Le Voyage d'IDEM - Le Pacifique Saison 5

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Décembre 2023
30 semaines
Dernière étape postée il y a 81 jours
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Publié le 7 décembre 2023

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Publié le 22 décembre 2023

Après 4 jours de rangement, petit bricolage et peinture antifouling du bateau, IDEM est remis à l'eau. C'est un peu court comme temps, entre la fatigue du voyage, le décalage horaire, la chaleur, le fait d'être sur le terre-plein où on ne peut pas utiliser l'eau du bateau, tout prend un peu plus de temps...mais on n'avait pas trop le choix! Le chantier ferme pour les fêtes. Merci à Paul pour son aide précieuse. Il organise et arrange tous les problèmes des plaisanciers. C'est vraiment une marina à recommander, pour sa position hors zone cyclonique, son sérieux, l'efficacité de Paul et un chantier au top.

Maintenant qu'IDEM est à l'eau! Il est temps pour nous de partir vers la Colombie pour passer Noël et les fêtes de fin d'année.


Jean-Marie fait les finition sous les patins de soutien d'Idem
Jean-Marie fait les finition sous les patins de soutien d'Idem
Adieu Aruba!
Adieu Aruba!
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Publié le 26 décembre 2023

Nous sommes partis d'Aruba en même temps que "Paradise" le bateau de Beata et Frank. Un couple d'allemands super sympa! Nous avons fait route vers le NO pour éviter la côte vénézuélienne pour plus de sécurité. On a eu une fenêtre météo magnifique! Souvent au passage du "Cabo de Vela" le vent peut-être très très fort. On a eu 15 à 22 nœuds tout au long de la traversée. Navigation sans problème en 3 jours et 2 nuits jusqu'à Puerto Velero, un peu plus loin que Baranquilla. La marina y est 3 fois moins chère qu'à Santa Marta avec des installations très correctes, surveillance 24h/24, et comme personne ne vient jusqu'ici le calme est assuré.

Après une journée pour les démarches administratives sur place et une journée à Baranquilla (où on a attendu 1h 3/4 le taxi) pour que l'immigration mettre un tampon sur nos passeports... nous laissons le bateau pour notre petit circuit terrestre de 15 jours.

Restaurant de la marina
Restaurant de la marina
La piscine de la marina Puerto de Vela
La piscine de la marina Puerto de Vela

MEDELLÍN

On a beaucoup utilisé le métro à Medellin. Il est moderne, propre, très pratique et très peu cher (0,70€ le trajet). Il y a beaucoup de choses à visiter. Il faut faire des choix quand on a qu'une soirée et deux jours complets sur place.

La comuna 13, n'a pas toujours été le quartier sûr et sympa qu'il est aujourd'hui. Il y a quelques années, cette partie de la ville de Medellín était le lieu du trafic de drogues et d'armes. Mais de nos jours, ce quartier revendique son changement, sa liberté à travers le Street Art et le Hip-Hop. Des artistes réalisent des graffitis magnifiques, des danseurs évoluent sur des musiques qui racontent le passé et l'espoir de l'avenir. Les habitants veulent tourner la page et sortir de cette vie de violence. Actuellement la plupart des guides du quartier sont les habitants eux-mêmes. Notre guide nous a emmené chez lui où la pauvreté existe mais où l'espoir existe aussi. Il travaille comme guide donc grâce à l'argent qu'il gagne il projette d'améliorer puis d'agrandir sa maison.

Le phénix qui renaît de ses cendres
Le phénix qui renaît de ses cendres
Travelling fait par notre guide!
Travelling fait par notre guide!
Comuna 13

Ce quartier qu'on appelait aussi la maison de Pablo Escobar, le chef des narcos-trafiquants, est construit sur une colline aux rues étroites, très pentues sans beaucoup de commodités. Les maisons s'enchevêtrent les unes aux autres, facilitant les trafics de tout genre. Le gouvernement lança une opération contre le cartel le 6 octobre 2002 ce fut un vrai champ de bataille. Puis, il engagea de gros efforts financiers: installation de l'eau, de l'électricité, d'une station de métro, d'un téléphérique et aussi l'installation de 6 escalators représentant la hauteur d'un building de 26 étages cassant l'isolation du quartier et facilitant la vie des habitants. Dix ans après...la transformation a réussi! C'est devenu un lieu important où le tourisme est devenu l'activité principale et où on peut se promener sans problème d'insécurité.

Communa 13

La fête des lumières, se déroule du 7 décembre veille de la fête de l'Immaculée Conception, jour férié en Colombie, jusqu'au lendemain de l'Épiphanie. Elle se situe principalement sur l'Avenue La Playa et sur les bords de la rivière "Medellin". Elle attire plus de 4 millions de visiteurs pendant les fêtes. Les stands de nourriture remplissent les trottoirs. On a même pu voir " la frite Belge". Belle ambiance, musique et danse latino à gogo.Tout se passe dans la bonne humeur!

Place BOTERO

Le célèbre peintre et sculpteur colombien, Fernando Botero, est né à Medellín. Il a offert à la ville plusieurs sculptures aux formes rondes et voluptueuses inspirées de l'art précolombien, certaines ont été placées sur la Place Botero. Quelques tableaux se trouvent, eux, au musée d'Antioquia attenant à cette place.

Les danseurs
Danseuse à la barre

Le Parc de la Conservation

Nous finissons notre visite de Medellín avec la visite de ce petit parc zoologique sympa en plein centre de la ville où vivent certaines espèces locales mais aussi les espèces importées par les divers colonisateurs du pays.

Escobar a introduit des hippopotames pour les mettre dans son hacienda. A sa mort en 1993, des spécimens se sont échappés, se sont répandus et reproduits sur les berges du río Magdalena. À l'origine au nombre de quatre, ces animaux ont proliféré jusqu'à constituer une population estimée à environ 80 individus en 2020, formant ainsi le groupe d'hippopotames sauvages le plus important du monde, hors d'Afrique.

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Publié le 28 décembre 2023

Notre hôtel se trouvait à l'arrière mais en bas de La Piedra del Péñol, l'attraction de Guatapé! Bloc de granit d'une hauteur de 220 m que l'on peut monter par un escalier de 740 marches, installé dans une fissure. Au point culminant on est à 2135m d'altitude. En ce qui nous concerne on s'est installé bien confortablement sur la terrasse d'un bistrot en bas du rocher avec un café à regarder la tête des gens qui redescendaient le visage écarlate et dégoulinant de sueur. On a pris la bonne option!!

Piedra del Peñol avec ses escaliers
Piedra del Peñol vue de notre hôtel
Les escaliers dans une fissure!

Ici on se déplace en tuk tuk, moyen de transport facile qui coûte 1 à 3€ la course. Il y en a de toutes les couleurs et de formes différentes.

On a déambulé dans le village de Guatapé tôt le matin avant que les touristes arrivent. Balade bien agréable. Les maisons sont très colorées avec souvent des bas-reliefs. Celle du cabinet dentaire nous a fait sourire ...

Cabinet dentaire

Guatapé et son impressionnant rocher bordent d'un lac artificiel, un lac de barrage créé en 1970, le lac El Peñol. À l'époque c'est un grand sujet de discorde car il inonde 2000 hectares de terres agricoles. Actuellement, toutes les activités autour de cet immense lac artificiel sont un vrai atout pour le tourisme. Nous avons pris un petit bateau pour faire un tour sur le lac.

Vue du lac de la Piedra del Peñol
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Publié le 2 janvier 2024

Après un réveil très matinal pour prendre l'avion, nous arrivons en fin de matinée à Salento avec 2h de retard. Nous avons faim! Direction le centre du village, arrêt au premier restaurant, une pizzeria...pas très local mais tant pis!

Salento est un petit village très sympathique à 1890m d'altitude. On retrouve toujours les façades de maisons colorées mais avec moins de bas-reliefs qu'à Guatapé. On déambule dans les rues jusqu'au Mirador de la Cruz, 200 marches. Cette fois-ci on y va!

Rue principale de Salento
La rue principale vue du Mirador

Le soir, quelques illuminations sur la place principale.

Le lendemain nous prenons la Route du Café. Nous décidons d'y aller à pied, 1h30 de marche sur un chemin de terre. Les autres alternatives sont en jeep ou à cheval. En y allant à pied on peut profiter de cet environnement magnifique, d'une verdure luxuriante, d'une vue fantastique, de fleurs sauvages, de prendre son temps. Pour y aller, pas de problème, le chemin descend, pour le retour on prendra une jeep!

Pour démarrer la route du café, je n'ai pas résisté à l'envie de prendre la photo du "stop" Colombien.

Mon panneau "stop" préféré !
Des orangers
Le rio Quindio
Langue de feu

Nous visitons la Finca Don Elias, petite ferme caféière familiale. Le frère de Don Elias nous explique les étapes de la plantation du café jusqu'à sa dégustation. Ici c'est la variété Arabica avec des plants ne dépassant pas 2m. Dans cette ferme, ils appliquent les principes de la permaculture en ajoutant des plantes bénéfiques au caféier. Comme la banane plantain, l'avocatier, le citronier. Les grands arbres permettent de protéger les plants de café d'un soleil trop fort, de garder un certain taux d'humidité au sol et apportent à la terre des nutriments. Ils font leur compost eux-mêmes avec les fruits de leurs arbres sans oublier le marc de café...

Semis.

On apprend beaucoup! L'arabica préfère les terres d'altitude, de températures modérées. Dans la caféière, les arbres fleurissent plusieurs fois par an ! On peut découvrir des jolies petites fleurs blanches ou des fruits verts (nommées « cerises de café ») ou des fruits rouges quand les fruits sont à maturité.

La récolte se fait à la main. Les terrains sont trop en pente pour que le travail soit mécanisé. Puis le séchage au soleil pendant 3 semaines pour faciliter l'extraction des 2 grains de café du fruit puis passage à "l'extracteur" manuel. Encore 2 semaines de séchage. Ensuite, la torréfaction pour libérer la saveur du café. Et enfin, le passage au moulin à café.

Moulin à café

Préparation du café et dégustation! Belle visite sympathique qui se termine par une descente vers la cascade et la rivière.

Pour le retour, nous rentrons à 10 personnes entassées dans une jeep. Plus Jean-Marie et 3 autres personnes accrochés debout à l'arrière...

Le lendemain nous partons très tôt pour aller à la Vallée de Cocora visite incontournable d'une des plus belles régions de Colombie qui se trouve à 11km de Salento. Nous partons en Willis, les anciennes jeeps militaires. Des pistes de randonnées permettent de visiter cette région magnifique et de voir les fameux "palmiers de cire". Palmiers les plus hauts du monde, ils peuvent atteindre 60 mètres de hauteur. La poudre qu'ils produisent, sert à faire de la cire. Dommage, le brouillard était de la partie.

Trompettes des Anges
Guzmania
Columnea
Les lamas
Les palmiers de cire

Demain, nous prenons l'avion pour Bogota.

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Publié le 7 janvier 2024

Capitale de la Colombie, 11 600 000 habitants (Grand Paris 7 135 000) est située à 2 600m d'altitude. Du point de vue des moustiques, on est tranquille!

Nous n'avons pas fait attention lorsque nous avons organisé notre voyage que tout serait fermé le week-end du 31/12...le vendredi nous avons rapidement déposé nos bagages à l'hôtel pour filer au Musée de l'Or. Magnifique musée! La culture précolombienne réservait l'or aux divinités, les offrandes, les bijoux pour les chamanes. Les objets pouvaient représenter aussi bien des animaux, le soleil, la lune et bien d'autres choses auxquels ils attribuaient des pouvoirs protecteurs. Leurs techniques étaient très avancées. Ils utilisaient notamment la coulée à la "cire perdue" qui permet de réaliser des objets creux ou bien des séries.

Les musées étant fermés, nous marchons dans la ville vers la place principale de Bogota. La Place Bolivar où se trouve la statue du libérateur de la colonisation espagnole Simón Bolivar. À l'arrière de la statue, le Palais Renaissance qui abrite l'Hôtel de Ville, le Siège du Gouvernement et le Palais Présidentiel. C'est une immense place. J'ai pris les photos des monuments sur internet car il se préparait, sur la place, un grand concert pour le réveillon avec une gigantesque scène avec éclairages et gradins... impossible de prendre correctement des photos.

Palais de justice
Collège St Barthélémy
La Cathédrale
Place Bolivar

Nous avons continué dans le quartier historique de La Candelaria où il n'est pas conseillé de se promener le soir. Je dois reconnaître que nous nous sommes sentis en général pas très rassurés à Bogota par rapport aux autres villes. Le soir, on marchait d'un bon pas pour aller au restaurant sans s'éloigner trop de l'hôtel. Peut-être un peu de paranoïa... Du fait de l'ambiance très sécuritaire de la ville : beaucoup de policiers, d'agents de sécurité, avec les recommandations de prendre un taxi uniquement via l'hôtel, pas d'appareil photo pas de téléphone, pas de bijoux...Beaucoup de personnes dorment sur les trottoirs et certains restaurants ont un agent de sécurité à l'entrée. Par exemple, j'avais envie d'acheter un vrai Mochilas, sac colombien, fabriqué par la tribu Wayuu. L'hôtel nous a donné une adresse dans un appartement, nous a commandé un taxi pour y aller. Arrivés sur place, nous avons dû passer au bureau de contrôle, donner les cartes d'identité. Puis on a appelé la vendeuse qui nous a fait passer par un tourniquet grâce à son empreinte digitale et monter au 27ème étage. Après l'achat, elle m'a dit " ne vous inquiétez pas, je vais téléphoner à un taxi et j'attends avec vous pour votre sécurité" un discours peu rassurant! Tous ces éléments créent une drôle d'atmosphère. Personnellement nous n'avons eu aucun problème de sécurité pendant nos 4 jours.

Le théâtre municipal !
Affiche de "Casse-noisette" sur glace
Porte bien son nom. Ici tout est en pente!
Notre-Dame des Carmes

A côté du "vieux Bogota" il y aussi des buildings très modernes et très hauts.

Bogota a été désigné comme capitale latino- américaine du graffiti et attire de nombreux artistes internationaux du Street Art. Il faut aller dans le quartier du Distrito Graffiti qui était un quartier moche de mauvaise réputation comme la Comunidad 13 à Medellín qui renaît grâce à l'art graphique. Pour ce 1er week-end de l'année, tout est fermé, pas possible d'avoir un guide donc on se contentera d'une photo.

On n'a pas rencontré beaucoup de monde dans nos déambulations, c'était le week-end du 1er de l'an. À Bogota la nature est partout présente. Beaucoup d'arbres, de fleurs le long des routes, de nombreux parcs dont le Parc National et le Parc de l'Indépendance où nous avons flâné.

Les Arènes au bord du parc de l'indépendance

La Colombie est historiquement en proie à de profondes inégalités et le taux de pauvreté officiel s'élève à près de 40 %. La pandémie du covid a fortement endetté le pays. Un travail immense attend le nouveau président, Gustavo Pedro, élu en 2022 qui est licencié de l'Université Catholique de Louvain en sciences du développement.

Des mochilas
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Publié le 12 janvier 2024

Après une nuit à Santa Marta, station balnéaire, nous prenons le bus pour le Parc de Tayrona. Nous arrivons à temps pour avoir 2 places assises. Ce sont des bus à nombre de voyageurs indéfinis. Il y en a partout, à côté du chauffeur, derrière le chauffeur, assis au sol, sur les marches du bus, debout. La porte du bus reste ouverte avec le contrôleur en bas des marches. L' avantage, on a de l'air!!

Nous avons eu la chance de pouvoir réserver un hôtel à l'intérieur du parc pour profiter un maximum. Chaque année le parc ferme par période de 15 jours à la demande des indigènes de la tribu de Tayrona de la Sierra Nevada pour leur permettre de faire leurs rituels dans ce territoire sacré et laisser respirer la nature.

Notre chambre!
Notre jardin
Notre chambre avec notre jardin

L'hôtel nous a donné un plan. Le premier jour nous marchons vers la mer. Après 12 jours de montagne nous sommes heureux de retrouver la chaleur et de pouvoir plonger dans la mer pour nous rafraîchir. Il est 15h, on a faim. on a enfin trouvé un endroit pour manger.

Le restaurant
Tressage des palmes tressées à l'intérieur du restaurant

Les chemins sont difficiles. Les deux façons de se déplacer ici, sont à pied ou à cheval. Il a plu le matin, il y a de la boue sur le sentier. Le passage des chevaux n'arrange pas la situation. Vite un petit plongeon pour se nettoyer avant de retrouver l'hôtel.

Après une nuit dans notre hutte, où on a entendu des gazouillis, des roucoulements, des glapissements, des frôlements... et vu quelques lézards au-dessus de notre lit, nous repartons sur le sentier en espérant aller le plus loin possible pour se rapprocher du village des indigènes Tayronas. Nous n'y arriverons jamais!! 5 km de souffrance! Le plan qu'on nous avait donné n'était pas à l'échelle et on n'avait pas intégré que le parc était aussi grand. Le parc comprend 30 km² de zones maritimes dans la mer des caraïbes et 150 km² terrestre... Au début c'était gentil mais très vite le chemin est devenu difficile, des montées qui n'en finissaient pas, avec chaleur et humidité. Un chemin étroit où on sentait une certaine pression lorsqu'un groupe nous rattrapait, ce qui faisait baisser le moral. (Muriel, je préfère ton "test à l'effort sur le vélo"!!)

Nous nous sommes arrêtés pour manger, (je n'ai pu avaler qu'une soupe) pour se reposer et aussi pour se faire à l'idée que l'on devait refaire le même chemin pour rentrer à l'hôtel. Pas d'autre choix! Heureusement que le retour s'est mieux déroulé. Il y avait moins de monde, on a pu marcher à notre rythme et profiter de cet environnement fantastique. On a eu la chance de voir des singes "capucins".



Capucin entrain de manger une noix de coco

Au cours de notre balade nous avons rencontré des indigènes qui vendaient des boissons et dans un coin près d'un hamac, une maman et sa fille entrain de crocheter. Les 5 km de retour ont semblé plus faciles et nous étions contents de retrouver notre hutte pour la nuit.

Indigènes de Tayrona en train de crocheter

Notre circuit terrestre en Colombie se termine, heureux d'avoir découvert cette partie du pays où la nature est magnifique. Les colombiens sont souriants, amicaux et chaleureux avec une musique toujours présente qui appelle inévitablement à la danse malgré une vie pas toujours facile et un salaire moyen de 430€ mensuel. Il faut prendre en compte que le coût de la vie est inférieur de 64% à celui de la Belgique. Nous allons continuer de découvrir la côte Atlantique de la Colombie, Carthagène, Iles Rosario et San Bernardo pour cela il faut d'abord retrouver Idem.

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Publié le 28 janvier 2024

Carthagène des Indes pour la différencier de Carthagène d'Espagne.

Ancien comptoir espagnol pendant 3 siècles Carthagène des Indes fut un important lieu de traite des esclaves mais aussi d'expédition d'or vers l'Espagne. Carthagène était très convoitée. Plus de 11km de remparts et de fortifications furent construits pour protéger la ville. Carthagène des Indes et sa forteresse font partie du patrimoine de l'Unesco.

A l'intérieur de cette enceinte se trouve la ville coloniale aux étroites ruelles souvent fleuries qui donnent ombre et fraîcheur et permettent de se balader agréablement malgré le soleil colombien.

Nous avons fait le tour en bus touristique pour voir les monuments principaux.

Eglise Saint Pierre Claver
Chateau de San Felipe
Cathédrale de Ste Catherine d'Alexandrie
La Tour de l'horloge

À l'extérieur de cette ville coloniale s'est construite une ville très moderne. Lorsqu'on arrive en bateau, la première chose que l'on voit ce sont les immenses buildings de la nouvelle Carthagène. C'est surprenant!

Notre mouillage.
Notre mouillage au coucher du soleil

L'activité du port de Carthagène est importante. Grâce à ses installations portuaires elle charge jour et nuit des containers sur les bateaux. Nous étions mouillés devant le quai de chargement et on pouvait voir le mouvement incessant des camions et des grues. La Colombie exporte, pétrole, charbon, café, or, banane.

Archipel du Rosaire

A 4h de navigation de Carthagène se trouve 27 petites îles coraliennes. Nous avons passé 3 jours à Isla Grande. Quel bonheur de pouvoir se baigner dans cette eau magnifique! Cela nous a manqué. On en profite.

Il y a des sentiers pour parcourir l'île. Au centre, se trouve le village. Au bord de l'eau petits hôtels et restaurants.

Anniversaire du capitaine!
La place du village. Les jeunes jouent au foot!

Archipel de St Bernardo

Après encore 3 heures de navigation se trouve St Bernardo. L'île la plus visitée c'est Murcura mais les plages sont très souvent privatisées par les hôtels. Nous avons choisi l'île de Tintipan. Nous étions le seul bateau dans cette baie. Il n'y a pas de sentier sur l'île mais on peut se balader dans la mangrove en kayak. Nous avons pu acheter des langoustes à un pêcheur et le dernier soir nous avons été à l'éco-hôtel "Santa Lova" qui fonctionne uniquement avec panneaux solaires, déssalinisateur, (un seau d'eau par jour et par personne pour la douche) toilettes sèches, coin repas avec des grandes tables. Un hôtel pour la jeune génération! Nous nous sommes contentés de commander un repas de poisson pour liquider nos pesos. Service très sympathique! lorsque tout le monde est servi l'équipe de l'hôtel vient s'installer aux tables avec les clients. Un peu dans le style des anciens Club Med. On a eu 2 plats de poisson avec riz, salade et banane plantain. 2 apéros et 5 autres boissons le tout pour l'équivalent de 37 euros...

Notre circuit en Colombie se termine, demain nous partons vers Panama. Des amis viennent nous rejoindre pour visiter les îles San Blas et rencontrer les indiens Kunas. Puis nous serons en attente pour passer le canal de Panama. Le stress monte!

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Publié le 13 février 2024

Après une petite semaine à Panamarina pour nettoyage et petits travaux, nous retrouvons nos amis Thierry et Claire. Avant de partir pour les San Blas, nous faisons une petite balade dans la mangrove. Une belle rencontre nous y attend!

Singe hurleur noir
Singe hurleur

Nous arrivons aux îles San Blas où vivent les indiens Kunas. Il y a 360 îles toutes aussi belles les unes que les autres entourées de récifs coraliens particulièrement beaux.

Jm répare la flèche d'un Kuna !

Après un snorkeling sympathique avec des coraux gigantesques, nous trouvons un bar-restaurant sur une île où on s'est empressé d'aller prendre un verre les pieds dans l'eau.

Le territoire des San Blas est indépendant. Ils sont panaméens mais ont un chef de tribu. Chaque famille est responsable de l'entretien d'une île. Les kunas vivent de chasse et de pêche mais aussi d'agriculture. Ils cultivent la noix de coco, la banane, l'avocat. Ils vivent selon une organisation matriarcale. Les femmes brodent des Molas qu'elles portent sur leur blouses à partir de leur puberté et qu 'elles vendent aussi aux touristes. Elles passent de bateaux en bateaux avec leurs pirogues creusées dans un tronc d'arbre. Les broderies des molas représentent principalement des poissons, oiseaux et fleurs.

Arrivée de la pêche du jour! 1€/poisson peu importe le poids!!
Raie Manta
Poisson et tortues
Pélicans mangeant du poisson

Les pirogues de kunas passent aux bateaux des touristes pour proposer des fruits, des boissons, du pain kunas excellent, des molas et divers services. Nous mouillons devant l'île de Nargana pour faire des courses plus importantes en produits frais. L'épicerie est atypique! On en profite pour trouver un Kuna qui veut bien nous faire remonter le Rio Diablo et voir les crocodiles...nous n'en verrons pas mais la balade de 4h dans la forêt tropicale était au top. Pas toujours facile de passer les petits fossés!





Nargana
L'épicerie !
L'épicière
Pains Kunas
Le rio del Diablo
Le cimetière Kunas
Pas facile de passer les fossés !

L' agent qui s'occupe de notre passage nous prévient que nous franchirons le canal le 13 février. Donc nous devons rejoindre Shelter Bay pour nous préparer et nous rapprocher de Colon. Adieu les Kunas! on a passé une belle semaine dans ce territoire des San Blas malgré le ciel souvent nuageux.

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Publié le 22 février 2024

Nous sommes à Shelter Marina en attente pour le passage du canal. Le 12 février en fin d'après- midi nous accueillons à bord nos 2 handliners avec les amarres et pare-battages. Nous sortons de la marina pour nous placer à l'endroit exact où le pilote doit nous retrouver. Notre passage est confirmé le 13 février à 4h du matin.

Nous nous réveillons à 3h30 pour préparer le petit déjeuner et sommes en attente sur la VHF. Pas de pilote en vue...nous appelons le canal et on nous apprend qu'il y a eu un changement et que l'on passe le 15...nous ne sommes pas très contents et surtout déçus. On réveille notre agent. Elle n'était pas au courant...quelqu'un a dû négocier pour prendre notre place. Il y a beaucoup de monde à vouloir passer à cette période. La liste d'attente est longue. Un bateau qui demande un passage aujourd'hui 13 février, devra attendre environ 48 jours avant de passer...pour nous 2 jours encore à patienter! C'est pas si grave!

Le 15 février tout s'est très bien déroulé. Sommes partis à 15h avec un ciel nuageux, ce n'était pas plus mal cela nous a évité d'avoir trop chaud. Sommes arrivés de l'autre côté du canal le 16 à 18h. On est passé avec devant nous un énorme bateau gazier de Panama "Schwyz". Nous, derrière on était à couple avec un Outremer 55 "Five 5" des français de Bordeaux qui étaient nos voisins à la marina et avec lesquels on avait sympathisé et un bateau allemand de 9m "Holly Golightly".... chaque bateau avait un pilote officiel du canal. Arrivés au lac Gatun nous nous sommes amarrés individuellement à des "tonnes d'amarrage" pour la nuit. Les handliners sont restés avec nous. Les pilotes sont repartis, un bateau est venu les rechercher.

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Le lendemain nous repartons avec un nouveau pilote et un peu plus de soleil. Le lac de Gatun est immense, environ 5h pour le traverser. Nous croisons d'immenses porte-containers. Les berges de ce lac sont très belles et sauvages avec des coins et des recoins. Les repas pour 7 personnes sont prêts. Il faut anticiper pour pouvoir profiter au maximum de ces moments.

Nous voilà à la dernière écluse, fatigués de stress, d'excitation mais heureux d'avoir vécu ce passage mythique en ayant une pensée pour les gens qui ont creusé ce passage en réalisant ce projet titanesque en y laissant pour un grand nombre d'entre eux leur vie. La porte s'ouvre, Bonjour le Pacifique!

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Publié le 2 mars 2024

Première constatation en arrivant dans le Pacifique, l'eau est plus froide !! De 30° on passe entre 22° et 25°. Il y a des marées. L'eau est aussi beaucoup moins claire, remplie de plancton. C'est bien pour les baleines qui sont nombreuses ici mais pas pour le snorkeling!

Petit contretemps...nous avons fait une vérification de notre gréement, 4 câbles (les haubans) sont vraiment usés. Ce n'est pas raisonnable de traverser le Pacifique sans les changer. On les commande à Miami en espérant qu'ils arrivent rapidement car nous avions projeté de partir début mars...nous décidons aussi de changer également nos batteries qui montrent un peu de fatigue, car nous ne pouvons pas nous passer du pilote automatique pendant notre traversée qu'on estime à 4 semaines. En attendant que ces commandes arrivent nous décidons de naviguer vers les îles Las Perlas qui se trouvent à une petite journée de navigation de Panama.

Pêche d'un thazard!
Jean-Marie en haut du mât

L'archipel de Las Perlas formé de plus d'une centaine d'îles et d'îlots comporte de nombreuses plages et des fonds sous-marins coralliens. L'archipel des perles doit son nom à l’exploitation au XVIe siècle, par les Espagnols des nombreuses perles naturelles que pêchaient les Amérindiens dans les bancs d’huîtres qui tapissaient les fonds marins. On ne trouve plus de perles, mais les eaux sont riches en poissons. On peut y voir des baleines à bosse. Deux d'entre elles sont venues nous voir pendant une navigation entre les îles.

Claire et Thierry

Il y a de nombreux oiseaux marins qui se regroupent en formant des nuages d'oiseaux. On voit principalement des frégates, des cormorans, des urubus et des pélicans.

Pélican
Un énorme groupe de cormorans
Frégates
Urubu à tête noire

Quelques photos de Panama City où nous avons fait le tour en bus panoramique. Beaucoup de contrastes à Panama entre les quartiers modernes, les banques, les galeries commerciales et les quartiers pauvres, les trottoirs jonchés de détritus que je n'ai pas photographiés! Après le quartier chinois, nous avons déjeuner au Marché aux Poissons.


Le gréeur arrive. Les nouvelles batteries sont installées, L'avitaillement est presque fait. L'immigration aussi!. Claire et Thierry nous quittent pour prendre leur avion. Ils vont nous manquer! Nous levons les amarres demain en espérant qu'Éole sera avec nous et que tout se passera bien. Nous n'aurons plus internet...

Estimation moyenne pour la traversée vers les Marquises, 4 semaines!!! Vous pouvez nous suivre grâce à l'iridium avec ce lien : https://www.noforeignland.com/boat/idem/journey

On se retrouve au mois d'avril!

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Publié le 3 avril 2024

C'est avec un petit pincement que nous laissons nos amis sur le ponton de la marina Playita à Panama. Ce mois ensemble est passé si vite! La bonne humeur, les conseils et le bricolage de Thierry, l'aide précieuse de Claire dans nos escapades "avitaillement" et nos fous rires quotidiens. Comment font ils pour être aussi parfaits ? (private joke)

Nous partons au moteur sur une mer d'huile avec 7N de vent au portant. Pendant cette première semaine chacun à notre tour nous prenons les quarts de nuit toutes les 3h. Le rythme du sommeil s'emboîte à celui des quarts et s'installe au bout de 3 jours. Le soleil est magnifique, la mer calme, les nuits étoilées. Navigation cool! Le revers de la médaille, il n'y a pas beaucoup de vent! Nous avançons avec le "vent diesel" Nombreuses questions s'imposent...cette situation va durer combien de temps? Combien vont durer nos 500L de diesel?nos 2 jerricans supplémentaires? À quel régime moteur vaut il mieux naviguer? On a jamais vraiment calculé notre consommation... car habituellement on est toujours large et on privilégie les voiles. On jongle avec le courant, on utilise le moindre souffle. Le souci : Gwenaëlle et Yannick viennent nous rejoindre aux Marquises le 4 avril...il faut qu'on y soit!

Après 5 jours de moteur nous passons l'équateur et longeons les îles Galapagos. On donne à Neptune un petit verre de Seco Panaméen pour qu'il soit clément pendant notre traversée. On pêche, on lit, on bricole et on fête la journée de la femme!

Mer d'huile !
Voiles en ciseaux
Petit thon
Jour de la Femme sur Idem!
Passage de l'équateur!

Après avoir fait beaucoup de sud pour éviter les bulles sans vent, la 2ème semaine nous atteignons des zones perturbées: grain, pluie, vent fort et mer agitée. Le ciel n'est pas encourageant! On réduit les voiles. Idem se comporte bien mais personnellement je n'aime pas trop...la vie à bord devient compliquée pour se déplacer, pour tous les gestes du quotidien, préparer les repas, dormir.

Au bout de 2 jours nous atteignons des vents plus réguliers et du ciel bleu. Nous avançons, cap à l'Ouest, avec une vitesse moyenne de 7,8 N malgré une mer bien creuse. Nous pêchons un Wahoo ou Thazard noir d'1m20.

On s'aperçoit qu'un catamaran " Blown Away" commente nos messages sur l'application Noforeignland... Il est très loin devant nous, à plus de 200 miles mais avec le même cap. On tisse un lien.

Thazard noir ou Waou, 1m20
La mer est creuse!

Depuis 3 jours nous avons à bord 2 passagers clandestins qui ont élu domicile sur nos panneaux solaires. Ces individus à plumes répandent leurs fientes sur nos panneaux. Le capitaine est très fâché. On ne rigole pas avec l'énergie à bord! Il faut nettoyer tout le temps! En plus le matin nous avons aussi les poissons volants qui viennent se fracasser sur le pont pendant la nuit. Parfois une trentaine qu'il faut ramasser avant que des effluves de "poiscaille" inondent Idem.

Nettoyage des panneaux solaires

La 3ème semaine de navigation commence avec une mer très forte et 25/30 N de vent...les vagues nous emportent et on slalome avec des pointes à plus de 11 N. On réduit les voiles. Il n'y a plus qu'à attendre que cela passe. On est secoué, on a du mal à dormir et la fatigue se fait sentir. Nous avons fait la moitié de la traversée. C'est bon pour le moral! Au bout de 2 jours, le vent se calme. Nous sommes contents de déployer notre spi qui est attaché en haut du mât par une "chaussette". Notre satisfaction est de courte durée...l'attache du spi cède et la voile tombe dans l'eau tandis que la "chaussette " reste en haut du mât. Pas facile de remonter sur le bateau 180m² de voile remplie d'eau. On s'aperçoit également qu'il y a un problème de gainage de la drisse de grande voile. La drisse est toute nouvelle! La grande voile est heureusement en place mais on n'ose plus la toucher!


Le spy dans sa chaussette

Comme on a bien avancé, on s'aperçoit qu'on rattrape " Blown away". Une nuit on voit ses feux de navigation au loin. On arrive à avoir une communication VHF. C'est sympa, rassurant d'avoir de la compagnie après 3 semaines sans âme qui vive. On force un peu le hasard et on se déroute légèrement. Après 24h on arrive à se rapprocher jusqu'à se prendre en photo mutuellement.

Idem
Blown Away

La fin de notre traversée approche, 4ème semaine et en principe dernière...estimation d'arrivée pour le week-end de Pâques. Peu de vent, mer calme, on est avec le spi que nous avons pu réparer. Depuis la semaine dernière on a enfin, la lune, pour compagnie! C'est une amie précieuse, en mer. Elle réconforte pendant la nuit, elle chasse l'angoisse, rassure, éclaire l'obscurité nocturne. Cette semaine avec la mer plate, l'atmosphère est sereine. La nuit est belle, magnifique, reposante. En mer, on ne se lasse pas de regarder le coucher du soleil, le clair de lune, les étoiles. Ce cycle de l'univers fabuleux qu'on ne perçoit pas lorsqu'on est dans nos villes.

Lever

Éole joue avec nos nerfs. Plus notre impatience grandit moins il souffle! Il nous nargue ou quoi?On a le spi en permanence.Tous les jours on estime la date et l'heure de notre arrivée qui se reporte toujours un peu plus tard. On continue nos activités lecture, film, musique en ayant conscience de la chance qu'on a de vivre ces moments d'exception. La dernière nuit fut la plus compliquée à gérer au point de vue voile. Nous avions gardé notre spi, la voile de petit temps mais le vent a soufflé irrégulièrement. Ne voulant pas changer de voile pendant la nuit, nous avons jonglé avec le génois pour faire gonfler ou dégonfler le spi suivant le vent... au petit matin "terre en vue". Le vent faiblissant sérieusement nous avons fini au moteur jusqu'au port de Hiva Oa!

Fou de Bassan voyageur clandestin!
Terre en vue au lever du soleil 31/03/24

La traversée se termine après 28 jours et 2 heures!! Contents de retrouver la terre, contents de pas avoir eu de gros problèmes pendant la traversée, contents que nous nous soyons supportés JM et moi pendant ce mois dans un espace aussi restreint, contents d'avoir osé, contents de pouvoir dormir plus de 3h d'affilée.

Maintenant il ne nous reste plus que le plaisir de visiter les îles des Marquises, de découvrir l'histoire et la culture marquisienne. Que du bonheur!

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Publié le 29 avril 2024

On arrive le week-end de Pâques à Hiva Oa. Tout est fermé! Génial on va pouvoir récupérer après notre transpacifique! Quatre jours après, Guégué et Yannick arrivent. Ils doivent remettre un paquet à un Marquisien de la part d'un ami. Ils n'ont pas d'adresse seulement un nom...On va au village, les gens le connaissent. Sylviane, la postière, lui téléphone, lui laisse un message et propose de garder le paquet car elle a justement du courrier pour lui...elle nous demande une adresse mail. On reçoit effectivement un mail confirmant qu'elle a bien remis le paquet! Ils sont incroyables ces Marquisiens!


Nous partons pour l'île de Tahuata. Baignade au programme avec une eau à 30° dans la baie de Hanamoenoa.

Puis mouillage devant le village de Vaitahu, 300 habitants, pour une petite visite à terre. Magnifique! Des ruelles bordées de fleurs et d'arbres fruitiers. Je n'avais jamais vu des pamplemousses aussi énormes. Les enfants, petits et grands, garçons et filles jouent au foot. On sent un lien de communauté. Une belle église étonnante avec des piliers en galets. C'est beau! On va au snack. "C'est fermé mais rentrez on peut bavarder, j'ai des jus de fruit au frais!" dit Adrienne, la patronne. Elle et son mari s'installent près de nous et parlent de leur île. Moment magique. On aurait bien aimé aller à la messe le lendemain pour approcher de plus près cette communauté et écouter les chants Marquisiens mais le lendemain nous avons une navigation de 65 miles et JM préfère partir tôt pour arriver avant la nuit. La prochaine fois!



La Mairie
Pamplemousses !

Nous partons au petit matin vers l'ile de Ua Pou. Surplombée d'énormes pics on la surnome l'île aux cathédrales. Navigation toute la journée sans beaucoup de vent, spi au programme. Mouillage dans la baie d'Hakatao où nous sommes seuls entourés de chèvres. Nous repartons le lendemain vers la baie d'Hakaetau où il y a un restaurant renommé "Ti Piero" manque de chance c'est complet, il y a également une cascade et un fabricant de chocolat mais, le sentier pentu et la chaleur nous empêcheront d'atteindre le site.

Ua Pou surnomée l'île aux cathédrales

Nous contactons un "Taxi Guide". Il nous véhicule une journée entière autour de l'île. Les baies sont magnifiques et nous découvrons la culture, les croyances de la vie marquisienne.

L'île est renommée pour ses sculpteurs de pierre et de bois. Il y a un centre artisanal avec des sculptures mais aussi bijoux, tissus et un tatoueur sur place. Les sculptures, on en trouve partout sur la plage, en bord de route, une fontaine dans un coin...

Centre Artisanale
Fontaine

L'église du village est également remarquable avec des sculptures de la chaire et de l'ambon magnifiques. La pierre des fonds baptismaux en un seul bloc de " pierre fleurie" que l'on trouve uniquement à Ua Pou, est exceptionnelle.

Sympa le bénitier!

Une pause pour manger un carpaccio de thon avec notre guide, Ismael. Le poisson est roi aux Marquises. Un comité de la langue marquisienne se trouvait à une table à côté de nous. Avant le repas ils ont chanté a capella les bénédicités en Marquisien. C'était très beau!

Pour terminer le tour de l'île Ua Pou, nous allons voir le site archéologique Mauiia où se réunissaient différentes tribus. Chaque tribu avait son toît! De nos jours encore, les 6 îles habitées des Marquises se rencontrent pour des festivités sur cet ancien site où également chaque île a aussi son toît.

Endroit de reunion et de danse

En fin de balade, Ismaël notre guide nous amène chez lui pour rencontrer sa famille, nous offrir un verre d'eau et nous montrer son jardin dont il est très fier! Ici, la nature est reine, fruits, légumes et bougainvilliers de toutes les couleurs font le décor. Tout pousse! Le lendemain avant qu'on lève l'ancre Ismaël nous apporte un immense sac de fruit et de légume de son jardin. C'est cela la gentillesse Marquisienne!

La terrasse de notre guide, Ismaël
Idem
Contenu du sac que nous a apporté Ismaël !!

Toujours un peu triste de quitter une île mais toujours enthousiaste d'arriver sur une autre. Nous arrivons à Nuku Hiva, l'île principale, capitale des Marquises. Yannick doit remettre encore 2 paquets à des pêcheurs de l'île et Guégué souhaiterait saluer la nièce de sa belle-fille qui habite Nuku Hiva. Nous débarquons sur le petit port. Nous demandons à la première personne qui se trouve sur le quai si elle connaît les 2 pêcheurs. "oui il sont là, sous l'auvent du magasin juste devant vous" "oh super!" Et Guégué demande alors si elle connaît Deborah Biannic ( nom, bien breton!) "oui! Pourquoi ?... C'est moi!" La magie opère dans cet archipel. Déborah nous conseille un guide pour faire le tour de l'île. La nature toujours aussi magnifique, la balade de baie en baie toujours au top. Quelques fois nous rencontrons sur la route certains obstacles sur notre chemin. Chevaux, chèvres, cochons, poules vivent ici en liberté...dans le jardin du centre artisanal il y a une stèle en hommage à l'écrivain Herman Melville. Son livre autobiographique "Taïpi" se déroule aux Marquises. Cette tribu avait la réputation d'être cannibale mais cela n'empêcha pas Melville de se réfugier chez eux (auteur aussi du célèbre livre "Mobby Dick").

Plusieurs cascades au milieu de cette végétation
Orchidées sauvages

Le Tiki Tuhiva d'une hauteur de 12 m surplombe la baie de Nuku Hiva. C'est la représentation de la Femme, gardienne de la Tradition et du Savoir tandis que l'homme représente le guerrier imposant son Pouvoir. La Cathédrale Notre-Dame appelée également la Cathédrale Notre-Dame des Marquises contient une statue en bois ainsi que la tombe de Monseigneur Dordillon, qui a évangélisé l'archipel des Marquises. Lors de notre passage des femmes étaient en train de décorer l'autel de fleurs. À l'extérieur se déroulait une "messe" pour un décès. La musique marquisienne résonnait avec de très beaux chants. Cette cérémonie n'était pas triste j'ai même trouvé cela presque dansant!

Notre Dame des Marquises
L'entrée de la cathédrale des Marquises

On ne pouvait pas quitter Nuku Hiva sans passer par le site archéologique de Tahakia, restauré en 1998, puis réaménagé pour le festival des Marquises de 2011, on y voit les plates-formes d’habitation (pae pae), les lieux de danse et de réunion (tohua), de sites religieux (meae), pétroglyphes, fosses alimentaires de stockage et banians (arbre sacré).

Habitation
L'arbre

Les jours passent et nous décidons de retourner vers les îles du sud. Marie-Flore, une amie de l'école de danse, me signale qu'elle a un contact avec Péna un Marquisien de Tahuata qu'elle a rencontré à l'aéroport. Elle nous met en relation. Nous retournons donc à Tahuata mais dans la vallée d'Hapatoni où il habite avec toute sa famille. La vue de leur terrasse est exceptionnelle!! On est invité pour un apéro... mais en réalité la sœur a préparé tout un repas: poisson cru en salade, poisson mi-cuit, chèvre au lait de coco, délicieux fromage et pour finir une "pomme cannelle" fruit exotique délicieux! On reste bouche bée de cet accueil ! Le papa un ancien officier de la marine française de la Royale connaît bien Brest. Donc les discussions s'animent sur les différents ports français, sur la vie des marins de la Royale et sur Brest et ses environs. Soirée qu'on n'est pas prêt d'oublier!


Pomme Cannelle
Vue de la terrasse!

Deux jours après, Christiane, la sœur de Péna, nous emmène faire un tour sur l'île. Les paysages sont toujours aussi magnifiques et la végétation généreuse. On trouve de tout sur cette île: pamplemousses, citrons, papayes, mangues, christophines, concombres, aubergines, fruits de l'arbre à pain, manioc. En bord de route, tout le monde peut se servir. Il y en a à profusion. On trouve même du café, du coton, des herbes aromatiques. De nombreux arbres précieux pour sculpter, faire des meubles tel que du bois de rose, du faux ébène, du teck, du bois de fer... la mer qui entoure l'archipel regorge de poissons, la forêt est remplie de chèvres et cochons sauvages. Quelle richesse!

Après, cette matinée de visite, Christiane insiste pour qu'on déjeune encore chez elle et qu'on prépare ensemble le repas. Avec l'aide de la maman, Guégué et moi préparons une salade de fruit. Elle nous explique comment préparer la papaye, on y rajoute des mangues, des bananes et des énormes pamplemousses. Au moment de servir on ajoutera une boule de glace.

Le dimanche, 8h du matin! nous allons à la messe dans cette jolie église de Tahuata que j'aime particulièrement. On avait dit qu'on reviendrai! La messe est en marquisien, mais elle est mélodieuse avec beaucoup de chants à plusieurs voix sur fond de percussion. Très agréable à écouter! A midi nous avions réservé dans un "snack"( normalement fermé le dimanche...mais comme c'est celui de la belle-sœur de Péna...) pour inviter toute la famille de Péna.

Après le repas, des enfants du village nous demandent de faire un petit tour sur l'annexe...

Le lendemain nous quittons l'île de Tahuata pour celle de Hiva Oa. Que nous avions gardé pour la fin. Yoan, le guide, nous emmène voir le seul tiki souriant qui existe ainsi que la côte très découpée de Hiva Hoa.

Le Tiki souriant
Pervenches sauvages

Avant le déjeuner, Yoan nous emmène sur le site archéologique d'Hiva Oa où se trouve le plus grand tiki au monde. Après le déjeuner nous avons visité l'atelier d'un sculpteur, Maheatete Huhina. Superbe rencontre! Une belle ambiance se dégageait de cet endroit. Il s'est arrêté de travailler, a pris du temps pour nous, a partagé son amour de l'île, de son travail. On a un peu philosopher sur le " bien vivre". Nous reviendrons le voir! Jean-Marie aimerait sculpter auprès de lui.

De retour au village Atunoa, nous allons voir le musée Gauguin, ( uniquement des reproductions, le musée tout ouvert, ne se prête pas à recevoir des originaux). Le peintre a vécu la fin de sa vie à Atunoa comme Jacques Brel. Ils sont tous les deux enterrés au cimetière du village. Un espace Brel est aménagé près du musée où l'on peut voir l'avion Jojo que pilotait le grand Jacques lorsqu'il y avait une nécessité ou une urgence médicale pour les habitants de Hiva Oa.

La ronde des jeunes bretonnes
Femmes de Tahiti sur la plage
L'homme à la cape rouge ( l'original est à Liège !)
Tombe de Paul Gaugin à Atuona
"JOJO" l'avion de Jacques Brel
Tombe de Jacques Brel à Atuona

Avec 3 bretons dans le bateau, on ne pouvait pas échapper à la visite du bateau de la marine nationale française, amarré au port de Atuona pour 4 jours. La mission principale de ce bateau, le Bougainville, est avant tout l'aide à la population polynésienne mais aussi de surveiller la pêche illégale en Polynésie, notamment des bateaux chinois.

Ce mois aux Marquises restera dans nos mémoires du point de vue rencontres, paysage, nature luxuriante et abondante. Une belle découverte! Dans trois jours nous sortons le bateau de l'eau. Dans une semaine nous rentrons chez nous, revoir notre famille. Avant il faut nettoyer à fond le bateau, enlever les voiles, la capote, vidanger et faire l'entretien de différents éléments mécaniques, bichonner notre compagnon de route pour l'hivernage. Nous reviendrons le chercher au printemps prochain pour continuer vers les Tuamotu et Tahiti.

Nous repartons heureux et fiers d'avoir réalisé un rêve.