Carnet de voyage

Le voyage d'Idem

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Par Idem
Croisière en voilier
Août 2019
9 semaines
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Publié le 14 août 2019

Nous tournons définitivement la page du Solignac, détruit par le cyclone Irma...

Nous avons fait l'achat à Arzal d'un autre bateau en février 2019 pour concrétiser le projet de croisière qui nous tient toujours à cœur. Un Bénéteau 50 : "IDEM", qui nous convient bien au niveau équipement, confort, rangement et qui correspond au projet.


Le bateau ayant 20 ans, une expertise approfondie s'imposait. Nous avons tout d'abord changé le moteur et nous avons installé une hélice jprop puis changé tous les passes coques et vannes rongés par la corrosion ainsi que la pièce reliant les barres à roues au secteur de barre que nous avons fait refaire chez un ferronnier.

Démonter un vieux passe-coque n'est pas toujours facile. 

Passes coques que nous avons supprimé dans la cabine "du puni" (cabine du skipper)

Les trous ont été rebouchés par une stratification époxy 

Nouvelle pièce reliant les 2 barres. L'ancienne était toute rouillée à tribord mais indétectable car la trappe de visite était à bâbord...C'est en allant dans le coffre arrière pour sortir le générateur que Jean-Marie l'a vu. Il y avait un petit endroit du cockpit, juste au dessus de la pièce, sous le teck, qui n'était plus étanche. Donc il fallait aussi éliminer la cause de cette corrosion.

La nouvelle pièce en place. 

Voilà la nouvelle hélice à pales à mise en drapeau à laquelle on a rajouté un coupe-orin.

Le générateur!!! Jean Marie a mis 5 heures pour le sortir du coffre. Il l'a démonté, l'a vidangé, a changé les durites, fait refaire l'injecteur et a découpé une trappe dans la cabine tribord pour qu'il soit plus accessible.



Mais le travail le plus ambitieux fut d'enlever le pont en teck pour le recouvrir d'une peinture antidérapante Pro-tech...

4 semaines de travail plutôt pénible; mais le résultat en vaut la peine...

Enlèvement du teck et mise en place du revêtement antidérapant au port de Gravelines. 

De nombreuses autres "petites" choses ont été faites : remplacement des filières, du chauffe-eau, de la survie, réglage de la tension du gréement et remplacement des ridoirs, vérification des voiles, réparations de fuites d'eau, faux-contacts électriques, notamment sur le propulseur etc ...

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Publié le 21 août 2019

Départ d'Arzal, là où nous avons acheté le bateau et où nous sommes restés 2 mois pour la première partie des travaux.

Le 11 mai 2019

Pendant tous nos préparatifs nous avons pu naviguer un peu. Il fallait roder le nouveau moteur...Guégué et Yannick sont venus nous rejoindre et on en a profité pour souffler un peu...


Après un sympa petit déjeuner, manœuvre impeccable pour faire le plein d'essence puis direction l'écluse...c'est parti mon kiki!!!

Petit vent, nous permettant de dérouler le génois puis la grand-voile.

C'est génial...Après une longue période à réparer et vérifier tout ce qui ne va pas, c'est aujourd'hui le temps de voir et profiter de tout ce qui va bien.

Mouillage à Houat, déjeuner au soleil, sieste, la belle vie!!

Vérification du mouillage. Tout va bien. Dîner et douce nuit un peu bercée par un "agréable " roulis.

Grand ciel bleu au réveil mais petit vent frais. Mais keskecé que ça ?? Rassemblement de bateaux à moteur qui partent en régate !!! Pas très écolo...

Direction Golfe du Morbihan.

Un bleu magnifique !!

"Ououuu vous êtes sur notre corps mort..."

"Milles excuses, il nous semblait bien qu'il était impeccable ! c'est d'ailleurs pour cela qu'on l'a choisi..." quelques minutes après...

" On a des araignées, ça vous intéresse??"

A peine dans le bateau, elles sont cuites dans la minute. Nuit sans bruit, mouillage de (doux) rêves.

Départ sous le soleil frais un peu contre courant, ça remue un peu pendant le décorticage des araignées, c'est le passage de la Teignouse.

Phare de la Teignouse

Puis arrivée plus tôt que prévue à Port Louis. Nous avons besoin de faire quelques courses, tout est fermé : c'est lundi!! Balade vers les remparts. Puis bon dîner dans un restaurant du port.

Aujourd'hui mardi :

Départ cool toujours sous un beau ☀️navigation vent arrière sympa. Déjeuner dans le cockpit, puis escale efficace à Concarneau avec visite de la ville close et courses au supermarché.

En route pour Benodet, remontée de l'Odet, mouillage extra au chaud.

Mercredi: départ en douceur du mouillage merveilleux

Direction Les Glėnans.

Martine à la barre
l'archipel des Glénans

Pause déjeuner aux Glėnans puis direction Port Manech, petite remontée de l'Aven, léger détour par le Belon puis direction Groix où l'on espère toucher la capitainerie...vue la taille du port et le silence radio persistant de celle ci nous bifurquons sur Lorient.

Nuit paisible et bonne douche chaude, croissants et baguettes chaudes. A côté de la boulangerie se trouvait la poissonnerie...Yannick n'a pas résisté, il nous a ramené des langoustines frétillantes avant le coup de chaud de la casserole. Tiens? Pas de soleil ce matin...

Mais si le voilà pour la pause déjeuner à Belle île devant le Port Sauzon.47°20,8N-003°09,0W

Cap sur la Teignouse puis entrée du Golfe à l'étale. Un vrai lac!!

Bon anniversaire Malo!!🎂 3 ans

Dernier jour

Vu le temps, allons y pour tester le spi...

Genial!!

Mission accomplie pour 50 h de moteur. Une façon extra de faire un rodage... Merci à Yannick et Guégué pour nous avoir fait découvrir des endroits magnifiques.

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Publié le 26 août 2019

Après notre première sortie dans le Golfe du Morbihan, en mai, nous attendons à Arzal la fameuse pièce reliant les barres. Un petit artisan la termine... Notre Lettre de Pavillon (Françisation Belge) est arrivée. Enfin!! Nous arborons fièrement notre drapeau Belge et inscrivons à l'arrière le nom du bateau.

Notre mission : remonter le bateau à Gravelines pour qu'il soit près de notre domicile pour continuer les travaux.

Un convoyage qui nous permet aussi de tester encore le bateau. On a eu très froid pour un mois de juin, il est vrai que nous n'avons pas l'habitude de naviguer en manche...

Départ d'Arzal, le 30 mai direction l'ile d'Houat.

Ecluse bordélique !!!

Après le passage de l'écluse d'Arzal super chargée : 21 bateaux... Nous sommes arrivés à Houat. On a mis l'annexe à l'eau pour une petite promenade sur la plage. Mouillage super sans vent, nuit calme.

Île de Houat

Le lendemain matin , une grande étape direction St Évette pour pouvoir passer le jour suivant le Raz de Sein.

Enorme brume jusque midi. Le soir mouillage à un corps mort. Test de la nouvelle gaffe. Mouillage très rouleur toute la nuit. On n'a pratiquement pas dormi...

Raz de Sein

Le lendemain, passage du Raz de Sein au top. Mer calme, 1,6 nœuds de courant en direction de Lanildut.

On arrive là dans le bassin d'enfance de Jean Marie: Pointe St Mathieu , Berthaume, le Conquet, Ouessant. Beaucoup d'émotion... Excellente visibilité. Yannick et Guégué nous attendent sur le ponton visiteur. Amarrage un peu compliqué avec notre 50 pieds. Il y a tout juste la place.Un bateau à l'avant , un à l'arrière et un qui attend pour se mettre à couple avec nous. On nous embarque pour une Paëlla à Porspoder avec Haude, Alain et tous leurs copains.

Port de Lanildut

Après une bonne nuit à Porspoder, nous repartons sur Idem direction Roscoff. Navigation au top tout à la voile. Vent portant, mer calme, courant de 3 nœuds. Avons atteint 11 nœuds de vitesse fond. Visite du vieux port, du jardin exotique de Roscoff, ballade sympa.

Vieux port de Roscoff Jardin Exotique

Le lendemain, départ vers Lézardrieux. Grande houle, pas beaucoup de vent. Puis le passage délicat du Chenal de la Moisie très bien balisé. L'ile de Brėhat, perle de granit rose! Paysage magique!! Atmosphère d'un autre monde, au milieu de tous ces rochers. Puis la remontée de la rivière du Trieux. Nous mouillons près de la bouée "Lost mor".

L'île de Bréhat
L'arrivée à Lezardrieux

Le lendemain, navigation vers les Anglo- Normandes. Nuit à Guernesey, puis départ au matin vers Herm pour le déjeuner. Ensuite direction Aurigny où nous appelons un Taxi-water pour aller à terre. On apprécie le joli port de pêche. Nuit étoilée. Atmosphère tellement différente de Guernesey.

Port d'Aurigny

Le lendemain, la météo n'est pas bonne pour notre projet vers l'île de Wight... La tempête Miguel nous oblige à changer de programme. Nous restons sur le continent. Direction Cherbourg, nous passons le Raz Blanchard, navigation compliquée avec le courant. Nous rentrons au port de Cherbourg et nous nous amarrons juste en face de la Cité de la Mer. Vu la météo, nous décidons de rester 3 nuits au port de Cherbourg. Nous en profitons pour faire un peu de tourisme. C'est la fête de tous côtés, nous sommes le 6 juin!! Cherbourg fête les 75 ans du débarquement de Normandie. Cette ville a eu une grande importance stratégique pour le débarquement. Elle devait reprendre le port pour permettre l'organisation de la logistique du débarquement. Il y a des GI de partout, des jeeps US, de la musique, un vent de joie et d'enthousiasme flottent sur la ville. Le soir dans le resto, un groupe de GI rentre pour manger. En attendant leurs plats ils chantent et jouent de l'harmonica: Le Chant des Partisans, Fleur de Paris... Certains clients fredonnent avec eux.

Les jours suivants, visite de la Cité de la Mer, du marché où nous prenons de quoi faire un beau plateau de fruits de mer, courses pour remplir le frigo du bord, lessive.


La place De Gaulle
Place de Gaulle avec son théâtre à l'italienne
La manufacture des parapluies de Cherbourg

Départ direction le Havre à 8h30 Navigation au top. Le courant avec nous, 71 M à faire avec une vitesse de pointe de 11 nœuds. Arrivée à 17h30. Belle moyenne!!

L' arrivée au Havre est impressionnante. On se retrouve entouré, encerclé par d'immenses pétroliers. On n'imagine pas toute l'économie maritime que représente cette ville.

Plage et port du Havre

Départ du Havre vers Boulogne. Pluie toute la journée avec un vent froid... Une journée de M...

Nous restons 3 nuits à Boulogne. Thomas, doit venir nous chercher à Gravelines . On est en avance sur le planing. Profitons en!!

Direction, le marché aux poissons. Nous n'avons pas l'habitude d'un tel choix, ni de tel prix. On prend un homard, des crevettes, des bigorneaux sans oublier des pinces d'araignées...on reviendra le lendemain...une cure de fruits de mer, c'est bon pour la ligne!!

On ne peut pas passer à Boulogne sans faire un tour à Nausicaa!! Quel foule!! Cela nous gâche notre visite. C'est mi juin, beaucoup d'écoles organisent leur sortie scolaire avant les vacances d'été. Mais c'est exagéré...il devrait y avoir un quota!!!

Le lendemain ballade dans Boulogne, vers la vieille ville.


Dernière navigation avant de retrouver nos enfants. Direction Gravelines.

Enfin le soleil vient nous réchauffer. Il est temps. A Gravelines, accueil sympa, on nous attend sur le ponton. Un phoque tourne autour du bateau pour voir les nouveaux venus et vient "siester" en face de nous. C'est la fin de notre convoyage. Le bateau est à Gravelines. Mission accomplie !!! On continuera les préparatifs, le bateau étant plus accessible qu'en Bretagne... Pauline et Thomas viennent pour le weekend sur Idem et nous ramènent à Liège.

PORT DE GRAVELINES
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Publié le 29 août 2019

Gravelines, très jolie ville, fait partie de la communauté de Dunkerque. A l'origine, c'était un village de pêcheurs spécialisés dans la pêche à la morue en Islande. De nos jours elle est connue pour abriter la plus grande centrale nucléaire de France. C'est une cité fortifiée qui regorge de richesses naturelles, culturelles et historiques.

Nous y sommes tous les WE : du jeudi soir au lundi dans l'après-midi. Entre temps Jean Marie travaille à l'hôpital. Le port est petit mais sympa. Nous pouvons y travailler tranquillement sans que personne vienne se plaindre du bruit. Au contraire, les plaisanciers sont curieux et viennent voir. Il parait que le contrôle de qualité, augmente la motivation...

Notre ami Jean-Louis vient nous aider à enlever le teck du pont. Il est efficace !! Cela nous soutient. Merci Jean Louis!!

Nos enfants viennent aussi. Ils nous donnent un petit coup main. Le rythme est différent avec les petits enfants mais c'est du grand bonheur. Tant pis pour les travaux !! On part avec eux à la plage, à la plaine de jeux. On préfère les voir avec une pelle et un seau qu'avec une visseuse et un marteau... Pourtant ils aimeraient tant nous aider.

Le Beffroi
L'hôtel de Ville
"La Conversation"
On peut faire le tour des remparts
Moments de détente

Patricia qui travaille à l'hôpital avec Jean Marie est dans la région. Elle vient avec son mari et sa petite fille dîner sur le bateau. Soirée sympa!

Thomas et Pauline reviennent passer un weekend. On profite de la canicule pour aller faire une trempette. On ne choisit pas le meilleur endroit...On veut traverser le canal. Beaucoup de coquillages, on termine les orteils en lambeaux...mais belle rigolade! Le soir ils nous embarquent au resto " Le Turbot". Très bien, l'emplacement pas terrible mais d'une qualité gastronomique. Vaut le détour!!



Tout en ayant des moments de convivialité, on avance dans les travaux. Le gréeur passe changer les ridoirs et rééquilibrer les tensions du mât. Nous commandons l"hélice JPROP avec une livraison à Dunkerque chez "Nord Yachting" sachant qu'à Gravelines, petit port, il n'y a pas de grue pour sortir les 14 tonnes d'Idem. A Dunkerque, le 3ème port de France, on trouvera bien un chantier pour sortir Idem. L'hélice arrive, fin juillet. On téléphone pour trouver des possibilités de grutage. Au chantier de la ville, pas possible. Au chantier du Uship, pas possible, la grue est en révision tout le mois d'août. Bravo la France, continuez à travailler dur... On ira à Nieuport.

Je dois m'occuper des enfants à Liège, je ne suis pas disponible pour amener le bateau à Nieuport. Jean Louis y va avec Jean Marie.

Départ vers Nieuport 

Navigation de 5h pour rejoindre Nieuport. A l'arrivée pas de soucis. Le grutage est prévu pour le lendemain matin avec le VVW. Des gens très sympas. Jean Marie en profite pour réactiver notre balise epirb qui est reprogrammée à Zeebruges, si un jour nous devons la déclencher les infos transmises seront d'actualité !

Voilà une bonne chose de faite. Puis c'est au tour du mécano de chez "Nord Yatching" de Dunkerque de placer l"hélice. Par honnêteté puisque c'est programmé depuis longtemps, on lui laisse cette tache. Quelle erreur !!! Décidément Dunkerque ne favorise pas la Plaisance. Il n'arrive pas à enlever l'ancienne hélice, doit retourner à Dunkerque (40km) rechercher un extracteur, qui n'est pas adapté et pour finir Jean-Marie doit disquer l'hélice pour la sortir ! Le mécano place la jprop et nous nous apercevons par la suite qu'elle a été mal placée : nous avons failli la perdre !

Jessica et William viennent profiter du dernier WE à Nieuport avant notre départ pour 2 mois. Au programme, pêche à la crevette, château de sable et grutage.

Les phoques de Nieuport
Activités à Nieuport

Jessica et William rentrent à Liège. Nous, on emmène Idem vers d'autres horizons. Direction les Canaries, via les Scilly, la Corogne, le Portugal. Les vacances vont commencer. Tiens bon la barre et tiens bon le vent. Hissez haut !!!

Départ pour les Canaries
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Publié le 3 septembre 2019

Nous partons de Nieuport, le lundi 19 août, heureux de nous retrouver sur l'eau en rêvant au Sud...mais d'abord direction Douvres, j'aimerai tant aller au Scilly!

Vent d'ouest, près-serré, 15 nœuds de vent. On a préparé une route qui nous amène vers Dunkerque en profitant du courant de marée descendante puis on coupera le rail directement vers Douvres.


2h après notre départ, JM fait son petit tour de contrôle... il est soucieux avec le propulseur, il a observé plusieurs fois un peu d'eau dans la cabine du "puni". Il pense qu'il ne manipule pas correctement ce système, étant bien différent de celui qu'on avait sur le Solignac. Là, c'est une trappe qui descend et remonte à la demande lorsqu'on a besoin du propulseur. La descend-t-il trop tôt ? La remonte-t-il trop tard? Pour être certain il a épongé et n'a pas utilisé le propulseur à Nieuport. Il revient vers moi, blanc comme un linge." On a une voie d'eau!! Je vois une petite fente à la base du propulseur " changement de programme !!! Pas question de s'éloigner des côtes. On n'est pas loin du port de Gravelines, allons y on prendra le temps de réfléchir!

La décision est prise, on continue vers Arzal. On règlera du même coup la vibration au moteur qu'on a depuis la nouvelle hélice... On connait le chantier, l'équipe nous parait compétente. On a trouvé tellement nul le mécano de Dunkerque ... On téléphone au chantier. Ils peuvent nous programmer dans leur planning, c'est la fin de saison. Mais Kevin, le mécano d'Arzal, est en vacances la semaine suivante. Qu'importe, on fonce! Juste le temps de faire un avitaillement en conséquence. On fait le même chemin qu'à l'aller à vitesse grand V.


Il est beau notre spi!!

Départ à 6h30 de Gravelines, marée oblige. La porte du port se ferme à 7h!! Ça commence bien!! La grande différence avec la navigation "aller" ( juin), la météo est avec nous! Il fait beau, il fait chaud. On connait mieux le bateau. On fait des navigations plus longues. Des navigations sous spi. La seule chose qui n'est pas avec nous, c'est la marée. Dans le sens de la descente, il faut se servir du courant de marée descendante. Là, dans notre cas, cela veux dire que l'on doit se lever plus tôt de jour en jour. Jean-Marie me fait passer le Raz Blanchard à 4h du matin. C'est pas des vacances ça !! Tous nos amis croient qu'on s'amuse !


Courant le plus fort dEurope, peut atteindre 12 N

Atmosphère magique! On est seul, il fait nuit, la mer est d'huile, un vent juste comme il faut. Le courant et le vent nous font filer à 11 nœuds. L'aurore commence à pointer. Il serait temps de préparer un petit déjeuner.

Une autre différence par rapport au voyage "aller", nous supprimons quelques étapes comme Boulogne, les Anglo-normandes, St Evette cela nous permet de faire quelques beaux mouillages comme l'anse de St Martin juste devant Port Racine, Porspoder et Les Glėnans tout en nous permettant d'avancer plus rapidement.


Port Racine
Mouillage aux Glénans
IDEM à Porspoder on voit l'éclat du phare du Four à l'arrière

C'est la croisière des rencontres. "Dauphins à tribord!!"..."Dauphins à babord!!" On ne se lasse pas de les voir à l'étrave du bateau. On est gâté à 4 reprises.

On voit aussi beaucoup d'oiseaux, surtout dans la manche. En partant tôt le matin, certains sont encore sur l'eau.

Des cormorans, beaucoup de fous de bassan et des centaines de pingouins Torda qui nagent et volent.

Une centaine de pingoins torda
Le fou de bassan, magnifique plongeur

En arrivant près de Roscoff, on voit tout à coup de drôles d'oiseaux faisant des looping...La patrouille de France s'entraine!!Fantastique!! Quel spectacle, c'est un vrai ballet. Ils se croisent en quinconce, en diagonale, tournent en rond. Les gars sont supers bons. On est fasciné par la maîtrise qu'ils ont aux commandes de leur avion. Ils vont tellement vite. On en oublie nos voiles, qui claquent et nous rappellent à l'ordre. C'est un spectacle époustouflant.

Au port, on fait aussi une belle rencontre avec Caro et Patrice sur " Ciao Bella". Ils ont le projet de faire aussi une transat, l'année prochaine, le temps d'arranger des problèmes administratifs. On rêve, on échange autour d'un verre. On se reverra peut être sous d'autres latitudes.




Le ballet de la Patrouille de France

On met 9 jours pour faire Nieuport-Arzal. Avant l'arrivée, le chantier nous téléphone. Ils ont tout organisé. Le lendemain, le mécano arrive à 8h30 pour faire le point. La sortie de l'eau est faite à 9h du matin. On démonte l"hélice du moteur et le propulseur. Diagnostic :

1) Avec la nouvelle hélice, la bague hydrolube ne correspond pas ainsi que la clavette...

2) On s'aperçoit que la base du propulseur est fendue des 2 côtés.

Traitement :

1) Pour les vibrations, il suffit de commander les pièces fautives. Délai 2/3 jours.

2) Le propulseur est un vieux modèle, pas moyen d'avoir des pièces de rechange. Le chantier trouve un artisan qui peut refaire la pièce. Délai, une quinzaine de jours.

Et M....! On a pas le choix. Un propulseur neuf coûte cher, pas prévu dans notre budget avec de longs travaux...DONC ON ATTEND!

On ne va pas attendre bêtement. Il y a tellement de choses à faire sur un bateau. C'est plus petit que notre maison pourtant j'ai l'impression qu'il y a plus à faire!!


C'est parti pour le teck du roof....

Vous pouvez nous laisser des commentaires sur le blog ou un petit coucou. Le bateau est à sec jusqu'au 24 septembre. En attendant on va bricoler, poncer, polir. Faire un petit aller-retour à Bruxelles pour le mariage de Gwenola, la nièce de Jean-Marie. Et on repartira pour de nouvelles aventures que vous pourrez lire dans la prochaine étape ...

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Publié le 27 septembre 2019

Après avoir encore bricolé, rangé, remis la pièce du propulseur en place et un aller-retour à Bruxelles pour le mariage, nous sommes de retour à Arzal. Nous sommes impatients de remettre le bateau à l'eau et de pouvoir enfin naviguer.

Le test est démoralisant. On a toujours la vibration au moteur lorsqu'on monte le régime à 1 800 tours! Côté propulseur c'est bon.

Bachi-Bouzouk de tonnerre de Brest !!

Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans ce moteur?? On vérifie l'alignement, tout est parfait. L'arbre d'hélice est neuf, la bague hydrolube également. On démonte le tourteau (lien entre le moteur et l'arbre), il est ovalisé...on commande un nouveau...24h d'attente...Remplis d'espoir on change la pièce on met en marche...la vibration est différente mais toujours existante!

Mille Milliards de Mille Sabords!!

Le sort s'acharne contre nous. On réfléchit, on discute... qu'est-ce qu'on n'a pas encore changé ? Les 2 extrêmes, l"hélice ou à l'autre bout l'inverseur. Pour ce dernier, c'est compliqué car cela veut dire retour à l'usine...bon alors on va commencer par l'hélice, elle est neuve...elle pourrait être voilée. Mais de toutes les manières il faut sortir le bateau de l'eau!! 💰💰💰💰 Depuis qu'on l'a, IDEM, notre voilier, est plus souvent à terre que sur l'eau...ironie du sort, pour un problème de moteur.

Idem est sorti encore un fois, une hélice "de test" est montée, le bateau est remis à l'eau : le problème semble réglé !

L'hélice est renvoyée en Angleterre pour contrôle. Il y en a pour minimum 2 semaines, voir 4 semaines...La météo est mauvaise, 3 dépressions se succèdent. Passer le Golfe de Gascogne est délicat. Plus on attend plus les beaux jours s'éloignent. Après une soirée de discussion, la décision est prise : on ne reste pas sur le bateau à sec, on laisse le bateau au chantier. On part toujours aux Canaries mais en avion. On a envie de vacances, de soleil, de baignade et de décompresser. Thomas et Pauline doivent venir nous rejoindre. Les vacances en bateau se sera pour la prochaine fois. On viendra chercher IDEM quand tout sera au top!!

On envoie des photos de Lanzarote. Promis!🤠😎🏜

notre décision pour la traversée semble sage ci-dessous copier-collé du site de la mini transat de ce 28 septembre :

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Le départ de la 22e édition de la Mini-Transat La Boulangère ne pourra pas être donné ce week-end. La fenêtre entrevue s’est refermée et la météo attendue les jours prochains dans le golfe de Gascogne ne permet pas de lancer l’imposante flotte de Mini 6.50 dans les conditions de sécurité requises. Denis Hugues, directeur de course de la Mini-Transat La Boulangère explique les raisons de ce nouveau report : « Nous avons convoqué les coureurs aujourd’hui car nous pensions vraiment qu’il y avait une possibilité de partir. Si une fenêtre se présentait, il fallait la saisir. Malheureusement, les conditions se sont dégradées dans la nuit et le front attendu mardi a repris beaucoup d’activité. On attend un vent de 30 nœuds, avec des rafales à 40 nœuds, et des vagues de 3,5 à 4 mètres. » Christian Dumard, météorologue de la course, précise : « Ce front balaye l’ensemble du golfe de Gascogne et il n’y a pas de possibilité de le contourner par le Sud, y compris en plaçant des waypoints (marques virtuelles). »« Très compliqué de partir avant mercredi »Quand peut-on envisager une nouvelle fenêtre pour donner le coup d’envoi de cette 22e édition ? « Il paraît très compliqué de faire partir les bateaux avant mercredi », souligne Denis Hugues. « Nous surveillons aussi d’assez près la trajectoire du cyclone Lorenzo, qui reste indécise. Certains modèles le voient impacter le golfe de Gascogne en fin de semaine prochaine, engendrant des vents de plus de 50 nœuds. » Wait and see…

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Publié le 29 septembre 2019

Email envoyé par le magazine "Voiles et Voiliers" que nous avons reçu hier :

Le départ de la Mini-Transat vers les Canaries qui avait été annulé la semaine dernière, ne pourra pas également être donné ce week-end. La fenêtre entrevue s’est refermée et la météo attendue les jours prochains dans le golfe de Gascogne ne permet pas de lancer l’imposante flotte dans les conditions de sécurité requises. Le front balaye l’ensemble du golfe.Les conditions se sont dégradées dans la nuit et le front attendu mardi a repris beaucoup d’activité. On attend un vent de 30 nœuds, avec des rafales à 40 nœuds, et des vagues de 3,5 à 4 mètres. » Christian Dumard, météorologue de la course.

Tout ceci nous conforte dans notre analyse météo. Si les pros ne vont pas en mer, à fortiori nous non plus.

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Publié le 20 octobre 2019

En partant d'Arzal pour atteindre Lanzarote, le défi était d'arriver à l'aéroport de Nantes...l'avion partait à 6h...mais on a été bon sur ce coup. Taxi pour rejoindre un point de covoiturage, blablacar avec Charlène ... Puis Airbnb chez Jimmy qui nous a emmené à l'aéroport à 4h du matin. De belles rencontres !! Et puis enfin


Arrivée à Lanzarote 

Beaucoup de choses à voir sur cette île volcanique et surtout la rencontre d'un artiste espagnol César Manrique, peintre, sculpteur, défenseur de la nature. Il associe Nature et Art et passe une grande partie de sa vie à rendre harmonieuse l'île de Lanzarote. On retrouve son influence partout dans l'île. Pour commencer il faut visiter sa maison, conçue dans des pierres de laves. Il y habitera 20 ans après avoir vécu 4 ans à New-York où il exposait ses œuvres à la demande de Rockfeler. En visitant la Fondation César Manrique, on comprend mieux sa philosophie et son idée du beau.

Fondation Cesar Manrique à Tahiche

On a apprécié Jameos del Agua, beauté et sérénité sont au rendez vous. Le resto très sympa. L' auditorium de 600 places, magique! Monter un spectacle dans ce lieu hors du commun, j'aurai adoré...

Le restaurant
La grotte
La piscine
L'auditorium

Le Musée International Contemporain, dans un fort du XVIII... on y retrouve toujours l'esprit Manrique... petit musée où nous n'avons pas spécialement apprécié les peintures exposées mais plutôt quelques sculptures intéressantes notamment Jason de Claires Taylor, un sculpteur anglais qui met en valeur ses sculptures dans la mer. Nous avions déjà vu quelques unes de ses oeuvres aux Antilles à Grenade à 5 m de fond. Nous avons également apprécié le restaurant gastronomique...

La maternidad/ Pancho Lasso
La Graine/ Francisco Baron
Les chevaux / Jason de Claires Taylor

Le jardin des cactus, petit coin de verdure qui contraste avec le noir des pierres de laves. Sympa!

Le Parc National de Timanfaya, impressionnant. On y découvre un énorme territoire envahit par les éruptions successives de lave où après des centaines d'années la vie tente de refaire surface de ci delà...

Mais bien-sûr il y a les plages, certaines avec du sable noir et des pierres de laves incontournables à Lanzarote mais d'autres avec du sable blanc comme la Playa Blanca, Papagayo.

Papagayo
Playa Blanca

Nous avons aussi pris la navette pour aller sur l'île de La Graciosa. Magnifique et sauvage!! Nous avons traversé à pied les 5km pour aller à Playa de las Conchas pendant que Thomas et Pauline y allaient en vélo. Belle balade dans un paysage désertique, on se sent tout petit dans cette immensité. L' arrivée devant cette grande plage est fabuleuse. On s'est amusé dans les vagues comme des fous mais à la limite dangereux...

Pour le retour, Pauline et moi avons pris une jeep et les garcons sont retournés à vélo.

Sur les plages on rencontre à marée basse des oiseaux peu farouches : gravelots, aigrettes ou courlis. Ils viennent sur les rochers et cailloux chercher leur nourriture.

Courlis cendré
Aigrette
Le Grand Gravelot

La pêche a aussi son importance. Arrecife, capitale de Lanzarote est la 1ere flotte de pêche des Canaries, elle emploie 6000 personnes. Il y a une pêche industrielle mais également artisanale. On y pêche de la sardine, mérou, bars et coryphènes...

Nous avons découvert une île souvent méconnue, injustement considérée comme inintéressante car volcanique à souhait, au paysage noir. Nous avons trouvé que Lanzarote gardait un caractère sauvage, qu'il n'y avait pas trop de tourisme de masse, tant mieux pour ceux qui la visitent.

Voilà que se termine notre 1ère saison. Nous sommes de retour à Liège. Après cette expérience, on comprend mieux que, dans les récits, il y ait souvent plus d'un an entre l'achat du bateau et le départ. On aurait tant aimé vous faire partager plus de choses, plus de navigation mais ce n'est que partie remise dès les beaux jours. Nous sommes pressés de retourner à Lanzarote avec IDEM.

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Publié le 19 juillet 2020

La suite de notre voyage à l'adresse :

myatlas.com/Idem/idem-saison-2

Martine et Jean-Marie

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Publié le 1er août 2020

Suite à des retours, je m'aperçois qu'il faut s'abonner si vous voulez continuer à recevoir nos aventures...l'application considère que c'est un nouveau voyage.

Adresse: myatlas.com/Idem/idem-saison-2

On vous embrasse.

Martine et Jean Marie