C'est parti pour des mois de voyage le long de la colonne vertébrale de l'Amerique du Sud.
Mai 2017
365 jours
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Le départ de ces mois de voyage s'est donc effectué le 11 mai au soir. Un Paris - Madrid pour la mise en bouche avant les 11h de vol (entièrement de nuit) entre Madrid et Santa Cruz de la Sierra, ville accueillant la majorité des vols internationaux de Bolivie de par sa localisation en plaine, en bordure de la forêt amazonienne à l'est et des Andes à l'ouest. Le vol s'est déroulé sans problème, avec même un peu de sommeil à la clé. Point négatif, les films ne marchaient pas...

Une fois arrivé, les formalités d'entrée expédiées, il était temps de rejoindre l'auberge de jeunesse. Santa Cruz n'a pas d'énorme charme hormis sa place du 24 septembre (plaza 24 de septiembre), l'occasion de prendre le temps de récupérer du vol à l'auberge entre 2 promenades!

Le 13 mai, il est déjà temps d'aller vers la 2ème étape, Sucre, dont j'attends énormément!

Plaza 24 de septiembre
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Le trajet Santa Cruz de la Sierra - Sucre a été effectué en avion via une escale à Cochabamba. L'occasion d'un premier contact avec le pied des Andes offrant des vues superbes du ciel.

Sucre est une ville coloniale de 300 000 habitants nichée 2800M d'altitude. C'est ici qu'à été signée la déclaration d'indépendance de la Bolivie en 1825. Classée au patrimoine de l'UNESCO en 1991, elle est considéré comme la plus belle ville du pays. En effet, ses bâtiments blancs aux toits en tuiles lui donne un charme de fou et invite à la promenade ce que j'ai fais ce 14 mai en me baladant dans les rues du centre ville ainsi que jusqu'au Mirador de la Recoleta donnant un panorama sur la ville e les montagnes l'encerclant.

Le premier jour était essentiellement basé sur la promenade dans la ville, le deuxième a été passé avec Kevin, Natascha et Jasmin, bolivien, allemande et autrichienne . Kevin nous a invité à déjeuner chez lui le midi, avec sa famille. Au menu repas bolivien avec une soupe, du piqué (viande et riz, accompagnée d'une sauce piquante à base de locoto, espèce de piment extra fort) et du jus de tumbo, juste excellent.

Dans l'après-midi le plan était de visiter un site où on pouvait apercevoir des empreintes de dinosaure mais le parc est fermé le lundi... On est reparti avec Kevin et ses amis en ville à l'arrière d'un pick up, à la bolivienne, et a 19h, j'ai pris un bus pour Potosi, ville la plus haute du monde à 4100M d'altitude, dernière étape avant le Salar de Uyuni...

Sucre
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Potosi...grande ville la plus haute du monde, logée à 4100m d'altitude, sur l'altiplano, au pied du Cerro Rico, cette montagne qui a fait de cette ville à un moment, la plus peuplée d'Amerique. Le Cerro Rico regorge de minerais et a été (et est toujours) exploité par de nombreux mineurs sont des milliers y ont laissé la vie. Aujourd'hui encore, Potosi compte plus de 100 000 habitants et présente un charme certain de par son passé de ville coloniale, elle qui fut un centre important pour les espagnols durant la colonisation.

J'ai été impressionné par la localisation de cette ville, au milieu de nul part, où il est quasi impossible de trouver une rue plane tellement le relief est marqué.

Entre deux promenades à la découverte de la ville, je suis parti en randonnée sur 8kms jusqu'à la Laguna Kari Kari, à 4400m. Autant dire qu'évidemment, ca grimpe sévère mais ca se fait tranquillement en 4h aller/retour malgré l'altitude. Au bout du chemin, un lac dont on fait vite le tour avec quelques flamants roses.

Au final, malgré une seule petite journée à Potosi, le charme et la localisation si spéciale de cette ville en fait une étape quasi obligatoire à tout séjour en Bolivie, et ce d'autant plus qu'elle est sur le chemin du Salar de Uyuni, prochaine étape du roadtrip!

Potosi
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On y est, le site que j'attendais énormément en Bolivie. Le Salar, les volcans, la faune... Mais avant de découvrir ces espaces immenses, le trajet Potosi - Uyuni faisait office d'avant goût, avec passage de cols, de vallées ensoleillées, lamas... 200kms de superbes paysages, ouvrant sur un espèce de no man's land plat où est implantée le village d'Uyuni, ancien point de passage de la ligne de chemin de fer Bolivie - Chili (pour chercher l'accès à la mer), qui s'est développé avec l'arrivée du tourisme.

Trouver une agence (impossible en indépendant) pour decouvrir le sud ouest bolivien a été une formalité vue leur nombre en ville.

Le rendez-vous est donné le lendemain à 10h30 pour partir direction une fabrique de sel puis le désert en lui même, où l'on a roulé pendant la journée 75kms. Que dire, du bleu en haut, du blanc en bas, des montagnes partout au loin et l'immensité salée tout autour. Sans un vent fort qui accompagnera notre jeep pendant les 3 jours d'excursion, il n'y aurait pas un bruit. L'après midi est ponctué d'arrêts réguliers, dont un sur l'ile Incahuasi, posée là aussi on se demande pourquoi au milieu du salar, et hébergeant les plus hauts cactus de Bolivie (cf: photos).

Le coucher de soleil se fera sur le salar, avant de rejoindre notre hébergement de sel et faire face à la nuit froide (-10 à -15), sans chauffage, avec un empilement des couches nécessaires!

Le lendemain, c'est journée volcans et lagunes, avec passages réguliers de cols, stops sur le chemin pour découvrir les lagunes posées au pied des volcans et montagnes ainsi que les animaux qui les fréquentent, lamas, flamans roses et même renard des Andes. Les paysages sont incroyables, l'impression d'être sur Mars parfois tant la terre est rouge, et le milieu hostile (fort vent et froid glacial, logique à plus de 4000m).

La 2ème nuit se fera au pied de la Laguna Colorada, qui en fonction de la météo, de la lumière du soleil, des sédiments...prend une coloration rouge. Le jour où j'y étais, je ne l'ai que peu vu mais le site reste magnifique. Encore une nuit glacial dans un hébergement de fortune à flanc de montagne!

Et le matin, réveil à 4h30 pour assister au lever du soleil sur un site d'où jaillit des fumerolles, le tout enrobé d'une agréable odeur de soufre qui passe tellement bien au réveil... Vers 9h nous arriverons à la laguna verde (au pied du volcan Lincancabur qui culmine à quasi 6000m) censée avoir une couleur verte que nous distinguons peu, avec la glace présente (oui, il caille toujours autant). A 9h30 le 3ème jour je quitte l'excursion pour passer la frontière chilienne, direction San Pedro de Atacama! 🇧🇴➡🇨🇱

Salar de Uyuni et réserve Edgardo Avaroa
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La frontière entre la Bolivie et le Chili se trouve à proximité de la laguna verde. Le passage se fait via un stop dans un petit bâtiment et après avoir versé l'équivalent de 2€ pour sortir et m'être fait tamponner le passeport, direction le bus qui m'emmène à San Pedro de Atacama, 45min plus loin, et une bonne vingtaine de degrés en plus.

L'ambiance y est vraiment différente, le village à une tête de far west et fait penser à un western. Au loin se dressent les Andes, comme se soulevant de terre. Ces montagnes m'impressionnent, le volcan Licancabur, le même que celui à proximité de la laguna verde est superbe et domine le désert de l'Atacama.

Les 3 jours à San Pedro me donneront l'occasion de faire un tour dans a vallée de la lune, espace désertique en partie recouvert de sol dont on comprend le nom en s'y promenant: tout est sec, rocailleux... L'occasion, pendant ce tour, de rencontrer Jimmy, un péruvien, qui m'emmenera manger dans un resto/bar avec concert de Cuella (pas sûr de l'orthographe), musique traditionnelle chilienne, et dégustation de pisco, le fameux cocktail dont chiliens et péruviens s'attribuent la création.

J'ai recroisé Jimmy le lendemain, et nous sommes allé faire un tour dans la vallée de la mort aussi, très sèche...avant que la pluie n'arrive... Il ne pleut que 3 fois par an à San Pedro, une fois tous les 50 ans plus loin dans le désert de l'Atacama, c'est tombé sur moi!

Le soir même j'ai pris un bus de nuit très confort pour Arica à l'extrême nord chilien, sur la côte pacifique, porte d'entrée du parc national Lauca. Sur place, déception, il n'y a pas assez de touristes pour y organiser des tours du coup je repars le lendemain matin pour la Bolivie et sa capitale la plus haute du monde, La Paz. Le trajets donnera un aperçu du parc Lauca puisqu'on le traverse, l'occasion d'admirer le volcan le plus haut de Bolivie, le volcan Sajama, lui aussi majestueux...!

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La Paz, la capitale de la Bolivie (encore que, Sucre porte aussi ce titre, au regard de son importance historique) est la capitale la plus haute du monde, installée dans une cuvette à 3800m d'altitude alors que sa ville satellite, El Alto, est à plus de 4100m ce qui lui vaut de partager avec Potosi le titre de ville la plus haute du monde. La Paz et El Alto forment un ensemble de plus de 3M d'habitants.

L'arrivée à La Paz après un long trajet depuis Arica (Chili - côte pacifique) n'est pas si simple, le passage de 0 à 4000m d'un trait et la pollution (on y reviendra) me vaut un bon gros mal de crâne le soir, du coup, soirée au calme (comme souvent pendant le voyage, hormis la petite fiesta chilienne avec le péruvien).

Le lendemain je pars découvrir le centre-ville au creux de la vallée. C'est une ville unique, je n'ai pas souvenir d'en avoir vue une de ce type avant, aucune rue n'est à plat, les pentes d'El Alto degueulent les habitations précaires en brique vers la Paz offrant un paysage urbain incroyable, de bâtiments donnant l'impression de se chevaucher et de rues en pente que les véhicules souvent anciens ont du mal à absorber, crachant une fumée noire parfois impressionnante. L'odeur de pollution vous saisit dès que vous sortez d'un bâtiment.

Malgré ça, j'ai adoré cette ville, marcher dans ces rues défoncées, me balader dans les différents stands de street food, arpenter 'es rues piétonnes, découvrir les quelques bâtiments d'intérêt et surtout survoler en téléphérique ces pentes. Au final j'ai donc plutôt bien accroche a cette capitale atypique!

Je suis resté 4 jours à la Paz dont une demi journée passée à Tiwanaku à 60kms, berceau de la civilisation du même nom datant d'avant même les Incas. J'ai trouvé le site est un peu décevant (quelques vestiges en extérieur) alors que les deux musées accompagnant le site et visités à la fin (un musée avec des objets type céramique, de chasse etc... et un autre avec des statues dont la principale fait plus de 7m) étaient assez intéressant.

J'ai également passé une journée à descendre la "ruta de la muerte " (route de la mort) en VTT. Cette route désormais utilisée quasi uniquement par les vélos nous emmène de 4500m à 1500m pendant une quarantaine de kms, bordée d'un côté par des falaises, de l'autre par un ravin probablement impressionnant si le brouillard dense avait donné l'occasion à notre groupe (9 personnes) de le voir. La descente s'est donc effectué dans le brouillard et sous la pluie et un froid bien désagréable durant 2 tiers de la descente qui nous a pris 4h avec stops pour quelques consignes de sécurité et p'tit dej et repas.

J'ai vraiment bien aimé faire cette descente qui changeait avec les visites plus classiques effectuées depuis le début du voyage (marche, tours encadrés en vans...) et les conditions difficiles rendent l'expérience un peu plus unique!

Derrière ces quelques jours paceños (à la Paz), il est temps de découvrir un autre paysage, le lac Titicaca et des rives à cheval sur la Bolivie et le Pérou!

La Paz - Ruta de la muerte
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Pas facile de tenir le rythme de mon avancée sur le blog, dans les faits aujourd'hui je suis déjà au Pérou mais avec une dizaine de jours de retard, voici un article sur le lac Titicaca (lac le plus haut du monde à quasi 4000m). Après environ 3h de route depuis la Paz, je suis arrivé à Copacabana, dernière étape en Bolivie avant le passage au Pérou.

Comme souvent la route est superbe, avec par moment vue sur le lac et sur la Cordillera Réal, chaîne de montagne à côté de La Paz, culminant à plus de 6000m. Il fait toujours relativement frais à Copacabana, je sui à quasi 4000m et vais rester au final 3 jours. Une journée pour visiter la ville et la colline à proximité, une journée pour visiter l'Isla sel Sol, et une journée plus calme entre promenade et hôtel.

Copacabana reste un village agréable, très connu en Bolivie et au delà de par son lien avec la religion. La vierge de Copacabana fait en effet l'objet de processions régulières drainant des fidèles de toute la Bolivie et au delà. D'ailleurs, à priori la plage de Rio s'appelle ainsi en l'honneur de cette vierge.

Le 2ème jour je suis parti sur l'Isla del Sol, île sacrée des Incas (honnêtement j'ai plus l'histoire en tête, même s'il y a un lien avec le soleil). Toujours est-il que l'île est habitée depuis des siècles et que les Incas y avaient développé la culture en terrasse (différents types de pomme de terre notamment). Malgré une pluie régulière toute la matinée, je suis parti en rando pendant 3h sur l'île avec comme souvent des dénivelés importants. Le retour à Copacabana reste un peu long en bateau (2h minimum) mais l'excursion sur l'île était plutôt agréable malgré le temps.

Par la suite, il était temps de dire au revoir à la Bolivie, pays dont les paysages sont hallucinants, et les visages et sourires si marquants, pour dire bonjour au Pérou où je resterai probablement plus d'un mois. J'ai passé 1 jour et demi à Puno, ville également sur le lac, sans aller sur les iles Uros, à priori très touristiques et sans grand intérêt au final.

Fatigué de la pluie et du froid, j'ai donc décidé de ne pas m'attarder plus en altitude et redescendre chercher le soleil vers Arequipa, au sud-ouest du Pérou...

Lac Titicaca
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Arequipa...2ème ville du pays, j'en avais lu beaucoup de bien et je n'ai pas été déçu. C'est le 1er vrai gros coup de coeur pour une ville. Elle rassemble le charme des villes coloniales, le dynamisme d'une capitale régionale (1,5m d'habitants) et un climat agréable qui fait tellement de bien après la pluie et le froid des derniers jours.

Au final, je suis resté à Arequipa et dans sa région une dizaine de jours, partagés entre la ville, l'ascension du volcan Misti (2 jours) qui surplombe la ville et 3 jours dans le canyon Colca (le 2ème plus profond du monde après un autre canyon péruvien).

La ville est donc magnifique, et comprend comme toutes les villes fréquentées jusqu'alors une place centrale appelée place d'armes, centre de rassemblement pour les habitants, et souvent agréable avec bancs et végétation. A Arequipa, la place est encadrée de bâtiments à arcades et par la magnifique cathédrale de la ville. Je me suis pas mal promené dans le centre et ses rues alternant entre le quasi piéton et d'autres où traverser est moins évident (les péruviens ont la conduite sportive) ainsi que dans le quartier de Yanahuara qui offre un point de vue sur la ville et le volcan.

Le volcan, le Misti, 5800m. Je me suis mis en tête de le grimper. Le voir dominer la ville m'a donné des idées et je suis parti ave. Un groupe de 15 et 2 guides pour 2 jours. Réveil à 6h pour un début de montée vers 11h30 (tu sens la grosse organisation alors qu'il n'y a qu'1h30 de route entre le centre et le début de la rando). Au programme du 1er jour, 5h de rando avec des sections plus ou moins difficile mais sous des températures agréables. On démarre vers 3500m pour installer le campement vers 4500m. C'est parti pour monter la tente (ok j'ai pas campé depuis X années, j'ai mal aux jambes la nuit tombe et le froid avec, pas simple!). Une fois le campement prêt, le coucher de soleil et lumières de la ville s'offrent à nous, c'est magnifique... Le temps d'ingurgiter des pâtes et un thé à la camomille (festives ces vacances...) a 18h30, on est couché à 19h30 pour un réveil à... 0h40 (au secours). Autant dire qu'une nuit en tente à 4500m, il fait pas chaud, sur un matelas d'abdos, le réveil est pas trop dur vue la profondeur du sommeil... Début de la rando à la frontale vers 2h après un petit dej, le programme du jour, sur le papier, c'est 6h de marche. On grimpe tant bien que mal jusqu'à 6h du matin et assistons à 5500m à la levée du soleil. C'est magnifique, il se lève derrière le volcan, offrant donc un immense cône d'ombre sur la vallée et Arequipa... Superbe. Le guide nous annonce ensuite qu'il reste 3h jusqu'au cratère, 4h jusqu'au glacier nous faisant comprendre qu'on avance pas des masses... Plus la descente derrière, le vent et la neige qui se lèvent, perso avec 5-6 autres on dit stop. La vue est magnifique et j'en ai plein les bottes, la descente est à pic et prendra 3h, demi-tour sans regrets, encore moins quand le lendemain on me dira qu'en haut il y a un peu de fumée dans le cratère et que le glacier n'est pas fou. J'aurai préféré qu'on me dise 10-12h de marche dès le début pour avoir le mental et aller au bout. Ca reste malgré tout une super expérience, c'était superbe et le plus haut point que j'ai amais atteint à ce jour. A voir si je tente un 6000m dans les prochaines semaines, je n'ai pas en tout cas l'impression de ressentir les effets de l'altitude de manière trop importante. Je vais revenir j'aurai un N'golo Kanté dans chaque poumon 😂😂

Après 1 jour de repos je suis parti avec français(e)s rencontrés sur le volcan vers le Canyon Colca, un site immanquable au Pérou. Départ 4h du matin pour 3-4h de route , on prend un van pour les tours mais on a décidé de partir en rando seuls, ca se fait. Le 1er jour, après un stop pour voir les majestueux condors, nous faisons 6h de marche, que de la descente pour dormir dans le hameau de Llahuar, 4 baraques en tôle ou en bambou mais...des sources d'eau chaude. Quel kif après la rando...

Le lendemain on prend le seul bus de la journée entre Llahuar (ouest du canyon) pour Tapay (est). La route est vertigineuse, taillée à flanc de montagne, et les paysages sont là aussi superbes. De Tapay, on descendra, montera, descendra pendant 6-7h mais la rando est accessible. Nuit dans l'oasis de Sangalle avait d'attaquer le dernier jour, le plus dur: grimper de 2100 à 3200m un chemin, d'abord à la frontale puis au lever du soleil. On nous annonce 3h. On commence à 5h pour se garder une large pour le bus de 9h. Au final ce se fait en 2h15-20, on a donc le temps de s'enfiler un énorme p'tit dej avant le bus. La route du retour sera en tour avec des anglais, l'occasion de s'arrêter regarder un volcan en éruption, se baigner dans des sources d'eau chaude de nouveau etc...


Au final, Arequipa aura été une étape agréable, parfois dure physiquement mais je recommande à toutes personnes passant au Pérou de s'y arrêter, elle en vaut la peine! Next stop: Nazca et Huacachina!

Arequipa - Volcan Misti - Canyon Colca
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Une fois Arequipa quittée, je fais route pour un rapide stop vers Nazca et ses fameuses lignes. Après une nuit de route, j'arrive à Nazca un dimanche matin à 6h, autant dire que c'était désert .

L'idée était de se poser dans un café et bûcher un peu les agences pour m'offrir un tour en avion au dessus des lignes. J'ai vite renoncé vue la ville morte qu'était Nazca à cette heure et me suis fais accosté par un mec proposant des vols. Après avoir discuté en marchant et voyant que je trouverai rien d'autre d'ouvert, je le suis dans son agence et me voit offrir 35min de vol pour 65€ environ dans un avion à 6 places avec donc la fenêtre.

Le transfert à l'aéroport s'effectue vers 10h pour un vol seulement à 14h15 au final (on était sur midi à l'origine...). Après avoir tué 4h à l'aéroport, le ventre vide, j'y reviendrai, on décolle à 8: 6 passagers, le pilote et le copilote.

On se sent pas forcément en insécurité dans un coucou de ce type (il n'y avait pas de vent) par contre mon estomac se rend vite compte qu'il aura du mal à encaisser les virages de l'avion, qui a chaque figure pointait son aile vers le sol pour nous l'indiquer.

Au final, j'ai supporté le vol, qui était vraiment impressionnant, tant par les paysages que par les lignes de Nazca tracées au sol ou à flanc de montagne. Ici un colibris, là une araignée, un singe, une figure humaine... Le mystère de ces lignes n'est pas complètement résolu mais elles sont réellement impressionnantes!

Une fois le vol terminé, j'embarque assez rapidement vers l'oasis de Huacachina pour 2 jour plus cools à base de soleil, chaleur, désert de sable et surf des sables. L'étape est agréable même si Huacachina est minuscule et superficielle (les bâtiments font très touristiques). 2 jours suffisent donc amplement pour monter dans un buggy voir le désert (coucher de soleil superbe) et tester le surf des sables une petite heure.

C'en est terminé pour cette étape en plaine, retour dans les montagnes avec un temps fort du voyage, direction Cusco, sa vallée sacrée et son légendaire Machu Picchu...

Nazca - Huacachina
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Je suis resté au global environ 2 semaines à Cuzco et sa région. 15 jours divisés en:

- 5 jours de trek (le Salkantay trek, du nom de la.montagne au pied duquel nous passerons),

- 1 jour dans la vallée sacrée,

- 1 jour à la montagne colorée,

- le reste à Cuzco, entre visites, repos et dégustation de Pisco!


On abordera Cusco plus tard mais pour l'heure, je vais revenir sur le Salkantay trek.

Cette randonnée de 5 jours nous emmène sur 60kms vers le Machu Picchu.

Le premier jour est soft, 5-6 kms, pour arriver en début d'après-midi non loin du Salkantay, culminant à plus de 6000m. L'après midi permettra de faire une petite promenade d'une heure pour voir un lac au pied d'une montagne (à côté du Salkantay) d'un superbe bleu turquoise. Après une nuit glaciale, un réveil à 4h au maté de coca, il est l'heure de partir pour le gros morceau du trek: 22kms!

Le matin est la partie la plus dure, une ascension régulière pour atteindre 4600m soit le col permettant de passer dans la vallée. Après un stop devant une autre lagune et les explications du guide sur le rapport à la nature et à la montagne des Incas, nous arrivons au lieu de déjeuner. L'après midi se résume en une longue descente vers le camping de la 2ème nuit (moins froide) qui se situe dans la vallée.

Le 3ème jour est plus cool, petite marche le matin, sur du plat, et gros déjeuner avec guacamole, ceviche, légumes...le tout sous un grand et chaud soleil. Le lieu du déjeuner invite à la farniente (hamac) mais on repart rapidement en van pour le 3ème camping où après avoir lâché nos affaires, nous nous dirigeons vers les sources thermales... Le bonheur de s'y relaxer alors que la journée de la veille reste encore présente dans les jambes, et les ampoules commencent à faire leur apparition sur les pieds... Le soir, une soirée est organisée au camping, l'occasion pour notre petit groupe de trek de passer un moment sympa entre bières et piscos.

Le réveil sera assez cool avec un léger à 7h (grasse matinée!) pour faire de la tyrolienne! 5 traversées dont une d'un kilomètre, parfois à 300m de haut. Ca a été une première pour moi et est resté un moment super sympa, avant de repartir en van de nouveau pour Hidroelectrica. De ce village, il nous reste 12-13kms pour rejoindre Aguas Calientes, au pied de la montagne du Machu Picchu. Ces quelques kilomètres le long de la voie ferrée sont vite avalés, et la soirée sera calme, partagée entre deux bonheurs: retrouver une douche chaude et retrouver un vrai lit!

Le 5ème jour est le jour J! Réveil à 3h30 pour un RDV au 1er check point précédant l'ascension du Machu Picchu à 5h. De là, notre guide nous laisse et nous grimpons les 400m de dénivelé jusqu'à l'entrée du site en 50min. L'occasion, après quelques minutes d'attente, de pénétrer au sein de la cité mythique inca... C'est un bonheur de découvrir ce site a la fraîche, de voir les nuages aller et venir entre les ruines et les montagnes. Après une visite guidée, je grimpe sur "la montaña Machu Picchu", 600m plus haut. Le pas est rapide, ayant un bus pour rentrer à Cuzco quelques heures après (partant de Hidroelectrica, soit 12-13kms) mais la vue de la haut est superbe.

J'ai passé au total 5h sur place, 5h qui ont défilé très rapidement...mais ne seront pas oubliées de sitôt. Le site mêle vestiges incroyablement conservés et environnement naturel superbe. Je repars de cette montagne sacrée tellement content de l'avoir découverte, encore plus après ces 5 jours de trek...

Salkantay trek - Machu Picchu
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Ces 15 jours à Cusco er sa région auront été l'occasion de pouvoir vraiment profiter de la ville et des festivités s'y tenant: en effet, juin est l'occasion de célébrer la religion par de nombreuses processions (célébrations de Corpus Christi) mais surtout de fêter l'Inti Raymi, fête du soleil le 24 juin, donnant lieu là aussi à des processions dans la ville, en ce jour qui était le plus important pour les.incas car célébrant le solstice d'hiver.

Au delà de ces célébrations, la capitale de l'empire inca est agréable, vivante, regorgeant de monuments, de musées, de restaurants et de quartiers assez sympas, notamment celui de San Blas, sur une petite colline, ayant des airs de Montmartre avec ces rues piétonnes et ses boutiques bobos branchées. Malheureusement, je n'aurai que peu de photos de Cusco, celles ci étant sur ma carte mémoire verrouillée suite à un passage dans un café internet qui me l'a bloqué (j'ai pu néanmoins copier les photos sur mon disque dur externe).

Je suis également parti à la journée vers la Montaña Colorada, a quelques heures de route puis de marche de Cusco, elle culmine à 5000m et comme son nom.l'indique, présente plusieurs couleurs. Bien qu'étant très touristique, cette excursion aura été agréable, majoritairement passée avec un couple franco-allemand.

Enfin, la position centrale de Cusco rend facile la visite de la Vallée Sacrée chère aux Incas car présentant 3 villages datant de cette époque (Ollantaytambo, Chinchero et Pisac), un site servant de laboratoire agricole (Moray, où était testées les cultures de maïs, de pommes de terre, de céréales...), et un site d'extraction de sel (Salineras de Maras, datant d'avant les Incas). Cette journée un peu effectuée au pas de course (je commence à compter les jours pour retrouver 3 ami(e)s début août en Colombie) a néanmoins permis de se rendre de nouveau compte de la richesse de cette civilisation Inca.

Au final, ces 2 semaines autour de Cusco m'auront vraiment permis de prendre le pouls de l'histoire du Pérou et de ses racines, et c'est avec plein de souvenirs que je la quitte pour Puerto Maldonado et l'Amazonie!

Cusco - Vallée Sacrée - Montaña Colorada
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Après ces 15 jours dans le berceau Inca, il était temps de lâcher les pierres pour les joies de la jungle et de ses habitants tous plus sympathiques les uns que les autres, à savoir certains animaux présents dans ce petit bout du poumon vert de notre planète, à savoir la forêt amazonienne!

Pour cette 1ère expérience de la jungle, je suis allé à Puerto Maldonado à 8h de bus de Cusco, la grande ville de la jungle du sud-est péruvien (Iquitos, au nord-est, est plus grande et est je crois la plus grande ville du monde inaccessible par la route, avion ou bateau obligatoire).

Après un petit tour de cette ville sans charme, j'ai sondé 3-4 agences pour avoir une idée des prix de 2-3 jours dans la jungle. Au final, j'en retiens une qui m'emmènera à côté du Lac Sandoval. Au programme, 45min de bateaux sur le rio Madre de Dios (affluent de l'Amazone) puis 1h de marche dans la boue puis 30 min de pirogue sur le lac pour arriver au lodge. La suite du séjour d'organiser entre observation de caïmans de nuit (pointer vos lumières sur le lac et si vous voyez 2 points rouges c'est les yeux...ah oui bien), de perroquets, d'oiseaux, de loutres, quelques singes, grenouilles, araignées, arbres, pêche au piranha (je suis vraiment pas patient...rester assis sans bouger c'est pas pour moi) et sortie de nuit dans la jungle.

Bon moment que cette sortie quand le guide (au top d'ailleurs) nous sort "allez on éteint les lumières pour sentir la jungle " Ah oui, ces bruits de grenouilles, singes et autres bestioles non identifiées. Et le top, 30 mètres après avoir rallumé les frontales, on tombe sur un serpent corail. Le guide (qui n'en avait pas vu depuis 3 ans) ne trouve rien de mieux que dire: si il vous mord, vous mourrez en 2h. La sérénité.

Le retour se fera via le même chemin, avec en milieu d'après midi un avion à destination de Lima pour voir la capitale et s'orienter vers le nord du Pérou!

Lac Sandoval - Amazonie
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Un article pour résumer plusieurs étapes effectuées rapidement (je vous vois venir, non j'ai pas trop la flemme!), à savoir Lima (3 jours), Huaraz (1 jour), Trujillo (2 jours) et Mancora (3 jours). J'ai donc enchaîné quelques heures de bus dernièrement, je vous renverrai vers Google pour mieux situer ces lieux!

Lima donc...avis mitigé. Je n'en attendais pas grand chose et effectivement je n'ai pas eu de coup de coeur pour la capitale péruvienne. J'y ai passé une demi journée dans le centre historique à m'y promener, me poser sur la Plaza de Armas, marcher dans le quartier chinois, et surtout enfiler un gros pisco avec un musicien qui filait à Toulouse pour l'anniversaire de Bernard Lavilliers 2 jours plus tard à l'occasion d'un festival dédié aux musiques du monde. J'avoue ne pas avoir vérifié s'il me racontait n'importe quoi ou pas.

Je logeais dans le quartier de Miraflores, le plus sûr, le plus moderne aussi. Peu d'intérêt si ce n'est le front de mer et son parc, idéal pour se remettre à courir. 3 jours étaient plus que suffisants, et j'ai ensuite filé à Huaraz.

Cette ville est situé à proximité du plus haut sommet péruvien et la région est connue pour ses treks de renommée. J'avoue avoir un peu moins la gnac dernièrement à repartir pour une semaine de rando donc je me suis contenté d'une journée à la Laguna 69 (ça me fait penser que je devais regarder d'où venait ce nom...) aux eaux turquoises et limpides... Promenade sympa, assez simple même si l'absence de soleil rendait le spectacle un peu moins beau que ce qu'il aurait dû...

Le soir même j'ai pris un bus de nuit pour Trujillo et là...J'avoue avoir pour le coup du un coup de coeur pour cette ville coloniale aux couleurs superbes! Au delà de l'architecture de la troisième ville péruvienne (après Lima et Arequipa), 2 sites historiques sont situés à proximité: las huacas del sol y de la luna, et Chan Chan.

J'ai été bluffé par les huacas, sorte de pyramides datant d'avant les incas (civilisation des Moche), abandonnées pendant des siècles et sur lesquels les archéologues se penchent seulement depuis 1991! Mais comment on a pu laisse ce trésor à l'abandon aussi longtemps, comment ce site n'est pas trop dans les radars des visiteurs du Pérou! Une pyramide d'une vingtaine de mètres, bien conservée, des peintures, des traces de l'ancienne ville...j'ai adoré la visite avec une guide dynamique à souhait et ne comprend vraiment pas comment ce site n'est pas plus mis en valeur.

Le lendemain, visite de Chan Chan, ancienne capitale de la civilisation Chimu qui a disparu pêle-mêle à cause d'un tremblement de terre, du changement climatique et de l'arrivée des Incas dans la région. Chan Chan vaut aussi le coup d'oeil avec des murs qui tiennent debout depuis des siècles, et des vestiges archéologiques conservés au musée.

J'ai quitté Trujillo super content d'y avoir mis les pieds, et ca reste pour moi la plus belle ville depuis le début avec Arequipa. La suite, c'est direction Mancora pour, après 2 mois, la plage et la.baignade, enfin! Concrètement les 3 jours la bas se sont résumés entre plage, piscine, hamac, bronzette, couchers de soleil sur le Pacifique, rencontre de 3 français aussi en vadrouille avec qui partager l'happy hour (2 piscos ou mojitos pour 4,5€, dur...). Cette étape farniente à fait du bien pour repartir vers la montagne, l'Équateur et la ville de Cuenca!

Lima - Huaraz - Trujillo - Mancora
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2ème quinzaine de juillet et je retrouve mes potes début août à Bogota puis Carthagene. Vu les distances, et vu tout le bien que j'entends sur la Colombie, il est grand temps de passer la seconde, et donc, de traverser l'Équateur assez rapidement! Au final, je ferai 2 étapes dans le pays, Cuenca au sud, et Quito la capitale, le tout en à peine une semaine. Tant pis pour ce pays, je privilégie le sud de la Colombie étant donné que je n'y repasserai probablement pas derrière.

Cuenca donc... 3ème ville du pays derrière Guayaquil et Quito, est une ville coloniale fondée par les espagnols au 16ème siècle. J'y suis resté un jour et demi, le temps der balader dans ses rues et profiter de l'architecture. Je vous avoue avoir été un poil déçu, ayant lu que c'était une ville vraiment superbe. Au final, de nombreux bâtiments et eglises présentent une architecture sympa mais je m'attendais à mieux. Cette ville me fait un peu penser à Sucre en Bolivie. Ayant vite fait le tour (un peu plus de 300 000 habitants), j'ai décidé de pas trop m'y attarder et filer vers Quito où pour le coup je suis resté 4 jours (et ai plutôt bien accroché)!

Cuenca
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Quito, 2ème capitale la plus haute du monde après la Paz, à quasi 3000m d'altitude, se tire sur 50 kms de long et une quinzaine de large, coincée entre 2 chaines de montagne.

Pour moi, la plus belle des capitales des pays que je verrai en Amérique du Sud (je ne suis pas encore arrivé à Bogota mais des échos que j'ai entendu, ça n'est pas aussi beau). J'ai adoré la Paz et son ambiance mais du point de vue architectural, le centre historique de la capitale équatorienne vaut le détour. Des bâtiments coloniaux partout, des églises superbes, des vues sur la ville valant une petite montée, je garderai un bon souvenir de la ville.

Le 1er jour j'ai visité son centre historique, sa cathédrale, son église "la Compania de Jesus" dont l'intérieur est couvert d'or (photos interdites, je vous renvoie vers google!), son panecillo (petite colline avec vue sur la ville), ses petites rues... Une ville agréable, quoique morte le soir pour une capitale (en tout cas son centre, je ne suis pas allé dans le quartier des affaires qui, paraît-il bouge plus mais n'a aucun charme.

Le 2ème jour direction le téléphérique pour une vue sur toute la ville depuis 4000m. En théorie on peut y voir "l'avenue des volcans", la chaîne s'étirant le long de l'Équateur, mais la.journée étant nuageuse, la vie était limitée... une grosse averse de grêle aura eu raison de mon petit tour à 4000m, retour en ville après quand même 2 bonnes heures au sommet.

Le 3ème jour, à défaut de voir les volcans de loin, direction le volcan Cotopaxi, le 2ème plus haut volcan actif au monde! Le van nous emmène à 4500m pour une mini rando de 1h jusqu'à 4800m. Là dessus je me dis que ca va se faire tranquillement, c'est sans compter le vent et...la neige qui commence à tomber! Au final, cette heure de montée sur une pente raide, avec le vent et la neige ne sera pas simple, le chocolat chaud dans le refuge en sera d'autant plus apprécié!

La descente se fera en VTT de 4500 à moins de 4000m, avec petite rencontre avec un renard des Andes au passage!

Le 4ème et dernier jour à Quito m'emmènera sur l'Equateur, le côté géographe reprend le dessus! Cette ligne est située à 25kms au nord du centre ville, à une bonne heure et demi de bus (majoritairement en site propre, bonjour le boulot 😉) et une ville, "la mitad del mundo" (la moitié du monde) y a été érigée. La visite se fait en 2 temps, un premier avec un petit topo sur une partie de l'histoire de l'Equateur, un autre avec visite du monument symbolisant l'Equateur, et 2-3 petits musées dont un dédié à l'expédition française (sous Louis XV) qui a permis d'identifier cette ligne virtuelle à ce niveau là.


Au final, mon séjour en Équateur aura été court (coucou la Colombie, j'attends beaucoup de toi!) mais m'aura permis d'apprécier Quito, en attendant peut être un prochain séjour plus long pour profiter de la campagne et de la côte pacifique!

Quito
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Ca y est, je suis passé en Colombie! 🇨🇴🇨🇴

Ce pays dont tellement de monde dit le plus grand bien, ce pays que je vais prendre le temps de découvrir pendant de nombreuses semaines, seul dans le sud avant l'arrivée d'amis puis de la famille!

Mais avant de retrouver tout ce beau monde, il reste du chemin à faire. Le passage de l'Équateur à la Colombie se fait via une journée sur la route entre Quito et Tulcan (ville frontière équatorienne), puis passage de la frontière à pied afin de joindre les 2 bureaux d'immigration et faire tamponner le passeport puis trajet d'Ipiales (ville frontière colombienne) à Pasto, via un stop au monastère de Las Lajas, église nichée au fond d'un canyon.

Je passe rapidement sur Pasto, ville sans grand intérêt en termes de tourisme, pour m'arrêter sur Popayan. Cette ville était présentée dans mon guide comme la 2ème plus belle du pays après Cartagena. Popayan est une ville coloniale, appelée la "ciudad blanca" de par la couleur des murs bâtiments. Tout le centre ville est ainsi, lui donnant fière allure, et me faisant tomber sous le charme, comme finalement toutes les villes ou centre-villes coloniaux fréquentés (Arequipa, Trujillo, Quito...).

Je suis resté quasi 4 jours par là, en me promenant seul, via un free tour (et apprenant que l'Université de cette ville est l'une des plus prestigieuses du pays, plusieurs présidents colombiens y étant notamment issus), etc en faisant une escapade aux thermes de Coconuco, à 30 kms de la ville, avec retour en VTT, histoire de descendre un col. Je suis aussi parti une demi journée à Silvia, village réputé pour les tenues traditionnelles portées par ses habitants et notamment par les jupes portées par les hommes.

Je ne regrette ainsi pas d'être passé en express en Équateur pour mieux découvrir ce sud colombien aujourd'hui encore peu fréquenté par les touristes de par son éloignement des principaux sites touristiques (la côte caraïbe notamment), et son histoire (une partie du sud était il y a peu encore à éviter de par la présence de guérilleros, et à 200-300kms plus à l'est se trouvent des régions de production de cocaïne, à éviter donc...).

Prochain arrêt: le plus grand site archéologique de Colombie à savoir San Agustin!

Las Lajas - Popayan
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San Agustin est le plus grand site archéologique de Colombie, lieu ayant accueilli une civilisation précolombienne pendant quelques millénaires avant Jesus-Christ. Des statues ont été retrouvés dans la région autour de San Agustin et restent remarquablement conservées.

J'ai passé une journée complète dans cette ville et autour avec une matinée de visite à cheval pour voir quelques statues sur 15kms, et un après-midi dans le parc archéologique.

Plus que les quelques statues vues à cheval, la vue sur le canyon du rio Magdalena (plus grand fleuve de Colombie, prenant sa source ici pour se jeter dans la mer des Caraïbes à Barranquilla) et les cascades s'y jetant valait largement le coup! Champs, plantations de café, quelques maisons disséminées...la campagne autour de San Agustin est plutôt agréable!


J'ai par la suite laissé le sud pour remonter un peu en direction de Bogota pour faire une étape dans le désert de Tatacoa, via une nuit dans la ville de Neiva (rien à y voir mais ville vivante) et une autre à Villavieja, village aux portes du désert de Tatacoa, où la piscine de l'hôtel était des plus agréables pour faire face aux 35 degrés.

Le désert se visite tôt le matin, départ 5h30 pour éviter les grosses chaleurs et faire une promenade de 3h à moto et à pied dans le désert rouge puis dans le désert gris. Évidemment, comme dans chaque désert que je fréquente j'ai eu un peu de pluie. Malgré ça, le désert rouge offre un paysage type ouest américain, toutes proportions gardées puisque ça reste très petit mais les formations rocheuses peuvent y faire penser...

C'était la dernière étape avant de découvrir la capitale Bogota!

San Agustin - Désert de Tatacoa
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Bogota, la capitale colombienne est la 4ème plus grande ville d'Amerique du Sud, plus ou moins equivalente en nombre d'habitants avec Lima.

J'y aurai fais 2 crochets, un début août en venant du sud pour récupérer mon pote JRet un autre pour récupérer la famille venue visiter la Colombie à l'occasion des vacances.

La ville, immense, comme le montre les photos prises en haut de la colline de Montserrate, présente un centre ville historique (la Candelaria) avec des bâtiments coloniaux et sera le quartier où j'aurai résidé durant les séjours ici. Je suis resté dans ce quartier, les autres ne m'étant pas spécialement attirés du point de vue de l'intérêt touristique.

La Candelaria présente donc de nombreux bâtiments coloniaux aux couleurs vives et est le quartier où de nombreux graffeurs exercent pour réaliser des oeuvres superbes que j'ai pu parcourir à l'occasion de l'excellent "Graffiti tour" de 2h, autour du quartier.

C'est aussi ici que se trouve la plaza Simon Bolivar, lieu central du pouvoir politique (palais présidentiel, ministères), mais aussi judiciaire (palais de justice). La place accueille également la cathédrale. Non loin de la place, le musée Botero m'a permis de découvrir cet artiste-peintre et ses oeuvres tout en rondeurs.

En surplomb de la Candelaria se dresse la colline de Monserrate, avec son église visible d'une bonne partie de la ville. Nichée à 3100m, celle-ci permet d'avoir une vue globale sur la ville et mieux en mesurer son immensité.

Bien qu'un peu fraiche (une vingtaine de degrés maximum) et souvent sous les nuages, Bogota , grâce à la Candelaria notamment, n'en reste pas moins plutôt agréable, au regard notamment de l'idée que j'en avais avant d'y arriver (ville plutôt grise, sans grand intérêt).

Bogota
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La Zona Cafetera est cette région située au centre ouest de la Colombie, regroupant 3 régions dont les capitales sont Armenia, Pereira et Manizales. Comme son nom l'indique, cette zone le principal centre de production du fameux café colombien.

Nous avons donc volé de Bogota à Pereira pour enchainer direct avec un peu de route pour le village de Salento, présentant un certain cachet et situé à 12kms de l'une des plus belles vallées de Colombie: la vallée de Cocora. Cette vallée à la particularité d'héberger les plus hauts palmiers du monde, culminant à 60m pour certains. Nous sommes donc parti pour une randonnée d'une quinzaine de kms au sein de la vallée et des montagnes la surplombant pour mieux admirer ces arbres magnifiques. La marche confirme la beauté du site, à ce jour le plus beau paysage de montagne colombien.

Le lendemain, nous sommes allé visiter une finca de café, en faisant un tour d'une petite heure avec un guide nous ayant expliqué les spécificités de cette finca et les grandes étapes de production du café.

De Salento, nous avons ensuite rejoins Santa Rosa pour passer une après midi dans les sources d'eau chaude de San Vicente, nichées en montagne et entourées de falaises boisées. Après midi détente bienvenue après les kilomètres dans la vallée de Cocora et ceux effectués à Salento et autour.

De Santa Rosa, direction Manizales pour un stop d'une nuit dans cette ville de 400 000 habitants, implantée dans les Andes à 2000m et présentant donc un certain nombre de rues en pente et un téléphérique. Bien que n'ayant rien de particulier d'un point de vue architectural, j'ai aimé l'ambiance s'y dégageant, le dynamisme et la localisation: la vue sur les montagnes verdoyantes entourant Manizales est magnifique...

La suite, c'est 4h de route pour rejoindre la trépidante Medellin...

Zona Cafetera