Carnet de voyage

Colombia 2022

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Juillet 2022
40 jours
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Publié le 15 juillet 2022

C'est le retour de myatlas après le voyage en Asie qui s'était malheureusement terminé précipitamment. Je n'avais d'ailleurs pas eu le cœur de faire une conclusion à telle point la déception était grande. La désillusion maintenant digérée, c'est un nouveau voyage qui m'attend désormais: la Colombie

La principale différence entre ces deux voyages est le changement de partenaire . Félicia est remplacée par l'équipe Interrail- Amérique du Sud. Évidemment que tu vas me manquer, mais ce n'est que partie remise. Vivement l'année prochaine😘😘♥️ . La seconde différence est sa durée . Celui ci va quasiment durer 5 semaines, du 13 juillet au 18 août.

L'équipe se compose de Martin et de Nicolas, instituteurs qui profitent de leurs premiers congés payés pour se la couler douce dans les Caraïbes. C'est surtout l'ocassion pour nous de pouvoir terminer un voyage commencé en 2019 et qui avait vu l'arrivée du COVID modifier tous nos plans. Ce périple va donc avoir lieu en Colombie, mon lieu de naissance en tant qu'enfant de Medellín.


C'est à 10h que la mère de Martin vient nous récupérer pour nous déposer à l'aéroport. Notre vol part à 13h et dure 8 heures pour pouvoir atteindre Montréal. Le voyage est plutôt éprouvant. Je parviens tout de même à dormir deux ou trois heures. Par contre, on n'a rarement eu aussi froid dans un avion. Une question est alors soulevée par Nicolas. La clim est elle toujours adaptée en fonction de la température extérieure ? Et surtout pourquoi est elle mise aussi forte?

On arrive à Montréal à 15h heure local ( 22h en France). On est censés partir pour Toronto, la prochaine escale moins d'une heure après. Malheureusement, ça ne se passera pas comme prévu. À notre arrivée, on recoit pas mal de mail d'Air Canada nous disant que le vol allait avoir deux heures puis trois heures de retard. Désireux d'avoir plus d'informations, c'est avec plein d'en train qu'on se rend au service client pour pour savoir à quelle sauce on va être mangé. Quelle fut notre surprise lorsque Jessy Moulin en personne nous accueille au guichet. Il a troqué ses gants de gardien pour une chemise blanche à manche courte . Une nouvelle identité professionnelle qui s'entend même dans la prononciation. Jess parle désormais avec l'accent québécois. On a toujours su que tu étais un grand professionnel Jess, toi qui est resté 55 ans deuxième gardien de l'ASSE.

Il nous trouve une solution assez rapidement et nous met sur le vol précédent pour Toronto. Il ajoute même que Bogota est une ville super cool et nous souhaite un : " bon voyage les boys". Belle Jess.

C'est donc sur les banc de l'aéroport que je commence à écrire cd premier article. Je ne suis d'ailleurs pas sûr de pouvoir écrire tous les jours . Je vais essayer de me débrouiller le mieux possible en fonction du temps mais surtout de mon envie. Il faut que ça reste un plaisir et non une obligation.

Le vol en direction de Toronto se passe pour le mieux. On s'endort littéralement comme des grosses merdes au cours du voyage.

Arrivés là-bas, la faim commence à se faire ressentir. Le seul fast food présent dans le coin fera donc l'affaire. Ca part alors sur un double Burger cheddar sans frites ni boissons. 20 balles. Merci.

Tu vois Félicia, le voyage commence de la même manière que la Thaïlande. J'espère que vous n'avez pas oublié la glace à 20 euros à Istanbul. Moi non

Le dernier vol pour Bogotá a également une grosse heure de retard. Décidément. On est censés y être pour 06h30. On dort tous les trois comme des cochons pendant plus de 6h

L'arrivée à l'aéroport de Bogotá commence par une longue attente à l'immigration. Cette fois ci, ils sont moins pénibles que les questions posées en Thaïlande. De plus, tu as le droit de sejourner trois mois dans le pays sans nécessité d'acheter un visa. Comme dans tous les pays d'Amérique du sud d'ailleurs.

Il est donc 07h quand on est tous les trois entrain d'attendre nos bagages. Les minutes passent , Martin nous dit :" on a déjà vu passer la valise rouge non?". Claro que si...

Comme vous l'avez compris, nos valises n'arrivent pas. Elles n'arriveront pas quelques minutes après. On a la confirmation finale quand une des femmes nous dit " no mas" ( yen a plus )

On doit donc passer à un stand ( cinquième et sixième photo) pour déclarer que nos valises ne sont pas arrivées. On essaye de se faire comprendre comme on peut entre un mélange d'anglais et d'espagnol. Les femmes du guichet se foutent littéralement de nous lorsqu'on commence à décrire la composition de l'intérieur de nos sacs . " brown birkenstock and blue Adidas por favor". Malheureusement, à cette heure ci on n'a pas bien envie de rire.

On essaye de passer au dessus. On s'en va retirer de l'argent pour pouvoir payer le taxi afin de rejoindre notre hôtel. J'avais réservé un logement dans la Calenderia, le centre ville de Bogotá. Je devais être très fatigué quand je l'ai fait. En effet, il se trouve à plus du 11 km du lieu indiqué. On se retrouve donc dans un quartier assez sympa et qui semble plutôt bien fréquenté. On y est accueillis par un gros chauve Vénézulien, qui va tout faire pour résoudre notre problème de valise. Malheureusement, la barrière de la langue nous empêche de bien communiquer. Heureusement que Google traduction existe. Il continue à nous aider en nous accompagnant acheter une carte SIM. Celle ci comporte 12g go internet et coûte 6 euros le mois. Malheureusement, les compagnies de téléphone Colombiennes ne vendent pas plus de giga. On espère que ça nous suffira. C'est la priorité d'avoir internet au cas où l'aéroport nous appelle à propos de nos valises.

On retourne ensuite à l'hôtel pour y prendre notre petit déjeuner qui se compose de papaye, d'une omelette et d'un toast. Simple mais efficace ( septième photo). La fatigue se fait de plus en plus ressentir mais elle est comblée par l'inquiétude de nos affaires. Heureusement que vous étiez a Félicia et Jade pour gérer tout ça! On va les récupérer demain matin si tout va bien. Un transporteur est censés nous les amener.

Vers 12h , on s'en va faire quelques courses au supermarché du coin. On prend quelques gâteaux, des pâtes mais surtout des brosses à dents/dentifrice. On se pose ensuite dans le lit en traînant sur nos téléphones. Malgré le sommeil, on décide de ne pas rien faire et de sortir cette après-midi. On se rend alors au quartier où on devait loger, la Calenderia. Celui ci est le plus réputé de la ville pour de bonnes et de mauvaises raisons. En effet, il contient tout d'abord de nombreux musées célèbres ainsi que la place Bolivar mais il se veut être très dangereux, en particulier la nuit.

Pour s'y rendre, on fait appel à Cabify, une application du même ordre que Grab ou Bolt en Thaïlande. Le taxi vient nous récupérer assez rapidement. Le trajet dure 1h pour seulement 11 km. Bogotá semble être une vile tentaculaire au trafic immense.

A notre arrivée dans le quartier, un homme qui semble être un sans abri se ballade avec une batte de base-ball dans la main. Sans aucune raison, il se met à donner un coup dans le pneu avant. Bienvenue en Colombie.

A peine sorties de la voiture, un autre nous courre derrière en nous disant " muchachos Cocaina colombiana" . On passe notre chemin mais ça a le mérite de donner le la.

La visite commence par la place Bolivar. Simon Bolivar est un ancien homme d'état qui a largement participé à la libération des meubles sud américains. La place qui lui y était dédiée est plutôt sympa ( huitième photo). Il s'en suit alors de nombreuses rues piétonnes avec de maisons colorés et beaucoup de musée comme le musée de l'Or. Le dispositif de sécurité est impressionnant. Il y a des policiers, des militaires mais aussi des hommes avec des tenues " sécurité privée".

La visite est fortement agréable et passe très rapidement. On flâne dans les rues pendant deux bonnes heures.

On a oublié de vous parler de la météo. C'est actuellement la saison sèche en Colombie. Il est censé y faire assez lourd. Aujourd'hui, on s'est baladés avec une pull qu'on a gardé toute la journée. On n'a toutefois pas eu froid.

On termine la visite du quartier en se rendant dans un café populaire qui propose un choix de café en fonction de la région dans lequel il est produit ( treizième photo). La Colombie est d'ailleurs le troisième producteur de café au monde, derrière le Vietnam et le Brésil. On s'est donc orientés vers trois cafés de trois régions différentes, aux saveurs distinctes. Celui de Nicolas étant par exemple plus fruité .

Un passant nous aborde en nous conseillant de partir de la Calanderia, nous disant que ça allait devenir trop dangereux. On croise même une horde de policiers munis de bouclier ( dix-septième photo). Vers 18-19h, on décide de finir la journée en se rendant à Zona Rosa, l'un des quartiers chics de la ville

Le taxi pour se rendre à Zona Rosa dure une trentaine de minutes. L'ambiance y est totalement différente. Restaurants et bars y règnent en masse ( dix huitième photo) . On boit deux bières et on partage des choses a grignoter( dix neuvième photo).

Le retour se fait à pied . 40 minutes nous sépare de notre hôtel. On est totalement lessivés. Je finis d'écrire ces lignes à 23h30 avec mes deux yeux qui se ferment presque en même temps.

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Publié le 16 juillet 2022

Réveil très matinal pour tous les trois à un peu moins de 6 heures du matin. Visiblement, le décalage horaire a laissé quelques traces La nuit a donc été assez courte pour tous les trois ( moins de sept heures ).

Le programme de la journée va déprendre du moment auquel nous allons récupérer nos valises. Elles sont censées arriver en début de matinée comme je l'avais précisé hier. En effet, on aimerait bien pouvoir se changer et avoir nos chaussures de marche pour pouvoir se rendre à pied au point culminant de la ville de Bogotá, le cerro de Montserrat.

On commence la journée en prenant notre petit déjeuner sur la terrasse avec un fruit et un gâteau. Nicolas et Martin en profite pour écrire leur carnet ( première photo).

Le début de matinée n'est donc pas trop chargée. C'est l'occasion de se reposer mais également de parler de ce qu'on va faire les prochains jours.

Vers 10h, n'ayant toujours pas de nouvelles de nos valises, on décide de bouger de l'hôtel pour se rendre au quartier Usaquen, quartier plutôt bourgeois qui se situe à 3km à pied. Sur le trajet, on se fait la remarque qu'on a du mal à avancer et que marcher est plus compliqué qu'habituellement. C'est sûrement à cause de la fatigue mais surtout à cause de l'altitude. La capitale Colombienne se situe à 2640 mètres d'altitude. C'est d'ailleurs assez courant dans les villes d'Amérique du Sud qu'elles dépassent les 3000m d'altitude. Par exemple, la Paz se situe à plus de 4000 m .Cette ville faisait d'ailleurs de notre premier périple de 2019. Il n'était alors pas aisé de faire de longues distances à pied.

On arrive sur les coups de 11h à Usaquen qui est un quartier piéton. Je vous laisse quelques petites photos de ce quartier traditionnel sud- américain. On profite pour se poser sur un banc pour discuter et profiter de notre voyage et de la vida loca. Le quartier est très sûr. On peut encore y voir de nombreux policiers qui sont pour certains accompagnés de certains chiens. Sur leurs laisses est écrits le message :" chien détecteur d'explosifs" . Ils reniflent les voitures de certains locaux ( je pense). Est ce une sécurité ou un contrôle ?

Ces contrôles sont sûrement dûs à la menace des FARCS, un groupe révolutionnaire ouvrier qui souhaite renverser le pouvoir au nom de la classe ouvrière. Ils ont commis de nombreux attentats ces dernières années. Ceci a poussé le gouvernement a devoir signer un cessez le feu en 2016. C'est d'ailleurs ce groupe qui avait enlevé Ingrid Betencourt au début des années 2000.

Vers 12h, on commence a vraiment avoir faim. On souhaite manger des spécialités Colombiennes dans le coin mais malheureusement rien n'apparaît à l'horizon. On marche donc une vingtaine de minutes pour se rendre dans ce qui est un buffet. Au menu du jour : soupe de mais, carottes avec en accompagnement du riz, pâtes au pesto,du poulet, des légumes, une banane plantin frit . Ce repas très copieux nous coûte trois euros chacun. Ce n'était pas très Colombien hormis peut être la soupe.

Par la suite, on choisit d'aller se poser dans un parc pour se reposer mais également pour jouer à la belote. Nico remporte la première manche du voyage. On y reste deux heures. Sur la fin, on essaye de rappeler Air Canada pour avoir des nouvelles de nos valises. On les avait contactés plusieurs fois en vain la veille et le matin même . Il est plus de 15h, on se rend donc à l'évidence, on doit retourner à l'aéroport.

On helle un taxi car les prix affichés sur l'application cabify sont élevés. Le trajet est une horreur. On reste 1h10 dans le taxi pour 11km. Quel horreur les grosses villes, ca me rappelle Ho Chi Minh.

Arrivés à l'aéroport vers 16h, des personnes nous indiquent que les bureaux d'Air Canada ne sont ouverts que le matin. On essaye de garder notre calme en essayant de les recontacter. Comme par miracle, ils répondent rapidement cette fois ci. L'homme de l'autre côté du fil nous explique que nos valises sont bien arrivées à Bogota ce matin. Il ne sait pas pourquoi elles n'ont pas été envoyés aujourd'hui. Parce que c'est des branquinoles voilà pourquoi. Mais le principal problème est que la valise de Martin est pour le moment introuvable...Il lui donne un numéro avec un traceur pour en savoir un peu plus.

On est littéralements au bout de notre vie. Ce début de voyage est assez intense car on toujours cette crainte permanente.

Sur le retour, on décide de retourner à zona rosa, le lieu où nous étions hier soir. En effet, c'est un lieu avec un centre commercial. Les femmes de l'aéroport nous avaient indiques ( si on a bien compris ) qu'on pouvait acheter pour 150 euros d'affaires en guise de compensation. Malheureusement, ça devient une nécessité. Pour ma part, je commence à sentir ma propre odeur alors que j'avais pensé à prendre quelques affaires de rechange dans mon petit sac à dos.

On va à Zara puis à Nike. On passe pas le meilleur moment de notre vie. Je n'ai tellement aucun goût vestimentaire que je demande à Gautier si chaque vêtement est sympa. Comme un enfant de 10 ans.

On retourne à l'appart en faisant les 3km retour à pied. Le retour se fait vers 21h. En arrivant, on grignote des chips en buvant une petite bière. On se couche sans manger vers 23h.





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Publié le 17 juillet 2022

Troisième jour dans la capitale Colombienne. Le réveil est malheureusement toujours aux aurores à un peu plus de 06h. Pour en avoir discuté ensemble, c'est vraiment la première fois qu'on subit autant individuellement le décalage horaire. Est ce aussi le soucis des valises qui perturbent nos nuit ? Possible. A propos de ces dernières, on a eu quelques nouvelles et surtout la plus importante : la valise de Martin a été retrouvé et devrait arriver demain à 04h00. Le transport de ces trois dernières devraient être effectués demain matin.Ca devient quand même de plus en plus compliqué. Martin a eu toutefois la chance de pouvoir mettre son nouveau calecon puma. En tant que communiste aguérri, il a partagé son deuxième achat avec Nicolas. Parce que grande nouvelles, il n'y avait pas de caleçons à Zara. Vraiment bizarre. Quant à moi, j'ai remis celui du voyage du premier jour. Je me dis qu'il a peut être pu se laver naturellement au fond de ma commode dans laquelle il traînait.

Pour être un peu plus sérieux et surtout pour ne pas paraître pour de gros crasseux, on a quand même changé nos vêtements. Martin et Nico partent avec leurs nouveaux t shirts beaux gosses bleues claires. Quand à moi, mon nouveau survet Nike est de sortie.

Après le coup de fil quotidien à AirCanada, la journée commence par un petit déjeuner qui se compose d' Oreo et de café pris une nouvelle fois sur la terrasse. Classique mais efficace. On discute du déroulement de la journée qui va arriver. C'est là que Nico dit alors. :" oh mais les gars c'est pas aujourd'hui qu'on rend la chambre ?". Ca nous était totalement sorti de la tête. On est donc allés réserver deux nuits de plus avec Martin. 44 euros pour les deux nuits. Ca sera sûrement la ville la plus chère en terme de logement car Bogotá est la plus ville la plus chère du pays.

Après tant d'efforts, on décide de chiller un petit peu sur nos téléphones . Chacun regarde ce qu'on va faire aujourd'hui. En lisant un article, on se rend comphe que le point de vue dont on vous parlait hier ( le Montserrat) est un chemin accessible avec des baskets normales puisqu'il est balisé. Ni une ni deux, on prépare nos affaires pour s'y rendre le plus tôt possible.

On bouge alors de l'appartement vers 10h. Avant de s'y rendre, on fait quelques courses au supermarché du coin pour faire un pique nique le midi. On utilise une nouvelle fois Cabify pour le transport. Un certain Giovanni accepte la course. En regardant son emplacement et avec le temps qui défilé, on se rend compte qu'il ne bouge pas du tout. En fait, c'est juste une technique pour nous faire payer une partie du trajet ( 1 euro) car en annulant la course, on doit forcément payer une sorte de dédommagement. C'est la deuxième fois qu'on se fait avoir de la sorte sur cette application. On décide donc de boycotter Cabify. On en appelle par contre aux dons s'il vous plaît pour nous rembourser nos deux euros si lâchement volés ( je peux envoyer mon RIB).

Pour se déplacer, on décide de télécharger l'application Uber pour le plus grand plaisir de notre cher président. Désolé pour les petits taxis Colombiens mais ca nous en touche une sans faire bouger l'autre. On ne recontre pas de soucis particulier pour se rendre au Montserrat. Pour monter au point de vue, trois possibilités s'offrent à nous : téléphérique, à pied ou funiculaire. Évidemment, l'option sportive est choisie car :" une vue ça se mérite"

Il est 11h quand la marche commence ( deuxième photo ). Le trajet pour monter au point culminant de la ville dure 2.6km avec 400 m de dénivelé positif. On décide de marcher tranquillement mais honnêtement ça grimpe pas mal. Je pense que la montée nous prend bien une bonne heure. Nos vêtements propres ne le sont déjà plus du tout.

Au fur et à mesure de la montée, on prend conscience en voyant la vue qui se dessine devant nous de l'étendue de Bogotá. Elle ne semble pas avoir de limites. Ca reste normale pour la quatrième agglomération d'Amérique du Sud ( derrière Sao Paulo, Buenos et Rio) mais c'est vraiment impressionnant à voir. La ville tentaculaire n'a jamais aussi bien portée son nom que tout là haut.On vous laisse y voir de vous même ainsi que quelques photos bg de nous. On profite de la vue depuis une église qui a été aménagé puis on se pose en contrebas du chemin de croix, sur des petites pierres pour pouvoir manger. Au menu du pique nique du jour : sandwich pain brioché sec au possible avec chorizo et fromages. Tout est si naturel dans ce repas. On en profite pour regarder le programme de l'après-midi. Ca sera la maison Simon Bolivar puis la place Chorro de Quevedo.

Vers 14h, on décide de faire la redescente qui nous prend une grosse heure de nouveau.

Une fois arrivés en bas, on se rend alors à la maison Bolivar, maison qui lui a été offerte dans laquelle il a séjourné 300 jours. Celle ci se trouve à 5 min à pied du départ du Montserrat.

Simon Bolivar, ancien président Vénézulien est connu pour être l'une des figures de l'émancipation des pays Sud Américains contre les conquistadors Espagnols. Il a participé activement à la libération de la Colombie d'où sa popularité ici.

On commence la visite par son jardin puis on continue en visitant l'intérieur. Ca nous permet de voir le luxe de la maison de l'époque mais aussi d'en apprendre un peu plus sur lui. Bolivar mesurait 1m60 et était donc plus petit que Martin et que Lionel Messi. Juste ça. En témoigne son lit sur la quatorzième photo. De plus, les Colombiens semblent lui vouer une sorte d'adoration puisqu'on peut voir dans le jardin une statut du médecin de Bolivar. Pas trop dans l'abus.

La visite est vraiment sympa et nous prend une grosse heure. Par la suite, on décide donc de se rendre à pied à la place Chorro de Quevado. Le chemin pour s'y rendre est proche de l'université de la ville Il est piéton et est très bien entretenu. Des policiers sont toujours présents en masse si vous vous posez la question. Avant d'y accéder, on tombe sur de nombreux places vivantes. Ca donne envie de se poser pour en profiter.

Puis on arrive dans un quartier coloré, animé avec pas mal de graffitis. Vraiment sympa à voir. La place est une nouvelle fois animée et beaucoup de jeunes s'y réunissent pour faire la fête.

N'ayant pas de super retour de base de Bogota, on est agréablement surpris par la ville qui regorge de surprises

On en profite pour se poser pour manger une pâtisserie et boire un café. C'est vraiment délicieux !

Il est alors plus de 17h. On refait appel à un Uber pour revenir à la maison. On y arrive à plus de 18h30. Au retour, Nico va se passer dans le lit puis s'endort par la suite. On reste avec Martin une bonne heure pour discuter avant de rentrer. J'attaque d'écrire vers 20h30 avant d'avoir un gros coup de pompe et de m'endormir une grosse demi heure après. Je me réveillerai plus ou moins en même temps que Nico vers 22h30. C'est alors trop tard pour sortir en boîte comme on se l'était dit.

Vers 23h, on décale de l'appartement pour aller dans un bar et manger. Retour à plus de 1h00



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Publié le 18 juillet 2022

Réveil toujours très matinal ce matin à 06h00. On traine sur nos téléphones en espérant avoir des nouvelles d'Air Canada. Pour rappel, nos valises sont censés arriver ce matin à 09h maximum.

Comme vous devez l'imaginer, les heures passent et nous n'avons toujours aucune nouvelles de leur part. Je passe une partie de ma matinée à les contacter. Avec l'attente d'avoir quelqu'un au bout du fil, c'est plus de 2h de la matinée qui sont sacrifiées. On ne fait donc rien de la matinée à part attendre der leur nouvelles. Le problème principal n'étant pas le soucis des valises mais le fait de n'avoir aucune véritable information concrète et fiable. On ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Ils ne sont mêmes pas capable d'avoir un service client à la hauteur. La deuxième personne qu'on a au bout du fil finit par me dire que le bagage de Martin arrivera finalement ce soir à 18h. Il n'est même pas capable de me dire si elle sera livrée par la suite :" je peux pas vous le dire monsieur". Il y a de quoi s'ouvrir les veines sérieusement.

Après en avoir discuté, on a prévu d'y retourner demain matin pour mettre le poing sur la table et ensuite de récupérer nos affaires. Toutes les démarches ont d'ailleurs été faites pour avoir un geste commercial de la part de la compagnie. Un conseil, peu importe le prix, ne partez jamais avec Air Canada.

Le problème étant que si la situation n'évolue pas de manière positive , on va commencer à perdre du temps sur le programmes et les échéances qu'on s'est fixées.

Il est alors 13h30 quand j'écris ces quelques lignes. On va se faire a manger les pâtes achetés il y a deux jours avec de la sauce tomate. Le paquet de 500 g y passe pour tous les trois.

Cet après-midi, on souhaite aller voir un match de football de l'équipe de Santa Fe, une des des équipes de la ville avec les Millionarios. On a essayé d'acheter des places sur la billetterie mais c'était impossible d'en trouver. On a donc posté des demandes sur des sites Facebook. Aucune réponse nous a été donnée.

Vers 15h, on prend un uber pour se rendre au stade ( 5km de trajet). Ivan Maurico est un fan de Sante Fe. On lui demande quelques conseils notamment dans quelle tribune aller. Il nous répond sans hésiter d'aller dans la tribune Ouest.

Le stade se trouve sur une grande place qui contient également la Movistar Arena, qui doit être une sorte de grand zénith. C'est d'ailleurs ici qu'on doit acheter les places ( première photo). Sur cette première image, l'homme en premier plan nous parle :

" - Vous êtes bien français ?

- Oui oui

- De quel coin ?

- Saint Étienne ( je ne dirais jamais Lyon Félicia)

- Ah oui c'est une grande équipe qui a remporté 9 titres de champions de France c'est ça?

- Euh... ( un peu surpris de ses connaissances) non on en a eu 10.

- Ah d'accord, en tout cas je suis désolé que vous soyez descendu en ligue 2"

Impressionnant. On est incapables, même en tant que fan de foot de savoir combien de titres à la Juventus par exemple.( toujours moins que le Milan Fifi).


La file est plutôt grande et n'avance pas, ce qui nous laisse dubitatif. En avançant un petit peu, on se rend compte qu'il faut passer par une application et remplir quelques documents pour avoir un billet électronique. Aucun billet " normale" n'est alors donné. On prend logiquement du retard. C'est au bout de 20 minutes qu'on rentre enfin dans le stade. Les places nous ont coûte 10 euros chacun. Le stade qui peut accueillir 40,000 personnes n'est pas plein. Ca n'empêche pas d'avoir une bonne ambiance typique sud-américaine. C'est notre troisième match avec Nico après le match à Santiago, le match à Buenos Aires et celui ci. On trouve qu'il y a vraiment une atmosphère particulière différente des stades français. Les gens ont en général plus le sang chaud. Des "puto" partent à travers tout le stade pour n'importe quelle action. On trouve aussi qu'il y a plus de femmes et d'enfants en bas âges qu' en France. On vous laisse quelques photos du stade ainsi que des photos de Martin et de Nico. qui sont a leurs énièmes clubs de cœur après l'ASSE, l'AS Roma, Universidad Chili, Boca Juniors et maintenant Sante Fe.

Santa Fe a remporté le match 1-0 après un but en première mi temps. Dale Lions!!

Le match se termine à plus de 18h. On décide de retourner à Zona Rosa pour boire un coup. Pour s'y rendre, il faut donc faire 4km. On choisit de les faire à pied étant donné qu'on a pas fait grand chose de la journée. On y arrive à un peu plus de 19h. Nicolas et Martin souhaite s'arrêter à Adidas pour s'acheter leurs deuxièmes maillot de la journée: celui de la Colombie.( septième photo) . Je ne l'ai pas pris, je préfère attendre d'en trouver un faux bien immité.

On sort au bar le soir. On mange une nouvelle fois des choses à grignoter. Retour à l'appartement à plus de 00h30


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Publié le 19 juillet 2022

Réveil à 07h00 ce matin. Dans la nuit, Martin a recu un message d'une certaine Erika d' Air Canada lui disant que nos bagages allaient arriver demain dans l'après midi. On lui répond donc en lui demandant une tranche horaire qu'elle ne connaît malheureusement pas. Et avec AirCanada los putos, l'après-midi ca peut être 12 h comme 18h.

On est normalement censés partir pour Villa de Leyva aujourd'hui, un village qui se situe à 04h de Bogotá ( première photo) Le problème étant que le dernier bus part à 15h30. On ne peut donc pas le réserver en ne connaissant pas l'heure d'arrivée de nos affaires. De plus, en discutant avec la femme de l'hôtel, on se rend compte qu'il nous reste encore une nuit. Intrigués, on se dit d'abord qu'il s'agit d'une erreur de leur part. En y réfléchissant, une autre solution nous vient en tête. En effet, on avait réservé trois nuits avant notre arrivée à Bogota, puis repris deux nuits avant hier. Ayant eu quelques heures de retard avec le vol ( 09h30 au lieu de 04h40), on considère qu'ils nous ont fait un check in plus tôt. Beau geste commercial.

On a donc décidé de ne pas être passif aujourd'hui et de ne pas attendre sans rien faire nos affaires. Après avoir discuté du planning de la journée, Nico réserve donc un Bogota city tour qui débute à 10h. Pour s'y rendre, on fait une nouvelle fois appel à un uber. Celui ci nous dépose à la Calenderia, lieu de la visite aujourd'hui. On y est accueillis par notre guide du jour, Daniel.

La visite commence par une explication générale. Il nous informe que la couleur des maisons ainsi que les tags sont légales et souhaités par le gouvernement. En effet celui ci souhaite faire de la Calenderia un quartier reconnaissable à l'échelle des touristes. Puis, on se rend dans le un marché couvert de la ville, le Mercado central. On a locassion d'y goûter de nombreux fruits exotiques à l'image du Guanabana qui est sucre et d'aspect filandreux. C'est le fruit blanc sur la cinquième photo qui ressemble à ceci non découpé sur la sixième.

Après un tour d'une grosse demi heure sur le marché, on se rend sur les places les plus connus de la capitale Colombienne. Daniel nous y apporte quelques explications. On sent qu'il tient à nous donner une vision différente de son pays en dehors des clichés cocaine, Pablo Escobar. De plus, il apporte un message d'espoir pour le futur suite aux derniers élections présidentielles il y a un mois. En effet, Gustavo Petro, première président de gauche de l'histoire du pays vient d'être élu. Il espère que certains privilèges vont cesser dans un pays ou 52÷ des terres appartiennent à 1÷ des plus riches...

Sur le chemin de la place Bolivar, je l'aborde individuellement pour lui poser la question de ce qu'il pense du devenir des FARCS avec le nouveau président. Apparemment, un pour parler serait de mise pour que la situation soit le plus calme possible. Un pays rempli d'espoir.

En arrivant sur la place, je reçois un appel d'une femme me disant qu'elle va nous poser nos valises. Il est alors 11h, peut être le début de l'après midi pour Air Canada...

Je n'écoute donc pas les explications sur cette place. Après avoir vu quelques calle, la visite se termine par un café dans un bar à café. C'est le second qu'on prend dans la capitale Bogota. On s'est tous les trois fait à réflexion. Le café est pour l'instant moins fort et moins bon qu'en France.

Vers 12h, on se rend dans un restaurant près de la place principale. Au menu du jour : empanadas en entrée. Ce sont des chaussons à la viande au riz frit, spécialité qu'on retrouve dans toute l'Amérique du Sud ( onzième photo) . Le plat principale est pour moi Bandeja paisa, une spécialité de la ville de Medellín qui contient riz, œuf, haricot, banane plantin, saucisse ( douzième photo). Que des protéines. Nico et Martin prennent un plat similaire mais qui a un nom différent ( je me rappelle plus du nom). Ils parviennent à terminer leurs plats contrairement à moi qui en laisse une petite partie

La digestion est toutefois compliquée pour tous les trois. On décide de se rendre dans le parc le plus proche pour se reposer. Finalement, ça part vite en belote. Je remporte finalement la deuxième partie du voyage suite à une bataille très sérée.

Vers 16h, on décide de se rendre au musée de l'Or qui est un musée très populaire ici. Malheureusement, on tombe sur la seule journée où il est fermé. Nico a la bonne idée de proposer d'aller au musée Fernando Botero, l'un des artistes les plus connus en Colombie. Il a fait don de ses œuvres ainsi qu'aux œuvres qu'il a acquise dans sa vie ( Picasso, Dali...) à la ville de Bogotà. Son murée se compose de peintures et de sculptures. N'ayant aucune connaissance artistique, c'est assez compliqué de pouvoir juger le travail d'un artiste et d'y émettre un avis. C'est pour cela que je me suis déjà fait la compréhension que les musées ne sont pas accessibles pour tous. J'imagine que quand tu vois un tourbillon de couleurs, tu ne peux pas sans connaissance de l'artiste et de ses œuvres comprendre l'étendu de l'œuvre.

Toutefois, Botero a su avoir son propre style. En effet, ses tableaux sont des représentations d' hommes et de femmes aux proportions exagérées. En faisant ceci, il a su se donner un style reconnaissable et disociable des autres artistes. Il permet aussi selon moi une plus grande interprétation et subjectivité. La visite est en tout cas très intéressante et dure deux heures à peu près.

Vers 18h, on commande une nouvelle fois un uber pour rentrer. Diego Alejandro vient nous récupérer. Pilote de F1 le dimanche, il continue visiblement ses passions la semaine.

Au retour, nos affaires nous attendent enfin. Vous n'imaginez pas le bonheur de porter un calecon propre!


On se pose le soir sur la terrasse. On dort à quasiment 00h00.

Désolé si cette article est un peu bâclée, j'ai du entièrement le reecrire à plus de 22h suite à un beug de myatlas..

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Publié le 20 juillet 2022

Réveil à 07h30 ce matin, notre plus grande grasse matinée du voyage pour le moment.  C'est donc la dernière fois que les mecs écrivent  leurs carnets sur cette magnifique terrasse ( première photo).

Aujourd'hui, nous quittons donc la capitale Colombienne pour nous rendre dans un petit village à 04h d'ici. Il a la particulier de contenir la plus grande place de Colombie. Mais ce n'est pas l'unique raison pour laquelle nous nous y rendons. En effet, nous commençons notre montée dans le Nord du pays qui devrait se terminer le 06 août plus ou moins. C'est la date plus ou moins butoire qu'on s'est fixées pour rejoindre  la région du café puis Medellín. Même si nous partons 5 semaines, il y a énormément de choses à faire dans le pays. On va essayer de s'organiser au mieux pour gagner du temps ou du moins éviter d'en perdre.

   Hier soir, on a commencé à regarder les trajets de bus sur l'application red bus. Comme vous pouvez le voir sur cette photo ( deuxième photo), ce n'est pas les bus qui manquent, ni les sièges. Pourtant, ce matin, en vérifiant les horaires, je me rends compte  le premier bus qui s'affiche sur mon application est celui de 13h. J'en parle donc aux mecs. On se dit mutuellement que c'est bizarre vu la quantité de place qu'il y avait encore hier vers 22h. On décide donc se rendre tout de même à la gare routière pour prendre le bus de 10h15. En sachant qu'il y a peut être un risque qu'on y patiente trois heures ( premier bus de laprem est à 13h30).

   Arrivés à la gare routière, il y a encore des places pour s'y rendre. Billet qui nous coûte 7 euros chacun pour 4 h de trajet.

On est bien installés dans le bus ( troisième photo). Martin l'est si bien qu'il dort rapidement ( quatrième photo ). Le tour de France est affiché sur une télévision, rapidement remplacé par une série Colombienne digne du pire épisode de plus belle la vie. De la musique épique peut s'entendre  à chaque scène même quand la situation  ne semble pas s'y prêter ( cinquième photo). De toute façon, notre niveau d'espagnol ne nous permet pas de comprendre grand chose. On a d'ailleurs l'impression que tout le monde se fout de notre gueule à cause de ça comme la femme à qui on a acheté des empanadas ce matin ( sixième photo). Ils se mettent à nous parler super rapidement sans prendre le temps de respirer. On les regarde alors avec des yeux du désespoir. Voilà comment se passe la majorité de nos échanges avec eux.

Ce matin, cette même femme m'a demandé d'où nous venions. En lui répondant à sa question, elle me rétorque :" hermoso la Francia? ( c'est beau la France). Si si hermoso. Mira me y mi amigos. ( si si regarde moi et mes amis ). Elle s'est mise a rigoler. Ma blague était elle marrante ? Ou cette petite dame nous trouvait si moche qu'elle en a ri? Je préfère me concentrer sur la première option.

En tout cas madame , ton empanadas était plus sec que les forêts françaises.

Ainsi se termine notre première étape Colombienne. Avant notre arrivée, on avait entendu des avis mitigés sur la ville pour tout les défauts qu'a une grande ville : pollution sonore, circulation compliqué. Quant à nous, ça nous a vraiment plu. On est agréablement surpris par la diversité des quartiers et des activités qui peuvent s'y faire. De plus, il y a beaucoup de choses qui n'ont pas été faites à proximité de Bogotà. C'est le cas de la Laguna Gutavita, une lagune sacrée dans le pays. En effet, les peuples Colombien de l'époque, les Musquas, auraient caché tous leurs ors à l'intérieur pour ne pas se les faire voler par les conquistadors. Cest de là que serait né la mystérieuse cité d'or ou Eldorado. Merci encore Iman pour la référence 😀


Concernant les Colombiens, on peut déjà donné notre première impression ( du moins des gens de la capitale ). Ce sont des personnes vraiment tranquilles, pas pressés, sympas et souriants. On ressent une certaine joie de vivre qui se dégage des personnes que l'on voit. La musique dans les Uber est à chaque fois de la musique pour danser la salsa comme c'est le cas actuellement le cas de la musique du bus.

On trouve aussi que les hommes et les femmes paraissent dans une bonne forme. En effet, on a croisé très peu de personnes en surpoids. Les salles de sports sont aussi très nombreuses dans les rues de la Capitale.

C'est à plus de 14h30 qu'on arrive dans le village de Villa de Leyva, un village de 10,000 habitants situé à 2150 m ( 2600 Bogotá, c'est pour ça qu'il ne faisait pas chaud)

On commence par récupère la chambre. On y est accueillis par trois filles d'une trentaine d'années qui sont volontaires ici depuis une semaine. Elles viennent de Bilbao.

On commence par se changer rapidement puis on décale pour le centre ville. On peut y voir la Plaza Major ainsi d'autres rues pavés. La ville est entièrement blanche et cela lui donne beaucoup du charme. On vous laisse quelques photos avec notamment celles de la Plaza de Major et ses montagnes en fond. On se ballade puis on va manger un super gouté: le tres lecches ( treizième photo). C'est un gâteau très sucrés aux goûts pralinés avec du lait et des amandes. Délicieux.

Le gérant nous a conseillé une cascade qui se trouve à 30 min. On décide finalement de se rendre au mirador el santo sagrado Corazon de Jesus qui est un point de vue au dessus de la montagne. A ce moment là, on se dit que c'est peut être une idée de merde. La montée est rude d'autant plus qu'on n'est pas encore assez acclimatés à l'altitude je pense. Mais on en bave quand même. Le trajet dure bien 40 min min je pense.

On y est pour 16h30. Le point de vue est vraiment super sympa ( 14-15-16 ème photo). On se pose un moment avant d'entamer la troisième partie de bellode. Double vainqueur : Martin et Nico, alias la team beau jeu.

Le couché de soleil doit avoir lieu à 18h15. On va donc attendre jusqu'à ce moment. Malheureusement, il y aura seulement quelques belles éclaircies comme sur les photos. Un nuage couvre le point de vue la plupart du temps.

On descend donc directement à un peu plus de 18h car le vent s'agite et qu'il commence à faire vite. Le descente se fait en 30 minutes. Arrives dans la ville, on s'en va faire des courses pour le soir puis pour prendre des gâteaux/cafés/ fruits. Au menu des chefs cuistos du soir : riz maillot mayonnaise. La simplicité des bonnes choses.

C'est l'ocassion de rencontrer Lucas, un allemand qui vient juste d'arriver. Je discute juste quelques mots avec lui. On s'en va pour manger quand je le vois tout seul. On lui propose alors de manger avec nous, ce qu'il accepte. Nicolas s'en va pour lui parler en lui demandant s'il était allemand. Il lui répond alors:" si c'est dans une case que tu veux me mettre oui je viens d'Allemagne.. Un citoyen du monde comme se qualife Manu Chao par exemple. Bref, ça reste quand même un peu agressif comme réponse. Va rebondir après ça.

La soirée se passe bien. On discute de tout et de rien tous ensemble. Lucas a 27 ans et est prof de langues. Il fait un voyage à travers la Colombie, le Pérou et l'Equateur.

On se couche vers 00h00.






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Publié le 21 juillet 2022

Réveil à 07h30 pour tous les trois. La nuit a été compliqué notamment à cause de le dureté du matelas, le bruit de la musique espagnol jusqu'à plus de 02h mais aussi avec la lumière du jour. Ils sont incapables de faire des rideaux ces Colombiens.

   La journée débute par un petit déjeuner composé de café, de gâteaux et une banane chacun. Le soleil tape déjà à cette heure ci. Il semble  y faire beaucoup plus chaud qu'a Bogota. En me renseignant hier sur la météo en Colombie, j'ai pu y lire que la température de la capitale dépasse rarement 21 degrés au cours de l'année.

Les volontaires Espagnols ainsi que Lucas font du yoga dans le jardin. Les filles y dorment d'ailleurs dans une toile de tante.

En voulant me faire un café, je vois Lucas qui est pris en sandwich par une meuf et Gaya, le boss de l'hôtel. Celui si s'improvise ostéopathe et leur faire réaliser des étirements un peu bizarre. Je ne suis peut être pas assez ouvert d'esprit, mais il y avait qu' un pas entre ces mouvements et le début d'un plan à 3.

  

  N'ayant pas pris de décision hier quant au déroulement de cette journée, il va falloir être efficace. Deux solutions s'offrent alors à nous. La première est de rester une journée de plus ici et ainsi  réserver une autre nuit. Si on fait ça, on va faire un trek de 8h pour se rendre à  une lagune. Le premier problème est que celle ci n'a pas l'air incroyable et l'entrée du parc n'est pas donné pour quelque chose de peu réputé ( +10 euros/ personne). Le second problème, le principal, est le temps. En effet, on perd encore une nouvelle fois un jour. Et malheureusement, ça ne peut se rattraper.

  La seconde option  est de quitter Villa de Leyva pour se rendre à Mongui, un petit village situé à quelques heures de bus ( première photo). Il est le point de depart d'un trek peu réputé qu'on tient absolument à faire tous les trois : le paramo de Oceta.

Pour s'y rendre, il faut prendre trois bus :


1) Villa de Leyva- Tunja

2) Tunja - Sogamoso

3) Sogomaso- Mongui.

   Comme vous vous en doutez, il y a toujours une petite contrainte à devoir régler. On n'arrive pas à trouver de bus sur l'application quant au 2) trajet ( Tunja- Sogomaso).

Malgré ce problème, on préfère tous les trois se  pencher sur le deuxième choix.

J'essaye de trouver des taxis sur Facebook en tapant :" Tunja taxi" pour qu'ils nous emmènent jusqu'à Sogomaso. A l'écriture de ces lignes, on n'a toujours pas de solution. Comme un problème n'arrive rarement seul, aujourd'hui est un jour de fête nationale. En effet, le 20 juillet 1810 est le début de la République de la Colombie. Ca me rappelle étrangement le problème au Vietnam Félicia. Je pense qu'a la lecture des ces lignes, tu vas penser pareil que moi 😘

   Vers 09h, on se rend à la station de bus qui se situe à 10 minutes de marche. Sur le chemin, on commence a prendre des souvenirs. Martin s'achète un pull magnifique en laine. Je pense que je l'aurais pris aussi si j'avais encore de la place dans mon gros sac à dos. Mais il est déjà bien rempli et pèse plus de 16kg.

C'est l'occasion pour Nicolas de se faire un  nouveau ami ( deuxième photo)

On arrive à  Tunja à 11h. La gare est le batiment le mieux entretenue qu'on a vu depuis notre arrivée dans le pays ( troisième photo).

Coup du destin ou la chance avec nous, il y a un bus qui part pour Saramoso d'ici dix minutes. Merveilleux, on va donc arriver assez tôt à Mongui. Je profite du bus pour réserver les deux nuits dans le village. Elles nous coûte 44 euros/3/2 nuits soit 7 euros la nuit. Le dernier Saramoso Mongui dure une heure.

   On arrive dans le centre ville vers 15h. Le village est vraiment sympa avec une place principale qui ressemble à celle de Villa de Leyva.

Notre estomac commence a crier famine. On s'arrête donc manger dans un restaurant au hasard. Au menu du jour: une bonne pièce de boeuf pour Nico et moi avec quelques frites, du riz. Martin se penche plutôt sur du porc. Du sirop de fraise nous est servi en guise de boisson ( quatrième photo)

Par la suite, on va pour poser les sacs à l'hôtel qui se trouve à 5 min de marche. Une fois arrivés, on interroge la gérante sur le trek du lendemain. Celle ci nous dit alors que le Paramo est fermé. Elle essaye de contacter une amie à elle qui confirme ses dires. Cette ami s'appelle Maria et est la guide qui est censé nous accompagner le lendemain. En effet, je l'avais contacté quelques jours avant pour réserver officieusement le trek avec elle. Elle avait accepté en me disant qu'il fallait payer plus tard. On est donc sur le cul puisqu'on est venu à Mongui seulement pour ça.

   Après s'être débarbouillés, on retourne dans le centre ville pour essayer de trouver un autre guide. Martin s'en va pour demander une cigarette à deux touristes et une Colombienne, assis en terrasse. En discutant un petit peu, on se rend compte que la Colombienne est Maria. On  en profite alors pour lui demander des explications. Apparemment, le Paramo est fermé pour des raisons politiques. Toutefois, les deux touristes s'y sont rendus aujourd'hui. Le départ  doit désormais s'effectuer de Mongua, un autre village à 1h30 de bus. 1h30 de bus pour 13km entre Mongui et Mongua...

Maria nous propose de nous accompagner le lendemain à Mongua en prenant en considération  le fait qu'on puisse  se faire refouler et rentrer bredouille au logement

  On en parle alors tous les trois. De toute façon, on n'a pas trop le choix. On va donc prendre le risque.

Ce trek dure 18km avec 1000 m de dénivelé positif. On est censés monter à plus de 4000 m. Cela donne vraiment envie ! On espère vraiment le faire.

   Vers 16h30, on décide de monter un point du vue sur mappsme baptisé par un français :" endroit idéal pour faire la sieste". Il faut 1h pour y monter avec une nouvelle fois pas mal de dénivelé. D'autant plus que Mongua se situe à plus de 2950 m d'altitude. Ca va faire  une bonne mise en jambe pour le lendemain.

On y est pour 17h30. On se cale un petit moment avant de commencer une partie de carte qu'on termine précipitamment. En effet, la nuit est vite tombée et il commence à vraiment faire froid.

On est toutefois subjugués par la beauté des Andes et des diversités des paysages. Le plus fou c'est qu'avant hier on était dans une ville de plus 10 millions d'habitants là , on dort dans un village de 3000 habitants.

La descente se fait tranquillement pendant 30 minutes. En arrivant au village, on s'arrête dans une petite supérette pour faire quelques courses. On a prévu de se faire une omelette ce soir et de manger des pâtes qu'on mettra dans un tuperware le lendemain.

En arrivant dans la petite cuisine mise à disposition, il n'y a sel ni poivre ni beurre/ huile pour faire l'omelette. Ca sera donc des pâtes à la sauce ketchup. C'était vraiment un repas immonde. Martin fait semblant d'apprécier les pâtes. C'est l'occasion de vous montrer son pull de beau goss( onzième photo).

On finit la soirée vers 21h30 en écrivant les carnets pour les uns, et myatlas pour les autres.



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Publié le 22 juillet 2022

Réveil à 06h40 ce matin. Ca a donc été notre plus longue nuit du voyage avec plus de 09h de sommeil.

J'écris à la gérante de l'hôtel, Diana pour lui demander si c'est toujours bon pour le petit déjeuner. En effet, les 7 euros par personne par nuit comprennent le meilleur repas de la journée. Elle ne me répond alors qu'on s'est mal compris et qu'elle pensait qu'on allait le prendre à 07h30. On est un peu surpris de sa réponse. En effet, le seul avantage de ne pas parler espagnol est que je ne fais pas de chichi à l'écrit. " bus : 07h30. Es possible de tenere il desyauno a 07?". Si ça ce n'est pas clair...

Tant pis, je m'en vais préparer trois cafés en guise de compensation. Il reste également trois gâteaux de la veille. Cela devrait faire l'affaire.

Finalement, elle me réecrit en me disant qu'elle s'est arrangée et qu'on peut finalement  venir . Il est alors 07h20 quand elle nous le sert . ( première et deuxième photo). Délicieux mais on doit vite le dévorer car notre bus part à 07h30. On se depeche alors  de s'y rendre.

Maria nous attend à la place principale. On prend un premier bus pendant 10 minutes pour se rendre à un arrêt de bus en attendant le second .

Pendant les 20 minutes d'attente, on commence à faire connaissance avec Maria. Elle nous dit qu'elle est née à Mongui et qu'elle a deux filles, une de 22 et de 19. La première est ingénieur tandis que la seconde fait des études d'anthropologie. Elle est divorcée depuis peu.

Martin l'interroge à propos beaucoup des camions remplis de charbon qui passent  devant nous. Elle nous répond que des mines sont présentes à proximité et qu'elles sont très dangereuses.9 personnes y sont décédées l'année dernière. Elle a d'ailleurs perdu un frère et deux neuveux là bas....

On continue notre discussion en abordant le sujet de la santé. Elle nous raconte qu' en Colombie , les soins sont emboursés à 70÷ pour les plus pauvres. Si tu as un peu d'argent , tu payes. Pas top ce système de soit tout soit rien. On finit par aborder le sujet des études. Les universités sont privés et très chères ( environ 3000 euros le semestre). Je me demande comment elle parvient à financer les études de sa fille.

Le second bus arrive. On se rend dans le petit village de Mongua qui est un village vraiment magnifique au bord des Andes Orientales ( troisième photo ). Le café du matin est obligatoire pour elle. On se pose alors avec elle pour en boire un. Il est vraiment excellent !

Ca nous permet aussi d'acheter notre repas du midi : des empanadas. Maria en prend également.

     A 08h45, c'est le départ du trek. Sur les premières minutes , on croise de nombreux villageois. Ceux ci sont tous très polis et nous saluent chacun à notre tour avec diverses forme de politesses.

   Le départ est rude (quatrième photo). A ce moment là, on sent que Maria traine un petit peu du pied. Sans méchantée aucune, elle n'est pas non plus toute jeune et ne semble pas en super forme physique. Je décide de lui prêter un de mes deux bâtons pour le trek d'aujourd'hui.

Les paysages sont bons au début mais sans être impressionnants. Comme dit Martin, on peut trouver les mêmes dans la campagne française.

Maria est une personne engagée,  lunaire, atypique et vraiment touchante. A chaque fois qu'elle est un petit fatiguée, elle s'arrête pour nous raconter une anectode. Par exemple, sa fille souhaite devenir joueuse de foot professionnelle. Elle a joué pour la sélection de Boyaca( une région) et a notamment joué contre l'America de Cali, un de plus gros clubs d'Amérique du Sud.

Elle est très bavarde et ce n'est pas pour nous déplaire. Elle semble de plus très engagée pour la protection du Paramo et plus généralement de l'environnement. En effet, on peut largement voir en se baladant la déforestation. De plus, elle nous explique pourquoi on doit partir de Mongua et non de Mongui. Il s'agit d'un conflit avec les propriétaires terrains, éleveurs de bétails. Une partie d'un article explique d'ailleurs bien ceci :" Le paramo de Oceta est au cœur d'une politique complexe  et récurrente en Colombie : comment associer développement touristique, protection des espaces naturels, complexité historique de la répartition des terres, permanence de l’activité agricole locale, respect des populations locales, paysannes et indigènes…

Bien que le Páramo de Ocetá fasse partie due aire protégée " parc naturel régional ' cette dénomination offre au final très peu de protection puisque la plupart des terres de ce parc sont privées et n’appartiennent pas à l’état."

Ainsi, Maria nous demande d'écrire chacun un mail à l'UNESCO pour que sentier soit protégée. C'est à ce moment qu'elle prendra se retraite selon ses dires.

  A ce propos, le Paramo est un écosystème qui se trouve sur la zone équatoriale entre 3000 m et 4000 mètres. 58÷ des paramos sont en Colombie mais il y en a aussi aussi en Afrique également. Par exemple, une partie du Kilimandjaro en Tanzanie est un paramo. C'est un écosystème qui se développe à travers l'humidité et est donc une ressource en eau pour les populations.  Selon Maria, la préservation des paramos doit être une " lutte" car ce sont " l'origine de la vie.  Une ressource d'eau illimitée.

Le Paramo de Oceta n'est pas une visite récurrente des backpackers ou voyageurs lambda. Pourtant cela est sûrement le trek que j'ai préféré faire.

    On effectue un chemin de 7km jusqu'à une lagune : la lagune noire ( voir photos). On se croirait en Islande, du moins ce qu'on s'en immagine : une immensité de territoire ses aucune personne avec des cascades.

Le chemin est boueux avec pas mal de dénivelé mais largement faisable. Maria  semble avoir trouvé son rythme de croisière et avance à bon pas.

Par la suite, 2km doivent s'effectuer pour rejoindre le point culminant à 4000m. On sent que ça commence à devenir un peu plus compliqué. En effet, il faut traverser deux rivières en évitant de tomber dans l'eau au risque d'avoir le pied tout trempé ( dixième photo)

Le parcours continue quand deux chemins de boues d'une dizaine de mettre se dresse devant nous. Pour passer, il faut s'accrocher au barbelé en faisant contre poids avec son corps ( onzième- douzième photo).

Le temps se gâte logiquement et l'humidité semble être a son paroxysme. L'air est si frais et le vent souffle par parcimonie. Le bruit du vent signifie dans ses coutumes, la présence des ancêtre à tes côtés.

On continue la montée pendant 2km pour atteindre le pont culminant à 4000m. Les paysages sont magnifiques avec les frailejones qui les dessine. Ce sont des plantes typiques d'un paramo. On vous laisse en profiter sur les images. C'est comme si on était dans un autre monde.

La montée est de plus en plus compliquée. On atteint le sommet pour 13h30, soit l'heure des empanadas. Le repas se mange assez rapidement. Le froid est assez important à ce moment là. Dieu bénisse les collants et la laine de mérinos. Après avoir profité une dernière fois de ces paysages, on se lance dans la descente.

On effectue les 2km retour jusqu'à la lagune avant de survivre au parcours une seconde fois. Malheureusement, une faute d'inattention va faire que mon pied glisse dans une flaque ( 22 photo). On se rend par la suite à la cascade ( 23 photo). Muy lindo. Le retour jusqu'à Mongua est vraiment sympa avec un temps dégagé ( 24 photo). On y arrive à 16h30.

On retourne boire un café puis on prends les bus retours pour rentrer à Mongui. Je cours derrière le bus pendant 150 mètres car il s'apprête à partir. En pleine forme en ce moment . Merci les Andes.

Arrivés à Mongui à 18h30 à Mongui. A peine arrivés, Maria nous demande si on souhaite boire une bière. Évidemment qu'on le souhaite.

A ce moment là, elle se fait prendre en photo par deux policières. On lui dit " oh maria tes trop une star " . Elle ne semble pas du tout surprise de la photo bizarrement. Elle nous explique qu'elle est une leader sociale. Pour sa protection, des policiers doivent la prendre en photo chaque matin et chaque soir ou du mois se prendre elle même en photo avec la date du jour pour signaler qu'elle est en vie. Quelle folie ....

Elle est engagée dans le nouveau parti du gauche du nouveau président Gustavo Petro. En buvant la bière, elle nous montre une photo d'elle avec des locaux et la vice présidente Francia Marquez. Quelle femme!

La discussion avec elle est si agréable et triste à la fois. Elle nous dit qu'elle a connu le bombardement de Mongua par les FARCS pendant 2 mois. Mongui n'a pas été attaque car le chef des FARCS était natif de cette dernière...

De plus, elle commence à avoir les larmes aux yeux quand elle commence à parler de l'époque des narcotraficants et de la peur quotidienne dans sa vie. Elle nous dit :" imaginez tu vois un ballon de foot passé, tout le monde part car il croit que c'est une bombé..."

A ce propos, le nom de Pablo Escobar n'est jamais prononcé ici. Son surnom est Voldemort, l'homme dont on ne prononce pas le nom.

On voulait en boire une deuxième mais il était l'heure de rentrer pour prendre sa photo.

Retour à l'appartement vers 20h. Nico le cuisto nous fait son omelette bien beurré et délicieuse. L'une de ces spécialités avec le sandwich au cordon bleu ( 25 ème photo)

Je finirai ce myatlas d'une de mes journées de voyage préféré par l'une de ces citations :" Avec tout ce qu'on a connu, on ne peut être qu'heureux. Gardons espoir en l'avenir."





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Publié le 23 juillet 2022

Réveil à 06h45  pour moi  ce matin, un peu plus tardif pour les mecs à plus de 07h30.

Aujourd'hui est une journée importante pour eux  puisqu'ils ont eu leurs affectations en tant qu'instit pour l'année prochaine. Nicolas alternera entre une école maternelle et une école primaire sur Saint Étienne. Martin, quant à lui fera 75÷ dans une école primaire et le reste dans une ITEP à Toulouse.

   On fête ça avec un super petit déjeuner. Le même que la veille ( fruits + omelette) mais cette fois ci, on prend le temps de l'apprécier.

   Par la suite, on retourne faire nos sacs avant de partir . Aujourd'hui va donc être une journée transport puisqu'il faut se rendre à San Gil ( première photo). C'est une ville réputée pour le sport. En effet, on peut y faire du canoying mais encore du parapente pour 30 euros. Ca sera sûrement pas pour moi. J'ai vu intouchable et je tiens encore à garder l'usage de mes jambes. Mais bon ne sait on jamais, ya que les cons qui ne changent pas d'avis.

   On a donc réservé  deux nuits sur booking. Nuits qui coûtent seulement 10 euros ce qui nous semble bizarre . Le gérant de l'hôtel nous contacte alors pour nous dire que le prix n'est pas correct. Selon lui, la  nuit coûte véritablement 10 euros par personne et par nuit. On peut comprendre qu'il y ait une erreur mais celui ci refuse d'annuler notre réservation. En effet, il attend que je le fasse. Dans ce cas précis, je perdrai les 10 euros initials. Il essaye donc de nous la mettre. On a contacté booking pour ce litige. 

   Notre journée transport commence à 09h30 pour aller de Mongui à Saramoso, puis Saramoso Tunja. Le dernier bus de la journée , Tunja- San Gil dure plus de 05h. Il s'effectuer dans un minibus. Étant tous les trois aux places de derrière, surélevées, je ne peux même pas dire combien de fois ma tête a touché le plafond et la vitre. C'est finalement un peu avant 18h qu'on arrive au terminal de bus de San Gil. 2km nous séparent du nouveau hôtel qu'on a réservé : Chichamocha. Cet hôtel nous coûte 20 euros pour 3 les deux nuits.

On décide de faire le chemin à pied. Tout se passe bien pour le mieux jusqu'à la grande montée qu'il nous reste à faire pour atteindre l'hôtel ( deuxième photo). C'est une auberge de jeunesse de six lits. On est seulement tous les trois cette nuit là. Des personnes vont toutefois arriver demain soir. Le logement est assez peu pratique : pas de serviette, pas d'eau chaude, draps sales dans certains lits, logement sale de manière générale. Mais bon voilà dix euros la nuit...

La terrasse est belle et l'hôtel est bien situé. Maurico le gérant a l'air aussi super sympa!.

Des notre arrivée, il nous présente tout ce qui peut se faire à San Gil et dans les environs. San gil est réputé comme la ville la plus sportive de Colombie avec de nombreuses activités proposés : parapente, treking, rafting, saut à l'élastique.

Le soir, on sort sur la place principale pour boire des bières et discuter du programme des prochains jours ici. Vers 21h30, on se rend au restaurant du coin où on y déguste une " assiette traditionnelle" qui est une composition de viandes, maniocs....( troisième photo). C'est un peu à l'image de Bogotá: important en quantité mais aucune finesse. La Colombie ne semble pas être le pays de la finesse gastronomique.

On se met au lit vers minuit.




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Publié le 24 juillet 2022

Réveil à 06h30 ce matin. La nuit s'est globalement bien passée. Je dis bien globalement car vers 04h00 du matin, une fille est entrée dans notre dortoir. Je me suis d'abord dit que le charme de  Nico en avait encore fait tomber une. Mais c'est juste venue s'installer pour dormir dans les lits en face des notres. C'est assez surprenant à cette heure ci. Elle a peut être connu une galère de bus. On est donc chacun à un étage de lits superposées.  Martin étant en bas et Nico en haut

  Je me réveille donc en même temps que Martin qui est celui qui dort le moins du voyage pour l'instant.

On se rend alors tous les deux sur la terrasse du haut. Maurico le boss nous a servi un café et vient discuter avec nous. Il est marié et a deux enfants. Il a deux hôtels dans la ville et se plaint d'être trop taxé par l'état (32%). Maurico est comme vous l'avez compris un mec de droite ou un social démocrate. Notre désamour pour lui commence ainsi 1ici. Trêves de plaisanteries, on peut comprendre que ça fasse chier de donner 32 ÷ de ton salaire quand tu travailles toute la journée. On continue à parler d'argent . Le salaire moyen pour un Colombien est de 250 euros par mois. L'essence semble y être au même prix qu'en France. En effet , 1 euro =4500 pesos colombiens. Les stations services affichent 9000 pour le diesel soit deux euros.

C'est un mec vraiment très sympa qui nous donne pas mal d'informations sur ce qu'on peut faire dans les alentours. De plus, il est vraiment honnête car même en vendant des petits déjeuners, il nous conseille de nous rendre au marché locale pour y prendre un bon petit déjeuner. C'est ce qu'on le fait. Il se situe à 5 min à pied.

Au menu du jour pour nous : big salade de fruits avec quelques céréales et du lait concentré dessus. Délicieux ( première- deuxième photo). Notre corps nous remercie du bien qu'on lui apporte. Sans déconner je pourrais manger ca tous les matins. Ca me rappelle la Thaïlande Félicia...

En dégustant notre super petit déjeuner, on voit l'une des femmes préparer une sorte de shaker. Elle y mélange plein de choses différentes. Elle voit que ceci attire notre curiosité donc elle nous en fait goûter un petit peu. Après l'avoir gouté, on décide de s'en prendre un chacun.

C'est une sorte de milkshake base lait avec du fruit confit qui est du alibertia patinoi. Elle rajoute ensuite du whisky, du brandi, du miel, du cacao, une sorte de fiole où il est inscrit protéines. Elle a peut être rajouté un peu de stéroïdes. J'ai impression que mon tour de bras s'agrandit tout seul. En tout cas ,notre estomac lui est bien plein.( troisième photo)

   Je commence à écrire ces lignes sur le chemin de Barichara. Il est alors un peu plus de 10h. Barrinchara et San Gil se situent donc dans la région de Santander. C'est la troisième région que l'on traverse après celle de Bogotà et celle de Boyaca. Il y en a 32 au total dans le pays.

Le climat est totalement différent des autres pays puisque nous sommes à une  altitude moins importante. San gil se situe par exemple à 1100 mètres. De plus, en montant dans le pays, on se rapproche de plus en plus des Caraïbes donc la chaleur se fait enfin ressentir.

  Barichara est considéré comme l'un des plus beaux villages de Colombie et on peut rapidement  comprendre pourquoi  ( voir photo). Il se présente sous la même forme que Villa de Leyva avec des habitations blanches pour la majorité. L'atmosphère y est relaxante.  On y  croise rapidement Bryan qui nous dit qu'il doit partir prendre le bus et qu'il ne peut pas parler. Encore un qui ne nous aime pas.

    La  visite débute par  l'église du village puis on se rend rapidement à ce dont pourquoi on est venus: le camino de Real, qui est une randonnée pour rejoindre le village de Guan. Cette randonnée est censée durer 5km aller mais on pense qu'elle fait plus. En effet, après 15-20 minutes de marche, il est alors marqué guane : 5.1km. Maps indique quant à lui 7.4km aller.

Il fait très chaud aujourd'hui, sûrement moins qu'en France quand même . C'est la première fois qu'on met un short et un t shirt du voyage. Et je crois que notre corps sent la différence de température. Personnellemenrt , j'ai vraiment eu du  mal à me traîner aujourd'hui. Je me sens assez fatigué.

Le chemin est magnifique avec les montagnes en fond. La verdure y est très dense.

On peut vraiment et déjà dire qu'il y a plusieurs Colombie. Il y a quelques jours on était a 4000 m dans un écosystème unique. La, tu te retrouves dans un petit village pavé magnifique . Pour moi, Barrichara est vraiment à ce dont à quoi je pensais quand on me parlait de Colombie.

On arrive au village de Guane vers 13h. On y fait un petit tour avant de s'arrêter manger dans un petit restaurant locale. Au menu du jour: soupe + plat typique Colombien : viande, manioc, riz... ( 9-10 eme photo)

La digestion s'effectue sur l'herbe de la place principale du village . Vers 15h, on commence la remontée. Le routard indique que le retour dure trois heures. On accélère le pas , pressés de rentrer à Barrinchara. C'est finalement en 1h15-20 que le retour s'effectuera d'un pas determiné.

   On mange une glace vers 16h pour le goûter. ( 10 ème photo) puis on se pose dans un parc pour faire une partie de bellote. Le dernier bus de 19h10 nous ramènera à San Gil. Le trajet dure 45 min voire 20 min avec la rapidité du chauffeur. Tranquilo dans la vie mais pressés sur la route

Le soir on se fait à manger tranquillement en restant à l'appartement.

On fait un semblant de discussion avec une fille de notre âge qui est aide soigante à Bordeaux. Je dis bien semblant de discussion car on n'a jamais entendu parler quelqu'un autant d'elle même. En fait elle parle et nous on écoute. Elle est d'abord sur les côtés de Martin. Pour être tranquille, il lui fait bien comprendre que je suis infirmier et qu'on a un point commun. C'était sûrement les trentes minutes les plus longues de ma vie. Elle nous a finalement lâche au bout de 30 min. C'était déjà si long




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Publié le 25 juillet 2022


    Réveil à 7h30 ce matin avec une nuit qui s'est relativement bien passé. On n'a pas été réveillé par les hurlements/cauchemards de Nicolas ni par une personne qui vient dans la chambre à 04h00 du matin.

   On commence la journée en se rendant sur la terrasse boire un petit café. Le petit déjeuner d'aujourd'hui se compose d'une pêche chacun et de quelques petits gâteaux.

Au programme du jour : canoying. J'avais aucune idée personnellement de ce que c'était. En fait, je confondais rafting et canoying.

  Vers 09h, le chauffeur vient nous chercher . 30 minutes de van plus tard où la mort a failli une nouvelle fois nous frôler, on arrive enfin à notre point d'arrivé : le canyon de Chicamocha . Il est le deuxième plus grand canyon du monde derrière celui du Grand Canyon aux USA.

Avant de commencer, je tiens à préciser que je suis un vrai trouillard et je n'ai jamais été casse cou . En espérant que tout se passe pour le mieux et que cette activité puisse m'aider à surmonter certaines peurs

On débute  l''activité en enfilant nos équipements.

   Tout d'abord, on contourne deux rochers puis on saute dans la rivière. Le saut est de 4 mètres puis on nage dans la rivière pour rejoindre le bord. Tout se passe bien pour l'instant pour  tous les trois.

La deuxième étape est la descente en rappel. Martin en a déjà fait une fois il y a quelques années tandis que Nico l'a fait il y a un gros mois pour la première fois. Personnellement, ce n'est pas mon cas et je me fais caca dessus devant les 8m mètres qu'il faut descendre. 

Les mecs s'élancent en premier et tout se passe pour le mieux. Quelques minutes après, c'est donc à mon tour de passer. Le mec m'explique vite fait la technique en me disant qu'on peut utiliser soit une soit deux mains pour pouvoir se freiner. Je commence à descendre péniblement. Dans un élan de stress ou de mauvaise gestion de mon matériel, je ne contrôle plus la corde. Je tente de descendre avec les deux mains mais malheureusement l'une m'échappe.  Heureusement pour moi, une roche est présente deux gros mètres en dessous de moi. J'atteris par chance sur mes fesses. Ma descente des autres mètres s'avère alors  compliqué pour moi avec la peur  de ce qui vient de se passer. Honnêtement, je pense que j'ai eu dans mon malheur beaucoup de chance.

La descente se fait  à deux par deux. Le problème étant que le mec est censé m'assurer en bas et me tirer si besoin.  Le problème étant qu'il assure deux personnes à la fois. Il ne peut donc logiquement  pas contrôlé les deux. Pour être honnête, ça  me met un petit froid pour continuer la journée.

    Par la suite, on continue à marcher sur des roches, descendre une petite falaise à l'intérieur de grotte. C'est un petit peu de la spéléologie.

Je n'ai pas le temps d'appréhender plus que cela. La deuxième descente en rappel doit déjà s'effectuer avec plus de 30 mètres de cascade qui se dresse en dessous de moi. Le mec me fait passer en premier et est plus concentré sur on cas. Cette fois ci, j'essaye de rester serein et de ne pas trop appréhender. J'arrive à descendre sans tomber cette fois. Ce n'est pas quelque chose de très compliqué mais il faut avoir la technique que j'ai cette fois ci comprise. Nico m'avouera que par peur, qu'il n'a pas regardé ma descente. J'entends tout de même sa voix me vriznt.  des " allez vas y Hugo c'est bien comme ça ". Quel boss ce mec.

Tout le monde descend puis on doit effectuer la remontée sur une échelle de câble tendue qui part d'un rocher pour arriver au dessus de la cascade. Vaut mieux y aller doucement surtout quand tu as peur du vide.

Puis, on commence notre remontée tout doucement. En effet, étant un groupe de dix et de non expérimentés, chaque étape prend effectivement du temps.

   L' étape qui suit est la remontée d'une petite falaise avec un filet. Tout se passe bien jusqu'ici.

Par la suite, on arrive à un pont de singe au dessus de la rivière à 4 mètres en hauteur.

On se baigne ensuite un petit peu dans l'eau avant de remonter jusqu'à la voiture. Le chauffeur fou nous amène alors faire de la tyrolienne dans la canyon. C'est la plus grande d'Amérique du Sud avec près de 140 mètres. On fait donc l'aller retour au dessus de celui ci. Je n'avais jamais fait de tyrolienne de ma vie. Dans les 35 secondes que dure la traversée , l'impression de voler est vraiment folle. L'avantage de faire l'aller retour est que tu peux plus en profiter la seconde fois étant donné que tu n'as plus d'appréhension. C'est mon moment préféré de la journée. J'en parle à l'instant avec Martin sur la terrasse qui me dit qu'il s'agit aussi de son moment préféré.

Pour finir la journée, on se rend au niveau d'une balançoire géante qui surplombe la canyon. J'avais pas mal d'appréhension également mais c'était vraiment sympa.

   En conclusion, je dirais que la journée s'est passé au mieux. On a chacun su dépasser nos limites pour réaliser des activités jusqu'à alors inconnus  pour la plupart. C'est vraiment un moment différent du voyage habituel  que l'on vit  habituellement . Je dois dire que ce  changement s'avère bénéfique. En effet, on n'oubliera jamais cette journée canoying au dessus d'un canyon immense et  verdoyant . Pour ces activités, on a décidé de laisser nos téléphones à l'hôtel. Javier, un espagnol nous a pris en photo et en vidéo à partir de le tyrolienne. Vidéo que j'ai déjà partagé avec ma famille. Martin en a fait de même avec la sienne. Je vous en laisse une petite dans l'article. Au fait, toutes ces activités nous ont seulement coûte 25 euros par personne... Gracias Colombia.  Quel pays mes aieux

Retour à l'hôtel vers 15h. Martin et Nico vont faire deux trois courses pendant que j'appelle Félicia. Je fais un peu de corde à sauter pour entretenir le cardio perdu avec les bieres Club Colombia.

On mange des pâtes a plus de 16h avant de se poser pour écrire Martin et moi. Nico fait une petite sieste. On discute la plupart du temps avec Martin jusqu'à plus de 18h.

Fatigués, on se pose tranquillement. On en profite pour réserver la prochaine étape : Santa Marta qui est le point de depart de deux étapes qui vont bientôt arriver. Je vous en dirais plus bientôt



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Publié le 26 juillet 2022

Réveil à 06h30 pour moi. Je  me suis couché un peu plus tôt que Nicolas et Martin la veille, 22h30. Eux ont fait tirer jusqu'à plus de 00h00.

Je me lève en prenant un bon petit café avant que les mecs se réveillent. Je me rends compte qu'on a plus de gâteaux donc je vais acheter quelques oreo à l'épicerie du coin.

Vers 07h30, les mecs se réveillent. Petit déjeuner classique à San Gil : pêche , gâteaux, café.

     Aujourd'hui est donc notre dernière journée à San Gil. Au programme du jour.... parapente. L'appréhension se fait déjà ressentir dès le réveil ( surtout pour moi).

On prépare nos sacs puisqu'on doit lâcher la chambre vers 12h et qu'on ne sera pas rentré à cette heure ci. On les laisse dans une petite salle dans l'auberge de jeunesse.

Vers 09h00, un van vient nous récupérer et nous emmène à une heure d'ici pour se rendre au canyon del Chicamocha.

    Des notre arrivée , l'un des gérants nous fait remplir une page recto verso d'informations personnelles comme notre poids ou notre groupe sanguin. Martin dit subtilement que ce document est notre pacte avec le diable. J'ai surtout l'impression de remplir mon testament ( première photo) .A ce moment là de la journée, je crois qu'on se sent tous un peu pareil: stressés, mais quand  même  un peu excités. C'est assez dur d'écouter les explications de sécurités apporter par le gérant. En soi, il nous explique surtout certaines formalités du parapente et comment notre vol va se passer.  Il y a deux consignes à respecter. La première  est de s'accrocher au harnais. La seconde est simplement de courir quand il nous dit de courir.

Il nous propose aussi quelques options quant à notre vol. Il y a tout d'abord l'option sensation où tu peux manipuler le parapente. Mais aussi l'option adrénaline où tu fais des figures. Ces options coûtent 10 euros chacune en plus des 50 euros de vols. Martin choisit la première et Nico la seconde. Quant à moi, ne me sentant déjà pas de voler, je préfère  rester sur un vol classique.  On a tout de même choisi de prendre chacun la gopro pour pouvoir se prendre en photos et vidéos.

   Nous sommes 8 dans le groupe pour 5 chauffeurs. Les premières personnes à passer sont les plus légères. Martin accompagne les quatre filles pour commencer. Nicolas, Michael (un Irlandais) et moi attendons au sol. Michael est alors entrain de filmer sa meuf qui vole. Stressé,une flatulence m'échappe alors. Désolé pour ta vidéo, j'espère que tu pourras me pardonner.

Le vol dure 20 minutes. Les 5 premières personnes rentrent donc assez rapidement. Martin dit direct : " c'est la meilleure expérience de ma vie ". Michael passe ensuite. Je me dis alors que c'est en fonction du poids et qu'étant le plus gros je vais pssse en dernier. Finalement, je suis le second des trois mecs à être appelé. Nico a visiblement pris beaucoup de poids pendant ce voyage.

    Mon pilote du jour s'appeler Giovanni. Giovanni pour un Colombien... Ce qui me fait  peur c'est que pour moi Giovanni c'est un prénom de   pizzaoilo et non d' un pilote de parapente. Je commence par lui dire  que je l'aime et que je souhaite avoir des enfants un jour. Comme ca, les bases sont posées. Et la j'attends littéralement dix minutes pour décoler. J'ai le temps de voir toute ma vie défiler. Je m'interroge sur mon karma avec le bien et le mal que j'ai fait au cours de ma vie. Je suis d'ailleurs  désolé de t'avoir piqué dix euros mamie quand j'étais petit. Je ne sais pas si tu t'en rappelles.

Je vous mets une petite photo beaugoss avec mi hermano, mi chico Giovanni. Visto muchacho. Hacemos parapente.... hasta mañana...( deuxième photo). Gio me dit alors de courir . C'est donc ce que je fais. Dix secondes après, je me retrouve en l'air. Je suis assis, collé dans les bras de mi gringo Gio, paisiblement installé. Les sensations ne sont pas oufs. Tu te sens paisible dans les airs.  Tu ne sens rien. La liberté totale.

Les 20 minutes passent à une rapidité incroyable. Je prends beaucoup de photos mais surtout des vidéos ( que je ne peux pas partager ici ) du décor. Les nuages s'installent ce qui rend la qualité pas ouf de mon côté. De plus, c'était la toute première gopgro. Nico et Martin sont partis vers des côtés où la visibilité est meilleure. Toutefois, la vue du ciel est incroyable. C'est vraiment une expérience unique que j'aimerais refaire dans d'autres lieux!

Je vous laisse donc quelques photos du canyon tout d'abord puis de nous dans les airs. La quatrième photo est celle du départ de Martin. La septième est aussi celle Martin dans les airs.

C'est vers 12h30 que l'activité se termine. Le temps commence fortement à se gater. Il est donc l'heure de rentrer car tout le monde est passé.

Vers 13h00, on effectue le trajet retour. C'es un cauchemar car il y a beaucoup de virages et qu'on se sent tous un peu fatigués. L'adrénaline redescend forcément un peu aussi.

Arrivés vers 14h à San Gil. On se pose un petit peu pour récupérer mais on se sent tous un peu patraque. On décide d'aller se faire un petit restaurant, au Gringo Mike's San Gil. Au menu du jour: burritos pour Martin et moi. Nicolas prend un gros Burger au fromage. Délicieux.( huitième photo)

On se pose sur la terrasse de l'hôtel le soir avant de prendre notre bus pour Santa Marta( neuvième photo). Le bus va durer 14 heures. C'est donc notre début dans les Caraïbes

On se rend à la gare à pied ( 2km) pour le bus. L'arrivée est prévue pour 09. A quelle heure va ton véritablement arriver ? Réponse demain


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Publié le 27 juillet 2022

   Le trajet en bus s'est relativement bien passé pour tous les trois. On y est bien installés, il y assez  de place pour les jambes et un petit coussin sur le siège.( première photo). Jusqu'ici tout va bien . Il y a toutefois deux problèmes dans ce bus. Le premier  est que notre place se situe à côté des chiottes, donc ça puait la pisse toute la nuit avec des relans par moment  plus important que d'autres. Un mec est même venu péter une clope normal dans les chiottes vers 03h. L'odeur m'a réveillé. Je dois dire qu'elle reste quand même plus agréable que celle de l'urine. Mais le mélange  des deux .... Le second est que la clim du bus a fuité quelques fois ce qui fait qu'il y a des gouttes qui nous tombent dessus. A un moment de la nuit, il pleuvait tellement dehors qu'on s'est pris littéralement une radée! Oui oui a l'intérieur du bus. En prévention , un mec a mis son parapluie au dessus de sa tête par la suite. Incroyable.

   On arrive à Santa Marta comme prévu à 09h00 du matin. C'est une ville de 500,000 habitants qui n'a rien d'exceptionnel mais qui est surtout le point de depart pour deux lieux très connus le Colombie : trek de la cité perdue et le parc Tayrona. Les deux activités seront faites mais pas entièrement, du moins pas celle de la cité perdue. Je vous en dirais plus bientôt.

   On prend un taxi pour se rendre à notre hôtel qui se situe à 5km..Le taxi nous coûte deux euros. On tombe sur le Jamel Debouzze Colombien. Au final, la plus grande sensation du voyage  est de survivre à  ce trajet. Je vous laisse imaginer la conduite à une main. De plus, il n'est pas du tout agréable. Il n'a pas de gps mais se permet de dire :" j'aurais tourné à droite à cette endroit ". Chose qu'il nous répète deux fois. Bah fais le gros qu'est que tu veux qu'on te dise.

   On arrive à la chambre sous les coups de 10h00. On y laisse nos gros sacs avant de décaler pour la plage. Le check in est à 15h, on doit alors  juste patienter jusqu'ici. On commence par aller prendre un petit déjeuner puis on se rend vers la plage pour se poser. On est si fatigués et si puants qu'on a de toute façon envie de rien faire. La plage n'est pas belle , ni la villa de ce qu'on en a pu en voir. Elle semble être seulement une ville de passage pour les touristes.

On se pose sur un banc. J'en profite pour appeler Félicia et ma grand mère. Martin va acheter des crayons de couleur pour pouvoir dessiner.  Nico écrit son carnet.

On va retirer de l'argent à la banque BBVA, la seule banque qui ne prend pas de commission. Le problème est qu'on ne peut pas retirer plus de 60 euros chacun.

Après avoir fait ceci, on dispute des parties de bellotes.  Un incroyable dispositif de sécurité est mis en place. Un mec dans la rue nous dit que le gouverneur est présent aujourd'hui à Santa Marta.

Vers 14h30, on fait donc le trajet retour jusqu'à la chambre d'hôtel, qui est une chambre pour tous les trois avec salle de bain privatives. Elle est vraiment sympa.

Je fais un peu de corde à sauter avant de passer chacun à la douche.

  Aujourd'hui est donc une journée " pratique" puisqu'on va se rendre en fin d'après midi faire la première machine du voyage. Elle se situe vers  l'endroit où nous étions posés toit à l'heure. On s'y rendra donc en fin d'après midi comme ça  on ira boire un coup et manger en même temps.

  Une fois posés, Martin nous dit que Jean Luc Melenchon est aujourd'hui à Santa Marta.  Après Berlin de la casa del papel loupé de peu à Montevideo, c'est cette fois au tour de note gourou de nous passer devant . Un déchirement On en profite pour lui envoyer un message auquel il ne répond pas. Du moins, sa correction automatique répond à sa place.

On pose nos affaires le soir vers 18h qu'on recuperera le lendemain.

On sort le soir pour boire des bières et manger un peu. Retour vers 23h à l'appart.


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Publié le 28 juillet 2022

Réveil à plus de 08h00 pour moi. A cette heure ci , Martin est déjà réveillé et traine sur son téléphone. Nicolas, avec qui je partage mon lit et mes nuits dort toujours. Je lui glisse alors un petit bisous sur le front avant de me rendre à Claro, un magasin téléphonique. En effet, mes 12 gigas arrivent bientôt à terme et je me  dit que ça serait bien de prendre un nouveau forfait  a Santa Marta avant de partir au parc et au trek. Ces deux activités durent respectivement 2 et 3 jours chacun. Je n'aurais d'ailleurs sûrement pas internet durant ces périodes. Il n'y aura donc  pas de myatlas.

Et    J'arrive à l'appartement vers 09h30 Je prépare le café. Les mecs descendent pour prendre le petit déjeuner. Au menu du petit déjeuner, une pêche qui a le goût du savon, des oreo et un café.

Vers 10h, on décide de décaler pour la première plage du voyage : la plage de Taganta qui est un petit village de pecheur.

On prend un bus avant pour s'y rendre 3qui dure 30 petites minutes. Une fois arrivés, on s'achète de l'eau et de quoi à manger le midi.

Puis, on marche trente minutes dans les criques pour pouvoir se rendre à la plage la plus tranquille ( voir photos ). Taganta est une destination populaire pour les locaux. Effectivement, on en croise pas mal sur le chemin.

    C'est donc notre première journée plage sur les Caraïbes. Au programme du jour : baignade, bronzette, livre, sieste, belote. Que du bon. On prend le bus retour à plus de 17h. En arrivant à Santa Marta, on refait donc des courses pour le soir même.  Demain on quitte Santa  Marta pour deux jours dans le par Tayronna. Comme dit précédemment, il n'y aura sûrement pas  de myatlas du fait de la connexion internet .  J'essayerai quand même de partager des photos.


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Publié le 30 juillet 2022

Réveil à 07h30 ce matin. Aujourd'hui est donc le départ pour le parc Tayrona qui se situe non loin de Santa Marta.

On commence la journée en prenant un petit déjeuner à la cuisine du logement. Puis, je me rends acheter une carte sim qui se situe à 500 mètres de l'habitation.  Je me rends donc au magasin Claro qui est l'opérateur téléphonique le plus populaire du pays. Je paye 9 euros pour 10 gigas.

   A mon retour, les mecs ont déjà fait leurs sacs.  Je finis de remplir le mien puis on se rend en direction du bus. Il se situe à la place du marché central. Il faut alors se dépêcher car la dernière entrée dans le parc est a 11h . De plus, une heure de trajet nous sépare du point d'arrivé.

On décide donc de prendre un taxi pour éviter de suer comme des porcs.                              Arrivés là-bas ,  Martin oublie son téléphone dans le taxi. C'est la deuxième fois après le taxi au Brésil. Une malédiction semble s'abattre sur lui...

Il essaye de lui courir derrière, en vain.    Pendant ce temps, Nicolas va retirer de l'argent pour éviter qu'on perdre trop de temps. J'attends sur le trottoir avec les sacs ( pas le rôle le plus chiant je vous avoue ).  Une fois Martin revenu bredouille, je vais faire des courses. Je prends 6 l d'eau + des gâteaux pour les petits déjeuners qui arrive

   Vers 10h00, le bus nous emmène au village de Calabazo qui est l'une des deux entrées du parc. Celle ci est moins populaire que la seconde qui est considérée comme l'entrée principale.

Nicolas a réservé un logement dans ce petit village pour la nuit du 30 au 31. En effet, il est également le point de depart du trek qu'on va faire du 31 au 03. On s'en va donc poser nos gros sacs là-bas. La gérante nous offre  très gentillement une poire Colombienne qui a la particularité d'être rouge ( voir photo). Elle est plus molle et plus sucrée que les poires françaises. En même temps, elle vient d'être récupéré dans l'arbre.

   Il est alors plus de 12h quand nous arrivons près de l'entrée du parc. Les horaires sont donc passés. Nicolas a entendu qu'à partir se 13h, il n'y a plus de garde pour surveiller les entrées. On se dit donc que ça vaut le coup d'être tenté. Dans le pire des cas, on dormira à Calabazo avant de partir tôt le lendemain

    On va donc patienter jusqu'à 13h. Pour se faire, on se rend au restaurant du coin. Vous vous en doutez avec la Colombie : la quantité oui mais pas toujours la qualité. Cela reste un repas classique avec de la soupe en entrée ( très bonne), du riz, de la viande...

A 13h, on rentre donc dans le parc. Une femme a l'entrée nous demande seulement de payer un euro chacun. C'est une sorte de taxe pour la préservation du parc. En tout cas , c'est bien loin des 13 euros que coûte l'entrée du parc. Avec cet achat, les gérants du parc te donne des bracelets affirmant que tu as bien payé. Ce n'est vraiment pas qu'on ne veut pas payer. Les choses se sont mal goupillées pour nous et on n'a pas pu arriver à temps. De toute façon, on risque de recroiser quelqu'un qui va nous les demander. On paiera sûrement a ce moment là.

    Le début du trajet n'est pas facile. Il faut se rendre à la playa Brava qui est la partie la plus lointaine de notre entrée. Plus de 7km nous sépare avec des conditions assee complexes. En effet, le taux d'humidité est quelque chose qu'on a très peu connu jusqu'alors.Je dirais peut être au nord du Brésil quand même De plus, le climat fait souvent des siennes. Il peut pleuvoir des trombes d'eau pendant un moment avant que le soleil ne se remette à briller quelques minutes après. C'est là que je prends conscience de là où je suis, d'être un endroit différents avec ses forêts et montagnes, plages et océans.

On passe véritablement une bonne journée.  C'est après deux heure trente de marche qu'on arrive au logement ( voir photos ). On prend chacun un hamac avec moustiquaire, ce qui nous coûte un peu moins de dix euros par personne.

On se baigne dans une mer agité, puis on se pose le reste de la fin d'après midi.

    Il est actuellement 18h45 à l'heure où j'écris ces lignes. L'hôtel est censé offrir une heure de connexion wifi de 19h à 20h . En espérant que vous puissiez pouvoir le lire demain. En tout cas, je pense fort à toi Félicia, je sais que tu aurais aimé. Ce n'est que partie remise.♥️

   La soirée se déroule au rythme du temps. N'ayant pas de lumières, tu d'adaptes à ta seule lumière du jour : le soleil. A peine le temps de t'apercevoir que le soleil descend dans le ciel qu'il fait déjà nuit noire. C'est déjà l'heure de se mettre dans les hamacs dans un silence apaisant. Seul le bruit des vagues qui se chevauchent les unes sur les autres berce tes oreilles. La lumière est au plus bas à tel point que tu peux apercevoir la lumière d'un bateau au loin. Les éclairs dans le fond tapent si fort dans le ciel que tu te crois en pleine journée.

C'était vraiment une belle journée aux bord des caraïbes

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Publié le 30 juillet 2022

Réveil à 07h30 pour moi. La nuit s'est super bien passée dans le hamac. Au final, je crois que c'est la meilleure du voyage en terme de qualité mais surtout de quantité ( + 10h). Nico s'est réveillé à plus de 08h tandis que Martin fait prolonger le plaisir jusqu'à 09h.

Le programme du matin c'est  : tranquilo. Chacun lit un peu , mange des gâteaux, fait sa ballade sur la plage. Puis vient l'atelier créatif du jour: ouverture d'une noix de coco.  Ce n'est pas si facile que ça.  Pour l'ouvrir, on se sert d'un gros caillou ou on utilise un tronc

   Après avoir bu le lait de la coco, on essaye de manger l'intérieur mais là aussi, sans couteau, ce n'est pas facile. Nico en mange plus que nous, ce qui lui produira des maux de ventre un peu plus tard dans la journée

C'est finalement à quasiment 10h30 que nous nous mettons en marche sous un soleil de plomb .

   A peines arrivés dans la jungle, on commence à voir de petits singes qui se balance d'arbre en arbre. C'est le seul animal qui sort de l'ordinaire qu'on a vu pour l'instant    C'est le début de la remontée qui est très difficile avec l'humidité qui rend la marche très compliqué. Aucune partie de mon corps

n'est épargné par la transpiration. Mon short vert claire devient même vert foncé. C'est assez impressionnant et surtout bien désagréable.

Elle va durer plus d'une grosse heure. On croise seulement sur le chemin un couple d' Espagnol. En effet, le camping s'était vidé à 07h00 pour que  ses occupants évitent les fortes chaleurs . Et nous on coupait des noix de coco...

   A un moment du chemin, une petite rivière se trouve devant nous. J'en profite pour me débarbouiller . En me levant pour me remettre sur mes appuis, le poids de mon sac et du sac de course  la fatigue + les gâteaux en guise de repas + l'inatention fait que mon sac passe au dessus de ma tête et s'ouvre.  Mon portable qui est entrain de charger sur ma batterie externe tombe dans l'eau. Je le ressort rapidement. Et là c'est le dégoût le plus totale. Martin me conseille de bien le sécher et de ne plus l'utiliser. Je n'ai envie que d'une chose à ce moment là : l'allumer pour voir si il marche. Dégoûté. Je crois que je ne dis pas un mot pendant 30 minutes.  Je pense déjà où je vais devoir en racheter un.  Je me dis aussi que ça risque d'être la galère avec un seul téléphone pour 3. Vous vous doutez bien en lisant ceci que ce n'a été plus de peur que de mal. Il est intact. Merci à ma bonne étoile

  La montée est désormais fini. On s'attaque à du plat avant de commencer une longue descente. Le chemin nous prend plus de 2h30. On arrive finalement à plus de 13 à Cabo San Juan, qui est la plage et le lieu le plus connu du parc. Peut être l'un des plus sympas ( voir photo). Le monde fait qu'on va seulement traverser pour se rendre à une autre plage ici qui s'appelle la piscine.

On reste dans l'eau et sur la plage jusqu'à plus de 17h. Juste assee pour prendre de bons coups de soleil malgré là crème qu'on s'est étalés en masse.

   Puis, on s'en va en direction d'un camping pour trouver notre logement du soir. Ca sera une nouvelle fois une nuit dans un hamac à 35000 pesos cette fois ci ( 8 euros). L'endroit est sympa mais n'étant pas collé à la mer , il n'y aura pas les vagues pour nous bercer.

Le soir, on va sur la plage pour boire une bière et manger ce qu'on s'est achetés le midi.

Retour à 21h30 ici au camping

Ah oui, on ne s'est toujours pas fait contrôler.


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Publié le 31 juillet 2022

Désolé de ne pas écrire cete article. Il est actuellement 21h30 et je suis épuisé. J'avais écris l'article qui est s'effacé au moment où j'ai appuyé sur le bouton appuyé. C'est déjà la troisième fois du voyage. Je n'ai aucunement envie de le réecrire, d'autant plus qu'il n'y rien de particulier. On dort à Calabazo avant de partir pour le trek de 3 jours.


Petite dédicace à tatie Karine, on a rencontré Pierre un amateur de caleçons jeune et beau, la classe !

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Publié le 3 août 2022

Je vais vous écrire le déroulé des trois derniers jours du trek. Celui ci est une alternative au trek de la cité perdue, une marche de 4 jours qui jouit d'une réputation importante en Amérique du Sud. En effet, de nombreuses personnes y partent quotidiennement pour la somme de 350 euros.

Le prix étant important, on a choisi de s'orienter vers un trek plus accessible financièrement parlant ( 150 euros/ personne/2 nuits - 3 jours). Il traverse également le massif montagneux de la Sirra Nevada mais ne passe pas par ce fameux site archéologique . Je n'ai d'ailleurs pas trouvé d'origine exacte à ce nom ci. Je pense qu'il a été nommé ainsi pour évoquer un certain mystère chez les touristes. En cherchant un peu plus, j'ai pu voir que ce site aurait été abandonné pendant plus de 700 ans, expliquant alors logiquement le nom.

    Pour faire ce trek, Nicolas s'est inscrit sur Facebook sur une discussion du groupe" Français en Colombie ".

   Je vais poser quelques photos pêle-mêle sur cette article. En effet, j'ai eu un problème de téléphone à cause de la météo m'empêchant de plus en prendre.


  J18:     La veille au soir, Marie, la gérante de ce trek nous informe que le départ va être décalé à 10h au lieu de 07h30. En effet, une course de moto empêche le guide, Alex ( son mari ) de nous récupérer en voiture avant cette heure ci.

A plus de 09h30, il vient alors nous chercher pour nous poser au village de Calabazo. On y attend plus d'une heure là bas car il y aurait un problème avec quelques personnes du groupe. La fameuse organisation Colombienne.

   C'est donc vers 11 h qu'on part avec sa voiture pour nous poser à notre point de départ situé à 45 min de jeep.

La marche du matin est donc assez courte car nous nous arrêtons une heure après pour manger. Le climat est pour l'instant idéal. L'humidité ne se fait alors pas trop ressentir. Après le repas, on part pour une marche de deux grosses heures jusqu'à atteindre notre logement du soir.

On a donc seulement marché 3-4 heures la première journée, ce qui est assez léger. Je pense que la marche à été raccourcie à cause de cette course du matin même.

   Pour finir la journée, on finit tout de même dans une cascade situé en contre bas de la montagne. Les 14 personnes du groupes s'y rendent. Il se compose de 9 français dont Pierre mais aussi de 2 copines belges et d'un couple d'allemand.  Il y a aussi le guide Alex et Diego, un jeune de 21 ans habitant Calabazo.  Celui ci souhaite devenir guide touristique dans sa région.

   C'est vers 18h30 qu'on remonte de la cascade pour se poser un petit peu dans notre chambre dortoir. Le repas du soir va être  servie vers 20h30 avec un bon poisson en guise de repas. La soirée se termine avec des parties endiablées de président jusqu'à plus de 23h.

 


  J19: Je me réveille à plus de 07h ce matin la. Avec ma discrétion légendaire, je réveille les personnes de la chambre dont le guide Alex. Celui ci a oublié de mettre le réveil à 06h30.

   Après une salade de fruits pas bonne en guise de petit déjeuner , on commence la marche à 08h.  Aujourd'hui est donc la plus grosse journée  de marche avec plus de 16km.

La matinée se passe pour le mieux. Les paysages sont magnifiques tout comme la faune et la flore rencontrées.

Vers 11h, la météo se dégrade. La pluie fait son apparition rendant les chemins boueux et difficilement praticables. Les pas sont donc contrôlés attentivement et sont de plus en plus long.

Vers 12h, on s'arrête manger dans la forêt pour y prendre notre repas. Deux mecs préparent notre repas du midi sous la pluie . Ils utilisent un réchaud pour faire cuire notre viande. Ce lieu se trouve à dix minutes à pied d'un autre site archéologique que la cité perdue. Le climat ne fait que s'empirer rendant la visite désagréable. Alex est une nouvelle fois obligé d'écourter la marche de 8 à 5km. Le chemin est si glissant que je tombe deux fois dans la rivière. Ne vous inquiétez pas ce sont seulement mes pieds qui sont trempés.

Le trajet de l'après midi se passe légèrement mieux. On s'arrête donc vers 16h chez Alex et Marie, le lieu où nous avions posés nos sacs quelques jours auparavant pour le parc Tayrona. On n'a pas eu d'eau pendant toute la journée car ils n'ont pas l'habitude d'avoir 14 personnes dans un groupe. C'est très limite comme organisation.

Alex souhaite donc nous emmener avec sa voiture dormir dans l'habitat naturel des Indiens du coin, les Cochi.  Ceux-ci ci vivent à l'intérieur du parc Tayrona.  Malheureusement, sa voiture ne fonctionne plus.  Après une grosse heure d'attente , il  doit donc appeler 13 mecs pour nous y poser en scooter. Sans être médisant, il a contacté  les 13 lascards du coin souhaitant se faire un peu d'argent  Nico se voit même proposé des putes et de la cocaine par l'un d'eux. Quant à moi, c'est Alex qui va me conduire au logement. Il a d'ailleurs bien du mal. En effet, il doit faire 1m60 pour 55kg, ce qui est bien loin des mes dimensions. On a du mettre 40 min de trajet, celui ci me disant de m'arrêter à chaque montée.

   On arrive donc au campement à plus de 18h30 . Il y fait déjà nuit noire. La soirée se présente comme la veille : repas puis carte

On dort donc dans des hamacs. La nuit s'est relativement bien passé à part le fait qu'il fasse vraiment froid.



J20 : Je me lève à plus de 07h sous la pluie. Nico me rejoint une heure après tandis que Martin prolonge le plaisir en faisant une grasse matinée jusqu'à plus de 10h. Le guide qui nous a dit  nous lever a 08h ne le fait pas à cause de la météo. On se retrouve donc comme des cons à attendre pendant quasiment deux heures que tout le monde se réveille.  Cest vraiment chiant.

Vers 11h, on décole pour visiter un village de Kogis, un peuple de 12.000 personnes habitants vivant à l'intérieur du parc dans des conditions simples. Ils vouent leurs vies à la spiritualité et sont independants du monde extérieur.  Il y a toutefois un chef qui gère les relations avec le gouvernement Colombien. Selon Alex, ce peuple serait  d'ailleurs très écouté par le gouvernement.

C'est une société patriarcal où chaque rôle est bien définie. Les femmes et les hommes se différencient seulement par le port d'un sac en bandoulière chez les hommes ( sacs faits par les femmes ). En guise de respect mutuel, les hommes se saluent en s'échangeant des feuilles de coca présents dans leurs sacs.

La feuille de coca ( composant de la cocaine) est très populaire dans de nombreuses civilisation sud américaine comme les Incas mais également chez les kochis. En effet, ceux ci la mache pour activiter son côté stimulant et rentrer en contact avec l'esprit ou" Aluna"

Les Kochis vivent en harmonie avec leurs environnements et sont respectueux de leurs traditions. Ils sont autosuffisants en eau et en nourriture.

    C'était vraiment une belle explication cette fois ci d'Alex. L'un des chefs Kochi, situé à côté de lui ne nous parle pas. Timidité ou pudeur, on ne le sera jamais.

   Par la suite, on fait les 5km de notre logement à la maison de Marie et d'Alex. On y mange un bon repas. Il est donc 15h, le trek se termine. Mon téléphone ne marche toujours pas à cause de l'humidité d'hier ( il était rangé dans deux pochettes différentes pourtant).

    Je suis assez mitigé quant à ce trek. En effet, il a été une très belle expérience sportive tout d'abord  au cœur de cette Siria. De plus , il s'avère toujours intéressant de sortir de son confort habituel pour se confronter à la jungle et ses dangers. L'expérience humaine est nouvelle fois au rendez-vous notamment avec la rencontre du peuple Kochi.

   Toutefois, le manque d'organisation du trek, le nombre importants de personnes dans le groupe, le peu d'explication d'Alex le rend assez cher pour ce qu'il est véritablement.  Je reste donc légèrement sur ma faim sur tous les plans. Les mecs partagent le même ressenti.

   On retourne à l'hôtel de Calabazo par la suite. Ce soir, on se fait une petite  soirée alcool avec Pierre mais aussi Diego, le jeune guide qu'on a tant apprécié. J'adore rencontré et parlé à des locaux. Malgré la barrière de la langue, la débrouillardise et internet nous permettent de parler de sujets variés. Ca nous rappelle ainsi que le langage est universel.

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Publié le 4 août 2022

Réveil à 07h00 ce matin pour moi. La nuit a été assez courte mais je me préfère me lever plutôt que d'essayer de me rendormir. En effet, aujourd'hui est une journée transport. Je préfère donc dormir à ce moment là. Je profite du temps que j'ai pour me poser au bord de la piscine et appeler ma mère et Félicia.

Pierre se lève peu de temps après moi. Martin et Nico se lèveront à plus de 09h.

Je bois un café avec Pierre et un couple de  français.  La discussion est forcément tournée sur la Colombie et le voyage de manière générale.

   Il est déjà l'heure de faire les sacs. Ke vos laisse imaginer l'odeur de certaines de nos affaires sales qui ont pris l'humidité pendant trois jours. Même si elles sont mises au fond du gros sac, ça pue toujours pas mal.

   On quitte la chambre après 11h. On attend donc sur la route un bus pour repartir à Santa Marta. Celui ci vient au bout de dix grosses minutes.

Sur le trajet, j'écris le myatlas des jours précédents. Arrivés là-bas une grosse heure plus tard, on doit prendre un taxi pour faire les quelques km qui nous séparent du terminal de bus.

Arrivés au terminal, on se penche sur le premier bus pour Carthagène que l'on croise.

Le chauffeur nous propose de nous y amener pour moins de dix euros par personne. Le trajet va durer plus de 5h. Il est assez intense car on n'a peu de places pour les pieds.  Toutefois, ça ne nous empêche pas de dormir chacun une bonne partie du voyage.

  C'est à plus de 18h qu'on rejoint le  terminal. J'utilise de nouveau l'application uber qui n'était pas disponible depuis Bogotá. Le trajet va nous prendre plus d'une heure, dû à la forte circulation.

   Notre auberge se nomme média luna hostel et est à mon avis l'une des auberges les plus en vogue de la ville. Elle se situe dans le quartier de Gestemani, quartier très prisée par les touristes. En même temps, quand tu vois l'autre Cartagena en dehors de la grande ville, ça fait peur.

Dans cette auberge, il y a : petit dej gratuit, piscine, dortoir de 6 lits maximum, de nombreuses infrastructures pour discuter mais également une salle pour la nuit. J'ai seulement une seule photo à vous montrez. Je n'y ai pas pensé jusqu'à présent.

Après avoir été accueilli, on se rend dans notre dortoir. On s'y pose une grosse heure avant de décaler pour aller manger dans le quartier.

   Aux premiers abords, la ville semble très vivante, festive, lumineuse. De nombreuses personnes sont posés autour de la place de l'équipe ou dans les nombreux bars/ restaurants de la ville. Des nombreux stands de nourriture proposent de larges choix de fast food.

La première impression est donc excellente. Il est déjà plus de 21h, notre estomac se creuse à cette heure ci. D'autant plus que notre seul repas de la journée sont deux petits empanadas à midi . On s'arrête logiquement au premier restaurant du coin. Martin commande un asado qui est seulement une cuisson particulière de la viande. Ce procédé est très apprécié notamment par les Argentins qui l'utilisent largement. Ils se disent d'ailleurs :" .Le  pays de la viande et du vin ".

  Avec nico, on choisit de partager un picada.  C'est un plat base frites avec viandes, mais, fromage dégueulasse. ( voir photo ) C'est écœurant et vraiment de très petite qualité. Mais bon on a dalle.

  Par la suite, on se rend dans une rue parallèle colorée avec des bars qui l'enjolive . De la musique latinas sort de toutes les enceintes des enseignes rendant l'ambiance cliché mais sympa. D'ailleurs, le seul cliché qui peut se confirmer des Colombiens est celui ci : ils adorent danser et écouter la musique forte.C'est toujours comme ça quand tu te ballades dans les villes voire mêmes dans  certains villages.

On y reste poser plus de trois heures à apprécier l'effervescence de la rue tout en sirotant des cocktails. Je crois d'ailleurs que c'est la première fois  de ma vie que j'en commande un dans un bar.

    La soirée se terminera à plus de 03h30, dans le bar de l'auberge de jeunesse ( oui c'est un truc de fou ) .

     À l'heure où je finis d'écrire ces lignes à plus de 03h30, il est important de vous dire qu'à la base Cartagena est sûrement la ville que j'attends le plus du pays. En effet, j'attribue une représentation à chaque ville dans laquelle je ne suis pas allé. En effet,  j'essaye donc de me les représenter en fonction de ce que je connais du pays, de ses croyances et surtout de son histoire. Par exemple, une ville en Amérique du Sud lambda contient forcément un  centre ville avec une place principale  au centre. Ceci est dû à la colonisation espagnole qui ont respecté les schémas classique de construction de leurs pays . En Asie par exemple, il n'y en a pas. Ce qui est d'ailleurs perturbant  car je m'imagine souvent une ville à partir de son centre ville. Mais bon je divague.

  Selon moi, Cartagena est une ville qui représente les Caraïbes, la chaleur, la musique, les plages, une population avec une couleur de peau plus foncé. Une douceur de vie qui se fait ressentir. Mais surtout une ville qui vie.

Après ce premier soir, je peux vous dire que je ne suis pas déçu.


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Publié le 5 août 2022

Réveil à tout juste 07h pour moi. Malheureusement, je suis à la place bâtarde dans la dortoir de 6 lits. En effet, je suis a côté de la porte ce qui fait que je peux voir tous les allers retours des personnes de la chambre, ce qui forcément me réveille. Le mec qui dort dans le lit au dessus de Martin a commencé à faire des ébats sexuels dans la nuit. Aucune gêne en vrai c'est fou. De plus, Nicolas nous a fait une nouvelle folie cette nuit. Tout à coup, il s'est retrouvé d'un coup par terre. Je lui en parlerai à son réveil. Il est d'ailleurs un plus de 11h, les mecs continuent leur grasse matinée. Ce qui fait que j'ai pris mon petit déjeuner seul ce matin. Du moins, sans eux. J'ai pu parler avec une française et un hollandais. Le petit déjeuner est d'ailleurs pas mal ( première photo ).

Je décide de faire un tour dans le quartiers où nous logeons qui est l'un des quartiers les plus sûrs de la ville. Après y avoir fait un tour, je me rends en direction de l'auberge. Je m'arrête au bar d'en face boire un jus de mangue. Délicieux

De retour à l'auberge, les mecs sont réveillés et se préparent. C'est à plus de 13h qu'on quitte l'auberge pour se rendre la veille ville .

Martin a repéré un magasin de téléphonie dans un centre commercial. Il achète un Samsung galaxy a3.

Notre estomac commence à crier famine. On se prend donc une petite street food: une arepa, une spécialité Colombienne. C'est un pain au mais où tu peux y mettre toute sortes d'ingrédients. La femme y met du beurre, du jambon, du fromage rapé et du gruyère. Ce dernier est vraiment dégueulasse ici.

Par la suite, on commence à se ballader dans la veille ville ( à partir de la 13 ème photo). Il est plus de 14h30. Nico nous à réservé trois places pour le Cartagene city tour. C'est le quatrième que l'on fait après Zagreb, Dubrovnik et Bogotà.

On boit un petit café avant de commencer le tour. Notre guide, Edgard est très sympa et commence par nous demander de nous présenter. Puis, il continue par nous interroger sur divers sujets sur la Colombie. Par exemple, le nombre de régions etc...

C'est au bout de 5 min d'explication qu'il  commence à nous parler de la ville de Cartagène des Indes, capitale de la région Bolivar. C'est une ville fortifiée qui dispose d'un emplacement stratégique pour les échanges commerciaux. Mais également pour des choses mois sympas, le trafic d'esclaves. Cartagena à été un des ports " négriers " les plus importants de l'histoire. D'où le fait que la population locale est la plupart du temps noire.

Puis, on fait le tour des nombreuses places de la ville avec toujours une anecodte sympa à raconter. Les deux heures de visite  passent

vraiment rapidement. Ca a ete un vrai plaisir.

   L'après midi se termine sur les fortifications de la ville de Cartagène à regarder le coucher de soleil. On rentre puis on ressortira manger dans un restaurant ce soir. Retour à 22h30 à l'hôtel.

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Publié le 6 août 2022

Réveil  à 09h30 ce matin pour Nicolas et moi. Le petit déjeuner est disponible jusqu'à 10h. Martin préfère dormir un petit peu et donc le louper. On sent que depuis notre arrivée à Cartagène, une fatigue constante s'est installée dans notre quotidien. C'est sûrement le contre coup du voyage.

On prend le petit déjeuner avec une Québécoise d'une cinquantaine d'années vivant à Montréal. Notre discussion s'oriente sur diverses banalités. Jusqu'à qu'elle nous dise que son ancien mari quebecois est fan de l'ASSE. On vous aime monsieur.

Par la suite, on se pose un petit peu dans notre lit. On décale finalement vers 10h30 au castillo de San Felipe qui se situe à 5 min à pied de chez nous. Il est le plus grand château de l'empire coloniale espagnole  Il se situe au milieu du colline et a donc un emplacement stratégique. En effet, on peut y voir tous les chemins pouvant mener à une invasion de la ville. Il n'y a aucune explications apportées pendant cette visite, ce qui est quand même assez frustrant. Je vous apporte donc les explications lues sur internet. Je vous mets quelques photos du château également. Visite sympa mais rien d'exceptionnel.

   Mon téléphone beug depuis ce matin. Je dois donc retourner au magasin Claro ( opérateur téléphonique) pour y remédier. Ce magasin se situe non loin du château et près d'un centre commercial. Il fait quelques manips avant que la 4g se réactive normalement. Il est alors plus de 14h30. Nos estomacs crient famine. On va donc manger au centre commercial qui est collé à Claro. Une multitude de choix se présentent alors devant nous dont les fast food classique ( KFC, mc do ). Notre choix est donc celui d'un fast food Colombien. Et quel gâchis. On prend un truc 4 viandes et bien fromagés. Mais ni la viande ni le fromage n'est bon. C'est un repas vraiment dégueulasse. Je regrette déjà le KFC

Il est alors plus de 15h30 quand on termine ce " repas" . Dégoûtés, on se rend en direction de l'appartement. Je profite d'avoir un peu de temps pour me ballader dans la veille ville et acheter quelques souvenirs. Je rentre à plus de 17h.

   À mon retour, j'écris myatlas et on se renseigne pour le programme de la suite du voyage. Ce que vous verrez au cours des prochains jours.

Vers 19h, on se rend dans la veille ville pour boire un coup. Après une bière, la pluie commence à tomber nous obligeant ainsi à rentrer à l'intérieur.  Après la seconde, c'est le déluge( voir photo) . Il est 21h30 et ça risque d'être compliqué de manger au restaurant ce soir si cela continue ainsi. De la bonne musique est joué par des locaux, ce qui nous apporte un peu de joie de vivre. La troisième sera donc qu rendrez vous.

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Publié le 7 août 2022

Réveil à 08h00 pour moi ce matin. Hier soir, j'ai activé mon alarme à cette heure pour suivre le match de l'ASSE. Je crois que je suis vraiment un malade mental ou que j'aime sûrement me faire du mal.

Je regarde les trente premières  minutes seul avant de descendre le voir avec Martin qui vient de se lever. Notre premier réflexe est  évidemment de descendre au petit déjeuner. Quel plaisir de manger quelques chose les matins en dehors des Oreo. Je pense que tout le monde se rend bien compte qu'on n'est pas les plus fins palais en voyage. Ni les plus difficiles. J'ai hâte de revenir chez toi Mamie.

   Ce premier repas de la journée est dnxiee partagée une nouvelle fois avec Annick, la canadienne de la veille. Elle est en avocate dans le droit des affaires à Montréal. Elle peut ainsi mesurer notre désillusion à l'ouverture du score de Nîmes . Ca y est, on n'a plus envie de parler. A la mi- temps, je remonte à la chambre. Martin doit passer un appel à la directrice de son école, qui  ne répond d'ailleurs pas. L'année s'annonce belle tiens.

  Pendant ce temps, Nicolas pionce toujours profondément. Pas de nouveau cauchemar a signaler pour lui, ni de nouveau démon qui s'empare de son corps et le pousse à se retrouver par terre. Les nuits sont donc plus réparatrices pour tous les trois.

  Une fois tout le monde réveillés, on fait donc nos gros sacs pour se rendre à la station de bus de Cartagène. C'est la station la moins pratique du pays car elle se situe à plus d'une heure de route. Pour se faire, on fait appel à Uber. Miguel Agosto est notre chauffeur du jour. C'est un jeune assez cool avec qui on discute principalement de foot. Il se permet bien de nous dire que Sainté est en ligue 2. C'est quand même assez dingue de voir autant de Colombiens connaître les verts et surtout leur situation sportive.

Miguel se sent de plus en plus à l'aise avec nous. Il  prend  même un peu la confiance à la fin quand il nous demande si on s'est déjà  payés des prostituées ici. Il continue son chemin puis, à un sens interdit pris depuis 200 mètres s'arrête au bord d'une route. Il baisse la vitre passager et fait le signe de roulage de joint à son " amigo ". En fait, Miguel est entrain d'essayer de pécho du cannabis. Du moins, il ne l'a pas récupéré devant nous. Peut être au retour.

   C'est vers 11h30 qu'on arrive à la gare de bus. On saute dans le premier bus pour Rincon del Mar qui dure 2h30. Il faudra faire aussi 20 min de moto pour se rendre dans ce petit village de pêcheur. Pratique avec les deux sacs à dos.

Rincon del Mar sera donc notre dernière étape plage. On l'a choisi car elle va nous aider  à couper le trajet jusqu'à Medellín ( voir première photo) et aussi parce qu'elle n'est  apparemment pas très prisée par les touristes ( en dehors des français). De plus, elle peut être un point de départ pour l'une des îles  qu'on souhaite faire : l'île Tintinpan.

Arrivés aux abords de la ville c'est finalement Daniel, un taxi qui nous  récupére . Il nous amène à notre hôtel situé à 30 minutes. On y est accueillis par un autre Daniel, le gérant de l'hôtel. Celui si nous propose des activités. Demain, nous nous rendrons donc sur l'île Titipan à 40 minutes de bateau.

Rincon del Mar se situe dans le département de Sucre, une région très pauvre de la Colombie.  Preuve en est, il y a coupures de courant quotidienne.

   Après avoir posés nos sacs, on se rend à la plage du quartier. Le changement par rapport à Cartagène est vraiment fou mais ce n'est pas pour nous déplaire.  On reste quand même des mecs de Saint Chamond. L'après midi est vraiment cool. On quitte la plage à plus de 18h30.

   Le soir, on sort manger dans le restaurant collé à notre logement .Martin et Nico mange des calamars en sauce avec riz / frites/ salades. Quant à moi, c'est riz à la crevette / frites / salade. C'est vraiment délicieux . Petite glace en guise de désert dans la superette du coin. On ne rentre pas trop tard vers 22h.

Demain le départ pour l'île est prévue pour 08h.



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Publié le 8 août 2022

Réveil ce matin à 07h20 pour tous les trois.  Il a été mis car on doit se rendre aux îles Tintipan à 08h00. On prend donc notre petit déjeuner au restaurant d'hier soir. En effet, ils n'avaient pas la monnaie nécessaire à nous rendre. Ils nous donc proposé de venir au petit-déjeuner qui débute à 07h30.

     La seule chose qu'on a oublié d'anticiper est le manque d'organisation des Colombiens. En effet, la femme qui prépare nous propose deux plats : une salade de fruits puis  des bananes plantins frits avec omelette. Je ne suis pas restaurateur, mais si je dois faire deux plats dont l'un qui  met plus de temps,  je fais en sorte de  commencer à faire le plus gros en premier . Pendant qu'il cuit,  je coupe les fruits. Non ? Ce n'est pas la logique Colombienne.

Mais je crois qu'ils sont tellement tranquilo dans leurs vies qu'ils n'ont pas à devoir essayer de s'organiser. C'est quand même un sacré luxe. J'aimerais tellement pouvoir faire ça dans mon boulot. Ah oui, j'en ai plus.

Notre salade de fruit arrive à 07h30 pendant que nos bananes + omelettes, quant elles,  à plus de 08h. On doit donc une nouvelle fois avaler notre repas super rapidement. Même avec ça, on a tout de même  15 minutes de retard.

    A 08h15, on part sur une " barque " à moteur , un bateau de chef conduit par le capitaine du jour, Misael. Le bateau s'appelle le Sea Cat.

On a une grosse heure de bateau pour se rendre à cette île. Avant d'y arriver, on s'arrête à quatre spots de snorkelling pour y voir les coraux. C'est le deuxième pays qui en contient le plus, derrière l'Australie évidemment.

L'eau est turquoise et on y voit à travers. Le chaleur tape très fortement à tel point que Martin et Nico brûlent au niveau du dos.

    Vers 11h00, on repart du bâteau pour se rendre sur l'île. On va y rester quasiment deux heures sous un soleil tapant.

    Vers 13h00, on repart sur Rincon. Le trajet nous prend quasiment encore une heure.

On va donc se poser l'après midi dans l'auberge. Notre repas du midi est le classique gastronomique, pâtes à la sauce tomate pour les fins gourmets que nous sommes.

C'est à 17h30 qu'on repart faire la  deuxième activité du jour : nager avec des planctons.

   David est le pilote du soir, toujours à bord du fameux paquebot légendaire, le Sea Cat. La mer est bien plus agitée cette fois ci. On se prend de grosses rafales d'eau.  La première étape est d'aller sur l'île des oiseaux, situé à une grosse vingtaine de minutes qui comme son indique  en contient beaucoup.  Ceux ci viennent y passer la nuit. Le mélange avec les couleurs du coucher de soleil, les oiseaux et l'île rend un rendu très sympa ! On profite de la vue et on nage une petite demi heure.

  Le soleil se couche doucement, c'est l'heure de faire l'activité pour laquelle nous sommes donc venus. On reprend le bateau une petite demi heure avant d'arriver au niveau d'une côte. On a donc transporté sur le sable le bateau avant d'arriver à une mangrove. Avec la nuit qui est tombé, ça donne un côté très mystérieux à ce deuxième périple.

   Une fois la mangrove passée, on repart sur faire un peu de bateau jusqu'au lieu de plongée. Ca a la particularité de faire changer la couleur de l'eau quand tu fais un mouvement. De ce fait, la couleur verte/bleu ressort . C'est vraiment sympa , tout comme le moment qu'on vit c'est plus l'expérience qui est cool. L'aller-retour la nuit en bateau, nager quand il fait nuit noire, c'est la première fois pour nous et c'est bien sympa.

   À notre retour, on s'arrête à un restaurant pour le dîner. C'est du classique, je vous laisse imaginer la composition. En tout cas, ce n'est pas très bon. Et encore moins fin.

   On rentre à l'hôtel avant de ressortir le soir faire des petites d

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Publié le 9 août 2022

Rien d'importer à signaler aujourd'hui. C'est une journée off pour tous les trois.

On prend le bus pour Medellín à 18h. On est censés y arriver à 06h le lendemain

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Publié le 10 août 2022

Arrivés à plus de 06h à Medellín, comme convenu donc. Le trajet de nuit en bus s'est bien passé pour tous les trois. Pour l'instant, les bus Colombiens semblent être a l'heure. Contrairement à ceux en Thaïlande/ Vietnam...

Pendant ce trajet,  j'ai dormi de 21h à 04h ( jusqu'à la pause ) puis de 05h à 06h.

  Une fois arrivés en ville, on prend une nouvelle fois un Uber pour rejoindre notre hôtel, El Tigre. Il se situe dans le quartier de El Poblado, l'endroit le plus sûr de la ville selon internet. J'imagine que comme nous , à la lecture du nom de la ville , il y a quelqu'un qui vous vient en tête : Pablo Escobar en  faisant  de Medellín la ville la plus dangeueuse du monde il y a 30 ans de cela. Jusqu'à présent, personne n'a encore prononcé son nom au cours de notre voyage.

   Medellín est la deuxième ville du pays derrière Bogota. Elle est le poumon économique du pays et se veut être une ville en plein essor.

  On dort de 07h à 09h30 pour moi et de 07h à 10h30 pour les mecs. Ces heures nous ont  permis d'être relativement en forme. Dormir dans un bus te permet de gagner du temps sur les trajets mais ce n'est jamais les nuits les plus reposantes. D'autant plus qu' on a un rythme assez soutenu pendant ce voyage.

   C'est finalement à 11h30 qu'on part de l'appartement pour se rendre à un restaurant près de chez nous, qu'on trouve au hasard en se baladant. Nicolas et Martin prennent une soupe aux tripes. Quant à moi , j'opte pour une soupe viande/ mais / pomme de terre/ ognions grillés . Du classique, mais en soupe cette fois ci. Ca y est, je commence à vraiment saturer de la nourriture du pays.

Vers 12h30, on fait une nouvelle fois appel à un Uber. Le chauffeur du jour, Merlin Rolando est natif de Medellín. Parlant anglais, on peut donc lui poser quelques questions sur ce qu'était sa vie pendant les années Escobar.

Ceci est juste un résumé :


- " C'était vraiment une horreur. On avait peur à chaque moment de notre vie. Selon lui, un couvre feu était instauré par Pablo qui n'était plus responsable de ce qui se passait dans ta rue passé 19h

Mon meilleur ami a été tué par une bombe . Quand tu sortais dans les bars/ restaurants et qu'un haut placé de cartel de Medellín était présent, tu ne pouvais plus en sortir . Tu devais attendre qu'il termine. J'ai déjà attendu jusqu'à 04h du matin. En compensation, les narcos payaient la note de tout le monde.

Il était très populaire chez les pauvres, ce qui lui permettait d'avoir une certaine sécurité et surtout de la  popularité. Des membres de son cartel allaient quotidiennement dans les quartiers pauvres pour donner de l'argent. Il y avait de longues files d'attentes.

Beaucoup de policiers étaient aussi  tués. Pablo offrait la récompense d'1 million de pesos ( environ 220 euros actuellement mais ça devait être sûrement plus à l'époque) à chaque personne qui tuait un policier"

     Pour finir, il finir par nous dire que selon lui, il reste toujours populaire dans de nombreux quartiers. Ces personnes continuent de le considérer comme un Robin des bois.

   On arrive à la Communa 13 pour faire le city tour qui est censé durer 2 heures 30. Christian est notre guide du jour. Il exerce cette profession et est en même temps professeur d'anglais bénévole dans un quartier de la ville. Il est  également natif de la ville où il continue à vivre avec sa femme.

Sa mère, habitante de la Communa 13, avait un rôle informel de " quelqu'un d'important dans le quartier". Comprenez le comme vous voulez.

  Il commence par nous interroger sur la représentation qu'on a de la ville de Medellín mais également de la Communa 13. Puis, il nous apporte plus d'informations. Ce quartier est l'ancien quartier le plus dangereux du monde et est considéré à l'époque comme un bidonville.

    Il était laissé à l'abandon par les pouvoirs publics. Les narcotrafiquants, les FARCS vont en prendre le contrôle

    Ce n'est qu'à partir de 2002 que le gouvernement lance un vaste plan militaire pour récupérer le quartier. Conflit qui va faire plus de 3000 morts en 3 jours. L'oncle de Christian, policier  a failli être tué par un narcotrafiquant. Mais sa mère, la fameuse personne importante  serait apparemment parvenu à le convaincre de ne pas le faire.

   De nombreux touristes sont présents au cours de cette après-midi midi ensoleillée. De nombreux stands de nourritures se confondent avec les stands de souvenirs. On se prend d'ailleurs une petite glace pour lutter contre la chaleur. Saveur oreo aujourd'hui .

De nombreuses personnes animent la ville en chantant, dansant, jouant dans les rues.

    La visite est vraiment cool. Ces explications sont intéressantes et il est très audible. De plus, il y a seulement 11 personnes dans le groupe ce qui renforce la proximité avec lui.

Les rues étroites nous donnent accès à sa terrasse de sa maison. Il souhaite la rénover et en faire un bar / restaurant. C'est d'ailleurs d'ici que la photo de tous les trois a été prise.

  Aujourd'hui, cette ville fait preuve de résilience après avoir vécu un terrible passe . Elle mélange street art, culture populaire  et tourisme de masse. Une véritable transformation urbaine.

Le citytour  se termine ainsi  à 16h30. Sur le trajet retour, on  faire durer le plaisir en jouant au foot contre trois petits Colombiens. Ceux  maîtrisent déjà  parfaitement l'art de la triche. Puis, on remonte tout en haut de la communa pour se boire une bière avec une vue imprenable.

  On prend une nouvelle fois un Uber pour rentrer. On retourne à l'auberge à 19h. Elle est d'ailleurs assez cool et propre. Mais les mecs ce sont des chiens. À mon retour, je vais voir l'un des gérants en lui disant qu'on souhaite passer une nuit de plus. Je regarde le prix d'une nuit qui est 126 000 pesos pour 3 ( ÷4500= 28 euros ). Je lui montre mon téléphone avec le prix mais il trouve quand même moyen de me dire : " ouais y'a  plus que des chambres à 150 000 ( 33 euros) ".

C'est un problème de booking selon lui. Allez ok salut mec , on change d'hôtel. On en a trouvé un moins chère d'ailleurs.

       On se pose dans la chambre jusqu'à 20h avant de sortir boire une bière ( une girafe) en dégustant une grosse assiette de nachos rempli de fromages mais quasi sans nachos...

Ca nous ou l'appétit. On finit donc dans un kebab. Oui oui en Colombie.  Nico a très faim ce soir. Martin et moi sans plus. On le finira d'ailleurs pas tous les deux.

Retour à l'appartement vers 22h.


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Publié le 11 août 2022

Réveil à un peu plus de 07h00 pour Nico et moi à cause d'un couple français qui a mis son réveil  a cette heure ci . Ils ont mis au moins 5 bonnes minutes avant de se lever pour l'enlever. Martin, contrairement à nous N parvient tout de même à prolonger son sommeil

Hier au soir, ils  avaient déjà commencé  en faisant beaucoup de bruit en allant dormir

Aucun savoir vivre, c'est dingue.

Nicolas reste dans son lit et traîne sur son tel. Quant à moi, je me lève  pour prendre un café  Je demande à l'un des gérants si on peut laisser nos gros sacs à journée. Il accepte.

Toutefois, un peu avant notre départ, j'assiste a une scène qui me fait dire qu'on ne va finalment par leur laisser nos sacs . En effet , un mec de notre  âge vient les voir en leur disant poliment qu'il ne retrouve pas ses chaussures. Il est dans un dortoir partagé  seulement avec sa meilleure amie .  Il demande donc logiquement plus d'explications.

Le gérant de ce matin n'est plus là . Ce sont deux mecs qui lui répondent de manière très agressive. Selon eux, il n'avait qu'à laisser  ses chaussures dans le casier. Il continue en disant qu'il faut qu'il arrête ses menaces ( yen a eu aucune) et qu'il doit apprendre à se gérer sinon ça va mal se passer. Le mec part par la suite.

Je ne lui jette pas la pierre. Je mets toutes mes affaires dans un cahier avec un cadenas. Mais je pense jamais à mettre des paires de chaussures.

     Avant de quitter la chambre , le mec trouve le moyen d'essayer de nous enfiler en nous disant qu'on a réservé une autre nuit. Ce gros con ne sait même pas regardé un planning sur son téléphone.

Puis, on se rend donc à l'autre hôtel situé à plus de 3km. On y laisse nos gros sacs avant de prendre un uber pour rejoindre le terminal de bus.

   Aujourd'hui, on se rend à Guatape, un village notamment connu pour contenir le rocher del piedra del penol. J'ai déjà vu quelques photos passés sur Facebook de celui ci. Je ne souhaite pas en voir plus pour avoir  minimum l'effet de surprise.

   On arrive vers 10h au terminal en  réservant le bus qui part trente minutes plus tard. On profite de ce temps pour se prendre des gâteaux en guise de petit déjeuner. Deux donuts pour moi et deux gâteaux pour Martin et Nico.


  A 12h30, on arrive à la piedra del penol. Cet gros rocher se trouve 3km en amont de Guatape. Il faut donc maintenant monter les 669 marches qui nous sépare du sommet. Il y a une nouvelle fois beaucoup de monde aujourd'hui.

La vue de la haut est très belle. Le mélange du vert des îles et l'eau du lac rend un rendu super sympa. On y reste une grosse demi heure avant d'effectuer la  redescente.

   Une fois en bas, on prend un tuk tuk pour se rendre à Guatape . On arrive dans la ville vers 14h.  On s'y ballade un petit peu. Les petites maisons sont coloréss et vraiment très belles.

Par la suite, on s'arrête dans une pananderia pour prendre un gros pain aux fromages.

    C'est aux bords du lac que l'après midi va se terminer avec une victoire étincelante de Martin à la belote. Le dernier bus de 18h40 sera pris pour le retour à Medellin.

Arrivés sur Medellín à plus de 21h, on prend un nouvelle fois un uber pour se rendre à l'auberge où on a posés nos sacs. Malheureusement pour nous, le paiement sur booking ne serait pas passé donc la chambre a été attribué à quelqu'un d'autre. Il faut donc trouver une autre chambre à quasiment 21. Je prends la première que je trouve et je fais la réservation. Elle est située dans le quartier Laureles qui est également un quartier sûr de la ville. On pose les sacs puis on sort manger un bout.

Retour à la chambre vers 23h.

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Publié le 12 août 2022

Réveil à 08h pour tous les trois. Des bruits  de marteaux piqueurs  résonnent dans les murs. Super sympa de commencer les travaux à cette heure ci.

On traine donc sur nos téléphones un moment. Je profite du temps qu'on a pour regarder les bus et logements.

    En effet, aujourd'hui, on part pour Salento, un petit village situé dans la région de Quinto. Il est connu pour être le point de depart de trek sympas mais également pour être situé dans la région des cafés ( = zona cafetera). C'est le village le plus populaire de cette région qui fait apparemment partie des incontournables à faire dans ce pays.

   Pour se rendre à Salento, deux tranches horaires  s'offrent à nous. La première pour rejoindre le village est 14-22h. Le second est 22-05h.

Pour une fois, on préfère prendre un trajet de jour pour être en forme dès demain. Et oui, la fin du voyage arrive rapidement ( 18 août) . Il faut donc essayer d'être le plus en forme pour en profiter.

On quitte donc la chambre à 11h pour faire un tour dans le quartier. Un peu avant 12h, on mange dans un restaurant. Au menu du jour, soupe aux haricots pour moi ( pas hyper  malin avant un trajet en bus ) Soupe aux  légumes pour Martin et au poisson pour Nicolas. La gastronomie en Colombie est très moyenne sauf leurs soupes qui sont à chaque fois délicieuses.

Pour le repas, c'est du classique : petite salade, riz et viande.  La nouveauté est qu'il y a des petites frites. C'est vraiment un bon petit repas .En désert, on prend des Olba qui sont des petites galettes  à l'Arequipe et au lait. Nicolas et Martin, plus téméraires que moi prennent du fromage râpés avec. A pparemment, c'était pas mal

     On part pour le terminal de bus pour 14h. Le trajet en bus se passe bien jusqu'à 17h a peu près. La route est bloquée ce qui va retarder notre arrivée. Il est actuellement 21h quand j'écris ces lignes. On vient de faire la première pause du trajet. Le repas était malheureusement dégueulasse. Mais au moins, les vessies sont vides après cette pause.

On est supposés arriver à quasiment 00h00.

Finalement, le chauffeur a bombardé.

Arrives à Salento à 23h


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Publié le 13 août 2022

   Réveil à plus de 08h30 pour moi. Je me lève pour me faire un petit café servi par l'hôtel, puis je me rends a la superette du coin pour acheter de super bons brownies au goût dulce de leche. C' est un seven eleven,  ça me fair un petit souvenir de la Thaïlande. En effet, là bas tu en trouves à chaque coin de rue.

La nuit s'est super bien passé mais j'ai rarement eu aussi froid au cours d'une nuit. Malgré la couverture, j'ai du dormir en pull et en colant. Mais dormir avec des vrais volets, sans musique, ni travaux ou autre ca n'a pas de prix.

Je me sens bien reposé ce matin.  Je vais donc faire un peu de sport après le petit déjeuner puis je me cale un moment dans le lit pour me mater une série. Nicolas et Martin rattrapent leurs retards sur leurs carnets d'écriture.

C''est vers 12h qu'on sort de la chambre. On fait donc un premier tour de la ville de Salento. Je regarde pour m'acheter un poncho mais je n'en trouve pas à ma taille malheureusement.

Puis, on se rend dans un petit restaurant du coin où on mange le mlat du jour pour 15,000 pesos ( 4 euros ). Au menu du jour : soupe a la crème pour Martin et moi. Nico prend une soupe poulet/patate.

En plat principal : viande, riz, salade, banane plantin frit et la petite nouveauté du jour : salade de betteraves.

C'est vraiment bien préparé. De plus, ça fait du bien de manger autre chose que les plats classique.

   Par la suite, on se rend sur la place principale pour réserver nos tickets dans une finca ( fabrication de café). Pour s'y rendre, il faut donc prendre un jeep. Nous sommes accompagnés d'une famille Parisienne typique parisienne quoi ( =bobo).

Ils nous racontent leurs séjours en Amazonie qui ont payé 2000 euros les 5 jours pour être " tranquille " et avoir un " guide privé".

   En arrivant à la tienda, la guide nous demande si on souhaite avoir la visite en Espagnol ou en Anglais. Caroline, la mère d'origine espagnole n'hésite pas une seconde et nous  dit que c'est mieux pour ses enfants ( qui parle déjà tous les deux la langue). En soi, je comprends. Mais elle n'a pas du tout eu le recul de nous demander si ça nous allait. Elle s'est bien imposée quoi, c'est ce qu'on n'a pas apprécié.

     La guide du jour, Victoria commence donc la visite en Espagnol, ce qui n'est pas du tout pour nous arranger parce qu'il faut être concentré à 8000÷  pour cimprendre la maximum. Personnellement, il y a pas mal de choses que je n'ai pas saisi pendant cette visite.

Pour commencer, elle nous explique qu'il y a quatre sortes de café  dans le pays : indigo, arabica, castillo et Colombia. Ce dernier  est le plus produit en Colombie. Des bananiers sont plantés à côté  des caféiers pour trois raisons : pour faire de l'ombre, pour irriguer et cela attire les insectes .

   La Colombie est le troisième producteur du monde derrière le Brésil et le Vietnam.

La région de Quintio ( Salento ) est idéale par rapport à son altitude. En effet, les récoltes sont plus propices entre 800 et 1700 mètre d'altitude. Salento, quant à elle  se situe à 1700 mètres.

     Aucune machine n'est utilisée, tout est fait manuellement.

  Apres la récolte, ils font fermentés le café pendant 45 min avec de l'eau. Puis, ils le font sechés dans une serre puis ils le font cuire 15 min  pour lui donner l'aspect noirâtre.

   Le café en Colombie a la réputation d'être doux comparé au Vietnam où il est plus acide. Pour avoir fait les deux, je peux donc confirmer. Pour pallier a l'acidité, la plupart des Vietnamiens le buvaient avec de confiture de lait.

   Au bout d'une grosse heure, la visite se termine par une dégustation du café . J'achète deux sachets  de café à grains pour moi de café à grains. Nicolas et Martin en ramène un chacun ( yavait pas plus).

    Vers 18h00, on prend la jeep pour faire le trajet retour jusqu'au village.

On se pose un moment dans la chambre avant de ressortir le soir pour boire un coup/ manger.

   C'est à  quasiment 20h qu'on se rend au bar " Los Amigos", un bar où on peut jouer à un sport traditionnel Colombien, le tejo.  Le principe est simple. Chaque joueur a une grosse pierre dans la main qui va être utilisée pour viser des gros papiers remplies de pétards. Ceux ci doivent donc exploser. Ils sont contenus dans un gros bac d'argile.


Une partie va en 21 points  et est donc constitué de plusieurs manches. Chaque manche contient pour 1 lancher chacun .

Je n'avais pas pris de photos, j'ai laissé mon téléphone à l'hôtel. On y retourne demain, je ferai en sorte d'en mettre. Nicolas en a tout de même prises quelques unes.

   Les points sont gagnés ainsi :



● 1 point = Pierre la plus proche des papiers gagne la manche

● 3 points = un papier explose. Si deux explosent, c'est donc 6 points. Et ainsi de suite.


● 7 points = la pierre est maintenue au centre de l'argile ( au centre des 4 papiers)

Par exemple, 10 points = la pierre est maintenue ( 7 points ) + si un papier  explose ( 3 points).

 

   Ces parties sont accompagnés des classique mais très efficaces bière Club Colombia. Martin remporte la première manche d'un petit point (21-20-9) . Je remporte les trois manches suivantes. Nico gagnera largement la dernière ( 21-12-10).

   On partira à plus de 22h30 du bar. C'est donc l'heure de prendre notre repas : gros hot donc avec une bonne saucisse + bacon + fromages + ognion frits + 3 sauces .

C'est vraiment porc mais on se pète le bide.

On rentre à l'appartement se poser ensuite.