Carnet de voyage

VOYAGE EN ASIE DU SUD-EST

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Dernière étape postée il y a 4 jours
Partir loin, longtemps, rencontrer d'autres civilisations, admirer une nature différente...c'est le but du road-trip sur ce continent, souvent envisagé et souvent repoussé. Tu viens ? C'est parti !
Du 2 décembre 2023 au 22 avril 2024
143 jours
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Bonjour les amis !

Houlaaaa ! Vous êtes déjà nombreux (je préviens, pas d’écriture inclusive mais il y a beaucoup de filles 🤗)

Merci pour votre soutien, ce périple long et fort pénible nécessite et mérite en effet du soutien !

Départ donc samedi 2 décembre de la gare routière sous les flocons en direction de la moiteur asiatique…c’est pas humain, on est bien d’accord ?

Premier stand-bye à St Ex, embarquement sur Erdogan (ou air Dogan ?) et fouette cocher ! Stop à Istanbul, re stand-bye et enfin direction Bangkok

Passionnant, non ? Si je parle des menus dans l’avion, c’est mieux? Ben non ça vaut vraiment pas le coup…allez on s’en fout ce sera mieux après 😉😋😀

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Publié le 5 décembre 2023

Sawat dee kaa !

Bon, c’est bien parce que vous êtes de la famille ou des amis, parce qu’ici on dit bonjour uniquement aux proches. Les codes sociaux diffèrent, voilà c’est tout faut pas chercher.

Nous voici dans la cité des anges ! Ça nous va bien…enfin, pour être précis : Krung Thep Maha Nakhon Amon Rattanakosin Mhindraytthaya Mahadilokrop Noperatana Radjadhani Burrian Udon Rajnivet Mahasatan Amorn Primaru Avatarn satit

Excusez, je suis un peu long mais je jure qu’il ne s’agit pas de la liste des stations de la blue-line, ni en raison du rhum-Coke, ni des bonzes qui psalmodient ! Juste le nom de la ville et je tiens à disposition pour qui le souhaite la traduction.

Tout ceci pour dire que l’histoire ici non plus n’est pas simple. Siam, Annam, Cochin Chine, Indochine…tous ces noms vus sur les cartes en histoire-géographie ou dans les magazines de reportages, ça participe à donner envie de découvrir ces contrées.

Une autre raison de ce voyage, c’est Carole et Alex qui nous l’ont donnée. Carole tout d’abord en solo, qui en parle encore avec des étoiles dans les yeux, puis avec Alex ils nous ont fait vibrer. Il y a 10 ans, on s’est dit qu’un de ces quatre on irait dans ce coin « au long cours ».

Chose faisable désormais, on vient donc s’imprégner de l’ambiance asiat et surtout se dés-imprégner du stress occidental, autant que possible et qui gagne même les retraités !…grave !

Cette mégapole est démentielle : 15 millions d’habitants, population multipliée X 10 en 1 siècle, 15% de la population mais 60% des immatriculations…le seuil de CO2 > 60 les reco de l’OMS…Ça craint question pollution, c’est plein de centres commerciaux, d’autoroutes urbaines, grattes-ciel, temples, bicoques improbables, une MAREE humaine haute en couleurs, en odeurs…une ville d’Asie quoi !

Bangkok c’est immense et juste 4 lignes de métro, peu de bus…donc énormément de voitures, tuk tuk etc…franchement incommodant disait Sophie Daumier 😂 C’est clair…nos écolos ont du pain sur la planche, l’humanité n’est pas encore sortie de la berge 🤣🤣🤣

Balade dans les khlongs 

Et nous dans tout ça ? Visite des secteurs historiques, les temples boudhistes, les bouddhas couchés, assis, en lotus et j’en passe…zen brother…profite, écoute, oublie, apprécie, c’est appréciable car beaucoup de sérénité.

Côté touristique, des séquences tuk-tuk, bateaux long-tails (longues queues) dans les Khlongs, ces canaux odoriférants bordés de masures d’un autre âge.

En parcourant les temples  

Ville tropicale pas aseptisée, surprenante pour les européens que nous sommes, interpelle et mérite d’être vue et mieux connue tant les mélanges d’ethnies sont nombreuses et, apparemment, intégrées…chose rare.

Demain? Ah demain!… ça sera vachement mieux demain !

Des bises

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Publié le 9 décembre 2023

Hello !

Samedi soir à Bangkok, fin de semaine donc, et fin du séjour pour nous…

On a vu ce qu’on voulait voir, la vie des Thaïs et leur cadre de vie. Enfin une partie des thaïs, les urbains. Doit pas être facile de s’intégrer dans ce bouliboulga comme dirait l’autre…punaise,il faut être solide sur ses appuis pour contenir le pack quand il enfonce les lignes🤣 Ces gens là vivent à 100 à l’heure en permanence, dans un bruit ininterrompu et sans se soucier, apparemment, des nuisances pour eux ou l’entourage, ils sont à fond et en permanence c’est incroyable ! heureusement ils sont gentils, souriants et pas violents du tout, conformes aux images véhiculées, impossible de les énerver, ou alors sur un ring de boxe mais ça c’est une autre histoire et même là ils n’arrivent pas à être des vrais méchants, donc pas de crises au volant, pas d’énervement, no stress apparent. Ils ne respectent pas les feux, les piétons, etc…mais pas de problème, on s’énerve pas, sans Klaxons…des faux excités quoi !

Ces gens sont adorables en fait…chiants parfois mais impossible de les envoyer paître…trop de sourires, pas du genre commercial ou Renard des surfaces, tu vois, non c’est des gens qui sont cools à la base et nous, européens, on est étonnés qu’ils soient cools ! Le monde a l’envers non ? Ben oui…

Nous avons battu le pavé et les flots (70km by feet + tuk-tuk +bateau…) dans tous les quartiers de la ville. Khao San Road, Siam, Siloam et j’en passe, on a sillonné. Et alors ?

De grosses disparités, entre vie d’avant et d’aujourd’hui, entre quartiers populaires et privilégiés, le business et la débrouille…bref deux mondes qui se côtoient. Difficile de dire comment ça se passe socialement, on a une idée mais…en tout cas la fracture est ouverte, on voit beaucoup de gens qui consomment un max dans des centres commerciaux XXL et d’autres qui triment et vivent de peu sans bénéficier de rien…un des ateliers de l’usine du monde actuel, un grand classique en fait, mais le pays est peut être passé très vite et brutalement du(très)vieux monde à celui d’aujourd’hui et ça coince un peu…

Bangkok d’hier, temples et palais  

C’était mieux hier ? Pas sûr bien évidemment…et aujourd’hui ? Vénérations différentes, autres temps autres mœurs

Quelle évolution ! 

Ceci étant, il y a beaucoup à voir et apprécier. Ci-dessous quelques images d’hier et d’aujourd’hui

Bouddha omniprésent  
Culte de bouddha et culte du roi, portraits affichés lors de son anniversaire et chariots funéraires ! 

Quelques images sensées montrer la diversité des sensations qu’on peut ressentir au cœur de la ville qui n’a pas subi de graves destructions depuis quelques siècles. Tiens,allez, encore quelques-unes…

Quelques exercices de style… pas mal la tour non ? Bâtie par Bouygues (youpiii !) elle stylise des pixels en cours d’assemblage…on...

En résumé : on a aimé ! Aimé cette diversité, ce mystère d’une civilisation disparue et pourtant bien présente, cette gentillesse omniprésente et cette douceur qu’on perçoit meme dans la fureur de la mégalopole qui heureusement reste quand même très humaine, une ville pas aseptisée, où l’on voit et sent les gens vivre sans être détachés de leur culture et de leurs traditions.

La street food ! De bonnes choses souvent bien préparées, nous on se régale !

Demain, départ en train pour Ayuttayah, autres images en perspective.

À bientôt, prenez soin de vous 😉

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Publié le 10 décembre 2023

Salut les farang !

Il n’était pas prévu de vous causer ce soir…ça, c’est dit ! D’abord parce qu’on est dimanche et surtout parce que, s’agissant d’un transfert, l’intérêt de vous raconter cette journée était moindre.

Z’inquiètez pas on ne l’aurait pas passée à l’as, meuh non ! Juste intégrée habilement, style et tout, à la suite du récit. Et puis donc alors quoi ? Alors on a eu envie de partager photos, ambiance et humeur de la fin d’un dimanche Thaïlandais. Moment très sympa, ce Ayutthaya night market vaut le coup d’œil…il faudrait aussi le son, les odeurs et les saveurs…un jour l’IA saura faire partager ça. Nous n’en sommes pas là, on partage ce qu’on a…les images !

C’est tellement soigné ces préparations, sucrées ou salées, frites ou grillées, toutes mettent l’eau à la bouche. Fait minute, dev...

Beaucoup de stands Thaïs, of course mais aussi Indiens (grosse communauté indienne) et même des coréens et chinois. Belle ambiance de fête, les mômes endimanchés, les darons super fiers, des musiques locales sympatoches…rien à jeter quoi !

Sont pas mignonnes les petites Thaïs ? Lol 
Tout le monde pique-nique sur des nattes derrière une petite table, en musique et sous la bienveillance de bouddha ! 

Avant cela ? 2 heures de train en 3ème classe pour la modique somme de 15baths la place soit 4€… 🤣 OUIGO tu peux aller te rhabiller ! Le dodo en guest-house nous coûte 700 baths, bref à ce train là on va tenir un moment !

Tuk-tuk, train, temples… 

Ah j’allais oublier la culture dites donc ! Sachez donc que la ville fut l’ancienne capitale du royaume de Siam. Elle a compté jusqu’à 1million d’habitants, puis les khmers et ensuite les Birmans ont massacré tout ça…au grand dam des français ayant pris pied dans le pays sous Louis XIV qui avait envoyé un ambassadeur breton discuter le bout avec le roi Rama 1er et tenter de le convertir au catholicisme. Raté ! Tout ceci ne nous rajeunit pas et ne nous rendra pas l’Indochine…🥲

N’empêche, pour les connaisseurs (il y a des bretons dans la salle) c’est pour cette raison qu’il existe la rue de Siam à Brest !

Voili voilou, sur ce, on vous quitte, prenez soin de vous et à bientôt.

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Publié le 14 décembre 2023

Bonjour à tous !

On quitte Ayuttaya à midi après un solide p’tit dèj et un rallye en vélo à travers la ville pour terminer la collec’ de temple…nous en manque un, un gros, vu en photo la veille. Pas bon le vélo en Thaïlande à 10h du matin ! La ville est plate certes mais ça tape velu et bien sûr on a mal évalué la distance, il a fallu s’activer sévèrement pour ne pas rater le tuk-tuk. Heureusement la saison sèche commence, la chaleur n’est pas trop humide donc c’est pas insupportable mais on sue le burnou vite fait quand même ☀️

Et on enquille avec deux heures dans le dur en 3è classe. Ici c’est marrant, t’as pas les clients du tgv par ex 🤣 peu de gens sortent un ordi gavé de tableaux excell ou le Huffington Post, tu vois ? En revanche, mon voisin etait assis en lotus sur la banquette, il est devenu mon copain, on a partagé les biscuits, m’a offert des baguettes pour manger, j’ai rien compris à son discours mais on s’est bien marré quand même…cool !

En voiture ! 
Mon copain…voulait pas me lâcher 😂
Animé le train par ici…pas de wagon restaurant, service à la place…et c’est non-stop 

Acueillis à Pak Chong par Cédric https://lescollines-khaoyai.com/index.html,

un gars de bordeaux arrivé il y a 20 ans qui s’est marié à une thaïlandaise. Il a créé un resort en bordure du parc national de Khao Yaï pour emmener ses clients dans la jungle observer la faune et la flore. Cédric est un passionné et partage son enthousiasme sur les animaux par mille infos sur la vie de la forêt, toujours disponible pour répondre et faire aimer son environnement. Visite des chauves-souris prenant leur envol pour commencer, à 18h pile des centaines de mille se déploient, une vague dans le ciel, des oiseaux de 7cm…incroyable !

Taïaut ! C’est parti pour la chasse aux insectes ! 

Le lendemain place aux choses sérieuses, on chasse plus le moustique mais on traque éléphants, tigres, gaurs, sambar, muntjac, dhole, gibbons, macaques, panthère nébuleuse (oui oui) enfin bref il y a du monde sous les arbres ! On a de la chance, nous ne sommes que nous deux avec Cédric, un guide officiel et un ranger du parc. Il est obligatoire que les visiteurs soient autant encadrés, sécurité oblige…bigre ici ça ne plaisante pas.

Récompense,ils sont là 

Bien sûr, ces animaux sont en totale liberté, vie sauvage juste surveillée par les rangers pour la sécurité mais aucun nourrissage par l’homme. Contrairement aux safaris-photos ce genre de trek ne garantit pas de voir les animaux car ce sont évidemment eux qui décident l’heure et le moment…il faut accepter. On a vu et entendu les calaos, gibbons et quelques gros animaux mais pas de tigre par ex…il faut aller très loin pour les apercevoir, genre 2 jours de marche et rester à l’affût autant que nécessaire. N’est pas Sylvain Tesson qui veut, on ne joue pas dans cette catégorie mais tant pis, la journée était top grâce aux pros qui nous ont accompagnés. Il était prévu une nuit en pleine forêt sous tente, elle a été annulée pour cause d’épidémie de tiques dans le secteur prévu, donc repli sur un terrain aménagé façon camping, c’est moins wild life mais il faut s’adapter. Repas et nuit à l’arrache comme sur les îlots calédoniens, ça fait plaisir y’avait trop longtemps 👍

On est équipés hein ! Guêtres anti sangsues, attention ho ! 

Nuit à la dure mais bon repos quand même et lever 6h à la fraîche, on continue !

Cascades, empreinte d’éléphant, notre guide…et momo le macaque

Savez quoi ? On en a pris plein les yeux et on en a plein les pattes aussi 🤣 bien contents de rentrer, se récurer et reposer car avec la chaleur ça casse un peu le bonhomme, c’est pas le Semnoz voyez-vous…très heureux de cette expérience, les conditions étaient excellentes et l’organisation tip-top.

Dernières images de la nature et retour au bercail pour repos du guerrier 

La suite ? Bientôt…merci aux lecteurs, vous êtes nombreux et c’est cool… Arvi !

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Publié le 17 décembre 2023

Cap au sud oui…en partant vers l’Ouest via Bangkok en van, 200km environ puis train jusqu’à Kanchanaburi, 200 bornes plus loin.

Ça vous dit pas grand chose ce bled, hein ? C’est un coin de Thaïlande très vert, montagneux, au bord d’une rivière…Kwaï elle s’appelle. Ça parle un peu plus ? Oui c’est bien ici qu’en 2 ans 200000 prisonniers ont construit une voie ferrée et un pont pour une perte de 100000 hommes ! On les appelle les JEATH (Japan,England,American,Australian,Thaï,Holland) en rappel des nationalités de ceux qui ont bossé ici sur cette affaire. Un truc de fou, les japonais voulaient relier le Siam à la Birmanie afin d’envahir tout le continent…un film célèbre relate cette épopée. Aujourd’hui la ligne est encore utilisée pour le trafic local et surtout les tourisme, les paysages de moyenne montagne sont magnifiques.

Rivière et pont de la rivière Kwaï , le « night market et doux visage d’Asie 🥰

Nuit agitée ! Aujourd’hui au bord de la rivière ce n’est plus le bruit des bombes qui est gênant mais celui des fêtes et karaoké dans les restos au bord de l’eau. Le Thaïlandais est gentil, souriant, mais fêtard et bruyant…plus que nous ! Bien sûr, z’avez tous compris, on était pile en face ! 🤣 Marrant hein ? Encore plus quand on sait qu’on doit se réveiller à 4h30 pour choper le tuk-tuk réservé la veille qui doit nous emmener à la station de bus.

À 5h l’engin est là, on charge les sacs et les touristes sur le brêlon et roule ma poule ! Bus hors d’âge pour rallier Ratchaburi, direction Sud cette fois. Train prévu à 9h mais le malin, qui rôdait par là, nous réserve un coup foireux ! Oh joies de l’aventure et des aventuriers, le train est plein et on doit attendre celui de 18h ! 9h d’attente dans ce trou à rat, on fait quoi ? Hara-Kiri ? Ah la tronche des farangs ! Ça devait être beau à voir, c’est sûr !

Non, ne te moque pas si vite, lecteur sédentaire, on te pressent souriant, narquois mais que nenni ! la bonne étoile veillait sur nous ce matin là et le chef de gare nous rappelle, nous annonce que des désistements…etc…donc il nous refile 2 places quoi ! Z’avez eu chaud hein ? Et nous donc !

Huit heures plus tard, nous voici à Suriat Thani, joli port de pêche et dodo bien mérité…avant de remonter dans un bus qui nous mènera jusqu’ici à Khao Sok.

C’est cool les voyages non ? Devriez venir, non c’est vrai c’est plaisant de pas suivre un programme tout mâché 😂 Sans rire, après coup ce sont de bons flashs, quand tu marches sur un trottoir avec tes sacs et qu’une femme en triporteur s’arrête, t’embarque avec le barda pour rejoindre la gare, c’est trop cool. Juste envie de l’embrasser ? Non je déconne ! 🤣

Bref, tout se passe au mieux et nous voici dans un nouveau parc national magnifique, mais ça…c’est une autre histoire, il est 23h45 et j’ai pas envie d’en dire plus pour ce soir…plein les pattes moi, ho !

Allez, juste quelques images, c’est parti !

On ne badine pas avec l’apéro 😉
Je t’envoie mes images, mes journées dans les cars…et aussi de notre bel hôtel, et de nous quand meme

Ah tiens allez, une dernière, vous la fumerez sur la route 🤗

No comment… 

À demain les gens, bonne soirée, force et courage pour ceux qui bossent…Bizzzzz

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Publié le 20 décembre 2023

Ouf nous y v’la ! Âpres négociations tarifaires avant de tomber d’accord sur le prix du transport en bus mais on est arrivés et la perspective de rester sédentaires 4 nuits ne nous déplaît pas afin de souffler. On est partis fort depuis déjà 2 semaines, la furie de Bangkok d’abord puis transferts nombreux, séjours courts et beaucoup de marche…c’est bonheur mais ça casse un peu, forcément.

Le « village » est ici constitué de petits lodges, auberges de jeunesse, petits restos à la déco très artisanale, bricolés à l’arrache mais tous proprets et accueillants. Aucun immeuble, peu de constructions en dur, une seule rue en direction du visitor center et de partout…du vert ! Des arbres, des bambous, une rivière, la nature quoi ! L’endroit reçoit beaucoup d’eau paraît-il car situé entre la mer d’Andaman et le golfe de Thaïlande, du coup deux moussons se rejoignent ici…bingo ! Pas de soucis, on attaque la saison sèche et les nuages ne sont pas perturbants. Le lieu est magnifique, forêts primaires everywhere, cris d’oiseaux, singes, cigales et autres bestioles couvrent facilement le bruit des tuk-tuk ou vans de transferts de touristes.

750km2  de nature à explorer 

On attaque cette première journée par la location d’un scoot pour aller voir le lac de Chiao Lan, superbe retenue artificielle qui a créé un paysage étonnant de formations karstiques, sorte d’énormes menhirs sortant de l’eau, en partie recouverts de végétation, on navigue sur des bateaux « long tails ». Grandes barques pour 12 passagers, un moteur de voiture installé à l’arrière et un grand arbre d’hélice tel une longue queue de rat…en avant pour the great aventure !

Un scoot, 70 bornes de belle route, un lac superbe ! On n’avait pas une lumière de fou mais quelle ambiance ! Magique ! 

Sacré bel endroit, il est possible de dormir sur des maisons flottantes…bucolique à souhait. Deux heures de navigation, le ciel s’est chargé, on essuie un grain qui nous suivra presque jusqu’au bout de notre route, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas pris une drache en 2 roues tiens ! Bast, c’est de l’eau chaude tu sèches en un rien de temps mais il faut faire super gaffe sur la route, ça craint pas mal…ils conduisent comme ils ont envie, faut avoir des yeux partout et en plus on roule à gauche…trop bien ! 🙀

Alors ? Ça le fait, non ? 

Journée sur le plancher des vaches, trek in the jungle…with guide. Ici c’est obligé d’être accompagné d’un guide pro, pour la sécurité bien sûr… et pour fournir du boulot aux locaux. La manne touristique est bien exploitée, au bon sens du terme. Ils profitent de leur patrimoine c’est normal et proposent des prestations très correctes à des tarifs qui laissent rêveur…même s’ils sont quelquefois maladroits quand on voit affiché le tarif pour les locaux et celui pour étrangers. L’entrée du parc est à 40 bahts pour eux et 200 pour nous mais en même temps 200 baths c’est 5€, tu perds pas le sourire ! 😊 Chez nous aussi, en station le double tarif est pratiqué, non ? Chuuuut ! 😉

Sympa ce guide…connaît toute la faune locale, tous les habitants de la forêts, leurs lieux de Vie, les habitudes etc…on n’aura pas la chance ce jour là de croiser fauves ou éléphants mais tout plein de trotte-menu, ces petites bestioles qu’on ne sait pas voir mais que lui sait débusquer, y compris la tarantula blottie dans son trou ou le serpent qui ne siffle pas sur nos têtes mais cependant bien présent au-dessus de nos crânes, enroulé dans les branches à 4 m du sol ! Bref c’est beau mais ça peu vite être hostile si on avance en terrain conquis. Il est d’ailleurs proposé des treks survie de 3,6 ou 9 jours…très tendance paraît-il… on s’est gentiment limités à 2 journées de balade en forêt, c’est magnifique et tant pis si on voit pas l’ours, le tapir ou le tigre ! Déception, , pas vu la raflésie, curieuse fleur sans tige ni feuilles ni racines, pollinisée par les mouches, qui pue comme pas possible et mesure jusqu’à 80cm !😮 C’est pourtant la saison apparemment mais…

Bipèdes, quadrupèdes, rampants ou volants on trouve de tout ici !

Les Thaïlandais sont très gentils ils savent faire plaisir et notre guide nous a fabriqué 2 mugs pour boire le café ! Dans un bambou, il a coupé 2 morceaux, évidé et nettoyé, un petit chanfrein sur le bord, une touillette et hop en 10mn c’est prêt ! Un autre bambou, plus long et qu’il remplit d’eau, allume un feu et fait chauffer le liquide pour un super Nescafé façon homme des bois ! Pas mal hein ?

Bamboo kawa…classe ! Les vidéos ne passent pas, c’est ballot 🥲

Voilà…c’est fini…demain on the road again, direction Krabi sur la côte de la mer d’Andaman d’où on rejoindra Ko Phi Phi et Ko Lanta…À demain, si vous le voulez bien !

Quelques images du parc, la raflésie qu’on aurait aimé voir, et la plus belle des fleurs qu’on aime toujours voir  
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Publié le 25 décembre 2023

Andaman…késaco ? En fait il s’agit d’une partie de l’océan Indien, côté ouest de la Thaïlande, au sud du Myanmar et au nord de la Malaisie, vous situez ? Sinon carte Michelin 77 pli 6…facile !

Ville sympathique, beaucoup de plages de sable blanc du côté d’Ao Nang à l’ouest et pas mal d’activités possibles dans les forêts primaires alentours.. On ne prendra pas le temps d’explorer, une seule nuit est prévue avant d’embarquer.

C’est à Florent que l’on doit notre activité du jour, de la sueur et des larmes (presque) On t’embrasse Flo !

Perception du scooter et direction le Wat Tham Suea, temple Boudhiste qui culmine à 300m d’altitude sur un piton rocheux ! Quand on est en bord de mer c’est comme monter au dernier étage de la Tour Eiffel à pied…avec 32 degrés sous le cagnard ! On pouvait pas rater le challenge hein ?

On a pris de la hauteur 😉
1260 marches, très irrégulières, pour accéder au nirvâna 😂

Voila…on a pu accéder au sommet mais pas vu le nirvâna, l’était pas là, pas pu venir ou alors jmpatou pas dignes ? Ici 95% des Thaïs sont boudhistes depuis 2500 ans. Doctrine compliquée le bouddhisme , les principales clés sont la compréhension, la pensée, la parole, l’action, l’effort, l’attention puis pratiquer la méditation pour atteindre le nirvâna , moment où l’on se détache de nos passions et termine le cycle des renaissances…je médite docteur je médite 😂😂😂

En tout cas la vue est très chouette au sommet et on a eu notre dose de sport quotidien c’est déjà ça… ce soir dégustation de la cuisine locale sur le marché de nuit, avec des locaux essentiellement…un régal aussi bien pour les papilles que les yeux, le nez et les oreilles. Qu’ils sont agréables nos amis Thaïs, veulent tous qu’on s’arrête chez eux pour manger, c’est gentil mais non…kop khun khrap 🙏

Miam ! 

Bidou bien calé, on part au dodo…Arvi pâ !

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Publié le 25 décembre 2023

Petit archipel de 2 îles, Phi Phi Don et Phi Phi Ley, l’île aux esprits hier habitée par les « gitans de la mer » un peuple nomade. Aujourd’hui peuplée de touristes grâce aux belles eaux qui l’entourent, un petit paradis terrestre très (trop ?) fréquenté. On loge dans un guest house du centre de Tonsaï, le seul village de l’île. Voitures interdites, scooters idem…à l’arrivée au port c’est à pieds qu’on rejoint sa destination.

La proprio est une française installée depuis 30 ans, elle nous parle de l’île qu’elle a connu, du tsunami…le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a eu du bouleversement ! Aujourd’hui dans ce village minuscule les ruelles étroites sont bondées, ça parle toutes les langues et ça sent les cuisines pour toutes les langues.

Notre marché dans la vieille ville le dimanche c’est du pipi de chat en comparaison mais c’est cool d’observer ce petit monde en effervescence, on a les yeux partout un peu comme au souk quoi…

Petit pêle-mêle de Ko Phi Phi 

Rassurez-vous on n’est pas devenus contemplatifs, on bouge sans compter, on arpente les sentiers à la recherche des plages et criques qui vont bien, on les a d’ailleurs trouvées et appréciées. Recherche nécessaire pour s’éloigner un peu de la meute des long tails boats qui sillonnent la baie pour transporter leur cargaison de touristes rejoignant leur hôtel.

L’interdiction de voitures donne du boulot a plein de monde, c’est cool et authentique en revanche ils n’ont pas inventé la vignette crit’air et pour le coup…ça pollue sérieux !

Le temps passe…déjà Noël ! On a oublié barbe, bonnet et bois de rennes mais tant pis on va réveillonner avec des Russes, Australiens, Américains et tous les autres ! Enfin réveillonner c’est un bien grand mot hahaha 🤣

ici Noel ils savent ce que c’est afin de faire plaisir aux touristes mais ils n’ont pas capté tout le concept…la table notamment, si importante pour nous autres les « westerns » ils ont bien pigé qu’il faut envoyer « jingle bell » all day long par contre au resto, faire gaffe de pas tout commander en même temps sinon tu te retrouves avec ton cocktail apéro servi simultanément avec tout le reste hahaha ! Plus qu’à faire des mouillettes de mango sticky rice et Les tremper dans le gin to ou la Singha ! Sans dec’ l’école hôtelière n’attire pas sous ces latitudes. Quoi que…on trouve des resorts à 11000baths, soit 800€ la nuit…z’ont peut être intérêt à soigner un peu le service, non ?

Allez, après ces folles agapes rentrons à la crèche (humour)

C’est tout pour aujourd’hui demain rando bateau si météo ok et mer belle, aujourd’hui c’est assez moyen…chaleur mais ciel tristounet, ça arrive même ici !

Belle journée de Noël à chacune et chacun, soyez raisonnables avec l’alimentaire, on vous dit à tout bientôt…JOYEUX NOEL LES AMIS !


🎉🥂🎁🦪🎅

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Météo correcte bien que les nuages empêchent les couleurs de « péter » comme on souhaiterait…tant pis nous appareillons à 10h pour une journée complète sur l’eau, dans les criques et les plages. Dix passagers sur le long-boat, ça va, pas serrés les uns contre les autres c’est cool.

Un coup de snorkeling du côté de Long Beach pour ceux qui connaissent, puis bamboo island nous accueille pendant 1 h avant de boucler le tour par la perle locale, Maya bay, sur Phi Phi Ley la plus petite des 2 îles.

Affluence record, visite presque sur la pointe des pieds…faudrait presque prendre les patins ! J’exagère à peine…il faut dire que d’autres ont beaucoup exagéré ici.

C’est le lieu de tournage du film La Plage avec L.Di Caprio et l’équipe du film a copieusement saccagé les coraux et la flore locale, si bien qu’on ne peut plus se baigner…plage très surveillée, au début ils sifflent et après ils tirent !

Site superbe, quel dommage !

Sable farine, décor de rêve… 

Le sud c’est le tourisme balnéaire qui est roi, de plus la fin d’année ici comme partout c’est blindé de monde, les selfies instagrammables tombent comme à Gravelotte…tourisme de masse que ça s’appelle, comme au Mont St Michel, à la mer de glace…

C’était bien, c’était chouette ! 

Retour à la tombée du jour, pas de coucher du soleil en mer à cause…de la pluie ! Vilain petit grain qui surprend, un reste de mousson mais c’est de l’eau chaude 😉

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Publié le 31 décembre 2023

On change de crémerie…enfin la crème ici, hein ?

Disons que le décor est similaire, en revanche ambiance plus tranquille, familiale et (un peu) moins de teuffeurs.

Il est temps pour nous de s’interroger sur la suite du voyage…quand, comment, où etc. Il est prévu de remonter plein nord mais c’est loin, est ce qu’on fait une escale voire deux ? Train ? Bus ? Avion ? T’imagine les soucis ? Non ?

Ben voilà…c’est ça les voyages : on a du temps pour nous ! Du moins on prend le temps, sans le laisser filer. Grande chance qu’on a là, on en est bien conscients. Cinq mois de vadrouille, on n’avait jamais fait ça. Partir aussi longtemps oui, plusieurs fois mais en un lieu fixe. Ici c’est différent, on voyage…ça veut dire essayer de comprendre le pays, ne pas juste le consommer.

Pour voyager il faut se mettre en route, c’est à dire passer sur un mode différent, rentrer dans le décor du pays, se refuser à vouloir être trop vorace et se goinfrer du maximum de souvenirs. On n’est pas venus « faire » la Thaïlande mais la voir.

Accepter la lenteur…le vrai luxe, la vraie richesse ! Voilà ce qu’on se disait ce matin la…on a plein d’options pour la suite et c’est vraiment bien de ne pas être pris dans une programmation.

En attendant la suite, voici le présent…Koh Lanta. C’est pas l’île sur laquelle se déroule le fameux jeu, en fait c’est à Koh Rock, pas bien loin d’ici…le mieux c’est de montrer quelques images non ?

Le café racer du jour ! 

Le scoot ou motorbike est indispensable ici si tu veux être libre de tes mouvements. Circulation fluide sur les îles, faire gaffe bien sûr mais pas trop de danger.

Koh Lanta c’est comme ça un 31 decembre…chaud pour la saison ! 

On fait des emplettes marrantes dans Old Lanta Town…

Tongs, claquettes…classieux ! 

Le soir, c’est comme ça :

Tout va bien ! 

Sur ce, on va vous souhaiter un bon réveillon, amusez-vous bien, bon bout d’an ! La bise et à bientôt !

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Publié le 4 janvier 2024

Alors ? Qu’est-ce qu’on dit ? Hein ?….Bonne année pardi ! Meilleurs vœux à chacune et chacun de vous et vos proches et souhaitons nous santé, force, confiance pour réaliser nos projets…de voyage, pourquoi pas ?

Pour nous un changement d’année à la plage c’est une première ! Les pieds dans le sable, la tête dans les étoiles, en maillot et un verre en main…avouons que ça démarre bien ! Pas d’agapes fabuleuses, juste les fruits de mer au barbecue, simple et efficace quoi !

Allez bye bye 2023  

On l’avait imaginé comme ça ce réveillon, il fut conforme à nos attentes, plus qu’à espérer que toute l’année le soit également. Début de journée très calme, les thaïlandais ont bien fêté le passage à 2024 avec feux d’artifices, pétards (des vrais, lol) et lâcher de lanternes de papier, du coup le matin tout est endormi, exactement comme chez nous, la vie subitement ralentit son rythme…la fête est finie.

Ambiance du 31 sur la plage 

La page est tournée, pour nous il s’agit de tourner les talons. Terminé la côte de la mer d’Andaman (l’océan Indien en fait) direction le Golfe de Thaïlande, plein est de l’autre côté de la péninsule de l’extrémité sud du pays.

Dans ce coin beaucoup d’îles encore, dont Koh Samui, Koh Tao, Koh Kood…j’en passe…et Koh Phangan qu’on a hâte de visiter !…depuis que Carole, il y a quelques années, y a passé du temps, il faut qu’on aille voir cette merveille de près 😊

Dès l’aérogare, j’ai senti le choc…on va pas refaire nougayork mais dès la gare maritime on a noté des différences avec d’autres rivages. Ici le ponton d’accostage est long, il te laisse le temps d’apercevoir la physionomie de Thong Sala, on ne se retrouve pas sur le quai sitôt la passerelle franchie.

Les constructions sont plus traditionnelles, très peu de béton, beaucoup de cocotiers, du relief…ça sent bon tout ça !

Un petit coup de ferry et bonjour Koh Phangan ! 

On débarque dans une guest-house de remplacement suite à une réservation foireuse (ça arrive) mais finalement on perd pas au change, installés au calme mais pas loin du centre, au milieu d’un chouette jardin. Palmiers, cocotiers, arbre du voyageur, plantes et arbustes en veux tu en voila…plein de verdure, de fleurs et senteurs c’est cool ! Et en prime, la jolie piscine !

A chaque étape on se retrouve logés très simplement mais c’est toujours très propre, paddock au poil et tarifs tout doux…faut que ça continue !

Attendez, on va réserver le scoot et on passe vous prendre, on vous emmène en balade…ça va ?

Des baies, des plages, des bateaux, ports de pêches, Jake fruit…qui sent pas bon mais très goûteux. 

Maintenant, promenade du soir, on vous invite à dîner…au marché de nuit ! Z’allez aimer, ça sent l’épice, y’a du goût, c’est varié. Cuisine thaï ou asiatique, vietnamienne, chinoise…des viandes grillées ou en sauce, des légumes sautés au wok en pagaille, des currys jaune, vert…..bref ça amuse la narine !

Très sympa, en plein air bien sûr, pas cher évidemment, varié assurément, le panard quoi ! En fait on a adopté un rythme inhabituel pour mangeailler : p’tit dej costaud…et dîner à la fraîche. Trop chaud pour déjeuner à midi, pas faim, nan ! J’en veux pas !

Mango sticky rice, tataki de thon, le marché de nuit c’est ça…c’est ça qu’est bon !

Cette fois, on pose le motorbike sur un quai et on embarque pour bottle beach. C’est la plage, le spot découvert par Carole et qu’on veut voir enfin. Petite plage lovée au fond d’une crique, elle même cachée à l’extrémité nord de l’île pour être peinard, tu vois…déjà le reste c’est tranquille mais là…

À Key West, Hemingway disait « so many bars, so little time » et bien ici c’est l’inverse 😂 pas possible de gâcher son temps à traîner les bars, y’a que bottle beach 1 ou 2 ! Basique, simple.

Toute la journée pour apprécier la mer, la plage, le hamac, une p’tite bière fraîche, l’ombre sous les arbres…les paupières qui tombent, les chants d’oiseaux…ouais, c’est pas mal une journée comme ça !

En fait, y’a moyen d’agrémenter, de pimenter…une p’tite rando quoi ! Il y a un view point juste au dessus, genre 300m d’altitude pile au dessus de nos têtes, alors on fait quoi ? Ben…on y va ! Sauf que…déjà le sentier c’est bien hard, raide, les pieds se prennent dans les racines, des marches de géant sur un terrain glissant et, cerise sur le gâteau, il débouche sous le sommet par des gros blocs de granit…aïe ! Et oui, le mal latent dans la hanche empêche de forcer, du coup…jet de l’éponge ! Frustration, on aime pas ça nous ! Faut savoir lâcher prise mais quand même…tsss !

Ah ! Et puis j’oubliais, un petit coup de balançoire aussi, pour finir plus sereinement, bien sur ! Deux cordes pendues à l’arbre, une grosse planche et voilà…toute une tradition les balançoires ici. Un rite initiatique consistait à se balancer afin d’attraper avec les dents un sac de pièces d’or accroché à un poteau face à la balançoire. A priori c’était contre-productif, trop d’accidents mortels, on stoppe ce rite et interdiction au début du siècle dernier, mais un peu partout ici on trouve de petites balançoires tranquilles qui permettent de rêver en admirant les paysages. Ça détend le randonneur frustré 🤣🤣🤣

Pêle-mêle…Koh Phangan, bottle beach et sa plage, ses balançoires, ses crevettes… 

Voilà comment se passent les jours ici. La vie des îles, pas toujours facile !

Du coup demain on va voir plus loin, nouveau déménagement : cap au nord ! Fin de la session îles, plages et farniente, on s’envole à 1500km d’ici. C’est grand ce pays, presque comme la France, pas possible de « faire la Thaïlande » en quelques semaines. On se rend pas bien compte de l’immensité des continents. On vit l’ère Google map, Google earth où les cartes du monde tiennent dans une tête d’épingle 🤣 ha ha ! Ben non voyez-vous, il faut arpenter le terrain, se donner du mal pour voyager. Ça faisait longtemps que je ne me plaignais pas, hein ? 😂

Pour se faire une idée… 

En sombre, le profil de la Thaïlande, superposé à la France. Le point rouge c’est Bangkok et Paris. L’extrême sud de la Thaïlande s’étend vers la Costa brava et le nord vers l'Écosse ! En train il faut 24h, en 2 étapes obligatoirement…sans plus de découverte du pays…on fait donc le choix de l’avion pour aller découvrir toute cette partie, importante, de la Thaïlande qui est frontalière avec le Laos, la Birmanie…le triangle d’or nous attend !

À bientôt !

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Publié le 11 janvier 2024

On apprend un scoop avec stupéfaction de ce côté de la planète, l’Asie ébahie écarquille les yeux : Il neige en France ! Le Dauphiné confirme, 16cm de peuf à Annecy ! En janvier !! Dingue non ? Ici depuis 15 jours pas vu un nuage dis donc ! Fait chaud, on vous assure…

Alors nous, du coup, on dit bye bye aux îles paradisiaques du sud aux noms si jolis…tous les Koh quelque chose, il y en a tant et tant, on pourrait passer tout notre voyage à les visiter, et peut être qu’il nous manquerait encore du temps. Sûrement même ! Les trois qu’on a choisies sont toutes bien différentes. Différentes par l’ambiance qui y règne, différentes par la physionomie de l’habitat ainsi que la nature elle-même.Plus de cocotiers et palmiers, manguiers, banians, orchidées, flamboyants à Koh Phan Gan qu’à Koh Lanta…beaucoup de rochers et falaises à Koh Phi Phi et plus de plages à Koh Lanta, bref la diversité est bien visible et leur point commun est que chacune dégage un charme attachant. Bref : pas envie d’en partir !

Gros effort donc pour monter dans le van puis le bus et enfin l’avion. Nos visages doivent laisser transparaître la nostalgie, du coup les chauffeurs sont très prévenants, prennent en charge nos sacs, le conducteur du bus accepte même de se détourner de son trajet pour nous poser devant l’hôtel pour nous éviter un taxi ! C’est pas mignon ça ? Savent bien que c’est trop dur de quitter tout ça. Leurs efforts resteront vains et nous voici embarqués dans l’avion à destination de Chiang Mai.

Sur la route de Chiang Mai… 

Deuxième ville du pays, près de 2 millions d’âmes, une multitude de temples boudhistes au milieu de la ville historique qui forment des oasis de tranquillité, de verdure aussi car tous disposent de grands parcs tres arborés.

Ils ont de la place pour vivre ici les bonzes. Certains temples possèdent une école des bonzes, d’autres une école de massage et chacun peut s’inscrire pour être massé. On n’y connaît rien sur le sujet mais c’est intéressant de constater que cette philosophie est si ancrée dans toute l’Asie, et nul doute que beaucoup trouvent leur compte dans ce mode de vie.

Ces temples qui truffent la ville donnent un caractère bien particulier à la cité, très animée en permanence par tous les commerces, hébergements, marchés mais cependant apaisante grâce à ces poumons de verdure et d’oxygène. Chiang Mai a une histoire riche, ancienne capitale du royaume de Lanna elle n’était pas rattachée au Siam jusqu’au début du 20è siècle.

Restée très isolée géographiquement, Chiang Maia a développé ses propres courants artistiques et culturels avant son déclin à partir du 15è suite aux guerres contre les envahisseurs Birmans, entre autres. Le cœur de ville est entouré des restes de fortifications qui englobent la plupart des grands temples, formant ainsi une bulle plaisante pour le visiteur.

Aujourd’hui la ville est une base de départ pour les treks et randos en direction des villages et campagnes proches de la frontière birmane, à la découverte des ethnies mhong, karen, mien et j’en passe… sans vouloir trop approfondir, on ira visiter ces gens là, si bien habillés et cultivés, ainsi que les éléphants du coin, auxquels on ira donner le bain, sans leur monter dessus ! C’est pas très éthique et beaucoup de ces attractions sont des pièges à touristes qui font le malheur d’éléphants hélas trop souvent maltraités… donc on se contentera d’assister au bain des pachydermes ce qui devrait être bien plus sympa !

Inscription faite auprès d’une agence recommandée, et recommandable 2 jours 1 nuit de trek nous attendent en fin de semaine, chouette ! Style nuit à la belle, duvet, moustiquaire, lampe frontale, fiole de rhum etc…2 jours un peu roots ! Nickel 👌

Au fil de l’eau…ce qu’on peut voir en flânant par ici… 

Voyons un peu plus loin ce qui s’y passe. Location d’un motorbike indispensable pour monter au Wat Doi Suthep, temple au sommet du mont Suthep (original non ?) Ça grimpe sérieux jusqu’à 1600m…c’est le Semnoz local en fait. Il y fait un peu plus frais, genre 25 degrés, on va pas s’enrhumer non plus et de là haut beau panorama comme on s’en doutait.

Très grand et très beau temple aussi, ce qui surprend c’est la ferveur de tous ces visiteurs qui pratiquent leur culte de manière extrêmement rituelle, bien qu’il n’y ait aucune cérémonie ce jour là. On ressent beaucoup de sincérité de leur part, leurs offrandes sont modestes et surprenantes. Quelques bâtons d’encens, des bougies déposées devant les statues, des bouteilles de soda pleines et prêtes à servir avec une paille svp, une cigarette ici, un peu de monnaie par là…rien à voir avec les pratiques des religions plus connues en occident.

Pas besoin d’être boudhiste pour apprécier…c’est beau et serein

On reste dans le registre culture et découverte de la vie thaïlandaise, on poursuit la route jusqu’à Doi Pui, village Hmong. C’est une ethnie originaire du centre de la chine, animistes, ils rendent un culte à l’esprit des choses. Ils se sont sédentarisés, travaillent la terre et produisent notamment du café artisanal excellent et à prix abordable. Ils conservent encore quelques bribes de leur culture ancestrale mais le tourisme émousse leurs différences, ils ont visiblement bien compris que les visiteurs viennent ici rechercher de l’authentique…et exposent donc leur savoir faire avec beaucoup d’application afin de tirer parti de ce patrimoine. Mise en valeur de la nature, arrangements floraux, costumes traditionnels, commercialisation du café cultivé sur leurs terres…folklorique mais de bon goût.

Les costumes pour petits et grands , aux couleurs chatoyantes  et la boutique du café local 
La vie traditionnelle chez les Hmong…et la nouvelle génération a bien sûr le smartphone sous la main 😂

La Thaïlande profonde évolue vite…ici comme ailleurs la mondialisation mène grand train, qu’il s’agisse des coutumes, de l’habillement, de l’alimentation…on sent bien que tout évolue, et vite, même si nous n’avons pas tout le recul nécessaire pour en juger. La population s’est en tout cas appropriée les principaux outils de notre époque et le développement n’en est sans doute qu’au début. Difficile par contre d’estimer leur contentement face à ces évolutions, les thaïs ont probablement beaucoup à dire, mais la barrière de la langue est évidemment l’obstacle à la compréhension. Auraient ils envie de parler de leur condition ?

La vie quotidienne reste bien dépaysante pour nous, les petits détails savoureux ne manquent pas. Visibles dans la rue, sur les marchés, dans la deco des maisons, des voitures… beaucoup d’occazes de sourire et apprécier ce côté de la planète, où chacun a le sourire, où rien ne semble grave, où le mot stress n’a pas été traduit semble t-il…

Parking de scooters d’un centre commercial. Et encore, celui-ci n’est que celui réservé aux moins de 350cc !
On confie le linge à laver…et voilà un séchoir ! Au pot d’échappement 🤣 À pot devil, pour les connaisseurs 😉

C’est ça notre vie depuis 40 jours : ouvrir les yeux, les oreilles, rendre les sourires, remercier, profiter ! Que du bonheur…et demain ? Ah demain !… ce sera encore vachement mieux demain 😉😂 Arvi !

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Publié le 16 janvier 2024

C’est quoi ce triangle d’or ? Un nouvel album de Tintin ? Le dernier James Bond, S.A.S ?…Que nenni mes braves, ce n’est pas une fiction mais la réalité. Enfin…c’était la réalité, aujourd’hui tout a changé et c’est plutôt en Amérique du Sud que ça se passe.

Champs d’opium, contrebandiers et mafias à la solde d’états bienveillants ont changé d’horizon. Le marché lucratif de l’opium a été tenu par les chinois de l’armée opposés à Mao après la révolution populaire, puis soutenu par la C.I.A qui permettait aux différentes minorités du secteur de les aider dans la lutte anti communiste et de manipuler les différentes ethnies dans leurs diverses guérillas. La famille royale finit par décider un programme économique et agricole qui permit de sortir les minorités de leur dépendance à la culture du pavot et la région est maintenant entrée dans le siècle, vit du tourisme et de cultures très légales, le thé et le riz principalement. Ça vous fait une belle jambe, c’est compréhensible car vous êtes avides de connaître la suite palpitante de nos aventures ! Certes, on le conçoit aisément !

Nous, on est venus ici pour s’amuser et sortir des temples et des bouddhas. Quoi de mieux qu’un tour en jungle, hein ? Descente de rivière, marche d’approche de villages perdus, toilette des éléphants…voilà le programme proposé par une agence locale. C’est parti !

Petit groupe de 8 dont 6 farangs, c’est sympa. C’est nous les vieux, nos 6 compagnons ont 30 ans maxi. On s’en voit un peu mais on suit quand même. Villages hors du temps, pas de routes, les habitants se déplacent à pied ou en scooter, avec une dextérité qui nous laisse baba.

Parfois trois sur l’engin, ils grimpent ou dévalent en pleine forêt sur des sentiers tout juste praticables en VTT…des dingues ! Et toujours, la banane ! Ils rigolent tout le temps, en pleine forme apparente.

Accueillis en fin de journée pour le bivouac, ils nous préparent le repas pendant qu’on s’installe pour la nuit. On n’oublie pas la toilette, à la rivière of course ! Ça rappelle de bons moments qu’on croyait perdus, mais non ça peut encore exister…rassurant ! Repas top moumoute, qu’on en juge : un curry vert de poulet et une préparation de légumes et nuggets de poulet. Et ça ne sortait pas du KFC ni du Mc Do ! Ces gens sont incroyables, ils vivent dans des cabanes en bambou et font une cuisine au top sans matos ni électricité…du grand art.


À table ! Miam…matez le décor, et le motorbike…ils semblent vivre à l’arrache mais ils maîtrisent très bien leur art de vivre. 

La nuit fut fraîche, on est à 1500m d’altitude et en saison sèche…c’est l’hiver. Petit dej où rien ne manque, omelette, tartines, thé ou café…byzance quoi ! On reprend notre progression, belles vues sur la campagne avec la petite brume qui s’élève, vaincue par le soleil. C’est l’hiver mais il doit bien faire 25 lorsqu’on démarre la rando du jour. Paysages magnifiques, comme dans les films d’ailleurs on est plusieurs à penser aux images d’apocalypse now ! Oui, il y en a quand même de belles dans ce film.

Le cochon peut dormir mais nous on a du chemin à faire… 

Arrive alors le morceau de bravoure, le rafting. Bon ok vous avez tous fait ça sur l’Ardèche, la Durance, le Tarn ou le ruisseau du bois de la bûcheronne (si si, il existe) mais là c’est du raft sur un radeau de fortune en bambou. Oh ! Y’a pas les rapides du Colorado non plus, hein, mais il y a des rapides et on pense qu’on va sûrement se mouiller le fondement !

Savent tout faire ces thaïs ma parole, leurs embarcations sont belles, solides, rudimentaires mais il n’était pas prévu d’embarquer pour la croisière s’amuse. Pas de sièges, juste un trépied pour supporter les sacs. Efficace, ils resteront au sec…bravo ! Et en avant Guingamp, vogue la galère.

Un guide à l’avant avec une pagaie, un volontaire derrière pour aider aux manœuvres…comme prévu on se trempe copieusement mais si l’eau est fraîche elle n’est pas glaciale, loin de là. Et les images défilent, une verdure incroyablement luxuriante mais pas d’animaux repérés hélas…on est en altitude, ça peut expliquer leur désertion. Deux heures trente de navigation, accostage au pied d’une petite auberge pour le lunch, aussi bon que la veille !

Non ce n’est pas le radeau de la méduse ce bateau… 

Fin des agapes, il est temps d’aller donner le bain aux petits ! Les pépères et mémères attendent. Ce sont des éléphants du village, ils sont en liberté, viennent au bain se rafraîchir, ils savent qu’on les nourrit en plus…et une fois le rituel accompli ils repartent passer la nuit en forêt. Jolies bestioles…

Et une fois propres, bien sûr, direction le spa de boue ! 😂

Une excellente expérience, inoubliable ! Il faut bien que ça s’arrête…tout le groupe du coup est bien silencieux pendant le trajet du retour en 4X4, chacun avec ses rushs en tête et son petit coup de blues peut être ? Vous voyez, c’est pas si simple que ça pour nous ici… à bientôt 😉

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Publié le 21 janvier 2024

Yo !

Après 6h de route, belle mais éprouvante en bus, nous voici à Maé Hong Son, pas loin de la Birmanie, des villages perdus habités par les Hill tribes, les tribus ethniques des montagnes.

Un coin superbe, connu également pour ses routes, très belles et bien entretenues qui sont fréquentées par des motards touristes. Il faut bien sûr tout louer sur place, c’est un budget, mais le jeu en vaut la chandelle. Maé Hong Son loop, nom du parcours de + de 500 bornes et pas moins de 1864 virolos dûment répertoriés, c’est le tourist trophy sur route ouverte à tous, 2 ou 4 roues…vélos, scooters, motos, tuk tuk, voitures, camions, bus…faut se débrouiller au milieu de tout ça ! 🤣

Bon, heureusement, on n’est pas à Bangkok, la circulation reste fluide et la route agréable pour les bécanes. Oui, mais nous j’te rappelle qu’on roule en bus…voilà voilà…c’est donc pas l’idéal. Bast, on reviendra faire de la moto ici un jour…ou pas…may be.

C’est pas la Route 66, mais la 1864 ! On y trouve de tout…piétons, 2 roues…très beau parcours. 

Contents de se poser dans notre guest house, on peut certifier que ces mini bus sont bien pires qu’une moto question confort…on est rincés ! Tant pis, l’affaire s’annonce bien, joli petit bled calme et la nature toute proche, on va se régaler.

Les incontournables : le temple et le marché  
Maé Hong Son, jour et nuit et le rite de l’aumône faite au bonze au lever du jour.

Première journée cool pour se remettre du voyage, visite de la ville, temples, of course…location du scoot, marché nocturne, étude de la carte et road-book pour la suite, bref la routine.

On enquille la route qui tourne vers Baan Rak Thaï, village paumé du bout du monde thaï…après c’est la Birmanie et on n’a pas le droit d’y aller, hélas. Ce village isolé est cependant connu pour ses plantations de thé et de nombreux resorts ont fleuri autour, attirant des touristes en attente de nature calme. Cette production fait partie de celles qui ont remplacé la culture du pavot et c’est assez réussi semble t-il, les villageois ont l’air de vivre assez bien grâce à la manne du tourisme.

Cultures du thé, de l’ail, cascades, resort dans une plantation de thé…le potentiel est bien exploité  

Qu’est ce qu’on disait ? 120 bornes à 2 sur un scoot…on est moins cassés qu’avec le bus ! Donc c’est reparti…autres villages, tout autant perdus dans les forêts profondes, on décide d’explorer plus particulièrement Baan Huai Pu Keng…vous situez ? 😂 Non ? Pas grave…tout petit bout de village au bord de la rivière Salawin. Il s’agit d’un village Kayan, ethnie des Karen rouges.

Prenez pas peur, sont très gentils ces gens là. Ils ont fui le régime birman et sont réfugiés politique en Thaïlande depuis les années 50. Ils sont connus pour l’une de leurs coutumes, les femmes sont appelées «femmes girafes » elles portent des anneaux autour du cou ce qui donne une impression d’allongement. Forte polémique sur cette question : faut il ou non les visiter ? Folklorisation, voyeurisme, les voyages organisés exploitent le filon surtout que leur statut de réfugiés politiques ne permet pas aux Kayans de cultiver la terre…ils vivent donc de la vente de leur artisanat et comptent évidemment sur le tourisme pour cela. Pour notre part, on a ciblé ce village car difficile d’accès donc pas de cars, on se dit qu’en restant discrets il n’y a pas de raison d’éviter le contact avec ces gens.

Village perdu dans les arbres, une rue de terre battue centrale, quelques échoppes d’artisanat, des maisons en bambou, une école d...

Au retour, belles visions de plantations depuis le pont en teck et bambou de Pang Mu qui enjambe les cultures, permettant de relier un village…à son temple, évidemment ! Très chouette ouvrage et joli site également, que du bonheur !

Très chouette endroit…on a aimé 🥰

Fin de l’épisode, il nous a beaucoup plu car un peu plus nature et un peu moins de tourisme de masse, inévitable bien sûr mais un peu chiant il faut bien dire.

Demain on s’en va, direction Chiang Rai pour une dernière étape thaïlandaise ! Bisous !

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Publié le 21 janvier 2024

Six heures du mat’ j’ai des frissons…ben oui quoi ! Taxi matinal aujourd’hui because long parcours encore un coup pffffff !!! La Thaïlande c’est grand (déjà dit) en plus tu trouves pas des routes partout comme en France…ici il y a un siècle à peine c’était 0 accès, horizon genre bien bouché 🤣 aujourd’hui ça passe…mais il faut faire des tours et détours en pagaille, ce qui signifie repartir d’où l’on vient ( chiang Mai) puis remonter vers Chiang…Rai ! Vous suivez ? Soit 9h de trajet…faut aimer !

Il faut en passer par là quand on vient dans ce coin, pas d’alternative…

Tuk tuk taxi à 6h ça fait comme ça… 

Ce moment passé, plus qu’à s’organiser pour visiter la contrée. Que faire à Chiang Rai en 3 jours ? Ben…1 temple par jour tiens ! 😂 Rassurez-vous on n’est pas devenus mystiques accrocs au boudhisme ni devenus contemplatifs à plein temps…tout va bien ! En fait, il y a ici quelques trésors à voir. En ville, un archi bien berchmuté a construit des trucs très kitsch. On vous montre ?

Tout d’abord la pendule…petite sœur de celle de Tassin, pour les « ceusses »  qui connaissent 

Alors ? Hein ?…bon ok ça vaut pas le coup de faire 9h de route. Mais c’est pas tout ! Voici les morceaux de bravoure…

Le white temple ! Qui l’eut cru ? 

Œuvre follement kitsch, rupture totale avec les traditions. Se veut représentatif de la pureté du boudhisme qui s’oppose au fléaux de l’humanité : alcool, vice, terreur sont représentés en peinture à l’intérieur. On trouve des représentations de super-héros tel superman, les twin towers, Les stars du pop-rock…en opposition à la sérénité du boudha. Fallait y penser ! Boudha en Thaïlande est surnommé l’illuminé, et l’architecte alors ? Comment le surnommer ?

Ça, ce sont les mains de ceux tombés en enfer qui implorent d’être sauvés ! 

Même les poissons du bassin à l’entrée sont incroyables :

On pourrait croire à des avions de compagnies low-cost mais ils sont réels  

Eh ! Attendez, partez pas tout de suite, c’est pas fini. Après le temple blanc, voici le bleu !

Y’a rien là ?,,. 

Et lui, vous le reconnaissez ?

C’est notre ami Bluetooth ! 

Bon allez, pour finir un petit (?) dernier. Un boudha en rase campagne qui mesure 79m de haut ! Si !!!

Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend et qu’on sait ce qu’on sait…on se dit qu’on a raison de penser ce qu’on ...

Je sais pas quel trip il a coincé ni s’il redescendra un jour…ça semble mal embarqué…

Quelques images plus soft maintenant, le festival des fleurs…

Vu au hasard des vadrouilles matinales  

Ah ! Ça va mieux hein ? Apaisés ? Booooon, alors j’en profite pour vous saluer, ce côté de la planète s’éteint gentiment et demain encore du chemin jusqu’au Laos ! On vous dit tout très vite…des bises !

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Publié le 27 janvier 2024

Cinquante jours passés en Thaïlande et toujours cette sensation de pas assez, de reviens-y…vous connaissez ?

L’impression qu’on aurait dû aller ici voir ceci, ou là bas pour faire cela,comme déjà dit il s’agit d’un vaste territoire et il est impossible de prétendre bien le connaître en un tel délai, on le sait bien mais on a envie de se gaver ! Se gaver des odeurs, des paroles chantantes, des sourires amicaux et des regards bienveillants. Pas envie de se quitter, on se dit qu’il faudra se revoir. Kop khun khrap, la khon khrap Thaïlande !

Nous voici donc au terminal des bus de Chiang Rai, direction frontière Laotienne à Houayxay, sur les rives du Mékong.

Bus pullman (?) en route pour une nouvelle aventure 

Un peu d’impatience de connaître ce nouveau pays, un peu d’inquiétude aussi…et si c’était pas aussi bien ?…et qu’est ce qu’on va manger la bas ?…important ça ! Ben oui, on se refait pas 😉 les formalités douanières expédiées sans soucis, le premier flash est ce grand fleuve mythique, le Mékong. Ce nom nous « parle » en effet, il a souvent été évoqué pendant la guerre du Vietnam lorsque des Laotiens, Cambodgiens ou Vietnamiens cherchaient à le traverser pour fuir les régimes politiques en place à l’époque.

Il sera beaucoup plus accueillant pour nous pendant ces 2 jours de croisière, 15 heures de navigation sur des rafiots pas très confortables mais il nous fera découvrir la vie paisible désormais des villages sur ses rives…on va se la couler douce !

Chouette ce fleuve ! Moins chouettes ces rafiots… Quand même pas des boat people !

Couler douce, couler douce…à voir ! Plutôt durs les sièges, c’est pas la croisière de luxe 😂 on s’en fout un peu d’ailleurs car c’est bien sympa de glisser sur l’eau, tranquilles peinards.

La vie sur les berges a l’air bien tranquille aussi…peu de monde, essentiellement des pêcheurs et pas mal d’enfants mais une densité bien faible, le nord du Laos n’est pas très peuplé. Évidemment, l’occupation est faible et les pensées vagabondent.

Ces gens qui nous font signe, que peuvent ils bien penser de ces oisifs qui viennent se promener chez eux ? Les différences sont frappantes à tous égards, sur le bateau des gens en majorité jeunes, fêtards, rigolards et sur les bords des gens à la besogne, tout l’inverse des vacanciers…deux mondes se croisent, on espère pouvoir se rencontrer mais ce n’est pas si simple…on verra bien.

La rude vie sur le bateau et celle encore plus rude des bords du fleuve 

Étape du jour à Pakbeng, village presque entièrement tourné vers l’accueil des touristes de passage vers Luang Prabang. Quantité de petites guest-houses, gargotes et boutiques, tout est tourné vers cette manne qu’est le tourisme.

Porteurs de bagages, rabatteurs d’hôtels, guides improvisés, chauffeurs collectifs ou particuliers, vendeurs à la sauvette…tout un monde qui vit de notre désir de dépaysement. Tiens, c’est marrant il y des mots écrits en français et aussi des boulangeries avec des baguettes et des croissants, s’il vous plaît ! Il y a eu une présence française ici, le royaume du Laos a été un protectorat pendant plusieurs décennies fin 19e jusqu’à la seconde guerre…il en reste encore quelques traces comme ce goût pour la pétanque ! Marrant ça…sont excellents à la pétanque ces gens là !

La pause à Pakbeng : un apéro face au fleuve et un p’tit dej comme on aime ! 😋

Le repos du batelier fut bref mais réparateur avant le deuxième acte, huit heure à bord de la péniche pour atteindre Luang Prabang. Je vous raconte ça demain ? Ok ! A la revoyure alors…

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Publié le 30 janvier 2024

Amis du jour, bonjour !

Ces premières journées ont levé nos questions : oui on mange bien au Laos, c’est très beau comme là bas, les laotiens sont très gentils aussi…ça va bien se passer ! Bien fatigués par la croisière, le premier jour sera tranquille, à la découverte de cette très belle ville, doucement mais sûrement. Le Laos c’est l’éloge de la lenteur, il faut prendre son temps, c’est préférable pour essayer d’être en accord avec les autochtones 😉

Ancienne capitale du royaume du million d’éléphants fondé au 14è siècle, Luang Prabang propose aujourd’hui un patrimoine exceptionnel, elle a su le mettre en valeur afin de développer le tourisme qui fait une grosse partie du PIB de la ville, ainsi que du pays.

Historique comme toujours pas simple a comprendre…disons qu’il y a eu pas mal de bousculades dans le coin, un roi en chassant un autre, la capitale transférée à Vientiane puis qui revient à Luang Prabang…un bouddha d’origine Srilankaise appelé Phra Bang considéré comme sacré objet de toutes les convoitises, rien n’a été simple par ici.

Plus récemment, le royaume fut forcé d’accepter le protectorat Francais à la fin du 19è. La ville se voit alors transformée par une architecture coloniale qui a pu être préservée malgré les conflits récents. Les maisons de bois traditionnelles et les demeures coloniales sont aujourd’hui des maisons d’hôtes et hôtels pour répondre à la demande forte d’hébergement. Des dizaines de temples, des milliers de bonzes, le côté mystique est aussi très fort, très ancré.

Les Lao sont fiers de leur culture et cherchent à la préserver, nous a expliqué un Francais rencontré à Pakbeng, bon connaisseur du pays pour y venir régulièrement. Cet ancrage culturel leur permet de résister un peu mieux aux convoitises économique du grand voisin chinois. Ceux-ci sont évidemment le principal partenaire économique du pays, ils ont permis la construction de la voie ferrée grande vitesse qui relie la Chine à Singapour et dessert les principales villes du Laos, ainsi que l’édification de nombreux barrages, le Laos est devenu un gros producteur d’électricité, en grande partie exportée vers les pays voisins sans que l’ensemble du pays puisse en bénéficier…

Le pays a subi des siècles de guerres féodales ethniques, de colonisation, jusqu’au 20è siècle où il furent le principal « dommage collatéral » de la guerre du Vietnam et des incessants bombardements américains sur la piste Ho Chi Minh, le réseau routier qui ravitaillait les combattants Viêt-cong au sud-vietnam. A noter que ces bombardements étaient officiellement inexistants, le congrès américain a toujours nié qu’un seul GI ait mis les pieds au Laos…ce qui s’appelle s’arranger avec la vérité !

Une bombe toutes les 8mn + l’épandage du fameux « agent orange » le défoliant destiné à déboiser la jungle….que de souffrances, bien réelles et visibles malgré les dénégations de l’Amérique !

Aujourd’hui république démocratique populaire, le Laos compte un peu moins de 8 millions d’habitants, population essentiellement rurale et jeune et navigue aux alentours de la 160è place en terme de PIB…En centre ville, pas de pauvreté extrême perceptible, apparence sinon d’opulence du moins de vie conforme aux standards. Pas de voitures épaves, au contraire beaucoup de véhicules japonais, coréens, chinois dernier cri, y compris électriques.

Dans les villages de campagne et les banlieues en revanche c’est pas la même musique…on n’y meurt pas de faim car le climat et la terre permettent une agriculture nourricière mais le dénuement est grand et les gamins qui peuplent les campagnes sont scolarisés en primaire, mais ensuite ? Quel avenir ?

Premières visions de Luang Prabang 
Au hasard des rues, restaurants, marchés
La vie a Luang Prabang 
Laos version campagne…magnifique ! Des éléphants qui partent au boulot, gamins rieurs, riz qui pousse…routes défoncées, images tra...

Direction les cascades de Quang Si. En sous-bois, elles sont magnifiques, s’étagent en plusieurs niveaux sur des dizaines de mètres, nous sommes montés au sommet, c’est raidos faut pas y craindre comme on dit chez nous.

Auparavant, on traverse un parc d’acclimatation et réhabilitation pour des ours blessés, orphelins, maltraités. Une ONG s’occupe de les soigner, c’est très sympa à regarder on les sent heureux, rien à voir avec l’ambiance zoo. Très beau spot, contents de la journée avec pas mal de crapahutage on sera bons clients de Morphée ce soir !

Coucou les amis 👋👋
Belle la nature par ici ! 

Suite de la visite par ici…le musée, un temple…celui en haut de la montagne bien sûr, parce qu’il y a des marches à franchir, c’est meilleur ! 😂

Instant culturel !  Quelques photos volées dans le musée (ancienne demeure du roi)

Pour finir le séjour à Luang Prabang, on choisit de s’offrir une nuit dans un hôtel sympa à 20km du centre-ville perdu dans la pampa au bord d’une belle rivière. Traversées de villages démunis de tout, route improbable mais au final un cadre superbe en pleine nature pour bien terminer la visite de cette région, qu’on a beaucoup appréciée.

La vie simple et pauvre de la campagne contraste avec le bel hôtel pour touristes chanceux…quel décalage ! 
Sous notre balcon ! 

Aujourd’hui nous avons enfin réussi à nous tirer du lit suffisamment tôt pour assister à Tak Bat ! Késaco ?

C’est la coutume ancestrale et quotidienne qui consiste à donner l’aumône aux bonzes. A 6h45 précises un bus débarque sa cargaison et les bonzes défilent devant quelques donateurs, munis d’une gamelle qui recueille les offrandes, riz principalement. Pieds nus, de tout jeunes bonzes ou d’autres bien plus anciens vont parcourir la ville et assurer leur pitance du jour.


Tak bat… 

Voilà…sont partis, et nous bientôt aussi. Mini van à 8h direction Viang Veng, 5h de route environ en direction du sud…à bientôt donc pour en parler. Bonne nuit pour vous, soyez sage !

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Publié le 2 février 2024

Vous en avez sûrement entendu parler, des films, livres ou reportages ont montré ce qu’était ce réseau de chemins à travers la jungle, acheminant armes, hommes et materiel de guerre depuis la Chine jusqu’au Vietnam en passant par le Laos.

Théoriquement, elle n’existe plus, comme la roue 66…des mythes. Sauf que pour relier les villes du pays, actuellement l’état du réseau routier est tel que le mythe est ressuscité, on peut sans problème venir y tourner les extérieurs d’un film historique sur le sujet. Rassurez vous, on n’a pas fait la route dans un vieux camion militaire, mais le mini van qui nous a emmené de Luang Prabang à Vang Vieng, a déjà reçu son compte, ses amortisseurs surtout ! Jamais vu autant d’ornières, trous énormes et macadam envolé. Les pires routes deja vues, en Moldavie, Ukraine ou Roumanie sont presque belles à côté ! Six heures de ce tape-cul, c’est pas humain…les voyages forment la jeunesse ?…ouais, ils cassent les dos aussi !😩 Allez bast, on va pas se plaindre non plus quand même, on l’a bien cherché.

Photos prises quand il n’y a pas de trous, sinon walou tout est flou !

Vang Vieng, joli port de pêche, on finit par l’atteindre quand même, pas fâchés de pouvoir déplier les guiboles, écluser une vieille beerlao et prendre une douche (dans cet ordre…) C’est un patelin de 50000 âmes, au bord de la Nam Song, belle rivière propice aux loisirs. Depuis longtemps les touristes y trouvent leur compte, l’endroit est beau, calme et encadré de montagnes karstiques, les falaises recouvertes de jungle, de beaux treks à faire dans ce coin 👍

Un ciel un peu lourd, de la brume, une chaleur humide…on s’y croirait ! 🤩

Hélas pour nous, les douleurs dorsales nous font reculer pour le mode de transport. On avait prévu de se déplacer en scoot bien sûr pour nous rendre au plus près des départs de randos…mais le terrain défoncé nous fait renoncer, il faudrait une moto bien suspendue et pas un Scoot en plastoque.

Solution de repli : privatiser un songthaew (taxi collectif qui devient donc personnel…héhé !) sympa son propriétaire nous a baladé toute la journée pour 20€ hahaha ! Une autre planète je vous dis ! Grottes, trous d’eau de la rivière, crapahutage sur le piton Nam Xay Top…journée sportive et bien remplie, à l’opposé de la précédente.

Pas dégueu, hein ? 

Journée sportive disait on. Je veux mon neveu ! Le piton à escalader, pour ceux qui connaissent c’est à peu près le dénivelé entre le lac d’Annecy et le Mt Veyrier, dré dans l’pentu comme il se doit ! Ouais, mais là c’est glissant et il fait chaud…trèèès chaud ! Ah la vache ! Mais c’est ça que c’est bon quand t’arrives en haut c’est 360 degrés de bonheur. Et en haut, t’sais quoi ? Y’a des rigolos qui ont monté une bécane au sommet et l’ont installée à demeure pour amuser le monde. Pas mauvais les G.O du club 😂

On rit, on s’amuse, on respire la bonne air ! Et on prend le frais dans les grottes environnantes 😉

Voili voilou pour cette chouette contrée qui méritait les bobos endurés. Peu de chose en fait quand on pense aux anciens du secteur qui ont été copieusement bombardés pendant des années, a priori une bombe toutes les 8mn ! Effrayant ! Quant à nous, poursuite du trajet vers vientiane, capitale du Laos 🇱🇦 on vous dit tout au plus vite, merci de nous avoir suivis malgré les nids de poule 😉

Encore quelques vues, d’accord ?

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Publié le 3 février 2024

Poursuite de la descente, sens nord/sud du Laos, on arrive à Vientiane la capitale, ville d’un million d’habitants environ. Trajet beaucoup plus cool cette fois, ouf !

On a même droit à une superbe highway avec barrières de péage svp…comme dans les films 😂 sûrement le seul tronçon du pays, sans être mauvaise langue. Quoique…mine de rien le Laos change, comme partout une nette évolution se produit, notamment sur la question des transports sur impulsion Chinoise. C’est pas un scoop, ils sont partout…oui mais ici ils sont tout proches…genre Belgique / France.

De cette proximité est née naturellement une emprise politique, économique et financière du géant sur le nain, d’autant plus facilement que le nain a une population composée d’une multitude d’ethnies dont beaucoup sont arrivées de chine.

D’autre part, la fin de la guerre du Vietnam a nécessité pour le Laos un fort besoin de reconstruction et la Chine est venue à la rescousse, stratégie géopolitique oblige, avec sa méthode : fournir sa technologie, sa main d’œuvre spécialisée et sa finance…ainsi le pays se développe mais devient endetté, redevable, aligné…On voit dans le paysage urbain de belles constructions, des équipements publics, des ouvrages d’art, comme des barrages pour fournir les centrales hydroélectriques de l’ouest de la Chine, où la voie ferrée grande vitesse qui relie la Chine à Vientiane et bientôt Bangkok…avant de terminer à Singapour dans quelques années. Stratégie dite des routes de la soie, relier rapidement les territoires pour fournir les matières premières nécessaires à 1,5 milliards de pékins…pas simple !

En attendant, malgré TGV et autoroute, Vientiane continue de vivre à son rythme habituel, pas trop vite le matin et doucement le soir 😂 le Laos c’est synonyme de lenteur, art de vivre à l’orientale. Nous ça nous va bien en tant que visiteurs, on n’est pas trop gênés, sauf pour visiter musées, monuments ou office de tourisme qui ferment de 11h30 à 13h30 et 16h le soir…cool les mecs !

Hallucinant, (en haut à droite) l’enchevêtrement des câbles électriques et ce, dans toutes les rues !!!!! On tire notre chapeau au...
Pause syndicale…visez le conducteur du tuk tuk qui fait la sieste dans son hamac 

Tout le monde ici n’a pas la même idée de la productivité ! On ne se fait pas harceler por les chauffeurs de tuk tuk ou taxis,ni par les commerçants des marchés. Est-ce un bien ou un mal ? À chacun sa vérité. En tout cas la ville est très zen pour une capitale, aucune nervosité dans la conduite en ville par ex…no stress et c’est plutôt positif !

Ce qui frappe ici c’est le nombre de temples…innombrables, à tel point qu’ils servent vraiment de points de repère pour trouver ou indiquer une adresse. On n’a pas compris le pourquoi du comment de ce surnombre, le poids de l’histoire sans doute et les luttes de pouvoir entre les différents occupants du Laos…bref le fait est là, on est dans une ville où les traditions culturelles et philosophiques sont fortes. Plus guère de traces du passage des français d’ailleurs. Seuls quelques anciens parlent encore quelques mots et dans le paysage bien peu de signes visibles de ce passé. Pétanque, baguette…quelques plaques de rue encore écrites en Francais et c’est à peu près tout.

S’il faut n’en montrer qu’un, c’est celui-ci, le Wat That Luang

On vous fait grâce des autres temples, on vous montre celui qui est le symbole du pays, figure sur des billets de banque…sa rénovation en peinture dorée a été faite par les Francais, à l’époque du protectorat…a priori ils ont aimé. Bof, ça se discute ! 🤣

Deux jours à Vientiane suffisent pour en voir l’essentiel, peu d’activité « nature » à proximité et question culture, à moins de verser dans la méditation et ambitionner le nirvâna, pas grans chose de plus à croquer non plus.

On vous montre encore quelques aspects de la ville ? Allez c’est parti !

Coucher de soleil sur le Mékong, jardin d’un temple, touriste sur les Champs Élysées locaux  et Assemblée nationale
Les marchés sont partout. Il y a ceux du matin, du soir, de nuit… 
Marché nocturne à Vientiane. Bonne pitance et ambiance colorée. Les Asiat mangent dans la rue ou emportent. Et pour finir, la peti...

Voilà pour l’ambiance et le décor de cette ville qu’on a un peu de mal à appeler capitale tant elle est calme et non pas effervescente comme la plupart. Pour autant, on ne s’y ennuie pas mais inutile selon nous d’y passer plus de temps. Demain avion au menu, jusqu’à Paksé, 500km au sud…pas le courage en bus, il n’y a pas encore d’autoroute sur ce tronçon…bises en attendant !

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Publié le 9 février 2024

Sabaïdee !!!

Bonjour ! Comment allez-vous ? Ici tout va bien, on poursuit la route en suivant le fleuve, par avion cette fois…marre d’encaisser des nids de poule, tant pis pour l’empreinte carbone ! Le Mékong s’élargit presque à vue d’œil car on approche du delta où il fera 10km de largeur paraît-il…bigre, un sacré morceau !

Pakse c’est pas top comme ville, on recommande pas. Pourquoi s’y arrêter alors ? C’est le camp de base pour la boucle des bolovens, un circuit à travers montagnes et plateau en pleine nature, blindé de cascades et recommandé par tous les guides dignes de ce nom.

La ville a été construite par les français pour créer une base économique au sud du pays, le fleuve facilitant la circulation. Aujourd’hui c’est toujours un pôle économique mais pour les visiteurs c’est plutôt triste. Tant pis, demain perception du scoot et on se tire sur le plateau.

Pakse, son fleuve, ses bouddhas… 

Or donc, le lendemain nous voici chez Miss Noy à 8h. Miss Noy c’est LA réf ici pour la loc de motorbikes. Yves, un belge qui s’est égaré par ici a marié la miss, une fille de la ville…enfin, d’une autre ville…toujours est-il qu’il fait bien son boulot et loue du bon matériel. On attaque la route, il fait beau, c’est joli, belle route avec 0 nids de poule et il y aura plein de cascades, de plantations de café réputé et de thé à déguster dans de petits bistrots de bord de route et autres chouettes trucs à voir, c’est sûr, ça va être sympa. La boucle normalement se fait soit en 2 jours, soit 3 mais on baisse les bras c’est un peu beaucoup à 2 sur un petit scoot.

Plateau des bolovens 

Belle journée passée à sillonner ce plateau qui mérite certainement d’y passer plus de temps mais pour nous cette étape fut une simple halte en direction de l’extrémité sud du pays.

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Publié le 9 février 2024

Champasak, dernière agglomération avant le Cambodge, c’est un cadre bucolique, une belle campagne au bord de l’eau.

Ici, les vaches, les poules et les chèvres se baladent entre les maisons, entrent dans le temple, vivent leur vie en toute tranquillité. Les enfants jouent dans la rue quand ils ne vont pas à l’école sur leurs mini scooters électriques (moderne le Laos) quelques voitures viennent troubler gamins, bétail, chiens et chats pendant quelques secondes avant que tout rentre dans l’ordre. Étonnant !

La tranquillité absolue transpire de partout, des habitants aux animaux, tout ce qui est vivant semble être au ralenti sans même savoir qu’il y a un changement d’allure possible… à quoi bon ?

Pas mal de guests houses ainsi que de petits restaurants témoignent de l’intérêt que les visiteurs portent à ce lieu, sûrement avides de cette zenitude ambiante. Même ces visiteurs, pourtant si souvent pressés de tout voir, ne viennent pas casser le charme du lieu. Une vie paisible de village hors du temps…c’est le Laos, on aime beaucoup.

Avant de trouver cette tranquillité, un petit coup de chaud au départ avec l’embarquement sur le rafiot posé sur le Mékong en contrebas de la route…aucun aménagement, nada, un talus de sable à descendre sur 50 m avec les bagages, tels des migrants s’embarquant vers des rivages lointains…joyeux bordel ! 🤣

Pas toujours facile la vie du routard, faut pas croire ! 

C’est ça le Laos, les choses se font à l’arrache, pas la peine d’aménager…pourquoi faire ? Ça passe crème comme ça alors casse pas la tête…

Champasak c’est ça ! 

C’est aussi comme ça : plein de gamins, des petits restaurants où tu te régales, des vestiges archéologiques…non, on n’est pas les premiers visiteurs!

La ville  d’hier en ruine  et celle d’aujourd’hui pleine de vie


C’est aussi d’improbables rencontres mais tellement sympathiques ! Tu te balades en scoot et tu t’arrêtes parce qu’il semble y avoir une fête…et oui c’est un repas de mariage, la famille nous offre un verre c’est trop bien ! Hélas la barrière de la langue empêche la conversation mais l’accueil est fort !

A perte de vue……. 
Ils vécurent très heureux et…. 

Champasak, enfin, c’est une nature magnifique où tu te promènes dans les rizières, tu croises des buffles qui se rafraîchissent dans un étang, promenant les aigrettes sur leur dos…et le soir, une table accueillante qui sert de très bons plats cuisinés au top ! Alors ? Y’a rien là ? Hein ? Le paradis c’est peut être pas bien loin…

Magnifique non ? 

Si c’est pas le paradis ça y ressemble un peu…demain on ira voir un peu plus loin si c’est encore mieux ! 🤩

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Publié le 14 février 2024

Coucou nous revoilou !

On vous a manqué ? Oui hein…😉 nous en tout cas on est contents de vous retrouver, de baratiner nos salades et on vous remercie encore de votre patience et de votre résistance !

Or donc, nous partîmes à 2 mais sans prompt renfort, nous ne nous vîmes pas plus en arrivant au port…enfin le port, faut se calmer ho ! Juste quelques pirogues accrochées vite fait aux branches alentour, faut pas chercher la capitainerie, le pier import ou export…nada ! Que du sable et de l’eau, débrouille toi avec tes sacs ! Oui le Mékong charrie du sable en pagaille, incroyable c’est comme à Merzouga 😉

Embarquons donc pour une petite traversée tranquille, un van nous attend et roule ma poule quelques km, avant une autre embarcation et enfin, l’île de Don Det.

 Ni mer ni lac…du sable et de l’eau douce, un fleuve quoi !

Les îles ici il y en aurait 4000 ! Pas compté, j’avoue…mais on en voit plein en effet. Belle végétation, des verts magnifiques, le bleu du ciel, le gris-bleu du fleuve, le bruit du moteur 4 temps des slow boats, voilà pour l’ambiance. Naaaan, en fait je sais pas vous décrire ça moi…c’est très beau, voilà tout ! Calme, paisible, frais bien que chaud…tu piges ? Non ? Tant pis mais c’est ce qu’on ressent. Le Mékong ici s’élargit, s’avachit et les sols plus durs ont formé ces îles et îlots qui surnagent au milieu de cette étendue immense. Ici, pas grand chose à faire, ce qui tombe très bien ! On est venus « coincer la bulle » 5 jours à contempler, écouter…admirer. Ces îles sont très pauvres, l’habitat très sommaire, l’agriculture limitée, la pêche en berne, pour cause de barrages en amont made in china qui bouleversifient la nature…

Un grand dénuement…seule richesse, le tourisme. 

Et nous au milieu ? Notre rôle est d’apporter quelques subsides à l’économie locale.

les visiteurs font travailler les habitants qui retirent un peu d’argent du passage de ces visiteurs. Déjà dit, mais redisons-le : c’est magnifique avec notamment des cascades superbes, même en cette saison sèche. Qu’est ce que ça doit être quand le fleuve bouillonne, on ne verra pas mais ça vaut sûrement son pesant de cacahuètes (excellentes les caouètes d’ailleurs…)

Pas navigable partout… 

Au temps béni des colonies (!) les Francais avaient fait un chemin de fer sur 8km pour transporter le fret qui ne pouvait passer en bateau. On sillonne l’île en vélo, des haltes sur les plages de sable blanc (oui oui) le temps passe vite et le soir on retrouve régulièrement d’autres voyageurs qui tracent la même route que nous depuis plusieurs jours, c’est sympa on se refile quelques infos de nos découvertes du jour.

On trouve même des locomotives abandonnées depuis un siècle dans la jungle ! 

Voilà décrit à peu près notre quotidien ces derniers jours. Un régal ! Le vrai luxe, est ce que ce ne serait pas de ne rien avoir à faire et d’en avoir rien à faire ? Prenez une feuille, vous avez 2 heures😂

Arrive maintenant le moment de quitter le Laos. Demain destination Cambodge, nouvelle aventure ! Un petit bilan ? Plein de belles émotions devant les paysage, devant tant de tranquillité malgré l’environnement de pauvreté, nul accablement de la part de tous ces gens croisés sur notre chemin.

Au contraire, on ressent qu’ils ont une fierté d’être Laotiens, ils n’ont pas toujours été libres et l’indépendance est même très récente, 50 ans ! Après avoir subi colonisations diverses, guerres et bombardements ils sont aujourd’hui très endettés mais leur résilience est admirable. Très heureux d’avoir découvert ce pays bien différent de la Thaïlande mais représentatif de ce qu’est l’Asie aujourd’hui dans toute sa diversité.

Ressentez vous le calme et la sérénité qui planent sur le Mékong ? Nous avons tellement aimé 🫶🏼
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Publié le 19 février 2024

Salut à tous !

Alors, quoi de neuf depuis 5 jours ? De votre côté de la planète on ne sait pas trop, bien qu’on suive l’actu locale, nationale et internationale, on n’est pas si déconnectés que ça, faut pas croire. Ici comme vous le savez, nous avons passé une nouvelle frontière et sommes arrivés au Cambodge, troisième pays visité dans ce périple en Asie du Sud-Est. Logistique aux petits oignons, nous avions booké le transfert auprès d’une « agence ».

Quand on dit agence ici c’est juste un bouclar de 4m2, généralement dans les guest-houses et les « agents » interpellent les passants pour vendre leurs prestations.

Sur ce coup là c’est un couple de Francais rencontré peu avant qui nous a parlé de leur « tour operator » qui nous a proposé un bon tarif et un service complet : traversée du Mékong, mini van pour rejoindre la frontière puis bus pour Siem-Reap et enfin tuk-tuk jusqu’à l’hôtel…compliqué ? Bof nan, même pas puisque ça marche nickel tout ça 👍 tout simple, fait à l’arrache mais ils sont très bien organisés et tout se passe bien…c’est ça l’Asie comme dit Carole 😉

En revanche, le petit franchouillard est moins bon ! Trouve moyen de laisser son portable dans le bateau au départ ! 😩 Catastrophe ? Que nenni ! Appel au super tour operator qui après recherches trouve le portable didonc ! T’y crois toi ? C’est l’Asie ! Après, c’est fastoche, le tel prend la même route que nous dès le lendemain jusqu’à destination où nous récupérons l’objet…pas mal hein ?

Voilà, petite anecdote qui permet de dire que ces gens sont , démerdards, organisés, serviables et en plus contents de trouver des solutions aux problèmes !

On the road…bienvenue au Cambodge…et à l’hôtel ! St Valentin oblige, ho ! 

Nous voilà donc à Siem-Reap, ville moderne tout proche du site archéologique d’Angkor, raison de cette étape.

Premier jour pour caler l’organisation des visites, trouver un guide francophone, un couple de français qui partageront visite et frais…et on est prêts !

Angkor est un site de 400 km2, truffé de temples plus ou moins en ruines datant de 1000 ans. Bâtis par la civilisation Khmer, à l’origine Indouistes puis boudhistes, au fil des prises de possession du territoire et des changements d’influence. La ville a probablement compté 1 million d’habitants…avant de s’effondrer et même totalement disparaître !

Disparaître est vraiment le mot, les temples ont en effet été ensevelis sous la forêt, engloutis par la nature qui a horreur du vide et qui a donc pris possession des lieux.

Oubli de plusieurs siècles, jusqu’en 1860 où un naturaliste français fait ressurgir le passé. On peut imaginer le délire, le mec armé d’une machette se fraie un passage dans la jungle, sous la voûte d’arbres hauts de 40 mètres ruisselants de lianes, plein de cris d’oiseaux, de singes, d’animaux pas franchement dociles et qui se retrouve bugne à bugne avec une tête sculptée dans la pierre, monstrueuse, et deux nâga gigantesques, au pied de l’escalier menant au temple, 50m plus haut ! 😱

C’était pas Indiana Jones et le temple perdu mais ça y ressemble, non ? Il a dû flipper le gars, non ?

Imaginez la vision au milieu de la jungle… 

Les gosses du coin qui devaient connaître ces trésors ont dû bien se marrer pour jouer, les veinards ! Aujourd’hui, ce site incroyable remis à jour se laisse admirer et bien qu’endommagé on peut se rendre compte de la richesse de cette civilisation

No comment… 

Et quand on dit que la nature a horreur du vide et reprend vite ses droits…quelques exemples :

Je te tiens, tu me tiens… 

Hélas ces temples sont bien vides…pillés lors des guerres ethniques entre thaïs, khmers, chinois qui valurent la perte d’Angkor, il ne reste que les murs de ce qui fut une gigantesque cité.

Un pillard célèbre et récent se nomme André Malraux ! Et oui, celui qui allait être prix Nobel et ministre a trouvé moyen de voler des statuettes pour se refaire une santé financière pendant la crise des années vingt ! Histoire véridique, il fut arrêté et jugé, ce qui ne l’empêcha pas de faire la carrière que l’on sait…

Le théâtre des exploits de M. Malraux ! 

Les temples et l’archéologie c’est très bien mais les cailloux deviennent vite lourds…il faut donc s’aérer un peu. La région recèle d’une curiosité qui est le Tonlé Sap, système hydrologique étonnant, constitué du plus grand lac d’Asie du Sud-Est et d’une rivière. Lorsque le fleuve Mékong est en crue ses eaux refluent dans la rivière Tonlé ainsi que dans le lac dont le niveau s’élève de 4 mètres, inondant alors une partie de la région ce qui permet de fertiliser les terres et d’obtenir 3 récoltes de riz…merci la nature !

Toutes les maisons sont bâties sur pilotis, on les appelle les villages flottants. Drôle d’impression lorsqu’on les voit en saison…sèche ! Beaucoup de charme cependant :

La vie normale d’un village de pêcheurs du Tonlé Sap  

Demain il faut refaire les sacs, on prend le bus de 8h30, alors on vous dit bye bye, pour nous c’est la nuit qui commence…

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Oui, on est à la bourre ! On le sait mais c’est comme ça on ne peut rien contre le processus « d’asiatisation ». Pas trop vite le matin et doucement le soir, comme avant mais en pire ! on vit à la cambodgienne, si on voit un hamac on se pose là et pour un peu s’il y a un marchand de canettes…ben la journée est finie ! 😂

Mais on pense à vous hein, faut pas croire c’est juste que le travail d’écriture est subito devenu plus difficile aux parages du 10è parallèle. Trente sept degrés ça cogne sévère et cette moiteur rime avec torpeur et panne de moteur hahaha !

Bon, alors ? Depuis Angkor direction Battambang. Deuxième ou troisième ville du Cambodge, donc beaucoup de monde, d’agitation et de poussière. Les rues, dans toute une partie de la ville, sont sans goudron, imaginez un peu la peuf ! Mieux vaut pour la ménagère renoncer à avoir la maison témoin…ici la couche de poussière est épaisse partout. Du coup, la visite de la cité fut assez réduite au profit de la campagne alentour, avec un guide chauffeur de tuk-tuk bien sympa, on a découvert quelques pépites que voici :

Battambang, son temple, sa pagode, son marché et ses habitants 
Conserverie locale……..et vous avez de la chance, vous n’aurez pas les odeurs pestilentielles 🤣

La campagne profonde ici c’est très actif ! Pêche, cultures diverses, ça chôme pas. On visite des conserveries qui puent leur race, désolé mais pas d’autre mot 🤣

Beaucoup mieux, un autre fait du vin de riz…qu’il faut goûter, tu penses bien ! Bof, ça passe…Plus loin, fabrication du « papier de riz » incroyablement fin et qui servira à confectionner des spring rolls bien croustillants ! Miam !

Ensuite arrive le moment de bravoure : les essais de pré saison de F1 avant le premier GP. Il s’agit d’un « déverminage », le premier roulage quoi…vérifier que tout est ok… voyez plutôt :

Voilà, une nouvelle catégorie : le bamboo train ! Deux essieux, 4 roues, un « châssis » posé dessus, un berlingot 2 temps pour fai...

On a bien rigolé, pas partis bien loin mais au moins il n’y a eu ni retard ni grève ni panne 😉

Après le fun, une montée vers un sanctuaire beaucoup moins drôle, un des sites des saloperies commises par ce taré de Pol Pot ! Vous vous souvenez, bien sûr, de ce fou sanguinaire qui entre 1975 et 1979 a exterminé une partie de son peuple…à pleurer !

Un génocide de plus…quel siècle horrible ! 

Il suffisait de peu pour être torturé puis éliminé, comme être porteur de lunettes ce qui signifie soupçon de savoir lire…donc intellectuel potentiellement dangereux à éliminer ! Les enfants y passaient aussi, Pol Pot ne voulait pas que ceux-ci viennent un jour lui demander des comptes ! Dur dur…

Pour s’en remettre on part un peu plus loin, à Kampong Chhnang. Si, ça existe vraiment ! Ville à la campagne, en bordure de la rivière Tonlé, plus calme mais plaisante à vivre. Balade en scoot à travers la contrée, rien de spectaculaire mais 2 journées néanmoins bien remplies…à la Cambodgienne bien évidemment ! 😂

La campagne, les maisons de pêcheurs, les potiers locaux, les bonzes…le Cambodge quoi ! 

Beaucoup de gens ici sont des miséreux…les pêcheurs notamment. Pas facile de gagner sa vie ! On voit très peu de mendicité, la nourriture est accessible heureusement car la nature est généreuse par ici et les habitants savent travailler la terre et exploiter le fleuve, mais on pense à tous ces très nombreux enfants croisés sur les chemins…quel sera leur avenir ?

C’est sur cette interrogation qu’on prend congé, nous vous disons à bientôt, depuis Phnom Penh !…autre ambiance. Tschüss !

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Publié le 28 février 2024

Ouffff !!! On est posés à Phnom Penh 😨 mais ce ne fut pas facile ! Oh la route était bonne, même trop…lisse, trop aussi…droite, beaucoup trop ! Pffff ! Jamais contents ceux là j’te jure.

Bon, j’esplique : au Cambodge on est cool, y compris avec les règlements, les codes…dont le code de la route et les règles de base de conduite d’un véhicule terrestre motorisé 🤣

le chauffeur du van pilotait bien, heureusement, mais genre Cyprien Sarrazin, le descendeur sur la streiff à kitzbuel…il découpait la piste ! Pas nerveux, aucun coup de klaxon ni engueulade mais vas-y que je te tire des bords de gauche à droite à 130 et on était 10 dans le bazar ! Ça fait flipper quand on double scoots ou tuk-tuk par la droite si la trajectoire est meilleure avant de se rabattre comme on peut….bref on n’a pas dormi ça va sans dire et on a fait un peu d’huile sur ce coup là, hahaha !

À Phnom Penh ça n’étonne personne, en ville chacun roule comme ça lui plaît, pas forcément à tombeau ouvert…mais aux carrefours c’est totalement imprévisible…demerdatis…chacun pour soi et Dieu pour tous !

La ville ? Grande et agitée, mélange de modernisme et de délabrement, richesse clinquante et grande misère se côtoient, ici visiblement on fait pas dans le social et mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade 🤢 on croise pas mal de très belles autos, Rolls et Bentley, Jaguar ou Lamborghini, Porsche etc…qui côtoient pousse-pousse, vélos, tuk-tuk. Quelques très belles maisons, genre hôtel particulier, et façades décrépies d’immeubles insalubres et sur-occupés.

Bentley et Lamborghini garées devant le ministère de la justice…ça s’invente pas !

Quelques vues de la capitale ? Allez d’accord ! 😉

Du beau et du moins beau…et ce gardien de belle propriété, il est pas cool celui-là ?  La maison est bien gardée 🤣🤣

Phnom Penh, comme tout le Cambodge, s’est ouverte au business et au tourisme, les buildings en construction sont là pour en témoigner.

L’évolution est lente, le siècle dernier n’a pas été facile pour le pays…colonisation, décolonisation, guerre du Vietnam puis guerre civile et le génocide des khmers rouges, c’est énorme ! Les stigmates sont encore bien visibles mais les cambodgiens ont bien progressé et si la vie ne réserve pas trop de mauvaises surprises genre pandémies, le développement économique devrait être au rendez-vous.

Le passé on ne peut pas l’occulter ici, hélas ! Surtout la dernière blessure en date, l’épisode khmères rouges. On ne peut éviter ce camp de concentration (dans une ancienne école) situé en pleine ville. Le pays tout entier était un camp d’internement et le délire de Pol Pot a fait environ 1,7 million de morts en moins de 4 ans…excusez du peu !

Quelques vues du camp S21, ses salles d’interrogatoire, une inscription sur le mur de briques qui a échappé aux khmers…no comment ...

Heureusement, la vie a repris et l’espoir renaît. Notamment grâce à quelques actions comme celle entreprise par ce couple français, Christian et Marie-France des Pallières, qui ont créé en 1995 une O.N.G nommée PSE (pour un sourire d’enfant) afin de sortir les gosses des terrains vagues où ils tentaient de récupérer de quoi se nourrir.

Ils ont bâti de quoi loger, nourrir, éduquer des enfants des rues et aujourd’hui ce sont 6500 gamins pris en charge chaque année. Ils apprennent les métiers de l’hôtellerie, la mécanique, les soins corporels. On a testé leurs talents de cuisine au restaurant d’application, on peut confirmer qu’ils forment des pros qui posséderont un vrai métier, ce dont rêvent ces pauvres gosses pour se sortir de leur condition. Bravo !

une belle réussite ! 

Phnom Penh c’est aussi la capitale d’une monarchie…donc un roi, une reine, un palais…que voici

Ça claque !… mais c’est futile et inutile 

Phnom Penh, évidemment c’est la vie dans la rue comme partout en Asie. Des marchés de tous côtés, débordant de légumes, viande, poissons, épices, ingrédients de toutes sortes, des produits frais d’autres séchés…on ne sait même pas à quoi certains peuvent bien servir. Ils sont les rois de la cuisine, des préparations à base de trucs chelous qui produisent soupes et sauces diverses et variées…ou avariées ? Lol 😂

Toutes ces victuailles vont dans les restos, chez les gens mais aussi dans la rue ! La street food ici c’est quelque chose ! Ils adorent manger sur le pouce sur un bout de trottoir ou alors ils emportent sur leurs scooters les plats préparés, emballés dans une poche plastique (les rois du sac plastique) accrochée au guidon en slalomant entre piétons, voitures, chiens ou pigeons…du vrai spectacle, gratuit et quotidien ! Classe.

On trouve de tout ici, même des trucs jolis et pas dégueu, même des fleurs et même le glacier…cœur transi reste sourd aux cris du ...

Voili voilou…on ne s’est pas ennuyés sur ce coup là voyez-vous…on va donc tenter de reproduire la recette. Direction Kampot, sur la côte, le pays des crabes bleus et du poivre vert ! Ça vous chauffe ?

À bientôt, bisous !

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Publié le 2 mars 2024

Étape gastronomique pour ce dernier tour de piste au Cambodge, ça vous dit ? On sort du fried rice, des nouilles sautées et des spring rolls pour des plats bien locaux mais un peu moins connus.

La région de Kampot bénéficie d’un micro climat grâce à la proximité de l’océan, ainsi que deux chaînes de montagnes qui canalisent les vents et tempèrent l’atmosphère.

D’autre part, les sols sont propices à la culture du poivre. Cette liane prospère ici depuis toujours et sa culture remonte à 600 ans environ, elle est classée en I.G.P, reconnaissance rare s’agissant de poivre. Une plantation organise la visite de son domaine, c’est top on va tout savoir sur le sujet et pouvoir goûter leur production ! Génial…on aime bien les plats relevés.

Sur 10 ha, la plantation produit des poivres vert, rouge, noir, blanc… 

Une très belle exploitation , propriété d’un couple franco-belge qui emploie 150 salariés et jusqu’à 350 pour la récolte. Ils financent également les écoles locales, la priorité du pays est d’éduquer les enfants afin de « tirer vers le haut » cette population et permettre la progression des savoirs.

Visite des villages de pêcheurs alentours, remplis d’enfants 

Comme dans tout le Cambodge, la région laisse apparaître une grande pauvreté de ces gens qui ont bien du mal à tirer profit de la pêche et de l’agriculture, purement vivrière pour la plupart des familles.

Une autre spécialité locale est la pêche des crabes bleus de Kep, ville à la frontière du Vietnam. On a goûté pour vous, c’est un régal ! Une chair plus tendre que ce qu’on connaît, plus fine aussi et une carapace plus tendre, il se laisse plus facilement manger !

Cuisiné avec une sauce au poivre vert c’est une tuerie ce truc là !

Le marché aux crabes de Kep, une expérience haute en couleurs, odeurs et saveurs ! 

Autre « roi » des produits locaux, le durian, un fruit très prisé et qui « fouette » ! Il faut s’accrocher…mais c’est bon, ouf !

Le durian, fruit qui pue 

En résumé, d’excellents moments les pieds sous la table, ça ne pouvait pas se refuser !

Une table devant la mer et les bateaux, de belles assiettes des spécialités locales…quoi de mieux ? 

C’est ainsi que se referme le chapitre Cambodge ! Destination Vietnam dès demain…une nouvelle aventure, le quatrième pays visité après 91 jours de voyage.

Merci de nous suivre et à demain…si vous le voulez bien !