× Chère communauté,
Suite à l’incendie au sein des bâtiments de notre hébergeur OVH, à Strasbourg mercredi 10 mars 2021, nous ne pouvions plus accéder au site ! L’accès a été rétabli par notre équipe mais nous n’avons pas accès aux photos pour le moment. Dans l’attente de réponses de la part d’OVH quant au devenir des photos mises en ligne avant le 10 mars 2021, vous pouvez de nouveau réutiliser le site sans risque et ajouter de nouvelles photos !
La Team MyAtlas

Carnet de voyage

Tonnerre de Brest !

15 étapes
1 commentaire
1
Une destination qui s'impose, pour des vacances inédites au cœur de Brest. C'est l'occasion de découvrir les alentours, dans cette belle région de Bretagne.
Août 2013
10 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Je ne voudrais pas faire de l'ombre à tous ceux qui, avant moi, ont raconté leur séjour en Finistère. De l'ombre...mais alors nous allons croiser le soleil en Bretagne ? Eh, oui sortons des clichés, et suivez-moi, nous allons mettre le cap plein ouest 😉

L' appartement non loin de la tour Tanguy

Nous quittons Nantes avec nos valises (bon d'accord, c'est classique !), et nous attelons la remorque vide (là, c'est plus surprenant). Nous nous fions à notre GPS, et nous engageons dans une ruelle en sens interdit !! Horreur, il faut faire marche arrière et avec la remorque c'est compliqué 😡. Nous la dételons, faisons un demi tour et ré-attelons !! Ah, tonnerre de Brest !!

Pour ceux qui veulent connaître l'utilité de cette remorque, il faudra lire tout le récit jusqu'à l'étape finale (le mot de la fin !)😉

2

Nous arrivons dans notre appartement, non loin du site DCNS. C'est ce lieu qui est à la base de notre choix de vacances et pourtant nous n'y mettrons pas les pieds, ce domaine est hautement gardé !!

Alors DCNS (direction de la construction navale), aujourd'hui Naval Group, ce site regroupe différentes activités: conception, construction et entretien de navires militaires de surface, de sous-marins, de systèmes et d’équipements, fourniture de services aux marines, énergies marines renouvelables…

Nous décidons de visiter le château, ne serait-ce que pour cette magnifique vue sur la Penfeld

Le musée vaut le détour, ici tout nous ramène à l'époque florissante de l'histoire de la marine.

L'expression "Tonnerre de Brest" trouve son origine dans le coup de canon:

- celui qui annonçait chaque jour l'ouverture et la fermeture des portes de l'arsenal à 6 heures et à 19 heures aux pieds du château de Brest

- celui venant du bagne de Brest dont le tir signalait les évasions. Outre l'alerte des forces de police, ils permettaient d'informer les habitants qui recevaient une récompense s'ils capturaient l'évadé

3

Inauguré en 1994, le pont de l'Iroise enjambe l'Elorn. Il s'agit d'un pont à haubans, dont le tablier est directement supporté par une série de câbles. Il mesure 800 mètres de long. Lors de sa mise en service, avec ses 400 mètres séparant les deux pylônes, le pont détenait le record mondial de portée.

4

Brest, ville bombardée pendant la deuxième guerre mondiale, a été reconstruite au cordeau. Aux rues nous préférons ce parc de plusieurs hectares, véritable poumon vert de la ville de Brest.

Jusqu'en 1966 le vallon est exploité par plusieurs carrières. Le site fut par la suite longtemps utilisé pour alimenter Brest en eau. Oublié au profit de l’Elorn, et laissé à l’abandon, le Stang-Alar devient un dépotoir.

Parc public verdoyant 

A partir de 1971, grâce aux efforts des associations riveraines, soutenues par la Communauté Urbaine de Brest, le Vallon renaît. En 1975, l’idée d’un conservatoire botanique « pour les plantes menacées » voit le jour. Au début des années 80, les travaux, financés par Brest métropole, commencent.

Aujourd’hui entièrement réaménagé, le Vallon du Stang-Alar abrite l’une des 3 collections les plus importantes au monde de plantes en danger, et beaucoup d’entre elles doivent leur survie à l’action du Conservatoire botanique.

5

Appelé alors « La Maison de la Mer », Océanopolis ouvre ses portes au public en 1990

En créant en 2000 deux nouveaux pavillons, l'un présentant les écosystèmes polaires, l’autre le milieu marin tropical, le centre passe du stade de simple aquarium à celui de parc de découverte des océans

Océanopolis comprend 8 700 m2 d'espaces de visites, et 4 millions de litres d'eau de mer dont 1 million pour l'aquarium des requins !!

Au printemps 2013, un nouvel espace le sentier des loutres et des otaries voit le jour: 300 m2 pour découvrir deux nouveaux écosystèmes côtiers, l'un Atlantique Nord-Est et l'autre Californien. On y croise un couple de loutres d'Europe, Vénus et Boukan, qui viennent du centre de réintroduction d'Hunawihr, en Alsace. Côté Pacifique, c'est le moment de faire la connaissance de Google et Amine, deux otaries de Californie.😘

Premier pavillon d'Océanopolis, le pavillon tempéré permet de découvrir des animaux et végétaux de la côte bretonne dans des environnements reconstitués au plus proche de la réalité.

Nous en apprenons sur les phénomènes physiques des océans comme les marées, les vagues ou la formation des océans. Nous admirons les étoiles de mer, anémones, oursins ou encore bars, roussettes ou requins locaux... Ces milliers d'espèces sont un régal pour les yeux😀

Depuis Pâques 2012, de nouveaux aquariums pressurisés présentent des animaux (crabes et crevettes) vivant à près de 1 800 mètres sous la surface, une grande première mondiale !!

Le Pavillon polaire avec sa banquise nous déçoit un peu. Bien sûr, nous nous attardons pour voir les manchots, les phoques et autres animaux présents aux pôles Nord et Sud. Mais cet espace est trop artificiel, avec ses canons à glace et son exiguïté, au regard des vastes espaces polaires😦

Du pavillon tropical, on retiendra le lagon, l'océan Pacifique et ses requins, l'archipel indo-australien avec le corail, l'océan Indien et les grandes familles de poissons tropicaux. Nous finissons par une promenade dans une forêt équatoriale.

6

En cet après-midi ensoleillé, nous partons sur les sentiers côtiers pour respirer l'air iodé, aux abords du phare du petit Minou😀

7

Des falaises abruptes balayées par les vents et la mer, un phare imposant qui veille sur les ruines d'une ancienne abbaye... Ici, le charme opère.

Les ruines de l'abbaye ont servi au tournage d'une série télévisée diffusée pendant l'été 2005 : Dolmen. Elle a aussi servi de point de départ pour tous les reportages de l'émission Thalassa pour la saison 2012-2013.

Face à la mer d'Iroise, Saint-Mathieu est un site remarquable, où se côtoient le sémaphore, les ruines de l'abbaye, le phare, le mémorial national des marins disparus en mer, et la chapelle Notre-Dame des Grâces...

Le sémaphore : Construit en 1906, au bout de la pointe, le sémaphore permettaient aux guetteurs de surveiller le goulet de Brest et le chenal du Four.

Le phare : Depuis 1835, le phare actuel est allumé. Électrifié en mars 1937, il est automatisé en 1996 et télé-contrôlé depuis 2005. Avec ses 37 mètres de haut, il culmine à 57 mètres au-dessus du niveau de la mer.


L'abbaye : Placée sous la protection de saint Mathieu, son culte se développe, en particulier lorsque l’abbaye reçoit une partie du crâne du saint en 1206. Des pèlerins affluent, venant parfois de loin.

Le cénotaphe : Ce monument national consacré à la mémoire des marins morts pour la France, construit en 1927, ne laisse pas indifférent. Une haute stèle traduit la douleur morale et la tristesse d’une femme en deuil face à l’océan, et nous ramène à une autre réalité, celle des périls en mer 😦.

8

Pas question de passer à côté de cette journée: nous partons sur les traces de mon prénom !! Tout d'abord, nous faisons un petit détour pour dénicher cette chapelle de Saint Guénolé, dans un joli coin tranquille.

La chapelle Saint Guénolé 
L'ancienne abbaye de LANDÉVENNEC

Nous nous dirigeons ensuite vers Landévennec, ville de Cornouaille au nord de la presqu’île de Crozon. Fondée au Ve siècle par saint Guénolé, l'abbaye Saint Guénolé de Landévénnec est l'une des plus anciennes et des plus importantes abbaye de Bretagne. Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle est relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958. Nous faisons le tour de la nouvelle abbaye construite à quelques kilomètres de là.

Dans le village de Saint Guénolé, nous avançons vers l'église et plus particulièrement vers ce cimetière face à la mer. Ce prénom aurait il été donné ici plus qu'ailleurs ? Assez peu finalement, au regard des inscriptions sur les tombes.

Avant de quitter les lieux, nous photographions l'incontournable plaque de la rue St Guénolé 😀

9

L'Aulne forme, peu avant d'entrer dans la rade de Brest, un méandre qui s'enroule autour de l'île de Térénez puis de la pointe de Pen Forn, accueillant l'abbaye Saint-Guénolé.

Les fonds y sont de plus de 10 mètres quelle que soit la marée, et les hauteurs environnantes en font un site abrité quasiment de tous les vents. C'est ici que sont stockées certaines coques de navires, en particulier de la Marine nationale française, en attente de démantèlement.

Après avoir été désarmées et préparées en Penfeld ou dans la base navale, les vieilles coques sont donc acheminées dans ce cimetière de Landévennec, avant d'être remorquées vers un chantier de démolition en Union européenne, au bout de deux à trois ans !! Les éléments susceptibles d'être polluants et de se déverser par ruissellement dans l'Aulne sont évacués avant le transfert.

Étant un site militaire, l'accès aux navires est formellement interdit au public, néanmoins le lieu exerce sur nous une indéniable fascination 😇. Nous rêvons devant ces bâtiments maritimes rouillés, et désaffectés ...

10

Le Faou bénéficiant d'une situation exceptionnelle, au fond d'une ria de la rade de Brest, sur la rivière du Faou, est une ville pleine de charme. Construite face au port, l'église du XVIème siècle, arbore son superbe clocher renaissance.

Nous flânons dans les rues, pour découvrir ces maisons à encorbellement du XVI ème siècle. Bâties de schiste et de granit, revêtues d'ardoises, 23 d'entre elles sont protégées et une classée.

11

Nous nous promenons dans ce charmant village, mais ne visitons pas l’abbaye par faute de temps ! Dommage car cet ensemble de près de 7 hectares qui intègre l’espace muséographique, un grand parc comprenant un jardin de plantes médicinales, un cloître roman unique en Bretagne, un oratoire, une chapelle semble tout simplement magnifique !!

12

Entre nuages et éclaircies, nous partons à la découverte de Landerneau et de son patrimoine architectural remarquable. Son fleuron en est le célèbre pont de Rohan, unique pont encore habité d’Europe. Tout autour, de belles habitations du 16e au 19e siècle jalonnent notre parcours.

Les encorbellements recouverts d’ardoise, les lucarnes ouvragées, les tourelles, les pans de bois… et les armoiries en forme de lune... tout illustre la riche activité portuaire de la ville, liée à l’exportation de la toile de lin et du cuir.

L'expression proverbiale « Cela va faire du bruit dans Landerneau » renverrait au tintamarre qui y était donné sous les fenêtres d'une veuve trop vite remariée. 😉

Selon une autre version, l'expression proviendrait du bagne de Brest, duquel était tiré un coup de canon à l'occasion d'une évasion, le bruit étant entendu jusqu'à Landerneau.

13

Du Breton "Menez ham", le nom de ce village signifie "le hameau sur le mont". Logiquement tourné vers la mer afin de surveiller la côte, le corps de garde est à l'origine du village. Stratégiquement implanté à 21 mètres au dessus du niveau de la mer, la vue qu'il offre s'étend du phare de Pontusval jusqu'à celui de l'Ile Vierge, le phare en pierre le plus haut d'Europe.

Sa construction achevée, le corps de garde est occupé par la milice, puis par des douaniers.

Ils y resteront jusqu'en 1860, avant de laisser leur place aux paysans-pêcheurs-goémoniers. A son apogée, le village compte jusqu’à 80 âmes et les 14 maisons abritent parfois 2 ou 3 générations.

Au départ paysans cultivateurs, les habitants de Meneham se tournent rapidement vers la mer et ses richesses : la pêche côtière et la récolte du goémon.

14

Dans les Abers, serpentent de nombreux chemins de randonnée. Ici, la mer rencontre une côte sauvage et la marée s'immisce dans ces écrins de verdure. A l'horizon, nous apercevons le phare de l'île Vierge se dressant fièrement au milieu des rochers.

Un Aber, mot d'origine celtique, est un estuaire dans lequel la mer s'engouffre à marée haute, mêlant eau douce et eau salée !

Il fait beau et chaud, nous nous offrons une promenade bucolique, dans ces dunes sauvages de Sainte Marguerite.

Les dunes de Sainte Marguerite 
Le port de Plouguerneau et l'île Vierge 
15

Les vacances se terminent et la remorque toujours stationnée dans la rue, nous tend les bras. Il nous faut rendre l'appartement après 6 mois de location. C'est ici en effet que notre fils s'est installé, le temps d'un stage étudiant à DCNS. Profiter de 15 jours supplémentaires, pour passer nos vacances était un bon plan, si ce n'est que nous avons dû faire ce déménagement de caisses, vélo et autre matériel, pour repartir !!

Pas de regret, car la région vaut vraiment le détour 😀