Carnet de voyage

Thailand

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12 étapes
2 commentaires
Par GnR
Prostitution, elephants, plage de sable blanc et transsexuels. C'était l'image que nous avions de la Thailande avant d'y aller. Lisez nos prochains articles pour découvrir si tout n'est que mythe...
Novembre 2017
3 semaines
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30
oct

Nos derniers jours en Malaisie s’achèvent et il est temps de dire au revoir. Comme si le ciel avait entendu notre déception, il nous a offert un dernier couché de soleil tout en orangés, que nous ne sommes pas les seuls à être allés admirer depuis les remparts du fort Cornwallis. Un dernier verre de milk tea en main, cette spécialité indienne qui s’est diffusée dans une grande partie de l’Asie du Sud-Est, est notre bonheur est complet.

A cause de nos nouveaux tatouages nous devons éviter toute baignade pendant deux semaine- les îles paradisiaques de la côte Ouest ne seront donc pas pour nous cette année. Qu’à cela ne tienne, nous mettons le cap vers le Nord, direction Bangkok en Thaïlande!

Dernier couche de soleil malaisien depuis le fort Cornwallis 

Bien sûr il y aurait la solution de facilité qui consisterait à prendre un avion et à atterrir là-bas en 2/3h, mais en bons voyageurs que nous sommes en train de devenir, nous avons décidé de prendre le train. Après tout la Thaïlande est réputée pour son très bon chemin de fer et ses tarifs compétitifs.

La première étape consiste à prendre le ferry (gratuit dans ce sens là) pour quitter l’île de Penang et nous rendre dans la ville de Butterworth. De là nous prenons un train pour Padang Besar, la ville frontière avec le sud de la Thaïlande. On avait lu qu’il fallait faire tout ça assez tôt dans la matinée pour être sûr d’arriver.à l’heure pour les douanes des deux pays. Nous sommes donc arrivés vers 12h à Padang Besar, plein d’énergie pour “affronter” les lenteurs bureaucratiques et obtenir nos visas de sortie et d’entrée - mais c’était sans compter sur le fait que les bureaux n’ouvraient qu’à 15h ^^ Ca nous a laissé le temps de déjeuner, stocker une tonne de nourriture pour le trajet de 15h qui nous attend et dépenser nos derniers Ringgit par la même occasion. On était super fiers de nous; on avait si bien calculé notre budget qu’il ne nous restait plus rien pour passer la frontière. C’est qui les boss?! (Enfin ça c’était avant de se rendre compte que 15h de train sans pouvoir s’acheter un café ou un snack, c’est looooooong).

Le port de GeorgeTown vu depuis le ferry 

14h50, on se dirige vers le poste frontière, se joignant à la longue file d’attente déjà formée. On engage la conversation avec les gens autour de nous, on parle de nos tatouages, des pays qu’on a déjà visité et là une fille nous dit “Ah oui Penang, on m’a vivement conseillé d’y aller, donc ca devrait être notre première étape”. Grand moment de confusion: Mais si vous quittez la Malaisie, comment pouvez-vous aller à Penang?? tout s’éclaire quand on comprend qu’en fait toutes les personnes qui font la queue arrivent de Thaïlande et attendent leur tampon de sortie du pays! Du coup on a fait la queue dans la mauvaise file...

Après ce petit couac on se retrouve en fait avec seulement 5 autres touristes qui font le trajet dans le même sens que nous. Les deux checks frontières se passent sans problème et on obtient notre visa gratuit de 28 jours.

Le train n’est qu’à 18h, on a donc le temps de sympathiser avec un couple de Français, Charlotte et Yvan, qui reviennent tout juste de passer un mois sur une île déserte d’Indonésie! Complètement dingue... Autant dire qu’on était très curieux et qu’on a passé une bonne partie du trajet à leur poser plein de questions. Pour ajouter encore un peu plus à leur “cool” attitude, Yvan était un guitariste de talent et avait avec lui une guitare de voyage. Ca a fait s’allumer de petites étoiles dans les yeux de Richard et j’ai clairement senti que notre pacte de “pas de guitare pendant qu’on voyage” allait tomber à l’eau. Si eux arrivaient à s’en sortir avec leurs deux gros sacs, leurs deux petits et la guitare, pourquoi pas nous?

Le train de nuit en Thaïlande, c’est quelque chose! Nous étions en seconde classe et pour £20 chacun nous avions des tickets pour des lits couchettes. £20 pour 15h de voyage, nuit comprise, pas mal non?

Et la beauté de tout ça, c’est que les lits sont vraiment confortables, propres et avec un semblant d’intimité, des rideaux étant tirés pour isoler du couloir. Notre compartiment avait la clim et s’enrouler dans la couverture était un vrai plaisir. Vers 20h un employé du train à commencer à “démonter” les sièges pour les mettre en position lit et nous avons pu grimper dans nos couchettes - prêts pour passer les prochaines heures à dormir.

Réveillés au “doux” son de vendeurs ambulants arpentant les couloirs pour vendre thé, café, gateaux, nous avons pu admirer un peu du paysage. Malheureusement la réputation des trains thaïlandais s’est confirmée sur cet fin de voyage: “ils partent à l’heure, mais n’arrivent pas souvent à temps”. Nous sommes restés bloqués 2h sur les voies, à seulement quelques kms de la gare centrale de Bangkok. Légèrement rageant...

12h30, nous arrivons finalement en station, et ça fait du bien. Plus de 24h après notre départ de Penang, nous avons enfin notre premier aperçu de la capitale Thai.

La suite au prochain épisode!


Infos utiles:

  • Billet 2ème classe Padang Besar-Bangkok = 900bath (pour une couchette en hauteur)
  • Les couchettes inférieures sont plus spacieuses (et plus chères), on peut même y dormir à deux (si on s’aime fort)
  • Il faut arriver en gare de Padang Besar au plus tard vers 14h, donc prendre le train de midi max depuis Butterworth
  • Il est préférable d’avoir encore sur soi des Ringgit qu’on peut facilement échanger à Padang Besar avant d’embarquer. Sinon il faut attendre d’arriver à Bangkok
  • En Thaïlande, chaque retrait d’argent dans un distributeur vous coutera environ 220Bath (£5), quel que soit le montant retiré (et à celà il faut ajouter vos frais bancaires classiques). Donc TOUJOURS retirer un gros montant
2
nov

We are not going to lie to you, Bangkok wasn’t for us. We didn’t like it and were really glad to leave it after few days. It’s a modern city withtout any charm, crowded, with a horrendous traffic and full of prostitutes. Cherry on the top, it’s the first place since we’ve started travelling where people have been rude to us.

However we weren’t alone. By a stroke of good luck we arrived in the city at the same time as 2 of our friends, Nico and Elodie, who we met during the Rinjani trek in Lombok. We decided to rent an AirBnB with them for 5 days and discover the city together. The flat was a little bit too far away from the city centre and it took us a good hour every day by taxi or public transport. But with this we also avoided the “trap” of Kho San Road, the ‘backpackers den’ where loud music plays late in the night and the only bit of Thailand you get to see is its night life.

Reunion!!! 

The King died a year ago and we managed to arrive just at the end of all the official ceremonies for his funeral (yes I know, a year after...), which put the whole country on slow mode for a good week. Ceremonies over, but some roads around the grand palace were still blocked, creating even more traffic jams. Tired of being stuck in the taxi, and not far from our final destination, we decided to jump out and walk the rest. As we exited the car, a “tourist adviser” abruptly told us that we were very stupid because the taxi would have to drive down the road anyway, so why would we walk if it wasn’t for the fact we were just stupid tourists?

Nice introduction to Thailand isn’t it?

To avoid any confrontation, we bit our tounges and got back in the car; but the bad feelings were there and we were starting on the wrong foot with Bangkok. But that day we still managed to see a very unusual amulets market, find some good food and freshly cut pineapples. Chinatown gave us a pretty show at night time with all the lights and the food stalls.

Amulets market and little lanes near the river 

Bangkok was also for us our first meeting with Buddhist monks, more than that: tourist Monks! They were visiting the temples, ringing the bells and the gong AND taking pictures of them doing so! I don’t know for you, but in my mind “monk” and “smartphone” don’t fit together. One of the famous temple in Bangkok is the Golden Mount (see below a picture found on internet as we forgot to take one ...). Apart from the great 360° view of the city, the temple in itself is not incredible and it felt more like an attraction than a spiritual place. When you reach the top the even play on the speakers “Do NOT remove your shoes”, which is completely anormal in a buddhist temple. It really gave us the feeling that the place was so orientated toward the tourists that they couldn’t even care to respect the customs.

The Golden Mount 

Before leaving England we went to a Thai restaurant in Petersfield for one of our farewell diner and the food there was absolutely divine! So when we arrived in Thailand our hopes were high and we were already dreaming of coconut milk and lemon grass tastes. To make it short the food in Thailand for a vegetarian is at least a disappointement, at worst a punishment. I think the concept of vegetarianism is not in their culture and if you don’t really like pad thai, you’re done.

Part of the fun in this country is to go to street markets and try all sort of different food on the little stalls. Unfortunately everything is made out of meat or sea food - or you just can’t identify it and the seller can’t tell you what it is either. Oh and everything is fried. EV-ERY-THING. It’s not like if I was watching my weight and counting my calories, but just looking at the spring rolls I could feel the stream of fat rolling down my throat... We told you we didn’t start on the right foot with this country, well it seemed like every thing was “against” us. (But we must admit, the fruits freshly cut and sold in little portions for you to pick and eat on the go, are pretty cool).

Chinatown by night 

After a visit to one of the rare museums in this city (the Jim Thompson’s house), we went for a stroll along one of the canals that intertwine themselves throughout Bangkok. Don’t expect something like Venice, with a peaceful and romantic atmosphere, slow rowing boats, here it’s all about crazy boat drivers, trying to go as fast as the safely can, and create the biggest wave along the walls. The river looks like a bubbling magma of mud and it’s a wonder how 2 boats can cross at this speed without crashing; but from the safety of a bridge, it’s quiet a show! People are living along these canals (I don’t know how they cope with the noise - hopefully the boats stop when it’s dark so around 6pm) and it’s a nice walk, seeing this everyday life: a TV in a bare living room and an old lady sat in front of it, aromas of cooking, kids chasing each other, ... And our feet (or our stomachs) led us to a tiny “café” where a lady sold crèpes and drinks. We discovered that in Thailand they have a very similar ice milk tea than the one we fell in love with in Malaysia! Ok, everything is not so bad after all... We even had the chance to observe the lady making Richard’s coffee by decanting the black mixure from one jug to the other one, at least 10 times. You can see how happy our sunglasses are 😉

Take the time for an ice coffee and a thai tea along the canal 

After listening to some friends’ advice (and seeing the small society of Chinese flooding through the gates), we decided to pass on the Grand Palace, and instead go to Wat Pho, the little sister next door. That was a clever move, and one of our very good experiences in Bangkok. It’s never been a royal residence but it was instead the first public university (teaching religion, sciences and literature) along with being the main place for a monk’s ordination. You can still find the traditional university of medicine and the training center for masseurs (apparently it was be the birthplace of the traditionnal thai massage!).

The highlight of this complex is the HUUUUGE reclining Buddha (45m long for 15m tall). The digits don’t give justice to the gross scale of the statue (and no pictures can capture it). The temple hosting the Buddha seems a decent size, but we couldn’t imagine the giant we would find inside. It’s only after having removed your shoes (you never walk with them on in a Buddhist temple) and crossing the small entrance door that you bear witness to the sheer size of what layeth before you. It’s just indescribable. Oh and for your culture lesson today (and not look stupid like I did), the image of the reclining Buddha is not showing a sleeping Buddha (“Oh look it’s funny, he looks like if he was tired and he needed a quick nap”) but a dying Buddha, about to enter the Nirvana.

Nevertheless it would be a shame to go (like many tourists...) only to this temple, as the rest of Wat Pho is really pretty. Super colourful, especially with the reclining sun making everything glow, quiet (as most of the tourists don’t bother after having seen the buddha) and full of things to see: 90 chedis (the pointy things you can see on the pictures bellow - also called stupa or pagoda - where remains of kings have been burried), a gallery full of sitting Buddhas and funny/scary statues of the guardians in charge of the Wat’s protection. For 100 Baths/pers (£2,25), it was really worth going and spending a good 1h30 there.

Wat Pho, the Grand Palace little sister, as pretty and way less busy

One of the advantages of living far out of the city centre is being able to visit and enjoy the different entertainment around the outskirts area (which the majority of tourists staying in the centre won’t even know about). That’s how we ended up, one evening, in the Old Train Station Night Market. If the second half wasn’t that crazy and the same stuff aisle after aisle, the first half was just amazing! It was a kind of vintage market, with antiques, old cars, old school bars and live music everywhere. Very cool. Elodie even took a leap of faith and (following my advice) went to the hairdresser, at 11pm, and cut short her hair. I think she should have drunk a bit more before going, it would have avoided her the cold moment of panic: “Oh my god, what have I done?!”. But it really suited her.

The Old Train station market  (photo credit: Nicolas Planke)

If you remember your story about our train journey form Malaysia to Bangkok, I was telling you that we met a French couple and that the guy was travelling with his guitar. Sure enough, when Richard saw how many malls Bangkok hosted, he started looking at me like a desperate child before Xmas, begging for THE best toy ever, which would make his whole life different and worth it, and you understand it’s only £150. Please, please, pleaaaaaaaaase!

So off we went, hunting for a good (and affordable) travel guitar. After few shops, the 4th was the good one, and Richard left the room, happy owner of a small but powerful, Veelah 3/4 electro-acoustic guitar.

A musician in the making.... 

During our stay in Bangkok we realised that we would be there for Loi Khratong, the Thai Buddhist celebration of light (largly inspired by the hinddu Depavali celebration). Elodie started being very exited and telling us it would be amazing with all the little flower boats released on the river and the floating lanterns slowly rising in the dark sky. Wait a minute, you mean like in the Disney Rapunzel (Raiponce in French) when she is on a boat on the river and it’s like the river is on fire with all the candles floating in the sky????! OH MY GOD IT’S GONNA BE AMAZING!!!!!!!!!!!!!!!

In reality though, we saw nothing of the sort... because the lanterns do exist and they do give an incredible show for a whole week, but not in Bangkok... Damn Rapunzel, without her I wouldn’t have been so disappointed!

Loi Khratong festival on the river Chao Phraya

Instead we did see the little boats, which were made of a section of banana tree, cleverly decorated with banana leaves, flowers, candles and joss stick. Thai people cut their nails and hair and put them on the boats, symbolising their anger, bad thoughts and sins they wanted to get rid off, to then enjoy a fresh new start.

Loi Khratong in Chiang Mai - crowded but enchanting (photo credit: internet)

So to conclude about these 5 days in Bangkok:

  • we did have a good time thanks to our friends
  • It’s too busy and polluted, and the city doesn’t have a vast cultural offer, so if you are not there to have sex and drink alcohol, it quickly gets boring
  • We are impatient to leave and get a proper look at some old historical place. New destination: Ayutthaya!
7
nov

Après un petit passage éclair à Pattaya, à 2h au Sud-Est de Bangkok, pour rendre visite à une connaissance de Richard qui a pris sa retraite là-bas, nous voici de nouveau sur les routes et on pourrait dire que notre voyage en Thaïlande commence réellement. Jusqu’à présent rien ne nous emballait vraiment et on commençait presque à se dire qu’on allait filer très vite vers un pays voisin, Cambodge ou Laos, peu importait. Je pense qu’une des raisons (parmi la dizaine...) de mon manque d’emballement pour le pays venait du fait que je n’arrivais pas à rentrer dans son histoire, dans sa culture. C’est en partie ma faute puisque je me suis moins renseignée sur le pays avant d’y arriver que pour les autres; mais c’est aussi dû au fait que les Thaïs ne sont pas des grands fanas de musées, Histoire et de patrimoine, ce n’est donc pas évident de s’y intéressé et d’approfondir le sujet.

Ayuthaya allait enfin combler un peu ce manque puisqu’on arrive là dans une ancienne capitale du royaume (du XIV au XVIIIe) et qu’en termes de ruines on est servi! La vieille ville se présente un peu comme une île, entourée des quatre côtés par un bras de rivière. C’est d’ailleurs cette caractéristique qui en a fait un lieu facile à protéger des invasions (venant de Birmanie) et donc place stratégique pour établir une capitale. Autant le dire tout de suite, après ces débuts moroses en Thaïlande, notre visite d’ayuthaya nous en a mis plein les yeux et donner envie de savoir un peu plus sur ce royaume disparu.

La très célèbre tête de Bouddha prise dans les racines d’un arbre 

Une des meilleures façon d’explorer la vieille ville est de louer des vélos. Tout est plat et on ne met jamais plus de 5min pour atteindre le prochain temple. Et comme la municipalité a bien compris l’engouement des touristes pour ce mode de transport, elle a mis en place des pistes cyclables sur de nombreux axes et des parkings vélos à chaque entrée de monuments; pratique.

Wat Maha That - c’est ici qu’on trouve la tête de Bouddha 

En une demi-journée on a eu le temps de visiter 4 ruines/temples et ça donne un bon aperçu de la grandeur de la capitale. Chaque nouveau roi construisait un nouveau temple ce qui fait que la vieille ville en est littéralement recouverte. Certains sont en plus ou moins bon état mais dans l’ensemble on arrive à se rendre compte des proportions. Il faut imaginer que toutes les briques étaient recouvertes d’une sorte d’enduit et ensuite peintes, donc ce beau rouge très photogénique qu’on observe n’était pas visible à l’époque.

Wat Ratchaburana 

Deux choses nous on beaucoup surprises en visitant:

  • des ouvriers étaient en train de reconstruire des murs et allées pavées au sein des ruines! Je pense que c’est toute la différence entre restauration et conservation et ça me faisait drôle d’imaginer des ouvriers Romains en train de repaver le Colisée.
  • On a vu de très nombreux symboles de la culture chinoise notamment des coqs par centaine (comme vous le voyez sur la photo ci-dessous) ainsi que les autres signes astrologiques: rat, cochon, cheval, serpent, .... Si quelqu’un à l’explication, je suis preneuse parce que jusqu’à présent nous n’avons rien trouvé à ce sujet.
Wat Si Sanphet 

Pour compléter notre visite, nous avons fait une sortie en bateau en fin d’après-midi pour aller explorer 3 temples de l’autre côté de la rivière. On aurait pu les atteindre en vélo mais ça nous aurait pris pas mal de temps et notre logeur nous avait assurer que la vue depuis la rivière sur le dernier temple avec le soleil couchant en arrière plan valait vraiment la peine. Sur ce dernier point il n’avait pas tord même si je ne suis pas sure que ça vaille les £10 déboursés. Sur le bateau, un chien à lunette et une femme nous attendent, prêts à prendre le large. Ce n’est pas la première fois qu’on remarque que les femmes en Asie abattent des tâches qu’on aurait pensé réservées aux hommes, et elles les font parfaitement bien, comme notre batelière qui s’est révélée excellente avec son gouvernail et moteur manuel.

Pas besoin d’en dire beaucoup plus, on vous laisse regarder les photos de l’énorme Bouddha assis et du temple avec le soleil couchant. Le seul regret de cette ville, c’est le manque d’informations. On se trouvait face à de magnifiques ruines vieilles de plus de 400 à 700 ans et rien n’était vraiment mis en valeur, à part de temps en temps une explication sur la fonction des différentes pièces. J’ai cherché sur Youtube des documentaires sur le royaume d’Ayutthaya, mais j’ai fait choux blanc. Donc de nouveau si quelqu’un à quelque chose à me conseiller à ce sujet je suis preneuse.

Balade en bateau pour voir 3 temples de l’autre côté de la rivière 

Infos Utiles:

  • Hotel dans Ayutthaya: Baan Bussara, 600Bath/nuit (£14) pour une graaaande chambre double avec clim, balcon, frigo, télé et pleins de prises électriques.
  • Location vélo: 50B/journée (£1,2)
  • Le pass 6 temples à 220B (£5) ne vaut pas vraiment le coup, mieux vaut payer chaque entrée individuellement
9
nov

After having rented our scooter, the night before leaving, we took again to the open road!

Our Chariot of Fire!

With the journey that we were about to embark on, we knew that an ordinary scooter wouldn't have been the most comfortable or perhaps the safest idea. We were under strict instructions from the lady renting us the scooter that we must look after it and lock both wheels whenever we leave it, as it was an expensive bike. We could see that! We even had our own daylight running 'disco' lights, complete with a remote control which allowed us to change the colour! There truly is something about the culture in Thailand which makes people enhance (or 'bling') and modify their rides as much as possible. We have seen expensive cars (that normally in Europe you'd be quite happy as standard) with aftermarket alloys, LED grills, completely blacked out windows (seems to be every car in Thailand with this feature), huge sound systems.... You get my drift? Oh, and the lorries are equal to the cars in how much 'bling' they wear!

Anyway we set out and of course Thailand is a country where everyone drives on the left, which was nice and it felt like being back in the UK. Our trusty GPS Maps.Me took us through some small roads to begin with, and we initially started doubting ourselves, thinking that we had put the wrong address in. However, we were on the right path.

Before too long we we faced our first BIG highway. FIVE lanes of pure chaos, people undertaking, overtaking and lorries and coaches making their presence felt. It was here that I learned I had to drive just like them. I opened up the throttle of the bike, and we were then quite comfortably cruising along at 90kph. We stopped only once for fuel and food before arriving at our guesthouse. We managed the 150km journey in just under 3 hours, which included our stop. On the road to our guesthouse we saw the signs (below) warning us of elephants. We knew we were in the right place!

Elephants! 

Our evening concluded with a 30km ride to find a bat cave, where at dusk over a million bats left to start their nightly feed. You could do this with tours, but the manager at our guesthouse told us that with a scooter we would really be wasting our money if we were to go with a tour. We had a rough idea of the best location to witness this incredible sight would be, but we weren't certain. Maps.Me took us, again, down some small roads most of which had potholes of such significant size it looked as though the road had been bombed. Perhaps a dirt bike would have been a better choice!

At about 2km from the point we were heading towards we came across a minivan, and then another one. We both agreed that we were on the right road to see what we wanted.

It was dead on 6pm when we saw the first flurry of bats heading out of the cave, and a few minutes later there was a steady thick stream of the flying mammals overhead. Their sheer number and flowing movement resembled a snake, just in the air instead of on the ground. As the light was very minimal, and fading fast, it was really hard to catch a decent picture.

Fortunately, on our way back we managed to avoid the pothole bombed road and we found a typical tarmac one instead, which was much better.

Cats, Deer, Insects and Poo (Elephant Poo) 

The following day we took the main road for the short 10km into Khao Yai National Park, where we paid the (quite expensive) entrance fee, as it's a protected area. Again we passed signs warning us of elephants, but also others that warned of 'King Cobras'. Thankfully we didn't see any of those, although it did stick in my mind as we took a stroll into the savannah. We walked to find the viewpoint, which was set in an area renowned for elephant sightings. We waited, but it wasn't meant to be. They were obviously busy eating somewhere else...

Pictures on display in the main tourist information centre within the park 

Within the central tourist centre stood a display of photos, some of which where your typical animal photo shoot, but the two pictures above really grabbed our attention. Both of the pictures above were taken from within the park, but they show two very different stories. The second picture was the direct result of human carelessness towards nature. Within the park there are clear signs signalling the speed limit, however some people still use excessive speed, endangering any animals that stand in the path of them and the next viewpoint. It was hard hitting picture, but nonetheless an important one to have on display, reiterating why we shouldn't speed, especially through somewhere as beautiful as Khao Yai.

After lunch we ventured even further into the park where we knew we could find the Haew Suwat Waterfall, made famous through the film 'The Beach'.

No Fun... It was forbidden to swim 

With the waterfall ticked off the list of things to do within the park, we went for coffee and took the decision that we should return back to the viewpoint before dusk, as surely there would be at least one elephant at the watering hole. Maybe two if we are lucky.

Sunset Spectaculaire  

Dusk is also a very promising time for bird watchers, and whilst walking back to the viewpoint we walked past a good number of them, out to catch a glimpse of their flying friends. Sadly for us, they had more luck than we did. We didn't see any of the four legged trunk bearing animals around, at all. But we did enjoy a sunset that surpassed our feelings of disappointment. (And we saw some fresh elephant pad, better than nothing). It wasn't all doom and gloom after all!

Who said pizza? 

To lift our spirits, we decided to indulge in a little bit of therapy made famous by the Italians in the form of a pizza. They were made in front of us, and cooked in an authentic wood oven. They were just what we needed!


Useful Infos:

  • Entrance fee for the National Park: 400Baht/per (£9,3) + 30Baht (£0,70) for the scooter
  • Hotel: Khao Yai garden Lodge, 500B/night, double room shared bathroom. The whole place must date back to the 70' and could do with a face lift, but it was OK
  • A pizza in Thailand is really a luxury (for us backpackers). It costs around 250-350B for one medium size pizza, when a normal rice/noodle base meal would costs 80B...
11
nov

Après notre excursion sauvage dans le parc national de Khao Yai, nous voici de nouveau sur la route, plein Est, pour nous arrêter proche de la frontière Cambodgienne, dans la petite ville tranquille de Nang Rong.

On nous avait prévenu qu’ici les gens parlaient très peu voire pas du tout anglais et nous avons donc pour la première fois pu expérimenter notre petit guide de survie: “Gpalémo” (I don’t have the words”), édité par le Routard. Et bien figurez-vous qu’avec un peu de patience et une fois que la personne en face a compris qu’on était en train de commander à manger et non de lui vendre quelque chose, on a toujours obtenu ce qu’on voulait. Petit example: pointez le bol de riz et faites de grands hochement de tête + pouce levé / pointez la page de viandes et poissons et faites une moue pas possible et secouant bien la tête et en barrant avec vos doigts/ montrez la page des légumes et rebelotte avec le grand sourire et le pouce levé. Normalement vous obtiendrez un plat de riz sauté au wok avec des légumes. Normalement...

Si nous allons aussi à l’Est de la Thailande, c’est parce qu’on y trouve deux ruines magnifiques datant de la même période, XIè, (et du même royaume) que ceux d’Angkor Wat au Cambodge.

Prasat Phnom Rung 

Les lieux ne sont pas du tout fréquentés par les touristes européens, par contre des écoliers en sortie, des groupes de moines et des Thailandais en week-end. C’est toujours aussi bruyant et ça prend toujours autant de selfies (nous sommes en court de création d’une magnifique parodie à ce sujet sur l’air “Do you want to build a snowman” de la Reine des neiges), mais au moins on se sent enfin perdus en Thailande. Comme d’habitude dans ce pays, ça manque sacrément d’informations quant à l’histoire des lieux qu’on est en train d’admirer, mais c’est vraiment beau. La grande allée menant de l’arche au temple principal est immense et met en perspective la pyramide du temple à l’horizon.

Le serpent à plusieurs têtes que vous pouvez voir en gros plan sur une photo s’appelle le Naga et est un animal mythique du Bouddhisme et Hindouisme. Ah oui j’ai oublié de dire que les temples s’appellent “Prasat” et non “Wat” parce qu’ils sont tous les dieux dédiés à Shiva (et autres divinités majeures) et non à Bouddha.

Prasat Phnom Rung 

Phnom Rung nous a beaucoup plus et c’est vrai que de par sa taille il est le plus grand, mais sa petite soeur n’a pas à rougir de la comparaison! Mueang Tam, avec ses 4 bassins en forme de L remplis d’eau, encadrant les 4 coins du temple, est d’une beauté et d’une tranquilité hors du temps. Comme nous avons visité ce deuxième temple plus tard dans la journée, la lumière était beaucoup plus douce et donnait de magnifiques reflets dans l’eau. Tout ça nous a bien donné d’aller au Cambodge et de voir Angkor, puisqu’il semblerait que l’architecture y soit très similaire.

Prasat Mueang Tam  

English class

Alors que nous étions en “chasse” pour un petit déjeuner acceptable (comme la plupart des asiatiques, les Thailandais mangent du riz le matin... On n’a toujours pas réussi à s’y faire), nous sommes tombés sur un café aux allures très occidentales et exhalant de délicieux arômes de café et de brioche.

Le canapé aux airs bien trop moelleux a fini de nous persuader. C’est comme ça que nous avons fait la connaissance de Kandy, une jeune femme Thailandaise rentrée depuis quelques années de ses études aux Etats-Unis et qui a ouvert son café (“Bake&Brew”) et son école d’anglais dans le bâtiment attenant. Alors que nous étions en train de boire nos boissons, nous nous sommes soudain retrouvés entourés d’une dizaine d’enfants, tous brandissant un test d’anglais. Intrigués, nous avons cherché l’origine de cette incongruité et c’est ainsi que nous sommes tombés sur Kandy, plus qu’heureuse de nous avoir sous la main pour mettre l’anglais de ses élèves en pratique. Ca n’a pas été un franc succès puisque tous étaient comme tétanisés. Ils comprennaient bien nos questions mais se tournaient sans cesse vers leur enseignante pour trouver son approbation ou simplement un peu de courage pour s’adresser à nous.

On convient donc de revenir le lendemain, un peu mieux préparés et avec des activités ludiques à leur faire faire. Richard peut enfin me dire “Tu vois que j’avais bien fait de prendre la guitare!!!!”. Oui parce que ça fait 400km que je me tappe Nana sur le dos dans un confort tout relatif et que ça commençait à me gonfler. Mais là, je dois bien avouer que ça valait la peine. On est donc revenu le dimanche matin pour la classe de 11h avec les mêmes élèves que la veille avec en tête de leur apprendre “Lazy song” de Bruno Mars (puisque la veille ils nous avaient dit adorer ce chanteur). Succès intégral: les enfants ont adoré, ils se sont vraiment ouverts et ont chanté avec et SANS nous et on a eu la chanson dans la tête pour les 4 jours suivants. Pour nous remercier Kandy nous a invité au restaurant et on en a profité pour en apprendre un peu plus sur elle et sur ses beaux projets. Et comme c’est une personne vraiment très généreuse, elle nous a offert un café et un thé glacé pour la route, Ah et 2 brownies, on ne sait jamais, en cas de petit creux.

Les élèves de la classe d’Anglais de Kandy (et Richard dans son top orange qu’il ADORE)

On doit en effet se remettre en selle si on veut avoir le temps de rentrer sur Ayuthayya avant la tombée de la nuit. On a en gros 300km à faire et on se dit qu’en 4h30 on devrait être bons. Sauf que comme des bleus, on n’a pas fait attention à quel jour on avait décidé de partir. Quand on est en vacances ou en voyage, on perd complètement la notion de temps, de semaine/week-end, vacances scolaires, ... Bref, on s’est retouvé dans des bouchons horribles de fin de dimanche, et même avec un scooter on n’arrivait plus à se faufiler entre les voitures (dont on s’est bien mangé les gaz d’échappements, miam miam). Heureusement qu’un beau coucher de soleil nous a remonté un peu le moral, parce qu’autant vous dire qu’au bout des 6 heures ce sont deux zombies à qui la réceptionniste de l’hotel a ouvert sa porte.

Magnifique coucher de soleil, alors qu’on s’enfonce dans un trafic de plus en plus dense 

Mais nous n’étions pas tout à fait au bout de nos peines puisqu’un problème de taille nous attendait: Richard était en rade de caleçons propres !

Hop hop hop, on descend à la réception, on demande une bassine et on frotte. On se rend vraiment compte de la magie d’une machine à laver quand on n’en a pas... Et on devient infaillible à la méthode “je renifle pour savoir si ce vêtement est vraiment sale et pue ou si je peux le remettre une autre journée”.



Infos Utiles:

  • Ticket groupé pour les deux temples: 150Bath (£3,5)
  • Il est possible de se rendre aux temples par taxi ou tuktuk mais celà vous reviendra très cher. Le scooter est vraiment la solution si on veut être libre de ses mouvements
  • Hotel dans Nang Rong: Nang rong Hotel (certains ne se cassent pas la tête pour trouver un nom...), 500B/nuit (£12) pour une chambre double avec clim et salle de bain
  • Allez faire un tour au “Bake&Brew” pour un bon thé ou café et un délicieux brownie!
  • Si vous avez une demi-journée à donner, passer faire un tour dans une classe d’Anglais de Kandy, elle sera ravie (à droite du “Bake&Brew”)
  • Ne tentez pas de faire un long trajet sur la route un dimanche soir, vous allez vous retrouver coincé avec tous les gens qui rentrent de week-end
  • Nang Rong-Ayutthaya en scooter = 5h (6h avec bouchons)
  • Plein moyen pour notre scooter (5L) = 130Baths (£3)
14
nov

Just before leaving the UK, Gaelle and I sat and watched the film, The Railway Man. For those that haven’t seen it, it has produced as a film, after having been originally released as a book. It is true story, set during the Japanese occupation of countries throughout South East Asia. The film was very moving and, at times, very hard to watch.

The Bridge over the River Kwai 

When Gaelle and I decided to take the time to head to the East of Thailand, we also agreed that some time in the West would also be needed. Our base camp for our trip West was Kanchanaburi, only 150km away from Ayuthaya. We were grateful for the shorter distance, as the day before we had travelled back from Nang Rong; totalling a distance of over 300km.

We thought that Kanchanaburi would be a fairly quiet and peaceful place, with stunning views of the River Kwai. On our first evening there, we quickly realised that actually it was a central hub for Australian tourists who wanted to get very drunk, but on the plus side we did enjoy the fantastic sunsets on the river.

The town is though, of course, home to the famous bridge thats runs over the river, rebuilt by the Japanese after they pillaged it from somewhere in Java (also under their occupation). This bridge, which was built in less than a year, was soon to be a target for the allied forces, being bombed numerous times and being repaired more than once, before the Japanese surrendered in 1945.

Today it stands proudly as a serving reminder of the days gone past.

The Japanese, after having made an agreement with Thailand, took control of the current railway network knowing that this would enable them to transfer food, munition, and men, more easily from place to place. However, they needed to construct a part of the track that would connect with the already existing line in Burma, giving them their much needed supply route.

In June of 1942, the Japanese decided to proceed with the railway project. Work started at both ends. 60,000 POW’s captured by the Japanese were put to work after being made to march from Kanchanaburi to their work camps, after they had already endured 5 days in steel rice trucks, crammed in like sardines. Other men who were taken to Burma, were sent by boat, with again poor conditions and no sanitary disposal. Some ships were hit by ally air raids (because Japan refused to give the name and location of its boats carrying POWs - against the international laws), and so some men died even before arriving.

With little medicine provided and minimal food rations, conditions for the POW's in the camps were inhumane, this ultimately lead to the high number of deaths.

The Death Railway 

The work was scheduled to take just under 18 months, however the completion date was moved twice. The new completion date was brought forward to August 1943. From May 1943 (speedo period) the conditions for the POW’s worsened. Sleep was rationed, with many men working 18 hour days. This was a period of time whereby the death toll amongst the men was at it's highest. An inspection of conditions on the railway was carried out by Japanese staff officers in June 1943, after which the target date for completion was put back until October 1943.

At this time, with the men working throughout the night due to the new deadline, the area named the Konya Cutting, was lit by flame torches, thus giving it an incredibly plausible description from a scene in hell. And it is known today, as the Hellfire Pass.

The walk along the line was incredible. For us, two young backpackers, we were astonished about how much work happened to make the railway possible. Massive sections, of the walk, were areas where once upon a time stood a bridge, or a huge section of rock. All of which were transformed so that a train could pass. All building works were carried out by hand, and with poor tools and under strict Japanese supervision, with punishment being given where “needed”.

The POW's were aware that they were assisting their enemies, by building the railway. Carrying out any sort of sabotage was highly risky as punishment would ultimately result in death. The prisoners needed to be subtle in any attempt to sabotage the project. As so much wood was used in the construction, white ant or termite nests were placed next to highly dense wooden areas, in hope that nature would run its course.

Lest We Forget 

Over 12,000 prisoners of war died during the construction of the railway, 6982 graves can be found in Kanchanaburi War Cemetery. Having arrived just after the weekend of Remembrance Day, the poppy wreaths were present at the cenotaph. Whilst walking up and down the lines of placards displaying names of the men who lost their lives on the railway, I was able to think of someone I knew with that particular surname, even ‘Martin’ and ‘Jolly’ being present amongst the names.

To finish; along with those men captured by the Japanese, 180,000 SE Asian civilians, known as Romusha were also recruited to assist in building the railway. Many of these men and women were coerced, by the promise of good wages and a clean and safe working environment - sometime simply kidnapped. However, this wasn't the case and they had been lied to by the Japanese. Over half of the total civilian population working on the railway died due to the poor conditions and insufficient medical support, as well as malnutrition. Sadly, the majority of these men and women who died, never had formal burials, nor the names and deaths recorded. Too many have been forgotten.

A Train Twice a Day 

To finish on a lighter note, when we walked on the bridge, we saw two couples taking their wedding pictures. We found it a bit disconcerting and disrespectful at the beginning, knowing the human toll the construction of this bridge asked. But then, we are in Asia, and everybody takes their wedding pictures in fancy places. So after paying our respects, we too decided to take a few pictures. We can’t cry all the time right?

15
nov

Après notre visite très sérieuse et émouvante du Hell Fire pass (pour ceux qui ont eu la flemme de lire en anglais, le dernier article parlait de la période historique très sombre de la Seconde Guerre Mondiale en Asie et du train de la mort construit par les Japonais entre la Thaïlande et la Birmanie), nous avons décidé de nous détendre un peu et d’aller visiter les chutes d’Erawan.

Et Oh mon dieu! Si vous pensez avoir vu des miliers de cascades et que une de plus ou de moins ne va pas changer grand chose, qu’elles se ressemblent toutes soyons honnête, et qu’on ne va quand même pas payer pour aller voir un truc naturel ?! Et bien vous avez tout faux!

Quand on parle des Cascades d’Erawan, on parle en fait d’une succession de 7 sublimes chutes d’eau, aucune ne dépassant 4-5m donc pas de danger, et toutes créant des piscines naturelles où on peut se baigner. Les 2 premières chutes sont envahies par les touristes chinois qui arrivent avec bouées gonflables et bikini déjà sur eux (alors que c’est très impudique dans la culture asiatique, on le rappelle...), mais si vous faites un petit effort et marchez pendant une heure, vous verrez toutes les cascades et surtout vous vous trouverez un petit spot personnel où personne ne viendra vous déranger. Ah si, les poissons!

Alors je sais bien que certains payent cher pour pouvoir se faire manger les peaux mortes par des petits poissons dans un bassin, mais moi, ça me stresse! J’ai bien essayé de regarder dans chaque piscine pour voir si une était épargnée par ce fléau, mais rien à faire, les petits cons ont envahis la place... Vous pouvez donc voir ma tête pas contente du tout sur la première photo. Je vous jure que j’ai tenté de me contrôler et de les laisser venir autour de mes orteils mais je finissais invariablement par hurler au bout de quelques secondes et de leur ordonner de ma voix la plus douce de dégager. Y’a encore du travail à faire...

Pendant ce temps, Richard n’avait pas les mêmes appréhensions et (après le passage délicat du “ha hou, ça caille!”) a même réussi à nager jusque sous la mini chute. On était tranquillement assis à contempler cette merveille de la nature quand on a entendu un bruit suspect dans les branchages au dessus de nous. Un singeé était à 2m de nos affaires, dont mon appeil photo se balançant gentiment au bout d’une branche. Connaissant la réputation voleuse des singes, j’ai commencé à m’inquiéter et j’ai voulu regrouper nos sacs. Sauf que se retrouver à 2m d’un singe qui: d’une montre les dents, de deux a une grosse blessure dégueu au bras, et bien ça fait flipper! Heureusement il a trouvé que le sac plastique de notre voisine était bien plus intéressant et il m’a laissé tranquille.

Pour continuer dans la catégorie “documentaire animalier”, dans la descente nous avons vu un énorme truc nager dans une des piscines/rivière. On s’est un peu approché et s’était un varan, long de bien 2,5m! Il passait tranquillement d’une rive à l’autre en se mouvant comme un serpent, tout en ondulation, et une fois sur la terre ferme il ressemblait bien plus à un crocodile. Voilà, ça rattrapera les dragons de Komodo que nous n’avons pas eu le temps d’aller voir en Indonésie 😀

Retour à l’hôtel juste à temps pour admirer le coucher de soleil depuis le balcon, la rivière Kwai prenant de superbes teintes roses/jaunes. C’était bien le seul bon point de cette guest house, le matelas y étant tellement inconfortable à cause de tous les ressors qu’on devait caler nos omoplates entre deux et ne plus bouger. Se furent deux nuits douloureuses (“Roo ça va on est jeune! Si on ne peut pas s’adapter maintenant, quand est-ce qu’on en sera capable?!” —> c’était moi avant la 1ère nuit...).

Infos Utiles:

  • Tarif d’entrée pour le parc naturel d’Erawan: 300B/personne + 20B pour le scooter
  • Temps de route depuis Kanchanaburi: 1h20
  • Vous n’êtes pas obligés d’avoir un scooter pour vous y rendre, un bus public fait le trajet pour pas très cher (mais il ne faut pas louper le dernier rentrant sur Kanchanaburi)
  • Hotel: n’allez pas au Tamarind Guest House
16
nov

We knew that we needed to book our night train ticket for Chiang Mai in advance if we wanted bunk beds and not seats. Whilst enjoying the pools of Erawan waterfalls, we - very casually and confidently - took our cellphone to book the tickets. Well... it seemed we were facing an issue. No bed whatsoever for the next 4 days and no seats for the day train... As we didn’t want to spend more time in central Thailand, we finally agreed to take 2 seats in 3rd class for the night train. For sure it was going to be an experience!

After a last visit in a museum in Kanchanaburi we set off on the scooter for our last long bit of road (150km), going back to Ayutthaya before catching the train. Everything was fine until we saw dark threatening clouds gathering in the distance, promising a violent storm. Crossing our fingers wasn’t enough and we got caught in a massive thunder storm, drenching us and making the last 60km quite hazardous. Richard was really worried about aquaplanning, the lorries passing us were always too close and we could barely see through the sheets of rain... Happy days! If it wasn’t for our train we would have stopped somewhere and taken a room, but we were on a schedule. So it’s completely wet (“Honey, my shoes are making some weird “splich-sploch” noise...”) that we arrived at the hotel in Ayutthaya were we had left our big bags 8 days before. The face of the lady when she opened the gate for us was a sight!

A quick change of clothes and a tuktuk later, we were at the train station, trying to mentaly prepare ourselves for the journey ahead, which, for sure, would be long (13h at least) and uncomfortable.

Choo Choo 

It turned out to be less horrible than expected. If we could get an hour sleep in a row it was the maximum, but still, we managed to sleep, due to the fact that our carriage wasn’t full and we could semi lay down on 2 seats. The good thing about travelling in 3rd classe, is that you are the only tourists and you get to see a bit of real local life. For example we had in our carriage a small section separated by a rope which was dedicated to the monks (they really have a special status in Buddhist countries and they can’t touch or be touch by a woman, so better being sat apart); and this really funny cat, held by a lead and having 2 seats for himself when the owner was lying down on the floor...

The real reward of being in a train for so long, is to get to see the beautiful landscapes of Thailand. The night is progressively giving way, you push up the metallic blind and a soft light is upon the greenery all around - superb. You can also enjoy the lack of “health and safety” rules and stand on the steps between two carriages, pocking your head outside (watch out for the tunnels!) and feeling the tickle of the long blades of grass under your palm.

Ayutthaya- Chiang Mai trip train and our tired faces 

A little miracle needing to be underlined: our train was on time! It’s uncommon enough to not be mentionned. So we arrived around midday in Chiang Mai train station, ordered a Uber and 15min later we were in our guest house. As would say Richard: “smooth!”. (And the guest house was great, with a very friendly atmosphere and a nice lobby where everybody would sit at the same table and start chatting).

We spent 4 days in this very relaxing city and apart from our visit to an elephant sanctuary (cf next article, in french), we didn’t do an awful lot - and it felt good!

Mango sticky rice and fish cooking at the night market 

We finally tried the famous desert “mango sticky rice” which consist of white rice cooked in coconut milk and topped with fresh slices of mango. Very sweet and a bit weird for us.

We didn’t visit any of the paying temples but still went for a stroll in the street and found some nice ones. I’m still very confused about the mix between buddhism and chinese astrological beliefs (as you can see on the middle picture below with banners being hung by monks and showing the astrological animals: rats, snake, rabbit, dog etc...).

A few temples in Chiang Mai 

Whilst reading about Chiang Mai and what was of interest, we discovered a massage place run by ex women prisoners - intriguing! After a late morning, a late breakfast, a nap and some more food we agreed that some exercice was needed. We then decided to go and check for ourselves, and find out more about this unusual place. An hour of traditional thai massage for £5, you would refuse? I've never had something like that! Our last massage dated back from Bali and it was all oily and soft (apart on my aching legs from climbing a volcano the day before). Here nothing of the kind! First, you are fully dressed, second, they don’t use oil, third, they use their whole body to press, stretch, kneed your poor limbs. You can see Richard being mistreated by his adorable masseur 😉

More seriously, the whole concept started with a training correctional centre for actual women prisoners (we visited it) where they try to teach the girls new skills (cooking, sewing, massaging) for them to have something to offer to an employer once they will be released. In 2014 the first “Women massage centre” opened thanks to Dignity Network, employing these newly graduated ex inmates. If you want to read and learn a bit more about this organisation, follow the link:

http://dignitynetwork.org/womens-massage-center/

Richard enjoying (?) his traditional thai massage 

To finish our stay before leaving for Chiang Rai further East, we rented a scooter for a day and did a tiny section of a famous loop. The trip didn’t started well as we were pulled over by a police officer asking for our international driving licence and we realised we had forgotten to pick it up and it was at the hostel... Extract of our fantastic haggling technique (because yes, in Asia you haggle the price of your fine too...):

  • Officer: “Show me your licence please”
  • Richard : “Oh f***...”(whispering to Gaelle) ”I’m sorry officer I don’t have it on me. But my girlfriend can stay here with you and I can go and get it from the hotel”
  • Officer: “No you stay right here and you pay! (Showing a paper written in Thai) See for driving licence it’s 1000 baht (£23)”
  • Richard : “We don’t have any money on us officer”
  • Officer: “Ok 500, but you pay now”
  • Richard: “But we don’t have any money with us”
  • Officer: “OK, you go to police station and pay 1000 or pay me 500 now”
  • Richard: “WE HAVE NO MONEY....!”

The officer then walks off, annoyed that we haven’t paid him and sends his colleague over to speak with us:

  • Officer No 2: “You need to show me your driving licence or pay me 500 baht”
  • Richard: “As I’ve told your colleague, we have no money. And I can show you my licence if you let me collect it from the hotel, as it’s in my other bag....”
  • Officer No 2: “You must show me your licence now, or pay 500”
  • Richard: “We have no money”
  • Officer No 2: “OK, pay me 300 baht and you can go”
  • (At this stage we realised that we had saved 700 baht and we decided we should probably bite the bullet and pay. The only problem was, we only had a 500 baht note on us and we had just told the police officers we had nothing... they’re going to be upset, no?)
  • Richard : “Sorry officer, we have only that” (handing the bank note)
  • Officer No 2 : “No problem” (and he came straight back with 200 change... the world is crazy!)

After this delightful entertainment we went back to the hotel, grabbed the famous licence, drove back past the cops (waving our card in front of their nose) and we were finally on the road! On the good side, the road is beautiful (although a bit dangerous with lorries overtaking in corners) and the views are nice. It’s not the best scooter ride we have done but it’s a nice day out.

100km of the Maa Hong Son loop 

Useful Infos:

  • Always book in advance your train tickets!
  • Ayyuthaya-Chiang Mai in 3rd class = 280 Baht/per (£6,5), 13 hours trip
  • Don’t drive without your international driving licence, but if you do, always haggle with the policemen (staying polite! Being annoyed or rude won't lead you anywhere)
  • Scooter 125cc: 250 Bahts (£6). Don’t bother taking the “insurance”, in Asia if you are involved in an accident - even if you are the victim - it will be your fault
  • Hostel in Chiang Mai: Bann Elephant Home, 500 Baht/night (£12), private bathroom
  • 1h massage at the women centre by ex prisonners: 200 bahts (£4,6)
18
nov

Si vous vous êtes déjà promenés dans un marché nocture asiatique (pas le marché traditionnel hein, celui entièrement dédié aux touristes) un élément récurrent vous sautera aux yeux: les pantalons éléphants. Non pas les pantalons pattes d’éléphants, mais les pantalons en tissu léger et à la coupe approximative, avec un imprimé éléphants. Bali, Lombok, Malaisie, Thailande, tous, tous, TOUS proposent ce vêtement (et on l’avoue, on se moque par derrière des touristes qui passent 20 minutes à se demander si le bordeau ou le vert pomme leur ira mieux).

On a donc fait un truc bien plus cool qu’acheter le même pantalon que tout le monde : on est allé caresser de vrais éléphants !!!!! Mais attention, dans un endroit éthique et respectueux. En Thaïlande (mais pas seulement), les éléphants ont toujours été utilisés comme force brute pour déplacer des troncs d’arbres, construire une nouvelle route, faire la guerre, ... et quand tout ça est devenu obsolète, les cirques et balade à dos d’éléphants ont pris le relais. Sauf que derrière le dressage d’éléphants se cache une méthode cruelle, infligée dès le plus jeune âge pour s’assurer de leur peur des hommes et de leur docilité. Si ça vous interesse, regardez ce court reportage:

https://www.francetvinfo.fr/animaux/la-face-sombre-du-trekking-a-dos-delephant_2290917.html#xtor=CS1-746

Donc s’il y a une chose à retenir, c’est qu’il ne faut JAMAIS monter sur le dos d’un éléphant avec une nacelle. Je ne suis pas fan de l’idée de les monter tout court, mais au moins sans la nacelle on ne les blesse pas. De plus en plus de touristes ont pris conscience de ça et on voulu trouver des solutions plus respectueuses tout en gardant le plaisir de se trouver à proximité du plus grand mammifère terrestre. C’est ainsi que protection animale et business ont trouvé un terrain d’entente et que des camps pour venir au secour des éléphants exploités ont ouverts leurs portes. Rien qu’autour de Chiang Mai, il doit en exister une dizaine et il n’est pas facile de démêler le bon du mauvais, le vrai protecteur du businesman caché. Nous nous sommes laissés guider par la propriétaire de notre guest House qui nous a vivement recommandé “Johnny Boy” et nous avons bien fait!

La journée commence par un long (et vomitif) trajet en mini bus pour atteindre le campement. Nous sommes accueillis par Sighto (ce qui signifie “Lion”) qui nous installe sous la véranda et se met à nous parler de ses éléphants. Sighto vient d’une tribu des montagnes et pour soulager sa famille a décidé de prendre la moitié du troupeau, de voyager pendant 4 jours à travers la jungle pour venir installer un camp aux alentours de Chiang Mai. Un éléphant peut vivre facilement jusqu’à 100 ans, ce qui explique la place très particulière qu’ils prennent dans la vie d’une famille humaine. L’espérance d’un chat ou d’un chien est d’une dizaine d’années et c’est plus qu’assez pour se sentir terriblement attaché et de vivre leur mort comme un deuil - alors imaginez pour un animal qui est né avec votre grand-père, est passé aux soins de votre père puis aux votres. Ces éléphants font partis de la famille au même titre d’un enfant.

Il y a quelques dizaines d’année, le gouvernement Thaïlandais a voulu reprendre la main sur ces tribus des montagnes et les amener à vivre une vie sédentarisée et “civilisée”. Le gouvernement a notamment interdit l’utilisation d’éléphants pour des travaux physiques, mettant fin à une utilisation abusive, mais mettant également les propriétaires dans une situation impossible. Si les éléphants ne pouvaient plus être utilisés, ils ne rapportaient plus d’argent et sans argent comment les nourrir? Il y aurait bien eu la solution de les remettre en liberté, mais le gouvernement l’a formellement interdit, les zones de jungle étant trop petites et proches des habitats humains. Alors que faire? Certains n’ont pas eu d’autre choix que de les vendre à des compagnies qui les emmenent ensuite sur des sites touristiques et font payer pour une balade à dos d’éléphant (avec nacelle bien sûr...). Certains les vendent à des businesman qui les conduisent dans des “sanctuaires pour éléphants” où ils sont présentés comme “secourus de l’industrie touristique” mais n’y sont pas beaucoup mieux traités, une fois le dos des touristes tourné... Certains nous ont raconté avoir vu les éléphants enchainés ...

Et certains comme Sighto établissent leur propre camp et grâce à l’argent des touristes, subviennent aux besoins de leurs animaux et peuvent aider ceux restés au village. Quand on parle d’un éléphant on parle de plus de 250kg de nourriture par jour! Ca en fait des bananes à transporter!

Préparation du “médicament” pour les éléphants 

Après une petite introduction sur son village d’origine, les 8 éléphants présents sur le campement et leur régime alimentaire, Sighto nous a chargé de préparer un “médicament” à base de sel, tamarin, riz sec et bananes, le tout ayant pour but de leur donner soif, de leur apporter des minéraux et de faciliter leur transit. Un éléphant n’a pas d’estomac, donc tout ce qu’il mange ressort quelques heures plus tard dans une sorte de flot continu. Le rythme d’un éléphant se résume en gros à: manger, faire caca, dormir, manger, faire cace, dormir, ... toutes les heures! On cache la mixture dans la peau de banane, on enfile des ponchos similaires (pour que les éléphants n’aient pas l’impression de faire face à de nouvelles personnes à chaque fois) et hop, on est parti pour prendre position dans le champ et attendre l’arrivée de nos “patients”.

Oh mon dieu! C’est impossible de décrire à quel point il est impressionnant de se retrouver en face d’eux... On a tous déjà vu des éléphants dans la réalité, souvent dans un contexte où ils sont dressés, et celà parait facile. Mais quand ils sont arrivés en trottinant gentiment vers nous, c’était comme avoir 5 petites montagnes sur pattes nous arrivant droit dessus. Et ils savent ce qu’ils veulent les bougres: A MANGER! Nous étions tous armés de régimes de bananes avec la consigne de les donner une à une. Mais c’est qu’on était trop lents pour ces goinfres! Alors en s’y mettant à trois pour un, et en débitant les bananes à tout allures, on arrivait à peu près à garder la cadence. Pour le bébé que vous voyez, il fallait être beaucoup plus délicat et lui éplucher les fruits. C’est vraiment une super expérience, on est dans un cadre sûr et on voit bien qu’ils sont contents de manger (ils auraient été contents en mangeant les bananes directement sur l’arbre, on est bien d’accord, mais c’est comme pour tout animal domestiqué, on aime les nourrir et se sentir important dans leur bien être). Richard a eu un petit moment de stress quand il s’est retrouvé pris en sandwich entre deux adultes et qu’il s’est dit qu’il fallait bouger vite s’il ne voulait pas se retrouver aplatit comme une crêpe. Parce qu’ils ont beau être domestiqués et calmes, c’est clairement à vous de vous mettre en dehors de leur chemin.

Et puis au milieu de tous ces rires, cette agitation et ce brouhaha, il y a eu ce moment magique où je me suis retrouvée face à face avec un des plus grands éléphants et que pendant quelques secondes il n’y avait que lui et moi. Je caressais son cuir tout rugueux et j’ai posé mon front contre sa trompe et là, je me suis sentie toute petite et très grande à la fois. Le moment a été immortalisé par Rich dans la première photo de l’article. Voilà, ça sonne probablement niais, mais moi ça a fait ma journée!

Après un excellent repas fait maison et une petite sieste (faut pas déconner, il fait super chaud!), on se prépare pour le deuxième moment fard de la journée: le bain des éléphants. On enfile les maillots de bain, on met un peu de crème solaire et c’est parti. Première arrêt : la piscine de... boue (enfin... de boue, de caca d’éléphants, de tongs perdus par des visiteurs, ...^^). Et comme c’est leur spot de tous les jours, la piscine est devenue de plus en plus profonde et on s’enfonce jusqu’en haut des cuisses (vous pouvez voir sur une photo Sighto en train de nous extraire, mon amie Gulsah et moi - et comme on rigolait comme des bossus, ce n’était pas une mince affaire). Encore une fois, les éléphants pourraient très bien s’en sortir tous seuls en se roulant dans la boue, mais il faut bien que les visiteurs y trouvent leur compte. Alors on prend à pleine main des poignées de boue fraiche et on en recouvre les pachidermes. S’ils se laissent tomber dans la boue on peut même aller les frotter, mais comme ils ont l’habitude de se rouler et de créer de gros remous, on n’a pas trop osés...

Une fois que tout le monde est bien crade (nous y compris bien sûr, il n’y a rien de plus drôle qu’une bataille de boue), on se rend tous à la rivière, armés d’un récipient, pour rincer les éléphants. Et moi qui avait fini de me recouvrir de boue en me disant “non mais y’a un trou blanc là, c’est pas beau pour la photo”, et bien je me rends compte que la couleur marron est très tenace... Auto-bronzant gratuit aux arômes de bouse d’éléphants. Non, vous n’êtes pas preneurs?

Le bain des éléphants, dans la boue puis dans la rivière 

Le programme : “nourrir et baigner les éléphants”, c’est ce que tous les campements proposent. L’avantage du notre (en plus de la gentillesse, des sourirs et du bien être des éléphants), c’est qu’il se trouve assez proche d’une super cascade et d’un temple bouddhiste assez remarquable. On remonte donc dans le pick-up aménagé et on part en balade. L’eau fraiche de la casacade fait beaucoup de bien et en suivant bien les pas de notre guide on arrive même à s’asseoir dessous! Il fallait marcher à quatre pattes pour éviter de glisser mais même ainsi je me suis retrouvée à faire du toboggan^^

Je ne pourrais pas vous dire le nom du temple où nous nous sommes rendus, puisque je somnolais dans la voiture, mais c’était un bâtiment à plusieurs étages, nous propulsant de plus en plus haut jusqu’à se qu’on survole toute la région alentour: magnifique. Et alors que nous reprenions notre souffle au 3ème étage, j’ai aperçu ces deux moines en pleine conversation. Le contraste des couleurs ne pouvait pas être plus marqué et pour tous ceux qui utilisent instagram et qui ne savent plus poster une photo sans la retoucher lourdement, je vous assure qu’on peut faire des miracles seulement en ayant l’oeil!

Deux moines discutant sur un des balcons du temple 

Quelques centaines de mètres plus loin nous nous sommes rendus à un autre monument bouddhiste, avec 4 Bouddhas géants surplombant la vallée et de vertigineux escaliers. Nous n’étions pas les seuls à admirer la vue, les abeilles ayant aussi décrété que ça leur plaisait bien et qu’elles allaient y installer leur demeure (oui le gros truc noir attaché au bras du Bouddha, c’est un nid d’abeilles oO).

Ca nous aura plombé tout notre budget de Thaïlande (qui était déjà bien haut), mais on n’a pas regrété une seule seconde! C’est un peu artificiel et c’est évidemment plus notre argent que nos petits soins qui font du bien aux éléphants mais je pense sincèrement qu’ils étaient aimés et extrèmement bien traités là où nous nous sommes rendus. De tout notre séjour en Thaïlande, c’est clairement cette journée qui restera dans nos mémoires.


Infos Utiles:

  • Faire une journée dans un sanctuaire pour éléphant a un coût: autour de 2500B/personne (£58)
  • Il est possible de faire seulement une demi-journée ou deux jours en restant sur le campement et en faisant un trekking
  • Excellent campement: Johnny Boy Trek
  • Pour qu’on ne se retrouve pas avec des objectifs aspergés d’eau, un membre de Johnny Boy est chargé de prendre des photos durant toutes les activités. Comme ça on peut bien profiter tout en sachant qu’on récupèrera de bonnes photos sur le groupe Facebook le lendemain. Super organisation!
20
nov

Bye bye Chiang Mai, hello Chiang Rai! Only 3 hours bus and we arrived in this little city, getting closer to the Laos border which we are going to cross in few days.

Once more we ventured out on 2 wheels, but this time with only our two legs to power us. We had to be awake early for our pickup, and so our alarm was set for stupid o'clock. 15 minutes after the alarm was supposed to go off, I woke up, checked my watch, sprung out of bed and abruptly woke Gaelle telling her we had overslept. We both frantically got dressed, and I ran out to the road to look for the vehicle picking us up, whilst Gaelle packed the few things we needed for the coming day.

Luckily, our pickup vehicle, noticing that we weren't at the meeting point, went to collect everyone else before coming back for us. We both gave a sigh of relief when a 4x4 pulled up alongside us. Phew!

Don't we look good? Don't worry, Gaelle wasn't grumpy just concentrating (and slowly waking up)....

We were taken to our guide's workshop and kitted out with the necessary items, such as bike, helmets and some water! And we were off....

We started at a good pace, and we very quickly got accustomed to our new bikes (which were actually brand new) and they were a true pleasure to ride.

Rubber tree being milked, rice fields and a tiny pineapple 

We weren't just embarking on an end to end bike ride, we stopped quite frequently, and were shown various different trees (rubber, teak), some pineapples and plenty of fields! Most of the fields had either people or combine harvesters in, as it was the time for the rice harvest. I even got involved, as you can see down below. Those farmers I helped showed me their traditional method for collecting the rice from the plant and I managed to successfully beat my bale of rice so that the rice fell about on the floor in front of me.

Teaching a new dog old tricks 

We also had the opportunity to visit the White Temple of Chiang Rai (the only very touristy and famous thing to do around the area). However, it's over 25km south of the city, but we reached it just before lunch! We had lunch in a very packed restaurant, as we had arrived at the White Temple just before 12:30. But, by the time we had just about finished, the place was empty. Obviously they were back in their minivans and off to their next tourist stop...

The White Temple 

The White Temple (Wat Rong Khun) was designed and built by a local artist, Chalermchai Kostipipat, after the original temple fell into complete disrepair and was demolished. To date he has funded the whole project with over 40 Million Baht of his own money. The temple was opened in 1997 and Kostipipat has designed the temple to follow a Bhuddist style, but with a complete twist, as you can see from the photos above. Thousands of people visit this temple daily, as it is truly a magical place to witness with your own eyes, if not for the pure fact that is completely white, then for the strange and unusual figurines scatter around the compound.

Today, works are still underway and are scheduled to be complete by 2070. Once complete there will be a total of 9 buildings within the site, including housing for monks. To reach the Ubosot (The main temple), you must cross the bridge, named 'the cycle of rebirth' where you will see hundreds of hands reaching up from the ground, which symbolises the unrestrained desire of humans, and also possibly hands reaching up from the underworld beneath.

inside the main temple (photo credit: internet) 

The Ubosot, is again completely white, decorated with fragments of mirrored glass. It looks like a typical buddhist temple from the outside, however step inside and you can see the true work of this artist. The murals depict swirling orange flames and demon faces, with famous people such as Michael Jackson, Freedy Krueger and a Terminator making appearances. Oh, and Superman, Spiderman, Kung Fu Panda too. The mural shows other images of nuclear warfare, terrorist attacks, oil pumps and at the top, within the eyes of the demon, George Bush and Osama Bin Laden. The walls either side of the mural have a far more easy going approach, showing the true rewards of enlightenment through following the buddhist teachings. Buddha, of course sits on the rear wall as you can see in the picture above.

Singha Park and the 'Big' Buddha 

After having seen the temple we ventured back into the countryside to Singha Park, where they grow tea, but as we had been to the Cameron Highlands, in Malaysia, we weren't blown away by what we saw, but it was nice nonetheless. The funny thing you can see in our guide's hand is a bit of bamboo filled with sticky rice and black eyes beans (soaked in coconut milk and cooked in the bamboo stick). Delicious and very nutritious! Our guide "Bee" lead the convoy of bikes, whilst his brother met us at strategic points every couple of hours with cold drinks, fruit and snacks. They truly did an amazing job at looking after us, feeding us and keeping our energy levels up the whole day!

Bugs, Fish, and other peculiar things at a local market 

To finish, we ended our day in a traditional 'local' market. Gaelle and I were a little taken aback by what we saw. You could buy roasted rats, fried cockroaches, grasshoppers, live fish, or ones that were already cooked, almost anything that was a living breathing organism was on show. We did indulge though in some sticky rice and fried bananas before heading back to the hotel, it was rude not to as they were so good!


Useful Infos:

  • Bicycle company: "Chiang Rai Bicycle Tour". Amazing bikes and people
  • Price for a full day tour in the countryside: 1600 Bahts/p (£37)
22
nov
22
nov

Dans l’article précédent nous vous disions que le temple blanc (white temple) était le seul truc intéressant à faire dans le coin. Bon, on a un peu fait les Marseillais sur ce coup là, parce qu’on a quand même trouvé des choses intéressantes à faire Chiang Rai. On a visité un temple avec un Bouddha fait en émeraude (enfin l’original est maintenant à Bangkok donc celui qu’on avait sous les yeux était une copie faite en jade; très joli tout de même), on est allé voir la “clock tower” du même artiste que le temple blanc et qui s’illumine lorsqu'elle sonne 18h, 19h et 20h.

Mais ce qui m’a vraiment plu c’est ma visite au musée des tribus montagnardes (Hill Tribes). Le nord de la Thailande, couvert de montagnes et de jungles, est encore très peuplé par des tribus vivant selon des coutumes et des traditions bien distinctes. Elles sont d’ailleurs souvent prises en photo et affichées comme “le visage exotique de la Thailande”. On peut même faire des treks avec guide pour partir à la rencontre de certaines d’entre elles voire dormir dans le village (je ne suis pas sûre d’adhérer au principe mais j’imagine que tout dépend du niveau de respect et dans quel état d’esprit on y va...).

Une des très belles photos d’une femme Karen affichée dans le musée 

Le musée aurait bien besoin d’un bon coup de jeune et d’une présentation plus attractive mais il n’en était pas moins bourré d’informations et de pièces authentiques - vêtements, éléments de cuisine, ... Richard avait plutôt envie de rentrer à l’hotel pour composer une chanson du coup je me suis régalée pendant 2 bonnes heures, à lire touuuuuuuuus les petits panneaux, à prendre des photos et à détailler chaque éléments sur présentoir. Le tout dans la plus grande quiétude puisque j’étais la seule visiteuse!

Il existe 9 tribus recensées par le gouvernement dont 3 majoritaires: les Karen, les Hmong et les Lahu. Elles se distinguent par:

  • leur origine: certaines viennent de Chine, d’autre du Tibet, ...
  • Leurs croyances: certaines sont chrétiennes, certaines sont bouddhistes et d’autres animiste
  • Leur langue
  • Leurs vêtements (sûrement le plus facile à repérer pour un non connaisseur): les brodures sont différentes, la longueur des jupes, les couleurs et surtout les coiffes

Les coiffes des femmes sont très impressionnantes et sont un véritable attribut extérieur de richesse et statut. Elles sont composées de vraies pièces et clochettes d’argent et constituent la sécurité financière d’une femme. Il était très drôle de voir de véritables Francs Indochinois de 1880 attachés à certaines de ces parures!

Un autre grand thème traité par le musée était la culture du pavot et l’histoire dans les âges de la consommation/production d’opium-héroïne. Fascinant de voir que les pays producteurs de l’Antiquité ne sont pas du tout les mêmes que ceux d’aujourd’hui, de voir les pays qui ont le plus profité de son commerce (l’Empire britannique, allant jusqu’à faire deux guerres en Chine pour imposer cette drogue à des consommateurs addicts et captifs - tout ça pour pouvoir acheter du thé quoi!).

Ce thème est traité ici car traditionnellement les tribus montagnardes étaient des cultivatrices de cette fleur à la rentabilité si profitable (on n’est pas loin du célèbre triangle d’or - la frontière entre Thailande, Birmanie et Laos). Cela a posé de gros problèmes au gouvernement qui a mené une grande campagne pour tourner ces familles vers d’autres productions rentables.

Enfin le dernier point fort intéressant de cette visite était une prise de consience de la manipulation des touristes par certains hommes d’affaire sans scrupule! Vous avez sûrement déjà entendu parler des “femmes-giraffe”, ces femmes au long coup enserré dans des anneaux d’or dès le plus jeune âge. Et bien ces femmes de tribus Karen existent bien (ce n’est d’ailleurs pas leur coup qui s’allonge -chose impossible- mais leur clavicule qui s’affaisse), mais elles sont originaires de Birmanie et ont été importées (oui oui, comme une marchandise) par un capitaliste visionnaire qui s’est dit que recréer un village fictif, y installer sur des coussins ces femmes si étranges et faire payer le droit de visite aux touristes, c’était une idée de génie. Ces femmes sont captives, ne touchent pas un sous et n’ont pas le droit de partir si elles le souhaitent... Le pire dans tout ça, c’est que j’ai effectivement vu en ville des tour operator proposer des excursions dans des villages “authentiques” et voir des femmes-giraffes! Le musée essayait donc de faire un peu l’éducation des touristes qui prennent le temps de le visiter en leur expliquant de ne pas tomber dans le piège.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit dans le musée où on essaye d’éduquer et de faire prendre conscience de ce qui est correct et de ce qui ne l’est pas en allant dans les villages traditionnels. Cette phrase notamment, m’a particulièrement fait réfléchir:

“Ce n’est pas parce que vous détenez un appareil photo que vous détenez le droit de vous en servir”


Cabbages & Condoms

Dans un registre un peu différent, en montant les marches menant au musée j'ai aperçu un drôle de restaurant nommé "Cabbages & Condoms" (Salades & Préservatifs). Qu'est ce que des préservatifs avaient à faire dans un restaurant???? J'ai donc décidé de me renseigner un peu et mes lectures sur internet ont été éclairantes! Il s'agit d'une entreprise sociale créée dans les années 70 par l'association PDA (Population and community Developpment Association) et ayant pour but d'aider au financement des campagnes de planning familiaux. Obtenir un préservatif devrait être aussi facile et peu cher qu'acheter une salade (d'où le nom). Ca a commencé par un petit stand vendant des fruits, des legumes et distribuant des méthodes de contraception et c'est devenu une marque internationale, possédant 16 enseignes en Thaïlande et quelques une en Angleterre et au Japon!

Cabbages & Condoms restaurant in Chiang Mai, next to the Hill Tribes Museum 

PDA voulait initialement aider le gouvernement thaïlandais dans sa mise en place d'un programme familial, notamment au niveau des populations les plus reculées mais leur champ d’action s’est peu à peu élargi et ils touchent à une dizaine de sujets maintenant. Leur deuxième grand thème a été la lutte contre le Sida, le premier cas ayant été détecté en 1984 et promettant, si rien n’était fait, d’infecter entre 2 et 4 millions de personnes d’ici 2020 (notamment à cause de la prostitution). PDA a donc oeuvrer au sein et avec les communautés rurales, a fait pression sur le gouvernement pour mettre des choses en place et l’épidémie n’a pas eu lieu! Si vous voulez en savoir plus, voici leur site internet:

http://site.pda.or.th/e_index.htm


En route pour le Laos

Notre voyage en Thaïlande s’arrête ici. Nous n’avons pas fait un mois complet mais on sent qu’on est prêt à bouger, à changer d’ambiance. Notre séjour s’est bien mieux terminé que ce qu’il n’avait commencé (heureusement, sinon nous aurions fichu le camp au bout d’une semaine), et nous avons de très beaux souvenirs, mais ce n’était pas notre pays coup de coeur, loin de là.

A bientôt pour un nouvel album où vous pourrez découvrir la beauté sauvage du Laos.

21
nov

We were inspired by our friends Elodie & Nico, and their superb travelling videos. So we decided to improve our style, a little bit, and actually show our lovely faces 😉

Just click on the link underneath and you will see our 3 weeks summed up in 5 min.

Who needs a combine harvester?