Carnet de voyage

Maroc 2023

59 étapes
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Dernière étape postée il y a 364 jours
Après deux ans d'interruption due au COVID nous retournons au Maroc avec notre fourgon aménagé. Pour la première fois nous aurons notre scoot Forza350.
Janvier 2023
8 semaines
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Publié le 23 décembre 2022

Nous avons découvert le Maroc un peu par hasard en 1998 en rendant visite à des amis français qui demeuraient à Marrakech pour le travail. De suite ça a été le coup de cœur.

Depuis nous y sommes allés presque chaque année durant l'hiver. Au début pour de courts séjours du fait du travail. Depuis la retraite pour des périodes de 4 à 6 semaines.

Le haut Atlas en direction du mont Toubkal 
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Publié le 1er janvier 2023

Avec l'arrivée de 2023 le départ vers mi-janvier se rapproche. L'occasion de faire revivre les souvenirs au hasard.

2006 c'était en moto. Nous partons de chez nous avec la neige pour enfin rouler au soleil marocain.

Départ du 42 sous la neige. Nous allons rejoindre SETE  pour prendre le ferry. 2 jours de traversée jusqu'à TANGER
Une semaine plus tard ce n'est plus le même environnement ! 
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Publié le 4 janvier 2023

Toujours des souvenirs des années précédentes.

2008 à MAHMID où la route s'arrête pour ne laisser que du sable jusqu'à la frontière algérienne toute proche nous sommes partis avec des amis pour quelques jours à dos de dromadaires. Pas la grande organisation pour touristes mais seulement un animal par couple. Si Madame se fait porter, Monsieur doit marcher ou inversement. Rustique mais tellement plus authentique dans sa simplicité.

Un dromadaire par couple... il faut marcher. 
Mais c'est le confort avec un guide-chamelier et un cuisinier qui installera le bivouac pour la nuit. 

La chasse à l'ombre bien rare ici ainsi qu'une bonne réserve d'eau.

A la tombée de la nuit il fait froid dans le désert. 
Au matin, venus d'on ne sait où, une maman et son petit bien curieux viennent  épier ces étrangers. 
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Publié le 7 janvier 2023

2009 nous y allons en caravane. Direction le Sahara Occidental jusqu'à DAKHLA. Le tropique du Cancer est à moins de 100 km au Sud et la Mauritanie juste après.

La capitale de la Région est Layounes où nous posons devant d'étranges maisons un peu sphériques. La raison ? Lors des tempêtes, le sable ne peut pas s'accumuler sur le toit et tout faire écrouler par son poids. Ingénieux, Non ?

Et toujours la radio pour discuter avec les amis d'Europe et du monde entier.

La "carte postale"  que nous avions   
Nous avons aussi rencontré la pluie sur les pistes. On n'est pas 4x4... Aie les embourbements ! Ouf retour au goudron.
Vous vous doutez qu'ici on trouve des bananeraies 
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Publié le 8 janvier 2023

Nous avons envisagé de partir le samedi 14 janvier 2023... Mais Pascale, en ôtant le sapin de Noël, s'est bloquée le dos... Aie... Sera-telle en forme ? On retardera . Retour sur les voyages antérieurs au Maroc.

2010. C'est la première fois que nous allons au Maroc avec le Trafic que nous venons d'acheter (2 ans et 90.000 km) sommairement aménagé d'un kit d'isolation, un WC chimique et une banquette latérale qui se déplie en lit. L'installation de la radio. Hop c'est parti. Notre voyage sera mixte. Pour visiter les grandes villes à pieds nous séjournerons dans les hôtels dont nous avons l'habitude ; Le reste du temps dans le fourgon au hasard des pérégrinations.

File d'embarquement pour le ferry.  Nos voyages deviennent de plus en plus des raod-trips.  

Ce fut une année pluvieuse. Pas grave on reste davantage à Agadir avec les copains radioamateurs.

 La période pluvieuse  qui nous stoppe un peu à Agadir nous permet de rencontrer des copains radioamateurs marocains.

Le trafic nous permet d'accéder à des zones éloignées sans avoir à nous soucier de chercher où dormir.

Vive le fourgon léger. 
Nous accédons à de beaux sites où nous pouvons rester. 
Qu'il est beau l'Anti-Atlas qui tombe au Sud sans le désert. Il va devenir notre région préférée.
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Publié le 10 janvier 2023

2006. Nous sommes partis avec notre Peugeot 806 et un couple d'amis. Embarquement ferry à SETE, deux jours de mer agitée et débarquement à Tanger. C'était encore le port de Tanger-Ville. Le nouveau TangerMED était en construction. Le point d'orgue un long circuit tracé par Bruno. Un 4x4 de location piloté par un marocain expérimenté qui connait les pistes.C'est parti dans les Djebels et le désert.

Le 806 est bien chargé. Embarquement à 17 heures à SETE pour 2 longues journées de navigation. Pour s'occuper, avec l'accord du commandant du navire, j'installe ma station radioamateur. C'est déjà le tour du monde par les ondes. On navigue vers le sud-ouest face au soleil couchant pour arriver face à la ville de Tanger. Toute blanche. Aujourd'hui on arrive à TangerMED, grand port moderne à 40 km de la ville. C'est plus organisé mais tellement moins beau.

Belle arrivée en bateau dans la ville de Tanger la blanche.  


Rabat. On séjourne à l'ambassade de France, visite les monuments royaux et mangeons de remarquables coucous chez des amis marocains.

Résidence Delacroix de l'ambassade. La Garde Royale et le tombeau des rois du Maroc

Un petit séjour dans un hôtel d'exception perché en haut du col de Kherdous.

 Un site exceptionnel

Après le confort et l'opulence, la beauté rude et grandiose du Maroc sauvage. Plutôt que décrire, on vous laisser rêver sur les images. Bon voyage.

Le Haut Atlas 
La vallée du Dadès 
Les gorges du Toghdra 
Djebel Sarhro 
Retour en zone de confort 
En route pour le désert. ce ne sont pas des congères de neige mais de sable. Le chèche évite bien de manger la poussière. 
C'est parti pour la nuit dans le désert qui malgré tout est parcouru par des troupeaux . Que mangent ces petites chèvres ?

Grande étape de 2 jours pour aller du Tafilalet à l'extrémité sud de la vallée du Drää

C'est parti pour 2 jours dans ce terrain. 
Même au milieu de cette sécheresse des familles isolées de berbères vivent de quelques chèvres. 

Difficile de se diriger précisément. On longe la frontière algérienne et on se rapproche trop. Arrestation à un poste de contrôle, vérifications et quelques heures plus tard on nous laisse repartir.... Direction Nord pour s'éloigner. On retrouve le lac Iriki asséché. Nous sommes dans la bonne direction.

Même si il n'y a plus d'eau dans le lac Iriki le sous-sol reste humide. Un peu d'herbe survit.
La notion de distance est ici extensive.

En conclusion : une dizaine de jours entre montagnes et désert à la découverte du Maroc Sauvage.

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Publié le 11 janvier 2023

En 2011 nous nous sommes concentrés dans les 200 km autour d'Agadir. Notamment sur la région de Tafraout dans l'Anti-Atlas. Elle est très photogénique avec ses grès rouges.

A l'approche les roches sont mauves puis d'un rouge fort. 
Tout est ocre 

Balade dans les gorges d'Ait Mansour

Depuis le plateau sec on descend dans une gorge... 
L'oued qui coule au fond crée une oasis de verdure 
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Publié le 12 janvier 2023

En 2012 c'est en avion que nous sommes allés au Maroc. Destination Agadir pour assister au mariage de Yann et Mina. Mariage franco-marocain, tradition respectée. Yan radioamateur CN8 YAN.


L'arrivée des mariés et piste de danse.
Des amies de Mina et nous avec les mariés
Les radioamateurs marocains, 2 français (Jean-Pierre et moi) et un britannique
Mais aussi la tenue traditionnelle puis l'européenne.
Le cadeau de mariage du marié à la mariée qui prépare son permis de conduire. 

Yann est aussi radioamateur. Au début avec un indicatif provisoire en CN2 puis avec l'indicatif de résident CN8YAN. L'administration lui a fait le plaisir de lui donner un indicatif à son prénom.

La première station. 10 W en 2009 puis en 2011 avec Mina enfin en 2012 dans leur maison qu'il vient d'acheter 
"Silent Key" en 2018 
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Publié le 13 janvier 2023

Le second voyage au Maroc en 1999.  En passagers avec le camping-car de Michel et Annette pour aller à un rendez-vous au Sahara Occidental. On enchaînera par une balade en tandem et vélos dans la vallée du Daddès et du Thogdra.

A cette époque où les téléphones portables sont rares -nous n'en avions pas- c'est par par une liaison radio qu'un ami radio-amateur me prévient que mon père a eu un accident de santé. Nous sommes à SARAGOSSE en Espagne. Demi-tour. Une dizaine de jours plus tard nous reprenons le voyage.

Fin avril. Tout est en fleurs. C'est presque l'été ici. L'embouchure du fleuve Bou Reghreg (qui sépare la capitale Rabat de la grande ville de banlieue Salé) n'est pas encore défigurée par les travaux "d'aménagement". On traverse en barque. On achète le poisson aux pêcheurs puis on le porte à un "grilleur" et enfin on s’attable. 3 intervenants pour manger mais quelle convivialité.

Un début de voyage comme on les aime. 

2.000 km plus au Sud l'un des buts du voyage avec la visite d'un grand chef de tribu Sahraoui qui nous reçoit dans son palais.

3 thés obligatoires. Le 1° est dur comme la vie ; le 2° est suave comme l'amour et le 3° est doux comme la mort

Toute cette visite avec un ami de la Gendarmerie Royale qui est aussi radio amateur. CN8 EC. Grâce à lui nous aurons accès aux us et coutumes de cette région du grand sud.

Bouhmedi qui nous fait découvrir les douceurs du désert. 

En cours de remontée vers le Nord, à l'occasion d'un arrêt le bord de la route nous voici invités par une famille qui nomadise sous la tente avec son troupeau de chèvres et quelques poules. Nous voici invités. Quel bonheur que ces rencontres impromptues où les gestes permettent de se comprendre et de partager.

A l'improviste les gens pauvres vous offrent tout ce qu'ils ont.  Ce thé avait la saveur du partage simple et vrai.

Cyclotouristes, nous avons emmenés vélos et tandem. Posés à Boumalne Daddès pour partons à la découverte de la région. La petite vitesse de nos engins nous permet de savourer de magnifiques paysages et tant de rencontres. Il est vrai que notre équipage intrigue les gens. Les photos valent un long discours.


Il fait très chaud et ce n'est pas tout plat. 
La recherche de l'ombre à 42°. Le chocolat est tout fondu. 
Des paysages grandioses vers les gorges du Toghdra. 
Heureusement les oueds son bas car la route se confond avec le lit de la rivière qu'il faut bien suivre. Pas le choix.
Pas de cartes détaillées. Il faut s'orienter par rapport  au soleil pour sortir des pistes de montagne et rejoindre une route.
La nature grandiose nous domine. Fragiles cyclistes ! 
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C'est toujours avec le Renault Trafic que nous quittons la maison pour aller voir Jacky et Colette à DAKHLA au Sahara Occidental ensemble on ira faire un tour à la frontière mauritanienne après avoir franchi le tropique du Cancer.

Départ le 17 janvier 2014. Vers Perpignan le Pic du Canigou enneigé, phare des Catalans, veille sur notre passage. On ne traîne pas en Espagne. On dort dans une petite ville sur un parking face à la Policia Locale. Nous ne serons pas dérangés mais quelle erreur de dormir en altitude dans la Sierra. Le froid nous réveille bien avant le lever du jour. On arrive très vite au port d'Algésiras. Embarquement. Deux jours après notre départ de la maison nous débarquons en Afrique du Nord.

 Un trajet rapide mais frais en cette mi-janvier. 2 jours et nous voici au Maroc.

Comme chaque fois arrêt à la capitale RABAT pour récupérer la licence radioamateur à l'administration marocaine des télécommunications et visite à l'Association Royale des Radio Amateurs Marocains (ARRAM). Pas trop difficile à repérer dans le quartier avec ses immenses antennes. Quelques contacts avec les amis des ondes et comme chez nous tout se termine par un repas.

Le passage à la capitale RABAT pour les formalités de radio. 

C'est parti pour le Sud. On a fait 2.500 km et il en reste plus de 2.000 à parcourir. On doit se re-habituer aux embarras de la circulation locale.


Il vaut mieux rouler prudemment. 

Nous longeons la côte Atlantique belle et sauvage le long des falaises. Ce n'est pas le Canigou (2.785 m) des Catalans qui est ici enneigé mais le Mont Toukal (4.167 m). La route côtière franchit le Haut Atlas tut à l ouest lorsqu'il plonge dans l'océan. Descente vers Agadir où le trait de côte s'élargit pour laisser de belles criques et plages. La température monte alors vraiment.

Belle route côtière pour arriver à Agadir. 

Après Rabat, Agadir est l'occasion d'une nouvelle pause. Nous avons dépassé les 3.000 km.. En cette fin janvier la température est très agréable. Les fruits et légumes sont à profusion. On se relaxe sur la grande terrasse de notre hôtel. 200 m2 au 3ème étage qu'on se partage à deux chambres. C'est aussi l'occasion d'installer antennes et radio et de discuter avec les copains de France.

Un havre de douceur qu'on apprécie quand on sait qu'il gèle chez nous.

Une fois tout le linge lavé et après avoir repris des forces, nous voila de nouveau sur la route en direction du Sud. Après 100 / 150 km on entre dans le désert. Les monuments en entrée de la province sont clairs. La route est droite et monotone. Parfois le vent accumule des congères de sable qu'un engin repousse tous les jours pour libérer la route.


Pas de doute ce n'est pas la Normandie ! 
Sable, dromadaires, sable à l'infini. 

DAKHLA. Quelques jours pour nous reprendre en compagnie de Jacky (un autre radioamateur) et Colette. Ils sont installés à Dakhla depuis déjà 3 mois. Ils passent l'hiver là avant de remonter vers Montauban aux beaux jours. On prend ensemble la route de la Mauritanie en passant la ligne du tropique du Cancer. Pour eux qui ont sillonné l'Amérique du Nord de l'Alaska à la Californie via le Canada durant deux années au volant de leur camping car, c'est une petite escapade.


Dernière station. C'est tellement rectiligne que les virages sont signalés 6 km avant. 
Même si il est corrodé, bien lire l'avertissement. Les abords de la route son minés. "Ne quittez pas l'axe". 

Vers le Sud la Mauritanie là devant nous. Saint Louis au Sénégal à quelques centaines de kilomètres.

Vers le Nord notre maison est à 4.500 km.

Aller... il faut penser à rentrer. Comme le printemps n'est pas vraiment arrivés chez nous on zigzaguera un peu au Maroc avant de prendre le bateau.

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Publié le 15 janvier 2023
3jours par rallier Rabat. Deux nouveaux franco-marocains....

2004 est une année particulière qui a commencé par une boutade de Roger. "Guy tu as le permis moto pourquoi tu n'en achètes pas une ? " Réponse de Guy : "OK j'en achète une si on va ensemble au Maroc sur nos motos". Voici comment on se retrouve Pascale et moi sur la Transalp ; Roger et Christiane sur leur Shadow 1100 sur les routes ensoleillées du Maroc cet hiver-là.

C'est parti avec un peu de neige ce 27 février 2004. Direction Sète pour deux jours de traversée jusqu'à Tanger. Débarqués on file à Rabat ou on dort chez Kacem et Hayet. Christiane et Roger semblent vite s'acclimater, Non ?

Reposés de cette première partie du voyage on prend la route pour Marrakech. Pas la route directe mais la côtière jusqu'à Essaouira. On mange au hasard de ce qu'on trouve dans les villages . Nos petites routes nous font rencontrer des gens simples avec des étonnements comme cet attelage quelque-peu hybride.

vive les petites routes et les rencontres insolites. 

Marrakech. Arrivée chez Bouhmedi qui nous avait fait connaître le Sahara Occidental. Maintenant à la retraite il tient une petite boutique dans le quartier Zitoune (olivier) au milieu des casernes de la ville. Radioamateur son enseigne est à l'intitulé de son indicatif. CN8 EC, Echo Charly. Quelques jours pour visiter la ville et la médina.

Marrakech chez Boumhedi et Khadidja 

Nous repartons vers l'océan et de là plein sud pour atteindre Agadir. Toujours par des routes secondaires où les beaux paysages emplissent nos yeux et le cerveau. Sans oublier des arrêts pour mettre la radio en marche et discuter avec les copains. Certes avec la petite batterie de la moto il faut se contenter de 35 W . L'antenne n'est constituée que de fils tendus à 2 m au-dessus du sol. Pas de problème la liaison s'établit.

On voulait aller à Agadir mais les arrêts sont nombreux. 

Alors que nous franchissons l'extrémité ouest du Haut Altlas, nous sommes à une terrasse de bar à Tamanar le guide du routard ouvert.... Zut Agadir est encore loin, la nuit va tomber et il y a presque pas d'hôtels sur l'itinéraire. Un couple marocain nous entend. Zhora et Abdel nous proposent de dormir chez eux. Nous nous regardons... Pourquoi pas ? Voici comment on fait connaissance et on découvre la vraie vie. Abdel est prof de français au collège de la petite ville. Il loue sa petite maison 350 dh par mois (35 €). Nos motos dorment dans une ruelle de terre fort pentue. Pas de soucis tous les voisins viennent voir mais personne ne touche.

Abdel nous fait visiter sa maison. Les dames s'entraident à la cuisine et dodo.  

Après avoir traversé Taghazout qui nous rappelle une chanson des années 80, on finit par arriver à Agadir qu'on traverse sans trop visiter. Direction l'Anti Atlas. Belle montagne aride qui tombe au sud dans le désert. A mi-chemin on a un beau panneau indicateur : La capitale de Mauritanie est à 1962 km. Saint Louis au Sénégal à 2.257 km. Derrière nous la maison à 3.200 km. On aurait bien plus vite fait de rejoindre Dakar. Enfin les roches de grès rouge où nous resterons un peu pour visiter.


Direction l'Anti Atlas. 

La région est très sèche. Les poses pour mettre en service la radio permettent de soulager un peu le postérieur qui chauffe et transpire sur les selles.

L'anti Atlas avec des poses radio. 

Certes c'est sec mais quand des pluies surviennent les oueds asséchés montent brusquement et emportent les ouvrages routiers. Plus de pont. Il faut traverser à gué.

Pont détruit. Dur pour la Shadow. Elle dépasse 300 kg. Le moteur touche l'eau.

Notre itinéraire zigzague. On remonte au Nord pour atteindre la vallée du Daddès et grimper à 2.000 m dans les gorges.

On laisse les bagages dans un petit hôtel pour être plus à l'aise dans la montagne. 

Et si on allait voir le désert et les grandes dunes près de la frontière algérienne dans le Tafilalet ? Cest parti. Pour aller plus loin il faudra changer de monture.

Nos moto de route ont atteint leur limite. 

Petit séjour dans le sable. La plus haute dune culmine à 155 m. On mange à la bougie. très romantique et nuit sur une nette dans le sable sous une bâche tissée.

Beau et rustique. 

au Matin on va voir le soleil se lever sur l'Algérie. Il faut atteindre le sommet de la plus haute. Pas facile. Un pas en avant. Le sable glisse. Il faut recommencer. On arrivera à temps pour voir ce magnifique spectacle dans un silence uniquement troublé par la vent.

Lever de soleil sur l'Algérie. 

Poursuivant nos pérégrinations on va descendre la Vallée du Drää jusqu'à Zagora. Le temps passe. Il faut amorcer le retour par le col du Tichka. Descente sur Marrakech.

Tombouctou 52 jours de chameau (plaque originale remplacée depuis).  Le tichka et sa descente vertigineuse.

Il faut songer à rentrer. Encore 3.000 km pour le retour à profiter de rouler en moto sous le soleil. En cet hiver français on a eu un beau printemps au Maroc. De retour chez nous nous en aurons un second. Les motos pourront de nouveau sortir.

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L'été dernier nous avions parcouru ensemble avec nos tandems la Route Vélo 6 le long du Danube. De projet en projets il fut question du Maroc. Inno et Monique ne connaissent pas. D'accord. Mais pas avec le camping-car. OK on ira en avion. Nous voici débarquant à FEZ ce 28 janvier 2015. Prise de possession de la Logan de location et direction Rabat.

Kacem et Hayet nous accueillent pour nous faire visiter leur ville. Lemausolée où reposent les rois. Le palais royal où les fonctions de Kacem lui permettent d'accéder. Nous n'entrerons toutefois pas dans la partie résidentielle de la famille royale. Il aurait fallu être invités par sa Majesté. Nous ne l'étions pas. Dommage. Pour reprendre des forces Hayet nous confectionne un superbe couscous des familles. Merci.

Rabat n'est pas la plus grande ville di=u Maroc mais c'est la capitale royale. Comme notre couscous dit lui aussi royal. 

Quelques jours plus tard, après un solide petit déjeuner (2,50 €) nous reprenons la route, toujours Sud. Parfois en piqueniquant modestement le long de la route près de notre Logan coiffée de mon antenne radio. Toujours la radio ! Parfois mangeant des les petites échoppes en mode local. Un plat commun au centre de la table . Seule concession à nos habitudes, nous avons demandé des fourchettes.

On ne pourra pas de faim. Inno ne l'accepterait pas. 


Malgré notre habitude du pays nous sommes toujours étonnés, arrivant de l'hiver chez nous de trouver tous ces légumes et fruits fraîchement cueillis.

Le soleil marocain fait des miracles en février. 

De nouveau une petite pause à Agadir. Pressing, lessives et relaxe dans cette ville qui depuis le tremblement de terre n'offre plus guère des vestiges mais qui est fort agréable pour se remettre en condition. De surcroît elle n'est pas chère. Agadir (qui signifie grenier) était une ville fortifiée bâtie sur la colline d'Oufallah qui domine l'océan et le petit port. Le 29 février 1960 en 15 secondes un tremblement de terre fit 12.000 morts et 25.000 blessés. L'Agadir historique fut abandonnée avec encore des victimes sous les décombres. Une ville nouvelle fut construite en bord de mer. Elle a aujourd'hui 500.000 habitant. Une petite Côte d'Azur marocaine qui a lancé l'économie régionale. La colline porte l'inscription "Dieu, la Patrie et le Roi"

Oufallah depuis le bord de mer et la ville nouvelle vue de l'ancien Agadir fortifié 

Excursion dans les environs. La vallée du Paradis et les cascades d'Imouzer. En image.

Dans un pays désertique l'eau représente un Eden 


De nouveau direction Sud. Sans comprendre la langue difficile de se situer. Heureusement il y a quelques transports locaux vraiment tous-terrains avec un ânier très gentil qui fera ce qu'il peut pour renseigner. Nous nous promenons pour le plaisir, d'autres chargent un maximum pour limiter leur déoense. .

Sur la route duSud toujours étonnante. 

Dans le village de Tamalout on peu avoir des craintes. La dépanneuse nous rassure.

Rien à craindre. 


Entre artisanat et superbes sites on découvre tout au long de la route. 

Voilà un panneau indicateur qui nous interpelle à Amtoudi. Il faut aller voir ça. On dormira dans ce site magnifique. C'est un cul de sac mais que c'est beau.

Le bout du monde 

Rencontre avec un berger qui suit son troupeau de dromadaires. Il a froid la nuit à la belle étoile mais son problème le plus important est d'avoir de l'eau. On lui donne des bouteilles que nous transportons en réserve. Aussitôt il allume un feu pour nous faire un thé. Il aura la saveur de l'échange spontané, simple et à tout cœur.

Des rencontres inattendues. On arrivera ce soir à la nuit. Tant pis profitons de cet instant d'échange .

Quand nous venons par la route et prenons le ferry vers Gibraltar nous avons des billet "open". Nous traversons quand nous voulons. En avion il y a une date et un billet de retour. Il faut remonter à FEZ. On visite la medina. et c'est le retour... Jusqu'à la prochaine fois.

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Publié le 17 janvier 2023

2016. Toujours avec notre Trafic. Il roule comme une voiture, sa discrétion nous permet de dormir n'importe où. On alterne avec les hôtels dans les villes. Bref un véhicule idéal pour faire du road-trip.

Il ne fait pas chaud quand nous quittons la maison le 30 janvier 2016. Comme presque toujours nous voyageons seuls ce qui nous permet d'être disponibles et sans calendrier ni itinéraire précis pour jouir des rencontres et du hasard. Nous décidons de passer malgré tout par le Massif Central. Viaduc de Millau. En Espagne nous trouvons un peu de tiédeur vers Barcelone.

Du froid à la presque douceur dans la même journée. 

On file en Espagne pour dormir la seconde nuit après Alméria. Le 3ème jour à midi nous sommes au port d'Algésiras. Petite photo quand nous nous éloignons du Rocher de Gibraltar. A 17 heures françaises (16 heures au Maroc nous débarquons à Tanger-Med. Nous dormirons à Assilah. Le 4èmejour à midi nous sommes à Rabat attablés chez Kacem et Hayet.

Un bon couscous pour nous réconforter de cette descente express. 

Formalités pour la licence radioamateur, visite à l'Association Royale des Radio Amateurs, des repas... Reprise de la route avec une brume de mer. Une nuit en route. un solide petit déjeuner comme toujours au Maroc. Descente du Haut Atlas pour arriver à Agadir. Il ne s'est écoulé que 6 jours depuis notre départ de la maison. La température est montée de 30°C.

Il fait toujours bon à Agadir pour une petite pause dans le voyage vers les zones désertiques. 
En roadtrip. Nuits tranquilles dans les zones désertiques. Pas dérangés par les voisins. 

A partir d'Agadir on voyage en mode road-trip. On s'arrête très souvent au hasard des beaux sites et des rencontres imprévues. L'esprit se vide de toutes les préoccupations. On devient alors totalement disponibles pour savourer l'instant qui passe. Carpe Diem. Pas de commentaires. Des photos qui illustrent notre état contemplatif. L'arrêt repas prend toute son importance et traîne en longueur.


Chemin faisant... 

Au centre Sud vers Tata la température grimpe et le Siroco amène le sable du Sahara.

Tempête de sable 
On passe du sec au franchissement de gué. 
Les vallées sont arrides. Les hauteurs un peu plus vertes avec les amandiers 

Sur le retour rencontre avec Jean-Pierre radio-amateur qui a un pied à terre vers Sidi Bibi. Pas loin de la mer c'est l'occasion de bonnes grillades de poissons.

CN2 BG et CN2JF (aussi F6CTF et CT7AXB) 

Les meilleures de choses on toujours une fin. On franchi le haut Atlas. A partir de Marrakech c'est tout droit sur près de 300 km avant de bifurquer nous dit le GPS Petit arrêt en Espagne pour saluer Roland et Pierrette. Là il sera question de tandems et de voyages sur deux roues à pédales. 1.000 km et ce sera la maison.

Le retour 

Rendez-vous à un prochain hiver au soleil.

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Publié le 17 janvier 2023

Janvier 2018 a été enneigé. Le Maroc n'y a pas échappé. Juste avant notre arrivée les amis ont pu prendre des photos étonnantes de dunes recouvertes de neige.

Étonnant non ? 

Nous aussi en ce 27 janvier nous démarrons sous la neige dans la Loire.

Kifkif chez nous, simplement c'est moins étonnant. 

Rabat le 31 janvier. Comme d'habitude c'est l'appartement à la résidence Delacroix, les copains radioamateurs du Maroc. Un souvenir particulier pour CN8KD Mohamed président de l'association royale, décédé depuis.

Notre "appartement" à la Maison France et l'association Royale avec CN8KD éminent télégraphiste. 

C'est parti route au Sud. Heureusement on avait fait le plein avant de démarrer. Belle baie de Safi au Nord d'Essaouira.

La route côtière au sud de Casablanca. 

On entre dans la région de l'huile d'argan. Les arganiers ont souffert de la sécheresse. Ils sont mal en point.

Nous arrivons à notre hôtel à Agadir un vendredi à 13h, jous de la grande prière. Le vendredi c'est aussi le jour du couscous. Le personnel de l'hôtel nous invite à le partager avec eux.

Vendredi en terre d'islam c'est dimanche chez nous. Le couscous se partage.

Sur notre belle terrasse de 150 m2 que nous avons pour nous seuls, c'est bronzette et radio.

Cool à Agadir mais chaud en ce 10 février.

Bien reposés nous repartons sans itinéraire ni plan précis, sinon de continuer vers le Sud. Au hasard de notre route un pique-nique dans les figuiers de barbarie. Grimpée par une piste bien caillouteuse au "Nid d'aigle" d'où s'élancent les parapentistes venus d'Europe pour poursuivre leur loisir au chaud.

L'Anti Atlas est dépaysant pour nous. 

Nous arrivons à TanTan. Région bien décrite par les pionniers du courrier aero-postal comme Saint Exupéry. Nous y rencontrons Jacky (toujours un radioamateur) et Colette ils sont là depuis deux mois et nous mènent directement dans les meilleurs restaurant du coin.

Jacky (F5MMY - CN2JB) c'est radio resto, radio, resto.... 

Après deux jours nous poursuivons notre pérégrination. Pour un lieu très particulier. Fort Bou Jerif. Arriver là ça se mérite. La piste est longue et parfois caillouteuse. Magnifique lieu au milieu de rien du tout. Notre petit Trafic fait pâle figue avec les camions de baroud. Mais vaillant il nous emmène partout.

Le patron des lieux est français, d'où la place Charles de Gaulle. 
Les restes du fort des légionnaires 

En longeant la frontière algérienne il fait de plus en plus sec et poussiéreux. Frais la nuit et brûlant le jour.

Pour se diriger il vaut mieux avoir la cartographie dans le GPS. 
Quel dommage de ne pas avoir des connaissances en géologie. 

On monte. 2.000 m. il y a longtemps qu'on n'a plus vu de village. Quelle beauté sauvage. Enfin un village. De quoi vivent-ils ? Quelques poules et chèvres ? L'hiver doit être bien difficile.

beauté sauvage. 
Enfin un village. 

Rencontre avec un autre radio-amateur. Kader CN8WL. Il était frigoriste sur les navires de pêche. Il parle arabe, français, anglais, grec et des bribes d'autres langues. Il assure la surveillance d'un chantier. Petits moyens financiers mais grande ingéniosité pour trafiquer par les ondes.

CN8WL. Kader 

Depuis notre terrasse de l'hôtel d'Agadir. C'est sur ce beau coucher de soleil qu'on se dit qu'il faut prendre le chemin du retour. Vivement le prochain voyage.

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Publié le 19 janvier 2023

Le voyage de 2020 revêt deux signes particuliers. 1- C'est la première fois que nous y allons avec notre fourgon aménagé Camperêve 643 dit "VANOU" . 2- Le COVID s'est déclaré pendant que nous étions au Maroc. Les frontières se ferment. Nous avons emprunté des pistes nouvellement goudronnées. Paysage époustouflants.

Départ un peu plus tardif le 4 février. Il ne fait pas trop froid. 7°C. Nous passons par le Massif Central pour dormir la première nuit à COLOMBIER (34). La deuxième étape nous mènera à Benicarlo 100 km au sud de Tarragone en Espagne. Les arbres sont en fleurs. La région est couverte de mimosa éclatant.

Explosion de fleurs 

Le 7 février en matinée nous prenons nos billets de bateau à Palmones chez Gutierrez comme tous les camping-caristes. 190 € AR en open. A midi nous débarquons à TangerMED. Bizarre ils passent les véhicules au scanner à l'arrivée. D'habitude c'est au départ pour détecter les stupéfiants dissimulés.

Vanou semble bien petit à côté du gros jaune baroudeur. 

Nous dormons à Assilah et prenons les petites routes principalement utilisées par les exploitants agricoles. Les bannes sont cultivées sous serres ici au Nord du royaume. Beaucoup de déchets de plastiques abandonnés sur le talus. Nous traversons les forêts d'eucalyptus. l'odeur est forte.

Région agricole. 

Même dans le Nord il fait déjà bon. 24°C. Visite à l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT)pour retirer la licence radioamateur.

Rabat 

Passage à Casblanca dont le centre est de style art déco. Les immeubles neufs sont agrémentés de grandes fresques peintes. L'immense mosquée Hassan II construite en partie sur l'océan. Elle se visite. Le roi est partout présent. Casablanca plus grande ville du Maroc en est la capitale économique 3,4 millions d'habitants à comparer à la capitale royale Rabat 600 milles h. Un peu difficile à traverser mais si on veut visiter il vaut mieux ne pas prendre les autoroutes.

Casablanca 

Le Sud de Casa est le jardin du Maroc qui alimente les étals des marchands. Le blé est déjà bien haut. Le ramassage des carottes bat son plein. Les courgettes sont en fleur.

L'agriculture domine avec la douceur du climat océanique.
Instantanés de bord de routes. A Kenitra impossible de manquer les feux rouges.


Les campings de passage varient beaucoup en qualité. Quelques uns confortables, d'autres très rudimentaires. Il faut un régulateur de tension. Loin des villes le voltage peut être très bas ou monter brusquement.

Du rudimentaire avec tension aléatoire  au 4 * 

Visite à Kader CN8 WL et pose habituelle de 2 ou 3 jours à Agadir. Cette ville propre, au climat très doux n'est pas chère. On mange pour 5 €. Le patron offre le café. Bref cool.

Agadir la douce (climat et prix). 

Voici le modus opérandi pour manger dans les villages. Première étape aller à l'étal du boucher pour choisir et acheter sa viande. Deuxième étape la remettre au grilleur. Troisième étape d'assoir à une terrasse commander à boire. Le tenancier vous apporte aussi le couvert et le pain. Le grilleur vous apporte la viande et les légumes à votre table.

On mange à toute heure. 

Toujours des rencontres. Bernard l'ardéchois. Des amis Jean-Pierre et Laure avec qui nous allons à la "pêche aux moules" pour le repas de midi. Laure préparera aussi un remarquable tajine de chameau.

On ne mourra pas de faim.  Bon anniversaire Jean-Pierre.

D'année en année le réseau routier s'améliore. Des pistes son nouvellement goudronnées. Nous allons découvrir un nouvel itinéraire maintenant accessible. Quel paysage !

Il y a un an ce paysage n'était accessible qu'en 4x4 


Tout au long de la route des animaux au comportement inhabituel pour nous. Dans la région des arganiers les chèvres montent dans les arbres pour manger l'olive d’argan. Les tours opérateurs y amènent leurs clients par bus entiers. On fuit. Dans les zone plus chaudes il y a encore beaucoup de tortues vivant naturellement. Espèce protégée. Parfois elles déambulent sur la route. On s'arrête et on les dépose en bordure. Une qui échappera à l'écrasement. Enfin dans le Moyen Atlas vers Azrou / Ifrane les singes magots cherchent à obtenir quelque nourriture des passants. Ils n'hésitent pas à s'accrocher pour solliciter.

LE COVID 19 nous rattrape.

Durant les petits déjeuners nous mettons brièvement la télé. Trente minutes d'informations. Il n'est question que du COVID et de plus en plus d'un probable confinement. Face à cette menace nous estimons qu'il serait préférable de rentrer. C'est plus sûr. Nous prenons la route et arrivons chez nous deux jours avant de nous trouver confinés... Ouf !

 Risque de confinement. Rapidement il faut rentrer 

Les mesures sanitaires entraînent l'arrêt des traversées de ferry entre le Maroc et l'Espagne. Nous suivrons aux infos et sur les forums la galère des camping-caristes moins prévoyants qui mettrons des mois pour rentrer.

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Malgré la neige qui est tombée cette nuit, on va pouvoir démarrer ce jeudi 19 janvier 2023.   Inch'Allah.

Comme disait un ancien président "les emmerdes, ça vole en escadrille". Début janvier le dos bloqué de Pascale. Çà allait de mieux en mieux. On va pouvoir partir comme prévu le samedi 14. Le 11 janvier une dent qui se casse. Dentiste. La couronne sera posée le mardi 17 janvier. On recule le départ au mercredi 18 janvier. Le 17 janvier remplissage d'eau. La pompe fonctionne par à coups tous les robinets fermés. Zut une fuite. On la localise derrière le lavabo. Il faut démonter du mobilier pour accéder. Appel au concessionnaire. Rendez-vous demain à 9h00 à Roanne. Le mercredi 18 janvier à 13h00 c'est réparé. Retour maison... Pourra-t-on partir demain ? re-Inch'Allah ! La neige n'est pas loin.

Tiroir cuisine ôté. La fuite vient  en haut derrière le meuble. Retour la neige n'est pas loin.

La neige est tombée cette nuit. - 3°C ce matin. On ne se presse pas pour démarrer. On a déjà 5 jours de retard sur nos prévisions initiales , qu'est-ce que c'est que quelques heures ?

Comme souvent départ vers le Maroc sous la neige.

On part tranquillement à 10h30. La température est juste à 0°. On évite le Massif Central. Direction la vallée du Rhône. Repas midi à "CatInov" une petite cafetéria dans la zone industrielle de St Vallier (26) tenue par des handicapés. Prix très correct, accueil fort gentil et une bonne action pour faire vivre le CAT.

On traîne et même on s'égare en voulant éviter le centre d'Orange tout en travaux. Quelle ville détestable à traverser. Arrivée au camping Bagatelle sur l'ile de la Bathelasse à Avignon à la nuit. Pas le temps de monter l'antenne. Désolé les amis pas de radio.

300 km. 3°C à l'arrivée.

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Durant la nuit le vent a soufflé des raffales si fortement que le bruit dans les arbres nous a réveillé. A 7h il fait 2°au camping d'Avignon.

Pour ne pas arriver de nuit on part à 08h30. Le guidage nous évite Nimes par la Camargue. A Montpellier on rejoint la A75 vers Clermont l'Hérault puis la RN9. Achats et repas sur parking d'une superette.

Nuit camping d'Avignon et repas de midi dans l'Hérault.

On contourne Perpignan par le petit col du Perthus au bas du Canigou dernière hauteur significative pyrénéenne avant la Méditerranée.

Canigou à l'Ouest. Méditerranée à l'Est. 

On rejoint le camping Albera à Capmany 15 km après la Junquera avant 17h00 ce qui me permet de monter l'antenne filaire.

Le GO en Espagne : 1,739 €. 

350 km sans péage. Conso moyenne 8,5 l/100. 8°C à l'arrivée. Soleil tout au long.

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Cette étape sera un peu plus longue. Principalement sur voie express. Elle longera la côte Méditerranéenne pour nous faire dépasser Valencia.

Départ à 09h00 du camping Albera dans le village de Capmany qui offre de grands espaces. Il sert de base pour ceux qui veulent s'approvisionner à la Junquera ou visiter le musée Salvador Dali à Figueres.

On n'est pas les uns sur les autres. 

En Espagne il y a 2 sortes d'autoroutes. Les AV = AutoVia gratuites et les AP = AutoPista à péage. Mais depuis 2 ans les concessions des AP ne sont pas renouvelées. Elle sont presque toutes devenues gratuites. Aubaine pour nous de rouler gratis tranquiles à 80 / 90 km/h sans à-coup au régulateur. Un instant Pascale a pu croire qu'on allait en Italie par le Mont Cenis. Hé bien non ! C'est Montseny en Espagne. Arrêts cafés pour couper la monotonie. Le ciel est bien bleu mais la température ne monte que lentement. 13°C max avant Valencia.

Sur l'AP 7 

Notre itinéraire nous fait entrer dans Valencia que nous traversons avec ses monuments modernes grandioses.

Cité des arts et des sciences 

C'est au soleil couchant que nous traversons le parc naturel de l'Albufera ancien marais transformé en rizières du temps de l'occupation arabe. Nous arrivons au camping Devesa garden à El Saler.

Parc naturel d'Albufera 

510 km. 7,9 l/100km.

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Cette nuit a été particulièrement agitée. Les raffales de vent secouaient le fougon. Vers 3h ça s'est calmé. 5° au lever. Beau camping avec les blocs toilettes superchauffés, tout pavé et gravillonné mais les emplacements au cordeau font un peu HLM.

Camping Devesa 20 km sud Valencia

On est en bordure des étangs. Des milliers de flamands roses et des grues hibernent et emplissent le ciel en décollant tous ensemble. Beau mais quel vacarme.

Ils hibernent ici. 

Soucis au moment de démarrer. Inno n'a plus de batterie. 11 V. Il a un chargeur auto. On le branche et on peut partir à 10h15.

Vers 13h on s'arrête pour manger. Inno ne peut plus re-démarrer. Opération câbles entre les deux fourgons.

Opération câbles de démarrage. 

Inno ne peut plus arreter son moteur. La batterie s'écroule dès qu'elle est sollicitée. Demain lundi il faudra probablement la changer à Almeria.

On découvre un étrange monument. On pense à la faucille et au marteau communiste... c'est "le vent et la lune" de Joan Miró

Viento e luna de Joan Mirò
Fin janvier les pecher sont en fleurs. 

Après 365 km - 8 l/100 - camping Cuevas Mar à Palomares une trentaine de km avant Almeria. 14° maxi. Décidément la température reste fraîche.

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7° au lever mais vent froid du nord. La batterie du fougon de Inno est chaude. Elle est HS. Coup de fil du camping à un garage. 11h le mécanicien vient voir. Il revient avec une batterie. Montage. Ça marche. 210 € déplacement compris.

Dépannage sur place dans le camping. 

Il est midi. Il nous emène manger à côté. 10€/pers. Plat, dessert, vin et café.

Chez Monika. 

14 heures on peut prendre la route.

Des serres de partout à perte de vue. 
La montagne tombe dans la mer. Belles vues depuis l'auroroute en corniche. 

On roule, on roule. Le soleil nous fait un dernier clin d'oeil. La nuit tombe vers19 heures ici.

Direction plein ouest. 

Vers 19h45 après 355 km (8,4 L/100) on arrive au camping Cabopino à Marbella. 12° à 22h20 sans vent. On est bien. Demain on n'aura qu'une centaine de km pour atteindre le ferry à Algeciras.

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En Espagne notre forfait téléphonique foncionne comme en France. Merci l'Europe.

A 16 heures ce mardi 24 janvier on va traverser le détroit de Gibraltar.

A partir de là le téléphone français ne servira qu'à recevoir des SMS.

Mercredi on achètera une carte SIM marocaine. On aura de nouveau les données mobiles (DATA). On recevra de nouveau les mails et on pourra recevoir des appels par WhatsApp.

Mais toujours pas d'appels téléphoniques sur notre numéro français. Seulement réception des SMS (même pas des MMS).

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Pluie de quelques gouttes cette nuit. 8° à 7 h. Pas de vent. Très bon ressenti à Marbella. Comme on est nettement plus à l'Ouest le jour va se lever une heure plus tard que chez nous.

Départ 9 h. Arrivée à 11 h à Palmonès où on prend les billets de ferry. La dernière fois en 2020 on avait payé 200 €. Cette année 420 € avec la remorque il est vrai. Billets AR "open". On rentrera quand on voudra et sans réservation préalable. Petit approvisionnement à Lidl. McDo. Au port à 15 h pour départ à 16 h.

Achat billets ferry chez Gutiettez comme tous les ccars. 
Embarquement. 

On quittera le quai à 17h30. Débarquement à TangerMed à 19h30. Presque nuit.

Passage du rocher de Gibraltar 
On débarquera presque à la nuit. 

Passage des véhicules au scanner. Pourquoi à l'arrivée... on ne va pas importer du H ! Fin formalités vers 20 h. Il fait nuit. On décide de dormir dans l'enceinte du port qui est gardiennée.

Nuit dans le port de TangerMed 

Retrait dirhams (DH) à un des nombreux DAB. Achat carte SIM et petit en-cas au bar ouvert 24/24. Tout ça dans le port. Toute la nuit il pleut par averses et un haut-parleur diffuse de la musique. Dur de dormir.

🤬

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7 jours et 2.240 km depuis la maison. On atteint la première étape du voyage au camping de Medhia-plage à Kenitra. 40 km au Nord de la capitale Rabat.

Revenons au matin. On va prendre le PD au bar du port (8 € pour 3). Installation carte SIM marocaine dans le tél. Pascale. On est équipés tous les 3. Je peux recevoir les appels sur mon tél français mais je ne répondrai pas. C'est cher même à la réception. Donc seulement mails et WA.

PD café toasts et oeuf au plat avec fromage. 

En route vers 9h30. Cette partie verdoyante est couverte de maraîchage. Les fraises, sous serres sont en train d'être cueillies.

En route le nord du Maroc bien vert. 

Arrivée à Medhia à 15 h après 245 km sur autoroute cool à 80 km/h. 7,4 L/100km. Installation pour quelques jours de repos. On se déplacera en scooter.

Il déjà 16h quand on se présente à un restaurant pour le repas de midi. Au Maroc pas de problème d'horaire. En bord d'océan le poisson s'impose. Moins de 30 € pour nous 3.

Il faut bien recharger la batterie de Inno !
Certes le fourgon est au soleil au camping. 19°C tout de même....

Ce soir on va se laisser aller après ces 7 jours non-stop.

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Aujourd'hui on part avec les scooters.

Direction la capitale pour payer et récupérer ma licence radioamateur marocaine auprès de l'ANRT (Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications) qui délivre les autorisations d'émettre. Indicatif CN2BG.

Visite à l'ARRAM (Association Royale des Radio Amateurs du Maroc).

"Petit" repas local de tajine au kefta.

Les batteries de Inno sont maintenues en charge... 

La circulation est un peu anarchique. Il faut bien regarder dans toutes les directions et surtout saisir le regard de l'autre conducteur. Un sourire. Et même si on est sur la mauvaise file il nous fait signe de passer. Salé la ville jumelle est plus dangereuse. Rabat bénéficie de belles avenues. On respire. 600.000 h. C'est une belle capitale à taille humaine.

Retour au camping Medhya-plage à Kenitra. 

Rencontre avec Hassan CN8SG. On se connaît depuis longtemps. Très actif en radio et remarquablement équipé. Ses 2 gaçons sont aussi indicativés. Ça finit au restaurant.

Avec CN8SG Hassan et son XYL Karima 

Vers 23 h tandis qu'il nous ramène au camping en voiture on reçoit sur 40 m un JH. Le Maroc est un paradis pour la radio.

19°C au plus fort de la journée. 17°C à 19 heures. 80 km de scoot. Bonne averse vers 23 h.

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10°C à 7 heures. Ciel un peu couvert. C'est décidé on part. Nous ne démarrons qu'à 10h30 sans destination précise. Oualidia ?

Le contournement de Rabat nous prend du temps.

L'autoroute franchit des oueds et marécages où les cigognes se régalent

La périphérie est bordée de pauvres villages.

Bidonvilles ou pauvres villages ruraux ?

Pour ne pas arriver à la nuit nous décidons d'aller à Mohammedia au camping Ocean Bleu. On ne parcourt que 110 km. On est vendredi jour du couscous. Le camping nous le livre à notre emplacement. Que demander de plus ?

Couscous en terrasse... 

La tension électrique peut varier. Comme ici 204 V sur le réseau remontés à 220 V par le régulateur. On va en acheter un pour Inno. A noter qu'il stationne encore moins bien que les locaux.

La végétation est conforme a la bonne température de la mi-journée. En fin d'après-midi il est agréable de se promener.

Bien agréable. 

On va se balader au soleil couchant. Très photogénique.

Belle fin de journée. 
Les gens sortent beaucoup en début de soirée. 
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On reste une jounée au camping. Averse cette nuit et ce matin. On tarde au lit.

Notre camping sur le rivage 

Balade à pieds. Longue discussion avec une marocaine née en France, venue installer une boulangerie au Maroc. Excellente vienoiseries. Elle connaît les deux cultures. Très intéressante. Le salaire de ses vendeurs 300 €/mois. C'est normal ici. Dur de se loger avec des loyers à 200 € !

Il y a pourtant de part et d'autre de la route de belles résidenses gardiennées. On nous dit que ce sont des Casablancais qui achètent ici un second appartement pour sortir un peu de la capitale économique (2,6 millions d'habitants) à seulement à 25 km.

Beaux lotissements d'immeubles gardiennés et fleuris .

On va au petit souk à côté. Les étals débordent de légumes locaux fraîchement cueillis à des prix agréables pour nos finances mais conséquents pour les salaires locaux. On y mange tajine + petit fromage + bouteille d'eau et le thé pour 90 Dh = 9 € pour nous 3.

Les beaux légumes frais du souk et repas tajine. Des producteurs aux consommateurs.

Après- midi au camping. On échange des infos et bonnes adresses avec les autres camping-caristes. Radio avec les copains français.

En soiŕée on retoune au souk pour manger. 3 Hariras + 4 mensemens (sorte de crèpes épaisses) + 4 thés = 34,00 Dh soit 3,40 €. Les deux repas du jour pour nous trois : 12,40 € ! McDo peut aller se rhabiller !!!

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Publié le 30 janvier 2023

On quitte le camping vers 9h. Frais et grand soleil.

Le départ de Mohammedia. 

On contourne Casablanca par l'autoroute urbaine. On poursuit par les petites routes côtières. C'est dimanche. Grande animation dans les petites villes traversées.

Animations partout. Pique-niques

Ça nous donne faim. Repas de tajines. Gâteaux achetés dans pâtisserie voisine 9 Dh (0,90 € les 3 parts). On deviendrait vite diabéthiques.

Il faudra faire attention au poids... 

Rencontre avec des chasseurs qui rentrent. Un canard à leur actif. Étonnant il est déjà dépouillé. Même la peau ôtée.

Fier chasseur 

Nous on se méfie de ne pas être le gibier des appareils photos de bords de routes... comme chez nous !

Souriez vous êtes photographiés. 

On longe l'océan jusqu'à la lagune de Oualidia.

L'océan toujours au plus près à notre droite. 
Oualidia et sa lagune. 

Oualidia est réputée pour ses huitres, ses moules et ses fruits de mer.

215 km - 7,5 l/100km. On roule très cool. Régulateur à 60/70 km heures. En France on a la montre... ici on a le temps ! Ça évite que tous ces radars ou jumelles nous piquent notre flouz.

Terminons la jounée par les mal-polis.

Celui (français du Var) qui laisse son réservoir d'eau grise ouvert dans le camping. L'eau savonneuse dégoulinait.

Ou bien ce couple d'allemands dans un camping-car Concorde à 2/300.000 € qui ne veut pas que nous installions dans un emplacement en-dessous de lui car il voit moins bien l'océan. La femme vociférant avec de grands moulinets des bras intimant l'ordre de dégager... Ses maniières impolies... nous restons là. Nous apprenons à la réception qu'il est venu annoncer son départ.

Ils se croient propriétaires du campibg. Tout leur est permis.
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Publié le 31 janvier 2023

Il fait de plus en plus chaud dans la journée au fur et à mesure que nous descendons vers le Sud. Mais les nuits sont anormalement fraîches. 5°C ce matin à 8 heures. Nous n'avions jamais vu ça.

A 13h30 hier et 8h ce matin. Le grand écart. 

Nos allemands qui s'étaient réservés et appropriés la "vue sur mer" aiment bien s'exposer à bord de leur mastodonte. Des "m'as-tu vu ?" De colère ils sont partis ce matin.

Ils aiment bien qu'on les voient

Le camping a une machine à laver. Tout sera sec ce soir. Par contre le "dépanneur" est fermé.

L'entrée du camping avec le "dépanneur" 

Depuis le camping sur sa colline on a une superbe vue sur Oualidia et sa lagune.

Côté Sud des champs de légumes.
Côté Nord la lagune où se trouve le célèbre restaurant "l'araignée".

Vers midi on se rend à pieds au centre de la ville 5 km AR. En images...

Rencontre avec un berger  il veut nous égorger et vendre un mouton. Le frigo serait trop petit.
Voilà un campagne d'information sur 10 m de large avec le visage du roi. 
Les antennes relais de tél en faux et très hauts palmiers 
Ici il y a des Pachas. Une prochaine fois on montrera  le caïda où siège le Caïd. Représentants du royaume. 
Le "café cassé" = lait + café + mousse en étages. Très bonne spécialité marocaine. 0,60 € à 1 € avec la petite bouteille d'eau.
Le McDo version marocaine. "MCDOLIDO" 

Plusieurs fois par jour les marchands de poissons, crevettes, araignées de mer et autres crustacés viennent vendre des animaux encore frétillants.

Colporteurs des produits de la lagune. 

Oui... On abuse des couchers de soleil. Ils sont si beaux qu'on a envie de les partager. D'autant que le tél s'ajuste automatiquement.

Bonne nuit les petits. 

Demain on devrait prendre la route vers Taghazout. 340 km environ... si on ne traîne pas trop chemin faisant. 😁

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Publié le 1er février 2023

On voulait atteindre Taghazout. Comme d'habitude on a traîné en route et on s'est arrêtés à côté d'Essaouira. 210 km. 7,6 l/100.

Le jour se lève vers 8 h 30. Vers 9h on démarre par la route côtière avec son lot de très beaux paysages. On serpente 100 m au-desus de l'océan sur la crête d'une dune. A droite une petite bande de cultures et l'océan. A gauche une immense plaine agricole à perte de vue. Notre route est perlée de villages très animés et de troupeaux de moutons... En images.

Côté terre à notre gauche et océan à droite.

La route serpente tantôt en hauteur, tantôt au niveau de l'eau.

Nombreux arrêts ou rencontres.

On passe la ville de Safi où on marque un long arrêt café, gàteaux et discussion avec les locaux.

Safi capitale de la poterie. 
C'est aussi la capitale de la sardine en boites. Gâteaux pour nous. 

On voulait manger à Essaouira mais quand une ville devient assiégée par les touristes elle se transforme en musée habité. On poursuit jusqu'à Ounaghra où on retrouve de l'authenticité. Il est 16 h. On prend le repas de midi à la marocaine.

Achat de la viande (côtes d'agneau) chez le boucher. La mesure est 500 g/personne 
On confie au grilleur . Nous voilà servis.
Les chiens errants faméliques du village attendent un os. Ils ne sont pas du tout agressifs.

On termine notre déjeuner à 17 h. Il fera aussi fonction de repas du soir.

Demain mercredi 1er février nous atteindrons enfin la région d'Agadir. Plus précisément Taghazout. On rendra visite à Kader CN8WL.

Ne pas oublier. Bonne fête Brigitte 🥰

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Publié le 2 février 2023

Après Mohammedia qui était notre premier objectif pour aller à Rabat. Nous arrivons au deuxième pour aller à Agadir et visiter en scooter les derniers contreforts du Haut Atlas qui plonge dans l'océan.

Ce matin il fait enfin une température nocturne d'hiver normale de 11°C. On quitte le camping des Oliviers.

Camping l'Olivier à Ounagha 

Contournement d'Essaouira. On retrouve la RN1 qui se déroule depuis Tanger au Nord, jusq'à la frontière Mauritanienne au Sud. Elle doit faire 2.000 km. Pour nous ce sera dans un premier temps Smimou. Arrêt café.

Smimou. La signalisation routière de danger pour la grille d'égout branlante. 

Les dentistes sont nombreux dans cette petite ville. Des enseignes sans équivoque qui sont comprises même par les analphabètes. Je vais suggérer ça à notre dentiste qui me lit peut-être.

Dentistes partout. 

La N1 grimpe les derniers contreforts du Haut Atlas. La route "tournicote" en montagnes russes ou file droit sur le plateau. Quelques villages.

La route vers Imsouane. 

Le paysage devient plus arride et minéral.

On surplombe la grande bananeraie de Tamri où on mange 
De bons légumes mijotés. Inno s'en frotte la panse d'avance.   😁

Installation au camping Atlantica Park de Imi Ouadar. Un thé et promenade digestive sur la plage alors que la nuit arrive.

Il doit faire encore 16°. Un peu de vent frais du large. 

191 km - 7,8 L/100 km. Étape tranquille. Malgré un ciel brumeux, des nuages hauts filtrant le soleil il a fait jusqu'à 26°C au plus fort.

Demain visite sur 2 roues à Kader CN8WL. On ira peut-être à Agadir qui n'est qu'à 20 km.

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10° cette nuit. Camping confortable aux normes européennes. Le bâtiment douches est bien chauffé. Nous nous réveillons dans un concert d'oiseaux. On va rester quelques jours pour visiter en scoot.

Comme dans beacoup de campings marocains des paons en liberté. 

On mange en terrasse à Agadir chez Ibtisam, des berbères très commerçants qui travaillent fort, toujours avec le sourire à des prix très contenus. 50 Dh = 5 €. Le soleil et la douceur en plus.

Centre d'Agadir. Ibtisam, notre "cantine" habituelle au coeur de la vie des urbains locaux.

En guise de digestion Inno passe chez un coiffeur du quartier. Coupe de cheveux + barbe = 40 Dh (4 €).

Le coiffeur-barbier

Retour à Taghazout. Retrouvailles avec Kader CN8WL un des radioamateurs marocains parmi les plus actifs. Il est vrai qu'il parle arabe, français, anglais et grec (il travaillait sur des tankers de pavillons grecs).

Avec Kader et ses antennes qu'il bricole lui-même 
Sa sation radio d'un autre âge. Elle fonctionne  fort bien. 

Ce soir soupe de poissons. Pas de rouille comme on connaît la plupart du temps en France. Pas d'assaisonnement excessif. Un simple goût de poisson. Miam miam. C'est la chandeleur. On aura des crèpes au miel d'arganiers.

Dans un port. La soupe de poissons s'impose. Très goûteuse.

Pour finir sur un sourire. Arrive une superbe Renault 4L customisée. En réponse à nos compliments le propriétaire nous rétorque avec un clin d'oeil "c'est du travail arabe" 😃

 Il faut la chaleur du Maroc pour rouler avec début février à la nuit.
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Deux points forts aujourd'hui. Le matin tour en scoot dans la montagne ; l'après-midi, après le couscous avec Kader il nous emmène visiter Taghazout à pieds.

La rue devant le camping mène vers l'océan d'un côté. On connaît. De l'autre côté où mène-t-elle ? Le meilleur moyen de le savoir c'est d'aller voir. Nous découvrons tout un réseau de petites routes de montagne assez bien revêtues... images.

C'est parti côté montagne. 
Un puits  c'est la vie.
De belles petites routes dans un relief arride. 
Pratique le scoot pour s'arrêter partout. 
L'âne est le meilleur moyen d'accéder en tous lieux. 

Avec Kader comme guide, visite à pieds de Taghazout. Beaucoup de surfeurs et babacools. Contentons nous du Maroc.

Après le thé Kader nous guide dans des ruelles extrèmement pentues. 
Un superbe bord de mer qui reste sauvage. 
Beaucoup de pécheurs. 
Une plage sans port. Le tracteur transporte les barques en sécurité loin de l'eau. 
Des locations pieds dans l'eau pour les surfeurs venus d'Europe.
Entre mer et maisons des galeries ombragées avec des échopes.
Quelques maisons ouvragées et décorées. 

Un petit sourire. 😃

Les sangliers qui prolifèrent puisque non chassés pour leur viande, ignorant tous les interdits religieux, viennent se nourir dans les villages.

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Publié le 5 février 2023

Ce samedi direction Agadir où on trouve un grand choix pour les cadeaux. Pas de chance le principal commerce est fermé. Semble-il pour travaux. Nous n'avons pas pu avoir d'indication sur sa re-ouverture. On verra lors de notre remontée du Sud.


La belle mosquée du quartier Talborjt où on séjiune quand nous sommes à l'hôtel. 

Petite histoire de santé 🚑

Inno avait besoin d'un médicament. Il se présente dans une pharmacie de quartier. Il présente son ordonnance française. Le produit n'est pas en stock. Aie ! La pharmacienne nous demande si nous avons des courses à faire. Oui. Alors repassez dans une heure. Une heure plus tard le médicament était livré et dans la poche d'Inno. Bravo. 💪

NOTA. Pour bien voir les photos en plein écran, utilisez un ordinateur et cliquez sur la photo. Le programme sur PC a de bien meilleures fonctionnalités.

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Ce dimanche sortie en scooters en direction des cascades d'Imouzer. Les cascades ne présentent guère d'intérèt. Il n'y a plus d'eau. 😭

Cette région montagneuse 30 km au Nord d'Agadir offre une grande beauté sauvage. La route de pénétration la plus réputée est la Vallée du Paradis au départ d'Aourir. Nous monterons par là.

En scooters 

Avant d'atteindre les sommets on longe la rivière Tamraght qui a creusé de superbes gorges. De l'eau, du miel... le paradis musulman.

En images :

Végétal et minéral 
Superbe route dans des gorges. 
Le repas vous sera servi les pieds dans l'eau 
Quelques établissements pour boire ou manger. 
Ça grimpe 
Arrêt repas sur un promontoire 
En montagne le tajine est à la viande de chèvre. 
Montagnes à l'habitat disséminé où les pois ont déjà bien poussés en ce début février.

Le miel est délicieux. Il a une consistance épaisse. Il est crêmeux. Les arganiers davantage arrosés et au frais en altitude portent de superbes fruits. A ce sujet au cours de ce voyage nous n'avons pas vu les chèvres dans les arbres comme il y a quelques années, sans en connaître le motif

Un miel particulièrement dense et concentré. 
 En montagne les arganiers sont bien fournis 

Belle journée dans des paysages splendides. Les photos des agences de tourisme sur Internet montrent des touristes qui plongent dans une belle eau bleue... publicité mensongère... la sècheresse est passée par là.

Demain lundi on re-démarre. Nous allons dépasser Agadir pour aller dans le parc naturel de Souss-Massa.

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On quitte à Imi Ouadar le camping Atlantica Park pour une courte étape de moins de 100 km.

Petite halte à Agadir. Samedi on a acheté un régulateur de tension (trés variable loin des villes, entre 250 et 180 Volts) au magasin Bricoma. Il fait dijoncter et se met en défaut. Pas d'autre en stock. En commande. De Tifnit on pourra revenir à Agadir récupérer le nouvel appareil.

Le LeroyMerlin local. 

On pousuit jusqu'à Sidi Bibi (Saint Bibi) où on mange.

Repas et dessert intéressent quelqu'un 😄

Sidi Biibi est l'exemple type de ville-rue le long de la RN1. Une circulation incessante notamment de camions locaux qui transportent fruits et légumes réputés du Souss-Massa et les semi-remorques qui amènent en Europe le poisson pêché au large des côtes du Sahara Occidental 1.300 km au Sud. Point d'approvisionnement ces villes sont très animées avec tous les commerces.

RN1 l'artère qui irrigue tout le sud du Maroc. Une voie express 2x2 voies est en cours de construction.
Tous les commerces pour équiper et approvisionner la région. 
Installation au camping  La Palmeraie à Tifnit.
Petite bière avec les framboises fraîchement cueillies vendues par un paysan du coin qui sillone le camping. 
On a enfin les températures normales. Attention dès que le soleil disparait et avec le vent océanique il faut des manches longues 

Image du jour♿️

Emputé cet homme surveille le stationnement. Les automobilistes lui donnent quelques Dirhams.

Il a acheté cette vieille "mobilite" 2.500 Dh et l'a faite équiper de 2 roues AR pour la même somme. Il a bien besoin d'être aidé... On se plaint chez nous. Il n'a pas les papiers pour son cyclomoteur mais n'en semble pas inquiet...

Le long levier est le sélecteur de viresse. 
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Publié le 8 février 2023

11°C au lever. Nombreux contacts radio grâce à l'antenne filaire. Y compris avec Gérard sur le 11 m. Que de souvenirs que d'entendre Gérard comme au temps où nous étions en Centrafique. 🛖

Vers midi le soleil a chauffé l'athmosphère. On peut partir en scoot. 20°C.

Nous n'irons pas loin. Au bout de notre route : Tifnit. Plutôt qu'un long discours des photos avec leur légende vous donneront le cadre.

Après 5 km du camping Tifnit en vue. 
On entre dans ce minuscule village de pêcheur. 
Une enseigne de restaurant qui nous fait rêver. Chez Maxim's. Ho, ho ! 
Nous voici vite installés. A la terrasse bien sûr.
Presque les pieds dans l'eau. Un peu du vent du large.
Visite de la cuisine 
Dorade et rouget grillés. 70 Dh/personne. (7 €). 

Bien remplis après café et petits gàteaux on visite le village qui se résume surtout à des maisons de pêcheurs sur le rivage. Rustique mais tellement charmant. Une carte postale..

Un petit air de Grèce 
A marée haute on peut presque pêcher des balcons. 
Elle n'est pas prête de couler depuis le toit.
La maison bleue 

Depuis qu'on suit le rivage océanique on en voyait des pêcheurs sur leur chambre à air. En voici un près de nous. Quelle chance.

Une cagette plastique entourée de bidons pour flotter, le tout maintenu par un filet. Quoi de plus simple ? Plus les palmes.
Retour fructueux. Le poisson que nous mangerons demain ? 

Au retour nous sommes ralentis par un embouteillage typique du Sud marocain.

Un troupeau d'une bonne centaine de dromadaires qui hésitent entre les herbes de gauche et de droite. 
Un beau troupeau avec beaucoup de jeunes. 
Très calmes. Aucune agressivités... pour les dromadaires en tout cas 😄
Lentement ils nous laisseront le passage. 

Différence entre dromadaire et chameau pour les marocains ?

Le chameau = 2 syllabes = 2 bosses.🐫

Le dromadaire = nombre impaire de syllabes = 1 bosse.🐪

C'est ce nous explique le chamelier.

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Matinée logistique. Après-midi visites.

Matin lessive et découverte de notre camping "La Palmeraie" qui a été entièrement rénové par un couple de maraîchers de l'arrière pays de Cannes qui s'est reconverti au Maroc. Une centaine d'emplacements, quelques dizaines de petites villas en location, le tout fort bien paysagé. Dans queques années il sera luxuriant et un des meilleurs du Maroc.

L'arrivée et le patio d'accueil. 
Etablissement encore peu connu les prix restent contenus. Propreté et services irréprochable.
Une des deux piscines dans un écrin de verdure.
De petites villas en location. Tout équipées pour y vivre comme à la maison. 
Belle décoration. 
La seconde piscine devant le restaurant. 
La terrasse du restaurant. 
Le restaurant. Les prix. 

En conclusion c'est un bien agréable camping en bordure du parc naturel de Souss-Massa dont nous profitons parmi les premiers depuis son re-aménagement. On a beaucoup de place. Ce sera plus serré à l'avenir mais chaque emplacement est vaste.

Repas à Sidi Bibi. Excellent jus d'oranges pressées à l'instant. Entrecôte et calamards. Prix d'amis. 

Nous sommes bien contents d'avoir nos scoots qui nous permettent de visiter les alentours sous une douce température dans tous les cas supérieure à 20°C et toujours sous un ciel bien bleu.

Balade vers la plage de Takat qui est moins habitée que celle de Tifnit .
Le camping de Takat est collé/serré. Avec difficulté on pense avoir retrouvé la maison de Jean-pierre qui a été surélevée.

Au retour nous faisons quelques courses et traînons à Sidi Bibi. Les marocains trés conviviaux discutent. Nos "motos" plaisent. 1er regard pour la lecture de la vitesse maxi inscrite au compteur suivi d'une séance photo. Toujours sympa.

Les scoots attirent les jeunes. 
Chez le coiffeur comme ailleurs le sourire et la convivialité. 

Passage chez le coiffeur. Il ne parle pas français, moi pas l'arabe. Il faut faire simple "militaire". La tondeuse fait le reste 😄. Comme il ne reste que peu de cheveux Inno lui dit de couper les oreilles 👹. Prix 20 Dh (2 €). Bonne humeur permanente en plus.

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Publié le 10 février 2023

Depuis 4 jours que nous sommes à Tifnit les jounées prennent un rythme. Matin cool avec radio vers 9 h. En fin de matinée il fait au moins 20°C, alors nous partons visiter les environs en scoot. Souvent nous rentrons à la nuit.

Ce jeudi direction Tiznit 60 km au sud de Tifnit.

TIZNIT entrée moderne, centre typique.
Couleurs  du Maroc

Il est 14h. On cherche à manger. Par hasard on découvre "A l'ombre du figuier" dans un dédale de ruelles. Dans une minuscule cour un figuier au centre, des tables autour. Des plats un peu recherchés et des prix qui approchent les notres.

Belles couleurs et mise en bouche 
Cadre charmant 

Pour les touristes non musulmans possibilité d'alcool avec des règles. La bouteille de rosé reste sous la table. Elle apparaît "en robe de chambre". La bière appelée "jus de pomme" est servie dans des verres anonymes.

Jus de raisin et jus de pomme. 

Repas suivi de déambulations dans la ville et le souk

On termine par les achats de souvenirs.

Un commerce comme on n'en trouve plus chez nous. On y trouve tout. 
Le souk couvert. 
L'achat des babouches pour petits et grands. 

Il devrait y avoir de la pluie demain. On verra.

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Publié le 11 février 2023

il fait doux au lever 15°C. Comme l'avait annoncé la méteo petite pluie poussée par de fortes rafales de vent. Vers 11h30 portés par notre courage nous partons en scooters sous nos vestes de pluie.

 Rouler sous la pluie est délicat. La gomme des pneus et la poussière humidifiés font une couche comme du verglas.

La charité est l'un des sept piliers de la religion musulmane. Le vendredi est comme le dimanche chrétien. Ce jour-là le couscous se partage avec les nécessiteux. Le patron du bar qui est devenu notre "cantine" offre chaque vendredi à tous ceux qui se présentent une assiette de coucous et une théière. Par pudeur nous n'avons pas fait de photo de ces gens. Nous avons pris un coucous. Bien entendu nous l'avons payé au prix normal. 100 Dh soit 10 € pour nous trois.

Vendredi jour du couscous. 

Le vent venant du désert apporte un peu de pluie et beaucoup de sable. On zigue-zague pas mal sur nos deux roues. On roule prudemment et lentement.

Les palmiers sont bien secoués. 
Comme la neige chez nous, le sable est soufflé et s'accumule en petites congères.
Ce n'est pas du brouillard. Le sable dans la bouche... ça craque entre les dents 😖

Soirée dans les fougons. Cacahuètes natures dans leur coquille et apéro.

Opération JUS DE POMMES 😆

L'ami Kader à Taghazout a eu des dégats sur ses antennes.

La spiderbeam maison de Kader 
Des dégàts. 

Mon mât de 10 m spiderbeam tient. La câblette d'antenne fait office de hauban.

Le régulateur est arrivé à Bricoma. On va le chercher demain samedi et on reprendra la route du Sud. Destination probable Erkount entre Mirleft et Sidi Ifni.

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Hier on a chargé les scoots sur les remorques. Ce matin dès 8h30 nous partons à Agadir tous les trois dans Vanou pour récupérer l'appareil. Nous sommes de retour à Tifnit à 10h30, récupérons la remorque et le fourgon de Inno. Route au Sud.

À Bricoma une affiche publicitaire étonnante attire notre attention. Un slogan est écrit en arabe mais en lettres latines. Épiphénomène ou modernisation pour devenir plus accessible aux étrangers et en même temps compréhensible par les locaux ? À suivre.

De l'arabe écrit en lettres latines... modernisation de fond ou simple épiphénomème ? "Achetez de chez vous ! "

Effet de la route légèrement humide ou du vent de sable qui énerve nous croisons des accidents et incidents.

Les conducteurs sont désordonnés et les 2 roues bien indisciplinés et vulnérables. Nous redoublons de prudence.
Des véhicules pas toujours bien entretenus et surchargés. 

Notre route se poursuit. Les paysages deviennent de plus en plus désertiques.

Rude beauté 
Quelques petites villes traversées sont coquettes.

Dans cette journée nous traversons les deux oueds qui on donné le nom de la région Souss-Massa.

Imaginez que ces rivières presque à sec font la richesse agricole de cette région. Précieuse eau.
Arrêt café sur une aire de bord de route. 
Un peu d'humidité et la végétation nait. 

Nous rejoignons les rives océaniques pour arriver à Erkount au camping

192 km - 7,8 L/100km.

Nous voici installés à Erkount Park. Demain dimanche nous devrions aller en scooters à Sidi Ifni où se tient un grand souk.

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Le vent a cessé ce matin. La température monte vite. On part en scoot avec Christian et Martine que nous connaissons du tandem en France. Le monde est petit. A droite l'océan, à gauche des collines où paissent des dromadaires.

A 40 km la ville de Sidi Ifni avec sa célèbre piste de terre où faisaient halte les avions de l'aéropostale en route vers l'Amérique du Sud. Un parfum de Saint Exupery. Il s'y tient le souk du dimanche.

La piste où se posaient Saint Exupery et ses compagnons de l'aéropostale.

La partie de cette piste côté ville est le siège du souk.

14h. Repas de poissons frits et de calamars puis une petite douceur. Du jus d'avocats et d'oranges pressés devant nous et mixés.

Au retour nous nous arrêtons au site des arches de Legzira. Le Vallon Pont d'Arc local. L'une s'est effondrée il y a quelques années. Il en reste deux.

Retour au camping par la belle route en corniche, bien lisse et avec des virages agréables en deux roues.

Demain, lundi ? On en discutera après le petit déjeuner et un peu de radio. Seule certitude on sera encore à Erkount Parc.

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Publié le 14 février 2023

Ce matin ciel couvert et 20°C au lever.

La douceur qui annonce la tempête. 

On se balade dans le camping. Le marocain propriétaire a travaillé longtemps au Danemark. Ses installations sont impeccables et d'une propreté irréprochable.

Notre fourgon. Le scoot sous bâche à gauche. Pour les OM la monobande Eco et l'ATAS 120 au premier plan. Merci Gilles F1RBD.
Fourgon d'Inno. Vue sur l'océan sous un ciel annonçant la tempête.

En fin de matinée on prend la route en scoot.

Voyez la suite de la route en haut et à droite. Vive le moteur. 
Des petites cultures dans le fond des oueds. 
Allemands en side-car BMW de colection. 
Une côte bien déchiquetée. 
Inno a la cote avec son scoot. Les jeunes veulent tous se faire photographier.
Mirleft centre 
La colonisation espagnole a laissé des traces. 

Pendant qu'on mange survient une tempête de vent et de sable. Elle était annoncée. Nous sommes insouciants. Il faut rentrer au camping au ralenti, en "tirant des bords" au hasard des rafales. Que de temps et de zigzags pour faire les 12 km. 🥶

Excusez-nous... Pas le goût ni le temps de prendre des photos.

On aurait ce camping-car on n'aurait rien senti.

Des autrichiens qui ne paient pas le gasoil 😆

Demain mardi on repart. Nous projetons de passer par Assa en nous rapprochant de la frontière algérienne après avoir franchi un jbel (montagne) d'environ 1.000 m. On ne connaît pas l'état de la toute. Le camping Borj Birmane est à près de 300 km. Inch'Allah

Pourquoi n'avons nous pas acheté le camping-car autrichien ?

La suite demain.

Ce mardi matin 14 février avant de publier la jounée d'hier = vérifié sur la site Ventusky on avait des rafales à 126 km/h. Normal les zigzags en scoot !!! On va discuter ce matin pour décider du départ ou non. Avec la pluie certains passages à gué risquent d'être problématiques.

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Publié le 15 février 2023

Après la tempête d'hier où les rafales ont atteint 126 km/h nous partons ce matin. Pas de chance nous étions au pire endroit.

Nous étions au nord-ouest de Guelmin. Le pire lieu hier. Rafales 126 km/h.

Le vent s'est un peu calmé. La pluie a redoublé. C'est sous une météo exécrable que nous quittons Erkount. La terre rouge gorgée d'eau colle à nos chaussures. Nous nous déplaçons avec les vestes de pluie de moto.

Départ sous la pluie. L'océan est bien gris. 


Au passage à Sidi Ifni  la boue envahit la route.

Dans la montagne des figuiers de barbarie entre Sidi Ifni et Guelmin, l'eau s'est écoulée par ruissellement. Le paysage est beau.

La pluie n'altère pas la beauté des paysages.

Guelmin est envahie par l'eau, jusque sur les routes principales.

Il faudra bien passer. 

Avant de nous lancer dans la zone désertique pour atteindre Assa en nous raporochant de la frontière algérienne, nous faisons le plein et mangeons. Nous ne savons pas dans quel état sera la route et quel approvisionnement nous trouverons.

La montagne nouz regarde ? 
Pas grand-monde alentours. 

Nous nous attendions à une route impossible... Elle est toute neuve. 😀 On note que les belles routes que nous connaissions se sont dégradées tandis que les vieilles routes ou pistes sont maintenant très bien goudronnées. Quel effort sur le réseau routier. 👍

Accélère Inno, ça monte. 
Ça et là des oasis de vie et de verdure. 

Et voici Assa. Ville au milieu de rien du tout. Propre mais sans animation. Elle semble vide.

Assa affirme sa situation saharienne. 
Centre commercial saharien. 

Puis nous arrivons par une longue route rectiligne à Icht, seul campement-camping à la ronde. Plus campement de 4x4 que camping.

Malgré le ciel chargé on sent le Sud. 
Lui passe partout. 

Nous nous installons à Borj Birman pour une nuit. Là nous apprenons que la nationale est impraticable. Innondée. Serons-nous bloqués quelques jours ? Pas sûr. Une nuit sans pluie. Le niveau peut baisser.

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Publié le 16 février 2023

Borj Birmane à ITCH est plutôt un relai 4x4 qu'un camping.

Une entrée typique. 
C'est plutôt un relai 4x4 malgré nos fourgons. 

En route pour TATA. 150 km dans une zone désertique.

Inscritions du monument incompréhensibles pour nous. 
De nouveaux panneaux.  

Des paysages arrides.

Sable et roches. 

Quelques rares villages une grosse bourgade AKKA où on fait une pose café.

Terre ocre et montagne un peu mauve. Quel est l'oxyde qui donne cette teinte violette ? 

Une longue route unique... prochain point marquant à 130 km. Par radio Georges suit longuement notre progression sur google earth.

Longue route un peu monotone. 

Néanmoins des animaux dangereux 😄 Sur cette route.

Malgré sa bosse il n'annonce pas un dos d'âne. 

La frontière algérienne à une vintaine de km.

L'Algérie au-delà de la montagne. 
Zone sensible avec une base militaire aérienne. 
Des murs naturels de rochers qui bloquent le sable. 

Arrivée à TATA.

Ville du Sud endormie en ce début d'après-midi pluvieux 

Cette pluie est une bénédiction pour les marocains et l'agriculture dans cette région habituellement poussiéreuse où l'eau est si rare et précieuse.

Mais elle ne nous arrange pas et nous empêche de passer les montagnes où elle se transforme en neige. Nous envisageons de retourner vers les plaines du littoral atlantique en attendant que le beau temps ne revienne et que nous puissions remonter dans l'Atlas.

Ce mauvais temps est général dans les pays du sud comme le confirme Jean-Pierre au Portugal.

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Le jour où le ciel tombe sur la tête de Pascale 😀😄😁🤣.

Même si cette pluie est bénéfique pour l'agriculture, on aimerait bien une météo plus agréable pour nous. On a dormi sur le petit campement de l'hôtel "Le relai des sables" de TATA. Le sol en graviers nous a évité la boue.

Nous prenons la N12 pour arriver à Bouizarkane avec l'idée de revenir à la "Palmeraie" à TIFNIT. 350 km. Rien ne se passera comme prévu.

Nous reprenons la route d'hier en sens inverse jusqu'à ICHT où nous avions dormi.

Il y a même une piste cyclable en sortie de TATA. 

Arrivés à ICHT on file vers BOUIZARKANE au lieu de tourner vers ASSA. 5 km plus loin des véhicules arrêtés. Un attroupement au loin.

Que se passe-t-il ? 

On s'arrête pour éviter un éventuel 1/2 tour difficile avec la remorque et on va aux nouvelles.

La Gendarmerie Royale (4x4 gris à gauche)  interdit d'aller au-delà.

Les gendarmes nous informent que l'oued Tamanart en crue a arraché la route, qu'il y a des risques d'éboulement. Même pas possible de faire une photo. 🤬

Il faut faire 1/2 tour et passer par ASSA. Diable 200 km de plus et une montagne à franchir. 👹

Pas le choix. On fait 20 km sur la nouvelle route et on tombe sur des véhicules à l'arrêt et plein de gens qui convergent. Il va se passer quelque chose.

Que se passe-t-il encore ? 
Pascale en plein vent va aux nouvelles. 

Là ce sont les forces supplétives qui sont de part et d'autre d'un gué. Tout semble pourtant normal. Pascale n'écoutant que son courage 🥶, affrontant un vent violent apprend que dans 10 mn on ne pourra plus passer. "La vague d'innondation va arriver". Nous ne comprenons pas. On passe. c'est plus tard que nous reconstituerons l'histoire.... En amont il y a un barrage qui est archi-plein. Il faut ouvrir les vannes ce qui provoquera la vague d'innondation. Ouf... on est arrivés juste avant. Si non nous étions bloqués jusqu'à la décrue... combien de jours ???

Vite nous nous éloignons tandis que le vent de sable reprend.

Le vent de sable reprend. 
Ce n'est pas du brouillard. 
Le sable traverse la route. 

Nous traversons des villages fort peu animés.

On est loin des villes. 
Les enfants sortent de l'école exités à la vue de nos fourgons. Ils bloquent même la route quémandant stylos et bonbons.

Nous nous arrêtons dans un bar restaurant "La caravane hôtel rurale". Sic.

Hôtel rurale. 

Une jeune femme qui ne fait pas trop discrète, mais gentille nous sert des cafés... on ira manger plus loin vu l'état de l'établissement.

Serveuse inhabituelle ici. 

Bien nous en prend. Quand nous nous levons pour partir une partie du plâtre du plafond se décroche et tombe sur Pascale 🤢

Le plafond nous tombe sur la tête. 

Quelle journée... que va-t-il encore nous arriver ? Il y a des jours comme celà où il vaudrait mieux rester au lit 😁.

Vers 16h30 nous arrivons à ASSA. Nous cherchons à manger. Mehdi voit notre embarras. Il est comme nous de passage pour trouver un itinéraire afin de transporter des éoliennes Il trouve un petit bouiboui où on ne sert que du poulet roti aux olives avec quelques frites pour vraiment pas cher. Très local. On est bien en zone saharienne loin de tout.

Poulet roti avec Mehdi. 

Il est déjà 17h00. Nous n'arriverons jamais à la destination, d'autant qu'il faut encore franchir la montagne dans un paysage superbe.

A la vue du bébé dromadaire notre pensée vagabonde vers Ninon notre arrière petite fille 😍🥰
Quelle géologie ! 
La montagne nous barre la route. Ça va grimper. 

C'est à la tombée de la nuit, que nous arrivons à l'entrée de GUELMINE après 354 km. Nous nous arrêtons sur le parking du supermarché Marjane pour quelques courses. Fatigués nous décidons de dormir là, d'autant qu'il y a déjà une dizaine de camping-cars. Demain il nous restera 180 km.

Il y a des jours où rien ne se passe comme prévu. C'est le charme du voyage de découverte non organisé (mais pas inorganisé). 👍. Les meilleurs souvenirs.

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Nuit très calme sur le parking de Marjane. Même pas d'aboiements de chiens errants.

Première nuit en "sauvage"  hormis au port de Tanger.

Nous faisons le plein. Pas trop cher le GO à 1,282 €. Nous à gauche. Inno à droite. Même consommation.

Même consommation. Même quantité de GO pour faire le plein des 2 fourgons.

Nous quittons GUELMINE, rejoignons BOUIZARKANE et attaquons le col de AGNI MRHARN pour culminer vers 1.100 m sur la fameuse RN 1.

Sortie de GUELMIN. 

Ça grimpe.

Quelques arrêts photos 
Le col 
Le panneau est bien plus bas  que le col... pourquoi ?

Nous parcourons un plateau d'altitude avec de pauvres villages et de maigres cultures.

Village de montagne. 
Minuscules parcelles de céréales. 
La terre est bien ingrate. 
Nous allons redescendre sur Tiznit puis la zone de culture du Souss-Massa. 
L'activité reprend. 
Y compris l'artisanat 
La circulation aussi. Les véhicules sont bien chargés. Pas de trajet inutile.
Les pluies ont laissé des traces 
Vélo ou pédalo ? 
La pluie ajoutée à la tiédeur a fait exploser la croissance de la végétation. 
Nos véhicule ont bien besoin d'un lavage. 
Et nous d'un bon couscous. 

Pascale nous fait manger en plein vent... elle a peur qu'un nouveau plafond ne lui tombe sur la tête. 😄.

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Posés au camping le Palmeraie de Tiznit, ce samedi est consacré à la remise en état du matériel et des voyageurs.

Après la douche bienfaisante c'est la grande lessive. 

La radio fonctionne bien malgré les parasites locaux 😆.

Hier plus d'eau aux robinets et à la chasse du fourgon. La pompe ne fonctionne pas. Inspection du circuit électrique. Fusible, connexions, pressostat sont OK.

Nota pour les OM en bas à droite en gris : Le coupleur automatique LDG pour la G5RV.

Reste la pompe elle-même. Il faut soulever le matelas. Bingo. 👍 Heureusement depuis un an j'en transporte une de rechange. Ça re-marche. 😃 .

La pompe imergée défectueuse remplacée par la même. Toujours avoir du rechange. 

Ce vent de sable a créé des dégâts dans le camping. Les filtres d'une des deux piscines s'en sont trouvés bouchés. Il a fallu la vider entièrement et tout nettoyer. Elle est en cours de remplissage.

Nous avons décidé de manger près de nos fourgons. Nous allons faire les courses en scoot.

Ce n'est qu'à 15h30 que nous mangeons.

Arrosé d'un rosé (pas de pleonasme) de la région de Meknés. A 12,50 € ils savent le vendre. 😡

Le Maroc produit du vin. Plus dans le Nord du pays dont le climat est méditérranéen.

"""Le Maroc compte 1 AOC et 14 AOG (Guerrouane et Beni M'Tir (région de Meknès), Angad et Berkane (région de l'Oriental), Chella (région du Rharb), Zare, Zenata et Doukkala (région de Casablanca où est produit le célèbre vin gris qui est en fait rosé, provenant du Grenache Gris), Saïs, Beni-Sadden, Zerboune, Zemmour, ..."""

🍷À votre santé🍷

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Inno a repéré le site du barrage Youssef Ben Tachfine sur l'oued Massa dans la montagne. 200 km en scoot.

Les routes secondaires ne figurent pas sur cette carte générale. Depuis TIFNIT Nous empruntons de petites routes pour rejoindre le barrage. Puis nous longeons la retenue d'eau jusqu'à la ville de ASSAKA sur le R104 près de laquelle nous pouvons manger après des km sans possibilité. Nous rejoignons TIZNIT. Retour par la RN1 avec un petit crochet à la plage de SIDI WASEY. Juste avant la tombée de la nuit nous mangeons l'harrira à AIT MIMOUNE près de TIFNIT. Retour au camping à la nuit. Désolé trop tard pour la radio.

On en est à 1.000 km de scoot au Maroc. 

Des images.

Arrivée au barrage. 
Les dernières pluies ont permis une élévation du niveau de 3,5 m. Il manque encore 12 m.  La fin de l'hiver et des pluieest là...
C'est dimanche. Les marocains picniquent autour du lac. 
Nous surplombons la retenue d'eau...
... par de belles routes en corniche. 
Quelques villages. 
Rencontre avec un chevrier. Inno est dans son élément. 
La route poursuit son long chemin dans la montagne. 
Inno loin devant
Nous dominons toujours des oueds revigorés par les dernières pluies. 

Tout celà, ça creuse 😃😄🤣

Café cassé et amlou. 

L'amlou est une préparation culinaire berbère de la région du Souss que les Chleuhs ont l'habitude de consommer. Elle se compose d'huile d'argan, d'amandes ou de cacahuètes et peut contenir du miel. Wikipédia

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Publié le 21 février 2023

Après la grande balade d'hier, ce lundi est cool pour aller à TIZNIT acheter les cadeaux manquants. 120 km aller-retour en scoot. Il fait chaud : 17° à 7 heures et 28° à la mi-journée.

Inno veut acheter un plat pour tajine. Direction le souk des potiers.

La marchandise ne manque pas. 
Pour être sûrs de leur fraîcheur les marocains les achètent vivantes. 
Nombreux vendeurs de menthe, introuvable plus au Sud. Les automobilstes et camionneurs font ainsi  un petit bénéfice à la revente.
Petit apéro local. Oranges pressées et frites chaudes. 
Quand c'est l'heure, c'est l'heure. 

En remontant au camping nous marquons un arrêt dans une station service qui fait "camping". Pas de WC, ni de douche, ni d'élecricité. Il faut aller chercher l'eau vers l'atelier. Certains restent entassés là au soleil. Quelle tristesse pour payer quelques € de moins 😭. Notre camping avec 2 piscines et chaises longues, du gazon, aire de jeux, de pique-nique, douches bien chaudes, WC propres... 11,50 € pour 5 € sur ce parking.

 Séjour sur une station avec le bruit jour et nuit de la RN1. Journées sur chaises de camping... Tristesse.
Pour tout espace un bout de trottoir. 

Demain nous devrions quitter la Palmeraie de Tifnit pour aller en montagne (1.000 m) à TAFRAOUT. La météo redevient incertaine. Inch'Allah.

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Beslama (au revoir) camping la Palmeraie de TIFNIT. Direction TAFRAOUT. Seulement 150 km mais quels kilomètres ! Il nous faudra la jounée complète.

Jusq'à BIOUGRA les embaras des activités maraîchères intense du Souss-Massa. 

Puis la population se raréfie.

Finie l'agitation. vive l'Anti-Atlas.

Dernière ville AIT BAHA où nous mangeons.

Belle petite ville qui met en valeur son patrimoine. 

La Vallée des Ammeln est une oasis de montagne qui s'étend au pied des pentes magnifiques du Djebel Lekst. Des villages, vingt-sept, s'égrènent à flanc de montagne le long des oueds qui en dévalent.On voit encore des maisons traditionnelles en terre, souvent les plus haut-perchées. Les minarets des mosquées ponctuent ce décor grandiose ourlé du vert filet de la vallée, oliviers, caroubiers, amandiers, arganiers et quelques palmiers.... les images.

C'est parti dans cette magnifique vallée. 

Rencontre avec un immense troupeau de dromadaires. Un gardien et une bonne centaine d'animaux. Beaucoup de juvéniles.

Modernisme : le gardien a une mobylette avec chargeur pour son téléphone portable.

La vallée est bien irriguée.

Ça grimpe. 
 De belles arganes et de petites cultures dès que c'est possible.
Et la route monte encore... 

Après un dernier col nous approchons de notre campement Auberge Camping d'Ammelne 4 km avant TAFRAOUT. La nuit tombe. Une journée pour 150 km... mais quels paysages à déguster.

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Grand classique de la région de TAFRAOUT, les gorges d'AIT MANSOUR. Classique parce-que magnifique. 100 km de scooter.

"""On ne peut pas séjourner à Tafraout sans aller voir "La" palmeraie. Aït Mansour est le nom de la vallée où croissent les palmiers dattiers au fond de gorges. On s'y rend par une petite route au goudron incertain en passant par le village de Tasrirte. La route grimpe sec en direction de Tasrirte, puis c'est la plongée au fond d'un canyon étroit. L'eau, les palmiers, le soleil qui se réverbère sur les falaises et filtre à travers les palmes, on a une impression de petit paradis. Il s'agit bien d'un endroit d'exception."""

La montée vers Taserirte.

Paysage de l'Anti Atlas. Bien sec.
Ça commence à monter. 
De beaux virages en deux roues. 

La descente vers les gorges.

Quelques passages à gué.
Ça se rétrécit. 
La montagne nous domine de plus en plus haut. 
Bien seul cet arganier. 

La palmeraie au fond de la gorge.

Les premiers palmiers  
De plus en plus de végétation. 
L'oued zigue-zague avec le route.
Un peu d'eau fait beaucoup de palmiers. 
Grandiose  

Arrêt repas chez Messaoud.

Un des rares endroits pour manger. Omelettes Berbères.
C'est encore encaissé. 
La palmeraie fait vivre les berbères du lieu.
L'horizon s'élargit 
La vie éclate 
Les petites parcelles sont bien entretenues. 
Extrémité de la palmeraie. Le minéral reprend le dessus. 
La roche reprend ses droits. 

100 km aller-retour. 100 km d'une rare densité émotionnelle dans de tels paysages.

 N'est-ce pas beau ?
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Publié le 24 février 2023

Après les si belles gorges d'Ait Mansour, ce jeudi sera cool à traîner autour de TAFRAOUT.

Tout d'abord notre hébergement à moins d'une dizaine de km de la ville.

Petit hôtel berbère bien tenu qui possède un petit camping. 
Il faut ôter un zéro pour avoir le prix en €. 1 adulte 1 €  . Campingcar 1,5 €.... 

A notre arrivée à la tombée de la nuit.

La piscine entourée des chambres d'hôtel. 
Nos fourgons et l'hôtel au pied de l'écrin des montagnes ocres de l'Anti-Atlas. 

TAFRAOUT est une ville propre, entretenue, avec de belles et grandes maisons ocres. Les Chleus, tribu berbère locale, sont réputés travailleurs et remarquables en négoce. On "sent" une aisance discrète.

Au plan des paysages la région est caractérisée par ses pics et amas de grès rose. Des images...

De belles maisons ocres dans des roches de même couleur.

Pour la mi-journée on décide d'aller pique-niquer dans le grès rose.

Impossible d'aller plus loin en scoot. 
Trop au soleil 
Avec un peu d'ombre c'est mieux.
On peux même voir nos scoots. 
Douce chaleur. 
Quel phénomène  géologique a pu créer celà ?

La palmeraie et le camping sauvage 🤬

De notre lieu de picnique nous dominons la palmeraie.
La fréquentation des campigcariste a quasi fait dispaître les palmiers maintenant épars. 
Les palmiers meurent 
Les pauvres campingcaristes européens qui n'ont pas les moyens de payer un camping à 10 € 🤬 ...
... qui vidangent, circulent et tuent la palmeraie 

Après la zone sauvage de TAGHAZOUT qui a été bloquée par les autorités il y a quelques années, il y a maintenant la palmeraie de TAFRAOUT à traiter.

Il est peut-être trop tard pour sauver cette palmeraie moribonde ? 

Quelle honte cette image que donnent ces "pauvres" camping-caristes qui trouvent trop cher pour eux les tarifs affichés plus haut.

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Publié le 26 février 2023

Des averses cette nuit. On quitte l'Arganier d'Ammelen et TAFRAOUT sous un ciel gris.

Départ sous un ciel chargé et petite pluie. Le soleil arrive à percer donnant un bel éclairage.
Selon les tribus berbères les tenues des femmes varient. A Trafaout c'est noir avec des décorations blanches. 

Ville dont le temps frais n'altère pas l'activité.

Les grès rouges aparaîssent plus clairs sous les nuages qu'un soleil levant perce vers l'Est.

Dés qu'un rayon de soleil perce, la couleur éclate.

Soleil et un peu d'eau. Les fleurs s'épanouissent. 

Nous empuntons la route directe pour TIZNIT via le col de KERDOUS afin de rejoindre une nouvelle fois le camping La Palmeraie à TIFNIT. Des travaux d'élargissement nous obligent à faire demi-tour.

Difficile de rouler et surtout de croiser d'aurres véhicules
Là ça va mieux. 
Ouf ! 

Quelques km plus loin la belle route rénovée laisse place à une route ordinaire de montagne. Le panorama est toujours aussi beau.

Nous atteignons IZERBI.

IZERBI 

C'est à partir de là que débute la fameuse R107. C'était encore une piste de 4x4 il y a trois ans. Des paysages vierges.... A suivre.

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Après IZERBI battue par un vent très violent aujourd'hui la RR 107 prend violemment de l'altitude pour accéder par un col étroit à des paysages somptueux.

Tout d'abord un haut-plateau aux allures de farwest.

Welcome in Arizona... 
Il manque la Harley de Roger.

Le haut-plateau avec ses montagnes tabulaires laisse place à un désert ocre.

A perte de vue 

Puis on arrive au dessus d'un cañon dans lequel on va plonger...

Le cañon de l'oued Tamanart devant nous. 

Pas belle le RR 107 ?

A suivre 3° partie : le cañon.

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Publié le 28 février 2023

Après un haut-plateau de style farwest, la RR107 arrive au-dessus du profond cañon creusé par l'oued Tamanart. Jusqu'en 2020 on n'y accédait qu'en 4x4 ; depuis par une belle route qui ne gâche pas le paysage. Bravo amis marocains. Du beau travail.

On aborde le cañon. 
Au fond la petitesse des palmiers verts donne une idée de la profondeur. 400, 500 m ?
La route 107 amorce la descente. 
Nous aussi 🙂
Grandiose 
Freine  Inno ! 
Il nous précède d'un ou deux km. 
Petite pose pour une photo à l'arrêt.
Il y a encore du chemin 
Il faudrait grimper cette route en moto. Quel plaisir de pilotage.
Le fond est en vue 
Nous voici dans le premier village.

On n'est pas arrivés....

Suite pour la 4° partie : la palmeraie.

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Au fond du cañon coule l'oued Tamanart qui irrigue une vallée riche de ses palmeraies. Un chibani (vieux) nous affirmé que ce sont les meilleures dattes du royaune.

Fond du cañon. Entrée dans la palmeraie. 
Une nature imposante. 
Un écrin de verdure. 

La route remonte un peu en s'élevant at dessus de l'oued. L'arridité re-apparaît.

Bleu et ocre. Les couleurs du Maroc. 
On se sent tout petit. 
Quel bel itinéraire 👍
Érosion spectaculaire par l'oued. 
Bel environnement pour nos fourgons. 

Puis la vallée s'élargit. Les palmiers reviennent.

Vert et ocre 

Les villages surgissent à nouveau. Eau et cultures permettent aux gens de vivre.

La vie réapparaît 
L'eau, les dattes et les hommes. 
Beaux villages "dattiers" 

Même la mosquée est bien entretenue tandis que la population a abandonné les vieilles maisons pour de plus modernes.

Après la luxuriance, retour au désert.

A suivre 5° partie "Retour au désert".

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Après le plateau farwest, le cañon et la palmeraie, le paysage redevient désertique. Ceci en quelques dizaines de kilomètres.

Ça commence par le vent de sable.

Le vent s'engoufre dans le lit de l'oued Tamanart et draine le sable...
... qui vient en congère vers la route comme la neige. 

La route devient défoncée.

Où sont les beaux palmiers ? 

Pourtant des paysans cultivent cette terre ingrate un tracteur et beaucoup de manoeuvres. Qu'est ce qui pourra pousser dans ces cailloux et quasi sans eau ?

Nous poursuivons notre route pour atteindre AMTDI (prononcer Amtoudi) et son célèbre agadir (grenier fortifié).

Amtoudi ?  Tout droit ! 
Bus en panne avec le "triangle" modèle local pour annoncer le danger. Les pierres servent à tout... il y en a partout.

Au loin le célèbre agadir annonce Amtoudi.

Pour protéger des pillards leurs biens personnels et leur récolte alimentaire, les berbères ont édifié des greniers fortifiés quasi imprenables. Les agadirs. Un vieil homme en détient la clé et le fait visiter pour 10 Dh (1 €). Il faut y grimper par un des deux sentiers abruptes.

En haut à gauche l'Agadir d'Amtdi.
Un panneau pompeux pour un petit  camping qui permet de dormir quelques jours afin de visiter l'agadir.

Après une nuit où nos fourgons sont balancés par le vent... nous aussi... nous reprenons la route.

Parfois arride... 
... parfois un peu plus vert. 

Inno a trouvé un itinéraire qui nous fera gagner quelques dizaines de kilomètres et passer par le beau col de Kerdous.

A suivre.

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Publié le 3 mars 2023

Pour suivre l'itinéraire proposé par Inno nous grimpons au magnifique col de KERDOUS avant de re-descendre à TIZNIT et au final de revenir pour la troisième fois au camping La Palmeraie de TIFNIT se refaire une santé.

C'est d'abord une grande plaine 

Les écoles sont reconnaissables. Multicolores. Dans les lieux faiblement peuplés elles sont isolées à des carrefours de routes conduisant aux bleds d'où viennent les élèves. Quand il y a trop d'élèves une moitié a cours le matin, l'autre l'aprè-midi.

Les écoles sont bien reconnaissables. Multicolores.
Peu de population dans cet environnement. 

On commence à grimper dans la montagne qui est plus verdoyante...

... quand un peu d'eau a pu être stockée.

Eau de la couleur du sol raviné. 

Un "centre commercial" le bord de la route nous permet de boire un kawa. Comme pour les écoles ces boutiques sont regroupées en bord de route, isolées au centre géographique des bleds dispersés tout autour.

"Centre commercial" au milieu de rien.

Puis, toujours dans une zone arride, surgit cette "porte". Elle annonce la reprise de la vie.

Symbole de reprise de la vie. 
En effet des cultures...
... puis un village. 

Puis, magique, l'hôtel 4* du col de Kerdous.

Nous y avions dormi une année où nous étions venus en avion et visitions en voiture de location avec France et Bruno
D'ici on domine la plaine jusqu'â TIZNIT et au-delà vers l'océan. 
Un panorama à perte de vue. 
Village en contre-bas. 

Devant l'hôtel un petit café-restaurant. Il est l'heure de manger. Rien. Seulement à boire. Une affiche annonce les mesures de protection anti COVID "port de la bavette obligatoire" 😄.

🤣

C'est une longue et belle descente sur TIZNIT.

Belle route pour motard 
Retour à la plaine 

TIZNIT puis 60 km de RN 1 et retour au camping de la Palmeraie de TIFNIT. Repos une journée. Lessive, remise en état les humains et du matériel avant la grande remontée vers le ferry pour le retour.

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Matériel et humains "retapés", c'est le début du retour.

Une grande étape de 620 km par l'autoroute. Agadir, Marrakech, Casablanca, Rabat pour dormir au camping de Medhia près de Kenitra.

Entre Agadir et Marrakech nous traversons le Haut Atlas. Les sommets à 4.000 m sont bien enneigés.

Le mont Toubkal culmine à 4.167 m. 

Nous passons à 1.300 m. Pas de neige.

Puis on re-descend dans la plaine entre Marrakech et Casablanca. Plus humide, verte et cultivée.

Le désert est loin au sud. 

La route est longue...

Il nous faudrait le pilotage automatique 🙂
Face à de tels panneaux, vive le GPS.
Rabat, la capitale. Pont sur l'oued Bou Regreg. 
A Kenitra nous sommes accueillis par Hassan CN8SG ami radioamateur...
Qui nous escorte jusqu'à note camping. 

Mardi 28 février départ dès 7 h pour le port de TangerMed. La verdure est de plus en plus présente.

Le port à 11 h. Formalités de départ. Cartes d'embarquement auprès de la compagnie Balearia. Tampon de sortie de la police. Enfin dédouanement de nos véhicules qui étaient en transit. Enfin passage sous le scanner. Tout est OK.

On embarque à midi. Repas sur le ferry qui apareille à 13 h. Petite traversée de 2h30 quai à quai. 16 h rapides contrôle des passeports pour les ressortissants européens. C'est la route espagnole. Il ne reste plus que 2.000 km pour arriver dans le 42. 4 jours pour nous qui sommes lourds avec en plus une remorque.

La Sierra Nevada est enneigée. 
La côte andalouse est belle... 
... quand elle n'est pas défigurée par les serres.

Certains paysages du sud de l'Espagne sont assez semblables à ceux du Maroc.

C'est bien l'Andalousie. 

Bientôt les Pyrénnées et la France.