L'Amérique centrale, aventure entre terre et mer.

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Après plusieurs voyages, nous avons décidé cette fois de vagabonder dans les terres mayas et aztèques, accompagnés de nos sacs à dos.
Du 2 septembre au 28 novembre 2021
88 jours
Dernière étape postée il y a 5 jours
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Publié le 29 août 2021

Voilà, nous y sommes, J-4 avant le grand départ ! Après 19 mois d'attente, de changements d'itinéraire, de plan A, B et même C, c'est sur l'Amérique centrale que nous sommes finalement tombés d'accord. Du Mexique jusqu'au Nicaragua, en espérant descendre au Costa Rica.

Nous, c'est Camille et Vincent, passionnés de voyage et de découvertes en tous genres. Cela fait maintenant 6 ans que nous partons à l'aventure ensemble avec nos sacs à dos. C'est une première pour nous de partir 3 mois en voyage, habituellement c'est plutôt 2 semaines.

L'idée de ce blog est née de notre volonté de partager cette aventure avec notre famille, nos amis, mais aussi vous cher(s) lecteur(s) ! Nous espérons vous faire voyager à travers nos récits et nos photos, et vous donner le goût de l'aventure !

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Publié le 31 août 2021

Matériel

Qui dit préparation, dit évidemment sac à dos ! Cela a été la première étape après être tombés d'accord sur la destination : acheter notre nouveau sac à dos, plus grand et plus confort que les précédents. Un 70 litres, histoire d'emporter les fringues et l'équipement nécessaire à notre voyage.

Ensuite, nous avons acheté l'équipement. Un grand merci au site tourdumondiste pour leurs guides super complets, leurs conseils, et à toute la communauté de voyageurs qui en font partie. Grâce à eux, nous avons pu établir une liste d'équipements et matériels qui nous permettront de voyager l'esprit tranquille.

Pour la partie photo/vidéo, nous avons investi dans une Gopro 9 et dans ses accessoires. La garantie d'un matériel de qualité, et sans s'encombrer !

Santé

Passage obligé au centre de vaccinations internationales pour une consultation sur-mesure avec un médecin qui nous a conseillé sur les vaccins à faire, les premiers soins dans telle ou telle situation, et nous a délivré une ordonnance pour préparer notre trousse de premiers secours/pharmacie.

Niveau 1 de plongée

Vincent s'est beaucoup renseigné sur les choses à voir et à faire durant notre voyage. J'étais tranquillement assise devant la télé quand il m'a dit : "et si on passait le niveau 1 de plongée ? C'est quand même dommage de partir en Amérique centrale et de ne pas pouvoir plonger !". Et il avait raison... Nous voilà en train de rechercher des centres de formation, et nous avons contacté l'équipe du Centre d'Activités et de Plongée de Port-Vendres.

Le niveau 1 nous permet de plonger dans le monde entier, à 20 mètres de profondeur avec un moniteur. Il nécessite 6 plongées de formation et une formation théorique pour l'obtenir. Nous avons regroupé les 4 premières plongées sur un week-end, et les 2 dernières 15 jours plus tard. En 3 semaines, nous avons obtenu le Graal qui va nous permettre de profiter à fond des spots de plongée qui nous attendent. Formation intense mais tellement gratifiante, un immense merci à toute l'équipe du CAP avec une mention spéciale à Tommy, Antoine et Axel qui nous ont mis à l'aise de suite et nous ont fait découvrir la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls tout au long de notre formation.

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Publié le 3 septembre 2021

Toulouse à 7h00

C'est le jour J ! Rendez-vous à l'aéroport de Toulouse ce matin à 7h, pour l'enregistrement des sacs et les contrôles de sécurité (plutôt rapide finalement, malgré la situation sanitaire). En parlant de l'enregistrement des sacs, on s'est bien marrés quand on a vu le poids que nous allons transporter sur le dos pendant 3 mois : 15kg pour Vincent et 11kg pour moi. Décollage à 9h55 pour Francfort (nous sommes passés par Lufthansa, du coup transit par l'Allemagne).

Francfort à 12h00

Arrivés à Francfort, c'est à ce moment-là qu'on s'est dit "ça y est, ça se précise", un mélange d'appréhension et d'excitation. On a mangé un bout, et nous voilà en direction de la porte d'embarquement à destination de Mexico ! Nous avons embarqués dans un Boeing 747-8 à 13H30 et pour 12 heures de vol. Le trajet a été plutôt long il faut dire, nous avons essayé de nous reposer mais on ne dort jamais vraiment dans un avion.

Mexico à 18h30 heure locale

18h30 heure locale, atterrissage à l'aéroport international de Mexico. Pour vous donner une idée du décalage horaire, il était 1h30 du matin en France, soit 7 heures de décalage. Nous avons du remplir un formulaire migratoire pour l'entrée au Mexique, passer le contrôle aux frontières et attendre l'arrivée de nos sacs mis en soute au départ de Toulouse (quel soulagement quand on a pu les récupérer !). Ensuite, il a fallu rejoindre notre hostel La Selva via le métro, 2 lignes différentes et quelques arrêts plus tard, nous voilà arrivés. Le temps de prendre une douche et d'écrire et article, nous avons eu la joie de se voir offrir un shot de tequila de bienvenue, avant d'aller dormir !

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Publié le 5 septembre 2021

Jour 1

Pour cette première journée, il a fallu s'acclimater à l'effervescence de la ville. Mexico compte un peu plus de 21 millions d'habitants, et on peut dire qu'on le ressent partout : dans la rue, les supermarchés, le trafic routier, et surtout le métro. Le métro parlons-en ! Il compte 12 lignes et 195 stations qui desservent toute la ville. Dès le premier jour, nous avons acheté une carte rechargeable pour nous éviter d'acheter un ticket à chaque fois que nous voulions nous déplacer d'un endroit à un autre. 1 déplacement coûte 5 pesos, soit 0,21 centimes d'euros. La ville est tellement étendue qu'il est presque indispensable de prendre le métro pour chaque déplacement. Mais nous voulions quand même marcher un peu, histoire de nous balader dans les différents coins de la ville. Pour ce premier jour, nous avons avalé 16 kilomètres à pieds.

Dans un premier temps, nous nous sommes rendus à Zócalo (place principale de la ville où trône la cathédrale), où nous avons pu admirer les préparatifs de la fête nationale de l'Indépendance du pays (16 septembre 1810). Le mois de septembre y est consacré en totalité, avec des décorations aux couleurs du Méxique sur les façades des bâtiments, des drapeaux accrochés aux voitures, des bandas.

Le Quetzalcoatl en décoration sur toutes les façades ! 

Le Templo Mayor, en plein centre historique, est un endroit à ne pas manquer. Ce site archéologique découvert en 1978 pendant des chantiers de réhabilitation de la ville, n'est pas spectaculaire mais possède une grande richesse symbolique. Le Templo Mayor est en fait le nom de la grande pyramide, centre religieux de la capitale aztèque de Tenochtitlan (connue aujourd'hui sous le nom de Mexico !). Le site propose aux visiteurs de découvrir une partie des ruines de la pyramide et un musée (inauguré en 1987) retraçant l'histoire de l'empire aztèque et de la colonisation espagnole avec un ensemble de pièces archéologiques retrouvées lors des fouilles du site. La pièce la plus impressionnante est le disque de pierre de 8 tonnes et d'environ 3 mètres de diamètre, représentant la déesse lunaire Coyolxauhqui. C'est grâce à la découverte fortuite de cette pièce gigantesque que les fouilles archéologiques se sont multipliées autour de la zone.

 La déesse lunaire Coyolxauhqui démembrée.

Le reste de la journée, nous avons déambulé dans les rues de la ville, pour finalement rentrer à l'auberge et s'endormir à 20h30... Contre-coup du décalage horaire !

Jour 2

Pour cette deuxième journée, nous avons décidé de nous rendre au site archéologique de Teotihuacan. Incontournable dans la région de Mexico, cette mystérieuse cité nous offre certaines des plus grandes pyramides mésoaméricaines jamais construites. Le site a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1987.

Pour nous y rendre, nous avons pris un bus depuis la gare routière nord de Mexico, pour 104 pesos l'aller-retour pour 2 personnes. Arrivés sur place à 11h, nous avons démarré la visite au début de l'artère principale du site, "l'allée des Morts", grand axe nord-sud où se dressent les pyramides du soleil et de la lune, entourées de constructions pyramidales beaucoup plus petites. Faute de documents anciens et d'écrits, beaucoup de mystères couvrent encore la cité, et l'origine de ses habitants est encore débattue, de même que la disparition subite de sa population.

La pyramide du soleil est sans aucun doute la construction la plus importante du site, un carré quasi parfait de 225 mètres de côté, et haute de 65 mètres. La pyramide de la lune n'est pas aussi haute mais peut se vanter d'une hauteur de 46 mètres. Nous n'avons malheureusement pas pu grimper au sommet de chacune des pyramides, les accès ont été fermés probablement pour éviter un attroupement à cause du contexte sanitaire. Malheureusement, l'ascension des pyramides n'étaient pas les seules "activités" fermées, nous n'avons pas pu visiter le musée du site, ni le palais de Quetzalpapalotl, fermés tous les deux pour une raison inconnue.

Nous avons quand même passé une bonne partie de la journée sur le site, et nous avons repris le bus direction Mexico. Bus plein à craquer, nous avons du faire un bout du trajet debout par manque de place, et sur une bonne partie de l'autoroute !

La Citadelle - Pyramide de la lune - Pyramide du soleil
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jour 3

Pour notre troisième journée à Mexico, nous nous sommes rendus au parc de Chapultepec, à l'ouest du centre. Ce vaste parc est un coin de nature au milieu de la ville, il accueille des attractions et un zoo. Nous avons profité de cette journée pour nous balader dans tout le parc, il est tellement immense que nous en avons presque perdu la notion du temps !

Avant de clôturer cette dernière journée, on s'est quand même dit qu'il était dommage de quitter Mexico et de ne pas profiter d'un incontournable du Mexique : la Lucha Libre !

La Lucha Libre est une sorte de combat de catch à l'américaine mais beaucoup plus aérien et... chorégraphié ! Rendez-vous à l'Arena de Mexico pour acheter nos places, il y a des combats tous les jours et environ 2 dans la journée, nous avons choisi celui de 17h. Billets en main, nous avons été accueillis par une foule d'agents de sécurité pour une multitude de contrôles (contrôle de température, désinfection des mains, des chaussures, fouille de sac, et fouille au corps). De là, un agent est venu nous chercher pour nous amener à nos places numérotées. Installés avec une bonne bière mexicaine, le show peut commencer ! 2 heures de combat, avec un défilé de lutteurs masqués et costumés, parfois avec des paillettes, des plumes, des chaînes... D'autres sont restés plutôt soft, et se sont contentés d'un masque, d'un slip et d'une paire de bottes ! L'ambiance dans l'arène était incroyable. Une expérience vraiment incontournable d'un voyage au Mexique.

Départ pour Oaxaca

La fin de la journée et la fin de notre périple à Mexico approchant, nous avons pris un peu de temps pour préparer la prochaine étape : la ville d'Oaxaca de Juárez, ville principale de l'état du même nom. Nous nous sommes rendus au terminal de bus pour acheter notre billet pour le lendemain, histoire d'anticiper un petit peu car les places de bus partent vite au Mexique ! Départ à 13h30 de Mexico, et 7 heures de bus à prévoir, nous profitons de notre dernière nuit à l'auberge.

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Publié le 9 septembre 2021

Arrivée en trombe (d'eau)

Comme prévu, nous sommes partis de Mexico à 13h30 lundi, pour arriver à 20h30 à Oaxaca. Le bus était plutôt confortable, sauf que nous avons passé les trois premières heures du trajet avec une température avoisinant les 34 degrés dans le bus... La ventilation soufflait de l'air chaud, le chauffeur a finit par s'arrêter au bord de la route pour descendre activer la clim dont le moteur se trouvait dans la soute (et ça au bout de plusieurs plaintes de la part des personnes présentes dans le bus...). Une fois arrivés à destination, nous avons été frappés par une averse assez incroyable, conséquence de la météo perturbée par les deux ouragans Grace et Nora qui ont touché le Mexique dernièrement. Il fallait quand même rejoindre notre hostel à 1 km à pied, sous l'averse et les inondations à travers la ville.

 Photos prises à la volée sur la route entre Mexico et Oaxaca

Jour 1

Oaxaca est la capitale de l'Etat du même nom, elle compte un peu plus de 255 000 habitants. Cette ville perchée dans les hauteurs et entourée de montagnes mérite une étape. Oaxaca est une ville coloniale, calme et très jolie. En se baladant dans les rues, on est vite frappés par le festival de couleurs sur les façades des maisons, parfois totalement recouvertes de dessins en tous genres. C'est vraiment un petit coin tranquille où l'on peut se balader à loisirs. La région est aussi le berceau de la civilisation zapotèque, où environ 200 sites archéologiques sont répertoriés, dont le plus célèbre : le Monte Alban.

Quelques façades découvertes au détour d'une rue 

Pour ce premier jour, nous avons flâné dans toute la ville : le centre historique et sa cathédrale, le mercado Juarez avec ses dizaines de stands de fruits, légumes, épices, chocolat artisanal, objets artisanaux en tous genre. Un festival d'odeur et de couleurs à ne pas manquer. Nous avons déjeuné dans un café-resto, où nous avons pu goûter le coca-cola artisanal d'Oaxaca, une belle découverte ! Tout le reste de la journée, on a continué notre découverte de la ville, avant de faire une pause au café Mayordomo pour déguster un chocolat chaud traditionnel, préparé dans une jarre de lait chaud, le chocolat y est incorporé sous forme de galet compact et mélangé à la cuillère en bois. Un véritable bonheur culinaire !! Avant de rentrer pour de bon à l'auberge, on est allé acheter nos billets de bus pour se rendre au site archéologique de Monte Alban le lendemain, pour 180 pesos l'aller-retour pour deux (environ 7,60 euros).

Jour 2

Départ à 9h pour se rendre au site de Monte Alban, à une dizaine de kilomètres de la ville. Le site est au sommet de la colline du Jaguar, à près de 2 000 m d'altitude. Nous sommes donc monté en minibus, ou du moins ce qu'il en restait, à en juger par le bruit qu'il faisait à chaque freinage ou passage de vitesse !

La création de Monte Alban remonte à environ 500 avant JC et deviendra au fil du temps la capitale de l'empire zapotèque, avant d'être abandonnée autour de 800 après JC. Durant tout ce temps, différents édifices ont été construits avec une précision incroyable sur un axe nord/sud. On y retrouve notamment la plateforme Nord et la plateforme Sud, qui surplombent la vallée et offrent une vue incroyable des environs. On estime que la ville à atteint 35 000 habitants à son apogée. La partie ouverte à la visite n'est en fait que le centre cérémoniel et politique, les quartiers résidentiels et secondaires ne sont pas accessibles mais sont présents tout autour.

Vue depuis la plateforme nord, les stèles de los danzantes, la plateforme sud, vue depuis la plateforme sud 
 Photos depuis la plateforme sud
 Édifice central, 1 des 5 juego de pelota du site
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Publié le 12 septembre 2021

Départ d'Oaxaca

Avant de partir d'Oaxaca, on a quand même tenu la promesse qu'on avait faite à Marine, volontaire française à l'hostel depuis 2 ans, et nous avons partagé un verre au bar de l'hostel. Elle nous a fait découvrir le mezcal, cousin de la tequila. Cet alcool se boit pur, mais pas en shooter ! Un petit verre car ça arrache quand même pas mal ! Le mezcal est produit en distillant une partie de l'agave, et est un alcool typique de l'état d'Oaxaca.

Nous avons apprécié notre étape à Oaxaca, l'ambiance de la ville, de l'hostel. Mais c'est aussi ici que nous avons ressenti notre première secousse liée à un séisme !

Etape à San Jose del Pacifico

Avant de continuer l'aventure en direction des plages de l'état d'Oaxaca, nous faisons escale au village de San Jose del Pacifico. A 3 heures de route vers le sud, ce petit village de montagne de 700 habitants est perché à 2500 mètres d'altitude. Isolé dans les nuages, le village de San Jose del Pacifico mérite quand même une étape, ne serait-ce que pour se détendre et profiter du paysage brumeux qu'il a à nous offrir. Je ne vais pas vous mentir, c'est petit et les activités ne sont pas nombreuses, mais ça fait du bien de s'arrêter un peu et de profiter du calme.

Il y a quand même pas mal de passage dans le village, le "centre" est construit autour de l'unique route sur laquelle passe de nombreux minibus provenant de ou vers Oaxaca, ce qui anime un peu le village. Mais l'attraction la plus célèbre du village reste la consommation de champignons hallucinogènes ! Ils poussent en abondance dans les bosquets du coin, surtout sur la période de juillet à octobre. Ingérés à des fins médicales et/ou spirituelles, les habitants en sont des consommateurs réguliers et en font parfois profiter les touristes lors de rituels spirituels. Bon clairement, c'est pas notre délire donc nous avons passé notre chemin et n'avons même pas cherché à en savoir plus ! Ce qui est assez frappant par contre, c'est que le village entier vénère ces champignons (hongos en espagnol), et on les retrouve partout ! Sur des tags en ville, en porte-clefs ou sculpté dans le bois dans les boutiques... Ce tourisme "spirituel" attire beaucoup et le village mise pas mal dessus. Au début, on avait trouvé un "hôtel" proposant des chalets en bois isolés mais malheureusement il n'y avait plus de disponibilités. Finalement, on a trouvé un Airbnb. Une chambre avec une salle de bain privée dans la cour de la maison des hôtes.

Le centre 

Au cours de cette petit étape, on a pu se balader et visiter un peu le village. N'ayant pas de cuisine ni de supermarché à proximité, nous avons mangé dans les restos alentours. On est aussi montés au point de vue du village, bien perché un peu plus haut dans la montagne pour avoir une jolie vue.

 Depuis le point de vue qui surplombe le village
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Publié le 14 septembre 2021

Nous avons décollé de San Jose samedi en fin de matinée, en collectivo (minibus qui fait la navette entre les différentes villes de l'état d'Oaxaca). Un peu plus de 3 heures dans les montagnes, sur "la route qui rend malade". Tout est dit. Des virages, des montées et des descentes dans la montagne, heureusement qu'on ne le fait qu'1 fois !

Nous continuons notre voyage en direction de Mazunte, el "pueblo magico". Cette petite ville balnéaire à l'ambiance hippie est très trèèèèès relax ! Bon, il faut dire que nous sommes arrivés au mauvais moment : averses, vent, et chemins boueux, ça fait pas trop rêver dit comme ça. Au bord de l'océan, de nombreux jeunes viennent à Mazunte pour se détendre et se baigner quand le temps s'y prête. Si la météo n'est pas top, on peut quand même flâner dans les petites boutiques très colorées qui vendent essentiellement des textiles et des produits artisanaux (alimentaires, cosmétiques, décorations...).

A côté de Mazunte se trouve les plages de Zipolite (le fameux repaire des nudistes !) et San Agustinillo. Nous n'avions pas forcément envie de payer un taxi jusqu'à Zipolite, qui est la plus éloignée (environ 1h15 de marche), alors nous avons marché jusqu'à San Agustinillo (20 mins à peu près) et nous avons fait le chemin retour sur le sable. La météo étant assez instable, on ne savait pas trop quand la pluie allait nous tomber dessus, donc on a préféré faire au plus près !

Cette petite étape à la plage n'était pas extraordinaire, côté logement c'était pas top, côté météo et activités non plus, mais on a quand même pu se balader et se poser pendant 2 jours et demi. C'est aussi ça l'aventure : ne pas savoir ce qui nous attend ! Prochaine étape : l'Etat du Chiapas !

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Publié le 17 septembre 2021

La journée de la galère

Il en fallait bien une, pour l'instant tout roulait parfaitement bien. On s'explique : on quitte Mazunte mardi matin à l'arrière d'une camionnette pour 20 pesos, le but est de rejoindre la ville de Pochutla pour prendre un bus de nuit en direction de San Cristóbal de Las Casas. On s'était renseigné, le terminal de bus vendait des billets pour le jour-même départ à 20 h ou à 23 h. On a tenté d'acheter les billets sur le site internet de la compagnie, mais au bout de 3 essais infructueux, on a laissé tomber. Arrivés sur place, il devait être midi, le point de vente n'ouvrait qu'à 14 h, on patiente...

 La camioneta !

Entre temps, on a rencontré Mathilde, une Française d'Aix-en-Provence qui venait de passer 3 semaines au Costa Rica et qui continuait son voyage au Mexique, accompagnée de deux filles. Elles aussi attendaient un bus, mais il ne s'est jamais pointé ! Solution taxi pour elles, mais la troisième fille attendait, comme nous, le bus pour San Cristóbal à 20 h. Le vendeur se pointe et ouvre à 14 h 30. On lui demande deux billets pour le bus de 20 h et on sélectionne nos sièges, mais il n'y avait pas beaucoup de choix, il restait peu de places, tant pis, on en choisit 2 relativement proches. Au moment de payer, il nous annonce qu'il ne prend pas la carte bleue à cause d'une panne d'Internet. Bon jusque-là pas de soucis, il faut juste qu'on trouve un distributeur et payer en espèces. Et là, début de la galère. Sur les 7 ou 8 distributeurs de la ville ils sont tous hors service, on devient fous, comment tous les distributeurs peuvent être HS en même temps ?

Pas de panique, le gentil vendeur de billets nous a réservé nos places pour le bus de 20 h et nous assure que d'ici là au moins 1 distributeur sera de nouveau fonctionnel, et qu'on pourra le payer plus tard, donc on attend et on espère. À 16 heures, nouveau tour de la ville à pied, mais toujours aucun distributeur fonctionnel, là, on commence à stresser. Nouveau tour de la ville à 18 h, toujours rien. Sans espèces, on ne pouvait pas payer nos billets et donc on était bloqué au terminal. La jeune fille qui attendait le bus voyait qu'on commençait à être en galère à courir partout, à chercher une solution de dernière minute, elle nous a conseillé de télécharger l'application de la compagnie de bus pour payer les billets avec la carte sauf que le réseau était quasi inexistant, à faire le tour des magasins alentours avec moi pour savoir si je pouvais payer un article en carte et qu'on me rende l'argent en espèces, ce que font pas mal de mexicains d'ailleurs mais ça ne marche qu'avec des cartes mexicaines, bref elle a tout essayé pour nous aider et franchement un grand merci à elle (avec le stress, je ne lui ai même pas demandé son prénom d'ailleurs, quelle honte...). Il y a même un homme qui a remarqué notre galère, et nous a expliqués que la panne d'Internet était étendue à toute la ville, ce qui explique pourquoi les distributeurs ne fonctionnaient pas. Il a essayé de nous aider en nous proposant de payer nos billets en espèces et de lui rembourser en lui faisant un virement. Super sympa comme aide, je lui ai proposé de le rembourser par Paypal, mais il ne se souvenait pas de ses identifiants et devait contacter sa femme qui s'occupait de ça, mais elle ne répondait pas... On a laissé tomber et on a prié pour que l'appli fonctionne mieux que le site internet pour au moins avoir deux places dans le bus de 23 h...Et finalement, on a pu les prendre sur l'appli tant bien que mal avec un réseau vraiment pourri, il faut le dire. Le bus de 20 h est arrivé, et est reparti avec les personnes qui ont tenté de nous aider du mieux qu'elles le pouvaient et franchement mille mercis pour cette entraide, on s'est senti moins seuls pendant quelques heures.

En attente depuis midi dans le terminal, il fallait attendre encore pour finalement voir le bus de 23 h arriver, s'installer tranquillement et passer 12 heures sur la route.

San Cristóbal de Las Casas jour 1 et 2

On est arrivés ce mercredi matin à 10 h 45 dans la plus vieille cité espagnole de l'Etat du Chiapas.

San Cristóbal est la capitale culturelle du Chiapas et une des plus jolies villes coloniales du Mexique ! Direction notre auberge pour y déposer nos sacs et nous voilà partis pour un petit tour de ville.

Nous sommes arrivés à San Cristóbal à la veille de la fête nationale de l'indépendance du pays, toute la ville était donc en effervescence à l'approche des festivités. Des drapeaux aux couleurs du pays flottent dans les airs, accrochés aux façades colorées, la plupart des habitants sont sur leur 31 afin de célébrer comme il se doit la veille de ce jour si important. Nous n'avons pas trop traîné dans la ville, un peu fatigués de notre nuit dans le bus, on a préféré rentrer et se reposer avant de profiter le soir de la fête en ville avec les locaux. On est allés en ville boire un verre dans un bar hyper sympa, le Jack, où un groupe de rock s'y produisait, avant d'apercevoir à 23 h à télé le président du Mexique crier le traditionnel "Viva Mexico" 3 fois. Une ambiance très festive se dégageait de la ville, les gens étaient heureux et les bars et les restos tournaient à plein régime.

Pour ce deuxième jour, fête nationale, on pensait que la ville tournerait au ralenti et on s'est bien trompés ! N'ayant pas pu visiter complètement la ville hier, on a chaussé nos baskets et on s'est baladés. On est allés voir le temple de Guadalupe, une église pas si exceptionnelle en terme d'architecture, mais qui trône au sommet d'un grand escalier, rendant l'ensemble plutôt joli. Ensuite, direction le Gran Mercado, un dédale de stands où tout se vend : du textile à la viande, en passant par les épices ou même du cuir. Bon, il y avait beaucoup de monde, et il faisait chaud, donc on n'a pas traîné ! On a rejoint le centre historique et on s'est offert un massage d'1 heure en duo au spa Mali (on le recommande à 100 %), pour environ 25 euros ! Autant vous dire qu'après ça, on est rentrés à l'auberge.

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Publié le 21 septembre 2021

Vendredi 17 septembre

Les festivités étant terminées, et le tour de la ville quasiment fait, nous avons décidé de visiter les alentours de San Cristobal. On est donc passés par notre auberge pour réserver une excursion au Canyon del Sumidero. Moyennant quelques pesos, nous sommes partis le matin en minibus découvrir cette incroyable formation rocheuse formée il y a quelques 35 millions d'années. Arrivés sur place, un guide nous a fait embarquer sur son bateau pour parcourir 32 km sur le fleuve, depuis l'entrée jusqu'à ses entrailles où les parois atteignent 1000 m de haut ! La balade a duré 2 heures, et le guide nous a expliqué quelques faits sur la formation du canyon et nous a décrit les nombreuses cascades qui le parcourent, dont le célèbre Arbol de Navidad. Le canyon est une aire naturelle protégée, on peut donc y découvrir de nombreuses espèces d'oiseaux, mais aussi des singes (que nous n'avons pas pu voir malheureusement) et surtout des crocodiles, dont le plus gros (d'après le guide) mesurerait 5,50 m de long. Nous avons pu en voir quelques-uns qui lézardaient sur une plage au soleil.

Les crocos et le célèbre Arbol de Navidad

Au-delà du tour en bateau, nous avons également pu faire le tour des différents points de vue en hauteur du canyon, il y en a 5 en tout, mais uniquement 3 sont accessibles. De superbes vues du canyon en hauteur, on le voit vraiment différemment !

Au retour, nous avons fait un arrêt dans la petite ville de Chiapa de Corzo, qui est malheureusement très (trop !) touristique. Tous les visiteurs du canyon s'y arrêtent pour y manger ou faire des achats au marché. Mais c'est assez joli tout de même, la grande place principale et entourée d'arcades où les boutiques de souvenirs et les vendeurs ambulants attendent les touristes. C'est très coloré, mais pas si intéressant. Le soir, on est allé boire un verre (deux même) dans un bar à vin/cocktails de San Cristobal, histoire de se détendre et de se rafraîchir !

Samedi 18 septembre

Aux alentours de San Cristobal se trouve la superbe zone archéologique de Palenque. Sur le même principe que pour le canyon, nous sommes passés par notre auberge pour nous y rendre. Départ à 3h30 du matin de notre auberge, pour attaquer les 5 heures de route. Arrivés sur place, nous avons d'abord fait un arrêt à la cascade Agua Azul qui, comme son nom l'indique, se pare d'une eau bleue cristalline en haute saison. Nous n'avons pas pu voir la clarté de l'eau car nous sommes en saison des pluies, l'eau est donc plutôt marron ! Mais la cascade est très impressionnante. Ensuite, nous avons fait un arrêt à la cascade de Misol-Ha, beaucoup plus sauvage et beaucoup plus jolie selon moi. C'est une chute d'eau unique d'environ 35 m de haut qui se jette dans un bassin où l'on peut se baigner. Un chemin permet de passer derrière la cascade et monter dans une grotte plutôt profonde ou des chauve-souris et même quelques fossiles peuvent être observés !

 Cascades de Agua Azul
 Cascade de Misol-Ha

Après les cascades, on rentre dans le vif du sujet, pour enfin atteindre la zone archéologique de Palenque. Cette ancienne cité maya est l'une des plus belles du Mexique, enfouie en pleine forêt vierge, uniquement 10% du site a été exploré. L'histoire du site est marquée par ses deux puissants souverains, le roi Pascal (qui a regné jusqu'à ses 80 ans !) et son fils Chan-Bahlum. Beaucoup de bas reliefs présents sur les bâtiments leurs sont consacrés. La cité a connu son apogée entre 600 et 700, notamment sous le règne du roi Pascal. Le déclin de la cité à eu lieu peu après la mort de son fils ayant pris la suite du règne. Pendant près de 8 siècles, la cité a disparu dans la forêt avant qu'un religieux ne s'y intéresse de plus près en 1773. Depuis, de nombreuses explorations ont eu lieu. La forêt tropicale a littéralement englouti la majeure partie de la zone, ne laissant qu'une petite partie à la visite. On estime la taille totale du site à 1780 hectares avec environ 1400 bâtiments ! Ce qui est assez surprenant c'est la qualité de la préservation et de la restauration des bâtiments.

La journée touchant à sa fin, nous reprenons le bus en direction de San Cristobal. Un changement de bus et quelques arrêts plus tard, nous nous prenons un orage assez violent sur la route. Quelques arbres se sont déracinés causant quelques dégâts et ralentissements sur la route, mais nous arrivons sains et saufs à 23 h !

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Publié le 23 septembre 2021

Dimanche 19 septembre

Dernier jour à San Cristobal, mais avant de prendre le bus en direction de l'état de Campeche et sa capitale du même nom, on s'est attardés sur deux villages tzotziles aux alentours de San Cristobal. Les tzotziles sont un peuple indigène du Chiapas, et parle une langue du groupe linguistique maya. D'ailleurs, ils ne parlent quasiment pas espagnol, et l'anglais est beaucoup plus simple à apprendre pour eux. Si on ne parle pas leur langue, inutile donc d'essayer de communiquer... Ces deux villages sont complètement autonomes, c'est-à-dire que la communauté décide de ses lois et de ses règlements. Leur religion est un mélange de catholicisme et de croyances mayas, c'est assez surprenant ! Autre fait intéressant, l'heure locale recule d'une heure par rapport au reste du pays !

Le premier village que nous avons visité, Zinacantan, est surtout connu pour sa création de textiles et la production de fleurs. Le textile est très important pour eux, et ils ont leur propre vision de la mode : les hommes comme les femmes portent des vêtements très colorés et brodés de fleurs. Une tradition veut que le style des broderies change ainsi que les couleurs des textiles, à peu près tous les 6 mois lors d'une célébration. Depuis quelques années, c'est le violet qui prime, mais l'année prochaine, ce sera peut-être le rouge ! Nous avons pu rencontrer une famille qui nous a fait découvrir son atelier de tissage. On a pu découvrir les techniques traditionnelles de tissage, et pour le fun, ils nous ont habillés avec des tenues traditionnelles !

Les jolies couleurs de Zinacantan 
Le métier à tisser et les fameuses tenues traditionnelles 

Le deuxième village est celui de San Juan Chamula. On y est allé en pleine festivité de St Matthew, une grande fête où tout le village se réunit autour de l'église pour y prier, boire et danser ! Quand on est entré dans l'église, on n'était pas du tout préparé à voir ce qu'on y a vu : des mariachis qui faisaient leur show d'un côté, un orchestre avec tuba et percussions de l'autre, des épines de sapin étalées partout au sol et une quantité inimaginable de bougies sur des autels et par terre. Tout cela entouré d'une épaisse foule de locaux, et surtout d'une épaisse fumée d'encens. En temps normal, l'église fait office de centre de santé, où les locaux viennent voir des chamans pour être guéris au moyen de prières et de sacrifices de poules ou de coqs, j'avoue que je préfère y voir une fête plutôt qu'un rituel sacrificiel ! En face de l'église, il y a également un grand marché, qui est présent même en dehors des festivités.

L'église de Chamula 

La visite des deux villages nous a pris une demi-journée, nous sommes passés par notre auberge pour y aller, car il vaut mieux être accompagné d'un guide qui connaît la communauté et les règles a respecter. Par exemple, une taxe est exigée à l'entrée des deux villages pour quiconque y est étranger. Il est également interdit de prendre des photos à l'intérieur de l'église sous peine de gros ennuis, il est même déconseillé de prendre directement les habitants en photo, ils n'apprécient pas trop ça (selon leurs croyances, les prendre en photo équivaut à leur voler leur âme.). Par contre, nous pouvons prendre en photo le village et l'église de l'extérieur, et si des habitants se retrouvent sur la photo, il n'y a pas de problème. Leurs règles sont très strictes, d'autant plus que la police mexicaine n'intervient pas dans leur communauté, donc pas de faux-pas !

Lundi 20 septembre

Nous avons pris le bus dimanche soir pour arriver à Campeche lundi matin. 14 heures de bus de nuit, mais normalement ce sera le dernier trajet aussi long que nous allons faire au Mexique ! Ce n'était pas de la route de montagne comme on avait pu le faire auparavant, donc le trajet nous a semblé plus rapide !

Campeche est une ancienne ville maya détruite à l'arrivée des espagnols pour devenir un important port du Golfe du Mexique. Du fait de sa situation stratégique, elle fut la cible de nombreuses attaques de pirates, une muraille a donc été érigée tout autour du centre.

Le premier jour, on s'est baladés dans le centre au style colonial, et nous avons finit la journée sur la longue promenade au bord de l'eau, appelée Malecon de Campeche, au coucher du soleil. On a pu admirer à 20 h le spectacle de son et lumières sur la place des fontaines de la ville, une jolie parenthèse qui clôture cette journée.


Mardi 21 septembre

À une heure de route de Campeche, se trouve le site archéologique d'Edzná. Cette grande cité maya, fondée en 600 av JC était la plus importante de l'est du Yucatán, elle aurait accueillie 25 000 habitants. La cité a noué de solides relations à son apogée avec la grande cité de Calakmul et de Piedras Negras au Guatemala.

Nous avons pu y aller en transport privé, pour un prix très raisonnable, et surtout tôt le matin, nous étions quasiment seuls ! Très honnêtement, on ne s'attendait pas du tout à découvrir un site aussi bien préservé malgré son côté sauvage, mais la plus grande surprise est la quantité d'iguanes que nous avons pu voir, parfois de très près ! Il y a de très beaux bâtiments, notamment sur la partie de la Grande Acropole, où l'Edificio de Cinco Pisos est impressionnant !

On a vraiment adoré ce site, quasiment pas de touristes, une nature sauvage. Vincent a même sauvé la vie d'un iguane piégé dans une poubelle en plastique, le pauvre ne pouvait pas s'agripper aux parois lisses !

 Différents bâtiments autour de la Grande Acropole
La Grande Acropole
La Petite Acropole 
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Mercredi 22 septembre

On continue l'aventure et on s'arrête cette fois à Mérida. On est arrivés en bus en début d'après-midi, on a déposé nos affaires à notre Airbnb (pour le coup, c'était moins cher qu'une auberge de jeunesse !) et nous voilà partis en tongs vers la ville en pensant que ce n'était pas loin. Sauf que contrairement à ce qui était prévu sur l'annonce de notre logement, le centre-ville était à 2 km à pied ! Pas grave, on y va quand même et de toutes façons on n'avait pas le choix car il nous fallait trouver un transport pour nous rendre au site archéologique d'Uxmal. On a pu trouver une agence de voyage qui proposait des excursions à la journée, on réserve ! Départ le lendemain matin à 8 h 30 pour visiter le site archéologique d'Uxmal, le musée du cacao qui est aussi un refuge pour animaux (optionnel dans le tour, et franchement ça ne nous intéressait pas trop de le faire), et le cénote de Peba. Enfin, tout ça, c'était ce qui était prévu !

Jeudi 23 septembre

Dans la réalité, le chauffeur est arrivé à 10 h au lieu de 8 h 30, on a été obligés de faire le musée du cacao (entrées non incluses dans le tour) car les autres personnes avec nous souhaitaient le faire, et nous n'avons pas pu aller au cénote, car il était déjà fermé quand on est arrivés devant. Et oui, avec 1 h 30 de retard à la prise en charge le matin, toute la journée a été décalée. Au final, on n'était pas hyper emballés par cette journée. Les seuls points positifs de la journée ont été le site archéologique et le repas inclus le midi dans un restaurant typique maya.

Pyramide del Adivino 
Pyramide del Adivino et le quadrilatère des Nonnes 
 Passage vers la grande pyramide et vue depuis le palais du Gouverneur

Uxmal est l'ensemble le plus important du Yucatán avec Chichén Itza, sûrement à cause de la quantité de bâtiments regroupés sur le site. La cité était un centre politique majeur de l'ancienne région Puuc et comptait plus de 25 000 habitants. L'architecture Puuc y est d'ailleurs omniprésente, avec des frises sculptées sur chaque édifice, souvent à l'effigie de Chac, le dieu de la pluie. Outre son influence politique, Uxmal était une ville commerçante importante où on y importait notamment de l'obsidienne.

Pour rattraper un peu la journée, on est quand même sortis le soir pour visiter un peu le centre de Mérida (vraiment pas exceptionnel) et boire un verre dans un bar ambiance plutôt sympa "Cantina Balam" et un deuxième verre dans une tout autre ambiance, le "Dzalbay Cantina", un lounge bar à ambiance jazz. Si on avait su plus tôt, on aurait pris nos deux verres dans le deuxième bar !

Vendredi 24 septembre

Départ ce vendredi matin pour se rapprocher un peu plus de la mer des Caraïbes, avec une toute nouvelle étape dans la jolie ville de Valladolid. Voilà qui nous plaît beaucoup plus, un sentiment de bon vivre général, un centre-ville animé avec de belles arcades ! Comme les précédentes étapes, on se dirige en premier vers notre auberge pour y déposer nos sacs.

Objectif number 1 de cette étape : visiter une des 7 nouvelles merveilles du monde, j'ai nommé Chichén Itza ! On s'est rendu chez MexiGO Tours, l'agence proposant des excursions à la journée la mieux notée sur les réseaux, et franchement nous n'avons pas été déçus ! Nous avons rencontré José, qui parlait plutôt bien français donc tout a été très simple à gérer, on a donc réservé deux excursions. La première pour visiter le joli port de Rio Lagartos et le site archéologique d'Ek Balam (le Jaguar Noir en maya), et la deuxième au site archéologique de Chichén Itza et le cénote d'Oxman.

Samedi 25 septembre

Départ à 7 h 30 depuis notre auberge pour une balade en bateau dans la réserve de Rio Lagartos (fleuve des alligators). Presque 2 h 30 dans les mangroves à la recherche des crocodiles (et oui, il n'y a pas d'alligators, mais des crocodiles ici !), des hérons, des pélicans et des flamands rose ! On a eu pas mal de chance car nous avons pu approcher de très près un croco qui se reposait dans un coin, les flamands rose étaient également au rendez-vous mais de loin ! On a quand même débarqué sur une petite île à un moment donné pour s'approcher d'eux, mais ils étaient plutôt timides !

Le port de Rio Lagartos et la mangrove 
 La zone de recherche des flamands roses

Après la recherche des flamands rose, le capitaine nous a déposé sur une île où on a pu expérimenter le "spa maya" qui consiste à s'enduire le corps et le visage d'une boue argileuse blanche aux propriétés uniques parait-il ! Malgré l'odeur assez forte, je ne me suis pas privée, Vincent par contre a préféré faire des photos ! Ensuite, direction un banc de sable à l'eau turquoise pour rincer tout ça avant d'aller manger dans un restaurant au bord de l'eau.

La boue ça vous réussit ! 

Enfin, direction le site archéologique d'Ek Balam pour une visite guidée avec notre chaffeur/guide Gilbert (qui a été super) pour en apprendre plus sur ce site très bien conservé, avec ses routes aménagées par les Mayas à l'époque afin de rejoindre les autres cités alentours, dont celle de Chichén Itza. Ce site comprend quatre "entrées", situées aux points cardinaux, mais 1 seule est accessible sur le site, on y passe forcément pour continuer la visite. Il n'y a pas énormément de bâtiments, mais l'édifice le plus important est une pyramide de 32 mètres de haut (que l'on peut grimper, enfin !) magnifiquement décorée et où le tombeau du roi a été retrouvé en 1994. D'ailleurs, le site a été découvert par hasard lorsqu'un violent orage a déraciné un arbre au sommet d'une colline, faisant apparaître des morceaux de pierre. Les décorations ont pu être préservées si longtemps car la terre et la végétation ont pu tout protéger. Sur la façade gauche de la pyramide, des décorations sculptées racontent le passage du roi dans l'inframonde et donc sa mort. On y retrouve plusieurs références aux croyances Mayas : le ceiba (arbre sacré maya), le serpent, le jaguar, etc.

 Point d'entrée du site avec les temples jumeaux et le terrain de jeu de pelote
 Façade gauche sculptée de la pyramide principale et vue depuis le sommet
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Publié le 2 octobre 2021

Dimanche 26 septembre

Voilà nous y sommes, la journée tant attendue dans notre voyage au Mexique, la visite du site archéologique de Chichén Itza, une des 7 nouvelles merveilles du monde. On avait "un peu" insisté auprès de l'agence d'excursion pour y être le plus tôt possible, pour espérer faire partie des premiers sur le site et éviter l'afflux des touristes. Le site ouvrait à 8 h, nous y étions à 8 h 15 !

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1988, le site est le plus touristique du Yucatán et on comprend vite pourquoi après l'avoir visité ! Chichén a connu 2 apogées : une Maya et une Toltèque, le mélange d'architecture en fait donc un site unique.

La création du site remonte, semble-t'il, vers 450-500 par une tribu maya. Le site a été fondé ici en raison de 3 cenotes qui, d'une part, présentaient une source d'eau exploitable et, d'autre part, étaient selon les mayas une liaison entre le monde des vivants et l'inframonde. Un cenote est en fait une cavité souterraine dont le plafond s'est effondré et où l'eau de pluie a rempli l'intégralité de la cavité, formant donc un puit d'eau douce. Les cenotes sont emblématiques du Mexique, il n'en existe nulle part ailleurs dans le monde !

Après le déclin de la cité sous le contrôle Maya, ce sont les Toltèques qui ont investi les lieux et ont, à leur tour, (re) construit la cité. Finalement, c'est leur empreinte architecturale qui est la plus visible !

Les bâtiments les plus importants sont la pyramide El Castillo, le terrain de jeu de pelote, le temple des Guerriers avec son groupe de 1000 colonnes, l'observatoire El Caracol et le cenote des sacrifices. Ce sont là les plus importants, mais il y a une multitude d'autres bâtiments ou ruines.

El Castillo est bien évidemment le plus connu de tous les bâtiments, c'est pour lui que les gens viennent à Chichén. Cette pyramide de 30 mètres possède 91 marches sur ses 4 côtés, et 1 marche qui mène à la terrasse supérieure, ce qui fait donc 365 marches en tout, soit le temps que la Terre met à faire le tour du soleil. La pyramide est d'ailleurs dédiée à celui-ci, et était utilisée pour de grandes cérémonies.

Le terrain de jeu de pelote de Chichén était le plus grand de toute la Méso-Amérique. Avec ses 120 mètres de long et 30 mètres de large, il présente encore de superbes bas-reliefs représentants des joueurs. À Chichén, le jeu de pelote était un rituel sacré et se terminait parfois par un sacrifice humain, où les nobles et autres invités d'honneur assistaient.

Le temple des Guerriers et ses 1000 colonnes ressemble, apparemment, à celui de Tula la capitale des Toltèques. Au sommet du temple se dresse un autel en forme d'homme accoudé, qui servait à recueillir les sacrifices humains. De belles frises ornées de jaguars et d'aigles viennent le décorer. À côté, les colonnes se multiplient.

L'observatoire El Caracol a été nommé ainsi par les Espagnols du fait de son escalier en colimaçon et de son toit en coupole. Au sommet de la coupole, 3 fenêtres permettaient d'observer les astres.

Le cenote des sacrifices, est, comme son nom l'indique, le puits sacré du site. Large d'une soixantaine de mètres de diamètre, hommes et femmes de tous les âges y étaient sacrifiés et diverses offrandes y étaient jetées.

Après cette belle visite, nous avons continué notre journée vers le cenote d'Oxman. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'au Mexique, la plupart des cenotes sont des propriétés privées, tenues par des familles qui les aménagent et les entretiennent. Les propriétaires font payer l'entrée aux visiteurs et en contrepartie, on a accès toute la journée au cenote ainsi qu'aux aménagements alentours (vestiaires, toilettes, bar, piscine etc...). Le prix n'est pas très élevé et cela permet d'avoir accès à ces piscines naturelles absolument uniques au monde ! Le cenote d'Oxman est très bien aménagé, arrivés sur place nous avons pu nous changer et descendre les 72 marches qui nous font plonger dans le cenote. On a même eu droit à la corde de Tarzan pour nous y jeter !

Retour à Valladolid en début d'après-midi pour aller manger un bout et profiter d'un moment de détente au spa de l'hôtel Zenti'k project. Un massage en couple d'une heure et baignade dans une grotte artificielle aménagée en piscine. Une belle découverte faite par hasard sur Internet. On a adoré l'ambiance !

À la fin de la visite à Chichén, nous avons fait la connaissance de Marta qui faisait partie de notre groupe lors de l'excursion. On l'avait entendu parler anglais lors de la visite, mais quand on s'est rendu compte qu'elle parlait français et qu'elle nous a demandé ce qu'on faisait au Mexique, on a pas mal discuté et on a partagé un super moment au cenote. Nous avons mangé ensemble le midi et le soir, et on a discuté de nos projets de voyage, le courant est super bien passé ! D'ailleurs, elle compte visiter le Guatemala, comme nous. Elle voyage seule donc nous lui avons proposé de se rejoindre pour aller au Guatemala ensemble, il se peut qu'elle nous rejoigne ! Marta, si tu passes par là, sache qu'on t'attendra pour aller grimper le volcan !

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Publié le 7 octobre 2021

Lundi 27 septembre

On est arrivés sur Cancun en début d'après-midi, dépôt de nos sacs à l'auberge et on se met tout de suite en route pour trouver le centre de plongée Solo Buceo qu'on nous a conseillé.

Pour remettre les choses dans l'ordre, quand on a passé notre niveau 1 de plongée en France, Jules le directeur du centre nous a donné le numéro de Julien sur Playa del Carmen (à 1h de Cancun) pour plonger. Mais on voulait quand même plonger à Cancun, histoire de se remettre dans le bain car on n'avait pas plongé depuis la formation mi-août ! On a contacté Julien qui nous a donné un contact sur Cancun. On a donc réservé nos places pour le lendemain matin, pour une double plongée sur la demi-journée.

Mardi 28 septembre

Après avoir récupéré le matériel, on embarque sur le bateau avec un autre plongeur qui passait son niveau 2 et 2 moniteurs. La double plongée, on ne connaissait pas, ça consiste à partir en bateau avec tout ce qu'il faut pour faire deux plongées à la suite avec une pause entre les deux. Le capitaine nous a emmenés sur le site de la Punta Negra pour plonger, et on s'est débrouillés comme des chefs malgré l'appréhension !

On s'équipe et on y va ! 

La première plongée a duré 44 minutes à 16 mètres et la deuxième 42 minutes à 15 mètres. Il n'y avait pas trop de courant, mais le ciel était couvert, on n'avait donc pas forcément une belle luminosité, mais le site de plongée en récif était superbe !

Rencontre avec une murène verte 

Après la plongée, on est rentrés à l'auberge pour manger et faire une sieste (le lever à 6 h et les deux plongées ont eu raison de nous). En fin d'après-midi, on est allé faire un tour dans la célèbre zone hôtelière où tous les grands complexes hôteliers se réunissent. On s'est baladés dans un centre commercial, on a fait quelques achats et on est rentrés.

Mercredi 29 septembre

Pour cette journée, on a pris le ferry pour rejoindre Isla Mujeres, à environ 30 minutes de ferry de Cancun. Isla Mujeres est une petite île où quelques hôtels s'y sont implantés, profitant des superbes plages de sable blanc et de l'eau turquoise. Une journée farniente pour nous, histoire de reposer. On est arrivés vers midi, on a marché jusqu'à la plage au nord de l'île où de nombreux bars et restaurants proposent des locations de transats et parasols sur la plage. On ne s'est pas privés et avons passé l'après-midi à se baigner et se reposer. On a pris le ferry retour à 16h30 pour récupérer nos affaires à l'auberge et prendre le bus de 19h direction Playa del Carmen !

Arrivés vers 20 h à Playa, on a rejoint notre hostel et on a fait un petit tour en ville. Le centre de Playa est très très animé, même si on est en basse saison, il y a beaucoup de touristes étrangers. Beaucoup de bars, de restaurants et de magasins. On en a profité pour reprendre contact avec Julien et peaufiné l'organisation pour plonger avec lui le lendemain.

Jeudi 30 septembre

Rendez-vous à 9 h avec Julien du centre ScubaAlux. Il a ouvert son centre de plongée privé et ne propose que des plongées sur-mesure pour nous faire découvrir l'environnement exceptionnel de Playa. Programme de la journée : 1 plongée en cenote et 2 plongées en mer du côté de l'île de Cozumel. Julien est venu nous chercher à notre auberge avec son pick-up rempli de tout le matériel nécessaire pour la journée. Départ vers le cenote de Ponderosa pour notre première plongée en cenote. Une expérience unique que nous avons adorée ! Un équipement différent de d'habitude et une lampe en plus, nous voilà partis pour quasiment 1 heure d'exploration en caverne. Ici, peu ou pas de poisson, mais des formations rocheuses et une "jungle" sous-marine exceptionnelle. Franchement quelle découverte !!

L'eau est trouble à cause du phénomène d'halocline, un mélange d'eau douce et d'eau de mer 

Après avoir mangé un bout ensemble, on a pris le bateau à 13h30 pour plonger en mer du côté de Cozumel, une île au large de Playa del Carmen. Double plongée, sur un récif magnifique, regorgeant d'espèces sous-marines, des poissons de toute taille et de toutes les couleurs, des langoustes (dont une sacrément balèze !), des coraux incroyables, bref un régal. Pour nos premières plongées post-formation, on s'est régalés entre Cancun et Playa !

Le retour en bateau a été rude, la mer était agitée, on s'est envolés plusieurs fois sur les 45 minutes de trajet ! Retour à Playa vers 18h, on était bien crevés, mais il fallait rentrer à l'auberge, manger un bout et préparer la suite du voyage. Oui, sauf qu'on avait une idée bien ancrée avec Vincent. La fin de notre étape au Mexique approchant, on voulait un souvenir qui nous marque. On avait remarqué que beaucoup de tatoueurs s'étaient installés à Playa, on s'est donc un peu renseigné et on est allé dans un studio à côté de notre auberge. On a expliqué notre idée, et dans la demi-heure qui a suivi, on était déjà prêt à se faire tatouer. On le gardera à vie ce souvenir du Mexique !

 On remarquera le joli rasage de Vincent
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Publié le 14 octobre 2021

Vendredi 1er octobre

Après ces beaux souvenirs de plongée, il faut repartir et poser nos sacs dans la ville de Tulum. On a pris le bus en fin de matinée pour arriver en début d'après-midi à Tulum. La ville ne change pas trop de ce que nous avons vu à Cancun et Playa, même si (il me semble) elle reste moins truffée d'étrangers. Tulum est notre dernière étape au Mexique avant de partir pour le Guatemala, et on avait quand même bien envie de replonger une dernière fois ! Sans attendre, on a contacté le centre de plongée LaCalypso, tenu par des français, qui nous ont proposé une double plongée en cenote avec Eva, monitrice française spécialisée en plongée caverne. On réserve sans attendre pour nos dernières plongées en cenote, et surtout au Mexique !

Samedi 2 octobre

On a rejoint Eva au centre de plongée à 9 h, pour récupérer l'équipement. On était accompagnés de deux jeunes hollandaises du même niveau que nous, avec qui on a bien rigolé au moment d'enfiler les combis (un peu) trop serrées à notre goût !

Première plongée au cenote de Casa Cenote, à quelques kilomètres de Tulum. Ce cenote a la particularité d'avoir un "boyau" qui le relie à la mer, on peut donc trouver quelques poissons qui viennent se perdre dans l'eau douce du cenote. Il comprend aussi une belle mangrove ! Petite anecdote sympathique : en arrivant, Eva nous a dit qu'un bébé crocodile avait élu domicile dans le cenote, mais qu'il était timide et qu'on ne le verrait pas forcément !

Plongée plutôt "simple" pour nous, car il n'y avait pas de caverne, tout était ouvert. C'était plutôt joli avec les rayons du soleil qui transpercent l'eau tout au long de la plongée. Eva nous a fait remonter à la surface en plein milieu de la mangrove pour faire une petite pause. En replongeant, elle nous a fait de grands signes sous l'eau pour attirer notre attention, elle nous montrait le (gros) bébé crocodile qui était juste là quasiment au-dessus de nous en train de se reposer sur une petite plage ! La perspective était incroyable, le voir de si près et par en dessous c'était WOW (je n'ai pas trouvé mieux pour décrire cette sensation). On est remontés à la surface un bref instant le temps de l'observer (en s'éloignant un peu aussi, car on était quand même assez près de lui sous l'eau), puis on est repartis.

La deuxième plongée a eu lieu au cenote de Carwash, qui nous a offert une jolie caverne à explorer. Au fond de la caverne, un panneau a été installé avec écrit en gros "stop, accès réservé aux plongeurs certifiés". En gros, une fois au bout, impossible d'aller plus loin si on n'a pas le niveau requis. Eva nous a expliqué après qu'il s'agît de boyaux très étroits, où seuls les plongeurs qui font de l'exploration en caverne peuvent s'y rendre en tirant une ligne de vie individuelle, etc... Autant dire qu'on est pas du tout au même niveau ! On a bien aimé cette plongée, Vincent et les autres plongeuses ont même pu voir une tortue en remontant à la surface, malheureusement, je ne l'ai pas vue.

C'était nos deux dernières plongée en cenote, et nos dernières plongées au Mexique. Les prochaines seront au Honduras si tout se déroule comme on l'a prévu !

dimanche 3 octobre

Pour cette journée, on a réservé une excursion avec l'agence Mexico Kan Tours de Tulum pour visiter le site archéologique de Cobá. Niko, notre guide, est venu nous chercher à 8 h pour nous amener nous et notre groupe d'américains visiter ce grand site maya. Arrivés sur place, Niko nous informe qu'on fera la visite à vélo, et pour cause, le site est immense ! Il s'étend sur près de 80 km carrés.

En route pour la visite ! 

Cobá a été découverte tardivement, au milieu des années 1800, du fait de sa position éloignée et de la jungle qui la recouvre. On estime que plus de 6 000 structures composent le site, mais une petite partie a pu être dégagée. En visitant le site, on se rend vite compte que ce n'est pas qu'un seul site, mais plusieurs reliés par des sacbes (routes blanches en maya) vers la pyramide centrale et vers l'extérieur. On estime à plus de 50 le nombre de chaussées découvertes, mais uniquement 16 sont ouvertes au public. La plus longue fait 100 km, jusqu'à l'ouest de Chichén Itza.

Le bâtiment le plus important est sans aucun doute la pyramide principale de Nohoch Mul, de 42 mètres de haut. C'est la plus haute pyramide du monde maya. Nous n'avons pas pu l'escalader car fermée au public. Ce qui n'est pas plus mal pour éviter les accidents et surtout de détériorer la structure à force de la grimper !

Au fur et à mesure de notre balade à vélo, on découvre les bâtiments au milieu de la jungle et des singes, et... des tarentules ! Nous en avons vu 2, une qui a traversé la route juste devant nous pour se réfugier sur le tronc d'un arbre, et la deuxième s'était déjà réfugiée sur un autre ! Assez impressionnantes les bestioles !

On a beaucoup aimé la visite de ce site très sauvage, quasiment "oublié" dans la jungle, et avec les explications (en français s'il vous plaît !) de Niko. La visite a duré environ 2 bonne heures.

Prochaine étape de notre journée : la réserve de Punta Laguna, gérée entièrement par les habitants du village. Notre guide nous attend pour une balade dans la jungle à la recherche des singes-araignées et des singes hurleurs. Mais avant, nous devons recevoir une bénédiction maya avant d'entrer dans la jungle. Un homme du village nous attend, en plein milieu de la jungle, et entame sa prière aux forces de la nature et aux points cardinaux afin de ne pas nous perdre et être protégés des dangers de la jungle. Il nous embaume de fumée et nous laisse partir. C'est parti pour 40 minutes de recherche active des singes-araignées ! On a eu la chance d'en voir plusieurs, notamment une maman et son bébé qui se balançait de branches en branches à la recherche de fruits, on a presque été assommé par les noyaux et les branches qu'ils jetaient ! Et sans qu'on ait le temps de dire ouf, deux hommes du village arrivent avec un équipement destiné aux descentes en tyrolienne, nous voilà équipés et en route vers la plateforme de saut qui va nous permettre de survoler le grand lac. D'ailleurs, un singe hurleur nous attendait en haut pour nous encourager de son cri impressionnant ! Une bonne montée d'adrénaline !

Arrivés en bas, il nous faut prendre un canoë pour traverser. On a eu la chance de traverser avec Katy et Charles, un couple d'américains adorables du Tennessee, et on s'en est bien sortis par rapport aux deux autres couples avec nous ! Ils viennent de la ville et visiblement ne sont pas habitués à utiliser des rames, au lieu de nous suivre, ils ont fini de l'autre côté du lac, bloqués car ils ne savaient pas comment prendre la bonne direction. Après quelques fous rires et des indications criées depuis la rive, ils ont fini par nous rejoindre.

On repart pour nous diriger vers le cenote Esmeralda pour se rafraîchir, enfin pour Vincent et les autres, moi, j'ai eu la flemme de mettre mon maillot pour 45 minutes sur place ! Ce cenote était vraiment sympa, avec ses 3 plongeoirs aménagés, qui ont fait le bonheur de mon chéri et de nos amis américains !

Après le cenote, on est allé manger dans une famille maya qui nous a préparé un repas simple, mais à tomber par terre, à base de poulet mariné et cuit dans un ragoût, de riz et de pomme de terre. Nous ne sommes pas venus ici par hasard, car la propriété est aussi un refuge pour les animaux de la jungle qui ont été blessés, mais aussi un centre d'éducation à l'autosuffisance. Plusieurs fois par semaine, des cours ont lieu dans une cabane servant de salle de classe, pour apprendre aux familles alentours à cultiver ses propres légumes, récupérer l'eau de pluie, etc... Une initiative vraiment géniale et qui s'étend de génération en génération.

On a vraiment passé une super journée, c'était une des meilleures excursions qu'on ait pu faire de tout notre voyage au Mexique, avec un guide au top et un groupe vraiment drôle.

Lundi 4 octobre

Avant de partir de Tulum pour entamer notre descente vers le Guatemala, on est allé visiter le site archéologique de la ville, qui se trouve au bord de la mer, oui oui ! Un site très différent de ceux que nous avions visité avant, c'est-à-dire en dehors d'une jungle. Nous avons visité le site sous un soleil de plomb, car il est très peu arboré, mais avec la brise marine, on s'en sortait plutôt bien !Le site de Tulum était visiblement un important port de pêche et de commerce maya, entouré de murailles encore visibles aujourd'hui. Le site est peu étendu (environ 6 km sur la côte), nous avons donc vite fait le tour, mais il reste assez exceptionnel du fait de sa situation géographique en bord de falaise surplombant la mer des caraïbes.

Les adorables petites bêtes que vous voyez ici sont des coatis, une espèce proche des ratons laveurs, et endémique de l'Amérique centrale. Les femelles se déplacent en groupe avec leurs petits, tandis que les mâles sont plutôt solitaires. J'ai complètement craqué, mais Vincent n'a pas voulu que je ramène un petit dans mon sac!

Après la visite du site, il est temps pour nous de récupérer nos affaires à l'auberge et d'attendre notre bus de 20 h à destination de Palenque, proche de la frontière avec le Guatemala.

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Mardi 5 octobre

Ça y est, nous y sommes, c'est aujourd'hui que nous allons passer la frontière Mexique-Guatemala pour nous rendre à Flores, notre première ville étape !

Après 12 h 30 de bus depuis Tulum, on est arrivés à Palenque à 8 h du matin, on s'est rendus à la station de collectivos (minibus empruntés essentiellement par les locaux pour voyager de ville en ville). Départ à 10 h pour le village de Frontera Corozal où la suite du voyage nous attend. On arrive sur place vers 12 h 30, le collectivo nous dépose en plein centre du village. D'ailleurs, on a voyagé avec 2 caisses de poulet en morceaux non réfrigérés, sympa l'odeur !

De là, nous avons pris un taxi pour rejoindre le bureau de l'immigration et faire valider notre sortie du Mexique et rendre notre formulaire d'immigration rempli à l'arrivée à Mexico City. Un tampon sur le passeport et un formulaire concernant le Covid rempli, nous voilà officiellement sortis du Mexique et pas encore entrés au Guatemala ! Il nous faut encore rejoindre l'embarcadère des lanchas (petites barques en bois à moteur) pour traverser le fleuve Usumacinta, frontière naturelle entre les deux pays. On embarque avec un monsieur qui nous fait traverser le fleuve et nous donne des infos utiles pour rejoindre la ville de Flores. On pose un pied sur l'autre rive, ça y est, on est au Guatemala !! À peine arrivés, des locaux sont venus nous voir pour nous proposer de changer nos pesos en quetzal, la monnaie du pays. Ils nous ont proposé 40 quetzals pour 100 pesos, ce qui était intéressant, car le taux officiel était de 38 quetzals pour 100 pesos au 05/10.

La traversée du fleuve ! A ce moment-là, on se sentait un peu comme des sans-papiers !

Le premier village au bord du fleuve et qui sert de transit se nomme La Técnica, il ne paye pas de mine mais de là on trouve des collectivos pour rejoindre les villes proches. On décolle à 13 h 15 et nous voilà en route vers Flores, avec les locaux. 4 heures de route dont 3 heures sur des chemins non goudronnés, un bonheur pour nos dos ! Mais le principal, c'est d'arriver à destination. Le chauffeur a fait un arrêt au bureau de l'immigration de Bethel, proche de la ville de départ, pour contrôler notre certificat de vaccination et tamponner notre passeport. C'est bon, tout est en règle, on peut continuer l'aventure !

 Notre transport de luxe pour rejoindre Flores !

On arrive à Flores en fin de journée, enfin plutôt dans la ville de Santa Elena, juste en face. Flores est en fait une petite île résidentielle reliée par un pont à la ville de Santa Elena. On marche environ 2 km pour rejoindre notre hôtel, et on peut enfin se reposer !

Le passage de la frontière a été une super expérience pour nous. Depuis Palenque au Mexique, on aurait très bien pu payer une agence touristique pour organiser le transport directement jusqu'à Flores, mais nous voulions le faire par nous-même, ça nous est revenu beaucoup moins cher, et surtout, on a pu échanger avec les locaux ! C'était crevant, quasiment 20 h de voyage en tout depuis Tulum, mais on ne regrette rien !

En tout, on en a eu pour :

Tulum - Palenque : 1416 pesos pour 2: 60 euros

Collectivo Palenque - Frontera Corozal : 240 pesos pour 2: 10 euros

Frontera Corozal - Taxi jusqu'à l'immigration proche de l'embarcadère des lanchas : 50 pesos pour 2: 2 euros

Traversée en lancha : 200 pesos pour 2: 8,30 euros

Tecnica - Flores : 210 quetzals pour 2: 23 euros

Soit 103,30 euros pour 2, de Tulum au Mexique à Flores au Guatemala.

Petit message de remerciement à la communauté tourdumondiste.com pour leurs conseils et toutes les infos utiles pour passer la frontière sereinement !

mercredi 6 octobre

Cette étape dans la ville de Flores, dans le département de Petén, est avant tout pour nous rapprocher du site archéologique de Tikal, l'une des plus grandes cités mayas. Au Guatemala, on est au cœur de la civilisation maya.

Mais avant de visiter Tikal, il faut qu'on s'organise. On a profité de cette journée pour acheter une carte sim locale avec un forfait internet, car notre forfait français n'inclut que le Mexique. On a discuté avec le gérant de notre hôtel concernant les transports, qui sont radicalement différents du Mexique. Ici, pas de compagnie unique qui assure les trajets entre toutes les villes du pays comme c'était le cas avec ADO au Mexique, donc pas d'application mobile ou site internet pour réserver nos billets, il faut se rendre au terminal de bus et se débrouiller sur place ! Pour anticiper notre prochaine étape dans la ville de Coban, on se rend au terminal pour prendre nos billets pour jeudi soir. Sauf qu'on n'avait pas prévu qu'au Guatemala, les transports longs s'organisent très tôt le matin, et qu'en fin de journée il n'y a plus rien... Pas de chance pour nous qui pensions visiter Tikal jeudi, et partir dans la soirée pour Coban, on est obligés de prendre une nuit de plus à l'hôtel et de partir vendredi matin pour Coban. Les bus (enfin, collectivos plutôt) de Flores pour Coban partent soit à 6 h du matin, soit à 13 h.

Pour prévoir le transport jusqu'à Tikal le lendemain, on s'est arrangés avec notre hôtel qui proposait des transports aller/retour. Tout est réglé, on va se reposer avant d'aller manger le soir dans un restaurant du coin, où Vincent s'est commandé un burrito, je ne pensais pas qu'on pouvait en faire un aussi énorme !

jeudi 7 octobre

Départ de l'hôtel à 8 h, le chauffeur s'arrête à l'aéroport de Flores pour récupérer une famille et leur guide qui, eux aussi, viennent visiter Tikal. On achète nos billets d'entrée à l'aéroport, dans un bureau dédié au tourisme, comme ça pas besoin de faire la queue en arrivant sur le site !

Tikal est un site monumental, inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979. Au cœur de la jungle, au milieu d'un parc protégé de 576 km², les ruines centrales occupent 16 km². Mais tout autour vivaient les paysans, artisans et commerçants qui ont fait vivre la ville. Lors de la visite, on peut entendre les chants des oiseaux tropicaux, les cris des singes hurleurs, et il paraît même que jaguars et pumas s'y baladent, tout comme les serpents corail. Mais heureusement pour les visiteurs, ils se tiennent à l'écart !

Le site a d'ailleurs servi de décor à des films connus, comme l'épisode 4 de Star Wars, le dernier Indiana Jones et Apocalypto.

Les Mayas s'y sont installés pour de multiples raisons, mais essentiellement pour y développer des relations commerciales et guerrières avec d'autres cités. Les premiers s'y installent au 7e siècle avant JC et entreprennent d'importants travaux de construction. Au fil du temps, les premières constructions seront recouvertes par de nouvelles, puis par la jungle lors du déclin vers 900 de notre ère. Il se dit que les Mayas ne détruisent pas, mais renouvellent. Ainsi, les structures visibles aujourd'hui sont un mélange d'anciennes et de nouvelles structures. Tout au long de son règne, la fantastique cité de Tikal a évolué, jusqu'à être abandonnée par ses habitants qui ont migré vers d'autres terres.

En arrivant sur le site, juste à l'entrée, se trouve un immense ceiba, l'arbre sacré des Mayas. Il faut marcher un peu avant de rejoindre la Gran Plaza, qui est l'ensemble le plus important du site. On y retrouve l'acropole centrale, un ensemble d'édifices de 215 mètres de long où les nobles logeaient, à côté de bâtiments administratifs. C'est sur cette grande place où se trouve aussi le temple du jaguar, qui culmine à 45 mètres, et le temple des Masques qui lui fait face avec ses 38 mètres de haut. On a retrouvé sous le premier temple la tombe du roi Ah Cacao, et le second temple a été édifié en l'honneur de son épouse. Entre eux, un ensemble de constructions édifiées les unes sur les autres (un mélange d'anciennes et de nouvelles structures) où un superbe masque de Chac, le dieu de la pluie, a été sculpté.

L'acropole centrale 
Le temple du Jaguar et le temple des Masques 
L'acropole nord avec son amoncellement de palais et de temples, le masque de Chac 

À l'ouest du site, se trouve la place des 7 temples et ce qu'on appelle le "Monde Perdu" de par ses temples quasiment recouverts de végétation. Le premier groupe, comme son nom l'indique, est un ensemble de 7 temples dont 1 pyramide centrale plus grande que les 6 autres.

Le "Monde Perdu", quant à lui, est l'un des deux plus grands complexes de ruines avec l'acropole nord vue précédemment. La pyramide centrale de ce complexe, haute de 30 mètres, aurait été un élément important pour l'observation des astres. On peut la grimper grâce à un escalier en bois aménagé à l'arrière, et on ne s'est pas privés ! De là-haut, une jolie vue s'offre à nous !

Charly, notre dinde de compagnie et la pyramide centrale du Monde Perdu 

On continue la visite vers le temple IV, à l'extrémité ouest du site, monumental du haut de ses 65 mètres de haut (du sol au sommet de son temple). On peut également le grimper grâce à un escalier en bois aménagé, et waouh quelle vue ! On domine largement l'intégralité de Tikal de là-haut, on devine les temples de la Gran Plaza au loin, et l'immensité de la jungle qui entoure le site. Incroyable !

 Vue depuis le sommet du temple 4, malheureusement on est arrivés trop tard au camp des rebelles...
Un certain Georges Lucas était ici lui aussi (crédit :starwars.fandom.com)

On repart vers le sud pour rencontrer le temple V, second plus grand temple-pyramide du site, qu'on ne peut pas grimper et qui est encore en cours d'étude/restauration. Les archéologues pensent qu'il abrite la sépulture d'un roi encore inconnu.

Le temple 5, fermé au public

Il y a encore quelques ruines regroupées en complexe que nous n'avons pas visitées, par manque de temps, car il fallait rejoindre notre transport à l'entrée du site. On a quand même pu visiter les 3/4 du site, il nous manquait 1 bonne heure pour tout visiter, mais ce qu'on a fait est largement suffisant.

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Publié le 23 octobre 2021

vendredi 8 octobre

Réveil matinal pour être au terminal de bus à 5h30 (on a dû marcher 2 km depuis l'hôtel jusqu'au terminal, on a connu mieux comme réveil !). On monte dans un collectivo pour décoller à 6 h de Flores, et nous voilà partis pour 5 heures de route. Franchement, 5 heures de route ce n'est pas ce qui nous effraie le plus, par contre le transport n'est pas direct, il faut s'arrêter dès que des personnes attendent au bord de la route. Jusque-là pas de soucis, c'est normal, les gens montent et descendent à la demande. Le plus compliqué, c'est le fait que le chauffeur entasse les personnes dans son véhicule, on a vu des hommes passer presque 1 heure de trajet debout, une maman et ses 3 enfants assis sur une banquette pour 2 personnes. Bref, le transport a été chaotique, dans le mépris le plus total des règles de sécurité, mais on s'y attendait de toute façons !

Par contre, on ne s'attendait pas à ce que le collectivo nous dépose à l'extérieur de la ville, on pensait arriver dans le terminal au centre de Coban. Bon, pas grave, on va marcher ! 2,5 km jusqu'à notre auberge en plein centre. Oui, sauf que Coban est perchée dans les hauteurs, alors les 2,5 km, on les a sentis passés avec nos sacs à dos et les grimpettes tout au long de la route !

On arrive enfin à notre auberge, la dame qui s'occupe du ménage nous accueille et nous accompagne vers notre chambre. Sur le toit, à l'écart de tout, on n'y reste que 3 nuits donc ça va, on ne va pas se plaindre. On s'installe tranquillement et on établit le programme des prochains jours : la visite de la réserve du quetzal, les grottes de candelaria et la visite de Lanquin et les cascades de Semuc Champey. On se met de suite en route pour trouver une agence de tourisme qui puisse nous donner les infos sur les transports, etc. Échec total, il n'y a rien pour nous aider. Tant pis, on va se débrouiller par nous-mêmes ! On va tenter de faire la réserve du quetzal le lendemain.

samedi 9 octobre

On se lève tôt pour être au terminal de bus à 8 h 30 et attraper un bus en direction de Guatemala city, qui passe devant la réserve, on demandera au chauffeur de s'y arrêter pour descendre. On croise quelques chauffeurs de bus qui nous disent d'aller voir l'agence de transport de l'autre côté de la rue, on y rencontre Selvin qui nous dit que depuis la pandémie, les trajets de bus sont un peu différents que d'habitude et qu'il faut aller à l'autre terminal (celui où on a été déposé la veille, autant vous dire de l'autre côté de la ville). On était un peu dégoûtés de devoir se taper tout ce chemin à pied, mais quand on n'a pas le choix... Selvin nous propose de nous y amener avec sa moto, il passe quelques coups de fil avant pour s'assurer qu'un bus est bien présent là-bas et on y va ! Je grimpe en premier, Selvin me dépose au terminal et repart chercher Vincent. On a voulu le remercier en lui donnant un peu d'argent, mais il a refusé, c'était un plaisir pour lui de nous aider. Je pense qu'on a dû lui dire merci au moins 50 fois en 2 minutes ! On grimpe dans un collectivo et nous voilà en route pour la réserve du quetzal.

On arrive sur place vers 11 h, perdus en pleine forêt dans la montagne, le collectivo s'arrête et nous fait descendre. Sur le coup, je pensais qu'il s'était planté et nous avait laissé descendre trop tôt, mais en remontant un peu la route, on a trouvé l'entrée du parc. On passe le grand portail et nous voilà dans la réserve.

La réserve naturelle privée de 39 hectares est située dans une région de forêt tropicale humide et dense, et c'est le meilleur endroit pour espérer apercevoir l'oiseau emblématique du pays, celui qu'on retrouve partout (même sur les billets de banque !), car la réserve à disposé stratégiquement les arbres fruitiers dont raffole l'oiseau. Il existe deux sentiers de randonnée, le sentier court d'1 h et le sentier long de 2 h qui nous amène jusqu'à la cascade et le point de vue. Bien sûr, on a choisi la deuxième option, tout excités à l'idée de rencontrer ce timide oiseau ! Timide, car oui, le quetzal a quasiment disparu des forêts du Guatemala, pour différentes raisons, et ils ne sont plus aussi nombreux qu'avant. Le voir est rare, mais quand l'occasion se présente, on s'en souvient pour toujours tellement cet oiseau est somptueux, les mâles surtout. Son plumage est bleu-vert, et sa queue est pourvue de deux immenses plumes qui peuvent mesurer jusqu'à 90 cm de long. Quand il vole, on a l'impression que deux serpents sont accrochés à lui, et c'est pour cela que les Mayas le vénéraient comme le serpent à plumes. D'ailleurs, ses plumes servaient à la confection des coiffes et habits des souverains et grands prêtres. C'est un peu le roi des oiseaux ici.

(crédit : trictrac.net) 

On a fait notre randonnée tranquillement, en s'arrêtant quelques fois pour observer les alentours et espérer voir notre cible, mais pas de chance pour nous aujourd'hui, il ne s'est pas montré ! On a quand même bien apprécié la balade dans la forêt, c'était calme et apaisant. Pour une forêt tropicale, on n'a croisé aucun animal ou insecte bizarre, enfin sauf sur le chemin du retour où Vincent s'est arrêté net pour laisser passer un serpent tout noir, et plutôt gros quand même !

La bonne rando dans la forêt tropicale 

Retour à l'auberge en attrapant un bus sur le bord de la route qui se rendait à Coban, pour accueillir notre amie Marta qui finalement venait nous rejoindre pour quelques jours au Guatemala ! On a passé la soirée à discuter autour d'une bière, et nous raconter nos aventures depuis qu'on s'est quittés à Valladolid !

dimanche 10 octobre

Durant la soirée de la veille, j'ai réussi à contacter une agence pour faire les grottes de Lanquin et Semuc Champey, on réserve pour y aller lundi tous les 3.

En attendant, on veut aller visiter les grottes de Candelaria ! On part tous les 3 au terminal de bus, refaire un coucou à Selvin qui nous a encore aidé pour trouver un collectivo pour nous rendre à destination et nous voilà partis pour 2 heures de route. Selvin nous laisse son numéro de téléphone pour le contacter par Whatsapp si jamais on a besoin d'infos pour circuler dans le pays, un amour ce Selvin !

Les grottes de Candelaria sont en fait un réseau de 80 km de rivière souterraine comprenant des grottes sèches que l'on peut visiter à pied, et des grottes immergées que l'on visite en tubing (Comprenez : assis dans une chambre à air, avec un gilet de sauvetage et une lampe torche). Redécouvertes par un spéléologue français, Daniel Dreux, en 68, le site est classé parc national depuis 2000 grâce à lui.

Il y a plusieurs sites permettant de visiter les grottes, on a choisi celui géré par une communauté indigène. On arrive sur place, il n'y a pas grand-chose à part une petite boutique communautaire qui vend des produits de première nécessité, un abri en bois et les habitations du village tout autour. Un vieil homme qui tient la boutique nous accueille et nous explique le parcours, on choisit de faire la visite des grottes immergées en tubing. Il part chercher la guide et 30 minutes plus tard, on va s'équiper : on récupère notre chambre à air, notre gilet de sauvetage, notre lampe torche, et on suit la rivière pour descendre à l'entrée des grottes.

La guide, qui est finalement une habitante du village, parle peu espagnol, donc compliqué de discuter, mais on arrive à se comprendre. En arrivant sur le départ du parcours, elle regarde autour d'elle et parle un peu tout seule, je lui demande ce qu'elle fait et elle me répond qu'elle jauge le niveau de la rivière, car si c'est trop haut, on risque d'être bloqués dans un passage étroit de la grotte. Ça a l'air d'aller, elle nous fait descendre dans la rivière, nous tient notre "bouée" pour qu'on s'y installe et nous dit de nous accrocher en file indienne avec les pieds. Ça semble un peu manquer d'organisation, mais on y va ! Marta est la première, je m'accroche à sa bouée avec mes pieds, Vincent fait de même avec la mienne, et la guide s'accroche à lui en dernier. On se laisse porter par le courant (en saison des pluies, l'eau de la rivière est marron, et le courant s'intensifie un peu.) et on arrive à l'entrée des grottes.

Le début des emmerdes 

Impressionnant, une véritable cathédrale souterraine, le parcours en bouée doit faire à peu près 5 km et on passe quasiment la totalité de la visite à s'éclairer avec les lampes torches, car on est dans le noir total ! La sensation est particulière, on se sent un peu à la merci de tout et n'importe quoi avec nos fesses dans l'eau. J'avoue que je n'étais pas hyper rassurée parfois, mais les cris de Marta m'ont fait exploser de rire tellement de fois que j'en ai oublié mon inquiétude. Vincent, lui, était aux anges, fasciné par les grottes et heureux de nous voir Marta et moi, inquiètes du moindre bout de bois qui flottait ou des chauves-souris qui passaient un peu trop près !

 Le début de la fin

Après 45 minutes, on revoit enfin la lumière du jour, la rivière étant moins profonde à ce niveau des grottes, on peut se lever et remonter sur la rive. Oui, sauf qu'en voulant aider Marta à se lever, Vincent n'a pas vu que sa bouée était en train de se faire la malle, prise dans le courant de la rivière ! Panique à bord, il récupère la bouée de la guide et part à la chasse à la bouée, sauf qu'au bout d'un moment, on lui a dit de revenir, on ne sait pas jusqu'où va la rivière. Tant pis pour la bouée, elle est perdue à jamais ! Quand on y repense, c'est quand même super dangereux si on n'arrive pas à s'arrêter à temps, on ne sait pas où on finit !

Après ces péripéties, on réussit à attraper un bus au bord de la route pour rentrer à l'auberge. Programme du soir: burritos maisons et bières !

lundi 11 octobre

Pour cette journée, on avait tout calé : visite des grottes de Lanquin et cascades de Semuc Champey. Le guide devait nous récupérer à 6 h 30 le matin à l'auberge. On se lève tôt, on se prépare et on attend dans la rue. Vers 7 h toujours rien, on commence à s'inquiéter, j'envoie un message au guide qui me dit qu'il avait averti notre auberge la veille que la journée était annulée, car le parc de Semuc Champey fermait pour "maintenance du site et désinfection des aires touristiques". Passablement irrités, on retourne à l'auberge pour savoir quoi faire de notre dernière journée.

Et là, c'est la surprise ! La dame qui s'occupe du ménage nous demande quand est-ce qu'on part de Coban, car une manifestation est en cours et les routes de Lanquin et quelques autres sont bloquées. Sans compter qu'une manifestation au niveau national est prévue mercredi, jeudi et vendredi, bloquant l'axe principal par lequel on devait passer pour notre prochaine étape. On comprend mieux pourquoi l'excursion est annulée tout d'un coup... On réfléchit à une solution de dernière minute et on finit par contacter Selvin qui nous conseille de partir aujourd'hui de Coban pour ne pas être bloqués par les manifestations qui commencent mercredi. Le prochain départ pour Guatemala City est à 11 h. On fait nos sacs, on dit merci au revoir à l'auberge, et nous voilà en route vers le terminal de bus où Selvin nous attend. On réserve nos places dans un bus, aidés par Selvin, et il nous explique qu'il faut qu'on passe par Guatemala City pour aller ensuite à Quetzaltenango, notre prochaine étape.

En attendant notre bus, on a pas mal discuté avec Selvin, il nous a raconté un peu son parcours et il faut dire que la vie ne lui a pas fait de cadeau. Son fils travaille dans la compagnie de bus en tant que vendeur, et Selvin lui, tient la petite boutique de snacks juste à côté à la place de sa femme, tombée malade il y a quelques années. Depuis, il jongle entre faire tourner sa boutique et s'occuper de sa femme qui a besoin de médicaments quotidiennement. Son histoire est très émouvante, et c'est d'autant plus poignant quand on voit à quel point il aime aider son prochain.

Notre bus arrive, c'est la fin de notre étape à Coban, on fait un câlin à Selvin (on a cru voir de petites larmes au coin de ses yeux !) on le remercie encore et encore. On embarque pour 4 h de route vers Guatemala City, dans un vrai bus (ça faisait longtemps !!). On arrive à la capitale vers 15 h 30, le terminal de bus étant excentré, on change de véhicule pour prendre un minibus qui va nous amener au terminal central. De là, Marta commande un Uber pour rejoindre Quetzaltenango qui est à 4 heures de route de la capitale. Elle a réservé une grande maison sur Airbnb, de quoi être tranquille pour 4 jours ! On arrive sur place vers 21 h, on peut enfin se poser !!

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Publié le 29 octobre 2021

Mardi 12 octobre

Quetzaltenango n'est pas une destination très courue par les back-packers, et c'est bien dommage, car la ville mérite vraiment une étape ! C'est quand même la deuxième plus grande ville du Guatemala, après la capitale ! C'était une grande ville maya auparavant nommée Xelaju, qui signifie "au pied de dix montagnes" (ou plutôt de volcans !). Et c'est vrai que la ville est nichée dans une cuvette, entourée de volcans. Elle a été rebaptisée par les conquistadors Quetzaltenango qui signifie "l'endroit de l'oiseau Quetzal". Aujourd'hui, on l'appelle par son nouveau nom, mais beaucoup l'appellent encore Xela (prononcé shela).

On commence la journée par une petite visite de la ville, et on va vite se renseigner auprès de l'office de tourisme sur les choses à faire/à voir. On a déjà une petite idée de ce qu'on veut faire, mais on cherche surtout une agence de guides locaux qui nous corresponde. On se décide à aller voir l'agence Xela Adventures, où Daniel nous accueille. On lui expose déjà ce qu'on veut : grimper des volcans ! Ça tombe bien, il a ça en stock, on réserve deux trails : le volcan Santa Maria, et le volcan Chicabal. Les deux prochains jours seront donc bien remplis !

La jolie ville de Xela et ses bus scolaires recyclés en bus publics 

Marta se décide à aller directement à Antigua, pour faire les trails des volcans Acatenango et Fuego avant de repartir au Mexique. On ne se lassera jamais de son itinéraire très très changeant ! Elle nous quitte donc en début d'après-midi, pour peut-être se retrouver quelque part au Honduras !

Après le départ de Marta, on a grimpé le cerro El Baul, qui est une petite colline offrant un joli point de vue sur la ville ! Quelques familles viennent s'y balader, pique-niquer pendant que les enfants profitent d'un super toboggan en béton, où les glissades se font avec un morceau de carton ! Sensations garanties !

 Le point de vue du cerro El Baul

Après ça, on a mangé et on s'est couché tôt, car Daniel devait passer nous récupérer à 4 h le lendemain matin.

mercredi 13 octobre

Réveil (très) matinal, encore les yeux collés, on grimpe dans le 4x4 de Daniel et on se dirige vers notre premier volcan : le Santa Maria. 4e plus haut volcan du Guatemala, il culmine à 3 772 mètres de haut. Après sa grosse éruption de 1902, son voisin s'est créé sur son flanc, le Santiaguito, toujours en activité aujourd'hui.

On arrive au début du sentier à 5 heures du matin, on s'équipe de nos lampes frontales et on démarre l'ascension tranquillement en passant par les champs, puis par la forêt. À partir de la forêt, ça devient difficile, le dénivelé positif de 1370 mètres, on le sent passer. Il y a des moments où on doit grimper sur les rochers pour avancer, j'étais vraiment épuisée, mais Vincent était là pour me motiver et Daniel a été très patient (lui qui grimpe le volcan à peu près 3 fois par semaine en haute saison...). Il nous a partagé sa passion pour les oiseaux et on a fait quelques pauses le temps d'en observer quelques-uns. On a aussi eu la joie d'être accompagnés par une chienne vraiment adorable, elle nous a suivis du début à la fin, et elle aussi a fini par m'attendre !

L'effort commence à payer avec déjà de jolies vues ! 

Depuis le sommet, que nous avons atteint en 4 heures, on a eu droit à une vue exceptionnelle à 360°, de la ville de Xela et des 2 plus hauts volcans du pays : le Tacana et le Tajamulco. Sensation incroyable de se sentir au-dessus de tout ! On a vraiment eu cette sensation de récompense après l'effort.

 On y est !!
Seuls au sommet 
Tout le monde se repose après l'effort ! 

On est restés presque 1 heure au sommet, à profiter de ce moment de calme, avant d'entamer la descente qui fut tout aussi compliquée. Le terrain est très glissant, je me suis ramassé une bonne dizaine de fois, et on s'est bien marrés d'ailleurs ! La descente a duré 2 bonnes heures, toujours accompagnée d'observations d'oiseaux et de notre amie à quatre pattes qui avait une patate d'enfer ! Sur le retour, on a croisé pas mal de locaux qui grimpaient, Daniel nous a expliqué que les locaux se rendent souvent au sommet pour prier et accomplir des rituels avec sacrifices. Ils se sacrifient eux-mêmes en ne mangeant rien avant d'atteindre le sommet, où ils partagent un grand repas avant de redescendre. On a croisé des familles entières, accompagnées de bébés portés en écharpe. Quel courage...

Arrivés en bas, on a dit au revoir à notre amie la bête et Daniel nous a raccompagnés à notre Airbnb où on s'est offert une sieste bien méritée ! On a mangé et on s'est remis au lit, car le lendemain, on part pour l'ascension du volcan Chicabal, plus accessible, mais avec les courbatures ça va piquer !

On était tout là haut derrière ! 

jeudi 14 octobre

Comme la veille, Daniel est venu nous chercher, mais à 5 heures cette fois ! Presque 1 heure de route pour se rendre au début du sentier du volcan Chicabal. Celui-ci culmine à 2 720 mètres d'altitude, mais sa particularité est que son ancien cratère est aujourd'hui un immense lac. À caractère sacré, la baignade y est interdite, tout comme s'y balader en bateau. Les Mams, un peuple maya, y viennent vénérer l'eau, la forêt et le ciel sous forme d'offrandes de fleurs sur la rive. On y retrouve aussi des autels à l'effigie des Nahuals mayas, l'équivalent de nos signes astrologiques.

Pour cette ascension beaucoup plus simple, environ 400 mètres de dénivelé positif, Daniel a apporté son objectif d'observation pour nous faire profiter au maximum des différentes espèces d'oiseaux. On a eu la chance de voir différentes espèces de colibris, endémiques du Guatemala.

Et puis vient le moment le plus inattendu dans l'ascension de ce volcan, un moment qu'on n'oubliera jamais. On était en train de grimper tranquillement et lors d'une petite pause, Daniel nous a interpellé, tout excité en disant "les gars, il y a un quetzal" ! Incroyable, il était juste-là au-dessus de nous, posé tranquillement sur sa branche avant de s'envoler dans la partie dense de la forêt. Ce moment a duré 30 secondes, on n'a même pas eu le temps de réfléchir au fait de le prendre en photo tellement on avait envie d'en profiter un maximum avec nos yeux. Daniel était vraiment surpris, c'est la première fois qu'il voit un quetzal ici, on a vraiment eu de la chance ! D'autant plus que c'était un mâle, on a pu voir ses 2 longues plumes à l'arrière, une vraie beauté cet oiseau.

On a continué notre ascension plus motivés que jamais, avec les explications de Daniel sur les offrandes du lac, et sur les oiseaux croisés en chemin. On a grimpé au point de vue pour ensuite redescendre via un escalier en bois, directement sur la rive du lac. On s'est accordé une petite pause de 30 minutes au bord du lac, profitant du calme, avant de redescendre.

Vue du mirador : le lac au sommet du Chicabal et la vue sur le Santa Maria, le Santiaguito en éruption et le Santo Tomas

Daniel nous a ramenés à notre Airbnb, on a mangé et on a décidé de s'offrir une après-midi détente au spa de l'hôtel de Las Cumbres, situé à Zunil. Massage, sauna naturel et verre de vin, histoire de nous débarrasser de toutes les tensions musculaires (merci Santa Maria !). Ce spa est incroyable, tout le bâtiment est construit au-dessus d'un réseau géothermique naturel qui alimente le sauna. Une belle parenthèse de détente avant de rentrer s'affaler pour de bon et dormir jusqu'au lendemain.

Petite pause au spa, et on rentre se remettre au travail pour alimenter le blog ! 
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Publié le 6 novembre 2021

vendredi 15 octobre

On a gardé contact avec Daniel qui propose aussi des transports collectifs avec son agence. On lui a demandé de nous réserver deux places pour rejoindre notre prochaine destination : Panajachel, au bord du lac Atitlan.

Départ à 11 heures de notre Airbnb, pour 2 heures de route. On dit au revoir à Xela (ou Quetzaltenango !), on aura vraiment vécu de belles choses dans cette ville : nos premiers volcans, et la rencontre avec un quetzal.

On arrive à Panajachel vers 13 heures, Daniel nous dépose directement devant notre auberge le Dreamboat hostel. Point de départ de notre étape sur le lac Atitlan, "le plus beau lac du monde", surplombé par 3 gros volcans (le San Pedro, le Toliman et l'Atitlan) qui font de cet endroit une pause hors du temps.

On dépose nos affaires dans notre chambre et on visite les lieux. Cette auberge est une des meilleures qu'on a connues, le staff est génial et plein de bons conseils, il y a un bar/terrasse sur le toit qui est très animé le soir, et les parties communes sont top. Une bonne adresse qu'on recommande fortement sur Panajachel !

 L'immense lac Atitlan et ses 3 gardiens (le troisième est caché derrière)

samedi 16 octobre

Pour cette journée, on a réservé un guide pour faire le tour de 3 villages au bord du lac Atitlan.

San Juan la Laguna

Premier transport en bateau pour se rendre au village de San Juan, petit village très coloré où nous avons pu visiter pas mal de choses.

 San Juan est rempli de jolies couleurs

D'abord, on s'est arrêté dans une coopérative de cosmétiques naturelles gérée par des femmes du village. Elles tiennent un petit jardin où elles font pousser toutes sortes de plantes aromatiques, de fleurs et autres végétaux qui serviront à créer des shampoings, des savons, des crèmes, etc. Elles vendent leurs produits directement sur place.

Ensuite, direction un atelier textile également géré par des femmes du village, la Casa de Tejidos. Nous avons été accueillis par une jeune femme adorable qui nous a expliqué le processus de création du textile : de la culture du coton jusqu'à sa transformation en bobine de fil, en passant par sa coloration. Vincent a craqué pour une écharpe grise 100 % coton et faite sur place. Comme la précédente coopérative, 85 % des revenus sont redistribués à toutes les femmes qui y travaillent et les 15 % restants sont pour les frais administratifs et de fonctionnement.

Vincent s'essaye à créer une bobine de fil de coton à la main

Enfin, direction le magasin de l'usine de chocolat Licor marron où on a pu apprendre le processus de création d'une tablette de chocolat. On a fait un tour dans la boutique pour y acheter 3 petites tablettes : une a la cannelle, une a la cardamome et enfin une à la noix de macadamia. Un régal !

On a terminé la visite en s'offrant deux chocolats, un froid à la banane pour Vincent et un chaud à la cannelle pour moi. On a eu le plaisir de rencontrer Luis, un guide guatémaltèque qui parle français et anglais, et qui était là pour faire visiter son pays à un troupeau de 23 touristes français venant d'Angers. Il nous a demandé de faire de la pub pour son pays qui a besoin de faire repartir le tourisme, alors chose promise chose due : venez au Guatemala, vous ne serez pas déçus !! Et si l'envie vous prend de contacter Luis pour qu'il vous programme un circuit personnalisé, vous pouvez le contacter sur son adresse mail : e12awich@gmail.com.

San Pedro la Laguna

On reprend le bateau en direction de San Pedro la Laguna, au pied du volcan du même nom. San Pedro est LE village où les voyageurs viennent déposer leurs sacs à dos pour y faire la fête. Il y a beaucoup d'hôtels et de restaurants, et surtout une armée de tuk-tuk qui parcourt le village comme des voitures de course. Et heureusement qu'ils sont là finalement, car le village est construit en pente.

 Le village de San Pedro la laguna, au pied de son volcan du même nom

On n'est resté que 1 heure dans ce village, ce qui était largement suffisant pour nous.

Santiago Atitlan

À peine arrivés au village, le bal des vendeurs ambulants commence. Hommes, femmes et enfants se succèdent pour nous vendre de tout. Un peu pénible, surtout quand on dit non 1 fois. On décide d'aller manger dans un petit restau dont je ne partagerai pas l'adresse, car il n'était pas exceptionnel.

Après le repas, notre guide, originaire de ce village, nous conduit en tuk-tuk à travers le village pour aller rencontrer l'attraction principale : Maximon. Le culte de Maximon est particulier, il s'agit d'une statue en bois vieille de plus de 500 ans, habillée de tissus colorés, d'un masque sur son "visage" et d'un chapeau. Et elle fume... Oui oui, vous avez bien lu, une cigarette allumée est systématiquement pendue à sa bouche, soigneusement débarrassée de sa cendre par des assistants, qui lui en colle une nouvelle quand la précédente se termine.

Il s'agit d'une divinité emblématique du Guatemala, curieux mélange entre catholicisme et culture maya. Il faut l'envisager comme une divinité au pouvoir de changer de personnalité : elle peut très bien passer d'un saint catholique à un dieu maya. Il semble même qu'elle puisse également endosser la personnalité du conquistador espagnol Pedro de Alvarado et autres personnalités importantes aux populations indiennes. Le masque de la statue est changé en fonction. Un chaman communique avec la statue au moyen de fumée d'encens, de bougies, de cigarettes et d'alcool local. Un curieux mélange rendant la rencontre avec Maximon très particulière. Le chaman demande une "taxe" de 15 quetzals pour voir la statue, l'argent est offert à la statue et servira à la décoration de la pièce où il se trouve.

D'ailleurs, Maximon change de maison chaque année au moyen d'une élection. Il passe ainsi de famille en famille. Le chaman ne fait pas forcément partie de la famille où Maximon est installé, il existe 17 chamanes dans le village, dont chacun a sa spécialité. Certains d'entre eux sont des femmes et, évidemment, c'est vers elles qu'on se tourne pour tous les problèmes de fertilité ou de maternité, entre autres.

La curieuse statue de Maximon 

On remercie le chaman et ses assistants, et on se dirige vers une boutique de peinture où un festival de couleurs nous attend. Des peintures de toutes tailles, de toutes les couleurs, représentants le lac et ses volcans, des plantations de café ou de coton, des fleurs, des oiseaux. Chacune est unique et est réalisée par des artistes-peintres locaux. On a craqué pour une peinture à l'huile d'un quetzal que nous ramènerons en souvenir !

On retourne au quai pour le retour à Panajachel. On se repose pour prendre des forces avant l'ascension du volcan San Pedro le lendemain.

dimanche 17 octobre

Réveil à 5 h 30 pour rejoindre notre guide à 6 h 30 devant notre auberge. Ok, mais il est déjà 7 h, il est où le guide ?? On demande au réceptionniste de notre auberge de l'appeler, visiblement il y a eu un problème de communication avec l'agence de voyage, ils n'ont aucune réservation de guide à notre nom. Ils s'excusent et nous proposent de nous envoyer un tuk-tuk immédiatement pour rejoindre notre guide au village de San Pedro. On refuse, il est déjà 7 h 30, on a perdu un temps précieux, on va le faire par nos propres moyens.

Légèrement énervés (légèrement hein !), on part vers le quai et on prend un bateau jusqu'au village de San Pedro, qui ne part qu'à 8 h, et doit faire le tour des autres villages avant. On prend notre mal en patience. Arrivés à San Pedro vers 9 h, un tuk-tuk nous emmène au début du sentier. On est déjà à 1800 mètres, on rencontre un homme qui gère le centre de visiteurs au pied du sentier et il nous explique quelques règles de base pour faire l'ascension nous-même. On paye le droit d'entrée de 100 Q et on commence à 9 h 45.

Le volcan San Pedro fait 3 020 mètres, et dispose d'un sentier très bien aménagé, mais très rude. Le dénivelé positif est de 1 200 mètres, la difficulté est bien là. La première partie du chemin monte à travers les plantations de maïs et de café, jusqu'au premier point de vue. De là, à 2 173 mètres, la vue du lac et du village de San Pedro en contrebas est déjà très belle.

 Le départ est difficile mais offre de beaux points de vue

Le deuxième point de vue se trouve en lisière de la forêt, et de là une balançoire de fortune faite avec deux cordes et un pneu nous promet de belles sensations. Dans le doute, on ne s'y risque pas, question sécurité tout ça tout ça... On y a croisé une Française qui redescendait et qui nous a conseillé de ne pas monter au sommet avec des objets de valeur, apparemment des vols ont été recensés dans le coin. On prend le risque, on ne va pas s'arrêter là. Elle nous a quand même rassurés en nous disant qu'elle avait vu une famille entière grimper et qu'ils étaient sûrement au sommet à cette heure-ci. Un jeune homme venait de passer quelques heures avant aussi.

On grimpe encore et encore... 

On continue la montée et on arrive dans la forêt où se succèdent des escaliers en bois aménagés, le pire pour nous, car on sollicite beaucoup les genoux. Tout au long du chemin, on est "motivés" par les panneaux en bois qui nous indiquent la hauteur. Les 3 020 mètres ne sont plus très loin, mais la vache, ça fait mal aux jambes !! J'étais prête à abandonner, deux fois, mais je ne voulais pas laisser Vincent monter seul, alors j'ai ravalé mon ras-le-bol et j'ai continué (en insultant la terre entière dans ma tête, par la même occasion !).

On arrive au sommet en 3 h 30 environ, malheureusement, on a perdu trop de temps le matin pour que le temps soit complètement dégagé, mais on a pu voir un bout du lac quand même avant que les nuages ne recouvrent tout. On reste au sommet environ 20 minutes et on entame la descente qui durera 1 h 45 (beaucoup plus rapide, mais ces fichus escaliers nous éclatent les genoux !).

On y est enfin ! 

Arrivés au centre des visiteurs, l'homme qui nous a accueillis était avec des ambulanciers, ils nous ont demandés si on avait croisé une famille avec une dame âgée, en effet, on avait vu une famille qui faisait une pause repas sur notre descente. Apparemment, celle-ci était diabétique et devait être prise en charge rapidement. On leur indique vers où on a vu la famille (ils étaient au deuxième point de vue, vers 2200 mètres, autant dire que les pauvres ont du chemin...), et ils commencent la montée avec une civière, bon courage les gars ! De notre côté, le tuk-tuk qu'on avait pris à l'aller nous a plantés et ne viendra pas nous chercher... Je demande au conducteur de l'ambulance qui est resté sur place comment redescendre au quai du village car franchement on a la flemme de le faire à pied, et là il nous ouvre les portes arrières de l'ambulance et démarre. OK ! On grimpe à l'arrière et il nous descend au village avec l'ambulance, génial ! On reprend le bateau jusqu'à Panajachel, on va se manger une bonne pizza et on rentre dormir !

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Publié le 11 novembre 2021

lundi 18 octobre

Il est temps pour nous de quitter le joli lac Atitlan pour découvrir la fameuse ville coloniale d'Antigua, ancienne capitale du pays. Le Dreamboat hostel propose des transports collectifs à destination d'Antigua, on a réservé le nôtre le matin même pour arriver en début d'après-midi. Notre chauffeur nous a déposé directement devant notre Airbnb, on a préféré cette option plutôt qu'un hostel pour être tranquille pendant 1 semaine. Le prix étant quasiment identique à une auberge, on n'a pas hésité ! Et oui, Antigua sera l'étape de notre voyage où on restera le plus longtemps, car il y en a des choses à faire ici, notamment de nouveaux volcans à grimper !

Fondé par les Espagnols en 1543, Santiago de Los Caballeros (ancien nom d'Antigua) devient le siège de la capitainerie générale qui administre un immense territoire qui s'étendait à l'époque du Chiapas au Mexique jusqu'au Panama. La ville était le centre de la vie économique, politique et religieuse de l'Amérique Centrale. Mais le sort s'acharne, en 1717 un premier séisme ravage la ville qui est reconstruite, puis un deuxième en 1773 va contraindre la couronne Espagnole de déplacer le siège du gouvernement dans une autre ville : Ciudad Guatemala. Santiago devient alors La Antigua (l'ancienne), essuie une dernière secousse en 1976 et une éruption du volcan Pacaya en 2010, mais elle reste debout, fière de son passé colonial.

Le temps de se familiariser avec le quartier, de faire quelques courses, retirer un peu d'argent, la pluie était déjà là. On rentre se mettre à l'abri et se reposer !

mardi 19 octobre

Programme de la journée : visiter un maximum la ville avant que la pluie ne se pointe, car en général en milieu d'après-midi ça ne pardonne pas !

On commence par visiter le parc central, jolie place entourée de bâtiments à arcades et une jolie fontaine au centre, représentant des sirènes dans une position de très bon goût ! C'est un endroit agréable, fréquenté par les habitants qui viennent s'y reposer, profiter du soleil, certains avec leurs enfants.

 Une fontaine de très bon goût !

On continue vers la cathédrale, restaurée à de nombreuses reprises du fait de tremblements de terre à répétition, elle n'a jamais pu être inaugurée, mais la visite de ses ruines vaut le coup d'œil (15 Q l'entrée). Sur le chemin, on s'est arrêtés chez un tatoueur, parce qu'on a évidemment envie de garder un souvenir du Guatemala, tout comme on l'a fait avec le Mexique, et on a déjà notre idée en tête. Le tatoueur, avec qui le feeling est super bien passé, nous propose un rdv pour le lendemain matin à 10 h, parfait pour nous !

Ensuite, direction le couvent de Santa Clara, enfin plutôt ses ruines. Construit vers 1699 par des religieuses mexicaines, la plupart toutes de bonne famille venant de Puebla. À l'intérieur, on découvre un joli cloître avec sa fontaine centrale (40 Q l'entrée). Juste devant le couvent, il y a un ancien lavoir superbement conservé et encore utilisé par certaines habitantes d'Antigua.

Avant d'aller au couvent, on est passé devant un pub irlandais, et bien évidemment, il fallait qu'on l'essaye ! On y retourne donc après la visite du couvent pour se boire une bonne Guinness (ça nous avait manqué !!) et on en profite pour faire un appel visio avec les copains, quel bonheur de voir leurs visages et d'entendre leurs voix, on avait l'impression que ça faisait si longtemps !! 1 mois et demi quand même, ça fait long sans les copains !

Salud ! 

L'apéro de 12 h étant passé, il faut penser à aller manger maintenant. On se rend à une adresse recommandée par notre guide du Routard, un petit restaurant familial : la Casa de las Mixtas. Quelle découverte ! Pour 20 Q, le menu du jour, on a droit à entrée/plat/dessert/tortillas/boisson, un rapport qualité-prix imbattable, on reviendra sans hésiter !!

On se rend ensuite à l'agence Ox Expeditions, juste à côté du restau, pour avoir des infos sur les trails de volcans qu'ils proposent, ils sont plutôt bien notés sur Google, alors on y va ! Malheureusement, la porte est fermée et il commence à pleuvoir, tant pis, on retentera demain, on va rentrer en courant un peu parce que ça tombe plutôt fort !

mercredi 20 octobre

Aujourd'hui est un jour férié, il s'agit du jour de la Révolution guatemaltèque de 1944, ayant mis fin à la dictature en place dans le pays, au profit des premières élections libres.

Première étape de la journée : notre rdv chez le tatoueur à 10 h. Il nous attend avec nos dessins déjà prêts, et c'est parti pour à peu près 1 heure pour tous les deux. Deux petits tatouages représentant nos nahuals mayas, c'est un peu comme nos signes astrologiques, mais avec une signification différente. Chaque personne a son propre nahual selon le jour de sa naissance appliqué au calendrier Cholq'ij. Selon la vision du monde maya, ce sont des symboles qui représentent et relient chaque personne à l'écosystème, créant ainsi un équilibre.

Pour Vincent, il est "E", soit le chemin/le destin. Pour ma part, je suis "Kej', soit le cerf/les 4 points cardinaux. C'est un peu brouillon dit comme ça, mais la signification est beaucoup plus profonde quand on l'étudie en détail. Ce tatouage nous rappellera à quel point la culture maya est profonde, et à quel point le Guatemala est le cœur du monde Maya.

Deuxième pays, deuxième tatouage ! 

Plus que satisfaits, on retourne au petit restau de la veille pour manger, et on retente de passer chez Ox Expeditions, et par chance, ils sont ouverts ! On a trois volcans en tête : le volcan Pacaya, le volcan Agua et le volcan Acatenango. Vincent veut aussi faire le volcan Fuego, en éruption constante, ça tombe bien, on peut y aller depuis l'Acatenango et faire un coup double ! Malheureusement, le volcan Agua n'est pas aussi célèbre que les autres, trop de soucis de sécurité à cause de personnes malintentionnées font que les guides locaux rechignent à y monter. On prend les renseignements et on se décide à réserver le Pacaya pour le lendemain en formule coucher du soleil. On n'ira pas seuls, car Agathe se joindra à nous ! Mais qui est Agathe ? C'est une boule d'énergie sur pattes, qui nous vient de Sète et avec qui on a sympathisé à force d'échanger des infos de voyage sur les réseaux. Elle arrive à Antigua aujourd'hui, alors Vincent lui a donné toutes les infos par téléphone pour réserver pour tous les 3.

On repart pour grimper le Cerro de la cruz, un joli point de vue sur la ville, accessible après une petite balade d'une trentaine de minutes. Une immense croix surplombe Antigua, et le panorama est assez sympa. On distingue les bâtiments qu'on a visités hier, et les volcans qui entourent la ville. En redescendant, on s'arrête à l'Église de la Merced, l'une des plus vieilles de la ville, à la façade en stuc blanc sur fond jaune, superbement bien conservée. À l'intérieur malheureusement il ne reste plus rien, tout a été transféré à Ciudad Guatemala afin de protéger les objets de valeur d'un éventuel séisme ravageur.

Idée photo de Vincent : "Fais un coeur avec tes bras !!" 

On retourne à notre Airbnb pour se reposer un peu, et on se dit qu'on irait bien boire un verre pour tater un peu de la vie nocturne à Antigua. Comme de par hasard, on tombe sur un autre Irish pub qu'on a bien envie de tester, on y va et l'ambiance est comment dire... Pas trop Irish pub ! On est plus sur un Irish-Latino pub avec une déco et une offre de bières Irish, mais un DJ qui nous passe du J Balvin, et autre stars latinos. Assez particulière l'ambiance, mais on y prend vite goût. Jusqu'au moment où, vers 21 h, les lumières du bar s'allument et le DJ baisse la musique. Un anniversaire ? Une célébrité vient d'entrer ? Non non, le Covid nous rappelle gentiment qu'à 21 h, les bars ne servent plus d'alcool et doivent fermer... On l'avait presque oublié ce satané virus et ses contraintes. On finit vite vite notre bière et on rentre.

jeudi 21 octobre

Grosse journée aujourd'hui : rencontre avec Agathe et ascension du volcan Pacaya, l'un des plus célèbres du pays et en activité permanente. Il est interdit de s'approcher de son cratère sommital, mais on peut s'en approcher un peu ! Il culmine à 2500 m et il faut compter une bonne 1 h 30 pour rejoindre le cratère adventif, puis le même temps pour redescendre.

Agathe nous rejoint à notre Airbnb pour prendre le petit-dej, on peut enfin faire connaissance et le feeling passe super bien dès le début. On lui fait un récap de l'organisation pour le Pacaya, et on essaie de lui vendre l'ascension de l'Acatenango, mais elle préfère réfléchir un peu avant de dire oui. Après un moment à discuter, elle nous quitte et on se retrouvera pour le déjeuner, on en profite pour lui faire découvrir notre petit restau favori du coin à 20 Q le repas complet. Elle a des étoiles dans les yeux, tout comme nous la première fois qu'on y a été. On n'en revient toujours pas de la qualité de ce restau et du prix dérisoire du menu.

Rendez-vous à 14 h chez Ox Expeditions où Alonzo, notre guide, nous attend avec le mini van qui va nous amener au début du sentier du volcan. Mais avant ça, on réserve le trail de l'Acatenango pour samedi matin, et Vincent réserve en plus l'ascension du Fuego. Agathe ne se joindra finalement pas à nous pour celui-ci.

Après 1 h de route, on arrive au début du sentier, le temps est couvert alors on prévoit les ponchos en plastique bien stylés pour commencer l'ascension. Et on a bien fait, la pluie est arrivée 10 mins après le début de l'ascension. Le dénivelé de 385 mètres fait que son ascension est facile est accessible, enfin pour la première partie ! D'entrée, on remarque une différence avec les volcans que nous avons grimpés avant : ici, le sol est recouvert d'une pellicule noire, même s'il y a de la végétation, le paysage reste sombre et comme figé. Une fois à la base du cône, c'est un sacré spectacle. Le sommet du volcan en face de nous est entouré d'anciennes coulées de lave, un paysage lunaire.

On grimpe un peu plus haut, cette partie est plus abrupte, et Alonzo nous emmène de l'autre côté du cône pour nous préparer du thé et un café bien chaud. Il commence à faire frais, la nuit commence à tomber. De là, on peut voir le volcan Fuego qui crache un nuage de fumée de temps en temps, le volcan Agua qui surplombe la ville d'Antigua, et au loin dans la brume, on distingue même quelques gratte-ciel de la capitale. Une sacrée vue. Derrière nous, le sommet du Pacaya est silencieux, mais son flanc est parsemé de fumerolles qui nous font bien comprendre qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Le trio infernal 

Avant que la nuit ne tombe complètement, Alonzo nous fait redescendre un peu et on se retrouve sur le champ de lave au pied du cratère, à chasser des puits de chaleur pour se faire griller des marshmallows. Quelques chiens errants nous suivent, en quête d'une friandise oubliée, et après avoir profité de ce moment carrément lunaire, il est temps de redescendre avec nos lampes vissées au front. Il fait noir, le terrain est dangereux et instable (je me suis ramassée deux fois, il fallait bien que j'inaugure le Pacaya avec une chute au moins !). On arrive finalement entiers à l'entrée du sentier, et on rentre à Antigua vers 21 h.

Marshmallow time avec les toutous 

On a vraiment adoré cette expérience, déjà, car le paysage est totalement volcanique, comme si on était sur la lune, et pouvoir voir un coucher de soleil de là-haut, c'est top ! Alonzo a été un super guide, très sympa et drôle, il nous a gâtés avec les boissons chaudes et les marshmallows. Vincent a même pu démarrer sa collection de roches volcaniques.

vendredi 22 octobre

Le départ de l'ascension pour l'Acatenango et le Fuego étant prévu pour le lendemain matin à 7 h, il est clair que cette journée est placée sous le signe du repos et de la détente. On a assisté à la réunion d'information chez Ox Expeditions pour rencontrer le groupe avec qui on allait partir, et pour que les guides nous expliquent le déroulé et les choses à prévoir. Programme des deux prochains jours : de l'effort, du spectaculaire, du froid, peut-être de la pluie, mais surtout une expérience inoubliable. Pour vous donner une idée, et si l'envie vous prend de le faire, voici le programme :

Jour 1 :

7h : rdv chez Ox pour tout empaqueter dans nos sacs (tente, matelas, nourriture, affaires personnelles)

7h30 : petit-dej avec le groupe et les guides

8h : transport jusqu'au début du sentier

9h à 13h : première partie du trail de l'Acatenango

13h : pause repas

13h30 à 15h : deuxième partie du trail jusqu'au campement de base de l'Acatenango

15h à 16h30 : organisation du campement et détente

16h30 à 18h : trail jusqu'au Fuego (à 400 m du cratère)

18h30 à 20h : retour au campement de base pour dîner et aller se coucher

Jour 2 :

Réveil à 3h30

4h à 5h30 : trail jusqu'au sommet de l'Acatenango

6h à 8h : retour au campement et petit-dej

8h à 11h : descente de l'Acatenango et ensuite retour à Antigua

Jaune: trail de l'Acatenango jusqu'au camp de base / Rouge: trail jusqu'au Fuego / Bleu: trail vers le sommet de l'Acatenango

Après la réunion d'information, on repart tous avec une petite liste de courses de dernière minute : 4 l d'eau/personne, des barres de céréales, des gâteaux, des bananes, etc. Ox nous fournit les repas principaux, du matériel si on en a besoin (sac à dos, bonnet, gant, manteau épais, tout sauf des chaussures de marche). On a hâte d'y être et Vincent est plus motivé que jamais à l'idée de se rapprocher du cratère du Fuego qui est un monstre sacrément imprévisible !! On passe la soirée avec Agathe à discuter et on se dit à dans 2 jours !

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samedi 23 et dimanche 24 octobre

On y est, notre premier trail de 2 jours pour 2 volcans. On se rend chez Ox à 7 h pour préparer nos sacs. Nos guides, Gareth et Romeo, attendent le groupe avec un joli paquet d'équipement à porter. Nous serons 13 vaillants chasseurs de volcans, venus du monde entier : Canada, Autriche, Hongrie, Mexique, Belgique, France (coucou nous !) et Etats-Unis. Une joyeuse bande aux yeux collés dès 7 h du mat !

D'abord, on choisit nos sacs à dos, et on y range nos sacs de couchage, la tente et le matelas en mousse. Ensuite, on se partage les provisions pour les repas fournis par Ox (le déjeuner, le dîner et le petit-déj du lendemain). Viennent ensuite nos affaires personnelles, les snacks, l'eau, les habits chauds/de rechange, etc. Une fois les sacs prêts, un dernier briefing nous attend et on part tous ensemble prendre un petit-dej, avant de prendre la route direction La Soledad, le petit village en bas du volcan.

Le volcan Acatenango s'élève à 3 976 mètres d'altitude, et son voisin Fuego s'élève lui à 3 763 mètres. Ils sont à 2 km de distance, c'est pourquoi il est "facile" de faire les deux en même temps.

Il est 9 h 30 quand nous démarrons l'ascension, accompagnés de nos porteurs et de Sofia, une petite jument qui portera quelques sacs (rassurez-vous, elle est très bien traitée et son propriétaire est aux petits soins avec elle !). Les porteurs sont des locaux qui sont payés pour porter les sacs à dos de ceux qui le souhaitent (200 Q l'aller et idem pour le retour), certains de notre groupe en ont pris un dès le début. De notre côté, on a démarré avec nos sacs sur le dos, prêts à aller jusqu'au bout avec. Oui, mais la première partie de l'Acatenango est la plus difficile, le dénivelé est fort et le sol est sablonneux puis rocheux, puis parsemé de racines, sans compter les escaliers aménagés qui sont très rudes et irréguliers. J'ai tenu 45 minutes avec mon sac sur le dos avant de le lâcher. Vincent l'a porté un petit moment sur le devant, avec son sac sur le dos en plus, mais j'ai fini par insister pour qu'il le lâche et le donne à un porteur que je paierai pour l'amener jusqu'en haut. Je pensais vraiment être capable de monter avec le sac, mais j'ai préféré m'assurer de pouvoir monter sans m'épuiser. Tout au long de la première partie, qui traverse des champs jusqu'à la forêt alpine, nous sommes restés avec Erzsébet, notre amie Bulgare qui peinait tout comme moi à grimper, mais on s'est soutenues jusqu'au bout !

La grimpette est difficile, mais on s'accroche ! 

Il est 13 h quand nous arrivons sur le plateau où on va manger et se reposer pendant 45 minutes. Chacun sort son sandwich préparé avec amour par Ox (il y a même une option végétarienne pour ceux qui le souhaite.) et ses snacks persos. Une pause bien méritée après, ces 3 h 30 de grimpette fastidieuse. On repart le ventre bien rempli (mais pas trop, il reste un peu de marche !) et là, c'est la délivrance. La deuxième partie du trail consiste en un chemin quasiment plat qui contourne le volcan afin d'atteindre le camp de base qui fait face au volcan Fuego. Une promenade de santé (ou presque) d'environ 1 h 30.

Il est presque 15 h 30 et nous arrivons enfin au camp de base. Quelques-uns de nos porteurs redescendent au village, ils reviendront demain matin pour porter les sacs sur le retour (quel métier !). Ceux qui restent sur place vont monter les tentes et préparer un feu pour le repas du soir. De notre côté, on prend le temps de se poser et profiter de l'incroyable vue qui s'offre à nous : le volcan Fuego qui nous fait coucou en crachant ses fumées noires et épaisses accompagnées de grognements parfois assez sévères ! On a tous des étoiles pleins les yeux, et les courageux qui vont continuer le trail pour s'en rapprocher sont de plus en plus impatients. Le Fuego est un impulsif, il nous offre un spectacle grandiose toutes les 20-25 minutes avec une explosion de lave et de roches.

Notre campement juste en face du Fuego. Avec Vincent nous avions la toute première tente, aux premières loges pour le spectacle !

À 16 h 30, le groupe Fuego part à l'assaut du monstre, ils vont devoir redescendre une partie de l'Acatenango avant de remonter sur le Fuego et s'approcher à 400 mètres du cratère. Ils arriveront sur place pour le coucher du soleil et rester une bonne demi-heure dans le noir à profiter des explosions de lave.

 Le briefing du groupe Fuego, et la satisfaction sur leurs visages de l'avoir grimpé !

De mon côté, je suis restée bien au chaud au camp de base avec notre amie mexicaine Ximena qui n'avait clairement pas la foi non plus de grimper le Fuego. On s'est réunies autour du feu à observer le reste de notre groupe grimper au loin avec leurs lampes frontales, ils paraissent si petits ! Le froid se fait vite ressentir lorsque la nuit tombe, on a superposé les couches de vêtements et enfilé nos bonnets et gants en attendant patiemment le retour de nos compagnons pour dîner.

La vue depuis le camp n'est pas si mal. Remarquez les petits points de lumière à droite du volcan : c'est le groupe Fuego ! 

Il est quasiment 20 h 30 quand ils arrivent au camp, on mange tous ensemble autour du feu, un bon plat de pâtes avec une sauce tomate maison préparée par nos guides. Un (ou deux) verre de vin chaud, des pop-corns et des marshmallow grillés avant de se glisser dans nos tentes bien au chaud pour passer la nuit. Bercés par les grondements du Fuego, dont une explosive qui a réveillé tout le monde dans la nuit ! Ajoutons aussi à ça un bel orage dont les grondements se mixaient à ceux du Fuego, à tel point qu'on ne savait plus qui faisait le plus de bruit.

Le réveil sonne à 3 h 30 du matin, il est temps de se lever et de s'habiller pour grimper au sommet de l'Acatenango pour le lever du soleil. Cette fois encore, j'ai préféré rester au chaud dans la tente, mais Vincent était au top de sa forme évidemment alors il s'est vite préparé et il est parti avec le reste du groupe vers 4 h. Avec le froid, je n'ai pas réussi à me rendormir de suite, alors j'ai ouvert la tente en grand, j'ai enfilé une deuxième couche de vêtement et mon bonnet et je me suis installée en face du Fuego, bien emmitouflée dans mon sac de couchage (avec celui de Vincent en couverture bien sûr !) et cette fois, j'ai dormi comme un bébé jusqu'à 6 h 30 !

Une vue à couper le souffle au lever du soleil. Le volcan Agua derrière Vincent n'a pas froid lui ! 

Le groupe est revenu au camp vers 7 h 30, pile à l'heure pour le petit-déjeuner : café, thé, bagels, gâteau à la banane. Tout ce qu'il faut pour prendre des forces avant d'entamer la descente. On range tout dans nos sacs, et quelques porteurs de la veille sont remontés le matin pour redescendre les sacs de certains d'entre nous. Cette fois-ci, j'ai gardé le mien, beaucoup plus simple à porter pour descendre.

La descente durera 3 bonnes heures, ponctuée de quelques douleurs aux genoux et beaucoup de pauses. On atteint le village à la base du volcan vers 11 h, où le "chef" des porteurs nous attend avec une proposition plus qu'alléchante : une canette big size de Gallo, la bière nationale, à un prix très compétitif. On en prend tous une pour trinquer à cette expérience de dingue qu'on aura tous vécu différemment. Retour à Antigua à 13 heures pour prendre une bonne douche et se reposer.

Personnellement, je n'ai aucun regret de ne pas avoir grimpé le Fuego et le sommet de l'Acatenango, j'ai adoré rester au camp de base le soir pour observer le Fuego en activité, le spectacle est très différent quand on voit la lave rouge fendre la nuit. Idem pour le matin, aucun regret d'être restée emmitouflée dans ma tente, avec une vue incroyable sur ce volcan qui nous a tous fait rêver.

Pour Vincent, qui a vécu l'expérience jusqu'au bout, il a juste adoré cette expérience. Pouvoir s'approcher de si près d'un volcan en éruption est une chance de dingue, il n'a pas regretté la difficulté supplémentaire d'enchaîner le trail du Fuego et du sommet de l'Acatenango tôt le matin après une mauvaise nuit.

Ça a été une expérience de dingue, du début à la fin on a été super bien accompagnés par nos guides, qui ont été aux petits soins avec nous. Un challenge certes, mais qui en vaut tellement la peine. On ne cesse de se dire que c'est une chose à accomplir au moins une fois dans sa vie !

Bien évidemment, après avoir vécu une telle expérience, il est compliqué de se séparer du groupe. On se retrouvera pour manger ensemble (enfin, pas tous, car certains iront se reposer !) et profiter de quelques verres au fameux Irish-Latino pub. Ximena, notre amie mexicaine, qui parle super bien français d'ailleurs, nous a offert un sacré paquet de shots de tequila et de mezcal ! Malheureusement, les bars fermant à 21 h, on a dû partir, mais on nous a donné une adresse "secrète" d'un bar servant de l'alcool jusqu'à 1 h du matin, où deux autres personnes du groupe nous ont rejoint.

La fine équipe encore bien en forme ! 

Erzsébet, Hélène, Ximena, si vous passez par là, merci pour ces bons moments !

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Publié le 24 novembre 2021

Lundi 25 octobre

Cette journée est clairement placée sous le signe du repos, après ces deux derniers jours à vadrouiller sur les volcans, on avait besoin de se poser. On avait rendez-vous avec Arnaud le matin, expat français et propriétaire d'une agence de voyage sur Antigua, pour régler les derniers détails de notre transport vers le Honduras le lendemain. On a beaucoup discuté de notre voyage et du tourisme en Amérique centrale. C'est quelqu'un de très pro et son agence propose beaucoup de prestations (circuits, transports organisés, conseils, etc.). Son agence s'appelle Bon voyage Central America, si jamais cela intéresse quelqu'un par ici !

Nous avons retrouvé Agathe et une amie qui l'a rejoint, Caroline, qui voyage aussi depuis quelques semaines en Amérique centrale. Nous avons mangé ensemble, toujours à notre restau favori, et on s'est séparés l'après-midi pour aller faire quelques achats souvenirs. Le soir, on s'est retrouvés dans notre Airbnb pour manger ensemble et passer notre dernière soirée au Guatemala. Il va falloir se quitter, car nous partons tôt le lendemain matin, vous allez nous manquer les filles !!

mardi 26 octobre

Départ à 6 h du matin avec notre shuttle, en direction de Copan, notre première étape au Honduras. Arnaud m'a envoyé un petit message le matin pour s'assurer que le véhicule était bien là, et pour nous souhaiter un bon voyage.

Nous passons par la capitale, pour récupérer une autre personne, et nous voilà en route jusqu'à la frontière d'El Florido. Nous y arrivons vers 13 h 30, on descend et on arrive au bureau de l'immigration Guatemala-Honduras, super bien organisé. On doit signaler notre sortie du Guatemala en présentant notre passeport et en payant un taxe de sortie de 15 Q chacun, ensuite direction l'immigration côté Honduras où on doit présenter notre certificat de vaccination covid, un formulaire d'entrée rempli à l'avance sur internet et notre passeport.

A gauche, le pont reliant le village au poste frontière qui s'est écroulé à de nombreuses reprises.

Il faut savoir qu'il existe un accord de circulation nommé C4 qui permet aux ressortissants européens de voyager en continu sans visa durant 90 jours dans les 4 pays suivants : Guatemala, Honduras, Nicaragua et Salvador. On n'a passé que quelques jours au Guatemala, donc notre exemption de visa peut se poursuivre au Honduras. L'agent du bureau d'immigration nous informe qu'on peut rester tant de temps au Honduras, et nous rend nos passeports tamponnés. Et voilà, nous pouvons reprendre la route côté Honduras pour se rendre à Copan ! Le passage de frontière a été rapide et fluide. Notre véhicule s'arrête à un barrage de police, un policier vérifie que nous sommes bien en règle et on peut continuer.

Nous arrivons à notre auberge à Copan vers 14 h 30, qui est complètement vide. Une dame nous accueille et on peut s'installer tranquillement dans notre chambre. Nous allons passer quelques jours dans cette petite ville très charmante, notamment pour visiter ses fameuses ruines et son refuge pour aras et autres oiseaux.

 Les jolies peintures de Copan et sa place centrale

mercredi 27 octobre

On démarre cette journée avec la visite des ruines de Copan. Le site a été découvert en 1570 et est un des sites majeurs de la civilisation maya, au même titre que Tikal au Guatemala et Chichén Itza et Calakmul au Mexique. La cité se développe principalement entre 435 et 822, mais atteint son apogée avec presque 20 000 habitants au 7e siècle. Petit à petit, et comme beaucoup d'autres cités, elle finira pas être abandonnée. Il faudra attendre sa découverte par les Espagnols et le début de ses fouilles en 1839 pour déterrer d'innombrables ruines et trésors. Elle est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980. Nous sommes arrivés sur le site à 9 h du matin, il ne faisait pas encore chaud donc nous avons pu profiter de la visite qui aura duré presque 3 heures. L'avantage, c'est que les ruines ne sont qu'à 2 km de la ville de Copan, le trajet est donc très facile.

Une particularité du site est la présence d'aras rouges, symbole du pays, perchés en hauteur. À peine arrivés dans le parc, on est accueillis par leurs cris. Il y a aussi Charly et Charline (bon, ça n'est pas leurs vrais noms, mais toutes les dindes que je croise, je les nomme ainsi). Lui n'est pas très sympa, il se met direct en position d'attaque, je pense qu'il cherche à protéger sa dulcinée qui est tranquillement en arrière en train de ratisser le sol pour manger. On déguerpit vite fait avant de se faire picorer les mollets.

Coucou Charly 

On démarre par l'arrière de la place occidentale qui se trouve en hauteur, avec différents édifices notamment le temple Rosalila, qui était très coloré, notamment en rouge.

L'ensemble que nous découvrons ensuite est nommé le Cimetière, il s'agit en fait d'un quartier résidentiel dédié à l'élite, et où de nombreux ossements ont été retrouvés. Les habitants ont simplement étaient enterrés à côté de leur maison, d'où ce surnom qui peut faire peur, mais qui est en réalité une mine d'or pour les archéologues.

 L'ensemble résidentiel du Cimetière

On continue vers la place des Jaguars, où édifices se mélangent aux stèles et aux sculptures en tout genre, notamment deux jaguars dressés sur leurs pattes arrière, dans une position qui nous fait penser qu'ils sont en train de danser.

La place des Jaguars 

On descend ensuite vers la place principale, immense, où on retrouve le célèbre escalier aux hiéroglyphes, le terrain de jeu de pelote (2e plus grand d'Amérique centrale et superbement conservé) ainsi qu'une succession de stèles.

 Vue en hauteur de la place centrale, avec une illustration d'une rencontre de jeu de pelote.

L'escalier est sans aucun doute le plus impressionnant de toutes les structures du site. Sculpté de tout son long avec près de 2 200 hiéroglyphes, c'est le plus long texte maya connu, qui raconte notamment les dynasties qui se sont succédé ici. 63 marches parsemées de 5 statues immenses, représentants probablement des rois. Tout est sculpté à même la roche avec un souci du détail à couper le souffle.

Une autre particularité du site est la présence de tunnels, creusés par les archéologues afin d'étudier les précédents édifices recouverts par de nouveaux au fil du temps et des rois. 2 sont censés être ouverts au public, mais ils étaient fermés lors de notre visite.

L'entrée d'un tunnel et le plan explicatif 

Ce site nous a vraiment plu, notamment grâce à l'expression artistique qui s'en dégage. La quantité de stèles et de sculptures est incroyable, et représente tout le savoir faire des artisans mayas.

Après la visite du site, on est retournés dans la ville de Copan pour manger. On s'est installé au Ruta 24, un bar/restaurant au premier étage d'un bâtiment dont la terrasse offre une vue directe sur la place centrale de la ville. Nous avons pu goûter la bière nationale la Salva Vida, ainsi qu'un très bon guacamole et une spécialité du Honduras : l'Anafre. Il s'agit d'un récipient en terre cuite chauffé par une bougie, où trône un mélange de purée de haricots rouges, de fromage et de légumes. On mange ça accompagné de totopos (des chips tortillas). On s'est régalés ! L'après-midi il faisait tellement chaud que nous sommes restés au frais dans notre chambre à l'auberge, et nous sommes ressortis le soir pour aller se chercher une pizza !

La vue depuis la terrasse du restaurant 

jeudi 28 octobre

Pour cette journée, on a prévu de visiter le Macaw mountain bird park, à quelques km de la ville. Il s'agit d'un centre de réadaptation pour les aras, appelés Guacamayas. Le centre n'accueille pas que des perroquets, mais aussi d'autres espèces d'oiseaux, tous victimes du trafic, de la chasse ou simplement retrouvés blessés dans la nature. L'objectif de ce centre est de leur venir en aide pour leur permettre de retrouver leur liberté. Chaque année, le centre organise une grande journée de libération, où le public peut assister à l'ouverture des volières et à l'envol de centaines d'oiseaux. L'entrée est payante, mais n'est pas très chère, et sert à financer les activités du centre.

Le parc dispose d'un circuit d'environ 1 h 30 de marche, où on peut évoluer à travers les différentes volières, toutes avec un panneau explicatif des espèces présentes, leurs origines et leur avenir. Certains oiseaux n'auront malheureusement pas la chance de retrouver leur liberté, mais le centre a pour objectif d'en relâcher un maximum en espérant ne pas les voir revenir. Tous les oiseaux sont identifiés par une bague afin de les reconnaître, et certains d'entre eux vivent en liberté dans le parc, préférant rester auprès de ceux qui les ont soignés.

À la fin de la visite, on a pu prendre 15 minutes avec certains aras du parc, normalement, on a le droit de les porter, mais avec la pandémie, il n'est plus possible de les toucher, et ce n'est pas plus mal finalement. On a pu les observer de très près, certains curieux en voulaient à nos affaires, notamment la casquette de Vincent qui a failli être piquée plusieurs fois par un ara bleu très malin ! L'avantage de visiter des endroits comme celui-ci en basse saison et en période de pandémie, c'est que nous sommes quasiment seuls !

 Le meilleur moment : la douche !

Après la visite du centre, nous sommes retournés en ville et on s'est à nouveau installés au restaurant de la veille pour profiter de la pause de midi avant de faire le tour de la ville à la recherche d'informations pour rejoindre notre prochaine destination : la ville de La Ceiba, au nord du pays et au bord de la mer des Caraïbes. Deux compagnies proposent des transports directs, mais ne fonctionnent pas actuellement, car il n'y a pas assez de tourisme pour remplir les shuttles. Nous prendrons donc les transports locaux !