Carnet de voyage

Retour aux Philippines

Par
10 étapes
10 commentaires
6 abonnés
Dernière étape postée il y a 3 heures
Par JMS16
Des volcans et des îles
Du 5 février au 18 mars 2020
43 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 24 novembre 2019

Ce lundi matin après les dernières vérifications nous avons pris la route pour Roissy , non sans quelques arrêts. Autoroute jusqu'à Pithiviers puis routes de campagne dans la Brie et enfin la Francilienne et ses ralentissements mais on a évité le peripherique et nous sommes directement arrivés à notre hôtel au mesnil amelot tout prêt des pistes . Mardi matin frais et dispo , nous avons pu confier notre véhicule au parking où nous avons nos habitudes .


Le voyage fut long . 13 heures de Roissy à Taiwan , 2 h d'escale , 2h 30 de Taiwan à Manille. Bref nous avons débarqué aux Philippines à midi mercredi. J'oubliais les 7 heures de décalage horaire que nous avons dû subir.

La compagnie Eva Air est à recommander , l'espace en classe éco est confortable et le service au top .

On a remarqué dans les couloirs de transfert des aéroports des stands médicaux avec des caméras infra rouges pour dépister d'éventuelles personnes fiévreuses. On porte des masques et on espère que le virus ne se propagera pas plus . Mais le port du masque est assez courant en Asie. Et puis il fait beau et chaud pas de raison de s'enrhumer .

Nous ne resterons pas longtemps en zone urbaine , demain on part pour voir un volcan qu'on espère calme .


2
2
Publié le 8 février 2020

Le mercredi 5 février après avoir récupéré nos forces , nous prenons le bus devant le Terminal 3 de l'aéroport de Manille pour rejoindre celui de Clarck plus au Nord. Le long de la route , après la ville tentaculaire , voir des rizières et des montagnes nous fait du bien . A Clarck nous avons trouvé un taxi pour arriver à Santa Juliana chez Alvin au Bognot Lodge. Grande terrasse , plein de chambres et des hôtes très accueillants .

Le lendemain départ à 7 heures en Jeep pour le fameux cratère. En 1991 cette montagne dont la dernière éruption remontait à plus de 5 siècles, s'est soudainement réveillée. C'est un volcan gris de la ceinture de feu du Pacifique, c'est à dire qu'il ne produit pas de lave et est de caractère explosif avec les coulées piroclastiques qui vont avec ( mélange de pierres, cendres et gaz à très haute température qui dévalent les flancs et détruisent tout sur leur passage ). Des signes avants coureurs ont permis d'éloigner la population, le bilan s'élève à un millier morts tout de même. Mais il n'a pas fait les choses à moitié, son éruption fut la plus importante du 20ème siècle. Littéralement décapitée , la montagne a perdu 300 mètres de hauteur et envoyé autour d'elle dans l'atmosphère et les vallées environnantes 10 km3 de matériaux. Ces pierres et ces cendres se sont accumulées et écoulées en mélange avec l'eau modifiant tout le paysage alentour.

Avec la Jeep nous avons remonté la vallée. D'abord c'est un large lit de rivière plein de gravats puis progressivement on pénètre entre des parois de cendres et matériaux volcaniques qui s'érodent au fil des saisons. Leur hauteur est impressionnante. On imagine le cataclysme que cela a dû être . Durant cette éruption ce devait être l'enfer ici ! ou plutôt le paradis ! car un volcan qui explose c'est un recommencement.

Le parcours est très chaotique et il faut bien un engin franchisseur pour passer ici . Enfin nous arrivons à un terminus et il faut grimper un sentier à pied pour arriver au belvédère qui domine le cratère. Un lac le rempli . Les crêtes ciselées qui l'entourent ne sont pas encore stabilisées. On peut descendre au bord de l'eau sur une petite plage. Si il y a trente ans ici ce n'était que bruit et chaos maintenant c'est juste beau .

Nous avons profité un long moment du spectacle avant de revenir sur nos pas . A noter que l'on croise quelques cabanes ou l'on vend des boissons et des bibelots aux touristes de passage . Elles sont tenues par des familles de tribus locales qui vivent dans la montagne . Leurs traits et caractères sont étonnamment aborigènes. Ils sont ici depuis des millénaires. Preuve des nombreuses migrations qui ont fait la multiplicité des ethnies qui peuplent les Philippines.

Bref l'expérience était géniale de pouvoir fouler un sol neuf .

3
3
Publié le 10 février 2020

Initialement nous avions prévu d'aller voir un autre volcan, le Taal . Mais depuis quelques semaines il s'est réveillé et son accès est interdit . De grosses explosions ont déjà eu lieu alors on n'insiste pas ! Au Nord-ouest de Santa Juliana sur la côte se trouve un parc national : les hundred islands. C'est une station balnéaire assez prisée par les philippins. Quelques heures de bus et nous y sommes . Seuls étrangers présents ici , nous intégrons la vie locale . C'est le week-end avec une ambiance familiale très bon enfant dans la ville , sur le front de mer et les restaurants . Nous nous sentons bien accueillis. L'organisation pour le tour sur les îles est encore une fois très bien rôdée . Nous ne pourrons faire qu'une demi-journée ce dimanche en raison d'une alerte météo qui s'avérera fausse mais c'est déjà bien pour voir ce que c'est.

Les hundred c'est beaucoup de petits îlots calcaires de toutes les tailles parsemant la baie . Comme à Along en plus petit ! Ils sont rongés par l'eau et la houle et présentent de jolies formes. Les Philippins sont très pieux , alors un grand Christ trône au sommet de l'île principale et ont en fait le tour en pèlerinage avec des stations de chemin de croix et des statues grandeur nature . On s'y amuse aussi avec des tyroliennes d'île en île , on y campe , on y pique-nique . Mais rassurez vous des gardes veillent à la propreté et au respect des lieux , parc national oblige ! Cette zone autrefois dévastée par la pêche sauvage est en pleine réhabilitation avec du corail qui reprend , des bénitiers réimplantés ( normal ! ) et un côté éducatif à l'environnement appuyé.

Nous y ferons même un peu de snorkeling, l'eau était bonne mais un peu trouble.


Un panoramique depuis un sommet
4
4
Publié le 12 février 2020

Après ce week-end passé aux hundred islands nous refaisons nos sacs pour rejoindre l'île de Mindoro située au sud de Luzon. La route est longue mais tout se passera sans encombres, circuler aux Philippines est somme toute assez simple il y des bus très réguliers et partout . Depuis la gare de Alaminos on rejoint Cubao , quartier de Manille qui est aussi une grande gare centrale , là on trouve une autre compagnie qui dessert Batangas grand port au sud de l'île. Un ferry plus tard , nous sommes sur Mindoro à Puerto Galera , plus exactement au port de Balateros . De là un tricycle nous emmène à l'hôtel qui nous attend, l'Amami Beach Resort .

Bien sûr j'avais prévu deux jours en cas de retard , mais tout s'est très bien enchaîné, les bus partant toutes les heures c'est assez facile ! Le lundi nous avons donc roulé de 8 h le matin à 17 h le soir . Nous avons dormi à Batangas et pris un ferry le lendemain matin pour pouvoir profiter du paysage ( Il faut 1h de traversée) .

Je dois dire que les bus de liaison Philippins sont très confortables , climatisés, de bons sièges , la télévision et le wifi à bord ! On regarde aussi le paysage qui est étonnant pour nous . On a retraversé Manille et ses grandes artères, ses grattes ciels et ses quartiers moins beaux . Ils ont des autoroutes très modernes mais aussi des routes secondaires où on peut voir du riz et du maïs étalé qui sèche au soleil sur les bas côtés bétonnés . Le relief est très volcanique. Nous sommes passés à 20 km du Taal , on l'a aperçu au loin mais pas de fumée, c'est décevant !

La circulation se fait dans un joyeux bazar , ça déboule de partout , on double à gauche ou à droite , mais curieusement personne ne s'énerve , on laisse passer ! Le klaxon sert à avertir de son approche . La fureur parisienne est bien loin ! Et puis beaucoup de motos et tricycles circulent au milieu des voitures et des camions .

Les ferry eux aussi sont fréquents et nombreux , normal avec toutes ces îles à desservir . Il y a des gros , les RoRo , pour les véhicules, et plein de compagnies de transports passagers rapides ou semi rapides .

5
5
Publié le 14 février 2020

Du mardi 11 au samedi 15 février nous sejournons loin du bruit et des bars de Sabang , Puerto Galera et White beach , à l'Amami beach hôtel sur la plage de Linapacan tout au bout de la route , après c'est la montagne. Un petit lodge sans prétention décoré avec goût. L'accueil et le restaurant sont tout prêt de la plage , des bungalows en bambou tout autour . Nous logeons dans une annexe appelée Amami Garden de l'autre côté de la route , tout aussi calme . Ce lodge a été créé par Marie Thérèse , une femme philippine qui a beaucoup vécu en Italie et en France, elle est de retour au pays avec son fils Fabio pour ce projet hôtelier depuis 2013 . Le business a l'air florissant, les notes des guides sont excellentes , car leur cuisine italienne est fameuse ! Ils font beaucoup travailler des locaux participant ainsi au développement du secteur .

Nous avons exploré quelques activités autour durant ce séjour . Ils nous les ont gentiment indiquées voire organisées.

6
6
Publié le 14 février 2020

Celles là ils fallait les trouver ! J'en avais eu connaissance en lisant des blogs et Fabio nous a dit que c'était pas mal . Plutôt que d'y aller en tricycle nous avons préféré louer 2 scooters qui nous ont été livrés à 8 h mercredi matin. Coiffé pour ma part d'un casque de skate board nous avons fièrement pris la route . Ici on roule tranquille , la route fait presque essentiellement le bord de la côte et elle est très montagneuse , 50 km/h est le maximum . Nous avons roulé jusqu'à Puerto Galera puis continué en direction de Calapan . Les points de vue sur la mer sont saisissants et font l'objet de nombreux arrêts , une grande cascade en bord de route , Tamaraw falls , aussi bien sûr . A San Théodoro nous tournons à droite sur une petite route qui suit une rivière. Le paysage est superbe avec une succession de rizières et de plantations de cocotiers et des bananiers sauvages . Jusqu'à arriver au petit village Mangyan .

Les chutes sont encore loin , qu'à cela ne tienne, aussitôt un buffle est attelé sur une cariole et nous voilà parti avec 2 femmes guides et un cocher . Nous traversons plusieurs fois la rivière, le buffle n'a peur de rien . On trotte parfois, eh oui ! quand le sol est plat . Nous suivons une piste dans la jungle , partout des cacaoyers sauvages exposent leurs cabosses. Arrivés au bout il faut tout de même un peu marcher , en retirant ses chaussures car on patauge un peu . Une petite cascade toute mignonne émerge de la jungle , nous la remonterons , de rocher en rocher , pour finir par une baignade, eh oui , il fait chaud ! Nos guides très efficaces ont dressé une table avec un parasol sur le banc de sable face à la chute . Déjà la viande grille sur le barbecue et nous mangerons dans ce coin de paradis un merveilleux repas . Nos hôtes sont au petits soins pour nous et très bavardes ce qui va bien avec Sylvie et nous sommes restés longtemps à papoter .

Ce fût un moment délicieux , la rencontre et l'échange sont tout aussi important que le paysage .

7
7
Publié le 14 février 2020

Jeudi , il est temps de se mettre à l'eau. Un couple de bordelais s'est joint à nous pour louer le bateau . En fait ici tout est organisé. Une guide munie de son badge vient nous chercher au lodge avec un van . Nous rejoignons le port de Puerto Galera pour embarquer sur une bangka qui nous emmène jusqu'au bout de Medio Island sur un site appelé Long Beach . A partir de là, chaque couple est pris en charge par deux autres guides ou boatman qui nous font monter sur leur petite bangka pour nous diriger vers les sites de snorkeling . Vous suivez? Ici le travail est partagé, chacun sa part . Ceci dit c'est un bon moyen d'éviter les explorations sauvages et dévastatrices sur des récifs en réhabilitation. De gros efforts sont fait en ce moment dans le pays .

Nous irons d'abord voir de gros bénitiers qui prolifèrent sur un fond sableux . Leur taille est monstrueuse . Nous passerons un long moment sur Coral Garden qui comme son nom l'indique est un jardin de corail . Il est en pleine santé, plein de couleurs avec des multitudes de poissons , un vrai régal pour les masques. Puis nous irons faire un tour dans des grottes au bout de la plage . Il s'agit d'anciens tunnels de lave ou l'eau s'engouffre. Nous suivrons le sens de la visite comme de gentils touristes . Les vendeurs et autres guides sont plus nombreux que nous , alors on leur fait plaisir .

Après une petite collation nous reprenons l'exploration du récif de corail devant la plage maintenant que la marée est haute . Nous rentrerons gavés et fourbus de cette journée. C'était un avant goût, bientôt les choses sérieuses vont commencer avec des blocs sur le dos .

( désolé mais il n'y a pas de photos sous marine, nous étions dans une baie et la visibilité assez moyenne)

8
8
Publié le 14 février 2020

Vendredi , quoi faire ? Des cascades dans la montagne juste derrière le gîte, pourquoi pas ! Nous nous rendons au village de la communauté magyan ( prononcer manian) . Ce sont les habitants originels de l'île de Mindoro . Ils vivent dans leurs villages traditionnels partout dans la montagne plutôt à l'écart. Ils subsistent pauvrement d'agriculture, d'élevage et d'artisanat. Ceux de Linapacan sont plus aisés. Une fondation les protège et leur permet de mieux s'immiscer dans une vie plus moderne . Ils sont nombreux à travailler dans l'hôtellerie alentour , mais aussi comme guides touristiques .

Pour accéder à la montagne il est obligatoire de passer par ce village qui ne fait pas du tout réserve . Tout est propre , on croise beaucoup d'enfants qui vont à l'école ou en garderie . Des vanniers perpétuent leur artisanat . Des couturiers cousent et des guides attendent le client .On se réfère au barème selon la course souhaitée et c'est parti . Notre guide maîtrise parfaitement l'anglais et nous aurons de longues conversations très intéressantes avec lui . Mon métier d'agriculteur l'interpelle et on échangera beaucoup sur les plantes et les méthodes de culture . La course assez simple s'avérera bien plus longue que prévu à cause des nombreux arrêts conversation . C'est ce qui est génial ici, le paysage devient un prétexte pour rencontrer des personnes .

Le sentier était plutôt chaotique, car nous remontions le lit d'un torrent . Aïe les genoux ! , et Sylvie a eu un coup de chaud mais nous y sommes arrivés à cette fameuse cascade . En vrai elle n'était pas bien haute mais puisque je vous dit que c'était un prétexte !

Le reste de la journée, poussé par la curiosité j'ai eu envie de voir le chantier au bout de notre rue . Visiblement les autorités ont envie de boucler la route qui fait le tour de Mindoro . Au rythme ou vont les choses cela risque de prendre du temps . Malgré tout j'ai pu avoir de beaux points de vue sur les plages.

Le bout de la plage de Talipanan est charmant , loin du clinquant , juste un coin tranquille ou l'on se repose


9
9
Publié le 19 février 2020

Après ces quelques jour passés à l'Amami , nous brûlons de découvrir plus loin . Depuis le Nord , nous voulons rejoindre la côte ouest de Mindoro . Nous avons le choix , faire le grand tour par le bas , ou plus simple , prendre un bateau qui permet de s'affranchir de la portion de route manquante , puis prendre un bus pour Sablayan , ce que nous avons évidemment fait .

Le bateau est une bangka qui fait la liaison une fois par jour entre Puerto Galera et Abra de Ilog . Elle était bondée , entre les locaux , quelques touristes comme nous , des colis , des motos ... mais elle avançait vaillamment ! Comme d'habitude la station de bus est derrière le port et un autocar attend les passagers . Nous avons en profiter sans délai.


Le paysage est encore une fois différent. Mindoro est très montagneux. Nous suivons une large vallée puis une plaine côtière très fertile . Ici il font 3 récoltes par an . Le climat le permet et les cendres du volcan qui s'y déposaient il y a encore quelques jours sont un excellent fertilisant . Du riz et du maïs prospèrent , à tous les stades . C'est un peu déroutant. Et les grains récoltés sèchent bien entendu sur les bas cotés...

Arrivés à Sablayan nous passons un énième contrôle anti virus. Il vaut mieux ne pas être enrhumé en ce moment . Comme tout va bien nous avons le droit de prendre une chambre et nous choisissons d'aller chez Gustav. Surprise il faut prendre le bateau pour traverser un bout de mangrove. Un long sentier ombragé nous emmène au resort . Des petits bungalows adorables sont disséminés sous les cocotiers et les palmiers en bordure de plage. Gustav nous accueille très gentiment , c'est un autrichien installé ici de longue date et qui y a monté son affaire . Le cadre est superbe et la tranquillité assurée. Nous faisons face à l'île de Pandan sur laquelle nous sommes attendus demain .

10
10
Publié le 20 février 2020

En 2018 , lors de ma mission pour Eurostat , j'ai eu l'occasion de travailler avec Gael Carlut qui a été mon formateur puis mon superviseur. Nous avons été en contact très régulièrement et nous avions sympathisé. Gael est franco-philippin . Son père aujourd'hui décédé avait créé une structure resort et plongée sur cet îlot dont il était devenu propriétaire. Alix et Gael ses fils en ont repris la gestion et c'est tout naturellement que j'ai été invité à y passer. Ce petit bijou a été gravement touché par deux typhons successifs en décembre dernier. Les arbres ont souffert et les coraux aussi . Pourtant il garde tout son charme .

Pour y accéder depuis le petit port de Sablayan il faut prendre une bangka , remonter l'embouchure de la rivière, passer la barre de sable peu profonde et naviguer environ 30 minutes pour pouvoir fouler le sable de la plage.

Là aussi des bungalows sous les frondaisons , un bar et un restaurant , des sentiers et la plage tout autour . Ici pas d'eau douce , le ravitaillement de chaque logement se fait depuis le port avec des gericans .Pour se laver l'eau du réseau est saumâtre. L'électricité fabriquée à partir de panneaux solaires est conservée dans des batteries. Même le compresseur du club de plongée marche avec de l'énergie tirée du soleil . Les 2 frères tiennent à ce concept éco responsable . La capacité est de 50 résidents tout de même . Dans la journée peuvent s'y ajouter des visiteurs qui repartiront avant la nuit . L'équipe compte environ 40 personnes.

Les activités proposées sont le kayak, le snorkeling et surtout la plongée. Il suffit de tremper ses palmes tout autour pour en profiter . Des bateaux permettent aussi d'aller voir plus loin , notamment Apo Reef le célèbre site connu de tous les plongeurs à deux heures de là.

Nous sommes merveilleusement accueillis. Notre case nous attendait et après une visite complète du site nous allons nous rafraîchir dans l'eau, sans oublier bien sûr, masques et tubas. Qu'elle ne fût pas notre surprise, après seulement deux brasses en dessous de nous des tortues sont là , tranquilles, indifférentes, en train de brouter des herbes sous-marines. Dans les coraux des poissons multicolores. Bref tout va bien , cet endroit nous plaît déjà.

Le lendemain nous avons plongé sur deux sites qui ont dû être magnifiques mais malheureusement ravagés par les typhons . Le récif doit se reconstruire. Malgré tout , tortues , mérou, carangues et autres balistes sont toujours là et suffisent à nous réjouir.

Mardi 15 février nous avons pris le bateau pour Apo Reef , un haut fond très au large sur la route vers Busuanga . Pour décrire Apo on dira que c'est un immense lagon avec des vagues qui ondulent autour . Au centre deux petites îles, une est abordable avec une plage et un phare . L'autre n'est constituée que de rochers acérés. Il nous a fallu deux bonnes heures de navigation pour l'atteindre. Nous y avons fait trois plongées. Toutes magnifiques, en dérive le long des tombants . Nous y avons croisé nombre de requins pointe blanche , quelques gris de récif et évité de réveiller les dormeurs sous les rochers . Il y avait aussi des thons , des carangues , des tortues . Bref nous en avons pris plein les yeux. Le retour fût plus long , le vent s'étant levé, la mer était hachée et cassait le rythme du bateau.

Sur Pandan , la vie s'écoule simplement. Le matin plongée, une sieste , l'après-midi, plongée, une séance de massage en soirée puis apéritif sur la plage devant le coucher de soleil ,un copieux dîner et il est temps de se coucher car le lendemain on recommence ce train d'enfer. Cette île est un petit paradis pour nous .