel Libra.

Après le repas, panorama du haut de l'hôtel, près de la piscine 

27
fév

A nouveau, ce matin, pas de valise à faire. Nous restons deux soirs de suite dans l'hôtel Libra.

Mais nous nous levons très tôt et prenons la direction d'Amber, distant d'un peu plus de 10 kilomètres. Nous partons à 7 heures et quart pour arriver au fort d'Amber avant l'affluence des touristes.

Sur la route, en direction du fort, des éléphants ne sont pas encore arrivés... 

A 10 km au nord de Jaipur, au milieu de hautes collines et à proximité d’un petit lac, Amber fut la capitale de l’ancien empire rajpoute avant d’être abandonnée quand le Mahâraja Jai Singh alla s’établir à Jaipur. A flanc de montagne, se dresse le majestueux fort d’Amber avec ses palais et jardins.

Le matin, on peut faire les plus belles photos avec le fort de Jaigarh en toile de fond (à 1km environ) .

Déjà, des éléphants gravissent la rampe d’accès principale
Le cornac est chargé de soigner et de conduire un éléphant

Le matin, de nombreux éléphants gravissent inlassablement la rampe d’accès principale pour faire gagner l’édifice aux touristes. Ces majestueux animaux sont parés de motifs traditionnels et transportent les visiteurs jusqu’en haut de la colline sans aucun effort (mais nous sommes bien secoués...). La promenade à dos d’éléphant ne se fait que dans le sens de la montée jusqu’à la cour principale.

Avis partagés : certains disent que les éléphants ne sont pas bien traités... Il semblerait que le traitement et les conditions de vie des éléphants qui desservent la forteresse d’Amber ont connu des améliorations sensibles pendant les dernières années. Avant les éléphants travaillaient toute la journée et portaient quatre passagers et le cornac. Aujourd’hui les montées sont limitées à 5 et le nombre des passagers à deux.

Dès l'arrivée dans le fort la visite commence. Ashish nous donne quelques explications sur le fort d'Amber et sur les moucharabiehs.

(Le moucharabieh est un dispositif de ventilation naturelle forcée fréquemment utilisé dans l'architecture traditionnelle des pays arabes. Issu de l'architecture islamique, il sert essentiellement à dérober les femmes aux regards.)

Quelques mois après notre séjour, je suis resté sous le charme d'une publicité TV (fin août 2013) : "La légende de Shalimar", un véritable court métrage de 5 minutes et 45 secondes que je ne peux m’empêcher de présenter ici. 😀

La campagne publicitaire revisite de façon féérique la légende de l’empereur mongol Shâh Jahân qui, anéanti par le décès de sa femme Mumtaz Mahal, lui fit construire la plus belle des sépultures : le Taj Mahal. Natalia Vodianova, l’icône du parfum Shalimar, incarne ici le rôle de la princesse qui attend le retour de son bien-aimé. Une superbe réalisation de Bruno Aveillan sur une musique envoutante de Hans Zimmer). On y retrouve le fort d'Amber, le Taj Mahal...

La visite du fort terminée, nous descendons en jeep 4x4 : ce fut évidemment beaucoup plus rapide que la montée.

Nous retournons à Jaipur et enchainons les visites :

👉 La suivante, une bijouterie.

Une miniature du Hawa Mahal (palais des vents) est exposée à côté. Il était en travaux lors de notre passage (on l'aperçoit sur la vidéo de la veille). Le Palais des Vents aux cinq étages de grès rouge agrémentés de balcons alvéolés était utilisé par les princesses royales pour observer sans être vues les cortèges et processions empruntant les artères de la ville.

Retour vers Jaipur : le Jal Mahal (Palais de l'Eau) au milieu du Man Sagar Lake
Miniature du Hawa Mahal (palais des vents) et poteries, près de la bijouterie
Quelques explications sur le travail des pierres précieuses. 
Travail de bijoux
Quelques explications sur le travail des pierres précieuses.
Lustre et plafond dans la bijouterie
A l'étage, c'est une véritable caverne d'Ali Baba...
 Un charmeur de serpent sur le trottoir en sortant de la bijouterie. C'est le seul que nous avons vu durant notre séjour...

👉 Puis c'est la visite du "City Palace".

Le City Palace, vaste complexe fondé par Jai Singh II (début du 18ème siècle), regroupe, outre des bâtiments de l'administration du Rajasthan, les principales curiosités touristiques de la ville : le palais des Vents, l'observatoire et le palais proprement dit, transformé en musée.

Le City Palace occupe une vaste étendue où alternent cours, jardins et bâtiments. Au delà des 7 cours principales s’élèvent les 7 étages du Chandra Mahal, la résidence du maharaja fermée au public.

La Peacock Gate avec des motifs de paons
Le Chandra Mahal, la résidence du maharaja
Dans la dernière salle de la visite les photos sont interdites
Gayatri Devi (3° épouse du Maharaja) : dernière des reines (Maharani) de Jaipur

👉 Visite de l'observatoire "Jantar Mantar"

L’observatoire Jantar Mantar que fit construire Jai Singh II, passionné de mathématiques et d’astronomie est composé de cubes et blocs de pierre massifs qui permettent de déterminer l’heure solaire, de calculer les latitudes et la position des astres.

Au fond, le Palais des vents.

> Pour découvrir plus précisément l'observatoire, voir le site de l'Unesco

Effectuez une visite virtuelle de Jaipur sur le site IndiaVRTours

Enfin, il est temps d'aller déjeuner dans un restaurant où nous avons encore le plaisir de regarder une petite démonstration de marionnettes ("plaisir", c'est beaucoup dire, les marionnettes ce n'est pas ma "tasse de thé", et la qualité n'était pas super...).

Nous visitons ensuite une boutique de vente et confection de miniatures.

Puis nous allons récupérer les habits commandés la veille, pour certains, dans le magasin de confection associé à la fabrique de tapis. Nous en profitons pour nous arrêter juste à côté dans un magasin de vente d'épices. A nouveau, quelques emplettes pour ramener des souvenirs.

Superbes bougainvilliers en fleurs à côté du magasin
Superbes bougainvilliers en fleurs à côté du magasin 
En Inde du nord, les singes sont présents, jusqu'au cœur des grandes villes...Ils se montrent parfois envahissants et chapardeurs

Quelques informations complémentaires sur la faune de l'Inde et sur les singes : http://indedunord.free.fr

Puis nous nous rendons en rickshaw (vélo à 3 roues) pour aller visiter le Central Museum.

Alignement des rickshaws avant le départ
Embouteillage au moment de passer sous la porte
Quelques scènes de vie prises durant la trajet 

Prenant des photos et m'étant légèrement éloigné (ainsi que Christine) du lieu où sont rassemblés les rickshaws et leur conducteur, il n'en reste plus de libre quand nous arrivons... Le responsable des conducteurs en appelle d'autres. Un premier, âgé (mais je ne saurais lui donner un âge), arrive suivi d'un plus jeune. Je m'écarte alors du premier pour aller vers le plus jeune, estimant que le premier aurait beaucoup de mal à avancer. Colère du premier 😡, non pas contre moi, mais tournée vers le conducteur plus jeune. Finalement, c'est le plus âgé qui nous emmène... Et, c'est vrai, il a beaucoup de mal sur plusieurs montées légères : je mets pied à terre une fois pour l'aider à pousser. De plus, nous ne faisons pas le même parcours que les autres (il prend quelques raccourcis...).

Je rends hommage à son courage... 

C'est après, que je réalise qu'il défendait son gagne-pain, et que c’est vital pour lui et sa famille. Ashish nous a expliqué que cette course pour touriste rapporte dix fois plus qu'une course pour un Indien ou un habitant de la région.

Le trajet pour aller au Central Museum a duré près de 20 minutes. Sur la première vidéo qui suit, on voit la difficulté pour les conducteurs (et particulièrement le notre) dès qu'il y a une petite côte et quand la circulation est dense. Sur la deuxième, découvrez les rues animées de Jaipur et constatez la fatigue de notre conducteur. Même si les vidéos sont un peu longues, prenez le temps de les regarder. Vous aurez aussi un aperçu de la circulation...

Nous ne donnons pas de pourboire à la fin. C'est Ashish qui s'en charge, comme à chaque visite. Suite à sa proposition au début du séjour, nous lui avons versé une contribution et c'est lui qui gère cela ensuite : nous lui faisons confiance pour évaluer ce qu'il faut verser et cela permet de donner la même somme à chacun des conducteurs et évite jalousies ou querelles.

Ce trajet en rickshaw m'a rendu très mal à l'aise. 😓 Je pouvais difficilement rester assis à me prélasser et regarder le paysage alors qu'un autre était à la peine à cause de moi ! J'aurais bien pris la place de notre conducteur... (mais c'est impossible, ou presque, pour un européen novice, de conduire en Inde dans une circulation si dense). De plus, c'était difficile de communiquer, il ne parlait pas anglais et notre guide n'était pas là pour traduire...

Visite du Central Museum

Visite du Central Museum ou Albert Hall Museum.

Décidée par le maharaja Ram Singh II, la construction de cet imposant palais fut confiée au célèbre architecte anglais Sir Swinton Jacob. Le maharaja souhaitait enrichir sa ville d'un monument capable de rivaliser avec le Victoria and Albert Hall Museum de Londres. Le futur roi Edouard VII en posa lui-même la première pierre lors de sa visite dans le sous-continent, en 1876. Le rez-de-chaussée abrite des collections d'art populaire : vêtements, instruments de musique, ustensiles et outils des campagnes rajputs. Le premier étage est occupé par un ensemble hétéroclite de miniatures, manuscrits, armes...

Ne manquez pas la drôle de collection de figurines représentant les différentes postures du yoga. 

Une fois sortis du musée, pour finir cette journée bien remplie, et continuer à nous imprégner de la culture indienne, nous nous rendons vers la salle de cinéma Raj Mandir. En attendant l'heure, nous "trainons" un peu en ville, dans la rue des épices et sur une place animée.

Dans la mythique salle du Raj Mandir nous pouvons voir les 30 premières minutes du film "Special 26". C'est l'occasion de nous imprégner de l'ambiance "Bollywood... Le public est "bon enfant", parle, bouge, mange, commente...

En Inde, le cinéma est bien plus qu'un art ou une industrie, c'est une culture, un art de vivre et il fait partie intégrante de la vie de nombreux indiens, qui s'identifient aux acteurs. Le cinéma indien, plus communément appelé « Bollywood » est une tradition. Les acteurs se livrent à de magnifiques exercices de chants et de danses, tout au long d’une intrigue palpitante...

Extrait du film "Special 26" : nous avons quitté la salle après ces quelques minutes de danse. 

28
fév

Nous nous levons encore très tôt ce matin : la route est longue pour aller à Agra (260 kilomètres).

Le départ a lieu à 7H15. Nous quittons le Rajasthan pour aller dans l'état voisin : l'Uttar Pradesh.

En cours de route, nous nous arrêtons quelques instant pour photographier 2 immenses statues.

Shiva est un dieu hindou, membre de la Trimūrti avec Brahmā et Vishnou
Hanumân est le dieu-singe, patron des lutteurs, dieu de la sagesse.
Un temple vu de la route

> Les 2 statues le long de la route sur Google Maps

Péage ! Fini les petites routes
En tuk-tuk. vers l'ancienne cité de Fatehpur Sikri
 Arrivés à Fatehpur Sikri, nous changeons de véhicule pour nous rendre dans l'ancienne cité : à nouveau un petit tour en tuk-tuk.

Fatehpur Sikri se trouve près d’Agra, dans l’État de l’Uttar Pradesh. La ville a été construite au sud-est d’un lac artificiel, sur le plateau de la chaîne des Vindhyan. L’empereur moghol Akbar (1556-1605) fit construire la « ville de la victoire » entre 1571 et 1573 et en fit la capitale de son empire.

> Vue panoramique de Fatehpur Sikri Palace (source : Wikimedia Common)

> Voir la description de Fatehpur Sikri sur le site officiel de l'Unesco ainsi que la vidéo de présentation

Arrivés à Agra, nous déjeunons vers 14 heures et dès 15H30 nous nous rendons en calèche vers le Taj Mahal.

Encombrement dans certaines rues...
Des femmes transportent de l'herbe pour nourrir les vaches.

Le sublime Taj Mahal est la perle d’Agra : il se dresse sur les berges de la Yamuna, second fleuve sacré de l’hindouisme après le Gange. Édifié par Shâh Jahân en l'honneur de son épouse décédée, il est construit en marbre blanc du Rajasthan. De nombreux autres matériaux en provenance de l'Inde ou des pays d'Asie ont aussi été utilisés.

Une fois les jardins traversés, nous mettons des couvre-chaussures avant d'arriver sur la terrasse.

L’intérieur du Taj Mahal n’est pas très grand (rien de comparable à nos cathédrales). Il y a des ornements, des gravures sur le marbre, mais il fait sombre. Il est interdit de prendre des photos (mais étant donné la fréquentation importante ce jour-là, j'ai pu en prendre quelques unes). Et il faut vite faire le tour afin de laisser la place aux suivants...Finalement, je suis davantage émerveillé 😇 par l'extérieur du mausolée, par le cadre magnifique, le calme qui s'en dégage, malgré la foule de touristes, et par le changement des couleurs au fur et à mesure de l'avancée du soleil (notre visite a duré 2 heures et demie).

> Présentation du TajMahal sur le site de l'UNESCO + Vidéo de présentation

> Visite virtuelle du Taj Mahal avec IndiaVRTours.

La Yamuna

De nombreux touristes Indiens attendent calmement pour entrer dans le Taj Mahal. Les étrangers paient bien plus cher pour visiter le Taj Mahal mais cela permet d'entrer directement sur le côté, sans attendre...

Les Indiennes (et Indiens) acceptent volontiers de se faire prendre en photo
...mais souhaitaient aussi nous prendre en photo
Couvre-chaussures, pieds nus ou en chaussettes...
Les Indiens acceptent volontiers de se faire prendre en photo mais souhaitent également nous prendre en photos avec eux...  

Nous admirons le coucher de soleil. Instants magiques... 🤗

Après ces moments féériques, nous retournons à l'hôtel.

C'est notre dernière nuit en Inde. Nous en profitons pour ranger les affaires dans les valises. On rassemble les différents cadeaux achetés sur le lit... En avons-nous oublié ?

Dernière possibilité demain, nous aurons un peu de temps libre avant le départ...



Soirée et nuit à l'hôtel Retreat.

1
mars

Après notre dernière nuit en Inde, nous quittons l'hôtel Retreat à 7h30. Direction : le Fort Rouge d'Agra.

Le Fort Rouge d’Agra est un des plus beaux forts moghols du pays. Construit par Akbar en 1565 en grès rouge, il domine la ville. Il fut transformé en palais résidentiel par Shâh Jahân, puis devint sa prison dorée pendant 8 ans, lorsque Aurangzeb s’empara du pouvoir en 1658. Les doubles remparts mesurent 2,5 km de circonférence et 20 m de hauteur. A l’origine la Yamuna coulait le long de la muraille est. Le fort consiste en un dédale de bâtiments, véritable ville dans la ville.

Le Taj Mahal vu du Fort rouge d'Agra :

Le Fort rouge d'Agra a été classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1983.

Peu après 9 heures, la visite du fort terminée, nous partons en direction de Delhi. Sur l'autoroute, le retour est plus rapide. Nous arrivons à Delhi vers 13 heures : mais contrairement au jour de notre arrivée, il n'y a pas de smog. 🌞

Scènes de vie paysanne et fabrication de briques...

Nous passons devant l'entrée du circuit automobile international Buddh. > Localisation Google Maps

Le circuit international Buddh a accueilli le premier Grand Prix d'Inde de Formule 1, le 30 octobre 2011. 
Constructions nouvelles en approchant de New Delhi...

Enfin, après plusieurs embouteillages, nous arrivons vers 13h30 au restaurant Waves pour y déjeuner.

Mahamaya Park NOIDA
Qutb Minar
Sans Tuk-Tuk, on pourrait se croire sur le périphérique...
Quelques vues en arrivant à Delhi 

A la sortie du restaurant nous remercions Ashish, Ramesh (notre chauffeur) et Suki (son aide)...

Suki, Ramesh et Ashish 

...avant d'effectuer une visite rapide du centre de Delhi.

Ministère de la défense
Parliament House, seen from Rajpath
Rajpath
India Gate - La Porte de l'Inde
Tout au fond, Rashtrapati Bhavan, résidence officielle du président.
Le tuk-tuk semble minuscule. Effet de perspective... (pas de trucage)
Transport en commun...
Monument de la marche du sel de Gandhi
Shantipath - rue des ambassades

Nous découvrons ensuite Lodhi Garden, un très beau parc situé au cœur de New Delhi parsemé de mausolées, endroit idéal pour se balader et se reposer au calme.

> D'autres vues du Lodhi Garden sur GoogleMaps

> Vidéo de Lodhi Garden sur YouTube

Enfin, après avoir effectué quelques derniers achats, nous nous dirigeons vers un restaurant pour notre dernier repas en Inde.

Statues du Shiv Murti Mandir complex. > Voir sur GoogleMaps

Quelques animations au cours du dernier repas, puis c'est le départ vers l'aéroport.

Nos adieux avec Ashish sont empreints de tristesse. Nous nous étions attachés à notre guide qui, avec sa bonne humeur, sa verve et son entrain, a su rendre notre séjour plus qu'agréable... 😢

2
mars

Nous arrivons à l'aéroport de Delhi peu avant 23 heures et nous commençons l'enregistrement pour le vol AF 225 (compagnie Air France).

Le décollage étant prévu à 1H45, nous avons le temps de faire les boutiques pour d'ultimes achats. Et là, agréable surprise, dans un magasin de vente de livres, disques et souvenirs, deux musiciens, sitar et tabla, nous offrent les dernières sonorités de l'inde. 🤗

Enfin, l'heure arrive, nous déambulons sur la moquette des longs couloirs feutrés de l'aéroport à la recherche de la porte d'embarquement.

Après un peu plus de huit heures de vol, des courbatures et un petit déjeuner à bord, nous arrivons à Paris Roissy vers 6H15.

Plusieurs mois après, l'envie de retourner en Inde est forte, les images et les couleurs sont toujours présentes et l'enchantement demeure. 😀

En préparant ce voyage, j'avais glané des informations sur l'Inde. Je vous les livre bien volontiers. 😉

En vrac, vous les trouverez sur mon carnet : https://www.myatlas.com/JeanLouis/magies-du-rajasthan-complements

Avec trois thèmes principaux : la musique, les religions, la société.


Ce voyage, s'il a été une découverte (partielle) d'une région, d'une civilisation et de ses habitants, il a été aussi l'approche d'une spiritualité différente avec l'hindouisme et le bouddhisme.


Les mots de la fin :

Notre conscience n'est pas individuelle; c'est la conscience de l'homme qui a évolué, grandi et s'est accumulée pendant des siècles innombrables. Notre responsabilité devient extrêmement grande lorsque nous réalisons cela.

Jiddu Krishnamurti, philosophe d'origine indienne promoteur d'une éducation alternative, issu d’une famille de brahmanes. Il est né à Madanapalle (Inde) le 11 mai 1895 et décédé à Ojai (Californie), le 17 février 1986. En savoir plus...