Carnet de voyage

Guigui au Chili

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Dernière étape postée il y a 3 jours
Une année à vadrouiller dans tout le Chili à pieds, en bus, en auto-stop ou même pourquoi pas en bateau ? Et bien suivez-moi, c'est parti !!!!
Du 25 mars 2019 au 24 mars 2020
366 jours
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Publié le 20 mars 2019

Après une attente qui semblait n’en plus finir, ma demande de visa a ENFIN été acceptée ! A moi le Chili !!

Bienvenue sur mon blog de voyage qui vous permettra de me suivre tout au long de mon aventure à travers le Chili !

Aux prémices de ce voyage... : depuis quelques années me trottait dans la tête l’idée d’un « grand voyage » (et oui ! qui n’a pas de petits (ou grands) projets qui attendent sagement que l’on se bouge les fesses pour les accomplir ?!) et c’est ainsi qu’en octobre dernier j'ai décidé de partir à l'étranger pendant environ 1 an.

Honnêtement, je pense que le plus dur a été de PRENDRE LA DÉCISION et de commencer les démarches, le reste vient tout seul lorsque l'on est motivé. Quitter sa vie, son travail, sa famille, son confort pour une terre inconnue dont on ne parle même pas la langue… cela est difficile, c’est certain, mais c’est un sentiment qui ne m’est pas resté une fois le projet lancé (même si je vous avoue que là, à quelques jours du départ, le stress commence à pointer le bout de son nez haha!). Alors n’hésitez pas vous aussi à vous lancer dans un projet qui vous tient à cœur, car si la volonté est là, le reste suivra j’en suis persuadée 😀 et puis on n’a qu’une vie !!

Pourquoi le Chili ? Il est vrai que mes origines m’ont toujours poussée du côté de l’Asie mais le Chili a été un réel coup de cœur et comme une sorte de révélation en fait. Donc pas de raison particulière si ce n'est que je voulais choisir un pays dans tous les cas et pas forcément faire 3 mois au Chili, 3 mois en Argentine etc..., le but étant de m'imprégner au maximum d'une culture et le meilleur moyen étant de la côtoyer assez longtemps. Mais si l'occasion et le temps me le permettent, pourquoi pas aller faire un saut dans les pays voisins 😀

Parce que je pars donc au Chili pour y découvrir sa culture et ses habitants, j’ai décidé de rythmer mon voyage par des missions de bénévolat/woofing à travers tout le pays (du nord au sud), prévoyant de rester 2-3 semaines à chaque endroit. Très bon moyen pour être au contact direct des gens et d'apprendre de leurs expériences, et en échange je donne volontiers de mon temps.

Les préparatifs ont commencé en novembre dernier. Bonjour les check-listes, les mémos par-ci par-là, et les tonnes de détails auxquels il faut penser. De toute façon, ça va être le branle-bas de combat jusqu’au moment où je mettrai le pied dans l’avion et que je me dirai enfin : ca y’est, c’est parti ! Alors faire son sac à dos sachant que l’on part pour un an de vie nomade est une bonne façon de faire une introspection… : de quoi ai-je vraiment besoin ?

La demande de visa PVT n’était pas compliquée, j’ai pu l’obtenir sous 4 semaines environ. Pour ceux qui ne connaissent pas ce type de visa, il s’agit d’un visa voyage/travail qui permet aux jeunes de 18-30 ans de rester sur un territoire pendant 12 mois et de pouvoir y travailler et voyager en toute légalité, génial non ?!

J’espère pouvoir partager avec vous mes aventures et mes rencontres au maximum, sous forme de petits récits avec photos.

Alors voilà c’est parti, dans 5 jours, je m’envole pour Santiago….

Que l’aventure commence !!! 😀

Après 17h de voyage, j'arrive mardi à l'aéroport de Santiago à 9h, puis je saute dans un bus et quitte le soleil éclatant qui réveille la capitale pour me rendre à Valparaiso. Malgré la fatigue, je ne peux m'empêcher de garder les yeux grands ouverts pendant le trajet et d'observer ce nouvel environnement autour de moi. Mes sens s'imprègnent doucement de toute cette nouveauté et je sais que ça prendra quelques jours avant de me sentir totalement à l'aise.

Arrivée à Valpo (Valparaiso), je m'attendais à une différente première impression de cette ville chaotique plongée dans le brouillard. Heureusement la fin de journée ensoleillée a révélé le charme de ce paradis multicolore où je passerai les 3 prochaines semaines.

Première chose à faire au programme : finaliser les papiers pour mon visa. C'est allé très vite, les gens de l'administration chilienne ayant été dans l'ensemble très gentils et compréhensifs lorsqu'ils voyaient que j'avais beaucoup de mal à les comprendre.. :-) Le 23 avril prochain, je recevrai ma fameuse "carte d'identité" chilienne !

Fernando, mon hôte d'Airbnb super gentil m'a emmenée le premier jour pour un petit tour de son quartier. Ici, on en finit plus de lever la tête pour admirer les magnifiques fresques murales toutes aussi impressionnantes les unes que les autres.

Je suis tentée d'entrer dans chaque petite boutique ici et là mais ce n'est que le début de mon voyage, il ne faut pas que je commence à charger mon sac!

Vendredi matin je participe à une visite guidée de la ville (merci Miguel de Free Tour Valpo!!), et je rencontre Henry, un australien en vacances pour un mois ici avec qui je passerai la fin de la semaine mais également avec Noémie une française en PVT comme moi.

Un completo, sorte de hot-dog chilien avec tomate, avocat et mayo. Un des plats nationaux!

Valparaiso, située au bord de l'océan pacifique, est un merveilleux chaos. Elle est constituée de petites collines (cerros) accessibles soit en prenant les Ascensores (anciens funiculaires) ou bien tout simplement à pied par les escaleras (escaliers) et les maisons ont toutes une couleur différente! Beaucoup d'auberges de jeunesse et d'hôtels ont vu le jour ces dernières années et la ville est devenue très touristique.

Pour la petite info : N'oubliez pas qu'ici le changement d'heure est différent! Jusqu'au 12 mai nous avons 5h de décalage puis le Chili change à son tour donc il y aura 6h de décalage jusqu'au mois d'août... et ensuite ça repasse à 5h puis à 4h, enfin bref, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? :-)

Demain mes cours d'espagnol commencent (1er avril), passage obligatoire pour enfin apprendre les bases de cette langue!

Quelques morceaux d'ici... 
Publié le 15 avril 2019

C'est parfois étrange pour moi d'imaginer que ma vie française est maintenant à des milliers de kilomètres, suivant un fuseau horaire différent dans le "futur". C'est comme si j'avais changé de fréquence en quelques sortes, tout en sachant qu'à un moment donné il faudra que je retourne à ma fréquence initiale. J'aime me dire que je suis dans une parenthèse d'un autre monde :)

Pour résumer un peu, ces 3 premières semaines ont été très riches en pleins de choses! Tout d'abord mon arrivée dans ce nouveau pays et le temps de s'y habituer, prendre mes marques petit à petit et surtout l'apprentissage de la langue. La vitesse à laquelle les chiliens parlent est tout juste incroyable. J'ai toutefois réussi, après 1 semaine de cours, à avoir un semblant de conversation avec la grand-mère de mon hôte Airbnb. Ça fait plaisir de voir les progrès en direct !

Mes cours de langue avec July, une chilienne d'origine americano-italienne débordante d'énergie m'ont permis, en plus d'apprendre l'espagnol, de découvrir pas mal d'aspects de la culture chilienne au quotidien. Grâce à elle, j'ai fait la connaissance de Monserrat, une jeune étudiante chilienne qui justement cherchait des personnes pour pouvoir pratiquer l'anglais. J'ai passé beaucoup de temps avec elle à arpenter les rues de Valparaiso, à découvrir les secrets de la ville et les coutumes d'ici. Si tous les chiliens sont aussi adorables qu'elle, je n'ai aucun soucis à me faire :-)

Merci Montse ! 

Apprendre l'espagnol n'est pas si difficile, mais après avoir baigné dans l'anglais et l'allemand pendant toutes ces années, j'ai du mal à revenir à une langue latine pourtant très proche du français, mais ça viendra 🙂


A gauche July, et Tanja d'Allemagne en voyage avec sa famille à travers l'Amérique du Sud pendant 8 mois 

La nourriture est beaucoup à base de fruits de mer, viande, pomme de terre et riz. Ils adorent les sandwichs en général mais surtout les empanadas...!!! En même temps je les comprends, c'est tellement bon ! (ok il va falloir que je prévois beaucoup de randos... :-))

Le pisco sour est la boisson nationale : un apéritif à base de jus de citron et de pisco. Ils en servent partout et beaucoup de bars proposent pas mal de bières artisanales de la région. Un des plats typiques en accompagnement est la Chorrillana, une énorme assiette de frites avec viandes, oignons frits, fromages fondus, œufs.

Chose curieuse mais dont on m'avait déjà parlé, les sodas ici coûtent moins chers que l'eau. Est-ce parce que l'eau au Chili est principalement gérée, non pas par les services publics, mais par des sociétés étrangères ? (je vous laisse deviner la nationalité de l'une d'entres elles...).

Pour me déplacer, je me débrouille pour faire pratiquement tout à pieds mais j'avoue que je me suis laissée tenter en sautant parfois dans l'un des nombreux micros, petit bus de ville. Les arrêts ne sont pas toujours bien définis et pour savoir où va le bus, il suffit de regarder la multitude de panneaux accrochés sur le pare-brise. Un peu déconcertant au début mais on s'y fait !!

Oui oui, même les chiens prennent le passage piétons 

Il y a une ligne de métro à Valparaiso mais celle-ci longe le bord de mer et est plutôt utilisée pour se rendre dans les villes voisines. D'ailleurs j'ai fait un saut à Viña del Mar, juste à côté et qui est complètement l'opposée de Valpo! C'est une ville plutôt résidentielle et beaucoup plus "organisée" que sa voisine. C'était un peu brumeux le jour où j'y étais mais je vous mets quelques photos quand même!

Viña del Mar 

Lors d'un week-end où je me rendais à Isla Negra, petite ville côtière au sud de Valpo, je me suis finalement retrouvée à passer la journée au bord d'une plage avec des chiliens (Carlos et Javier) pro de la high-line rencontrés dans le bus le matin même. Le cadre était tout simplement magnifique et pas du tout fréquenté en cette période de l'année. Ça faisait du bien de sortir un peu de la ville, surtout qu'ensuite j'enchaîne direct avec Santiago...

Comme quoi, les rencontres que l'ont fait au hasard peuvent parfois nous emmener dans des endroits inattendus!!

Las Cruces et playa Mirasol près d'Algarrobo 

Donc voilà, je laisse Valparaiso et son street art à couper le souffle pour partir à la découverte de la capitale... Il me reste encore deux semaines de cours puis direction à La Serena pour mon premier volontariat !

Vamos chiquillos !!

Au total j'aurai passé 17 jours à Santiago, ce qui fut assez long mais nécessaire pour bien prendre conscience de l'ampleur de la ville et pour découvrir son identité. Je suis venue ici pour la nature certes, mais aussi pour découvrir les moindres détails de cette culture, alors passer du temps à Santiago était une étape inévitable et grandement enrichissante!

Beaucoup de gens ici, dont des chiliens, m'ont dit que Santiago n'est pas représentatif du Chili. La vraie vie chilienne se trouve une fois sortit du tourbillon de la capitale. Or culturellement, c'est hyper riche! On y compte plus d'une quinzaine de musées, de parcs, et les quartiers possèdent chacun leur histoire et leur style. Je ne pense pas être quelqu'un de très critique et selon moi, chaque grosse ville, que ce soit une capitale ou non, a toujours ses richesses et ses mauvais côtés, il suffit d'y aller l'esprit grand ouvert.

Dans l'ensemble, je m'y suis sentie bien malgré la pollution. Et oui, un point négatif est cette pollution très dense. Les Andes, pourtant juste à côté, étaient parfois difficile à percevoir et on sent vraiment parfois que l'air n'est pas propre. La ville est entourée à la fois de la Cordillère des Andes (dont le point culminant est l'Aconcagua à 6962 m en Argentine) et de la Cordillera de la Costa. Comme Grenoble, les particules restent souvent coincées et seule une bonne pluie permet de voir clairement les sommets andins. Mais puisqu'il ne pleut pas souvent... je vous laisse voir le smog par vous même!

Vue depuis la Vierge située au sommet du Cerro San Cristobal, au cœur de la ville. 

Encore une fois je me suis déplacée pratiquement toujours à pieds, levant la tête à chaque nouvelle rue pour tenter de déceler les murales (peintures murales) toutefois moins nombreuses qu'à Valparaiso et tous les détails qui font l'architecture de cette ville. Certains bâtiments sont très européens mais l'influence américaine se fait ressentir à travers les larges avenues, les grosses voitures et les grattes-ciel qui poussent comme des champignons (dont le Gran Torre de Santiago, le plus haut d'Amérique du Sud).

Quelques morceaux de Santiago 

A mon arrivée à Santiago j'ai participé à un Free Walking Tour qui m'a fait voir notemment le Mercado Central (célèbre marché aux poissons), le Vega central, marché de produits frais et le Cementerio (et oui ça vaut le coup d'y faire un tour croyez-moi!)

Walking Tour à Santiago 

L'auberge Hostel Forestal où je logeais était tout juste parfaite! Située dans le quartier central de Bellas Artes, j'y ai rencontré une multitude de personnes venant des 4 coins du monde.

Rencontre entre l'Australie, la France et les E-U lors du 1er pti dej!

L'ambiance est très relaxe et beaucoup d'activités sont proposées aux voyageurs qui souhaitent découvrir la ville et ses alentours. J'ai donc fait une excursion organisée d'un jour au Cajon de Maipo, une vallée au sud-est de Santiago, aux portes des Andes. Par chance, j'ai pu voir mon premier condor, l'animal emblématique du Chili et le rapace le plus grand du monde! Le surplus de touristes ce jour là à cause du week-end de Pâques a quelque peu dénaturé le paysage et l'ambiance, mais j'étais contente d'avoir eu un avant-goût des paysages à venir...

Gros bouchons en perspective...
Excursion au Cajon de Maipo 

Je garde un très bon souvenir des chicos qui travaillent à l'auberge, tous super sympas et toujours motivés pour faire des trucs. J'étais un peu triste de les quitter mais je sais que je reviendrai !! Avec Benjamin j'ai fait ma première rando (ascension du Cerro Manquehue accessible en transport en commun depuis Santiago!) durant laquelle on a pu observer 5 condors, c'était assez exceptionnel !!

Un couple de condors !!
Juanito !!
Il était une fois à l'Hostel Forestal... 

Et puis j'ai fait la connaissance de Jeff un américain euh... pardon français, partenaire de grimpe et de visite de musées pour quelques jours et Agathe, aventurière très sympathique. Tout deux ont rendu mon séjour encore plus agréable. Des rencontres éphémères certes, mais qui donnent le sourire 😉

Ça va pas trop dure celle-là ?
La vida chilena po!
Avec Agathe!
Des français à Santiago... 

Noémie est venue sur Santiago deux fois, le temps de se faire resto et salon de thé et de discuter longuement de tout et de rien avant de repartir chacune dans notre épopée chilienne. Mais je sais qu'on se reverra, tôt ou tard.

Un bon ptit resto Thaï ça fait toujours la différence !! 

Mes cours d'espagnol avec Mussy m'ont permis d'atteindre un bon niveau à l'oral mais la compréhension de l'espagnol chilien est encore un obstacle. Je me rappelle cette vidéo TEDx qui expliquait que le contexte et la manière d'apprendre une langue font toute la différence. Retenir des mots par cœur pendant des heures n'est pas, selon moi, aussi bénéfique que d'apprendre les mots en les "pratiquant". Je veux dire par là qu'il faut savoir être curieux, et ne pas avoir peur d'aller demander à quelqu'un la traduction d'un mot lorsqu'on ne comprend pas, car c'est le meilleur moyen de le retenir !

Con Mussy  😀

Pour finir, j'ai eu l'occasion de rencontrer Brice, le beau-frère de Céline une ancienne collègue, et son ami Jorge. Je n'ai pas de mot pour décrire la gentillesse dont ils ont fait preuve à mon égard... J'ai vraiment hâte de les revoir ! Merci milles fois pour tout !!!

PS: Céline, on vous attend l'année prochaine !!

Me voilà maintenant partie pour La Serena, où je commence mon premier volontariat dans une auberge...

C'est dans le froid et l'humidité que commencent mes deux semaines et demie de volontariat à l'Open Hostel de La Serena. Le soir de mon arrivée, Rodriguo le propriétaire, m'emmène dîner dans un bar/resto à l'ambiance métal/rock où la nourriture laisse à désirer mais nous n'avons pas trop le choix, peu d'endroits sont encore ouverts (le lendemain étant le 1er mai, beaucoup de restaurants ont fermé tôt la veille). De retour à l'hostel, je fais la connaissance de Daniel, un vénézuélien qui travaille ici depuis quelques mois et Pablo, ami de longue date de Rodriguo qui loue une des chambres depuis quelques mois.

Ces trois personnages rythmeront mon quotidien pendant ces 3 semaines, et quel rythme ! Je ne dirai pas que ce fut une mauvaise expérience car j'ai eu la chance de rencontrer et de discuter longuement avec des personnes de tout horizon mais l'ambiance en elle-même n'était pas vraiment celle que je m'étais imaginée, mais c'est pas grave 😉 Le travail en lui-même était simple : ménage et maintien de l'ordre au sein de l'hostel, assurer la réception des voyageurs, autant vous dire qu'il y avait du gros apprentissage de l'espagnol à la clé. Alors certes, il manquait un certain lien d'harmonie avec Rodriguo, quasi absent et tête en l'air, et Daniel ayant du mal à déléguer les tâches à accomplir, mais dans l'ensemble cela m'a permis de prendre du temps pour moi, de lire, de bien connaître la ville et surtout d'organiser la suite de mon voyage. En prenant du recul maintenant, je suis contente de ce premier volontariat 😀

Un matin, je suis partie avec Pablo sur un terrain qu'il a acheté quelques années plus tôt en bordure de mer à quelques km de la Serena. Nous y avons retrouvé Claudia, représentante du ministère de l'environnement pour la région de Coquimbo. En effet, le terrain de Pablo abrite une espèce végétale en danger, le lucumillo, et endémique de la région de Coquimbo. Cette visite servira principalement à essayer de trouver des solutions pour préserver cette plante car le but initial de Pablo est de diviser ce terrain en parcelles pour ensuite les vendre à des particuliers pour construire des habitations. Techniquement, il pourrait tout à fait vendre sans se soucier de quoique ce soit, mais j'espère que cet ingénieur agronome saura trouver un compromis.

Le fameux lucumillo
Le fruit du lucumillo
Visite du terrain de Pablo 

J'en ai également appris plus sur les cactus, la plante incontournable d'Amérique du Sud (et bien sûr en grande quantité sur le terrain de Pablo!). Il existe environ 90 genres répertoriant plus de 2500 espèces !

D'ailleurs, savez-vous pourquoi les cactus ont des épines ?! Il s'agit en fait de leurs "feuilles" qui ont adopté une telle morphologie en fonction du climat aride. Elles servent à la fois à protéger la plante pour éviter que les animaux viennent croquer leur succulente chaire (miam!) mais également à condenser l'humidité de l'air pour hydrater le cactus.

Bébé cactus 🌵
Qui s'y frotte s'y pique ! 

Un après-midi, j'ai réussi à convaincre Rodriguo de faire une petite rando avec moi sur les hauteurs de la ville, nous offrant une vue superbe sur le Pacifique d'un côté et le début de la vallée d'Elqui de l'autre.

La Serena est la deuxième plus ancienne ville du Chili avec plus de 250 000 habitants. C'est LA destination des chiliens qui veulent profiter de la mer et du soleil pendant l'été. Le reste de l'année c'est assez calme et peu de choses s'y passent. Le centre ville regorge d'églises, et El Faro reste le monument historique de la ville. L'Avenida del Mar, qui longe la plage, offre une belle petite balade en cette période tranquille de l'année (autant vous dire que je ne reviendrai pas en été ^_^).

Les choses à voir autour de la ville sont tout d'abord Coquimbo, ville voisine portuaire et perchée sur des petites collines en bord de mer rappelant le désordre de Valparaiso. J'irais presque à dire que je l'ai préférée à La Serena... mais la mise en garde de l'office du tourisme de La Serena sur les quartiers un peu chaud de la ville ne m'a pas vraiment convaincue d'aller me balader dans ruelles colorées comme je le souhaitais. Du coup je me suis rabattue sur une visite guidée en bateau de la baie de Coquimbo. Pas tout compris de ce que disait le guide, mais j'ai pu admirer les lions de mer se prélasser au soleil sur leur petite île privative 😀

En 2015, la région a connu un tremblement de terre d'une magnitude de 8,3 suivi d'un tsunami endommageant partiellement le port.

Coquimbo 

A voir également, il y l'Isla Damas et l'Isla Choros, au nord de la Serena. C'est là que ce trouve la fameuse Réserve National Pingüino de Humboldt, où l'on peut apercevoir des pingouins, des lions de mer, des petites loutres (nous en avons vu 3, ce qui est très rare !!) et des oiseaux. Une promenade d'une heure est autorisée sur l'Isla Damas tandis que l'Isla Choros est interdite d'accès afin de préserver la faune et la flore. Nous n'avons malheureusement pas eu la chance ce jour-là d'apercevoir dauphins et baleines.. Tant pis, ca sera peut-être pour une prochaine fois et dans un autre endroit ?

Sur le trajet en bus en revanche, nous avons traversé d'immenses plaines arides coincées entre sommets pré-andins, et les guanacos, renards et ânes sauvages ne se sont pas fait prier. Je suis ébahie devant mon premier guanaco qui se tient là, à deux mètres de la route seulement au beau milieu de ce paysage incroyable. J'ai fait cette excursion avec Richard, un américano-brésilien d'une soixantaine d'années très sympathique et en séjour à mon hostel.

Un toutou parmi tant d'autres...
Oui oui, il est bien là, pile au milieu de la photo :-)
Un petit zorro réclamant à manger au bord de la route
Isla Choros et Isla de Damas

Le Rio Choros est à sec suite à un tremblement de terre. Il coule toujours mais en sous terrain. On peut voir de l'eau seulement lors des périodes vraiment pluvieuses.

Rio Choros 

Une autre chose à voir en étant à La Serena est bien sûr cette fameuse vallée d'Elqui. Mais puisque j'y passerai beaucoup de temps lors d'un volontariat le mois prochain, j'ai décidé de ne pas m'y aventurer tout de suite et de faire durer le suspens... 😉

L'hiver approche petit à petit, le soleil et donc les températures chutent de plus en plus tôt. Le froid est un réel problème pour moi, surtout sur la côte où il fait assez humide, mais je sens que mon corps s'habitue tranquillement (et oui, pas de radiateurs ici...) et je remercie gracieusement mes tee-shirts et pulls en laine d'aider à ma survie !! 😀

Mon prochain volontariat se passera à San Juan, en Argentine, juste de l'autre côté de la cordillère des Andes. Je fais ce petit détour un peu par hasard, par envie d'un peu plus d'aventure (et de chaleur je l'espère !) mais aussi car il n'est pas si facile de trouver des missions de volontariat en ce moment en saison basse. Et puis j'ai envie de retrouver les montagnes, pas assez visibles à mon goût depuis La Serena 😉

Allez hop, c'est reparti. C'est avec mon sac à dos de nouveau bien rempli que je m'en vais demain pour 16h de bus en direction de l'Argentine !!

Chili, attends-moi, je reviens vite !!!

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