Carnet de voyage

INDE

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Dernière étape postée il y a 2 jours
Nos aventures en Inde 🇮🇳
Du 26 janvier au 7 mars 2019
41 jours
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26
janv

On arrive à l'aéroport de Trivandrum (ou Thiruvananthapuram, ce qui est impossible à prononcer), au sud ouest de l'Inde et plus précisément dans la région du Kerala. C'est un aéroport fantôme, quasi personne dans l'aéroport, et à l'extérieur idem, aucun touriste, aucun indien, aucune voiture... c'est le no man's land! Un chauffeur de taxi nous dit qu'il n'y a pas de bus pour aller dans le centre. Que nenni, on va voir le poste de police pour demander plus d'infos. Il nous dit qu'il y a un bus dans 10 minutes. Super, on attend à l'arrêt. 30 minutes plus tard, pas de bus.. On demande à une dame qui ressemble à une hôtesse de l'air et nous dit qu'il n'y a pas de bus et qu'il faut prendre un taxi.. Well, well, well.. Le premier chauffeur de taxi qui n'était pas resté très loin de nous s'approche avec son petit sourire en coin (et oui il se dit qu'il va finir par nous avoir) et finis par nous convaincre de nous amener à la bus station. Pas d'autres choix, on y va.

On ne reste donc pas dans cette ville et on part directement pour VARKALA, station balnéaire en bord d'océan, réputée pour le Yoga et les soins Ayurvedic (on te laisse checker sur les internets pour plus de détail mais l'ayurvedic est une médecine assez ancienne qui regroupe massage, diététique, philosophie, etc.). On y va en bus, car apparement c'est plus rapide et il y a un bus direct, cool ! Sauf qu'en fait il n'y a pas de bus direct et qu'on doit changer quelque part. Tout n'est pas très clair ici (rien n'est écrit en anglais), on se rend compte que ça va pas être aussi facile qu'au Sri Lanka...

Enfin arrivés, on tourne en rond pendant 45 bonnes minutes pour trouver notre guesthouse qui n'est pas bien positionnée sur le plan, again and again... Il est 13H, il doit faire 35° en plein soleil et on porte nos sac de 18kg sur le dos.. On est pas au top de notre bonne humeur mais un couple d'allemand sur leur moto se met en quête de nous aider. On monte à trois sur la Royal Enfield avec les sacs et l'affaire est pliée en 5 min, on est arrivé. A Paris et Berlin on ne sait pas, mais ici en Inde l'axe Franco-Allemand marche comme jamais.

On passe donc 3 jours, entre découverte de l'Hatha Yoga et session plage.

L'auberge de jeunesse où l'on dort organise un barbecue le 1er soir où nous y sommes avec une dizaine d'autres backpackers. On se régale à base de chicken, fish, cheese, prawns, pineapple, brocoli, et arabic salad (on fait travailler ton vocabulaire culinaire anglais 😉 ). Les 2 autres soirs, on profite des couchers de soleil sur la mer !

29
janv
29
janv
Publié le 8 février 2019

On part en fin de journée vers Alleppey, la région des Backwaters, une série de lagunes et de lacs parallèle à la mer d'Arabie, paysage typique de l'État du Kerala. Le réseau, constitué de quelque 1 500 kilomètres de canaux, tant naturels qu'artificiels et plusieurs grands lacs.

On prend le train pour la première fois en Inde. On ne comprend pas bien dans quel wagon on doit s'installer, on monte n'importe où et on trouve finalement une place assise grâce à un gentil indien qui nous la laisse volontiers (trop sympa). Justine se retrouve à discuter avec lui une bonne partie du trajet, et le temps passe beaucoup plus vite 😀

On a réservé 2 nuits dans une guesthouse, tenue par Angélie, une française et son copain Hassi, un indien, tout fraichement ouverte.

Hassi sera notre guide pour le lendemain. Dans un premier temps, Il nous fait visiter les backwaters à pied, en se baladant dans les villages situés au milieu des canaux et qui sont finalement très peu empruntés par les touristes, qui préfèrent les Houseboat avec nuit sur l'eau. Nous, on a pas choisi cette option, car 1, ça coute une blinde et qu'on a pas le budget pour, et de 2, parce que les avis sur ces houseboat sont plus que médiocres. Du coup, l'alternative d'Hassi nous plaît bien surtout qu'on aura le droit à notre tour en bateau durant l'après midi, avec notre hôte du repas du midi.

On vogue donc pendant 2h30 sur sa petite pirogue à rame et on se dit que c'était pas une mauvaise idée. Pas de bruit de moteur qui pollue, et surtout on passe dans les mini canaux que les gros bateaux ne peuvent pas emprunter.

 Cap

On passe la soirée à discuter tous les 4 sur la terrasse et récolter quelques infos que nos prochaines étapes.

Le lendemain, Angélie nous amène en ville pour acheter une carte sim locale, car c'est assez compliqué ici puis on repart vers notre prochaine étape : Kochi (Cochin).

31
janv
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janv
Publié le 9 février 2019

On arrive donc à Fort Kochi pour 2 jours complets. On apprend qu'il y a en ce moment la Biennale d'art comtemporin qui s'avère être la plus grande exposition d'art en Inde et du plus grand festival d'art contemporain en Asie.

On en a donc profité pour se faire des petites expos le lendemain. On a loué des jolies bicyclettes roses et visité les différents lieux de l'expo, répartis sur plusieurs endroits de la ville. On a vu beaucoup de choses assez étrange mais c'était bien sympa !

Notre guesthouse n'était pas incroyable, et Leo s'est transformé en psychopathe de tueur de moustique. Pour vous donner une idée, je vous laisse visualiser la scène dans Les petits mouchoirs, où François Cluzet pète un plomb à cause des fouines dans les combles de sa maison. Et bien on en était pas loin :)

Le lendemain, on reprend nos super bicyclettes, on continue à faire quelques expos, on visite l'église où Vasco de Gama a été enterré (dans un premier temps car il a ensuite été rapatrié au Portugal).

Puis on finit la journée du coté de la plage, pour voir le coucher de soleil sur la mer et les carrelets chinois.

Fort Cochin est connue aussi pour les carrelets chinois, système de pêche importé par les marchands chinois entre 1350 et 1450. Une trentaine de carrelets sont ainsi alignés au bord de la promenade, sorte d’ombrelle aux baleines de bois à l’envers suspendues à un mat de plus de 30m de haut.

Les carrelets restent abaissés une minute dans l’eau puis 8 hommes les relèvent grâce à un système complexe de cordages, poulies et contrepoids de pierres, pour une pêche vendue immédiatement à la criée.

On termine sur une note réjouissante : on trouve un bar qui vend des bières !!!! En effet, il s'avère très compliqué de trouver de la bière au quotidien. Celle ci n'est quasi jamais vendue dans les restos, seulement dans certains bars, et encore ils cachent souvent la bouteille sous la table et servent la bière dans des tasses à thé ^^, dans aucun supermarché, c'est en général vendu dans des petites échoppes spéciales pour l'alcool, et il faut aussi faire en fonction des restrictions gouvernementales , comme par exemple, le Dry Day, tous les 1er jour du mois où personne ne peut vendre d'alcool sous peine d'amende.. Bref, vous l'aurez compris, la tâche n'est pas facile !

3
fév

On part donc ce dimanche pour un trajet de 5h en bus. On nous indique qu'il y a des bus direct toutes les heures. En arrivant à la bus station à 10h45, on se retrouve à attendre avec d'autres touristes, et un français nous informe qu'il est là depuis 9h du mat', qu'il n'y a aucun bus qui n'est passé et qu'apparement le prochain n'est qu'à 13h30 (Sinon à part ça, il est censé y en avoir un toutes les heures 🤔)

On trouve finalement un bus qui part vers une certaine ville, et là-bas on aura un bus pour Munnar. On ne réfléchit pas 2 fois et on y va, tant pis pour le bus direct ! (Il est loin le temps des trajets hyper simples au Sri Lanka).

On arrive à Munnar en fin d'aprem, et on découvre notre super guesthouse à plusieurs KM de Munnar (ville qui n'a pas vraiment d'intérêt) mais on vient par ici pour les paysages de plantations de thé et de montagnes. Prakash, le manager, nous surclasse car comme toutes ses chambres ne sont pas occupées, il préfère nous satisfaire en nous donnant une chambre supérieure avec terrasse/balcon. Que demander de mieux ?👌

30 minutes après notre arrivée, un nouveau guest arrive. Il s'agit du touriste qui était au même moment que nous au Barber Shop d'Allepey. C'est quand même improbable de le retrouver ici, surtout qu'on a pas pris l'auberge la plus proche du centre et la plus facile d'accès !

On passe la soirée à l'auberge sur la terrasse avec les autres guest, à profiter d'un repas indien cuisiné par la famille qui nous accueille, au coin d'un feu. On partage notre table avec le fameux hollandais et la propriétaire de la guest, une Hollandaise, installée ici depuis 40 ans.

Le lendemain, on loue un scooter car sinon c'est impossible de faire quoique ce soit dans les environs, et on part se faire une balade dans les montagnes et plantations de thés. C'est toujours aussi beau, on en prend encore plein les yeux

😀

Le 2ème jour, on repart se balader dans les montagnes, on fait tout de même un tour dans Munnar, notamment dans le jolie marché du centre.

Le soir, on retrouve de nouveaux guest anglais. On se rend compte encore une fois, qu'on les a déjà croisé, cette fois-ci le jour de notre arrivée à l'aéroport de Trivandrum, dans la queue pour le visa. Ça a été tellement long, que nos bagages avaient été sortis des tapis roulants et mis de coté. Ils faisaient également partis du lot. On passe encore une super soirée à la guesthouse avec eux.

Mercredi, on quitte la guest avec regret, le service et la chambre étaient top, et on s'y sentait vraiment bien !

6
fév

Grosse journée en perspective : 10h de bus... Et oui, on est quand même bien remontés dans les montagnes, il faut donc redescendre et rejoindre les alentours de l'aéroport pour notre départ dans le nord de l'Inde le dimanche 10/02 (oui ça fait 3 jours de plage, on a dit qu'on voulait profiter). On part donc en direction de Kovalam Beach.

Le bus est à l'heure c'est parti ! Alors c'est pas un autocar hein, il faut t'imaginer Sébastien Loeb au volant d'un bon vieux bus aux suspensions douteuses et où tu ne peux pas rentrer tes jambes si tu dépasses les 1m80. On arrive un peu rincés.

Mais on est content car on a réservé un petit hôtel, sur le front de plage, avec une piscine, à un prix défiant toute concurrence. On s'est laissé tenter et on a réservé sur le booking Indien, OYO. En arrivant, l'hôtel est là où il était indiqué, la piscine est également bien là et comme sur les photos. Ouf ! Sauf qu'ils nous avaient pas tout dit sur le site ! En effet, en arrivant à la réception de l'hôtel, on voit des petites pancartes rouges avec écrit "Piscine sur demande et payant" (c'était écrit en anglais mais on est sympa on traduit direct). Le jeune homme de la réception n'est pas décisionnaire et nous dit de voir avec le manager le lendemain matin. On va se coucher énervés (enfin surtout juju), dans notre mauvaise humeur et fatigue, on prend quand même le temps de relever le moindre petit défaut de la chambre 😀. On râle un peu ça fait du bien.

Au réveil, Juju s'échauffe pour monter sur le ring contre le manager de l'hôtel. Le combat démarre fort avec démonstration de Juju, photos et preuves écrites à l'appui, que sur le site ils vendent une piscine et disent pas que c'est payant. Belle relance du manager "oui mais regarde c'est pas indiqué la piscine dans les petites icônes qui détaillent tout ce qui est dispo". Bref, vous l'aurez compris nous avons à faire à un individu malhonnête (salaud). Du coup à Léo de rentrer en jeu, appel au service client de ce OYO. Après des échanges en anglais (accent français contre accent indien) cordiaux puis avec un ton un peu plus élevé, on fini par se faire rembourser le reste du séjour et on file vers une autre guesthouse repérée entre temps.

Et du coup c'est le seul truc un peu croustillant à te raconter parce que le reste du séjour se passe comme un séjour à la plage. Un peu de sport, bronzage, coquillages et crustacés.

Ah oui, Léo en a profité pour faire retoucher son Longhi qui est une sorte de tissu que les hommes portent en jupe. Ouvrez bien les yeux, ça va déferler sur la prochaine fashion week parisienne c'est sûr !

10
fév

Réveil à 3h, on part pour l'aéroport. Même Aéroport (Trivandrum), toujours aussi peu de monde. Direction Delhi et les merveilles du Rajasthan.

On arrive aux alentours de midi à Delhi, on a perdu 15 degrés.

Alors Delhi, et plus précisément New Delhi est la capitale du pays. On parle de 19 millions d'habitants (en 2012...). La ville a une place importante depuis longtemps en raison de sa situation géographique, elle est un passage obligé des routes commerciales. Capitale sous certains empires (moghol), ce sont les britanniques qui en refont la capitale du pays au XXème. C'est à cette période qu'est construit New Delhi. La taille et le nombre d'habitant font un peu peur mais la ville a son intérêt côté culturel.

Ca n'empêche qu'on décide d'y rester à peine une journée et demi parce que la ville est aussi synonyme de bruit incessant (les indiens utilisent le klaxon pour dire bonjour, au revoir, attention, je vais tourner, et plein d'autres choses), pollution (on y reviendra peut être après, mais on a l'impression qu'il n'y a pas le moindre système de gestion des déchets donc tu peux tomber sur une décharge en pleine rue avec des vaches et corbeaux qui se régalent dans une odeur pestilentielle) et la pauvreté.

On prend nos quartiers dans l'auberge de jeunesse pour cette première journée et on va se balader pour se perdre dans les ruelles aux alentours car on loge dans un quartier où il y a un "bazar" assez animé. C'est là qu'on se fait assommer par les klaxons et le chaos qui règnent dans certaines rues. On se dirige après vers Connaught Place qui abrite un imposant parc circulaire en son centre. C'est assez sympa, il y a un concert organisé pour manifester contre les violences (Peace and Love).

On fini la journée par un restau perché sur un immeuble (plus communément appelé rooftop) qui surplombe une place au charme Indien 😀. Alors c'est drôle parce qu'ici peu de restaurant ont le droit de vendre de la bière mais tout le monde s'en fou pas mal et trouve sa manière pour ne pas être embêté. Du coup ce soir, c'est théière de bière et son mug assorti pour passer incognito.

La deuxième journée à Delhi commence et il faut résoudre un problème. On doit partir le jour même à 17h30 pour Jaisalmer (à 800km) et on a pas de billet de train. Alors, réserver tout seul ses billets en ligne est un petit parcours du combattant en Inde. Au bout de quelques jours on a réussi sauf qu'on était sur liste d'attente. (Pour info, le réseau ferroviaire indien est le plus grand du monde, ça brasse 25 millions de personnes par jour et la société qui gère ça compte plus d'un million d'employés, plus grande société public du monde).

Mais il sont gentils, ils ont réservé des quotas pour les touristes. Sauf qu'il n'est pas possible de réserver ceux-là sur les internets. Après plusieurs tentatives avec les gérants de l'auberge, on a plus le choix : il faut aller à l'International Tourist Bureau (et pas un autre, attention c'est important). L'achat de billet de transport et autres dispositifs pour touristes sont le terrain de jeux de très nombreuses arnaques à Delhi et dans la région.

Le jeu à la gare de Delhi consiste à attraper le touriste avant qu'il ne pénètre dans la gare, ou le fameux "International Tourist Bureau", pour les rediriger vers des agences de tourisme maquillées en agence gouvernemental. L'intérêt est bien entendu de te faire payer bien plus cher que tu ne le devrais.

Alors globalement, on y va serein (non nous on se fera pas avoir) parce que il y a un paragraphe dédié à ça dans notre guide où il détaille les techniques utilisées (fausse carte d'agent, on te fait croire que le bureau est fermé, qu'il a été déplacé à tel endroit, et plein d'autres trucs assez élaborés). Et puis avant de partir les gérants de l'auberge nous le confirme : "allez à la gare, ne parlez à personne, baisser la tête et foncez au premier étage à cet International Tourist Bureau". Allez on peut le faire.

On arrive devant les grilles de la gare (elles sont ouvertes hein), on sait pas trop où est ce bureau, on avance pour chercher un premier étage. Et là, Jacques (appelons le comme ça) nous interpelle "Vos tickets!". On a pas de tickets on vient en acheter. Juju s'arrête, Léo continue. Jacques rigole pas des masses, il s'énerve et crie sur Léo "hé toi tu t'arrêtes, ton ticket!". Jacques fait 1m90 et là il a été plutôt intimidant. Et là c'est allé trop vite pour nous. On était vraiment pas prêt...

  • On vient acheter des tickets au International Tourist Bureau
  • Ok, alors le bureau est pas là, il est là bas. Ressortez et prenez sur la gauche
  • Ah d'accord merci trop sympa (Mais non, on vous a dit de parler à personne)

Bon on ressort de la gare on prend à gauche, on passe devant une rangée de tuktuk et Jacques nous rattrape :

  • Attendez vous allez où ?
  • On veut prendre tel train pour aujourd'hui (mais on vous a dit de parler à personne)
  • Ok mais celui là part de l'autre gare, il faut que vous alliez là bas pour prendre vos billets. Ou sinon attendez donnez moi votre guide. Vous voyez vous êtes là et il faut que vous alliez à ce point, regardez c'est écrit "tourism office" (le mec connaissait le guide mieux que nous). Vous voyez, c'est pas moi qui l'invente c'est écrit dans votre guide
  • Ah oui tient ça a l'air bien ça oui
  • Regardez la vous prenez un tuktuk pour y aller. Par contre c'est pas plus de 20 roupies pour y aller vous faites pas avoir. Attendez je vais vous le prendre comme ça vous êtes sur de payer le bon prix
  • (oh franchement il est trop sympa, encore heureux qu'il soit là)
  • Regardez ma carte je bosse là, je fais ça pour vous
  • (il est trop fort)

On monte dans le tuktuk et avant qu'il ne démarre Léo se réveille et dit "non, ça le fait pas, on nous a dit de pas faire ça, ça à l'air louche" (merci pour cet instant de lucidité). On sort donc du tuktuk et là le chauffeur commence à s'énerver, et à nous dire qu'on peut partir comme ça. Jacques revient et s'énerve aussi donc on comprend qu'on est passé à deux doigts de tomber dans le piège. On s'écarte, un passant nous voit un peu perdu. Il comprend qu'on cherche ce fameux bureau et nous confirme qu'il est là où on se dirigeait avant de se faire alpaguer. On prend notre courage à deux mains et on retourne au charbon. Roger (un pote de Jacques) nous refait le coup, Jacques revient aussi à la charge en haussant le ton mais un "STOP" crié devant tout le monde et une bonne dose de confiance en nous les feront lâcher prise. On était clairement entrain de se faire marcher dessus ! On rentre dans la gare, premier étage, salle d'attente, on attend notre tour, on repart 1h30 plus tard avec tous nos billets. On est pas passé loin de l'arnaque et pourtant on était au courant. 😀.

Il nous reste un bout d'après-midi pour visiter trois lieux assez importants :

  • Swaminarayan Akshardham Temple : Magnifique mais fermé le lundi (on s'en est rendu compte en arrivant là-bas, c'est pas de bol)
  • Jama Masjid : une mosquée immense. Trop au nord de la ville, pas eu le temps (c'est vraiment pas de bol et on aurait surtout pu y aller si on avait vu que le 1er lieu était fermé le lundi...)
  • Humayun's Tomb. On l'a fait 😀. C'était très joli ! Le lieu aurait apparemment inspiré le Taj Mahal.

On file attraper nos sacs à l'auberge et on se dépêche d'aller prendre notre train. Petite panique parce qu'on était pas hyper en avance donc on commence à courir. En sortant du métro un monsieur nous voit en panique et commence à nous demander quel train on prend. Alors forcément maintenant on se méfie. Mais finalement, il nous a sauvé. Direction l'entrée de la gare la plus rapide (il y a des portiques de sécurité dans toutes les gares et il passent tous les sacs au scanner), il nous dépose sur notre quai et demande à une autre personne de nous déposer à notre voiture (peu de choses sont écrites en anglais, je sais pas si on aurait trouvé).

Les Indiens nous donnent le tournis. On s'installe à nos places, on en a pour 18h!

12
fév
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Publié le 19 février 2019

Après nos 18h de train, et pas une minute de retard à notre grand étonnement (il est très courant que les trains roulent avec beaucoup de retard, parfois ça peut aller jusqu'à 15h de retard, ou parfois le train et même annulé), nous arrivons à Jaisalmer, située à 800km de Delhi, et à 80km de la frontière pakistanaise. On est au milieu du désert du Thar, et Jaisalmer est réputée pour sa forteresse ocre jaune émergeant de la plaine désertique. La citadelle est la deuxième plus ancienne du Rajasthan, fondée en 1156. On dirait un peu un grand château de sable 😀

On passe l'aprem à se balader dans les ruelles de la forteresse. On voulait visiter le temple Jain (photo coin bas gauche) mais il n'est ouvert que de 7h à midi.. du coup on ne verra son architecture que du rooftop d'un bar.

On visite un Haveli, véritable palais construit à partir du 18e siècle par de riches marchands. Les pierres de grès jaune ne sont pas maçonnées mais taillées de manière à pouvoir s'encastrer et solidifier la construction.

Puis on se rend à un point de vue où on peut voir le fort et la vieille ville ainsi que le coucher de soleil. On y retrouve énormément de français (comme partout hein). Des enfants indiens sont là pour nous vendre tout et n'importe quoi, un duo adulte (jouant sur un piano étrange)/enfant chantant, rend l'atmosphère sympa mais pesant, on se demande si le petit n'est pas exploité...

13
fév
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Jaisalmer est aussi le point de départ pour les treks en dromadaire dans le désert du Thar. On organise le tour avec notre guesthouse (impossible de le faire par soit même, on avait pas de dromadaire sous la main) et on part pour 1 jour et demi avec un autre jeune couple français, Valentine et Tristan, et nos 2 guides. Il nous est assuré que le tour est hors des sentiers touristiques et qu'on ne rencontrera personnes d'autres, ce qui s'est avéré être plutôt vrai (on a juste croisé un groupe de 4 chameaux pendant le périple), et donc très cool.

On a démarré par 2h de rando à dos de dromadaire, et on s'est vite rendu compte que ça n'était pas super confortable, nos adducteurs ont pas mal souffert ! On fait la pause dej, à l'ombre d'un arbre où nos cuistos nous prépare le fameux Chaï Massala Tea (thé au lait épicé, la boisson favorite du Rajasthan) et un repas au feu de bois, succulent.

Petite sieste puis on repart pour 2h, pour arriver à notre campement vers 17H, au milieu des dunes de sable fin. Encore du Chai Massala en guise de gouter apéro + Veggi Pokhara (on pourrait comparer ça à des beignets de légumes). Temps libre dans les dunes à faire de jolies photos en attendant le coucher de soleil 😍 Puis, jeu de cartes avec Valentine et Tristan + repas + nuit à la belle étoile sous 4 énormes couettes qui nous empêchent presque de bouger. On est tout de même au max dans ce silence absolue

15
fév
15
fév
Publié le 19 février 2019

On a rejoint Jodhpur, la veille en fin de soirée par le train. Pour info, Jodhpur est la ville la plus ensoleillée de l'Inde (seulement 18 jours sans soleil par an, ce qui ne veut pas dire qu'il pleut ces jours là!)

On passe la matinée à visiter la forteresse de Mehrangarh qui surplombe la ville. Elle a été édifiée en 1459 et renferme plusieurs palais, des temples, des cours... Contrairement à celle de Jaisalmer, ce n'est pas une mini ville à l'intérieur, personne n'y vit. On vit nos premiers instants de gloire, beaucoup d'indiens veulent se prendre en photo avec nous (surement parce qu'on est blanc et blond) : une photo avec juju et les filles, une autre avec Juju et toute la famille, une photo avec Lélé et toute la famille etc etc... Mais en fait c'est vite fatigant, un peu l'impression d'être une bête de foire.

Jodhpur est surnommée la ville bleue car il est dit que les maisons bleues sont le résultat de l’étendue des croyances dirigées par les castes qui dominent la psyché indienne. Les brahmanes (un peu l'équivalent de notre clergé) ,considérés comme la caste la plus élevée, se sont installés dans ces maisons bleues pour se différencier des membres des autres castes et systèmes de croyances dans le passé. Une tradition qui, malgré le lent affaiblissement du système de castes, est restée. On se rend vraiment compte de cet aspect en haut du fort.

On passe en suite l'après-midi à se balader dans les petites rues de la vieille ville et on se sent très vite oppressés. C'est super méga bruyant, klaxon à gogo non stop, circulation hyper difficile à cause des rues étroites empruntées par les nombreux tuktuk et motos, super sale, poussiéreux et pollué. Bref, pas notre meilleur moment du voyage, ni notre ville préférée.

On se retrouve au milieu du bazar principal, coeur de la ville, en fin de journée. L'ambiance y est un peu plus agréable et respirable !

16
fév
16
fév
Publié le 19 février 2019

Sur la route entre Jodhpur et Udaipur (7h de bus), on s'arrête au temple Jain de Ranakpur, le plus imposant des temples Jain d'Inde.

La religion Jaïn est une des plus ancienne du monde. Apparue il y a 3000 ans, elle se développe principalement dans les états indiens du Rajasthan et de Gujarat. Elle compte aujourd'hui 10 millions de pratiquants à travers le monde. Fondé par plusieurs divinités et principalement Mahavira (signifie « Grand héros » en sanskrit), le jaïn prône n’avoir aucun Dieu suprême. L’Homme est le seul acteur de son destin, le seul à pouvoir atteindre la victoire sur la matière, et répond à 5 voeux officiels tout au long de sa vie :1 – chasteté 2 – non-violence 3 – honnêteté 4 – non-attachement aux choses du monde (pas d'accumulation de richesse en gros) 5 – sincérité

L’impossibilité d’attenter à la vie quelle qu’elle soit (végétale ou animale) empêche aux indiens jaïnistes d’exercer les métiers de la chasse, de la pêche et de l’agriculture; les incitant à se diriger vers le travail du diamant (pas bête).

On visite donc ce magnifique temple, de 1500m2, 24 dômes, 84 chapelles et 1444 piliers, mais un seul matériau : le marbre ! C'est assez impressionnant comme endroit.

On reprend le bus vers Udaipur. Le conducteur de bus est plutôt pressé et conduit comme un malade. On est content d'avoir fait le trajet de jour et en 2 fois, car à la base on n'avait pas prévu de voir Ranakpur, et on voulait prendre un bus de nuit (ce qui n'est pas vraiment recommandé à cause de l'état des routes, du manque d'éclairage et du surplus de confiance en soi des chauffeurs) car pas de train direct entre Jodhpur et Udaipur. On est un peu rincé à la fin mais on arrive en un seul morceau à Udaipur.

17
fév

Après notre arrivée la veille, un simple dîner nous a permit de comprendre que la ville était plus relax que Jodhpur.

Udaipur est en fait entourée de lacs et petites montagnes, qui rend tout ça franchement joli et agréable à arpenter.

Du coup c'est parti, on commence par le Jagdish Temple qui est un grand temple dédié à Vishnou. Honnêtement, il est assez dur de différencier chaque temple en termes de courant religieux, divinité célébrée, époque de construction (1651 pour celui-ci au passage)... Donc on passe surtout notre temps à admirer la beauté et précision des motifs sculptés. C'est quand même assez impressionnant.

On a de la chance de rentrer dans le temple au moment d'une cérémonie. Alors c'est pas exactement la même ambiance qu'à la communion de ton petit cousin. On avait pas le droit de filmer ni photographier, mais là quand on dit cérémonie, il y a des percussions, ça chante et ça danse. C'est assez cool à voir.

On décide de continuer la journée en se baladant dans la vieille ville qui est beaucoup plus respirable qu'à Jodhpur (oui tu as du le comprendre, on retournera peut être pas à Jodhpur). Après faut avouer que cette balade se fait en grande partie au bord du lac et forcément c'est plus sympa que de slalomer entre les scooters qui klaxonnent.

Donc si tu vas au Rajasthan, tu es obligé d'aller à Udaipur.

Si t'es en train d'appeler le CRIF pour dénoncer tous les indiens après avoir vu la première photo à gauche, tu peux raccrocher ton téléphone.

Le signe représenté s'appel le Svastika et il est omniprésent en Inde en raison de son utilisation par plusieurs religions du pays (Hindouisme, Jaïnisme ou encore Bouddhisme). Et globalement, il faut savoir que c'est un des symbole les plus vieux du monde.

En Europe, on souhaiterait que ce signe n'est jamais existé, avec tout ce qui va avec. Au contraire, en Inde il est un signe de prospérité censé représenté des forces positives.

Bref, après ces quelques explications, nous on a décidé de finir la journée avec le couché de soleil admiré depuis le haut d'une des petite montagne. C'était encore pas mal du tout, 10/10 pour Udaipur.

Le lendemain, direction le City Palace tôt pour pas subir la foule. Enfin ça c'est ce qu'on s'est dit avant de se coucher... C'est raté.

Alors le City Palace c'est le monument à visiter à Udaipur. C'est un ensemble de palais construit à partir de 1559 par Udai Singh (quoi tu sais pas qui c'est ?). C'est un Maharana de la dynastie Mewar (une des plus ancienne du monde). Il a donné son nom à la ville Udai...pur. Et pour la petite histoire, son symbole est le soleil. Dans l'audio guide, ils ont sous-entendu que Louis XIV aurait copié sur Udai. Mytho !

Bon et sinon on a vraiment pas été bon à venir tard parce que pour le coup c'est comme si le château de Versailles était ouvert qu'une fois par an. Faut faire la queue pour regarder par une ouverture qui donne sur une vue pas folle et surtout pas être agoraphobe....

Sinon ça vaut vraiment le coup d'oeil.

On fini la journée sur un rooftop (il y a que ça là bas c'est plutôt pas mal pour couper du bruit de la rue) pour s'occuper de l'organisation des prochaines destinations et profiter de la vue. Demain, départ à 6h pour Pushkar.

19
fév
19
fév
Publié le 24 février 2019

On débarque à la gare d'Ajmer. Avant de trouver l'endroit où prendre le bus pour Pushkar, on a le temps de se faire agripper par une vingtaine de taxis, tuktuk, pouce-pouce. Un peu violent les types après le réveil à 5h.

Si tu t'inquiétais de savoir où étaient passés les gens de la ZAD de Notre-Dames-des-Landes, pas de panique ils sont à Pushkar.

La ville, connue pour son ambiance hippie, est organisée autour d'un lac sacré et ses 52 ghats (des bains utilisés dans un cadre religieux, interdiction de photographier d'ailleurs). La principale artère couvre la partie nord du lac et est composée de petites échoppes et restaurants. Une partie non-négligeable de ces magasins sont à destination des touristes et les dreadlocks sont de rigueur. On imaginait pas totalement ça quand on a lu les infos sur le coté hippie mais ça a l'avantage d'être à taille humaine et beaucoup moins oppressant que les précédentes villes.

A part déambuler dans les petites rues, ou autour du lac, il n'y a pas grand chose à faire. Ce qui nous va très bien pour 2 jours. On profite de l'auberge de jeunesse (il y a un chien et des tortues) et on se balade.

A l'extérieur c'est aussi un peu le zoo.

On fini la journée avec le coucher de soleil au bord du lac.

La ville est entourée de bas reliefs un peu comme à Udaipur. Le lendemain matin on décide de faire une petite ascension à la fraîche pour avoir une meilleur idée de la ville. C'était sans compter la rencontre avec les singes au 3/4 de l'ascension. Si vous avez suivi notre voyage depuis le début, c'est à dire depuis le Sri Lanka, vous savez qu'on a eu une petite altercation avec ces petits personnages. Depuis, on ne les porte plus trop dans notre coeur et on a surtout pas trop envie de se faire bouffer un mollet ! En voyant l'armée de singe qui se baladaient tout le long du reste du chemin, on peut vous dire, qu'aucun de nous deux n'a bronché ni cherché à convaincre l'autre de continuer jusqu'au bout... On était seul et personne aux alentours quand même ! On a donc lâchement abandonné et on est redescendu tranquillement. Et franchement, la vue, elle était la même au 3/4 que tout en haut hein !

A midi on file prendre le bus pour Jaipur située à 150 km de là et on en profite pour s'informer sur les attaques de singe. On vous invite à lire ces quelques petits articles et vous faire votre propre opinion😉 . Des vraies racailles.

22
fév
22
fév

On nous rassure très vite en arrivant, Jaipur a bien emprunté son nom à la seule et sublime ville rose du monde : Toulouse !

Fondée en 1727, Jaipur est la capitale du Rajasthan avec environ 3,5 millions d'habitants. On se rend vite compte que c'est beaucoup plus grand que les villes d'avant et que ça va pas mal grouiller de partout !

Il y a pas mal de monuments à voir dans cette ville et on débute par le Hawal Mahal, le Palais des Vents. Contrairement à Udaipur, on arrive à se lever pour y être tôt et on est même les premiers à rentrer à l'intérieur !!

On continue ensuite au Jantar Mantar, un observatoire astronomique. Il est constitué d’une série d’instruments astronomiques. On est obligé de prendre les audioguides, parce qu'on n'y connait rien et qu'on a pas Eric Perrot (le papa de Justine pour ceux qui n'ont pas la chance de le connaître, il construit des fusées et satellites mais il va pas dans l'espace avec) sous la main pour nous expliquer.

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, il a été construit dans la première moitié du XVIIIème siècle. C'est assez fascinant comme endroit et quand tu t'y connais en astronomie, ça doit être sacremment intéressant à découvrir.

On file ensuite voir l'Albert Hall Museum, construit en l'honneur de la venue du Prince de Galle dans les années 1850. Sauf qu'après ça, ils ne savaient trop quoi en faire. Ils en donc fait un musée d'art. Petite originalité du site, il est autorisé de prendre des photos avec son téléphone intelligent, mais pas avec un appareil photo classique...

On fini tout ça avec un déjeuner tardif et on passe la fin d'après-midi à l'auberge.

Le lendemain, c'est reparti pour la partie nord de Jaipur qui n'est pas vraiment Jaipur mais plutôt Amber.

23
fév
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fév
Publié le 10 mars 2019

On réserve un tuktuk pour la matinée et il nous conduit aux différents monuments à voir autour d'Amber situé à une quinzaine de km de JAIPUR.

En arrivant sur place, notre photographe officiel se rend compte qu'il a oublié de remettre les cartes mémoires dans le sac. (oups!). Du coup aujourd'hui ça sera photos avec nos bons vieux GSM !

On commence par un petit temple ouvert à tous, tout en escalier et en symétrie, bien sympa pour quelques photos :)

On se dirige ensuite vers le fort d'Amber (oui encore un fort... c'était pas à la mode là bas) mais celui ci vaut vraiment le coup.

Seul bémol, le monde et surtout nos homologues chinois qui sont équipés comme des pros, ont la main lourde sur le déclencheur, et sont hyper nombreux. On se demande s'ils profitent vraiment de ce qu'ils voient. Du coup on s'est un peu amusés à les prendre en photos... entrain de se prendre en photo sauf que malheureusement on a fini par être les sujets de leurs photos 😌. On fait ça bénévolement pour le moment.

Coincidence, en ressortant on croise Valentine et Tristan, le couple de français rencontré lors du trek dans le désert

Sur la route du retour, on passe voir le Jal Mahal (et non le Taj Mahal !), palais sur l'eau, malheureusement à l'abandon mais tout de même très joli et on termine par un cénotaphe très peu visité et franchement ça fait du bien d'être au calme !

Tu te demandes peut être ce qu'est un cénotaphe du coup. Hé bah heureusement Wikipédia est là :

Un cénotaphe est un monument funéraire qui ne contient pas de corps contrairement au mausolée, élevé à la mémoire d'une personne ou d'un groupe de personnes, et dont la forme rappelle celle d'un tombeau. Le monument aux morts est une forme de cénotaphe.

25
fév

On arrive la veille en train et encore une fois il est à l'heure ! On se motive et se répète qu'on va être fort, pas se faire arnaquer et rester ferme devant l'armée de chauffeur de tuktuk qui attend en sortant de la gare (apparement c'est encore plus violent qu'ailleurs) alors on se prépare à rentrer sur le ring 🥊!

Ni une ni deux, on se laisse pas faire et en deux temps trois mouvements on trouve notre tuktuk au bon prix !! C'est qui le patron !

On visite le fort d'Agra (promis celui ci c'est le dernier), sympa mais pas notre préféré. En tout cas ça a pas inspiré le photographe qui commence à être fatigué des locaux qui nous prennent pour des portes monnaies sur patte.

L'auberge de jeunesse où on dort propose d'aller voir le coucher de soleil sur le Taj Mahal. C'est très beau mais de ce point de vue là, on se dit "bon... ok mais le château de versailles aussi c'est de la bombe et ça fait pas partie des 7 merveilles du monde hein !"

Réveil 5h15 pour aller voir la bête ! Hé oui la billetterie ouvre à 5h30 et on aimerait éviter la foule car apparemment il y a pas mal de monde qui vient voir ce monument... Dommage on pensait être les seuls !

On y entre vers 6h15 car ça n'ouvre qu'au levé du soleil et il y a déjà des gens qui font la queue. On y accède enfin et franchement, chapeau l'artiste. Surtout au levé du jour avec la brume et le soleil qui commence à percer.

En arrivant face au monument avec la perspective des bassins, tu te rends compte qu'ils ont quand même bien bossé le mecs! On passe 2/3 heures à se balader dans l'enceinte et à prendre pleins de photos avec l'appareil (cette fois on a bien les cartes mémoires) mais aussi avec nos yeux 😍

Oui on a un peu pris la pause. En vrai on a du prendre une centaine de photo.

25
fév

On arrive à Varanasi (anciennement Benares) non sans péripéties ! Même si notre transporteur (le train) préféré nous a pour l'instant toujours amené à bon port et à l'heure, on a voulu lui faire des infidélités en prenant l'avion. Entre Agra et Varanasi il y a environ 13h de train et apparemment à cette période il y a beaucoup de brouillard ce qui retarderait les trains.

Après 4h de train, un mcdo (oups!) , 1h de métro, on arrive à l'aéroport de DELHI avec 3h d'avance. Notre avion est à 19h pour une arrivée à 20h40 à Varanasi. jusque là, le programme est pas mal.

Sauf qu'on se rend compte qu'aucun avion n'est à l'heure, qu'il y a de l'orage et que le notre ne va pas faire exception.. À chaque fois que Leo va se renseigner, l'avion est à chaque fois un peu plus retardé. En bon français qui se respectent, on va râler : "oh on est pas content, franchement c'est pas normal". Ce qui est étonnant, c'est qu'aucun indien n'a l'air d'être trop dérangé par ce retard d'une durée indéterminée.

On décolle finalement à 23h et on apprendra plus tard que le traffic aérien était perturbé parce que l'aviation indienne allait échanger quelques amabilités avec leur voisin pakistanais.

Se pose après la question du trajet entre l'aéroport et notre hôtel. 22km nous sépare et à cette heure tardive, toi aussi tu te dis qu'on va se faire assommer par les taxis (encore une fois...) ! Mais c'était sans compter sur les deux indiens businessmen de notre avion qui nous ont gentiment proposé de monter dans leur taxi et de nous déposer à notre auberge, gratuitement !!! Ils ont été adorables.🤔

La ville :

Créée il y a 3 000 Varanasi est une des villes les plus sacrée pour les hindouistes (comme le Vatican pour les catholiques).

Chaque année, 3 ou 4 millions de pèlerins viennent effectuer leurs ablutions rituelles dans le Gange pour se décrasser l'âme, les eaux du fleuves étant censées laver de toutes les fautes accumulées au cours des vies passées. Mais bon, vu la couleur de l'eau, on est pas sûr de savoir qui lave qui.

Ici, plus qu'ailleurs, la mort fait partie de la vie. Les hindous viennent y mourir en masse car rendre son dernier soupir à Varanasi, c'est en finir avec le cycle infernal des réincarnations (le samsara) et atteindre le moksha (équivalent du nirvana bouddhiste).

On vient donc ici pour assister aux ablutions au bord du Gange au levé du jour :

À la Puja à la tombée de la nuit, cérémonie qui a lieu tous les soirs depuis....toujours :

Mais aussi pour apercevoir les crémations. Sur une plate-forme, brûlent une dizaine de bûcher. Ici on dit que le feu ne s'est jamais arrêté depuis plusieurs milliers d'années... Mais c'est une réalité ! les photos y sont par contre interdites.

27
fév
27
fév

Si tu as suivi et regardé notre vidéo sur Facebook, tu sais qu'on est parti une semaine au sein d'une asso pour leur créer une vidéo promotionnelle qu'ils pourront utiliser pour communiquer en externe.

On a donc rejoint l'association Akhand Jyoti Eye Hospital, située à Mastichak dans la région de Bihar. Comme son nom l'indique, il est spécialisé dans les problèmes liés à la vue.

Quelques petites infos pour comprendre le contexte :

- En Inde, il y a 15 millions de personnes aveugles, et 1 personne aveugle sur 3 dans le monde vient d'Inde.

- La région de Bihar est la plus peuplée d'Inde (pour te faire une idée, si le Bihar et l'état voisin de l'Uttar Pradesh formaient un pays, il serait le troisième le plus peuplé du monde). Cet état a le plus faible produit intérieur brut.

- Dans cette région, 4,3 millions de personnes ont des problèmes de vue non traités, 650 000 sont aveugles. Et tous les ans, à cause de l'âge, il y en a 100 000 de plus.

- La cécité entraîne une incapacité de travailler et plonge les personnes qui en sont atteintes, ainsi que leur famille, dans une situation de pauvreté souvent irréversible. Par exemple, il est très fréquent que les enfants, et principalement les filles soient retirées de l'école pour s'occuper de la personne devenue aveugle.

La principale raison de ce fléau est la cataracte et l'état de Bihar a un des plus faible taux de couverture de cet acte chirurgical.

Donc jusque là, la situation est un réel cercle vicieux dans la région.

Pour l'Organisation Mondiale de la Santé, l'opération de la cataracte est l'une des 10 meilleures interventions pour réduire la pauvreté dans le sens où le patient peut tout de suite retrouver un travail et un salaire.

Akhand Jyoti a commencé à pallier à la cessite en décembre 2005. Il fait maintenant parti des 5 principaux hôpitaux du pays s'occupant des problèmes de vue. L'établissement prend en charge les frais d'hospitalisation de 80% des patients.

Le second fléau de la région est le système patriarcale duquel il est très difficile de se sortir pour les femmes.

Dès le plus jeune âge, il existe une importante discrimination en terme de droits, d'éducation ou encore d'emploi. Le mariage arrangé avant l'âge adulte est encore très répandu. Bien qu'illégal, la famille de la mariée est obligée de payer une dot pour s'assurer de trouver un parti avec une bonne situation. (Nous sommes allés à un mariage où le marié était militaire ---> Dot : 10 000 euros). Dès la naissance, une fille devient donc un poids financier contrairement au garçon. Il semble encore d'actualité que les filles soient vendues ou même pire.

Seulement 15% des femmes du Bihar atteignent l'enseignement secondaire, un des plus faible taux du pays. Avec seulement 9%, l'état a le plus faible taux de travailleuse dans le pays.

C'est ce qui a poussé Akhand Jyoti à créer le "Football to Eyeball" program.

C'est un programme d'éducation et de développement pour les filles. Il leur permet d'utiliser le sport comme un vecteur d'émancipation et une arme pour ouvrir de nouvelles perspectives.

Le foot est utilisé pour casser les stéréotypes (une fille en short sur un terrain de foot c'est peu commun là-bas). Il permet aussi aux jeunes filles de prendre conscience de leur capacité, comprendre qu'elles n'ont rien d'inférieur et globalement de développer une confiance en soi qui leur permettra de faire face aux différentes épreuves qu'elles rencontreront.

Ces épreuves sont celles d'une vie meilleure. Mis en place en 2009, le programme cible des filles de 10/11 ans venant d'un milieu social relativement pauvre. Le football est utilisé pour attirer les filles mais aussi ouvrir les discussions avec les familles souvent assez conservatrices. Le programme ne s'arrête pas au sport. Il leur fourni des études et un diplôme d'optométriste, un emploi, une indépendance financière et enfin l'opportunité d'avoir une meilleure qualité de vie.

Une solution pour résoudre deux problèmes

Le programme a donc pour objectif de faire évoluer les mentalités sur les inégalités/injustices liées au sexe, faire émerger une force vive et la lier à la résolution d'une phénomène qui garde la région de Bihar et sa population dans une précarité dont il est impossible de se sortir seul.

Silence ça tourne !

On a passé une semaine avec les filles de l'équipe de foot, au sein de l'enceinte de l'hôpital, elles sont environ 40. Tous les matins Léo les accompagnait à l'entraînement pour les filmer. On a passé une journée dans le village de Suman Tiwari, l'indienne qui est le sujet principal de la vidéo. Ses parents nous ont invité chez eux, à déjeuner puis on a passé un bon moment dans le village avec les autres enfants pour tourner l'interview. On a aussi été invité à un mariage ! C'était le neveu du coach de l'équipe qui se mariait et nous y sommes allés avec les 40 joueuses. Rien à voir avec un mariage français. Environ 400 invités, pas vraiment d'émotion, une musique qu'on pourrait trouver dans une rave party, et des mariés qui n'ont pas vraiment l'air d'être "heureux". On est quand même content d'y avoir participé et d'avoir vu à quoi ressemblait un mariage indien ! On a encore une fois été les sujets d'une session photo/selfies 😉

En passant une semaine sur place, on a été content de rencontrer des indiens dans un cadre autre que touristique. On a pu échanger, créer des liens et découvrir la gentillesse des indiens.

On vous laisse découvrir la vidéo filmée et montée par Léo 😀