Carnet de voyage

Guigui au Chili

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Dernière étape postée il y a 47 jours
Une année à vadrouiller dans tout le Chili à pieds, en bus, en auto-stop ou même pourquoi pas en bateau ? Et bien suivez-moi, c'est parti !!!!
Du 25 mars 2019 au 24 mars 2020
366 jours
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Publié le 20 mars 2019

Après une attente qui semblait n’en plus finir, ma demande de visa a ENFIN été acceptée ! A moi le Chili !!

Bienvenue sur mon blog de voyage qui vous permettra de me suivre tout au long de mon aventure à travers le Chili !

Aux prémices de ce voyage... : depuis quelques années me trottait dans la tête l’idée d’un « grand voyage » (et oui ! qui n’a pas de petits (ou grands) projets qui attendent sagement que l’on se bouge les fesses pour les accomplir ?!) et c’est ainsi qu’en octobre dernier j'ai décidé de partir à l'étranger pendant environ 1 an.

Honnêtement, je pense que le plus dur a été de PRENDRE LA DÉCISION et de commencer les démarches, le reste vient tout seul lorsque l'on est motivé. Quitter sa vie, son travail, sa famille, son confort pour une terre inconnue dont on ne parle même pas la langue… cela est difficile, c’est certain, mais c’est un sentiment qui ne m’est pas resté une fois le projet lancé (même si je vous avoue que là, à quelques jours du départ, le stress commence à pointer le bout de son nez haha!). Alors n’hésitez pas vous aussi à vous lancer dans un projet qui vous tient à cœur, car si la volonté est là, le reste suivra j’en suis persuadée 😀 et puis on n’a qu’une vie !!

Pourquoi le Chili ? Il est vrai que mes origines m’ont toujours poussée du côté de l’Asie mais le Chili a été un réel coup de cœur et comme une sorte de révélation en fait. Donc pas de raison particulière si ce n'est que je voulais choisir un pays dans tous les cas et pas forcément faire 3 mois au Chili, 3 mois en Argentine etc..., le but étant de m'imprégner au maximum d'une culture et le meilleur moyen étant de la côtoyer assez longtemps. Mais si l'occasion et le temps me le permettent, pourquoi pas aller faire un saut dans les pays voisins 😀

Parce que je pars donc au Chili pour y découvrir sa culture et ses habitants, j’ai décidé de rythmer mon voyage par des missions de bénévolat/woofing à travers tout le pays (du nord au sud), prévoyant de rester 2-3 semaines à chaque endroit. Très bon moyen pour être au contact direct des gens et d'apprendre de leurs expériences, et en échange je donne volontiers de mon temps.

Les préparatifs ont commencé en novembre dernier. Bonjour les check-listes, les mémos par-ci par-là, et les tonnes de détails auxquels il faut penser. De toute façon, ça va être le branle-bas de combat jusqu’au moment où je mettrai le pied dans l’avion et que je me dirai enfin : ca y’est, c’est parti ! Alors faire son sac à dos sachant que l’on part pour un an de vie nomade est une bonne façon de faire une introspection… : de quoi ai-je vraiment besoin ?

La demande de visa PVT n’était pas compliquée, j’ai pu l’obtenir sous 4 semaines environ. Pour ceux qui ne connaissent pas ce type de visa, il s’agit d’un visa voyage/travail qui permet aux jeunes de 18-30 ans de rester sur un territoire pendant 12 mois et de pouvoir y travailler et voyager en toute légalité, génial non ?!

J’espère pouvoir partager avec vous mes aventures et mes rencontres au maximum, sous forme de petits récits avec photos.

Alors voilà c’est parti, dans 5 jours, je m’envole pour Santiago….

Que l’aventure commence !!! 😀

Publié le 31 mars 2019

Après 17h de voyage, j'arrive mardi à l'aéroport de Santiago à 9h, puis je saute dans un bus et quitte le soleil éclatant qui réveille la capitale pour me rendre à Valparaiso. Malgré la fatigue, je ne peux m'empêcher de garder les yeux grands ouverts pendant le trajet et d'observer ce nouvel environnement autour de moi. Mes sens s'imprègnent doucement de toute cette nouveauté et je sais que ça prendra quelques jours avant de me sentir totalement à l'aise.

Arrivée à Valpo (Valparaiso), je m'attendais à une différente première impression de cette ville chaotique plongée dans le brouillard. Heureusement la fin de journée ensoleillée a révélé le charme de ce paradis multicolore où je passerai les 3 prochaines semaines.

Première chose à faire au programme : finaliser les papiers pour mon visa. C'est allé très vite, les gens de l'administration chilienne ayant été dans l'ensemble très gentils et compréhensifs lorsqu'ils voyaient que j'avais beaucoup de mal à les comprendre.. :-) Le 23 avril prochain, je recevrai ma fameuse "carte d'identité" chilienne !

Fernando, mon hôte d'Airbnb super gentil m'a emmenée le premier jour pour un petit tour de son quartier. Ici, on en finit plus de lever la tête pour admirer les magnifiques fresques murales toutes aussi impressionnantes les unes que les autres.

Je suis tentée d'entrer dans chaque petite boutique ici et là mais ce n'est que le début de mon voyage, il ne faut pas que je commence à charger mon sac!

Vendredi matin je participe à une visite guidée de la ville (merci Miguel de Free Tour Valpo!!), et je rencontre Henry, un australien en vacances pour un mois ici avec qui je passerai la fin de la semaine mais également avec Noémie une française en PVT comme moi.

Un completo, sorte de hot-dog chilien avec tomate, avocat et mayo. Un des plats nationaux!

Valparaiso, située au bord de l'océan pacifique, est un merveilleux chaos. Elle est constituée de petites collines (cerros) accessibles soit en prenant les Ascensores (anciens funiculaires) ou bien tout simplement à pied par les escaleras (escaliers) et les maisons ont toutes une couleur différente! Beaucoup d'auberges de jeunesse et d'hôtels ont vu le jour ces dernières années et la ville est devenue très touristique.

Pour la petite info : N'oubliez pas qu'ici le changement d'heure est différent! Jusqu'au 12 mai nous avons 5h de décalage puis le Chili change à son tour donc il y aura 6h de décalage jusqu'au mois d'août... et ensuite ça repasse à 5h puis à 4h, enfin bref, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? :-)

Demain mes cours d'espagnol commencent (1er avril), passage obligatoire pour enfin apprendre les bases de cette langue!

Quelques morceaux d'ici... 

C'est parfois étrange pour moi d'imaginer que ma vie française est maintenant à des milliers de kilomètres, suivant un fuseau horaire différent dans le "futur". C'est comme si j'avais changé de fréquence en quelques sortes, tout en sachant qu'à un moment donné il faudra que je retourne à ma fréquence initiale. J'aime me dire que je suis dans une parenthèse d'un autre monde :)

Pour résumer un peu, ces 3 premières semaines ont été très riches en pleins de choses! Tout d'abord mon arrivée dans ce nouveau pays et le temps de s'y habituer, prendre mes marques petit à petit et surtout l'apprentissage de la langue. La vitesse à laquelle les chiliens parlent est tout juste incroyable. J'ai toutefois réussi, après 1 semaine de cours, à avoir un semblant de conversation avec la grand-mère de mon hôte Airbnb. Ça fait plaisir de voir les progrès en direct !

Mes cours de langue avec July, une chilienne d'origine americano-italienne débordante d'énergie m'ont permis, en plus d'apprendre l'espagnol, de découvrir pas mal d'aspects de la culture chilienne au quotidien. Grâce à elle, j'ai fait la connaissance de Monserrat, une jeune étudiante chilienne qui justement cherchait des personnes pour pouvoir pratiquer l'anglais. J'ai passé beaucoup de temps avec elle à arpenter les rues de Valparaiso, à découvrir les secrets de la ville et les coutumes d'ici. Si tous les chiliens sont aussi adorables qu'elle, je n'ai aucun soucis à me faire :-)

Merci Montse ! 

Apprendre l'espagnol n'est pas si difficile, mais après avoir baigné dans l'anglais et l'allemand pendant toutes ces années, j'ai du mal à revenir à une langue latine pourtant très proche du français, mais ça viendra 🙂


A gauche July, et Tanja d'Allemagne en voyage avec sa famille à travers l'Amérique du Sud pendant 8 mois 

La nourriture est beaucoup à base de fruits de mer, viande, pomme de terre et riz. Ils adorent les sandwichs en général mais surtout les empanadas...!!! En même temps je les comprends, c'est tellement bon ! (ok il va falloir que je prévois beaucoup de randos... :-))

Le pisco sour est la boisson nationale : un apéritif à base de jus de citron et de pisco. Ils en servent partout et beaucoup de bars proposent pas mal de bières artisanales de la région. Un des plats typiques en accompagnement est la Chorrillana, une énorme assiette de frites avec viandes, oignons frits, fromages fondus, œufs.

Chose curieuse mais dont on m'avait déjà parlé, les sodas ici coûtent moins chers que l'eau. Est-ce parce que l'eau au Chili est principalement gérée, non pas par les services publics, mais par des sociétés étrangères ? (je vous laisse deviner la nationalité de l'une d'entres elles...).

Pour me déplacer, je me débrouille pour faire pratiquement tout à pieds mais j'avoue que je me suis laissée tenter en sautant parfois dans l'un des nombreux micros, petit bus de ville. Les arrêts ne sont pas toujours bien définis et pour savoir où va le bus, il suffit de regarder la multitude de panneaux accrochés sur le pare-brise. Un peu déconcertant au début mais on s'y fait !!

Oui oui, même les chiens prennent le passage piétons 

Il y a une ligne de métro à Valparaiso mais celle-ci longe le bord de mer et est plutôt utilisée pour se rendre dans les villes voisines. D'ailleurs j'ai fait un saut à Viña del Mar, juste à côté et qui est complètement l'opposée de Valpo! C'est une ville plutôt résidentielle et beaucoup plus "organisée" que sa voisine. C'était un peu brumeux le jour où j'y étais mais je vous mets quelques photos quand même!

Viña del Mar 

Lors d'un week-end où je me rendais à Isla Negra, petite ville côtière au sud de Valpo, je me suis finalement retrouvée à passer la journée au bord d'une plage avec des chiliens (Carlos et Javier) pro de la high-line rencontrés dans le bus le matin même. Le cadre était tout simplement magnifique et pas du tout fréquenté en cette période de l'année. Ça faisait du bien de sortir un peu de la ville, surtout qu'ensuite j'enchaîne direct avec Santiago...

Comme quoi, les rencontres que l'ont fait au hasard peuvent parfois nous emmener dans des endroits inattendus!!

Las Cruces et playa Mirasol près d'Algarrobo 

Donc voilà, je laisse Valparaiso et son street art à couper le souffle pour partir à la découverte de la capitale... Il me reste encore deux semaines de cours puis direction à La Serena pour mon premier volontariat !

Vamos chiquillos !!

Au total j'aurai passé 17 jours à Santiago, ce qui fut assez long mais nécessaire pour bien prendre conscience de l'ampleur de la ville et pour découvrir son identité. Je suis venue ici pour la nature certes, mais aussi pour découvrir les moindres détails de cette culture, alors passer du temps à Santiago était une étape inévitable et grandement enrichissante!

Beaucoup de gens ici, dont des chiliens, m'ont dit que Santiago n'est pas représentatif du Chili. La vraie vie chilienne se trouve une fois sortit du tourbillon de la capitale. Or culturellement, c'est hyper riche! On y compte plus d'une quinzaine de musées, de parcs, et les quartiers possèdent chacun leur histoire et leur style. Je ne pense pas être quelqu'un de très critique et selon moi, chaque grosse ville, que ce soit une capitale ou non, a toujours ses richesses et ses mauvais côtés, il suffit d'y aller l'esprit grand ouvert.

Dans l'ensemble, je m'y suis sentie bien malgré la pollution. Et oui, un point négatif est cette pollution très dense. Les Andes, pourtant juste à côté, étaient parfois difficile à percevoir et on sent vraiment parfois que l'air n'est pas propre. La ville est entourée à la fois de la Cordillère des Andes (dont le point culminant est l'Aconcagua à 6962 m en Argentine) et de la Cordillera de la Costa. Comme Grenoble, les particules restent souvent coincées et seule une bonne pluie permet de voir clairement les sommets andins. Mais puisqu'il ne pleut pas souvent... je vous laisse voir le smog par vous même!

Vue depuis la Vierge située au sommet du Cerro San Cristobal, au cœur de la ville. 

Encore une fois je me suis déplacée pratiquement toujours à pieds, levant la tête à chaque nouvelle rue pour tenter de déceler les murales (peintures murales) toutefois moins nombreuses qu'à Valparaiso et tous les détails qui font l'architecture de cette ville. Certains bâtiments sont très européens mais l'influence américaine se fait ressentir à travers les larges avenues, les grosses voitures et les grattes-ciel qui poussent comme des champignons (dont le Gran Torre de Santiago, le plus haut d'Amérique du Sud).

Quelques morceaux de Santiago 

A mon arrivée à Santiago j'ai participé à un Free Walking Tour qui m'a fait voir notemment le Mercado Central (célèbre marché aux poissons), le Vega central, marché de produits frais et le Cementerio (et oui ça vaut le coup d'y faire un tour croyez-moi!)

Walking Tour à Santiago 

L'auberge Hostel Forestal où je logeais était tout juste parfaite! Située dans le quartier central de Bellas Artes, j'y ai rencontré une multitude de personnes venant des 4 coins du monde.

Rencontre entre l'Australie, la France et les E-U lors du 1er pti dej!

L'ambiance est très relaxe et beaucoup d'activités sont proposées aux voyageurs qui souhaitent découvrir la ville et ses alentours. J'ai donc fait une excursion organisée d'un jour au Cajon de Maipo, une vallée au sud-est de Santiago, aux portes des Andes. Par chance, j'ai pu voir mon premier condor, l'animal emblématique du Chili et le rapace le plus grand du monde! Le surplus de touristes ce jour là à cause du week-end de Pâques a quelque peu dénaturé le paysage et l'ambiance, mais j'étais contente d'avoir eu un avant-goût des paysages à venir...

Gros bouchons en perspective...
Excursion au Cajon de Maipo 

Je garde un très bon souvenir des chicos qui travaillent à l'auberge, tous super sympas et toujours motivés pour faire des trucs. J'étais un peu triste de les quitter mais je sais que je reviendrai !! Avec Benjamin j'ai fait ma première rando (ascension du Cerro Manquehue accessible en transport en commun depuis Santiago!) durant laquelle on a pu observer 5 condors, c'était assez exceptionnel !!

Un couple de condors !!
Juanito !!
Il était une fois à l'Hostel Forestal... 

Et puis j'ai fait la connaissance de Jeff un américain euh... pardon français, partenaire de grimpe et de visite de musées pour quelques jours et Agathe, aventurière très sympathique. Tout deux ont rendu mon séjour encore plus agréable. Des rencontres éphémères certes, mais qui donnent le sourire 😉

Ça va pas trop dure celle-là ?
La vida chilena po!
Avec Agathe!
Des français à Santiago... 

Noémie est venue sur Santiago deux fois, le temps de se faire resto et salon de thé et de discuter longuement de tout et de rien avant de repartir chacune dans notre épopée chilienne. Mais je sais qu'on se reverra, tôt ou tard.

Un bon ptit resto Thaï ça fait toujours la différence !! 

Mes cours d'espagnol avec Mussy m'ont permis d'atteindre un bon niveau à l'oral mais la compréhension de l'espagnol chilien est encore un obstacle. Je me rappelle cette vidéo TEDx qui expliquait que le contexte et la manière d'apprendre une langue font toute la différence. Retenir des mots par cœur pendant des heures n'est pas, selon moi, aussi bénéfique que d'apprendre les mots en les "pratiquant". Je veux dire par là qu'il faut savoir être curieux, et ne pas avoir peur d'aller demander à quelqu'un la traduction d'un mot lorsqu'on ne comprend pas, car c'est le meilleur moyen de le retenir !

Con Mussy  😀

Pour finir, j'ai eu l'occasion de rencontrer Brice, le beau-frère de Céline une ancienne collègue, et son ami Jorge. Je n'ai pas de mot pour décrire la gentillesse dont ils ont fait preuve à mon égard... J'ai vraiment hâte de les revoir ! Merci milles fois pour tout !!!

PS: Céline, on vous attend l'année prochaine !!

Me voilà maintenant partie pour La Serena, où je commence mon premier volontariat dans une auberge...

C'est dans le froid et l'humidité que commencent mes deux semaines et demie de volontariat à l'Open Hostel de La Serena. Le soir de mon arrivée, Rodriguo le propriétaire, m'emmène dîner dans un bar/resto à l'ambiance métal/rock où la nourriture laisse à désirer mais nous n'avons pas trop le choix, peu d'endroits sont encore ouverts (le lendemain étant le 1er mai, beaucoup de restaurants ont fermé tôt la veille). De retour à l'hostel, je fais la connaissance de Daniel, un vénézuélien qui travaille ici depuis quelques mois et Pablo, ami de longue date de Rodriguo qui loue une des chambres depuis quelques mois.

Ces trois personnages rythmeront mon quotidien pendant ces 3 semaines, et quel rythme ! Je ne dirai pas que ce fut une mauvaise expérience car j'ai eu la chance de rencontrer et de discuter longuement avec des personnes de tout horizon mais l'ambiance en elle-même n'était pas vraiment celle que je m'étais imaginée, mais c'est pas grave 😉 Le travail en lui-même était simple : ménage et maintien de l'ordre au sein de l'hostel, assurer la réception des voyageurs, autant vous dire qu'il y avait du gros apprentissage de l'espagnol à la clé. Alors certes, il manquait un certain lien d'harmonie avec Rodriguo, quasi absent et tête en l'air, et Daniel ayant du mal à déléguer les tâches à accomplir, mais dans l'ensemble cela m'a permis de prendre du temps pour moi, de lire, de bien connaître la ville et surtout d'organiser la suite de mon voyage. En prenant du recul maintenant, je suis contente de ce premier volontariat 😀

Un matin, je suis partie avec Pablo sur un terrain qu'il a acheté quelques années plus tôt en bordure de mer à quelques km de la Serena. Nous y avons retrouvé Claudia, représentante du ministère de l'environnement pour la région de Coquimbo. En effet, le terrain de Pablo abrite une espèce végétale en danger, le lucumillo, et endémique de la région de Coquimbo. Cette visite servira principalement à essayer de trouver des solutions pour préserver cette plante car le but initial de Pablo est de diviser ce terrain en parcelles pour ensuite les vendre à des particuliers pour construire des habitations. Techniquement, il pourrait tout à fait vendre sans se soucier de quoique ce soit, mais j'espère que cet ingénieur agronome saura trouver un compromis.

Le fameux lucumillo
Le fruit du lucumillo
Visite du terrain de Pablo 

J'en ai également appris plus sur les cactus, la plante incontournable d'Amérique du Sud (et bien sûr en grande quantité sur le terrain de Pablo!). Il existe environ 90 genres répertoriant plus de 2500 espèces !

D'ailleurs, savez-vous pourquoi les cactus ont des épines ?! Il s'agit en fait de leurs "feuilles" qui ont adopté une telle morphologie en fonction du climat aride. Elles servent à la fois à protéger la plante pour éviter que les animaux viennent croquer leur succulente chaire (miam!) mais également à condenser l'humidité de l'air pour hydrater le cactus.

Bébé cactus 🌵
Qui s'y frotte s'y pique ! 

Un après-midi, j'ai réussi à convaincre Rodriguo de faire une petite rando avec moi sur les hauteurs de la ville, nous offrant une vue superbe sur le Pacifique d'un côté et le début de la vallée d'Elqui de l'autre.

La Serena est la deuxième plus ancienne ville du Chili avec plus de 250 000 habitants. C'est LA destination des chiliens qui veulent profiter de la mer et du soleil pendant l'été. Le reste de l'année c'est assez calme et peu de choses s'y passent. Le centre ville regorge d'églises, et El Faro reste le monument historique de la ville. L'Avenida del Mar, qui longe la plage, offre une belle petite balade en cette période tranquille de l'année (autant vous dire que je ne reviendrai pas en été ^_^).

Les choses à voir autour de la ville sont tout d'abord Coquimbo, ville voisine portuaire et perchée sur des petites collines en bord de mer rappelant le désordre de Valparaiso. J'irais presque à dire que je l'ai préférée à La Serena... mais la mise en garde de l'office du tourisme de La Serena sur les quartiers un peu chaud de la ville ne m'a pas vraiment convaincue d'aller me balader dans ruelles colorées comme je le souhaitais. Du coup je me suis rabattue sur une visite guidée en bateau de la baie de Coquimbo. Pas tout compris de ce que disait le guide, mais j'ai pu admirer les lions de mer se prélasser au soleil sur leur petite île privative 😀

En 2015, la région a connu un tremblement de terre d'une magnitude de 8,3 suivi d'un tsunami endommageant partiellement le port.

Coquimbo 

A voir également, il y l'Isla Damas et l'Isla Choros, au nord de la Serena. C'est là que ce trouve la fameuse Réserve National Pingüino de Humboldt, où l'on peut apercevoir des pingouins, des lions de mer, des petites loutres (nous en avons vu 3, ce qui est très rare !!) et des oiseaux. Une promenade d'une heure est autorisée sur l'Isla Damas tandis que l'Isla Choros est interdite d'accès afin de préserver la faune et la flore. Nous n'avons malheureusement pas eu la chance ce jour-là d'apercevoir dauphins et baleines.. Tant pis, ca sera peut-être pour une prochaine fois et dans un autre endroit ?

Sur le trajet en bus en revanche, nous avons traversé d'immenses plaines arides coincées entre sommets pré-andins, et les guanacos, renards et ânes sauvages ne se sont pas fait prier. Je suis ébahie devant mon premier guanaco qui se tient là, à deux mètres de la route seulement au beau milieu de ce paysage incroyable. J'ai fait cette excursion avec Richard, un américano-brésilien d'une soixantaine d'années très sympathique et en séjour à mon hostel.

Un toutou parmi tant d'autres...
Oui oui, il est bien là, pile au milieu de la photo :-)
Un petit zorro réclamant à manger au bord de la route
Isla Choros et Isla de Damas

Le Rio Choros est à sec suite à un tremblement de terre. Il coule toujours mais en sous terrain. On peut voir de l'eau seulement lors des périodes vraiment pluvieuses.

Rio Choros 

Une autre chose à voir en étant à La Serena est bien sûr cette fameuse vallée d'Elqui. Mais puisque j'y passerai beaucoup de temps lors d'un volontariat le mois prochain, j'ai décidé de ne pas m'y aventurer tout de suite et de faire durer le suspens... 😉

L'hiver approche petit à petit, le soleil et donc les températures chutent de plus en plus tôt. Le froid est un réel problème pour moi, surtout sur la côte où il fait assez humide, mais je sens que mon corps s'habitue tranquillement (et oui, pas de radiateurs ici...) et je remercie gracieusement mes tee-shirts et pulls en laine d'aider à ma survie !! 😀

Mon prochain volontariat se passera à San Juan, en Argentine, juste de l'autre côté de la cordillère des Andes. Je fais ce petit détour un peu par hasard, par envie d'un peu plus d'aventure (et de chaleur je l'espère !) mais aussi car il n'est pas si facile de trouver des missions de volontariat en ce moment en saison basse. Et puis j'ai envie de retrouver les montagnes, pas assez visibles à mon goût depuis La Serena 😉

Allez hop, c'est reparti. C'est avec mon sac à dos de nouveau bien rempli que je m'en vais demain pour 16h de bus en direction de l'Argentine !!

Chili, attends-moi, je reviens vite !!!

Alors voilà, je vous écris un nouvel article depuis le refuge San Bernardo à Vallecito, pas loin de Mendoza. Je viens d'y arriver, après avoir passé 3 semaines à San Juan et c'est donc de cette étape que je vais vous parler. Ce qui est agréable lorsque l'on voyage, c'est qu'il est facile d'adapter son itinéraire comme on le souhaite et surtout à la dernière minute, c'est pourquoi j'ai rallongé mon séjour à l'hostel Trotamundos de San Juan d'une petite semaine. Et bien oui, quand on se plaît à un endroit, entouré de gens formidables et de paysages magnifiques, c'est dur de partir ! Mais toutefois l'appel de l'aventure est là quelque part dans ma tête, attendant sagement d'être stimulé. Je m'embarque dans chaque nouvelle direction avec hâte et excitation de savoir ce que je vais y trouver. Et au fur et à mesure, je m'enrichis de ce que je viens de vivre.

Depuis La Serena en bus, nous sommes passés par le Paso de Los Libertadores, à plus de 3500m d'altitude au milieu de la cordillère. Ayant passé la frontière de nuit, je n'ai pas eu la chance d'admirer le paysage. Après un bref contrôle à la douane, j'arrive le lundi 19 mai à 7h à l'hostel. Comme les fois précédentes, je m'imprègne tranquillement de cette nouvelle ambiance. L'auberge est très tranquille. Dans le jardin immense, il y a un oranger, un laurier, un pamplemoussier, un citronnier, et tous sont pleins à craquer en cette saison! Quel bonheur! Et surtout la météo semble être plus clémente qu'à La Serena, ouf !

Petite sieste en attendant le bus pour San Juan
Bienvenido al Hostel Trotamundos ! 

Makan, une argentine également en volontariat est la première personne que je rencontre. Elle parle avec un accent de dingue, voyage avec son chien Che Cabron et arbore un style très grunge. Elle m'explique rapidement comment ça marche ici, sourit et répète doucement quand elle voit mes yeux perplexes qui crient : je comprends rien à ce que tu me dis !!! Elle partira quelques jours après mon arrivée pour le Chili mais nous avons eu le temps de partager repas, films et séance d'écriture de poème ! Un placer conocerte Makan !

Maka y le Che  

Je fais ensuite la connaissance de Jero et Pilar, les managers de l'hostel et de toute l'équipe qui se relaie à la réception (Gabi et Gemma) et le soir, c'est 5 chicos du Paraguay que je rencontre. Ils habitent à l'hostel de façon permanente car ils travaillent sur le chantier de l'aéroport. J'en apprends donc un peu plus sur la culture paraguayenne, surtout la gastronomie : chaque soir, ils cuisinent pendant des heures tout en discutant en Guarani, deuxième langue officielle de leur pays. On rigole bien avec eux, ils mettent une bonne ambiance, surtout quand ils s'essayent à prononcer quelques mots de français ! ;-)

San Juan, c'est une assez grosse ville de 450 000 habitants, au nord de Mendoza et à une centaine de kilomètres de la cordillère des Andes.

Peu touristique comparée à Mendoza, il y a pourtant de magnifiques choses à voir dans/et à l'extérieur de la ville. Comme au Chili, on retrouve ce quadrillage des rues à l'américaine, toutes bordées d'immenses arbres mais la vie suit des horaires différents puisqu'ici tout est fermé entre 13h et 16h/17h, siesta oblige en été avec la chaleur insupportable!

J'ai visité le musée des sciences naturelles, axé sur la période du Trias, l'époque du règne des dinosaures. En effet, dans la vallée de la Luna à 200km de la ville, d'importantes découvertes datant de cette époque ont été faites. Sont exposés au musée certains fossiles et on peut y voir de nombreuses reproductions de dinosaures à taille réelle.

Si vous voulez avoir un aperçu des maisons argentines des années 1850, je conseille la visite gratuite de la maison de Sarmiento, ancien président argentin qui a beaucoup bougé l'éducation dans les années 1870 et a poussé à la modernisation du pays.

Teatro Bicentenario
Sarmiento
Métier à tisser
Quelques morceaux de San Juan

Superbe également est le musée à ciel ouvert de murales qui entoure le cimetière. Très joli jeu d'ombres ce jour-là en prenant les photos. L'Amérique du Sud ne cesse de régaler mes pupilles!

Le 25 mai est une fête nationale en Argentine. En me promenant en ville ce jour-là, je suis tombée sur une sorte de défilé commémorant la Révolution de mai 1810 qui a abouti à l'indépendance du pays un peu plus tard. Devant ce que je pense être le maire de la ville et ses élus, des danseurs performent la fameuse cueca, une danse folklorique typique de la région de San Juan.

Défilé du 25 mai 

Le boulot était très tranquille, j'ai surtout bossé de nuit car j'étais sur place, mais cela consistait juste à tenir la réception et préparer le ptit dej'. J'ai pris mes premiers coups de fil en espagnol ! Bon, y'a encore du progrès à faire mais ça avance!! Ce qui m'a le plus frappée en arrivant ici, c'est l'amabilité des argentins. C'est incroyable comme les gens sont gentils, compréhensifs, curieux et toujours prêts à aider. Je ne me suis jamais sentie en difficulté.

Un grand merci à Jero qui s'est improvisé guide touristique personnel durant ces 3 semaines! Il m'a montré les magnifiques environs de San Juan à travers rando, visite de bodega, excursion au Parque Nacional Leoncito et à la Vallée Encantada qui offre un paysage lunaire surréaliste.

N'abandonne pas !
Valle Encantada

Lors d'un road trip à Barreal, petit village au pied des Andes, j'y ai rencontré Élodie, une française agronome installée en Argentine depuis 8 ans. Puisqu'il est assez difficile de trouver un emploi en raison de la situation économique actuelle, elle et son compagnon ont suivi une formation de guide de montagne et organisent des excursions toute l'année. Cette rencontre m'a donné envie de passer plus de temps à explorer cette région tellement c'est magnifique. Alors c'est décidé, je reviendrai! :-)

Il était une fois en Argentine
Pampa Leoncito
Barreal, Parque Leoncito, les Andes...

Et bien sûr, qui dit Argentine dit asado!! J'ai eu la chance de découvrir l'asado argentin et ce plus d'une fois ! Il s'agit en fait d'un barbecue préparé avec soin, sur lequel on fait griller lamelles de pommes de terre, gousses d'ail, oignons, poivrons et bien sûr de la viande, le tout accompagné d'un petit air de guitare ! Les argentins font généralement les asados le weekend, le plus souvent pour partager un moment de convivialité entre amis et famille. Ici, une maison sans parrillero (l'endroit où faire l'asado) n'est pas une vraie maison... 😜

Alors certes, il s'agit d'un point phare de la culture argentine, mais la consommation de viande est comment dire... excessive !

Comment bien faire un asado... 

À San Juan se trouve l'auditorium Juan Victoria, l'une des salles les plus prestigieuses d'Amérique du Sud qui offre une acoustique magnifique! J'ai eu la chance d'assister à un concert de tango et par la même occasion faire le tour d'une petite exposition artistique très jolie installée dans l'entrée du bâtiment.

En tout cas je ne regrette pas d'être venue en Argentine, il y a tellement de choses à voir ici que ça m'a donné envie d'y revenir et d'y passer plus de temps!

Mais ne t'inquiète pas mon cher Chili, je ne t'oublie pas et vais bientôt être de retour. Juste un dernier arrêt avant de te revoir !

Bon il s'avère que ce dernier petit arrêt avant de retourner au Chili dure un peu plus longtemps que prévu, et pour cause, le Paso de Los Libertadores est fermé depuis plus de deux semaines. Les conditions climatiques ajoutées à la route là-haut, qui zigzague à tout bout de champs (et surtout pas hyper large du tout!!) interdisent tout transit entre les deux pays.

Alors mes plans se retrouvent un peu chamboulés en effet, moi qui devait commencer mon volontariat à Vicuña au Chili le 22 juin, ce dernier a été annulé malheureusement. La personne recherchait de l'aide sur le moment à cause de l'afflux de touristes pour l'éclipse et ne me voyant pas venir, elle s'est trouvée contrainte d'embaucher un autre volontaire, ce que je comprends tout à fait. Mon prochain volontariat se trouve dans le nord du Chili, vers Iquique, alors je suis en train de réfléchir à trouver un passage de frontière plus au nord en Argentine et peut-être moins haut en altitude.

Alors voilà, après avoir passé deux semaines à Mendoza, je suis retournée à San Juan en attendant de savoir quoi faire et surtout le temps de bien soigner ce mal de gorge qui traîne depuis quelques semaines.. (je vous en parle plus bas). J'ai donc repris mon petit boulot de volontaire à l'hostel Trotamundos 😉

Un petit air de déjà vu... 

Parlons un peu de ma semaine à Vallecito, au refuge San Bernardo à 2800m d'altitude tenu par Sandra et son frère Luis! J'ai retrouvé Sandra le samedi 9 juin à Mendoza et nous sommes montées jusqu'au refuge en 4x4. Sur le chemin, nous faisons connaissance. Elle est argentine mais parle très bien le français puisque son mari, malheureusement décédé il y a deux ans, était un haut-savoyard. Ils se sont rencontrés dans les années 90 au refuge San Bernardo qui était alors dans un sale état. Quelques temps plus tard, ils se lancent dans le projet de l'acheter et de le rénover. Cela durera une quinzaine d'années, alternant une vie entre France et Argentine. Aujourd'hui encore, et c'est en partie pour cela que j'ai atterri là-bas, ils continuent d'améliorer la structure avec l'aide de volontaires tout en offrant un service digne d'un vrai refuge de montagne !

Bienvenido al Refugio San Bernardo 😀

Cela m'a fait du bien de passer ces 9 jours là-haut et de retrouver les sensations de la montagne et de la vie en refuge. Le premier soir, avec Sandra, nous préparons le repas pour les quelques clients présents. Le deuxième jour, j'en profite pour aller me promener un peu au dessus du refuge et de voir comment mon corps gère l'altitude. On est vite à plus de 3000m, même lorsqu'on part faire une "petite balade"! Je marche lentement, avec une respiration lente, et cherche surtout à éviter de transpirer. C'est qu'il fait froid là-haut !! Le lundi suivant, Sandra est redescendue à Mendoza car elle suit en ce moment une formation pour être guide touristique. Je fais alors la connaissance de son frère Luis, ancien cuisto dans un resto français au Chili et qui s'occupe du refuge la semaine. Le courant passe super bien, on passera de longues soirées à discuter auprès du feu de l'Argentine et de la France, pays qu'il connaît bien.

Sopaipillas caseras !

J'ai principalement fait de la peinture, mon travail étant de rafraîchir l'une des chambres avec de nouvelles couleurs. Et puis les après-midi, si ma gorge me le permettait, j'allais faire des petits randos. Les paysages sont impressionnants. Le Cordón del Plata, la chaîne de montagnes dans laquelle nous nous trouvons, fait partie de la cordillère frontale andine. Le Cerro Plata est le plus haut, avec ses 5968m et est généralement accessible en 4-5 jours depuis le refuge. En général, les gens partent soit pour la journée et atteignent l'un des nombreux sommets à plus de 4000m facilement accessibles, soit sur plusieurs jours pour atteindre des sommets encore plus hauts. L'ambiance montagnarde est différente de celle des Alpes. Comme je le dis souvent, c'est d'une autre dimension ici, plus grande, plus sauvage, plus calme, et avec moins de monde. La passion pour la montagne n'est pas tellement présente parmi les argentins comme elle peut l'être chez nous en France et ceux qui viennent faire les grands sommets comme l'Aconcagua par exemple, sont souvent des étrangers.

Jeu de couleur

Les derniers jours, nous les avons passés sous la neige, avec un froid mordant comme pas possible (-15 degrés le matin). Alors non, je ne suis pas du tout une grande amatrice du froid, mais alors pas du tout, mais je peux déjà vous dire que la beauté du paysage aidait grandement à affronter les températures !

Et puis j'ai rencontré un couple de Buenos Aires très sympathique, Vicky et Matthias, qui m'invitent les bras ouverts à venir leur rendre visite... elle est pas belle la vie ? 😀

Vicky, Luis, Sandra et Mathias
D'une saison à l'autre en l'espace d'une nuit  

Lundi 17 juin, retour sur Mendoza où j'y passerai une semaine. Très belle ville de 2 millions d'habitants avec un parc immense et un bon réseau de pistes cyclables !! Incontournable bien sûr était la visite d'une bodega (et bien oui, il y en a quand même plus de 1200 rien que dans la région de Mendoza). Même si je ne suis pas une très grande amatrice de vin... c'était très intéressant d'en apprendre davantage sur la fabrication de la boisson nationale argentine. Le quartier où j'étais, Godoy Cruz, est plutôt résidentiel et possède sa petite place avec ses quelques boutiques.

Aux environs de Mendoza, il y a les termes de Cacheuta, endroit paisible au fond d'une vallée où les "mendoziens" vont se détendre dans des bains à 40 degrés. Et il ne faut surtout pas hésiter à pousser jusqu'au lac de Potrerillos, je vous laisse voir les photos et comprendre par vous-mêmes...

Bodega Cabrini
Lac de Potrerillos
Lac de Potrerillos
Lac de Potrerillos
Mercado Central : produits frais et locaux
Lac de Carrisal
Mendoza et ses environs 

Pour les deux derniers jours je suis allée à San Rafael avec un amigo de l'hostel de San Juan venu à Mendoza pour faire refaire son passeport. A peine plus grande que San Juan, le tourisme y est fortement développé puisque se trouvent pas loin le fameux Canyon del Atuel, l'immense lac de Nihuil et bien d'autres endroits qui valent le détour.

Le mardi d'après je prends donc le chemin du retour pour San Juan, puisque le Paso est fermé. J'en ai profité pour bien me reposer et enfin traiter ce mal de gorge transformé en infection des amygdales...

Ici, il existe un système de santé public et privé, comme en France. Tout le monde a le droit d'accès aux services de santé publiques sans payer. Les personnes qui ont un travail bénéficient également d'une sécurité sociale "privée" et peuvent consulter des médecins et des hôpitaux payants. L'hôpital publique Guillermo Rawson de San Juan est assez récent et m'a offert un service irréprochable!

Le 2 juillet j'ai eu la chance d'assister à une éclipse solaire totale, phénomène de grande ampleur qui a rassemblé des gens du monde entier. Une expérience inoubliable que j'ai pu partagée avec mes petits san-juaninos. Pour l'occasion, nous sommes allés vers la ville de Mogna, près de la Vallée Encantado au nord de San Juan.

Éclipse solaire totale du 2 juillet 2019 

Voilà, mon séjour à San Juan touche bientôt à sa fin, le temps de faire quelques dernières petites randos et rencontres. Je vais partir pour le nord de l'Argentine, afin de passer au Chili par le Paso Jama, plus facilement ouvert que celui de Mendoza. Je me laisse environ une semaine pour pouvoir effectuer les plus de 2200km qui me séparent d'Iquique. Ça va être long mais cela me fait toujours grand plaisir de voir de nouveaux paysages 😀