Carnet de voyage

PURA VIDA

10 étapes
16 commentaires
Volcans, plages sauvages et biodiversité
Février 2022
3 semaines
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Nous voici partis pour l'aéroport de Cancun à 9h du matin (on a prévu large pour notre vol sur Avaianca qui doit décoller à 12h40) avec Mario notre chauffeur de Taxi super sympa ! On discute, tout se passe pour le mieux lorsque d'un coup le traffic ralentit, puis s'arrête complètement ! Aie, Mario se renseigne (sur le groupe des taxis de Cancun) et il apparaît qu'un camion s'est renversé sur 8km en aval de notre position ... On avance plus, mais alors plus du tout ! Impossible de s'y rendre à pied, alors on patiente et on voit les minutes puis les heures défiler !On arrive finalement à l'aéroport à 11h05, on aura mis 2h35 pour un trajet qui prend normalement 25 min. Autant vous dire que c'est un peu le stress ! Enregistrement des bagages, passage des contrôles tout cela en 45 min (incroyable!), on est présent à 11h50 devant la porte d'embarquement. Quelques minutes plus tard les premiers passagers sont appelés pour monter dans l'avion ! Pfiou, on y est ! Gros soupir de soulagement !

Le vol se passe nickel (les enfants bouquinent). Arrivés à San José le pilote doit s'y reprendre à deux fois avant d'atterrir suite à un problème de sécurité sur la piste (ou quelque chose comme ça, on a pas tout saisi), mais en fin de compte on pose bien le pied sur le territoire costa-ricain. Il ne nous reste plus qu'à franchir l'immigration !

Ce fut très très long ! On met plus de 3 heures avant d'arriver enfin "Chez Pierre" notre guesthouse pour ce soir.

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Après une bonne nuit salvatrice, on se réveille tôt (on a une heure de décalage avec le Mexique). En plus ici le soleil se lève vers 5h30 et se couche à 18h.

Un bon petit déjeuner, et nous voici prêt pour le briefing du matin. La compagnie avec laquelle nous avons loué la voiture, propose en effet une réunion dans laquelle les us et coutumes du pays sont abordés : conduite, restos, argent, sécurité... On récupère également une carte sim , une carte routière (ici les GPS sont capricieux, et les pistes beaucoup plus présentes que les routes asphaltées), de bons conseils, des adresses et ... notre voiture ! On a un 4x4 qui devrait nous permettre de franchir les rivières de la péninsule de Nicoya.

Mais d'abord direction la région de La Fortuna au nord-ouest de San José. Dès les premiers kilomètres, nous sommes séduits par les paysages de montagne et la la nature omniprésente. On s'arrête pour notre premier coati costaricain, une belle cascade (on voit notre premier colibri). Ici ça roule paisible (vitesse max 80 kmh) et vu les nids poules on doit bien faire du 50kmh max de moyenne.

On découvre également notre premier "soda", petit resto pas cher où on avale notre premier "casado". Il s'agit d'une belle assiette ou on trouve des légumes, de la salade, une viande au choix, de la banane plantin et bien sur du riz, des haricots rouges et des pâtes (5 fruits et legumes, 3 féculents par jour). A chaque soda son casado, souvent servis avec un jus de fruits frais, on est tout de suite conquis.

La Fortuna est une petite ville située au pied du volcan Arenal ; c'est assez touristique donc comme toujours bars, restos, tour opérateurs se succèdent le long de la route principale. Nous on dort de l'autre côté du volcan dans un petit bled du nom d'El Castillo qui surplombe un lac. On y est au calme, un peu sur les hauteurs, et bien placés pour explorer les environs. La "Cabanas Los Toucanes" porte bien son nom : tous les matins vers 7h les toucans sont au rendez vous ! Quelle vue au réveil !

Hanging Bridges au Mistico Parc

A quelques kilomètres se trouve le "Mistico Parc" et ses pont suspendus. Dans le coin on trouve de nombreuses réserves privées du même genre qui combinent une belle promenade dans la jungle avec des ponts suspendus qui permettent d'avoir une vue d'ensemble de la canopée (Gaspard découvre les fougères arborescentes, qui font "comme des fleurs quand on les regarde par dessus"). C'est très sympa, on voit quelques oiseaux et profitons des joies de marcher au dessus du vide (même Céline passe un bon moment). On voit de nouveau des colibris, des coatis,...

Le volcan Arenal

C'est un très beau volcan à la silhouette facilement reconnaissable. On a la chance de le voir car il est bien souvent sous les nuages. La dernière éruption date de 1968 et des sentiers de randonnées ont été amménagés sur la coulée qui en avait résulté. Nous empruntons celui qui longe un petit lac où il est sensé y avoir des petits crocodiles (mais on apprend que personne n'en a vu depuis 5 ans !). Cette petite randonnée nous rappelle beaucoup la Nouvelle-Zélande avec les roches volcaniques sombres. Bien évidemment la nature a retrouvé ses droits et on peut aussi apercevoir pas mal d'animaux. Outre des oiseaux (omniprésents ici) de toutes les couleurs on tombe également sur des écureuils et surtout des singes hurleurs !

Les Hots Springs

Qui dit volcan dit eau chaude et ici il y a vraiment des sources thermales partout. Chaque hôtel (ou presque) a les siennes et il y a même au détour d'un virage des sources gratuites (enfin presque car il faut quand même payer un "gilet jaune" pour surveiller la voiture pendant notre absence). Cette dernière est littéralement prise d'assaut et il y a de longues files de voitures tout au long de la route. Aussi on se dirige vers les sources de Baldi au sein d'un resort 5 étoiles . C'est grand luxe : plus de 20 bassins différents, au milieu d'une végétation luxuriante, sauna naturel dans une grotte volcanique, cascades d'eau thermales, tout ça avec la vue sur le volcan !

Il y a même des toboggans géants réputés pour être les plus rapides du pays (on arrive dans l'eau à plus de 60km/h !) et un toboggan "blender" qui secoue pas mal.

On dédie cette journée bien remplie à Grand-père Leau (merci pour le cadeau de Noël). Retour à la guesthouse pour un repos bien mérité, on s'abstient pour une fois de faire les devoirs.

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Entre El Castillo et Monteverde il y a environ 30km à vol d'oiseau, 60km par les pistes (itinéraire fortement déconseillé même pour les locaux) ou 120km par des petites routes tortueuses. On opte pour la dernière solution et on roule quasiment 3 heures (les routes sont meilleures sur la carte que dans la réalité) avant d'arriver à destination. Cela dit les paysages sont splendides et très variés.

Monteverde est le nom du parc naturel situé à proximité de la petite bourgade de Santa Elena. Ici tout tourne autour du parc et des activités liées. Le programme est donc chargé.

Zip line

On commence dès notre arrivée (après un ptit casado pour reprendre des forces) par les Zip-lines à savoir les tyroliennes. Sur le parcours on a un enchainement de treize tyroliennes au-dessus et au travers de la canopée. De 100m à 1km de long, de 10m à plus de 80m du sol le parcours total nous prend près de 2h30. On va beaucoup trop vite pour espérer voir des animaux mais la vue d'ensemble sur la canopée est très sympa.

Refuge des Paresseux

Pendant que entre garçons, on s'en donne à cœur joie dans les hauteurs, Céline reste sur le plancher des vaches (en plus il y en pas mal dans la région) pour aller voir de plus près une des stars du pays : le paresseux.

Non loin de la zip-line se trouve en effet un refuge qui recueille les animaux électrocutés, ou gardés illégalement en captivité, et essaye de les remettre sur pied pour les relâcher dans la nature. D'ailleurs trois paresseux ont été relâchés avant-hier, mais tous n'auront pas cette chance. Un paresseux électrocuté tremble encore de partout et le guide explique que les tendons de l'animal ont beaucoup soufferts... Même avec de la rééducation, il n'est pas certain qu'il puisse regagner un jour son habitat naturel. Le médecin le fait travailler en suspendant de la nourriture sur une corde avec une pince à linge, pour qu'il aille la chercher, mais ce n'est pas encore ça !

Dans ce refuge, on trouve uniquement des paresseux à deux griffes (sur les pattes de devant), bruns à la naissance, ils s'éclaircissent en vieillissant. En tout cas ils portent bien leur nom : bien calés entre les branches ils roupillent près de 20 heures par jour.

Reserve Bilologica Bosque Nuboso Monteverde

La réserve de Monte Verde est une forêt primaire, tropicale humide. Baignée de brume, on la surnomme aussi la forêt des nuages. Fait intéressant, elle résulte des efforts de la communauté locale qui a décidé d'agir et de protéger son patrimoine naturel sans attendre la création d'un parc national. L'accueil des visiteurs est limité à 160 personnes par jour et les randonnées suivent des sentiers très bien aménagés. Pour espérer voir des animaux il faut venir tôt aussi nous y sommes dès l'ouverture à 7h du matin. Les bruits, les chants des oiseaux, le vent qui souffle beaucoup aujourd'hui créé vraiment une atmosphère particulière.

Nous commençons par suivre le "sendero camino" en direction du Mirador La ventana. Situé sur une ligne de crête les nuages filent à une vitesse incroyable. On comprend mieux le nom la foret des nuages.

Au retour, Jacques oeil-de-lynx, aperçoit un truc qui bouge dans les arbres. On admire la bestiole qui grignote des fruits et se laisse photographier. On apprendra par la suite (en discutant avec les "rangers") qu'il s'agit d'un Tyra (famille des mustélidé), grosse bestiole plutôt agressive (qui s'attaque mêmes aux chiens) et est très discrète; on est très chanceux de l'avoir vu.

En revenant sur nos pas nous empruntons un autre sentier assez raide qui serpente au milieu de cette jungle touffue. Heureusement qu'il ne pleut pas car les chemins, avec l'humidité des nuages, sont déjà bien glissants et boueux.

Histoire de se réchauffer et reprendre des forces : petite pause chocolat chaud. Un vrai régal. En bonus on a le droit au ballet des colibris pour lesquels des mangeoires ont été installées. On arrive enfin à photographier ces superbes oiseaux, car dans la nature impossible de dégainer l'appareil assez vite !

On clôt la visite du parc par un dernier sentier qui mène à une petite cascade. En chemin, nous rencontrons deux français avec leur guide. Ils semblent très concentrés à observer quelque chose que nous ne distinguons pas ! Avec leur aide, on finit par apercevoir un couple de quetzal (l'oiseau vénéré des mayas). Avec sa petite tête tout hirsute, il est très mignon, et ses couleurs sont superbes ! (photos en gros plan non contractuelles😉).

A un moment on entend un grand bruit, c'est un singe hurleur qui donne de la voix juste au-dessus de nous. Même après qu'il ait dévoilé ça présence on arrive tout juste à le distinguer en haut des arbres.

On ressort du parc il est midi passé. Il faut reprendre des forces car ce soir on y retourne !

Night walk

Effectivement à 18 heures; on rechausse les godillots, on prend les frontales et c'est parti pour une exploration de nuit de la selva. Ce coup-ci on a un guide pour nous ouvrir le chemin et nous montrer tout ce qu'il y a à voir : grenouilles, araignées (dont des tarentules !), phasmes (ici ils font jusqu'à 40cm), oiseaux endormis (tranquilles sur les branches ballotés dans tout les sens par le vent), singe hurleurs assoupis, coatis dans leur nids et même un discret bébé serpent lové sur une feuille. Aujourd'hui c'est vraiment carton plein d'animaux en tout genre ! On voit également un ficus version cathédrale végétale : cette liane a entouré un arbre et l'a etouffé. L'arbre est mort et il ne reste plus que le ficus qui l'entourait. C'est très beau à voir.

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Nous quittons la vallée centrale direction la côte Pacifique. On sent les températures remonter dès que l'on atteint les plaines : nous passons d'une petite vingtaine de degré à Monteverde, à plus de 30° ! On ressort les shorts et la crème solaire !

Llanos de cortès

Le Lonely Planet disait" si vous n'avez pas le temps de voir plus d'une cascade, privilégiez Llanos de Cortès". Ça tombe bien car c'est sur la route pour rejoindre la côte ! Parfait pour la pose picnic. L'endroit est un peu plus aménagé que ce qui était écrit dans le guide et il faut désormais s'acquitter d'environ 20 dollars. Un court chemin descend jusqu'à cette cascade de 12m de haut et 15 m de large, qui plonge dans un bassin avec une petite plage de sable. On est dimanche et l'endroit est très prisé des Ticos. Des "volontaires" très sympa nous accueillent et nous expliquent les règles de sécurité.

Il y a un petit mirador qui permet d'apercevoir la cascade par dessus. Sans barrière, c'est assez impressionnant.

Il y a également une piscine naturelle un peu plus loin (ça ressemble à un cénote), qui permet (avec ses trois mètres de fond) de faire des sauts d'un peu plus haut !

Playa del Coco

Pour notre première étape sur la côte Pacifique, nous avons choisi Playa del Coco avec pour objectif de faire une plongée. Si c'est la pêche sportive qui a donné ses lettres de noblesse à Playa del coco (attention il y plusieurs del coco au Costa Rica), la plongée sous-marine est devenue presque aussi populaire. Malgré une visibilité assez restreinte (9 à 15m), la faune marine vaut le détour : tortues, raies (mantas, électriques, pastenagues), requins, baleines, murènes, poissons ballons, perroquets, anges... On organise cette sortie avec un club tenu par des français qui (dans une autre vie) étaient saisonniers à Val Thorens ! Sympa, ils nous disent qu'il n'est malheureusement pas trop possible de faire du snorkeling en raison de la visibilité très limitée sur les 5 premiers mètres à cause d'une récente "marée rouge" (algues rouges) que les courants n'ont pas encore nettoyés. Du coup, seuls Jules et Jacques seront de la partie.

L'eau est assez fraiche et il faut 2 combinaisons de 3mm pour Jules, mais ils seront récompensés en voyant des poissons ballons (ceux qui ont plein d'épines et qui se gonflent quand ils sont effrayés) , des murènes, une raie électrique, et surtout en approchant à moins d'un mètre des requins pointes blanches ! Dans l'eau, ils ont également entendu un "chant de baleine" et une raie à fait des pirouettes hors de l'eau.

Pointe de Punta penca

En fin d'après midi seulement (car le soleil tape fort), on se dirige vers la pointe de Penca. Plage sauvage et tranquille, on se baigne pour la première fois du voyage dans l’océan Pacifique !

Au retour, on assiste à un superbe coucher de soleil sur la baie et le village.

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Après El Coco on prend la route du sud vers la péninsule de Nicoya. Notre prochaine étape, le petit village de Puerto Carillo situé quelques kilomètres de Samara, puis on suivra la côte et la route 160 jusqu'à Corozalito et enfin Tambor à l’extrême sud de la péninsule de Nicoya.

Jusqu'à Samara la route est goudronnée mais après ... les choses sérieuses commencent ! Au programme : pistes, passages de rivière, conduite sur la plage !

Puerto Carillo : plage et vagues

Plutôt que Samara (petite ville), on a choisi de dormir à Puerto Carillo petit village établi sur les hauteurs au-dessus de la baie de Carillo et sa superbe plage. Ici pas de construction au bord de l'eau, juste quelques palmiers pour faire un peu d'ombre (le soleil tape sec, crème solaire obligatoire), des belles vagues et une plage gigantesque presque juste pour nous. On y croise quelques Ticos bien sympa, des aras, des singes hurleurs. Le coucher de soleil avec les cocotiers et les vagues... on est dans une vraie carte postale.

Samara : sortie à cheval

Samara est une petite bourgade dynamique (pas mal d’hôtels, restos,...) qui attire nombre d'expats et tout particulièrement des Français (il doit y en avoir 500 établis sur place à l'année). On y rencontre Melissa, savoyarde établie depuis six ans à Samara qui a repris un centre équestre. Elle organise des sorties à cheval et on passe avec elle un après-midi "cowboy". Bon on est pas des grands cavaliers donc la balade est plutôt tranquille d'abord à l'ombre des arbres, puis en traversant des rivières. Nous croisons en outre des singes hurleurs, un pic-vert et une biche de Virgine; rien n'effraie nos montures ! Mais le plus beau est l'arrivée sur la plage déserte, face à l'océan : magique ! Cela permet aussi, pour ceux qui le souhaitent, de s'essayer à un petit galop : génial !


Corozalito : rencontre avec les tortues

Si Puerto Carillo était un petit village, Corozalito c'est juste un hameau. En face de notre guesthouse se trouve pourtant un terrain de foot et on est vraiment surpris de voir deux équipes s'y affronter en fin de journée, on ne pensait pas qu'il y avait 22 personnes dans le patelin. Ici encore la plage est magnifique (on sait c'est un peu redondant) mais il y a un petit plus : les tortues.

Pas d'arrivage massif (ce n'est pas la saison) mais tous les soirs quelques tortues viennent y creuser leur trou. Arrivés sur la plage à 19h, on doit attendre presque 22h avant que madame la tortue (ici ce sont des tortues olivâtres) daigne faire son apparition. Lumière rouge obligatoire pour ne pas la déranger, on l'observe sortir de l'eau, se hisser au sommet de la plage, peiner à creuser son trou (à cause des racines elle s'y prend même à plusieurs fois), pondre, refermer le trou, tasser le sable avec son "ventre" et repartir à la mer.

On passe un très beau moment et les enfants, malgré l'heure tardive, ont les yeux écarquillés. On apprend toutefois que sur la centaine d’œufs pondus ... pas un ne survivra ! Il fait trop chaud en journée et les œufs mourront tous sous trois jours ... si ils tiennent jusque là car Machape, Coati, Opossum et Ticos bourrés (oui oui dixit Randall le guidos!) en font leur casse-croute.

En journée, d'anciens nids de tortues et des coquilles d’œufs parsèment la plage, c'est impressionnant. On retrouve aussi les traces laissées dans le sable par celles venues la nuit dernière.

Corozalito : bodyboarding

On revient le lendemain matin avec deux bodyboards empruntés à la Guesthouse. On passe deux bonnes heures à "prendre" les vagues.

Après cette session sport, rien de tel qu'une bonne noix de coco et son eau toute fraiche. On a pas de machette mais avec deux cailloux et un peu de sueur on parvient quand même a atteindre le précieux nectar issu d'une noix tout juste tombée du cocotier !

De Corrozalito à Tambor

Après avoir discuté avec Randall qui tient le Corozalito Turttle lodge, on décide de passer par la route de la côte. Il nous confirme que dans les cours d'eau à traverser l'eau ne dépasse pas une vingtaine de centimètres. Sur le chemin on s'arrête pour la pose déjeuner à El Coyote où on partage un casado avec une famille de Suisses, voyageurs au long cours, bien sympa. Notre destination est la même aussi on fait la route ensemble. La piste est en bon état mais les passages des gués sont quand même impressionnants. Pour le dernier notamment on vérifie la hauteur de l'eau (on nous a dit pas au-dessus du genoux) et hésitons un peu. Mais un 4x4 local passe devant et nous fait signe. Il est passé, nous nous élançons ... et miracle ça passe aussi ! Pura vida !

On découvre également qu'il nous faut rouler une partie du trajet sur la plage, on s'enfonce, le volant est tout mou, ça patine un peu ... ouf on en est sorti ! C'est avec un certain soulagement qu'on retrouve la piste, puis l'asphalte. Une chose est sure on est pas encore prêt pour le Dakar!

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A Tambor nous avons une chambre juste au-dessus d'un resto à 50m de la plage. Lorsqu'on arrive des couples d'aras rouge, jaune et bleu batifolent dans les arbres dans un sacré tohu-bohu. On file direct faire un plouf dans l'océan. Changement de décor, la plage est immense, de sable gris-noir et l'eau très calme.

Le lendemain, on retrouve la Team "Passeparlà" (les suisses de la veille), pour une "pool-cool party" au bord de "leur" piscine. Marie-lou, Nathalie, Fabian et Félicien ont laissé leur camping-car en Sicile (après plusieurs mois de voyage de la Suisse à la Turquie) pour un road-trip au Costa Rica. Après les émotions de la veille, on passe un super moment. Les enfants sont trop heureux d'avoir des copains pour jouer !

Pour finir la journée, on file sur une petite plage de Cocalitos, baignade, course de bernard l'hermite, château de sable, tout est pour le mieux, sauf les vagues un peu grosses pour Marie-Lou qui perd son manchon (comprendre son brassard). En rentrant, on croise une famille de singe hurleur (ils sont vraiment partout) et une colonne de fourmis aux piqures très désagréables.

Le lendemain, toujours en compagnies des "Passeparlà"; on prend la direction du Parc de Cabo Blanco. Créé par un couple de suédois à partir d'une finca (exploitation agricole) achetée dans les années 60, ils ont replanté des arbres (essences locales) et permis la création du Parc proprement dit. Aujourd'hui c'est une forêt dense traversée par un unique sentier et dans laquelle les animaux vivent tranquillement. On y croise des singes (hurleurs et capucins), des coatis (une bonne dizaine dans un arbre), des oiseaux magnifiques, un pécari, des papillons en pagaille (dont l’emblématique morpho bleu). Pas de chance on rate de peu une famille de fourmiliers... En tout cas belle balade d'environ 12,5km aller-retour avec un peu de dénivelé et dans une atmosphère chaude et humide (félicitations à Félicien 4 ans et demi qui n'a pas faiblit !!!) pour un total de près de 19000 pas (Nathalie avait branché le podomètre!).

Le sentier nous a mené à la plage de Cabo Blanco: superbe, avec ses gros galets blancs l'eau est turquoise. Cela nous permis de nous rafraichir un peu. On y trouve beaucoup de carapaces de petites langoustes. Y'en a qui se sont faits plaisir (homme ou animaux).

On arrive à la voiture pile poil à la fermeture du parc!

Sur la route du retour, on s'arrête à un énorme figuier censé être l'arbre le plus grand du Costa Rica (22m de diamètre annoncé). Bon, ça doit plutôt être 22m de circonférence, mais ça reste un bel arbre. On arrose cette belle rando avec un "batidos de Pina" bien mérité dans un bar sur la plage de Mendoza. Cadre splendide, note un peu salée !

Le lendemain, on est un peu fourbu et il faut rattraper les devoirs qui n'ont pas été fait la veille (personne ne se sentait). On travaille donc toute la matinée et retrouvons nos amis suisses pour une fin d'après-midi sur la plage à jouer dans les vagues. On se quitte avec le coucher du soleil, un peu triste, mais très heureux de cette rencontre. Ils ont encore plusieurs semaines au Costa Rica avant de retrouver le camping car et continuer leur périple en Europe. Rendez-vous est pris pour Juin 2022 : piscine + raclette !

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Ce matin, après un rapide petit déjeuner on reprend la route en direction de Paquera pour embarquer sur le ferry de Puntarenas. On arrive bien en avance et embarquons dans les premiers. Résultat des course on est placé tout au fond du pont inférieur ... et on sera donc les derniers à sortir.

On débarque à Puntarenas, ville portuaire nichée tout au bout d'une longue bande de terre, qui manque vraiment de charme et on décide donc de poursuivre notre route. On continue donc le long de la côte vers le sud sur la route 34. Non loin de Taracolès on s'arrête sur un pont pour apercevoir des énormes crocodiles, plus de 4m pour certains. Si les crocos sont présents dans de nombreux rios, ils atteignent rarement cette taille. Ici ça fait de nombreuses années qu'ils sont engraissés par les touristes de passage et ils ont donc atteint une sacré taille.

On arrive finalement à notre destination : la ville de Quépos. Cette dernière est la porte d'accès pour le Parc Manuel Antonio réputé pour être un des plus beaux du Costa Rica. On nous avait prévenu c'est un lieux très populaire et effectivement il y a énormément de touristes !

Manuel Antonio

Une fois n'est pas coutume, on se lève donc aux aurores, et on arrive à l'entrée du parc juste avant l'ouverture (7h). Durant la première heure on est vraiment tous seuls. Les sentiers sont très larges et bien aménagés avec de nombreuses passerelles et escaliers. Les panoramas entre jungle luxuriante, plages, falaises et océan sont vraiment magnifiques.

Puis petit à petit on croise de plus en plus de gens et vers 10h quand on revient sur le sentier principal c'est un peu le choc, des gens partout, des groupes de parfois quinze personnes qui suivent leur guide, le snack (un snack au milieu du parc alors qu'il est formellement interdit d'entrer avec de la nourriture et que les sacs sont fouillés pour s'en assurer !) est blindé ! Eco-business quand tu nous tiens...

Il faut dire aussi qu'effectivement niveau bestiole il y a de quoi être enthousiaste (même si on peut voir également tous ces animaux dans d'autres parc ou dans la nature) : singes hurleurs (qui sont toujours aussi sympa à regarder), singes capucins (au moins une trentaine de singe tout autour de nous, certains à moins de 2m), singes écureuils (aperçus de loin), oiseaux de toutes plumes (du colibri aux frégates), iguanes... .

Sans oublier biensûr la grande star du parc, le paresseux à trois griffes (le plus grand) que nous avons la chance de voir dans de super bonnes conditions à savoir en mouvement (oui oui !!) et pas très haut dans le feuillage. On passe pas loin d'une demi-heure au pied de l'arbre !

Enfin, au sein du parc Manuel Antonio il y a deux très belles plages qui permettent de se rafraichir un peu. Après tout ce temps à se promener dans une chaleur humide quel plaisir de jouer un peu avec les vagues.

Au final on aura passé quasi sept heures dans le parc ! Autant vous dire que lorsque l'on reprend la voiture pour rejoindre notre prochaine destination Uvita, c'est calme à l'arrière.

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Uvita est notre dernière ville étape avant de remonter vers le nord. Après une longue hésitation nous avons décidé de ne pas pousser jusqu'au Corcovado et la Péninsule d'Osa (tant pis pour le pèlerinage sur la mine d'or de Cizia Zyke) et de concentrer nos derniers jours sur le Pacifique autour d'Uvita.

Sortie Baleine

Uvita est le point de départ pour aller observer les baleines à bosses. Ces dernières redescendent des eaux froides du Pacifique Nord pour venir accoucher ici et passer trois mois (de janvier à mars) avec leur baleineau au large d'Uvita. Ici les eaux sont chaudes, pas trop profondes et les prédateurs absents (très peu d'orques ont été observées). Nous avons de la chance car notre bateau (une vingtaine de passagers) est le premier à trouver les baleines, en l’occurrence une mère (15-16m) et son petit (5-6m). On profite tranquillement du spectacle un bon moment avant que ne rappliquent les autres bateaux. Spectacle majestueux, les enfants sont impressionnés par la taille des cétacés.

Avant de rentrer on jette un coup d'oeuil sur une grotte dans la falaise et en profitons pour faire un plouf au large de l'ile de la Baleine. Malheureusement l'eau est agitée et très trouble et nous n'apercevrons que fugacement une tortue. Cependant, une spéciale dédicace a Tonton Philippe : Gaspard s'est encore endormi en bateau!

Playa Ventana

Juste à la frontière du Parc Marin de Las Baleinas se trouve la playa Ventana. Gratuite, c'est la plage préférée des Ticos et elle est prise d'assaut le week-end. C'est notre logeur, Lesli (ingénieur civil à a retraite) qui nous donne le bon plan et nous profitons d'une belle fin d'après-midi à jouer dans les vagues et avons droit à un spleindide coucher de soleil. On y trouve également deux trous du chou-fleur, pardon du "souffleur", qui peuvent être traversés à pied à marée basse.

Parc des Reptiles

Si on a vu quelques grenouilles et serpents depuis notre arrivée au Costa Rica on est bien loin d'avoir vu tout ce que le pays a à offrir (et nous en sommes d'ailleurs un peu soulagés) aussi nous mettons le cap sur le "Reptilandia"; à la demande des garçons qui ont opté pour cette activité plutôt qu'une nouvelle rando (???). Niveau reptile nous sommes servis : des serpents, des iguanes, des varans, des tortues, des lézards, des grenouilles, des crocodiles... de toute tailles et de toutes les couleurs.

En plus on tombe au bon moment car aujourd'hui c'est jour de nourrissage ! Le poulailler est donc mis à contribution et les poules sont distribuées aux plus gros habitants du parc. Poule vs Croco, le croco gagne : 3 secondes ! Poule vs Dragon de Komodo, le dragon gagne : 18 minutes ! Poule vs Boa, le boa gagne : plus d'une heure on est parti avant qu'il ne l'avale!

Playa Colonia

Uvita est réputée pour ses baleines mais également pour sa plage, la playa Colonia, qui a justement la forme d'une queue de baleine à marée basse avec une longue langue de sable (plus de 500m) s’enfonçant au milieu de l'océan. Petit point négatif, pour y accéder il y a deux rivières à traverser avec des panneaux annonçants la présence de crocodiles !!

La Catarata Nauyaca

Si Uvita est située au bord de l'océan, dès qu'on s'éloigne de ce dernier on prend vite de l'altitude jusqu'à atteindre plus de 3000m. Ces montagnes sont couvertes de la "forêt des nuages", il est fait frais et il pleut beaucoup. Du coup toute cette eau forme des rivières et avec le relief on peut observer de jolies cascades. La Catarata Nauyaca à laquelle on accède par un sentier de 4km (ou par un taxi 4x4 à 30$/p) est réputée pour être une des plus jolies. Il y a en fait deux chutes distinctes avec des bassins ou l'on peut se tremper. Bon, on est pas tout seul (la faute aux taxis) mais c'est un très bel endroit.

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Pour revenir vers San Jose on a choisi de prendre par la montagne est d'emprunter "la Carratera Interamericana Sur" aussi connue comme la route pan-américaine qui relie l'Alaska à Ushuaia en Argentine. Ça grimpe sec, on croise pas mal de camions et notre vitesse moyenne ne dépasse guère les 40km. Plus on monte et plus il fait frais et si au début on est bien content des laisser derrière nous les 36° d'Uvita, le thermomètre chute rapidement et quand on arrive à San Gerardo de Dota notre étape pour la nuit le thermomètre affiche 6° ! En plus il y a des nuages et un brouillard à couper au couteau et même de la pluie (on avait presque oublié ce que c'était). On est bien content de prendre possession de notre cabanas bien douillette avec des couvertures bien chaudes (ouf!) et de grandes baies vitrées.

Oui car ici on ne vient par hasard, on y vient pour observer les oiseaux et surtout ... le quetzal ! Tout le monde à un appareil photo autour du cou et attention pas des petits modèles, quand Céline sort son téléobjectif (qui épatait tout le monde en forêt), ici tout le monde ricane ! Ils ont des modèles au minimum deux fois plus grands, avec camouflage jungle et trépied escamotable. Les oiseaux c'est leur rayon : quand on admire les colibris qui volent partout (oh le joli violet, le beau vert, le bleu électrique) eux donnent leurs noms en latin...

Notre logeuse (adorable) nous donne une petite carte avec les bons emplacements pour voir les quetzals et nous indique une petite balade vers des cascades situé au sein du parc naturel Las Quetzales. Si le sentier est bien fléché, les multiples escaliers, ponts et passerelles ont un peu vécus et il faut faire attention ou on met les pieds. Les cascades sont sympas, l'eau trop froide pour qu'on s'y baigne et le dernier pont de singe un peu de bric et de broc mais la rando au milieu de cette "cloud forest" nous plait beaucoup. Seul bémol, pas de quetzal en vue...

Soudain, alors qu'on est de retour à notre hôtel, on le voit : c'est lui ! L'oiseau ultime ! El Quetzal ! La photo est magnifique !

Et oui, comme quoi il suffit de regarder au bon endroit !

En l’occurrence ...

sur le mur de la guesthouse ...

dans un superbe cadre 😉!

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Après notre "quête de Quetzal" nous reprenons la route en direction du volcan Poas situé à quelques kilomètres de San José. On dort une nuit sur ses flancs avant de rejoindre le lendemain matin l'entrée du parc.

Le volcan Poas entre régulièrement en éruption. La dernière majeure a eu lieu en 2017 et a profondément remodelé la forme du cratère et entrainé la fermeture du parc pendant seize longs mois.

Aussi, à notre arrivée, il faut s'équiper d'un casque et une petite vidéo d'information nous est projetée. On nous prévient que nous sommes dans une zone volcanique dangereuse, que des fumées toxiques ou des rochers peuvent être projetés et que donc les règles sont strictes. Chaque groupe (environ 50 personnes) est équipé d'un casque de couleur différente et ne peut rester que 20 minutes sur le mirador permettant d'observer le cratère. Un groupe seulement à la fois.

Après une courte balade (10 minutes) on arrive au point de vue surplombant le cratère. Ouf ! Aujourd'hui il est visible ! D'après notre guide seuls 20% des visiteurs peuvent le voir du fait de la météo très capricieuse à cette altitude et des nuages qui empêchent les plus souvent (nous sommes sans la "cloud forest") toute visibilité.

Le cratère est énorme est en son fond se trouve un grand lac d'eau laiteuse. Pas possible de s'y baigner : pH -0,9 / Température de 50 à 90°. A un endroit on peut voir une coupe de la roche, y apparaît très nettement une strate blanche correspondant à l'éruption de 1910, les 40cm au-dessus sont les éruptions des années 1950/1956. Les pluies acides abiment les infrastructures et les animaux sont très peu nombreux. On surveille le détecteurs de fumées toxiques !