Carnet de voyage

IDEM saison 2

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7 étapes
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Dernière étape postée il y a 17 jours
Par Idem
Le confinement a retardé notre départ d'Arzal, prévu le 27 mars pour amener IDEM aux Canaries. Nous ne pouvions rien faire d'autre que de patienter... Après 3 mois de retard, NOUS PARTONS!
Juillet 2020
850 semaines
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Publié le 19 juillet 2020

Après une semaine à Arzal où nous avons encore dû changer d'hélice...( je passe sur les détails du problème. Soyons positifs!) et préparer le bateau, nous partons pour Houat, (petite île avec plage juste à l'embouchure de La Vilaine). Laurence et Xavier, des amis Liégeois viennent nous retrouver. Nous passons une soirée sympa à parler bateau et raconter nos projets respectifs.

Le 14 juillet 2020 sur IDEM

Le lendemain, 15 juillet nous appareillons à 8h direction La Corogne, Pointe Nord- Ouest de l'Espagne. Une fenêtre météo nous autorise cette traversée du golfe de Gascogne toujours un peu délicate.

Depart de l'île de Houat pour La Corogne

Il nous faudra 2 jours , 2 nuits et 7h pour arriver à la marina " Real Nautico" de La Corogne.

La navigation se déroule bien. 1er jour, vent de travers constant. Vitesse de croisière 6/7 nds.

2ème jour, Éole nous oublie...pour agrémenter ce moment de pause nous mettons une ligne à l'eau... quelques heures après nous pêchons un thon 7/8 kg , immédiatement mis en filets et congelė dans notre nouveau congélateur, installé pendant l'hiver.

2ème nuit, le vent augmente progressivement pour devenir de plus en plus musclé. Les fichiers GRIB nous avaient prévenu et nous avions anticipé en réduisant les voiles avant la tombée de la nuit. La journée suivante est de même intensité. Jean-Marie surfe sur les vagues pour augmenter notre vitesse, je stresse un peu!

Nous n'avons pas encore pris notre rythme de sommeil.!!!

Nous arrivons en Galice le vendredi 17 juillet à 15h.

Belle navigation, du vent avec une belle mer!

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Publié le 1er août 2020

Pour nous suivre sur la carte voici le lien:

https://www.noforeignland.com/boat/6625190001770496?sid=4825370912096256&tc=1595723697382

La Corogne, quelle belle ville! La plus grande ville du Nord de la Galice avec un centre historique, des quartiers sympas, des balcons vitrés, des immenses places, une grande plage, des pistes cyclables. Une ville où il fait bon se promener!


Avenue de la marina
Plage de la Corogne

La Tour d'Hercule, est le seul phare romain et le plus ancien phare du monde toujours en fonctionnement.

La Tour d'Hercule 

Place Maria Pita, la Jeanne d'Arc Galicienne qui a sauvé la ville en faisant fuir les anglais en 1589. Elle tua leur chef avec sa lance.

Place Maria Pita
Statue de Maria Pita
L'hôtel de ville de la Corogne

Le château de St Anton, où se trouve le musée archéologique, domine l'entrée du port. On peut y voir des armes antiques, une belle collection d'orfèvrerie, une barque de l'âge de bronze étonnante en peau de vache. La Galice était attractive grâce à ses mines d'or et d'étain.


Barque préhistorique avec de la peau de vache.

Suite au confinement de la région de Lugo, nous nous contenterons de rester sur la côte. C'est une partie de l'Espagne agréable très verdoyante. Les abris côtiers sont nombreux dans les rias. Cela ressemble un peu à notre Bretagne. Nous avons mouillé dans les Rias des Ares et Betanzos et Redes où nous avons été à terre.


Photos de Redes

Après avoir passé le cap Finisterre par mer calme et vent de 10/13 nœuds nous arrivons à Portosin, dans la Ria de Muros. Navigation au portant! Nous avons tout essayé pour nous perfectionner sur toutes les allures avec Idem: le génois tangoné, (tangon que nous avions acheté cet hiver) et spi asymétrique.

La marina de Portosin est bordée de collines boisées, bel endroit. Elle est très bien équipée avec un personnel sympathique. On y va? On n'y va pas? On est à 30 km de St Jacques de Compostelle. Ce serait bête de ne pas y aller. Nous décidons de profiter de cet abri pour laisser le bateau toute une journée et faire notre pèlerinage. A défaut de nos chaussures de marche et notre canne de pèlerin, nous nous munissons de nos masques et flacons de gel hydroalcoolique. Nous y allons en taxi (on a raté le bus). Nous sommes un peu déçus car la cathédrale est en rénovation. Une partie de la façade est bâchée ainsi que le chœur mais c'est quand même impressionnant.


Cathédrale et choeur pris sur internet puisque bâchés

Ils ont aménagé plusieurs chapelles autour du chœur principal non accessible. Certaines ont un côté très dépouillées, un tantinet contemporaine avec des sièges espacés pour le satané virus. C'est pas mal!

Après s'être restauré à une terrasse, nous continuons à nous balader tout l'après-midi à travers la vieille ville. Nous sommes étonnés de voir si peu de monde. Très agréable!

Fonds Baptismaux tout en granit
L'entrée du marché de Santiago


Le lendemain nous profitons des installations de Portosin pour faire les lessives avant de continuer notre descente vers le sud.

Mouillage à Sangenjo pour aller chez le shipchlander du coin et acheter un joint pour les toilettes de la cabine tribord. Cet hiver nous avons fait installer un réservoir à eaux noires dans cette toilette, indispensable dans certains endroits pour évacuer le wc lorsqu'on est au large. Mais Jean-Marie s'est aperçu qu'il y avait une fuite au moteur des wc. Il faut changer le joint! Nous aimerions aller aux Îles espagnoles de l'Atlantique où c'est obligatoire. Îles protégées ! Pas de stock donc on attend la livraison!

En attendant on change de mouillage, à Sangenjo nous ne sommes pas à l'abri de la houle ni des animations...

Direction Bueu derrière les parcs à moules près d'une petite plage là où il n'y a presque personne.

Sangenjo
La Plage de Bueu
Sangenjo
Plage de Bueu

Voilà nous avons notre joint, nous avons l'autorisation de naviguer, direction le Parc National vers île d'Ons! Nous mouillons à la plage de Melide par très peu de vent, ciel bleu et ensoleillé pour une balade de 10 km. Découverte de cette île avec de magnifiques paysages, belles côtes qui rappellent encore la Bretagne.


Ci dessus les photos à notre départ du mouillage!

Mais au fil de nos kilomètres le temps change, la bruine, la direction du vent, le brouillard...nous n'avions pas prévu et surtout nous avions mis notre annexe sur la plage sans le moteur...et comment on revient avec un petit pneumatique vers son bateau quand il y a de la houle et un vent contraire?? Avec des muscles! On avait 400 m à faire. On a mis plus d'une demi-heure à ramer. Une annexe d'un autre bateau est venue nous remorquer pour les 100 derniers mètres. C'était sympa mais on aurait bien aimé qu'il vienne plutôt...c'est vrai qu'on hésite souvent à mettre le moteur. Je n'arrive déjà pas à soulever l'annexe seule! Vivement qu'on récupère notre annexe toute légère à St Martin et notre petit moteur. Ci dessous les photos à notre retour...

Le mouillage à notre retour!

Le lendemain, direction île de Cies. Nous mouillons devant la plage de Rodas. Superbe ! Pour soigner nos courbatures nous décidons d'aller jusqu'au phare, environ 6 km. Nous mettons l'annexe à l'eau, cette fois, avec le moteur.

L'effort en vaut la peine.

Demain, nous partirons pour Porto!

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Publié le 11 août 2020

Nous ne sommes pas à Douro Marina qui se situe près du centre ville mais à celle de Leixoes qui est aussi le port de commerce de Porto. On peut rentrer et sortir de ce port par n'importe quel temps mais installations très basiques!

Notre préoccupation première: trouver un endroit pour faire un test covid reconnu par les autorités pour ne pas a voir de quarantaine en arrivant à Madère. En fin de matinée nous trouvons l'endroit et un rendez vous pour 17h. Un "Drive Test" prévu pour des milliers de gens avec barrage de police à l'entrée. Il y a 3 voitures et notre taxi...en attendant les résultats nous allons faire quelques courses et prenons la journée du lendemain pour nous balader au centre de Porto.

La cathédrale de Porto est une église forteresse du XIIe siècle. Le cloître est remarquable. Il est décoré d'azulejos qui racontent la vie de la Vierge Marie.

Cloître décoré d'azulejos
Cloître
A la terrasse on retrouve bien le côté forteresse!
Cathédrale de Porto

L'hôtel de ville. La façade en granite ornée d'une douzaine de sculptures montrant les activités phares de Porto : la vigne et la navigation!

Une petite pause pour se restaurer au bord du Douro. Puis nous prenons les escaliers pour atteindre le 2ème étage du pont Luis. Le 1er étage est réservé aux voitures et piétons, le 2ème étage pour le métro et les piétons. Théophile Seyrig, l'architecte était un disciple de Gustave Eiffel. Il est formé d'un seul arc à treillis et poutres métalliques. Nous traversons donc le Douro pour visiter le monastère. Seul le panorama valait la peine de l'effort pour monter jusque là...on aurait pu prendre le téléphérique.

Pont st Luiz
Le Douro vu du pont
Le monastère
Cour du Monastère
Point de vue d'en haut du monastère
Le Douro depuis le monastère.

En descendant nous passons par la gare ferroviaire qui a toujours son cachet d'antan, construite sur un ancien couvent. Le hall est recouvert d'azulejos, faïences portugaises. Pour terminer, nous rejoignons la rue Ste Catarina, rue piétonne de Porto où nous passons devant le célèbre café Majestic. Café luxueux de la "Belle Epoque", bel exemple d'Art Nouveau.

Hall de la gare de Porto
Majestic Café

L'année dernière nous avions pris un repas au Majestic et fait une visite d'une cave. Cette année nous faisons l'impasse! Nous achetons quand même notre porto et nos "pasteis de Nata", pâtisserie portugaise. Nous sommes pressés de retourner au bateau et de tout préparer avant notre navigation pour Madère. Pendant la journée, nous avons reçu le résultat de notre test covid. Négatif! Alors levons les amarres moussaillon, direction Madère!!

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Publié le 14 août 2020

Nous sortons du port. Il n'y a pas de vent. Chouette! C'est plus facile pour s'extraire du catway. La place pour manœuvrer est vraiment juste surtout avec nos 15 m. Il y a du brouillard. Zut! Il faut suivre attentivement la carte, la visibilité est vraiment nulle. Normalement ce devrait être comme ça que le long de la côte, dans 10 minutes on y verra mieux. Merde ! Cela s'épaissit encore. Ouvrons les yeux! : je vais faire la vigie à l'avant. Il ne faudrait pas se prendre un porte-container à la sortie du port de commerce. Jean-Marie actionne la corne de brume. On nous répond à tribord...ça à l'air d'être un gros...ouvrons nos oreilles! On nous corne à bâbord. Et c'est dans cette ambiance anxiogène que commence notre navigation vers l'archipel de Madère.

Trajet d'Idem vers Porto Santo

Après 2 h de cache-cache avec la brume, nous devons aussi être très attentifs aux casiers et aux filets des pêcheurs. Il y en a partout! Mais tout se passe bien. Le vent est portant, la mer est belle, la température augmente. Nous mettons le spi la journée et le génois tangonné la nuit pour plus de réactivité. La nuit, on doit être attentifs au trafic des cargos. Je dois dire que c'est un peu stressant, on n'évalue pas bien les distances dans le noir. C'était une 1ère expérience pour moi et pendant mes quarts j'ai eu quelques inquiétudes... Le radar et la réception d'AIS m'angoissent un peu. Je vois un bateau sur l'écran et je ne le trouve pas autour de moi, à force de chercher on finit par voir plein de choses : Les étoiles à travers les nuages ou les reflets sur l'eau deviennent des feux de bateau, les feux dont on cherche à deviner la couleur rouge ou verte apparaissent tour à tour comme rouges puis verts puis oranges. De quoi s'y perdre!!! J'ai ma botte secrète : Jean-Marie.

coucher de soleil au large du Portugal 

Malgré tout, dans la journée, nous pêchons une bonite et une daurade coryphène pendant le trajet. Les carpaccios sont délicieux. Nous mettons 5 jours pour atteindre la 1ère île de l'archipel : Porto Santo. Toute la traversée s'est bien passée. La seule chose difficile pour moi c'est la gestion du sommeil. Nous faisions des quarts de 3 h. Il parait qu'il faut 5 jours pour trouver son rythme... Il faudra que je fasse des traversées plus longues pour confirmer. Nous arrivons à Porto Santo de nuit donc nous nous contentons de mouiller juste devant la plage. L'entrée au port ce sera pour demain. Nous sommes pressés de retrouver les bras de Morphée.

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Publié le 20 août 2020

L'île nord de l'archipel de Madère, est une île magnifique avec une immense plage de 7 km de sable fin. Nous n'avons pas eu de place à la marina mais on a pu mouiller à l'intérieur du port.

Porto Santo

On a d'abord visité la maison de Christophe Colomb où il habita lorsqu'il épousa Filipa Moniz, fille du capitaine-gouverneur de Porto Santo. C'est grâce à ce dernier qu'il prendra connaissance des cartes de vent et de courant que possédaient déjà les portugais. Découvreurs avant l'heure!


Maison de Christophe Colomb à Porto Santo

Puis nous avons fait un grand tour de l'île. Cette île est un petit paradis. L'eau y est transparente avec une belle palette de couleurs passant du bleu roi au bleu turquoise.

Photos de Porto Santo

On a découvert l'Espada, "poisson sabre". On croyait que c'était de l'espadon mais pas du tout cela n'a rien à voir. C'est un poisson horrible, une sorte d'anguille noire avec des dents pointues mais délicieux à manger. Le "Bolo do caco", le pain de Madère où l'on rajoute de la farine de patate douce et le fameux "poncha de Madère" cocktail à base d'eau de vie, de sucre de canne, de citron, orange et de fruit de la passion. Quel beau séjour sur ce petit bout de paradis.

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Publié le 25 août 2020

Après 6h de belle navigation sous spi et avec le soleil nous arrivons à Madère. Nous avions réservé une place au port de Quinto do Lorde à l'extrême Est de l'île. La marina se trouve dans un complexe hôtelier de luxe, elle est vide!! Que se passe-t-il?? nous apprenons qu'avec le Covid, l'hôtel a préféré stopper ses activités. C'est fou! C'est un immense ensemble construit comme un village avec une place, une église, un phare, une plage privée. C'est maintenant un village fantôme. Nous profiterons donc de la plage déserte. A Madère, pas de sable fin mais des plages de galets noirs. Il faudra faire avec!

Le village "fantôme"
La marina pratiquement vide...

Nous allons à Funchal, la capitale de Madère. Nous sommes époustouflés par le réseau routier. Quel travail! 1/3 de la superficie de l'île est au-dessus de 1000m d'altitude. Le relief de montagne incroyable tout est en pente. La moindre parcelle est utilisée soit en plantation soit pour le passage d'une route. L'aéroport repose sur 180 piliers en béton et gagne du terrain sur la mer...c'est l'un des aéroports le plus dangereux du monde.

Piste de l'aéroport de Funchal

Madère sillonne entre mer et montagne. Un réseau routier au top, impressionnant! Nous avons loué une voiture, il fallait parfois avoir le cœur bien accroché. Mais l'île est une pure beauté, entre montagnes torturées et falaises vertigineuses, tout est propice à la randonnée.

Le jardin botanique se trouve à 300m d'altitude ce qui permet une vue imprenable sur l'océan. On peut y accéder par le téléphérique et profiter aussi de toute la baie de Funchal. Le jardin possède plus de 2000 espèces de plantes, c'est un vrai régal pour les yeux.

Oiseaux de Paradis
Bougaivillées de toutes les couleurs
Jardin Botanique

La cathédrale de Funchal, style gothique datant du xve siècle.

Mais la plus grande découverte, le jardin tropical. Dire qu'on a faillit ne pas y aller...en 1987 l'homme d'affaires Rodrigues Berardo acheta le "Monte Palace Madeira" ancien hôtel et en fit une donation à une institution. C'est ainsi que naquit le jardin tropicale. En rentrant, on commence par le musée. A l'étage est exposée une collection de sculptures contemporaines du Zimbabwe. Il y en avait trop. La quantité nuit à la qualité !! il manquait une bonne sélection. On n'a pas trop aimé. Par contre au sous-sol une collection de minéraux et de pierres précieuses. Une collection remarquable!! Tout au long de la promenade on trouve des Azulejos du XVe au XXe siècle qui raconte l'histoire du Portugal.

Azulejos représentant des événements portugais

Le jardin s'étend sur 70 000 m2 et abrite une très riche collection de plantes exotiques provenant des 4 coins du monde.

Cycas d'Afrique du sud
Orchidées de l'Himalaya

60 espèce différentes, des azalées, des orchidées, des hortensias d'Afrique, des bruyères d'Ecosse, des sėquoias, des oliviers millénaires du Portugal. Mais aussi des plantes de la forêt laurifère de Madère, la plus grande forêt de lauriers primaire, un type de végétation aujourd'hui confiné uniquement aux Açores, à Madère et aux îles Canaries. Tout cela est organisé dans un décor fabubeux avec comme toile de fond, la mer. Parfois, dans un décor zen de jardin japonais.

Jardin Tropical

A cette flore s'ajoutent dans tous les bassins des carpes koï qui peuvent vivre une centaine d'années, des cygnes, des paons, des coqs de combat d'Indonésie.

En sortant de ce jardin, nous sommes passés au marché. Chaque étal est un tableau structuré, coloré où le fruit de la passion est en vedette. La plupart des marchands sont habillés en costume traditionnel ce qui donne une ambiance particulière. Nous sommes arrivés trop tard pour les étals de poissons. Nous sommes montés à l'étage où nous avons pu manger notre boca do caco sur la terrasse. Sympa!

Le marché de Funchal

Beaucoup de belles photos sur celle île magique où nous avons fait de superbes balades.

Que le temps passe vite!! Une semaine déjà que nous sommes à Madère. Il faut se préparer pour notre dernière étape. La météo n'attend pas. Direction Lanzarote.

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Publié le 8 septembre 2020

A Madère plus un souffle de vent! On fait un routage avec Squid, l'estimation prévoit 1 jour et 20h de trajet pour atteindre Lanzarote. Peu de vent au départ qui s'intensifie à l'arrivée, jusqu'à 30 noeuds. Si on attend le vent devrait augmenter. Pour ne pas arriver de nuit, nous décidons de partir vers 15h.

A la sortie du port nous avons un peu de vent de travers mais surtout une mer désordonnée...cela ne présage rien de bon. Pourtant nous allons vers "plus de ciel bleu". Nous dînons. Le vent s'intensifie, toujours de travers et la mer se creuse. La nuit arrive. J'appréhende mon quart...nous sommes ballottés dans tous les sens. Jean-Marie n'arrive pas à dormir et vient me rejoindre au bout d'1h. Ouf! Le vent c'est une chose mais les creux de 3m c'est très impressionnant, en plus on se fait mouiller...nous n'avons pas un cokpit central! Heureusement il n'y a pas trop de circulation. On surveille sur le radar les quelques bateaux, ils sont loins. On finit par s'habituer aux mouvements d'IDEM et avec l'arrivée du jour c'est un peu plus rassurant.

La journée se passe...on a très peu dormi. On a quelques petits sommeil-flashs dans la journée. Il faut faire avec! On a peu de voile pour essayer d'avoir une allure la plus confortable possible. Mais on avance bien!! C'est vrai qu'on s'habitue à l'environnement. La 2ème nuit, nous avons des cargos à surveiller, on se rapproche des côtes. Cela nous tient en éveil. La mer se calme un peu. On peut prendre quelques photos de coucher de soleil!


Au matin on change de voile, on met la trinquette. On n'avait pas osé la mettre pendant le trajet car nous ne l'avions jamais utilisée. Nous étions déjà secoués comme dans un shaker on préférait éviter le pont en cas de soucis. Tout se passe bien!! Et au bout d'un moment on voit TERRE! Lanzarote!! Super! Cela nous réchauffe le cœur. Nous sommes contents comme 2 gamins.

On voit Lanzarote dans le fond

Nous avions demandé l'autorisation pour un mouillage à Graciosa, petite île sublime au nord de Lanzarote. (On n'y avait été, l'année dernière avec le ferry.) Mais on nous l'a refusée car trop de bateaux (c'était un dimanche...) Direction donc à la marina de Rubicon au sud de l'île. La marina est superbe, lavoir, supermarché, piscine avec une équipe de surveillance au top et très bien protégée de la mer.

Marina Rubicon
Marina Rubicon
Bâtiments de la marina
Piscine de la Marina.
IDEM amarré à Rubicon

Nous amarrons IDEM au ponton d'attente pour remplir les papiers de la marina. On nous donne l'emplacement 7E. Nous y allons immédiatement et rapidement pour enfin plonger dans notre lit ... journée décrétée REPOS.

Voilà notre mission réussie. Le bateau est à Lanzarote. Pour fêter cet évènement, le lendemain, (la veille nous étions trop fatigués!) nous préparons un bon petit repas de crevettes et ouvrons la bouteille de champagne que nous a donné Armelle, une des sœurs de Jean-Marie, avant le départ.

Puisque c'est la dernière étape, nous décidons de continuer à préparer IDEM pour la suite. L'année dernière et en janvier de cette année, nous avions beaucoup visité Lanzarote. Donc, cette fois ci, travaux jusqu'au milieu d'après-midi puis piscine ou plage. Nous changeons tous les feux de route. Ce qui sous-entend que Jean-Marie doit monter jusqu'au haut du mât. Je n'aime pas ça! Lui non plus... Nous remplaçons par des leds et changeons les caches qui sont tous opacifiės, ils ont 20 ans... Jean-Marie démonte aussi les taquets là où le teck a éclaté à cause de la corrosion. Je nettoie les inox. De l'entretien comme dans une maison! Puis piscine où nous sommes souvent seuls avec un maître nageur pour nous surveiller. On est un peu gêné mais on se dit qu'on lui permet de garder son job...


Seuls à la piscine avec le maître nageur!!

Nous prenons quelques jours de "farniente" et navigons vers île de Lobos. Île presque déserte! 2 jours supers sympas avec une eau transparente, magnifique. Bel endroit ! Nous sommes dans l'eau tout le temps. Snorkeling avec pas mal de poissons, de couleurs moins vives que sous les tropiques mais on commence à voir des perroquets, des snappers.

Île de Lobos
Couleur de l'eau superbe!
On voit Fuerteventura derrière nous.

Au retour, nous nous arrêtons devant la plage de Papagayo, grande plage de sable fin où nous avions été l'année dernière avec Thomas et Pauline. L'endroit semble bien protégé, nous passerons la nuit. On retournera à la marina, demain. Il nous reste encore une semaine!


Papagayo vue du bateau
Papagayo vue des hauteurs de la plage

Nous retournons à la marina pour préparer et ranger le bateau. Nous allons laisser Idem 3 mois et retrouver nos grands et petits enfants. Il nous tarde!! Nous devons passer en Bretagne voir Guégué et Yannick, Haude et Alain, reprendre notre voiture et ensuite, direction Belgique.

Nous apprenons que Lanzarote est passé en zone rouge pour la Belgique...nous espérons que notre avion ne sera pas annulé...nous avons donc l'obligation d'une quarantaine et tests Covid en rentrant. Personnellement nous nous sentons ici en sécurité: 2 sur le bateau, à la marina 3 places de bateau libre à tribord, 2 places libres à babord, très peu de personne sur les bateaux en place, à la piscine nous sommes très souvent seuls avec le maître nageur, encore plus depuis le 1er septembre, très peu de touristes. Notre projet commence à être compliqué avec ce satané virus. Pourrons nous revenir en décembre ??? L'avenir nous le dira.