Carnet de voyage

MEXICO, Mexiiiiiiiiiiiiiiiccoo

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Cenotes, ruines mayas et quesadillas
Janvier 2022
4 semaines
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Publié le 8 janvier 2022

Après quelques jours de repos à Paris pour revoir la famille, fêter la fin de l'année et refaire le plein de fromage, croissant, charcuterie et viande rouge, nous poursuivons notre périple. Direction plein ouest vers le Mexique, plus précisément la péninsule du Yucatan et le Quintana Roo.

Le vol étant confirmé 24h avant, on s'inquiétait pas trop du départ d'Orly mais... 12h avant le vol est remplacé par un autre qui part 2 heures plus tard. Du coup il faut refaire tout l'administratif pour le transit à Lisbonne et l'arrivée au Mexique. A l'aéroport c'est la cohue ! Le vol part avec une heure de retard. Heureusement qu'on avait cinq heures de battement à Lisbonne. On prend une dernière douceur très francaise...

Une fois quitté le sol francais tout se passe bien : les avions sont tout neufs, le service sympa et à Lisbonne on part presque à l'heure. L'avion est bondé,on est assez surpris.

11 heures plus tard, l'arrivée à 1h du matin à Cancun pique un peu. D'autant que le taxi recommandé par notre hote ne répond pas et qu'on doit prendre un taxi officel (racket officiel) : 47 $ pour quelques kilomètres, c'est vraiment du vol. En plus on attend plus d'une heure l'arrivée du taxi, les garcons sont tellements crevés qu'ils s'endorment sur les sacs à dos à même le trottoir.

Finalement à 2h30 on arrive à la Casa de Anna (notre hotel), récuperons notre clé dans la boite, et après avoir essayé de rentrer dans la mauvaise chambre (et réveillé en sursaut les occupants) nous trouvons avec plaisir nos lits. OUF !

Le lendemain on se réveille tôt (jetlag oblige) et après quelques excuses auprès de nos voisins de chambrée et les premieres courses à la superette du coin on avale rapidos notre ptit déj. On refait les sacs, sautons dans un taxi (très sympa et au prix) pour aller récupérer notre voiture de location. On a décidé de quitter vite fait Cancun pour filer sur Tulum. Après quelques discussions et une longue attente ca y est on a notre bolide ... une petite Nissan March (toute tonchée de partout).

Yucatan nous voilà !

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Publié le 12 janvier 2022

Tulum se situe au sud de Cancun dans la péninsule du Yucatan (État du Quitana Roo) dans une région appelée la Riviera Maya, le long de la mer des Caraïbes. Pour y arriver nous avons roulé deux heures et ce n'était qu'une succession de resorts aux portes d'entrée monumentales. Il semble que toute la côte ait été privatisée...

Tulum, qui était autrefois un petit village est devenue une vraie petite ville, qui s'est développée le long de l'autoroute 307 qui lui sert de rue principale. En parallèle elle s'est étendue tout le long de la côte (à 2km) et les hôtels ont maintenant remplacés les "cabanas" (bungalows sommaires donnant sur la plage) qui abritaient les premiers touristes "peace and love" des 60's. Après la Thaïlande où nous étions tout seul, ça nous fait un peu bizarre de retrouver plein de touristes et une atmosphère un peu bobo et m'as-tu-vu. Après le premier choc on reprend nos marques et profitons allégrement d'une plage publique magnifique, accessible à tous gratuitement (en plus on y va à pied de la guesthouse).

Les ruines de Tulum

Fondée en 564 (selon certaines inscriptions mayas) et stratégiquement placée sur la côte, la cité côtière de Tulum était à la fois un important site religieux (dédié au Dieu Plongeur) un port de pêche et de commerce et une forteresse alliée à la cité voisine de Mayapan. Les ruines que l'on visite aujourd'hui sont situées dans une enceinte de 6km2 et datent de 1200 après JC. Sur les conseils de la Guesthouse nous nous rendons tôt sur le site, mais il y a déjà foule et plein de groupes de touristes ! Ce qui est exceptionnel ici c'est la situation géographique : les ruines donnent direct sur la mer des Caraïbes et le panorama est vraiment chouette.

Le site est relativement petit mais bien aménagé et nous découvrons avec les enfants nos premiers temples Mayas : le "castillo" la star du lieu, le temple du Dieu Plongeur, le temple des fresques, la maison des colonnes... Il faut réussir à imaginer que tout cela était peint en bleu et rouge, et que sur toutes les plateformes en pierre était dressées des habitations en bois.

Aujourd'hui les seuls habitants sont les iguanes qui prennent le soleil : il y en a partout !

Le grand Cenote

Alors les cenotes, il y en a une bonne quinzaine autour de Tulum (et plus de 6000 dans la seule péninsule du Yucatan). Nous qui pensions que c'était un peu exceptionnel, pas du tout ! Ce qui est exceptionnel c'est le prix : c'est vraiment pas donné ! Nous avons eu beaucoup de mal à choisir et avons finalement opté pour le Grand Cenote. L'eau est à environ 24/25 degré toute l'année. A l'entrée douche obligatoire (oups c'est froid) puis gilet de sauvetage (obligatoire lui aussi) et nous y voilà.

L'eau est d'une limpidité extraordinaire et les couleurs sont vraiment magnifiques. Si on oublie un peu l'américaine en string bleu turquoise venue faire une session de shooting de mode, c'est vraiment sympa d'autant que pour le coup y'a pas trop de monde.

En fait la plupart des cénotes autour de Tukum sont reliés entre eux et des plongeurs ont cartographié plus de 180km de grottes. Pour nous l'exploration se limite à deux cénotes ouverts reliés par une caverne, plus d'autres petites grottes latérales. Dans les airs, les chauves-souris nous frôlent les cheveux et on nage à coté de petites tortues d'eau douce.

Celui-ci était notre premier cenote, nous en ferons surement d'autres au cours du voyage.

La Caleta Tankah

Un peu au nord de Tulum pour changer de la "Playa Publico", on se rend à la Caleta Tankah. Une "Caleta" c'est en fait comme un cénote (d'eau douce donc) ouvert sur la mer. Celui de Tankah est marrant parce que c'est vraiment un tout petit bassin d'eau cristalline directement au bord de la plage.

Sous l'eau on voit bien la résurgence d'eau douce et les courants eau salée/eau douce qui ne se mélangent pas immédiatement, et dans lesquels nagent des petits bans de poissons. Sur les rochers, les oiseaux attendent l’heure du déjeuner...

Muyil et La réserve de Sian Ka'an

A 15 km au sud de Tulum s'étend une zone de lagune appelée Sian Ka'an (littéralement « origine du ciel » en langue maya). Elle est reconnue réserve de biosphère par l'Unesco depuis 1986 et inscrite depuis 1987 sur la liste du patrimoine mondial. Pour y accéder nous décidons de passer par Muyil (l'autre accès par Punta Allen nécessite un 4x4) et partons pour un petit tour sur les lagunes en bateau. Nous apprenons que Muyil était une ville portuaire située dans la lagune et que les mayas y avaient construits les canaux que nous empruntons pour rejoindre la mer. Ils avaient également édifiés des temples sur les petites iles de la lagune.

Après le bateau, on passe les gilets de sauvetage en version couche culotte, et c'est parti pour la "flotation" ! On se laisse porter par le courant tout au long d'un canal (naturel celui là). On traverse la mangrove et c'est assez rigolo. A part quelques oiseaux , un crabe et des poissons on ne voit pas trop de bestioles (et pourtant y'a des lamantins pas loin !). A la sortie, une petite marche sur des passerelles nous permet de rejoindre le bateau.

De retour sur la terre ferme nous empruntons un chemin à travers la jungle pour rejoindre le site des ruines de Muyil. On y trouve une tour d'observation en bois vertigineuse et plutôt brinquebalante (tout le monde arrive pourtant en haut), mais qui offre une vue splendide sur la canopée. On aperçoit même un coati au sommet de son arbre !

En poursuivant nous arrivons finalement aux ruines de Muyil un peu perdues au milieu de la végétation. Belle récompense en plus : on aperçoit des singes araignées et un coati !

La Caleta Yal-Ku

Pour finir en beauté notre visite de la région de Tulum nous décidons d'aller voir la Caleta Yal-Ku. Elle est bien différente de celle de Tankha puisque c'est comme une crique / un lagon assez éloigné de la mer (qu'on ne voit pas).

C'est un véritable aquarium, des myriades de poissons de toutes les couleurs se baladent entre de gros rochers pas gênés du tout par une eau presque pas salée. Ça vaut vraiment le déplacement et les garçons passent pas loin de deux heures en snorkelling. Difficile de vous montrer ce que c'était, nous n'avions pas les appareils photos amphibis.

Le resto : El Camelo Jr

Avant de partir on se fait un petit resto local spécialisé dans le poisson (qui est aussi une poissonnerie). Céviché du tonnerre, poulpe à l'ail (fraicheur garantie) et la bénédiction de la vierge installée au dessus de nous ... un super moment !

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Publié le 16 janvier 2022

On est venu à Bacalar pour sa lagune aux sept couleurs ... Nous y avons aussi trouvé une famille extraordinaire !

Zayali Guest house

La petite guesthouse de Zayali, c'est un vrai havre de paix. Souvent les voyageurs de passage choisissent de rester une nuit de plus tellement ils sont bien accueillis. On y retrouve vraiment l'ambiance des guesthouse de notre précédent voyage avec pas mal de voyageurs au long cours (qui prennent le temps) et ou les discussions tournent autours des lieux à ne pas manquer, les bons plans, les envies, les rencontres. Il faut dire qu'ici tout est vraiment propice aux échanges avec le patio, la cuisine commune, la petite piscine, les hamacs,... Pour la cuisine, tout le monde participe ! Le tout est tenu par une famille mexicaine adorable. Le dernier né s'appelle Alexis et à 4 mois. Bref un lieu magique !

El Rancho Alegre

Ici (comme partout depuis le début du Mexique) l'accès à la lagune a été "privatisé " par les bars et les restaurants. Les accès publics et gratuits sont rares et pas forcément les mieux placés. Du coup il faut trouver les bons endroits. Sur les conseils de Julie et Thomas rencontrés à notre arrivée (une simple photo sur leur téléphone nous a convaincu), nous posons les sacs et filons vers "El Rancho Alegre". A 15 km au sud de Bacalar, on trouve le fameux panneau et la piste qui nous conduit au Rancho Alegre, en fait un petit resto tout simple au bord de la lagune, avec son ponton.

Il n'y a presque personne, seule une famille de mexicains fini son déjeuner au petit resto. Nous avons le ponton pour nous seuls, et nous en donnons à cœur joie pour plonger dans les eaux cristallines.

A deux pas du ponton nous remarquons un courant plus chaud qui provient d'un petit cours d'eau. Nous enfilons masque et tuba et allons explorer. Entre la mangrove qui s'est développée sur les berges, les nénuphars, les poissons qui jouent à cache-cache dans les racines, on a vraiment l'impression d'être dans un reportage du National Geographic.

En fin d'après-midi voilà la pluie qui nous rattrape. Les nuages virent aux gris foncés ce qui fait ressortir le vert de la lagune : c'est de toute beauté ! Impossible de faire sortir les garçons de l'eau malgré la pluie battante : mouillés pour mouillés autant rester dans l'eau !

Las cocalitos

Toujours au bord de la lagune, la particularité de ce lieu, ce sont les stromatolites qui s'y sont formés. Kezako ? Un stromatolite est une structure laminaire souvent constitué de calcaire qui se développe en milieu aquatique peu profond (dixit wiki). Le stromatolite en tant que structure n'est pas vivant, seules les bactéries qui le construisent le sont. Il n'y a que trois endroits dans le monde ou on peut en trouver en eau douce. On profite donc du lieu pour les admirer (attention fragile ne pas toucher), se baigner autour et faire de la balançoire...

Le fort de San Felipe

Nous sommes ici à deux pas de la mer des caraïbes, haut lieu de la piraterie du XV au XVIIème siècle. Le fort de Bacalar a été construit pour faire face aux attaques de pirates qui pillaient les bateaux transportant sucre, esclaves mais aussi le bois de Campeche (utilisé pour fabriquer une teinture bleue qui valait aussi cher que l'or à cette époque). Le fort abrite un petit musée qui retrace l'histoire de la ville depuis les mayas. On en apprend donc un peu plus sur l'installation des mayas dans la région, la disparition de leur civilisation, l'arrivée des espagnols, la révolte des autochtones, la création du Belize et celle de l'Etat du Quitana Roo.

La balade en bateau

Nous ne pouvons pas résister à la balade en bateau sur la lagune afin d’admirer au plus près ses sept nuances de bleu. Au programme : l'observation des trois cénotes qui alimentent en eau douce la lagune. Le plus impressionnant est le cenote Negro, car on voit nettement la différence entre le fond de la lagune à 1m15 et le tombant du cenote à plus de 80 m.

Nous repassons ensuite devant le fort de San felipe pour nous engager dans le canal des pirates, celui par lequel ces derniers arrivaient depuis la mer située à plus de 30 km pour attaquer la ville. Ici baignade obligatoire !

Un petit arrêt près de l'Ile aux oiseaux , pour un deuxième instant baignade.

Puis direction le Cenote Cocalitos et le Cenote Esmeralda, le plus grand fait plus de 600 m de diamètre. Ces derniers sont un peu différents du précédent car ils descendent en pente douce et non d'un seul coup.

On profite une dernière fois de la lagune avec quelques plongeons sur les pontons de la plage publique "Magico Bacalar"; le grand toboggan est malheureusement fermé mais on rigole bien.

Après une ventrée d'empanadas pour le dejeuner on prend la route direction l'état du Campeche, la jungle et les ruines de Calakmul.