Après une première randonnée réussie sur le GR10 en juillet 2015, nous avons décidé de reformer la même équipe et repartir pour découvrir un nouveau coin : le Queyras.
Du 25 août au 3 septembre 2016
10 jours
Partager ce carnet de voyage

Après une première randonnée réussie sur le GR10 en juillet 2015, nous avons décidé de reformer la même équipe et repartir pour découvrir un nouveau coin : le Queyras. Riches de notre première expérience, nous nous sommes cette fois-ci adaptés afin que cette aventure n’en soit que meilleure.

Préparation :

Le gros point noir de l’année dernière était le poids des sacs dû à une autonomie totale. Manger la même alimentation pendant une semaine, même riche en calories, n’était pas un grand plaisir.

Nous avons donc prévu de faire une randonnée de 8 jours en autonomie partielle sur le GR 58 et ses variantes qui font le tour du Queyras. Nous avons choisi de nous ravitailler dans les villages traversés pour alléger nos sacs et profiter des spécialités locales.

D’une pierre deux coups, nous avons réglé deux problèmes : varier l’alimentation et alléger nos sacs. Ainsi, les sacs pesaient de 15 kg à 17 kg lorsque nous avions démarré notre randonnée.


J1

Nous sommes tous arrivés en train à la gare de Mont-Dauphin – Guillestre. Vendredi matin, nous avons pris un mini-bus pour rallier Ville-Vieille, point de départ de la randonnée. Après 40 minutes de trajet, le bus nous dépose à côté du Guil. 9h20, nous déplions les bâtons, nous voilà prêts à en découdre. Nous avons de la chance, il fait beau et la température extérieure est très agréable. Le GR 58 ne passant par Ville-Vieille, nous avons suivi une Petite Randonnée puis le GR 5 avant de le récupérer.

Dès le début, les pentes sont très raides, cela nous permet d’avaler 500 mètres de dénivelé positif assez rapidement. Au fur et à mesure de l’ascension, nous commençons à voir les nombreux sommets à proximité. Malgré la difficulté, le chemin est plaisant à travers les bois. Peu après midi, nous découvrons une source d’eau potable et une table pour manger. Seul bémol, l’endroit n’est pas ombragé, et le soleil commence à cogner. A noter également que le coin est envahi par une colonie de jolis papillons.

Le repas terminé, nous nous remettons en marche pour terminer l’ascension du col Fromage. Sur le chemin, nous croisons quelques randonneurs accompagnés d’ânes qui portent les sacs et les vivres. C’est beau mais cela retire le charme de randonner et de souffrir avec son sac sur le dos. De plus, avec des chemins parfois très étroits, pas sûr que cela soit plus rapide et plus accessible.

Après une descente assez technique du col, nous arrivons à Ceillac peu après 15h. À l’entrée du village, la devanture de la boulangerie Richard nous fait saliver avec de nombreux gâteaux très appétissants. Le boulangerie étant fermée, nous nous arrêtons un peu plus loin au Farnien’thé. Ce salon de thé propose des gâteaux maison, des glaces artisanales, et des boissons. Avec la chaleur, nous nous installons en terrasse pour manger une glace et siroter une boisson fraîche bien méritées.

Après cet en-cas, nous sommes allés au camping municipal Les Moutets pour planter nos tentes, prendre une douche et laver les affaires. Le camping est simple mais bien situé et peu cher. Toutefois, nous avons eu la surprise de voir que la douche était en supplément (1€ pour un jeton). Les douches sont munies d’un minuteur à jeton délivrant 4-5 min d’eau. C’est assez déroutant de prendre une douche sans savoir quand s’arrêtera l’eau. Cela reste cependant plus agréable que de se laver dans un ruisseau glacé comme nous avions pu le faire dans les Pyrénées.

Pour le dîner, nous avons choisi d’aller manger à L’étape Gourmande se trouvant à 5 min du camping. Le restaurant propose de nombreuses spécialités montagnardes (fondues, raclettes, tartiflette, …) et « La Tourmente », bière artisanale des Alpes. Ce fut l’occasion de faire le plein de calories tout en se faisant plaisir.

Emplacement

Gare de Mont-Dauphin – Ville Vieille – Col Fromage – Ceillac

Coucher

Camping Les Moutets

Temps sur le GR

9h20 – 15h (temps de pause compris)


J2

Réveil à 7h pour ce deuxième jour. Nous plions les tentes dans la fraîcheur, le soleil n’étant visible que sur les sommets. Nous repassons par Ceillac, nous nous arrêtons à la boulangerie que nous avions vue la veille. Au menu, gâteau du randonneur, gâteau aux noix et viennoiseries. Avec un si bon petit déjeuner, nous voilà parés pour affronter notre journée de marche.

Dès la sortie de Ceillac, le chemin s’élève progressivement. Malgré la bonne préparation, les premières ampoules apparaissent et nécessitent quelques minutes d’arrêt. Nous repartons rapidement, mais plus nous avançons dans la montée du col des Estronques plus la pente devient raide. De plus, nous sommes en plein soleil et l’eau commence à se faire rare. Malgré les nombreux zigzags et quelques murs qui nous font transpirer, nous parvenons au col avant midi.

N’étant pas rassasiés par la montée du col, nous gravissons la Tête de Jacquette (100 mètres de dénivelé positif supplémentaires) pour profiter de la vue magnifique et prendre quelques photos d’anciennes ruines dont nous n’avons pas bien compris l’intérêt.

L’heure du repas approchant, nous descendons le col en direction de Saint-Véran afin de trouver un endroit pour manger. Pendant la descente, nous entendons le sifflement de plusieurs marmottes. En nous attardant quelques minutes, nous parvenons à prendre des clichés de ces rongeurs très furtifs. Pour le repas, nous nous installons à côté d’une petite cascade.

Nous arrivons à Saint-Véran en début d’après-midi, fin théorique de la deuxième étape. À noter que cette commune est la plus haute d’Europe avec un centre de la ville culminant à 2042m. Nous la traversons et décidons de continuer notre route pour prendre un peu d’avance pour l’étape du lendemain. Après 30 minutes de marche, nous trouvons un endroit plaisant pour camper avec une source d’eau potable, une table pour manger et de quoi faire un joli feu de bois. Aux alentours de 19h, alors que nous venions d’allumer un feu, deux orages éclatent sur les sommets, et la pluie s’invite sur notre campement. Pas de chance, le repas se fera sous la tente et notre feu sera rapidement éteint.

Emplacement

Ceillac – Col des Estronques – Saint-Véran

Coucher

Bivouac

Temps sur le GR

8h00 – 16h00 (temps de pause compris)

J3

Réveil 6h ce matin, une très grosse journée nous attend. Plier les tentes humides de la nuit pluvieuse n’est vraiment pas une joie et nous ajoute facilement 500g de plus dans le sac. Comme les autres matins, le départ se fait dans la fraîcheur mais l’effort permet de nous réchauffer. Jusqu’au lac Blanchet en passant par la chapelle de Clovis, le chemin s’élève doucement. Au passage quelques marmottes retiennent encore notre attention.

Au delà, ce n’est plus la même histoire. Pour franchir le col Blanchet (2897 m), l’ascension est rapide mais ça grimpe sévère. Nous passons à proximité du lac Inférieur. À cette altitude, il n’y a presque plus de végétation. Seules quelques petites plantes se glissent entre les cailloux. En haut, nous faisons une petite pause casse-croûte pour reprendre des forces après l’effort et afin de préparer la longue descente qui nous attend jusqu’à Chianale.

Le col Blanchet marque la frontière entre la France et l’Italie où nous allons poursuivre le GR58 par une de ses variantes. Nous redescendons sur le Lago Bleu en Italie, un superbe lac qui porte bien son nom. Nous continuons ensuite notre descente sur Chianale. Nous ne savons pas si la randonnée est à la mode en Italie mais nous nous rendons compte que beaucoup de monde se rend au lac malgré l’effort nécessaire pour y accéder. C’est l’occasion pour nous de croiser de superbes Italiennes, de quoi égayer la très longue descente jusqu’au village (nous parlons bien entendu des vaches italiennes qui se sont mises en travers de notre chemin).

Arrivés à Chianale vers 13h, le repas se fait attendre. Nous nous mettons en quête d’une table qui nous servirait des spécialités italiennes. Étant dimanche, il y a foule et les restaurants sont malheureusement complets. Nous réussissons tout de même à manger dans une gargote à l’entrée du village. Pourtant, les autres restaurants semblaient meilleurs mais nous aurions dû réserver. Malgré tout, nous avons apprécié notre assiette de charcuteries et de fromages accompagnée d’une bonne bière. Au lieu de marcher tout l’après-midi, une bonne sieste aurait été préférable …

15h, nous faisons le plein d’eau et repartons en direction du col Agnel. Il fait très chaud et encore une fois les pentes sont raides. Cela ne dure pas, une partie de la montée est plus facile à flanc de montagne. Mais malheureusement pour nous, la deuxième partie de l’ascension est plus pentue, voire presque interminable. Mais elle ne vient pas à bout de 3 randonneurs aguerris comme nous et nous atteignons le col Agnel (2744 m) un peu avant 18h.

En haut, nous avons vue sur le Mont Viso et sur les vallées Française et Italienne. Nous faisons 2-3 selfies puis nous repassons la frontière pour rallier le refuge Agnel. C’est l’occasion pour nous de prendre une douche (2,50€) et de boire l’apéro tout en étudiant l’étape du lendemain. Pour le couchage, le gérant du refuge nous indique qu’il y a une aire de bivouac à 500 mètres du refuge en direction du col. Après plus de 25 kilomètres de marche, nous aurions préféré planter les tentes devant le refuge. Surtout que l’aire de bivouac n’est qu’un carré de verdure sans aménagement particulier, une table pour manger aurait été la bienvenue. Jonathan préféra passer la nuit au refuge pour dormir au chaud.

Emplacement

Saint-Véran – Col Blanchet – Lago bleu – Chianale – Col Agnel

Coucher

Refuge Agnel et Bivouac

Temps sur le GR

7h00 – 18h00 (temps de pause compris)

J4

À 2600 m d’altitude, la nuit a été très fraîche. Nous nous rejoignons tous au refuge à 8h, le thermomètre affiche 6°C. Nous prenons le petit déjeuner ensemble puis nous récupérons le GR 58. L’étape de la veille a laissé des traces de fatigue. Heureusement, l’étape du jour est assez tranquille, 300 mètres de dénivelé positif dès le refuge pour atteindre le col Vieux (2806 m) puis une longue descente vers Abriès. Après seulement 45 minutes de grimpette, nous atteignons le col. L’ascension fut courte et assez facile. En haut, c’est la croisée des chemins: à l’Est la variante avec le Pain de Sucre et à l’Ouest direction Abriès en poursuivant le GR. Nous choisissons cette fois-ci la solution de facilité en esquivant l’ascension du Pain de Sucre.

En basculant, nous apercevons le lac Foréant dans un premier temps puis le lac Egorgéou quelques instants plus tard. Coup de cœur sur le premier qui sera l’un des plus beau paysage de notre randonnée. Encore une fois les marmottes sont présentes en nombre. Les sifflets sont réguliers et nous parvenons à les prendre à nouveau en photos et en vidéos. Nous passons par l’Echalp après une longue descente puis nous continuons vers Ristolas.

Initialement, nous avions prévu de nous arrêter au camping des Chardonnets à Ristolas. Quelques minutes après l’Échalp et à 30 minutes de marche de Ristolas, nous avions aperçu un camping sur l’autre berge du Guil. A ce moment-là, nous ne pensions pas que c’était notre destination car nous étions encore loin de la ville d’arrivée. C’est en arrivant au centre de Ristolas que nous avons réalisé qu’il n’y avait pas de camping et en regardant sur la carte que nous avions passé celui des Chardonnets … Ne souhaitant pas rebrousser chemin, nous prenons le repas à Ristolas. Nous continuons ensuite vers Abriès sans passer par le GR mais en empruntant un chemin qui longe la rivière torrentielle du Guil.Nous nous installons au camping Queyras Caravaneige en début d’après-midi ce qui nous laisse du temps prendre une douche, laver les vêtements et boire une bière. D’ailleurs, le camping propose de très bonnes bières belges et des pizzas au feu de bois que nous n’avons pas eu l’occasion d’essayer.En fin d’après-midi, nous sommes allés nous balader dans le village pour acheter quelques provisions pour la suite de la randonnée et repérer les restaurants. Nous avons choisi le restaurant la Div’aria, restaurant à tapas montagnardes. Nous nous sommes installés en terrasse pour boire l’apéro et nous avons remarqué que les commerçants utilisaient un cri particulier pour s’interpeller. C’est assez original, et cela nous a bien fait rire. Concernant le repas, les tapas étaient bonnes mais n’étaient pas exceptionnelles, la note un peu salée (76€ pour 3) et la gérante peu gracieuse. Après le repas, nous avions un avis mitigé mais nous étions rassasiés.

Emplacement

Refuge Agnel – Col Vieux – Lac Foréant – Lac Egorgéou – Abriès

Coucher

Camping Queyras Caravaneige

Temps sur le GR

8h30 – 14h30 (temps de pause compris)

J5

Réveil à 7h pour démarrer la journée. Nous profitons d’être dans un village pour prendre le petit déjeuner à la boulangerie et on se laisse tenter par la boucherie pour prendre des réserves pour midi. Au menu, une part de pizza réchauffée pour certains et une tartelette à la confiture d’abricot pour d’autre. Ce repas nous donne des forces pour démarrer l’ascension du col du Petit Malrif (2830 m). Nous en avons bien besoin pour avaler les 1300 mètres de dénivelé positif qui nous attendent.

Dès la sortie d’Abriès, ça grimpe fort. La montée est longue et dure physiquement. Contrairement aux jours précédents, le temps est couvert, la vue sur les autres sommets n’est pas exceptionnelle. Nous arrivons au lac du Grand Laus vers 11h, nous en profitons pour nous reposer quelques minutes et grignoter. A partir du lac, il reste 1,2 kilomètre à parcourir pour 250 mètres de dénivelé positif jusqu’au col soit une pente moyenne de plus de 20% (avec une pente maximale à 35%) ! Nous avons le temps de prendre quelques clichés du lac avant que le mauvais temps s’installe. La fin de l’ascension du col se fait dans le brouillard.

La descente qui suit le col débute dans les cailloux, le temps se gâte et quelques gouttes commencent à tomber. Heureusement pour nous, cela ne dure pas même si le ciel reste très nuageux. Nous continuons la descente à la recherche d’un endroit agréable pour manger. En traversant le cours d’eau, nous nous installons sur des rochers. Ce repas est l’occasion de déguster les saucisses achetées le matin même à Abriès.

Nous terminons la descente après le repas. Nous arrivons au refuge des Fonts de Cervières en début d’après-midi. Nous profitons du refuge pour prendre une douche et réserver le repas du soir. Contrairement au refuge Agnel, nous pouvons planter nos tentes devant le refuge. Ayant l’après-midi de libre, nous étudions l’étape du lendemain tout en buvant un coup puis nous faisons quelques parties de cartes à côté d’un feu de bois. En fin d’après-midi, la fatigue nous ayant eu, une sieste d’une heure nous permet de reprendre des forces.

À 19h, nous nous installons dans le refuge pour le dîner. Au menu, soupe avec croûtons maison, dinde au curry accompagnée de riz, fromages, salade verte et flan au caramel. Ce fut un véritable festin, le repas était très bon pour un prix plus que raisonnable (15€). De plus, les gérants du refuge sont très accueillants et très sympathiques. C’est avec le ventre bien plein que nous rejoignons nos tentes pour une bonne nuit réparatrice.

Emplacement

Abriès – Col et lac du Malrif – Refuge des Fonts de Cervières

Coucher

Bivouac près du refuge

Temps sur le GR

8h00 – 15h30 (temps de pause compris)

J6

Levés à la même heure que la veille, nous comptons passer le col de Péas (2629 m), principale difficulté du jour, assez rapidement. L’ascension comporte quelques raidillons mais est cependant assez facile. Nous passons le col à 9h30, puis nous descendons sur Souliers en passant à proximité de troupeaux de moutons.

Nous arrivons à Souliers à 11h, nous nous posons quelques minutes pour prendre un en-cas et décider comment nous rendre à Arvieux. Nous avons deux options : la première en suivant le GR 58 via le col de Tronchet et la seconde en suivant le GR de Pays du Tour de la Dent de Ratier puis le GR 5. En préparant la randonnée quelques mois auparavant, nous avions repéré le restaurant Le Jamberoute à Brunissard. Ne voulant pas manquer ce restaurant, nous décidons de poursuivre sur le GR 58.

Souhaitant arriver rapidement à Brunissard pour ne pas manquer les heures de services du restaurant, nous passons le col de Tronchet avec 30 minutes d’avance sur les indications affichées sur les panneaux du GR. La descente du col se fait également à une belle allure. Nous arrivons à Brunissard à 13h15 mais pour atteindre le restaurant, 10 minutes de marche supplémentaires sont encore nécessaires.

Au restaurant, la carte est très alléchante : spécialités au fromage, viandes, pâtes fraîches, pizzas. Que de bonnes choses pour recharger les batteries. Une fois l’estomac plein, nous repartons en direction d’Arvieux tout en cherchant un gîte d’étape pour prendre une douche et un coin pour bivouaquer.A la Chalp, nous nous arrêtons au gîte d’étape La Teppio pour nous laver. La douche est onéreuse (3€/pers) mais fait du bien. Puis, en passant par le lieu-dit Le Coin, l’agréable propriétaire d’un champ, et ancien maire de la commune, nous autorise à bivouaquer sur sa parcelle. Ce fut l’occasion de converser avec lui quelques minutes et d’apprendre des choses intéressantes sur le Queyras et sur l’alpage de Furfande que nous traverserons le lendemain. Le repas du soir se fait sous un abri pour randonneur au milieu du village.

Emplacement

Refuge des Fonts de Cervières – Col de Péas – Col de Tronchet – Arvieux

Coucher

Bivouac

Temps sur le GR

8h00 – 16h00 (temps de pause compris)

J7

Réveil à 7h pour notre dernier jour de randonnée. Pour débuter, nous descendons à Arvieux pour prendre le petit déjeuner dans la pâtisserie La Roche. Une fois de plus, nous nous faisons plaisir : tartelette aux myrtilles, tartelette aux noix, tartelette chocolat-caramel, brownie et viennoiserie. De quoi recharger les batteries pour le début des hostilités. Dès la sortie d’Arvieux, la montée au col de Furfande (2500 m) démarre, il y a 1000 mètres de dénivelé positif à gravir. La montée est progressive et s’effectue dans les bois jusqu’à la cabane du Plan du Vallon. Au cours de l’ascension, nous pouvons à nouveau contempler les sommets, le temps maussade des deux derniers jours a laissé place à un joli ciel bleu.

Nous passons au col de Furfande à 10h30, le refuge de Furfande est à 10 minutes de marche. Initialement, le refuge de Furfande était l’arrivée de cette étape et nous devions terminer la randonnée le lendemain. Puisqu’il est encore tôt, nous décidons de rallonger l’étape jusqu’à notre terminus, Mont-Dauphin. Nous bifurquons donc dans la direction du col Saint-Antoine (2458 m) en suivant le GR 541. Nous traversons l’alpage de Furfande et nous passons à proximité de nombreux chalets. Jusqu’en 1968, les habitants d’Arvieux y montaient fin juillet pour faucher. Ils remontaient mi-août avec les vaches et restaient jusqu’à la fin du mois de septembre. Aujourd’hui, c’est un site classé et préservé, où il est possible de louer un chalet pour passer un séjour insolite (surtout que le col Furfande est accessible en voiture).Ensuite, la montée au col Saint-Antoine est courte mais très raide et peu évidente à cause des cailloux. Une fois en haut, nous basculons sur le magnifique lac du Lauzet où nous choisissons de nous arrêter pour manger.

La pause déjeuner est l’occasion de déplier les tentes pour les faire sécher et s’alléger de quelques centaines de grammes. La journée est idéale pour bronzer au bord du lac mais nous n’avons pas le temps de nous attarder. Une fois le repas terminé, nous repartons à l’assaut du dernier col, le col de Moussière (2352 m). Là encore, l’ascension est courte mais comporte de beaux raidillons et la chaleur ne nous aide pas. Le passage du col de Moussière marque le début d’une très longue descente qui s’achèvera à Mont-Dauphin.

Durant la descente, nous avons vue sur la vallée, nous pouvons même apercevoir une petit bout du lac de Serre-Ponçon ! Hormis cela, la descente n’est pas extraordinaire, nous alternons la traversée de bois et les passages en plein soleil. Plus nous descendons, plus la chaleur s’accentue et plus nos réserves d’eau s’amenuisent. Par chance, nous passons près d’un petit ruisseau qui nous permet de remplir nos gourdes. Le GR 541 emprunte ensuite une route forestière qui nous semble interminable. Nous finissons par arriver à la gare de Mont-Dauphin à 17h.

Nous nous arrêtons ensuite dans un bar pour boire des boissons bien fraîches bien méritées. Une fois désaltérés, nous allons au camping les Iscles. La journée se termine après 30 kilomètres de marche et le franchissement de 3 cols ! Le soir, nous sommes allés manger au restaurant L’Auberge du Roy. Nous mangeons une sorte de tartiflette qui nous récompense de notre longue journée.Malheureusement, l’été étant terminé, il n’y a pas grand chose à faire dans les environs du camping. En vadrouillant, nous sommes passés par la boulangerie La Galette De Vauban à Eygliers et nous avons découvert les succulentes tartelettes de Vauban.Nous sommes restés 2 nuits au camping avant de repartir vers nos foyers respectifs.

Emplacement

Arvieux – Col de Furfande – Col de Saint-Antoine – Lac du Lauzet – Col de Moussière – Mont-Dauphin

Coucher

Camping les Iscles

Temps sur le GR

8h00 – 18h30 (temps de pause compris)

Forts de notre première expérience sur le GR 10, nous étions beaucoup mieux préparés pour effectuer le Tour du Queyras. Nous avons passé une superbe semaine où nous avons découvert une région magnifique.Physiquement, la randonnée a été éprouvante, certains cols nous ont donnés un peu de fil à retordre mais les chemins sont globalement très accessibles et nous avons passé de super moments.Côté alimentation, nous avons eu le droit aux classiques lyophilisés et alimentations du type mais nous nous sommes également faits plaisir en profitant des commerces pour goûter aux spécialités locales.Ce mode de fonctionnement est optimal et sera certainement la base pour les prochaines.

Lien de la trace de notre Tour du Queyras.

Où?

Queyras

Quand?

25 Août 2016 – 3 Septembre 2016 (8 jours)

Comment?

- Aller Paris/Ville-Vieille : Train de nuit Paris – Mont-Dauphin puis bus jusqu’à Ville-Vieille

- Sur place : à pied!

- Retour Mont-Dauphin/Paris: Train de nuit

Hébergement?

- Bivouac !

- Camping Ceillac : les Moutets

- Refuge Agnel

- Camping Abriès : Queyras Caravaneige

- Camping Mont-Dauphin : Les Iscles

Restaurants testés / Spécialités ?

- Lyophilisés!

- Ceillac : L’Étape Gourmande

- Chianale : Bar-Birreria da Gio’

- Abriès : La Div’aria

- Fonts de Cervières : Refuge

- Brunissard : Le Jamberoute

- Eygliers : L’ Auberge du Roy

Incontournables?

Col Blanchet, lago Bleu, Col Agnel, Col Vieux et lacs, Col Marif et lacs