Carnet de voyage

10 jours en Afrique du Sud

13 étapes
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Découverte de l'Afrique du Sud en circuit, du nord au sud. Les parcs nationaux dans le nord, la route des vins, Le Cap, dans le sud...
Février 2017
10 jours
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L'Afrique du Sud 🇿🇦 , c'est le dernier voyage que je peux effectuer avec mon comité d'entreprise.

En effet, l'heure de la retraite étant venue, j'ai quitté mon entreprise et je vaque à de nouvelles occupations.

Aller dans l’hémisphère sud, c'était une première pour moi. J'espérais pouvoir y observer la "croix du sud" et d'autres constellations mais cela n'a pas été possible car dans le nord du pays, le temps maussade n'a pas permis de contempler le ciel étoilé et dans le sud (à Cap Town,) il y avait trop de pollution lumineuse... 🙁 Dommage, mais, je vous rassure, cette petite déception s'est vite estompée au fur et à mesure que je découvrais ce pays.

Le comité d'entreprise de CDER organise 3 séjours en Afrique du Sud en 2017. Je fais partie du deuxième séjour du 13 au 24 février.

Le départ à destination de JOHANNESBURG est prévu le 13 février à 23h30 sur un vol régulier direct de la compagnie AIR FRANCE (AF 990). ✈(Aéroport de PARIS ROISSY CDG)

Le drapeau de l’Afrique du Sud est le symbole de l’histoire délicate du pays qu’il représente. Il a été adopté en 1994 pour marquer le tournant dans la politique de ce pays.

En effet, ce drapeau Sud-Africain est utilisé depuis le 27 avril 1994, date des premières élections multiraciales en Afrique du Sud qui ont permis à Nelson Mandela d’accéder à la présidence de la République.

Le rouge, le blanc et le bleu sont les anciennes couleurs de l'Afrique du Sud, le noir, le vert et le jaune sont les couleurs de l'ANC (African National Congress). Le bleu représente le ciel, le vert la terre, le noir les natifs africains, le blanc les natifs européens, le jaune la richesse aurifère du pays, le rouge le sang versé pour la liberté. Le Y renversé symbolise la convergence de toutes ses couleurs vers une union en cours...

13
fév

A peine douze heures avant, nous apprenons que le vol d'Air France est reporté au lendemain matin.

Du coup, nous ne partons de Reims que le 14 à 3h30 pour une arrivée prévue à 5h45 à Paris - CDG, puis décollage à 8h10 et arrivée à Johannesburg vers 19h50.

Bigre, une courte nuit en prévision puis une journée à s'occuper dans l'avion... Et, bien sûr, le programme des deux jours à venir légèrement modifié...

Mais l'imprévu ne fait-il pas partie de tous les voyages ?...

14
fév

Ouf, ça y est ... !

Nous sommes partis de REIMS, ce mardi 14 février à 3h30, en direction de l’aéroport de PARIS ROISSY CDG. Après les formalités d’enregistrement, nous décollons enfin à destination de JOHANNESBURG, peu après 8h15 sur un vol régulier direct de la compagnie AIR FRANCE. ✈

Nous avons appris que ce retard était dû à un petit problème technique. Notre avion venait de Floride et il n'aurait pu redécoller que vers 3-4 heures du matin, mais en pleine nuit les bureaux étant fermés, il n'était pas possible de procéder aux formalités d'enregistrement....

Airbus A380-800 (quadriréacteur)  

Nous arrivons à Johannesburg, à l'aéroport International O.R. Tambo (JNB) à 19h40 (18h40 heure de Paris), au lieu de 11h10 initialement prévu. Daniel, notre guide francophone nous y attend.

Johannesburg est une métropole d'Afrique du Sud, fondée en 1886 au Transvaal et actuelle capitale de la province de Gauteng, la plus riche d'Afrique du Sud.

L'Afrique du Sud compte trois capitales : Pretoria, capitale administrative, Le Cap, capitale parlementaire et Bloemfontein, capitale juridique. Johannesburg est considérée comme la capitale économique du pays où se situe la bourse d'Afrique du Sud.

👉 Suite au retard d'Air France, le programme de notre circuit est bien sûr modifié.

Il était prévu de visiter Soweto. Ci-dessous, quelques photos prises par le premier groupe venu en janvier. (Merci à Betty.)

Soweto n'est pas un nom africain mais anglais (son nom provient de la combinaison des 3 mots : South Western Township). Banlieue noire située à 15 km au sud-ouest de Johannesburg, elle a été construite sous l’apartheid dans les années 1950, afin d’accueillir des habitants noirs seulement.

Tours de la centrale électrique d’Orlando (Photo Betty Crapart)
Tours de la centrale électrique d’Orlando à Soweto (couvertes de fresques en 2010, pour la Coupe du monde de football)

En 1976, les émeutes de Soweto firent entrer le township dans l'actualité internationale quand le gouvernement rendit obligatoire l'enseignement de la langue afrikaans. Durant les années 1980, le township est le symbole de la résistance noire à l'apartheid.

Si pendant les années 1990, Soweto a été connu comme étant un endroit très dangereux, de nos jours la zone est devenue beaucoup plus fréquentable. Dans la vision occidentale, Soweto est pour la plupart du temps encore assimilé à un bidonville gigantesque, mais il s'agit d'une zone beaucoup plus diversifiée qui comprend à la fois des quartiers aisés et pauvres .(dixit le site Cityzeum)

Bidonville
"Match boxes" de Soweto, maison « boîtes d’allumettes »
Bidonville et  "matchbox house"

Pour en savoir plus sur Soweto et l'insécurité, quelques liens : Visiter Soweto à vélo - Jeune Afrique - Le Monde Voyage- Rfi Afrique

Ensuite, avant de prendre la route en direction de la région du Mpumalanga et du Parc Kruger dans le nord, il était prévu de déjeuner dans un shebeen . Durant l’apartheid, les « shebeens » étaient des débits de boisson illégaux. (Le mot « shebeen » vient du mot irlandais « Sibin » qui désigne un whisky illégal).

Arrêt du premier groupe dans le restaurant Sakhumzi. (Voir l'article : Le Monde Voyage)

👉 Mais pour nous, vu l'heure tardive, nous allons directement à l'hôtel.

Nous nous rendons dans un hôtel au nord de Johannesburg, le "Shumba Valley Lodge" et y prenons le repas vers 22 heures.

15
fév

C'est une grosse journée : près de 8 heures de car dans la journée pour rattraper le retard sur le programme prévu.

Après le petit déjeuner matinal nous quittons ce charmant hôtel (sans en avoir trop profité).

Le Shumba Valley Lodge 

A 7h30 nous prenons la direction de la région du Mpumalanga.

Le Mpumalanga est une province d'Afrique du Sud constituée en 1994. Son nom signifie « lieu où le soleil se lève ». Elle est marquée par le Blyde River Canyon, la troisième gorge la plus profonde du monde, les grottes de Sudwala, les plus vieilles de la planète, et le parc national Kruger, sans doute le plus célèbre sanctuaire pour animaux au monde.

Nous arrivons dans une région très montagneuse (près de 2000 mètres d'altitude parfois). L'altitude moyenne de l'Afrique du sud doit être assez élevée. Regardez la carte ci contre.

Il a même neigé à Johannesburg il y a 5 ans. Voir l'article du Monde.

Il nous faut 5 heures de route pour arriver à Pilgrim’s Rest (le repos du pèlerin). L'accès par la R36 puis la R533 permet d'admirer de jolis paysages..

Cet ancien village d'orpailleurs, qui a été très bien restauré, date de 1873. Il offre une reconstitution parfaite de la petite cité bâtie par les premiers pionniers lors de la ruée vers l’or. Durant l’époque de l’eldorado, plus de 1 400 orpailleurs lavaient le lit des rivières à la recherche de quelques grammes d’or. Classé monument historique, les anciennes maisons de la ville ont été restaurées et transformées en musée vivant de la ruée vers l'or du siècle dernier.

Le groupe venu en janvier, arrivé plus tôt le matin, a eu l’occasion de vivre l'expérience des chercheurs d’or comme au 19ème siècle : armés d'un pan (ou poêle) qui permet de séparer les paillettes d'or du sable, ils sont partis à la recherche de pépites…. (ils en ont trouvées, mais... des fausses 😉)

En ce qui nous concerne, arrivés vers midi et demi à Pilgrim's Rest, nous allons directement au restaurant. Le cadre est sympa, la salle est vaste et bien aménagée, et le buffet est de bonne qualité.

A la fin du repas, le personnel du restaurant entonne quelques chants 

Puis nous faisons une visite rapide du site car nous repartons peu après 14 heures... Il y a une rue unique avec maisons typiques, musées, restaurants, boutiques, étals de souvenirs, ... qui ne semble vivre qu'avec les touristes. Nous découvrons, l'ancienne poste, le musée de l’automobile, le magasin général (store)…, reconstituant l’aspect de la ville à l’époque des chercheurs d’or. Mais il n'y a pas vraiment d'animations et cela manque un peu d'explications.

Puis départ vers 14h15 en direction du « Highveld » à la découverte des sites géologiques du Canyon de la Blyde River. Nous nous arrêtons sur les trois principaux sites remarquables du canyon.

Whaooo !!!! Quels paysages. Ce sont des endroits à ne pas manquer en allant ou repartant du Parc Kruger. Les points de vue sont magnifiques. Les marmites des géants sont grandioses.

1⃣ Le Blyde River Canyon et les Trois Rondavels, qui rappellent des huttes africaines (hutte : rondavel en afrikaans).

Blyde River Canyon
les Trois Rondavels

2⃣ Bourke's Luck Potholes, les « marmites de géant de Bourke le chanceux », formation rocheuse en forme de marmites façonnés au fil des siècles par les eaux du canyon (Ce site a été baptisé du nom d'un chercheur d'or nommée Tom Bourke qui, selon la légende, aurait eu la chance d'y trouver une grosse pépite d'or).

 Les marmites de géant se situent au confluent de deux rivières, la Blyde et la Treur.

3⃣ The God’s Window, « la fenêtre de dieux » : une des plus belles vues le long du canyon décrite comme offrant un superbe point de vue sur l'escarpement et la forêt luxuriante du canyon.

Hélas, au moment où nous arrivons, le ciel s’assombrit...

Le ciel se couvre (photo prise sur le parking à l'opposé de "la fenêtre des dieux") 
The God’s Window

Vue plongeante de 700 m sur le bas veld, les réserves sauvages proches du Kruger et sur la forêt luxuriante.

Nous quittons avec regret ces endroits magiques où l'on se sent tout petit par rapport à la grandeur de la nature. Vers 17h30, nous repartons pour nous rendre à White River.

Nous arrivons à l'hôtel INGWENYAMA à 19h15. Dîner, puis nuit qui sera encore courte (demain, lever à 5 heures...).

16
fév

Safari en 4X4 toute la journée. Une nouvelle arrivante... la pluie ! Le reste d'un cyclone tropical : averses le matin et pluie sans discontinuité l'après midi et le soir. La température est descendue à 18-20 degré Celsius (25-28 la veille)

Nous partons au lever du jour, à 5h30, pour le Parc Kruger, royaume des « Big Five ».

Le parc Kruger est une des plus grandes réserves naturelles du continent. Il renferme 300 espèces différentes d'arbres, 450 d'oiseaux, 106 de mammifères et une multitude de poissons, de serpents, d'iguanes, de tortues...

Arrivés au parc à 6h30, nous montons dans les 4x4 et commençons notre safari sous un ciel menaçant.

Enfin, vers 7 heures, nous voyons "nos" premiers animaux : des impalas. Ils sont extrêmement nombreux dans le parc, nous en verrons plusieurs centaines...

Un impala mâle
Impala avec un Piquebœuf à bec rouge nettoyant son oreille
Le mâle se distingue par ses cornes en forme de S qui mesurent de 40 à 90 cm de long. 

Nous avons eu la chance d'apercevoir un léopard.

Les photos ne sont pas toutes de bonne qualité. Les animaux étant parfois très loin, certaines photos sont grossies près de 30 fois. (si le 4x4 précédent ne s'était pas arrêté, nous n'aurions peut-être pas vu le léopard...)

Nous avons vu aussi des buffles, des lionnes, des girafes, des hyènes, des éléphants... sans oublier de multiples oiseaux.

Buffles
Rollier d'Europe
Girafes aux aguets
Lionnes
Hippopotame avec une tortue sur son dos
Singe chapardeur, au moment du petit déjeuner/pique nique
Phacochère
Eléphant solitaire au bord de la route
Vautour
Martin-chasseur du Sénégal
Hyène tachetée
Gabirus du Sénégal

Nous déjeunons vers midi en cours de safari au Skukuza Rest camp.

Sculpture au Skukuza Rest camp / Devant le 4x4, notre équipe et notre ranger  

La pluie de l'après midi a perturbé énormément nos observations et les prises de vue... Les animaux étaient difficilement visibles...

Et, une fois de retour au camp, la pluie redoublant, même pas question de profiter de la piscine de l'hôtel...😢

Le dîner « boma » prévu sous la voûte céleste se fait finalement à l'intérieur. (Dîner BOMA où on aurait dû apprécier le traditionnel barbecue sud-africain, à la découverte du goût subtil des viandes du bush...)

Nuit, comme la veille, à l'hôtel INGWENYAMA. (Pour corser le tout, après le repas, au moment de regagner les chambres, panne de courant pendant 5-6 minutes)

17
fév

Toute la nuit, la pluie est tombée, et ce, jusqu'à 6 heures du matin. Nous apprenons que le cyclone a fait des dégâts, pas très loin, dans le Mozambique.

Nous partons à 5h pour être à l'entrée du parc vers 6h. Le début de matinée est rythmé par 2 bonnes averses. Nous déjeunons dans le parc vers 8h30. Les pistes étant détrempées et impraticables, les 4X4 prennent les routes goudronnées : aussi l'observation des animaux est plus difficile.

Nous voyons encore des éléphants, des hyènes, quelques girafes, des zèbres, des antilopes, et apercevons deux crocodiles...

Ciel couvert... impossible d'admirer le paysage
Zèbres sous la pluie...
Impalas
Piercing loupé pour ce brave éléphant...
Maman hyène et ses petits
Devant les roues de notre 4x4, petite pointe de vitesse pour cette tortue
En bas à droite de la photo, 2 crocodiles...
Impalas et gnous
Gnous et zèbres

Après la pluie, les animaux tentent de se sécher...

Touraco gris
Petit duc à face blanche
Brrr, à faire peur en pleine nuit...
Rapace (aigle de wahlberg ?)
Gnou et cigogne
Cigogne blanche, bien mouillée...

Pour le plaisir des yeux : léopard vu par un autre équipage, ce matin là. (Merci à Patricia.)

En milieu de matinée nous arrivons à la porte Malelane du parc Kruger où le bus nous attend pour rejoindre le petit royaume du Swaziland, l’un des rares royaumes traditionnels africains à être indépendants grâce à des accords avec les colonisateurs blancs au début de la présence européenne en Afrique australe.

Dernière monarchie absolue d'Afrique, le Swaziland que dirige le roi Mswati III, au pouvoir depuis 24 ans, est en proie à une contestation démocratique mais la majorité des Swazis semble se satisfaire du régime. 👉Voir l'article du Monde (avril 2011)

Voir aussi l'article : Des vierges et des Mercedes ou celui-ci : Tradition ou abus ?

Nous arrivons au poste frontière de Jeppe's Reef vers 11h. Après les formalités de passage (sortie d'Afrique du Sud), nous visitons un village swazi reconstitué, le "Matsamo Cultural Village," alors que le soleil se met à briller. (mais nous ne sommes pas encore entrés dans le Swaziland, nous sommes, en quelque sorte, dans un "no man's land"...)

Entrée très basse pour conserver la fraicheur à l'intérieur

Puis nous assistons à un superbe spectacle de danses et de chants swazis interprétés par la troupe "Tingoma Tase Africa", qui donne des concerts dans le monde entier.

Les danses sont sportives, aussi bien pour les hommes que pour les femmes 
Chants traditionnels, Amazing grace, Asimbonanga de Johnny Clegg, Malaïka de Miriam Makeba...

Après le repas, nous accomplissons les formalités d'entrée dans le Swaziland et nous reprenons la route.

Au fond, le restaurant
Le ciel est à nouveau menaçant

La pluie nous accompagne à nouveau... Le mauvais temps nous fait prendre une route un peu plus longue car nous ne pouvons pas passer dans la montagne. (Nous ne traversons pas la capitale Mbabane à l'ouest mais faisons un détour par Manzini à l'est). Nous nous dirigeons vers la réserve de Mlilwane.

Pour la rejoindre, les 3,5 derniers km sont assez épiques car la route ne va pas jusqu'au campement : la piste qui continue est détrempée avec plein d'ornières et le bus ne peut pas poursuivre... Un transfert à lieu avec deux 4x4 qui se relaient.

Hébergement dans des huttes traditionnelles en forme de dôme

Enfin, vers 17h15, tout le monde est arrivé et la pluie cesse. Ouf.

Situé dans la région de Lobamba, Mlilwane Wildlife Sanctuary est la plus ancienne zone protégée du Swaziland. Des animaux se promènent en toute liberté dans l'enceinte du campement.

Famille nyala
Phacochères au coin du feu
Petit spectacle de danses après le repas pendant que les phacochères se réchauffent... 

Nous passons la nuit au Mlilwane Beehive Village : www.biggameparks.org/mlilwan

18
fév

Le lever est moins matinal : le petit-déjeuner n'a lieu qu'à 6h30...

Encore un peu de brume au petit matin...
Derrière le restaurant, l'eau est très orangée (oxydes de fer contenus dans la terre)

😃 Super, le ciel se dégage progressivement, il va faire beau. Nous partons à 7h30 pour une balade découverte à pied dans le parc, accompagnés par 5 rangers.

Il y a ni lion, ni léopard... pas de danger ou presque pas : à part le passage auprès d'un crocodile (à 5 mètres environ) et en se méfiant des serpents ... 😕

A la queue leu leu : dans l'herbe, il faut prendre garde aux serpents...
Sentinelle à gorge jaune
Au détour d'un chemin, un gros croco. Un peu plus, on lui marchait dessus...
Heureusement ce gros crocro semblait bien rassasié…
Crocodile aux aguets
Ibis sacrés au loin

Nous terminons la balade vers 9 heures et à nouveau transfert en 4X4 pour rejoindre le bus...

Passage en bus impossible : le transfert en 4x4 était indispensable...
C'est samedi, les enfants n'ont pas école

Peu avant 10 heures, nous prenons la route en direction de la réserve Royale de Hlane, un ancien espace de chasse du Roi des Swazis, située entre Manzini et Simunye au nord du Royaume.

L'entrée de la réserve
Repos et bain de soleil avant de repartir

Arrivés un peu avant midi, nous avons à peine le temps de souffler après le repas : nous repartons pour un safari d'une heure trente environ en 4x4 dans la réserve de Hlane.

2 rhinocéros blancs à moins de 15 mètres
Rhinocéros blancs : leur peau  est de couleur grise, comme celle des rhinocéros noirs 

Une explication fréquente sur l'origine de l'appellation de « rhinocéros blanc » serait une confusion linguistique sur le mot néerlandais wijde (« large » en français) qui décrit la forme de sa lèvre qui le distingue des autres espèces de rhinocéros. Il serait passé en afrikaans sous la forme wit, puis en anglais avec white, qui signifient tous deux « blanc ». L'appellation est reprise en néerlandais, en afrikaans et en français. En savoir plus...

Pour observer les deux rhinocéros, nous sommes descendus du 4x4 et, en prenant bien garde de rester sous le vent, légèrement cachés par des arbustes, nous nous sommes approchés silencieusement à 15 mètres environ.

Nous voyons aussi des éléphants et des girafes, ainsi que des hippopotames... Les premiers coups de soleil apparaissent...

Au fil des ans, les éléphants ont mangé les feuilles et petites branches...

Nous continuons ensuite vers la région du Zoulouland et de Hluhluwe (prononcer chlouchlouwi ou schloulschlouwé).

Cases traditionnelles à 300 m de la route

Au Swaziland, il reste encore quelques cases traditionnelles : nous pouvons en apercevoir avant d'arriver à la frontière.

Nous accomplissons les formalités au poste frontière vers 16h15 pour le passage entre le Swaziland et l’Afrique du Sud. Il fait alors un peu plus de 30 degrés.

Nous arrivons au Lodge, situé dans la réserve de Zulu Nyala, un peu après 17h.

Enfin, nous pouvons profiter de la piscine.
Petit spectacle après le repas 

Dîner et nuit au Zulu Nyala Heritage Safari Lodge : www.zulunyalagroup.com/Hluhluwe/Heritage-Safari-Lodge

19
fév

Réveil à 5 heures ce matin, pour départ à 5h45 vers la réserve Nationale de Hluhluwe-Umfolozi.

Les deux réserves (Hluhluwe et Umfolozi) furent créées simultanément en 1897 et sont aujourd’hui regroupées afin de garantir unvéritable espace vitale pour la faune locale par un long couloir permettant ainsi aux animaux de se déplacer librement d’un parc à l’autre. La géographie du Zoulouland composée de nombreuses collines et vallons offre au Parc National de Hluhluwe un aspect particulier multipliant les points d’observation en hauteur...

Le ciel est couvert, mais la température est douce, peut-être 24-25 degrés. Nous partons pour un safari en 4x4. Arrivés à 6h10, nous prenons le petit déjeuner en attendant le 5ème 4X4... qui n'arrive pas. Finalement, on s'entasse, tant bien que mal, dans les 4 véhicules présents et partons vers 6h40.

Peu de temps après (çà nous manquait un peu... 😉), la pluie s'invite à nouveau pendant près de 3/4 d'heure. Nous sommes trempés... mais pas autant que cette pauvre girafe.

Ensuite, le reste de la balade est rythmée par la bruine, le brouillard et, les nuages quand nous nous élevons sur les collines. C'est vraiment pas l'idéal pour découvrir les animaux, mais nous en voyons quand même plusieurs : girafe, buffles, oiseaux, zèbres, lionnes dans le lointain...

Bain de boue bon marché
Ombrette
Outarde houpette
Aigle pêcheur
Scarabée bousier roulant une bouse à l’aide de ses pattes arrière.
Calao trompette
Petite antilope : Steenbok ou Céphalophe de Grimm ?
A la recherche des lionnes...

et nous avons même la chance d'assister à un combat (ou un jeu ?) entre 2 rhinocéros .

Les rhinocéros sont-ils en sécurité ?

Demandant si les rangers sont assez nombreux dans le parc pour assurer la surveillance et la sécurité, le notre nous répond laconiquement "suffisamment"... Il nous est difficile d'en apprendre plus : ne voulait-il pas en dire davantage ou bien était-ce dû à la barrière de la langue (en effet, il était difficile de comprendre l'anglais de notre ranger...) ?

Le braconnage dans les parcs semble important. Voir l'article de "20minutes"

Une fois rentré en France, consternation : nous apprenons que, début mars, un rhinocéros blanc est abattu dans le parc zoologique de Thoiry et que ses 2 cornes ont été sciées.... 😟 En savoir plus : lemonde.fr/planete

A 9h45, nous partons en direction de la lagune naturelle de Sainte Lucie et à 12 heures nous embarquons sur un bateau à fond plat pour un "safari aquatique"...

Étals de fruits un peu avant l'embarcadère / Bateaux à fond plat

La lagune de Sainte Lucie fait partie du parc de la zone humide d’iSimangaliso site classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Nous prenons notre repas pique-nique à bord, tout en essayant d'observer la faune sous une petite bruine. Nous voyons essentiellement des hippopotames, mais pas de crocodile ... Bien qu'étant herbivores, les hippopotames sont plus redoutés par les habitants des environs que leurs voisins carnivores. Ils se promènent parfois dans la rue la nuit, et ont une légère tendance à investir les piscines...

Bergeronnette ?

Nous repartons vers 14 heures. Sur le chemin de retour, nous nous arrêtons au marché artisanal communautaire de Zamimpilo (qui signifie "on essaie de survivre"), à 20 km au sud de Hluhluwe, pour acheter des fruits (un petit ananas épluché pour 10 rands), ...et déjà quelques petits souvenirs...

Marché de Zamimpilo
Petit ananas épluché pour 10 rands. Délicieux...

De retour vers 16 heures, petite séance photos dans le parc de l'hôtel. Nous pouvons apprécier la piscine, sous un ciel gris, avant le repas.

Euplecte ignicolore
Amblyospize à front blanc (Thick-billed Weaver) ?
Tisserin à tête rousse ou Tisserin gendarme ?
Oiseaux d'Afrique : http://www.oiseaux.net/oiseaux/afrique.du.sud.html 

Comme la veille, dîner et nuit au ZULU NYALA HERITAGE SAFARI LODGE.

20
fév

Ce lundi matin, départ en direction de Durban vers 7h45. Le ciel est couvert et il fait une vingtaine de degrés seulement.

La première étape est le village traditionnel Zulu de Shakaland, près de Eshowe. Nous y arrivons vers 10h30. Dans ce village reconstitué, nous remontons le temps et découvrons la vie des zoulous.

La température est fraiche, certains ont mis une couveture
Le lac Goedertroudam, sur lequel donne la vue du restaurant

Après l'accueil par les habitants du village et un peu de shopping tout en écoutant les joueurs de marimba, nous visionnons un petit film (en français) d'une douzaine de minutes présentant l'histoire des zoulous et de son roi le plus connu Shaka : "Shakaland - The ultimate African experience". C'est un condensé du film "Shaka Zulu", à voir en anglais : ici.

Excellent stratège arrivé au pouvoir après la mort de son père au début du 19° siècle, Shaka fonda un empire zoulou en unissant plusieurs clans. Il introduisit l'assegaai (lance courte).

Ensuite, nous visitons le village traditionnel. Nous avons d'abord un topo sur la structure d'un village zoulou à l'aide d'une maquette, puis nous découvrons des scènes de vie anciennes.

Un kraal (en afrikaans) était au départ un hameau de forme circulaire avec une structure sociale stricte. Ils étaient généralement entourés d’un rempart d’épines en forme de palissade. De nos jours, le terme kraal ne désigne plus que l’enclos à bétail qui se trouvait autrefois au milieu du hameau.

Marimba
Beaucoup de colliers en perle
Maquette d'un kraal

Après quoi nous entrons dans une grande case (l'endroit était assez sombre), dans laquelle nous sont présentées plusieurs danses Zoulou : le « lancer de jambe » est une grande constante dans les danses zoulou.


Après le spectacle de chants et de danses, nous déjeunons dans le village et repartons vers 13h45 en direction de Durban. Nous n'aurons pas trop chaud, la pluie tombe à nouveau (jusqu'à l'arrivée à l'hôtel)... 😡

Vers 16h, nous découvrons Durban : la panorama doit être magnifique... Mais sous la pluie, c'est pas terrible.

Stade Moses-Mabhida. L'arche centrale est parcourue par un funiculaire.

Ville au climat subtropical, Durban est une station balnéaire réputée pour les sud-africains. Capitale de la région, c'est la première ville de la province du Kwazulu Natal et troisième ville sud-africaine après Johannesburg et le Cap.

A 16h30, nous visitons très rapidement le marché indien (il ferme à 17h), et à nouveau, c'est l'occasion d'effectuer quelques achats. Le Victoria Street Market se compose d'un dédale coloré de galeries, bordées d'échoppes proposant épices d'Orient, souvenirs d'Afrique ou d'Asie et objets de la vie courante. (Il est important en taille mais pas aussi vaste que le marché chinois de Binh Tay à Hô Chi Minh...)

Puis, nous nous rendons à l’hôtel, en face de l'océan indien. La pluie s'est atténuée, certains en profitent pour se promener sur la plage. L'eau est chaude (un peu plus de 20 degrés), mais impossible de se baigner, il y a trop de rouleaux... ce qui fait le plaisir de plusieurs surfeurs...

Bain de pied seulement...

Dîner et nuit à l’hôtel BALMORAL : http://www.raya-hotels.com/rayahotels/durban/index.html.

21
fév

Réveil très matinal, car nous partons vers 4h15 en direction de l'aéroport "King Shaka" de Durban. La pluie tombe encore.

Nous décollons de Durban vers 6h30 et, après avoir survolé des régions montagneuses, arrivons au Cap un peu plus de deux heures après. Enfin, un ciel bleu magnifique, la chaleur et le soleil... 🌞

Première vue du Cap et de la montagne de la Table

Lucile, notre nouveau guide local francophone nous accueille puis nous partons vers la ville de Franschhoek, (littéralement «Le Coin français » en Afrikaans) où se sont retrouvés les premiers Huguenots français chassés de France par les guerres de religion en 1688. Bien que le français ne soit plus parlé, de nombreuses indications en français dans la ville rappellent l'influence des huguenots, notamment dans le domaine vinicole.

Nous visitons le musée et le mémorial dédiés aux Huguenots français. Ce dernier fut érigé en 1938, afin de marquer le 250ème anniversaire de l'arrivée des premiers Français.

Musée du Mémorial Huguenot à Franschhoek
Mémorial Huguenot
Hôtel de ville
Église à Franschhoek
Musée et Mémorial Huguenot à Franschhoek. (Photos interdites à l'intérieur du musée)

La figure centrale du mémorial est une femme debout avec la Bible dans la main droite et une chaine cassée dans l’autre, symbolisant la fin de l’oppression de la religion. Les trois arches représentent la Trinité. Sur le globe terrestre figure l'inscription "Die Hugenote" (Les huguenots).

Le village de Franschhoek (partie française) est connu comme étant la capitale gastronomique et œnologique du pays. Galeries et boutiques d'antiquités emplissent les rues bordées d'arbres. Un petit temps libre nous permet de flâner dans les rues et faire quelques achats.

Champagne ! Ça, on connait et on apprécie...

Nous nous rendons ensuite dans une propriété vinicole de la région où nous pouvons déguster différents crus Sud africains accompagnés de fromages. Le raisin est mûr, dans certains secteurs, la vendange est commencée.

La route des vins : avec plus de 100.000 hectares sous vigne, l'Afrique du Sud est aujourd'hui le huitième producteur mondial de vins. Non seulement les vins sud-africains sont extrêmement attractifs du point de vue rapport qualité/prix, mais rivalisent avec les grands vins des autres régions viticoles mondiales. Seule la province du Cap offre un climat approprié à la viticulture. Il n'est donc pas surprenant que, à quelques exceptions près, tous les producteurs s'y retrouvent. La route des vins formée par le triangle Stellenbosch - Franschhoek - Paarl se situe à seulement quelques kilomètres du Cap.

Pour en savoir plus : les vignobles sud-africains / l'Afrique du Sud viticole

Parmi tous les cépages constituant le vignoble sud-africain, le Pinotage constitue le plus spécifique. Il est dû aux travaux d'un chercheur de l'université de Stellenbosch, le professeur Abraham Perold, qui réussit en 1925 le croisement du pinot noir avec le Cinsault, alliant la noblesse du premier à la fiabilité du second.

Après la dégustation, nous déjeunons au sein de la propriété vinicole. Nous y découvrons un plat traditionnel, le bobotie : c'est un plat sud-africain à base de viande hachée épicée, gratinée au four avec une garniture à base d'œuf et de pain imbibé de lait.

Dégustation de 5 vins différents
Bobotie accompagné de riz

Puis, avant de partir vers Stellenboch, nous faisons un petit détour pour voir la statue de Nelson Mandela devant la prison Drakenstein, (anciennement Victor Verster), à proximité de Paarl, là où il a passé les derniers mois de son incarcération.

« le 11 février 1990, à la porte de la prison Victor Verster, il est plus de 16 heures quand le portail s’ouvre enfin. Il est là, la démarche hésitante mais le poing levé en signe de victoire : Nelson Mandela, le héros sud-africain de la lutte contre l’apartheid, fait ses premiers pas d’homme libre. »

Depuis, le pays a fait du chemin sur la voie de la réconciliation.

Entre Franschoek et Stellenbosch, un feu important sur les coteaux : des résineux sont en train de brûler.... Quel contraste avec les jours précédents : alors que c'est la saison humide dans le nord du pays, le sud souffre de la sécheresse...

Nous découvrons la ville de Stellenbosch.

Vignobles sur la colline en descendant ver Stellenbosch
Église anglicane Sainte-Marie

Le nom de Stellenbosch, signifiant « le bush de Stel », fait référence à Simon Van Der Stel, le gouverneur néerlandais du Cap qui en 1682 envoya une poignée de colons s’établir sur une île boisée de la rivière Eerste. (Le terme anglo-saxon bush désigne des arrières pays peu habités de savane ou de forêts, bois et broussailles.)

Nous visitons une maison ancienne restaurée et aménagée avec le mobilier de l’époque du 18e au 19e siècle : " the Burgerhuis Museum ", un musée culturel faisant partie d'un groupe de bâtiments historiques qui entourent le village vert, également connu sous le nom de Braak. Le bâtiment est un exemple de l'architecture hollandaise du Cap.


Après le visite, avant de remonter dans le bus, nous découvrons le centre ville de Stellenbosch puis revenons sur le "Braak", une esplanade verdoyante autrefois utilisée comme champ pour les parades militaires.


Sur le chemin de retour vers CAPE TOWN, nous découvrons d'immenses bidonvilles. Notre guide explique, actuellement, les pauvres sont plus pauvres que les noirs à l'époque de l'apartheid.

Bidonvilles en arrivant à Cap Town
Cependant, effort de reconstruction et relogement...
Bidonvilles en arrivant à Cap Town.  Cependant, effort de reconstruction et relogement...

De nombreuses voix s'élèvent : « le gouvernement Sud Africain est corrompu », « Il y a encore trop d'inégalités car l'argent public n'atterrit pas dans les bonnes poches »... Dernièrement (le 04/04/2017), le journal Le Monde titre : " L’Afrique du Sud parviendra-t-elle à se débarrasser de son président ? "

Voir aussi les articles : L'Express / Afrique Education / RFI / RFI AFrique/ Mondialisation.ca

Et, si cela vous intéresse, découvrez une réflexion sur "Pauvreté et Corruption" : clichespauvrete.wordpress.com

Cape Town by night

Nous dinons et passons la nuit à l’hôtel THE FOUNTAIN : www.fountainshotel.co.za.

22
fév

Ce mercredi, départ à 8 heures pour une découverte de la péninsule du Cap : une journée très dense...


Départ de Cape Town
Côte ouest, en allant vers le sud
En direction de Hout Bay 

Nous nous arrêtons à Hout Bay et embarquons pour une mini croisière en bateau afin d'aller voir des otaries installées sur l’île de « Duiker ». Bien que Duiker soit appelé une île, c’est plus précisément un petit groupe de rochers qui dépassent à peine le niveau de la mer.

Hout Bay et The Sentinel (gros promontoire rocheux)
Duiker Island
Duiker Island
Animation musicale en débarquant

On parle parfois de colonie de phoques à fourrure installés sur l’île de Duiker... Alors qu'en est-il ?

Phoques ou otaries ? Les otaries ont des petits pavillons externes à leurs oreilles, alors que les phoques ont juste un trou. Et leur démarche est différente.Voir : Sciences et Avenir ou Futura Planète

Puis nous poursuivons la route vers la ville de Simon’s Town pour aller découvrir la plage des Boulder’s et la colonie de manchots installée à l’année. Nous ne pouvons pas passer par la Chapman's Peak Drive (route panoramique de Chapman’s Peak) nichée à flanc de montagne car elle est fermée les mercredis matins pour entretien hebdomadaire... Nous traversons d'abord la péninsule du Cap....

En longeant la côte de la péninsule du Cap, côte Est.

Boulders Beach est l'une des plages les plus agréables de Simon's Town pour observer les manchots du Cap. La plage est spécialement aménagée pour l'observation des manchots avec des points d'observation situés sur la plage, et des passerelles situées au-dessus de la colonie. Surprise, ils sont petits, à peine 50 cm.

On pourrait se croire sur la côte d'Azur...
Belles plages de sable fin


Oh, qu'ils sont mimis... Pas grands mais mignons. 

La visite terminée, un peu moins de 3 kilomètres après, nous nous arrêtons pour un déjeuner de langouste au restaurant "Black Marlin". Je vous le recommande, c'était très bon.

Au "Black Marlin"

Nous continuons vers la réserve naturelle du Cap de Bonne Espérance (la réserve est intégrée dans le parc national de la Montagne de la Table), au sud de la péninsule.

C’est au mois de janvier 1488 que le navigateur portugais Bartolomeu Dias découvre le Cap de Bonne-Espérance en explorant les côtes africaines. Le Cap fut d’abord baptisé “Cap des Tempêtes” car celles-ci étaient très fortes au moment de sa découverte, mais rapidement le lieu reçut le nom de “Cap de Bonne-Espérance” car cela devenait une bonne indication sur la route à suivre vers les Indes.

Nous montons à pied au phare de Cape Point (à droite sur la carte ci-dessous). Mais il est aussi possible de faire l'ascension en funiculaire. Une fois en haut, tenez bien casquettes et chapeaux, les rafales de vent sont très fortes...

Point de départ du funiculaire
Prêt pour la montée ?
Des écriteaux mettent en garde : les babouins sont dangereux
A gauche, à mi-hauteur sur la photo, le cap de Bonne Espérance.
Le phare de Cape Point : énormément de vent tout en haut...
Londres à 9 623 km, Sidney à 11 642 km...
On accède au phare de "Cape point", (87 mètres au-dessus du niveau de la mer) soit par un chemin bitumé, soit par un funiculaire....

Puis, une fois redescendus de Cape Point, nous continuons vers le Cap de Bonne Espérance : une marche de près d'une heure, qui mène le long des falaises (3 km pour les courageux qui sont descendus sur la plage "Dias Beach"). La balade est facile sur le début et un peu moins sur sur la fin. Je n'imaginais pas que le relief pouvait être si escarpé...

En route vers le Cap de Bonne Espérance. "Dias Beach" sur la gauche.
La descente vers "Dias Beach" (5 à 10 mn... le double pour remonter)
Cape Point vu de Dias Beach
Cape Point vu du haut de Dias Beach
Montée un peu plus sportive
Recherche de la bonne prise de vue...
Descente vers le parking. Le bus nous y attend


Après cela, vers 17h, nous partons visiter les jardins botaniques de Kirstenbosch.

En cours de route, près du rivage, nous croisons une autruche sur le bord de la route. Elles vivent ici à l’état sauvage et sont protégées. Mais il existe des fermes d'élevage près de Cap Town.

En passant près de Witsand, nous pouvons ensuite admirer la pratique du kitesurf...

Kitesurf à Witsand
Kitesurf à Witsand Beach

Les jardins botaniques de Kirstenbosch se situent dans la banlieue chic de Cape Town et sont considérés comme les plus beaux jardins du monde... Ils présentent une grande variété de plantes d’Afrique australe : les 36 hectares du jardin abritent plus de 7 000 variétés de plantes.

Mais nous n'y arrivons qu'à 18h15 : nous avons à peine une heure pour en faire la visite avant la fermeture... 🙁 Petite déception : nous ne pouvons en avoir qu'un aperçu. Il aurait fallu y passer plus de temps pour apprécier toutes les richesses et les beautés de cet endroit. Et arriver plus tôt dans l'après-midi car, le soleil se couchant, il commençe à faire sombre...

Agapanthe d'Afrique
Aloe perfoliata
Aardonyx celestae
Scadoxus (Fireball Lily)
Ornithocheirus simus
Pont au dessus de la canopée (12 mètres de haut, 130 m de long).
Strelitzia (oiseau de paradis)
La Camphor Avenue

La visite terminée, nous n'avons pas le temps de nous changer et allons directement, au restaurant "The Africa Cafe". Dans un décor retraçant différents pays africain, nous pouvons déguster et découvrir toute une variété de plats typiques, spécialités du continent africain, avec musique et chants africains, maquillage des convives par les serveuses .... Un vrai dépaysement dans une ambiance chaleureuse. 🤗

A 22 h, nous sommes de retour à l’hôtel THE FOUNTAIN où nous y passons une deuxième nuit.

23
fév

Ça y est, les valises sont bouclées et chargées dans le bus : c'est notre dernière journée en Afrique du Sud.

Nous quittons l’hôtel à 8h30, direction le téléphérique pour monter sur la montagne de la Table d'où l'on jouit d'un panorama sur l'agglomération et sur la baie du Cap.

La montagne de la Table (en afrikaans : Tafelberg, en anglais : Table Mountain) est un massif qui surplombe la ville du Cap. Elle se trouve au nord de la péninsule du Cap qui est elle-même terminée au sud par le cap de Bonne-Espérance. Elle culmine à 1 086 mètres d'altitude et sa superficie au sommet est d’environ 3 km2. Elle fait partie du "Parc National de la Montagne de la Table".

Des sentiers de randonnée permettent de rejoindre le sommet de la colline. Mais il faut compter de 2h30 à 3h pour y aller... Nous n'avons pas le temps nécessaire, et puis il aurait fallu partir plus tôt ("à la fraiche") car la température est déjà élevée. (nous voyons cependant des courageux y monter à 10 h du matin).

File d'attente. Heureusement, nous ne sommes pas en plein soleil.
Montée vers la Montagne de la Table

Après une heure d'attente pour prendre les billets et attendre notre tour, enfin, à 10h, nous sommes au sommet. Un superbe panorama s'offre à nos yeux. 🤗

Quelques photos sur la faune et la flore...

Daman du Cap
Agama
Le daman du Cap ressemble (superficiellement) à une marmotte ou à un gros cochon d'Inde avec ses oreilles et sa queue courte. 

La Montagne de la Table abrite 2 200 espèces de plantes dont 1 470 espèces florales. C’est l’une des régions les plus riches de fleurs dans le monde.

Puis, à 11 heures, nous redescendons et, avant de nous rendre au restaurant, nous nous arrêtons devant la plage de Camps Bay pour une photo souvenir.

Enfin nous nous rendons dans la zone "Victoria & Alfred Waterfront" pour le repas du midi.Il s’agit des anciens docks de Cape Town qui ont été transformés en centre commercial et culturel, où se trouvent les meilleures possibilités de shopping du pays.

Au restaurant grec "The Greek Fisherman".

Après le repas et avant d'aller faire le tour de la ville, un petit détour au nord de Sunset Beach, pour une séance photo et bain de pied dans l'océan. L'eau n'est pas chaude. Contrairement à Durban où elle était à plus de 20°C, ici la température ne dépasse pas les 13-14° à cause du courant froid de Benguela qui remonte vers le nord.


Sunset Beach : contemplation devant ce paysage grandiose... 

Peu après 15 heures nous poursuivons notre visite du Cap et nous découvrons le"Bo-Kaap", le principal quartier malais où nous pouvons acheter des épices...

Enfin, retour sur le "WaterFront" et en attendant 19h30 pour nous rendre à l'aéroport, temps libre pour flâner, shopping et restauration rapide. Le quartier est très animé...

Rythmes et animations musicales...

🎷 Musique sud-africaine

🎶🎷 Avant de venir en Afrique du Sud, je n'avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler la musique sud-africaine. Les seuls interprètes sud-africains que je connaissais étaient : Johnny Clegg avec Asimbonanga et Miriam Makeba avec Pata Pata et Malaika ! J'imaginais aussi des rythmes zoulous...

La culture sud-africaine est riche et variée : un tas de langues différentes et une infinité de styles de musique (traditionnelle, gospel, kwaito, groove, rap, rock, pop, jazz, classique, latino...). Sur les 2 sites suivants, vos pourrez en avoir une approche : afrisson.com / afrik.com . Personnellement, j’apprécie Lucky Dube, chanteur et compositeur de reggae, assassiné en 2007. Voir par exemple "House of exile" ainsi que les albums "Serious Reggae Business", "Taxman"... Découvrez aussi : le groupe "Gang of Ballet", ou "Mi Casa".


Pour le plaisir des yeux...

Vue d'ensemble du Cap et de la Montagne de la Table  (source : enpartanceidf.fr)


💰 Remboursement de TVA et ✈ embarquement

Dans la soirée, nous rejoignons l'aéroport de Cape Town.


Mais avant de procéder à l'embarquement nous pouvons nous faire rembourser la TVA sur les achats que nous emmenons avec nous.

(il faut présenter les objets ainsi que les factures ou tickets de caisse mentionnant la TVA)

L’Afrique du Sud impose une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 14%, dont les étrangers peuvent obtenir le remboursement sur les produits qu’ils emportent au moment du départ. Pour que la demande soit valable, les biens doivent avoir été achetés chez un commerçant affilié au dispositif de détaxe pour étrangers (VAT foreign tourist sales), leur valeur totale doit excéder 250 R et il faut présenter une facture indiquant la TVA pour chacun des articles.

Nous partons à destination de PARIS CDG vers minuit et demi, sur un vol de la compagnie KLM. Hélas, nous ne rentrons pas directement et devons faire une escale à Amsterdam...

Pour moi, voyager c’est découvrir une région, un pays, mais aussi les personnes qui y vivent, leur culture et leur histoire, et si possible, aller à leur rencontre, échanger et partager.

👉 Je ne connaissais rien de l’Afrique du Sud et j'y suis venu sans aucun a priori. Je m’étais juste un peu renseigné avant, sur l'histoire du pays et, puisque le circuit était prévu à l'avance, sur les lieux que nous allions découvrir.

Le circuit était très (trop ?) dense pour dix jours seulement. Le séjour fut intéressant mais fatigant, les déplacements en bus parfois trop longs... mais le pays est vaste... Il aurait fallu une ou deux journées de plus dans le sud...

👉 En fait, si vous en avez la possibilité, l'idéal serait de pouvoir venir deux fois en Afrique du Sud :

> Découvrir le nord et les parcs animaliers durant le saison sèche, en hiver (l'été en France) : le beau temps serait davantage au rendez-vous et, la végétation étant moins importante, les animaux seraient plus visibles.

> Découvrir le sud en été (l'hiver en France). Nous aurions aimé rester au moins 2 ou 3 jours de plus à proximité du Cap car, si nous avons visité (trop rapidement) certains lieux, d'autres plus nombreux restent à découvrir...


👉 Dans l’ensemble, ce fut un beau circuit qui nous a permis de découvrir une petite partie de l'Afrique du Sud, avec des paysages exceptionnels et variés, de très belles excursions et une restauration de qualité. Et, grâce à nos guides, nous avons eu un aperçu de l'histoire et des cultures de ce pays. Ma perception de l'Afrique du Sud en a été changée.

« On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées ».

Hippolyte Taine, philosophe et historien français du 19ème siècle.