Carnet de voyage

Bali and Lombok

Par
19 étapes
1 commentaire
Par GnR
Richard et moi venons de mettre les voiles pour plusieurs mois (années?) de découvertes asiatiques et il serait injuste de ne pas vous en faire profiter! So sit back, relax and enjoy the flight...
Septembre 2017
30 jours
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5
sept

Après 13 000km, 3 avions, 4 pays et 30 heures, nous voici enfin arrivés!

On ne peut pas dire que les 8 heures d'attente dans l'aéroport de Kuala Lumpur aient été un pur bonheur mais le choix cinématographique pendant le vol de 13h était aux petits oignons. On été presque tenté de rester quelques heures de plus pour faire une immersion dans leur séléction asie (que des titres qui nous étaient inconnus)!

Very cool camera on the top of the plane to see the taking off 

Le chauffeur de l'hotel était bien au rendez-vous, nous attendant avec une petite pancarte comme dans les films. Il n'a beau être que 19h, il fait déjà nuit noire et la circulation ultra dense nous impressionne. C'est un ballet de lumières, de gentils coups de klaxon, de scooters doublant de tous côtés... On se dit qu'on est content de ne pas être au volant tout de suite!

Putu, notre chauffeur, nous dit que l'hôtel est "very quiet", et en effet! Au bord de mer mais à 10min à pieds de la plage très fréquentée, aucun bruits ne vient déranger notre retraite. Nous passons donc deux jours à (essayer de) récupérer du décalage horaire en nous prélassant dans la piscine, faisant de petites excursions à vélos (gracieusement mis à disposition par l'hôtel) pour découvrir les environs et nous habituer aux prix et taux de change.

Petites infos utiles:

  • Hôtel où nous sommes restés: sanur SeaView Hotel
  • Prix d'une nuit: £22 (400 000IDR) (ce qui est cher pour le reste de l'île en fait!)
  • Tarif de la course entre l'aéroport de Denpasar et l'hôtel : £12 (200 000IDR)

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7
sept

Comme nous avions décidé de ne rien planifier en avance - ayant tout de même lu pas mal de blogs de voyageurs et étant muni du Lonely Planet - nous avons profité de nos deux jours détente à Sanur pour commencer à y voir un peu plus clair.

Le guide suggérait de passer un moins une journée dans Denpasar, capitale de l'île, pour entre autre:

  • Déguster des plats incroyables, la gastronomie balinaise atteignant des sommets ici
  • Visiter l'ancien quartier des palais princiers
  • S'immerger dans une ville bouillonnante

Et bien nous n'aurons rien fait de tout ça! Enfin si, on aura bien vu le côté bouillonnant et trop intense pour deux touristes perdus, sans hôtel. Voici donc notre premier couac:

Nous avions réservé une chambre dans une petite auberge de jeunesse, super bien située et pas chère du tout, sur le site Agoda. Mais quand le chauffeur de taxi nous y a déposé, rien, pas de réservations à notre nom et bien sûr plus de chambres libres! Nous qui pensions avoir bien organisé les quelques prochains jours, nous voilà déjà à trébucher sur la première étape! Qu'à cela ne tienne, notre chauffeur (qui heureusement n'était pas parti!), nous reprend pour nous emmener à un autre hôtel tout proche, indiqué par le premier gérant.

Enfin c'est ce que nous pensions jusqu'à ce qu'après dix minutes de route on se dise qu'il y avait anguille sous roche... Et comme par surprise, le chauffeur nous dépose dans un hôtel tenu par ... son cousin!

Alors là c'est peut-être les mauvaises habitudes maghrébines qui me rendent super méfiante, mais c'est vrai que je me suis tout de suite dit "Voilà, il nous a emmené à des km du centre ville, dans un hôtel cher et dégueu et on n'aura pas d'autres choix que d'y rester parce qu'on n'a aucune idée d'où on est!"

Mais en fait l'hôtel était plein aussi et nous n'étions pas si loin du centre ville. C'est juste qu'en voiture on avait pas mal tourné. J'avoue je me suis sentie toute penaude de mes mauvaises pensées.

On essaye un 3ème hôtel, qui cette fois ci à de la place mais qui ne nous inspire pas vraiment et c'est là que nous prenons la meilleure décision de la journée: merde à Denpasar, on prend le large direction Ubud!

Nous y avions réservé deux nuits d'hôtel pour les jours suivants et nous espérions qu'ils nous acceptent en avance. A partir de ce moment là, la chance a été de notre côté et tout s'est passé comme sur des roulettes.

Nous avons trouvé notre hotel, été acceptés pour 3 nuits, payé un prix dérisoire, déambulé dans la ville, vu une répétition de dance traditionnelle, compris la différence entre temples et temples et surtout rencontré Fikhris.

Mais ça, c'est pour le prochain article!


Petites info utiles:

  • Prix du taxi de Sanur-Denpasar-ubud : 400 000IDR (£23) ce qui est très cher
  • Hotel dans Ubud: Taman Dewangga, sur Jalan Sri Wedari road.
  • Prix pour une chambre double: 125 000IDR (£7)/nuit
  • Nous ne savons toujours pas s'il existe des bus/vans faisant la liaison Denpasar-Ubud... Notre taxi nous a affirmé que non, mais j'ai du mal à croire...
7
sept

We were told by a friend, who had just come back from travelling around South East Asian, that 'couchsurfing' worked really well as a way of meeting new people, whilst also staying for free in that persons house.

We ventured onto 'couchsurfing' and filled in the obligatory sign-up 'about us' section and then started looking for people that we might be able to stay with in Bali. We came across a guy, called Fikhris, who worked in a coffee shop, in Ubud. After all of the hassle we had in Denpasar, when we arrived in Ubud, we wanted to go and say hello to him. We weren't going to take him up on his offer of sleeping on the chairs in the cafe as we'd already booked a cute little home stay the night before, but as he said in his profile that he was a casual musician we thought it might be a good start for me and my blog.

After getting lost, going to the wrong coffee shop and walking well over an hour, we finally arrived! We walked in, and there were 2 older men playing guitar and singing. We got a coffee and a tea and they invited us to sit with them. I firstly jumped on the cajon, and managed to put down a simple beat as we went through a few songs, but then I was given the guitar and asked to play a few. Of course, the old classics started flowing, AC/DC, Queen, Eagles. A little later on we were joined by a local guy, who was Canadian but living in Bali and this then meant we then had 2 guitars and the cajon, even better. To just walk into some music session that was about to start.

We had an amazing evening, there was a chance to chat, to play, to drink coffee and actually Fikhris helped with both getting us some scooters 900,000IDR and sorting a local sim card out for us - price quoted by a sales rep for barely no data, minutes or texts was 200,000 IDR, and Fikhris managed to buy us a sim card with 7GB of data, 100 minutes and 100 texts for 70,000IDR. The locals get better deals!

8
sept

No need to say a lot about this post, the pictures are the only things you really want to see ^^

As you can see, they are super cute, but don't think they are little angels! They are easily attracted by pretty, shiny, noisy things - and of course food - therefore whenever you visit a place with monkeys you should always keep your stuff safely packed in your bag.

The sad thing about this place is the behaviour of some tourists... we saw a mum kicking a monkey because he was getting too close to her child! But mainly it's people so focused on getting THE perfect picture with a monkey on their shoulders, that they buy food for them and tease them with it until the animal jumps on them; or 20 people surrounding one mum breastfeeding her baby and coming within 5-10cm with their cellphone because they don't have a zoom...

Useful info:

  • ticket for the sanctuary: 50 000IDR (£3)
9
sept

Après pas mal de ville, nous voulons voir de la nature et puis des rizières! Des belles, des vraies, en terrasse et pleines d'eau. Donc nous choisissons un itinéraire de randonnée, annoncé pour 4h, qui sortait d'Ubud et nous faisait faire un tour entre des rizières, des villages, de la jungle et une rivière.

Alors bien sûr nous nous sommes perdus. Je pense que ça va devenir une phrase récurrente de ce voyage... Le guide nous disait de prendre à gauche en sortie de village, sur une petite route non indiquée. Du coup à la première route allant à gauche, nous nous sommes engagés gaiement, ne nous affolant pas d'arriver sur des champs, sans marquages. Le livre disait bien non balisé non?

On a dû se faire une raison quand on s'est retrouvé face à une falaise, la rivière courant 200m plus bas. On a bien pensé à descendre mais sans corde de rappel c'était compliqué. Alors demi tour toute et bien sûr, la vraie route est là, quelques centaines de mètres plus loin. Avec tout ça il est déjà midi et on commence à avoir faim. Heureusement en aventuriers prévoyants, nous avions acheté deux cornets de riz avant de partir. Nous voici donc à manger notre riz blanc collant avec les doigts. On respecte les habitudes locales ou pas!

Grace au très bon sens de l'orientation de Richard, au guide et au gps du téléphone, nous réussissons à trouver la prochaine étape du tour: une grande descente par escaliers pour arriver au fond de la vallée Sungai Ayung. !

La rivière est le lieu de prédilection des amateurs de sports d'eau et nous croisons une centaine de rafters mais surtout leurs guides portant les rafts sur leur tête!! Et ici pas de discrimination, ce sont autant des hommes que des femmes qui font ce travail harassant.

Le guide nous disait de descendre dans le fond de la vallée et d'y marcher sur plusieurs km avant de remonter. Mais c'était sans compter sur les petits farceurs de promoteurs immobiliers qui se sont dit que cette vallée était trop belle pour être laissée aux seuls plaisirs des randonneurs. Nous nous sommes retrouvés face à un chemin barré - dont nous avons fait fit, bien évidemment - et avons tenté de contourner le problème par la rivière. Bon une fois de plus après les pieds immergés, le visage couvert de terre et les cheveux plein de choses dont on n'a pas vraiment envie de connaître l'origine, nous avons dû nous faire à l'idée qu'il fallait... remonter les milles marches de la mort. Il n'y en avait peut être pas mille mais elles étaient horribles!

Richard a eu pitié de moi et est reparti tout seul pour chercher le scooter à l'hôtel et venir me récupérer. La fraîcheur de la brise sur nos visages en roulant ne nous aura jamais paru aussi agréable!

Voila, on a essayé de faire une randonnée sans guide à Bali.

9
sept

Ubud is the capital of art, and traditional dance takes a very important part in it. Whilst we were having a stroll in Ubud, we discovered a rehearsal on an open stage. The girls must have been around 10 and it was very impressive to see them so neat and precise in their movements.


We didn't read enough yet to explain you the meaning of these traditional dances, but we can tell you it's nothing like what we have in Europe! It's very disjointed, no flow between movements, more like hundred of pauses. And there is a lot happening with the eyes: sometime smiling, sometime sad, but very often wide open and slightly scary. The work with the back and the hands is impressive! They curve their spine in a way that looks almost painful.

We should go back to Ubud in 2 weeks after our tour of the island and hopefully we will go to watch a dance show. We will then have more to explain and show.

10
sept

After 3 days in Ubud, we decided it was time to make a move and to see something else.

We set off on our scooters, loaded up like water buffaloes, trying to navigate our way through the traffic.

Richard found a clever system : he attached his little bag on his front and left his phone with the sat nav in the front pocket. Every time we stopped at a traffic light he could quickly check the directions and put his indicator on to let me know. It worked wonders as we missed just one left turn, which was the last turn when we had to take, just off of the main road, to find our hotel. After the oppressing crowd of tourists in Ubud, we were so pleased to realise that after only few minutes, we were the only europeans on the road! That confirms the fact that 80% of the tourists stay in the south and in the axis Kuta/Ubud, and rare are the ones taking scooters to travel further.

Once there, if you forget the crazily steep stairs to reach our bungalow, on the roof, the view is breathtaking : a river, the jungle, a few rice fields and a pool. I think we found our little paradise.

Our hotel Tepi Sungai, with a funny outdoor bathroom

Lonely planet was talking about a nice temple to see not far from the hotel. So we hit the road with only one scooter, allowing me to take videos and pictures whilst on the back. We never found the temple (but in Bali there is one or two or more temples per hamlets, villages, so this one or another... they are all pretty and very similar) but instead we found this:

Absolutely no tourists here, only people working in there fields. Bending, kneeling, bare feet. It seems so hard, so slow, so exhausting. Most of them are neutral when they see us but as soon as we wave or smile, a so sweet and welcoming smile breaks on their face. And all the way down to this valley, people were shouting "Hello", children were frantically waving at us... Did I say we were happy?

Useful info:

  • Hotel : Pondok Tepi Sungai
  • Normal price for a bungalow: 350 000/night but I negotiated for 800 000 (£46)/3 nights
11
sept

Voyager c'est voir de très belles choses, en prendre plein les yeux et se laisser complètement dépayser. Mais c'est aussi partager des moments avec des gens. Parfois quelques minutes, parfois quelques jours.

La vallée de Sidemen nous a offert cette chance, tout d'abord avec une vieille dame aux abords du musée de Klungkung. Elle vendait des oeufs en bois peints et des peintures sur roseaux. Rien n'était très joli mais elle était tellement âgée qu'elle m'a touchée. Elle demandait 10 000IDR (0,60 €) pour un oeuf et je voulais lui donner sans problème. Mais quand elle a su que j'étais française elle s'est mise à me parler français ! Pas un beau français bien net et bien accordé, mais du français tout de même. Ca m'en a laissé comme deux ronds de flan! Parce que que les jeunes l'apprennent pour des raisons touristiques évidentes, pas de quoi s'étonner; mais qu'une dame de 80 ans, pleine de rhumatismes et les yeux voilés par la cataract sache les rudiments, c'est autrement plus impressionnant.

Bref nous avons un peu papoté et me voila l'heureuse propriétaire de 2 oeufs (quand je n'en voulais aucun) et d'une très belle photo d'elle. Quand nous sommes ressortis du musée nous lui avons même proposé de la raccompagner chez elle, la voyant clopiner lentement dans la rue. Mais rien à faire, elle habitait au bout de la rue et elle ne voulait pas nous déranger.

(comme boucles d'oreille, c'est pas mal non?)


La deuxième belle rencontre s'est faite à notre hotel. Je commençais à dire à Richard que j'étais un peu fatiguée d'être tout le temps seuls, isolés dans notre cocon douillet. J'avais besoin de parler avec des gens, d'échanger des bons tuyaux, de découvrir d'autres profils de voyageurs... Le ciel a dû m'entendre (plus que Richard ^^) puis ce que le jour même nous faisions la connaissance d'un pilote de l'air Tchèque et de deux Flamandes. C'est peut être ironique pour une prof de français FLE, mais je bénis l'anglais comme langue universelle de communication! Jamais nous n'aurions pu échanger et rire autant si nous n'avions pas tous eu cette langue en commun. Les filles revenaient de l'ascension du Mt Batur, Charly arrivait d'Amed, une ville côtière à l'Est. 5h plus tard, plusieurs bières, quelques cigarettes et un bon repas partagés, nous avions l'impression de bien nous connaitre et d'être assez à l'aise pour s'inviter dans nos villes natales. Et surtout, nous nous étions donnés plein de conseils de destination dans Bali. C'est ainsi grâce à Charly que nous avons élargis un peu plus notre tour de l'ile en allant jusqu'a Amed et faisant ainsi toute la cote Est.

Moment lecture pour tout le monde (la Kindle dans la piscine, c'est une autre idée du bonheur) 

Nous ne sommes restés que deux jours avec ces personnes (et encore, seulement quand nous rentrions de nos excursions respectives), mais ca faisait comme un air d'après Noel quand ils sont tous partis... Peut être la rareté de ces contacts, peut être le manque de nos amis... toujours est-il qu'on s'attache vite quand on voyage.

13
sept

One of our big dreams, when we planned our trip to Bali and Lombok, was to climb the Mt Rinjani, 3 762m, which will take us 4 days to conquer. Seriously, you don't tackle this giant if you aren't in a very good physical shape and it was definitely not our weekend walks across the south downs that were preparing us for this expedition.

When we saw the options to climb Mt Agung, tallest volcano in Bali, famous for being quite a hard climb, we thought it was the perfect training. And as if 8 hours of trekking wasn't enough, half of it was to be done... in the dark! The whole point of the trek, of course, is to see the sunrise whilst sitting at the top and enjoying your breakfast.

We left our hotel at 1am, each with 2L of water, 2 headtorches, 4 bananas, our rain jackets, jumpers and the camera. But mainly we left with the feeling that our bed was much more appealing and that we were insane. The driver dropped us at the car park for the temple, Pura Pasar Agung, and we met our guide: Putu, a young man of 21, climbing Agung 3 times a week, since the age of 18...

The climb started with 150 steps to reach the temple. I don't know a worse way to start! Our muscles were cold, we hadn't had the time to warm up and we were out of breath afterwards.

Just as we reached the top of the steps, Putu said that he wanted to pray - praying for us to have a safe climb. Kind of reassuring, plus it gave us time to catch our breath. With Putu's praying complete, we really started our hike, firstly taking to a forest track which was quite steep, but a breeze compared to what came next. Our climb was well paced, and we even had the occasional snack given to us by Putu. 'Beng Bengs' and 'Strawberry Velvets' and some sort of battered banana. Mmmmmm!!

As the forest cleared we came across rocks. Lots of little stones that easily shifted beneath your feet as you were working out where next to put your foot. Along with this, there was the occasional tree that you had to divert your head away from.

As we came out of the clouds, we could see a trail of those who were leading the way, their head torches glistening in the early morning sky above. Our final test to reach the top, was to effectively scale a climbing wall; without any ropes or safety harness. This was daunting enough; but it was still night and so this amplified the thoughts we had about falling and tumbling back from whence we came! The last 30minutes were hell, we could see the sky turning in colour, from being black and glittered with stars, to showing the signs of dawn. We pushed with every little bit of energy we had, just to ensure we'd not come all that way to miss the show. Finally we reached the top, with just enough time to find ourselves a perch, to enjoy the spectacle!

In the background, the famous Mt Rinjani 

We enjoyed our breakfast, which consisted of the battered banana (pictured), a few chocolate 'beng bengs' and some more strawberry chocolate red velvets, plus our hot cups of coffee and tea. Being sat nearly 3Km above sea level it was a little cold, so we were glad we came prepared with a few layers of warm clothes.

You may have seen on the news about Mt Agung erupting, or at least the chances of it. It was clear for us to see, whilst we were looking at the crater, that something was happening and that there was definitely a level of activity from within the volcano. Putu had told us that it had been smoking for about 4 days or so.

Having had our breakfast, plus time to recharge our batteries, we were off back down the side of the volcano. We remembered various different places whilst we were on our descent, and we could really feel the heat from the sun, so coming back into the clouds was a refreshing experience.

Of course, the guides made everything look really easy, and they were jumping from side to side, rock to rock, and then turning around to see those behind them, wearily putting one foot in front of the other.

There were a few people who were assisted by their guides on the way down, which gave everyone who was behind them a chance to chat and find out a little bit about the other. Gaelle naturally started talking to an Indian Hindu Vegan (what are the chances) and she and him talked about his religion and that he wasn't allowed to eat beef, but on top he didn't eat or drink anything that produced from any animal. Apart from cows with a hump....


It seemed as though the end would never come, the first few hours of our climb were a long and distant memory now, so when our guides kept telling us we had over an hour left, we didn't know whether to take them seriously or not. Thankfully though, I had my iPhone and so I was monitoring how many metres we had to descend before making base camp again. The guides really did manage our expectations, because before we knew it we were back at the temple. With our legs shaking and feeling somewhat like jelly, we had to have another quick break, sitting back to back, so as to support each other, before we stumbled back to our feet for the last leg of our journey, with only the steps to accomplish before being welcomed by our driver..

From 1am until we arrived back at base camp at 10:15am, it truly was an experience unlike no other!

Useful Info:

  • The sun rises at 6.15am but you need to be there 30min before to enjoy the beautiful colours lighting up the sky
  • Don't start the climb after 1.30 am, unless you're bloody quick
  • Price for the hike: 1 100 000 IDR (£60) --> 100k for entrance ticket, 400k for the driver, 600k for the guide
  • Contact of our guide's coworker, Nyoman: +62 853 3845 8258 or nyoman_mukti@yahoo.com
  • It's a very very physical climb, you need to be fit, have good hiking shoes and remember to take warm clothes (very important)
  • Ensure you stay well hydrated! Altitude and dehydration don't mix well together - or so I'm told
13
sept

Oui nous avons réussi à faire l'ascension du Mt Agung.

Non, nos muscles n'ont pas pris ça pour une promenade de santé!

Le vilain garçon qui nous a fait souffrir le martyr  

Les trois jours qui ont suivi nous ont vraiment vu souffrir. Chaque muscle de notre corps protestait au moindre mouvement, la vue d'escaliers manquait de nous faire défaillir et remonter dans notre chambre d'hôtel nous prenait 10 minutes. Nous vous aurions bien montré une vidéo ridicule de moi essayant de descendre les marches pour aller à la plage, mais la connection internet est trop mauvaise pour charger ce moment mémorable. Il faudra donc vous contenter d'imaginer nos démarches de petits vieux avec déambulateurs.

Comme nous ne sommes pas nés de la dernière pluie (et ne nous faisons pas trop d'illusions sur nos capacités physiques), nous avions anticipé le fait que les courbatures auraient raison de nous et qu'il fallait qu'on se détende pour quelques jours. Direction Amed, ville balnéaire de la côte Est, avec son soleil de plomb, ses plages de galets mais surtout ses coraux et ses salons de massages! Nous avons donc passé trois jours la tête dans l'eau avec nos beaux équipements tout neuf (qu'on ne regrette vraiment pas) et quelques 90 minutes de relaxation intense sur la table de massage. Perfection.

"elles servent à quoi les serviettes?"    "Ba je sais pas... On les met sur la tête?!"

Les massages quand on visite Bali font partis des "must do" du séjour. Bien évidemment on peut tomber sur des personnes qui se sont improvises masseurs pour profiter des touristes mais dans l'ensemble la qualité est au rendez-vous et pour des prix dérisoires! Nous avons eu droit a 1h30 de massage traditionnel balinais (des pieds a la tete et enduit d'huile) pour seulement 150k soit 10 euros! Le plus cher que nous ayons vu sur leur plaquette était un package de 3h incluant : massage integral, gommage, masque, bain aux fleurs et bain hydratant aux cremes. Pas étonnant qu'a ces prix la certains en profitent et aillent se faire masser tous les 2 jours!

La seule erreur que nous ayons faite et d'y être aller le lendemain du volcan. Nous pensions que cela aiderait a détendre nos muscles endoloris mais en fait il a fallu que je demande a 2 reprises de réduire la pression. Le massage était donc excellent mais avec moins de courbatures nous l'aurions encore plus apprécié. Pour finir tout en douceur, nous avons eu le droit a un the au gingembre a déguster lentement dans le patio, berce par le bruit de la fontaine. Il nous fallait bien ca pour revenir a nous meme!

Pour le snorkelling nous avons eu beaucoup de chance car notre hotel donnait directement sur la plage et les coraux étaient à 2m du rivage. Après quelques minutes inconfortables le temps de s'habituer à être sous l'eau et à quelques cm seulement de gros poissons, nous partons pour une bonne heure de nage, admirant la faune aquatique. Je ne pourrais pas vous donner le nom des espèces, mais c'était magnifique! Des poissons tigrés, arc en ciel, orange, jaune et noir, avec une corne, avec des nageoires bizarres, ... Je peux quand même vous dire qu'on a vu 2 petites raies et une anguille (et qu'on était bien contents d'avoir plusieurs mètres d'eau entre eux et nous).


Le matériel que nous utilisons sont les nouveaux masques Décathlon et c'est un pur bonheur! Pas besoin de cracher dans son masque toutes les 10 minutes parce qu'il y a de la buée, pas besoin de respirer par la bouche avec un embout plastique dégueux. On respire aussi naturellement qu'en dehors de l'eau par la bouche ou par le nez et l'eau ne s'infiltre pas (quand on a bien pris soin de ranger tous les petits cheveux).



Infos utiles:

  • Hotel The Rising Star, 225 000 IDR/night (£13). Les chambres manquent un peu d'entretien, mais c'est propre, le lit est super confortable et l'endroit est génial pour aller faire du masque/tuba
  • Spa: Swasty Dewi in Amed. Ne pas se fier à la façade désuète
  • 60 min massage balinais = 100 000 IDR; 90min = 150 000IDR (10euros)
  • Temps de trajet entre Sidemen et Amed en scooter: 1h45
15
sept

Nous voici sur la côte Est - Nord est, en route pour Lovina. Mais comme nous ne tenons pas plus de 2h sur nos scooters (trop mal aux fesses!), et qu'en regardant la route on se rend bien compte que ça fait une sacrée longue étape, nous décidons de faire une pause à Tejakula, à peu près à mi-chemin entre Amed et Lovina.

Nous avions lu que cette partie de Bali était très en retard par rapport au reste de l'île et que seulement 30 ans en arrière, dans les années 90, le gouvernement indonésien refusait de reconnaître que des personnes y habitaient. C'était donc une zone de très grande pauvreté, sans écoles, dispensaires, infrastructures, ... Mais une fois n'est pas coutume, c'est en grande partie grâce à un étranger que les choses ont changé. Un certain David Booth a créé une organisation nommée "East Bali Poverty Project" et à force de travail, de persévérance et de persuasion a réussi à faire changer les choses. La pauvreté de cette partie de Bali vient notamment de son climat beaucoup plus aride. Ici aucune rizière et peu de plantations. Une des ressources sur lesquelles s'appuie l'organisation est l'huile de coco, excellente pour la peau et la santé en général. (J'en ai bien sûr acheté un flacon).

Matthew, Ray, Selina and Putu 

Nous avions réservé un joli bungalow dans une guesthouse appelée "Villa Selina", du nom de l'ainée des deux propriétaires (sur la photo ci-dessus). En plus d'être un logement parfait avec super piscine et vue sur la mer, la famille qui le gère était super sympa et assez atypique. En effet la maman (Putu) est Balinaise tandi que le papa (Matthew) est Australien, ce qui a eu pour résultat deux beaux enfants métisses (Sélina et Ray).

Alors que je leur demandais si je pouvais les prendre en photo parce que je les trouvais très mignons, Putu s'est montrée très curieuse de mon appareil photo, m'apprenant qu'elle aimerait beaucoup se mettre à la photo. Je lui ai donc laissé mon appareil pendant que nous profitions de la piscine. Mais au final c'est surtout Sélina qui s'est mise à explorer le jardin en quète de sujets à prendre en macro, d'où le visage de son frère de très proche ^^

Pendant ce temps Matthew a apporté sa guitare pour enseigner deux trois trucs à Richard et Ray s'est installé avec son livre pour apprendre à lire en indonésien. L'occasion pour moi d'apprendre quelques mots! (Et de les oublier aussi tôt...).

Abécédaire indonésien. Amusez vous à retrouver des mots aux sonorités françaises et anglaises! 

Donc famille très sympa, chambre très bien aménagée, bonne nourriture (Richard a même eu droit à du bacon avec ses œufs brouillés du matin! - influence australienne de Matthew à n'en pas douter), pourquoi chercher plus loin? Nous avons donc passé l'après midi là sans plus nous poser de questions.

Mer ou piscine, on a le choix 

La plage sur laquelle donnait la villa n'était pas géniale pour se baigner, se réduisant à quelques cm à marée haute et avec des vagues assez violentes, mais devenait un parfait poste d'observation pour la course du soleil. Lever et coucher étaient tous les deux aussi beaux.

Tres bel endroit pour admirer le lever ET le coucher de soleil 

Infos utiles:

  • hotel: Villa Selina, Tejakula : £25/nuit
  • Temps de trajet Amed-Tejakula : 2h
  • Si vous avez une grosse araignée dans votre salle de bain extérieure, demandait gentiment à un employé de la villa, il se fera un plaisir de la remettre dans le jardin (en vous disant que c'était une petite...)
16
sept


What can one expect to see when you turn up to Lovina, Bali? A music festival, of course! Plus, a beautiful beach and plenty of dogs that bark at you, scaring the living daylights out of you whilst on the walk back to the hotel, along the beach, in the dark! Oh, and another amazing sunset!

Why did the chicken cross the sea? 

Lovina was described to us as the Northern version of Kuta (in the south), but nowhere near as touristic. We'd avoided Kuta because it was a too touristic and much more about clubbing, drinking and shopping than we really wanted, so Lovina sounded like a good compromise to have a little fun.

Our first evening was spent deciding where to eat and what to try and see on the two different stages at the festival. We were naturally drawn in to the bar that had live music, but to be fair most of the bars did, but tonight we were in for a real treat! The two gentlemen that you can see pictured below, entertained us in great style, and even asked us for requests, of which they played. It was amazing! So much so, that I offered to sing and they were more than happy to oblige - true musicianship.

Impromptu rendition of Knocking' on Heaven's Door 

After my little singsong, a couple of the local guys mentioned that they'd liked hearing me sing. A pretty nice thing to hear, if I'm honest. After leaving the bar, we went to check out exactly what was going on one the main stage, and to my amazement, the guys who I was just talking to came up to play their set. I video'd a song that they played, (see below) as it's one that I'm sure you'll know!

The following evening, after a day of posing in our sexy new trousers, we again ventured along the beach towards the ever increasing volume of music.

We were treated to some interesting dance performances that were almost river dance esq., just without Michael Flatley or the Irish music, but entertaining nonetheless. Followed by some more well rehearsed bands. Typically, all of the songs that the bands were playing were covers, however it was so amazing to see that instead of carbon copies, they'd actually taken the song and made it their own. As you'll see in the video of this cover that I have shared below.

The last band that we saw were a little more recent in terms of their music choice, although they did cover a few Bob Marley numbers, but I couldn't help but film their cover of Get Lucky. Just watch out, everything doesn't perhaps sound as it should...

All in all, Lovina was a pleasant surprise. From turning up and not expecting to find that a music festival was underway, to enjoying all of the music and even having a sing myself. I felt completely at home!

The Dolphin Monument - Dolphin Tours are a big source of income for Lovina

Useful Information:

  • Arya Villas - £15 a night
  • Tejakula to Lovina - 1 Hour 20 minutes
  • Although dolphin tours are one of the main sources of income for Lovina, the wellbeing of these creatures isn't number 1 priority for those that sell tickets for people to see them. We have heard stories from other locals on Bali that there are tens and tens of boats flocking to them every day, chasing them every time they appear in the water. Also, the dolphins are perhaps lured in by bait set by these companies, so that they can almost guarantee they'll know where to find them. We aren't saying don't go, but instead just me mindful.
19
sept

Après la chaleur écrasante du bord de mer, nous avons repris la route pour la fraîcheur des montagnes, direction Munduk. Bon, fraîcheur, fraîcheur, ça dépend du moment! En pleine journée on est toujours en train de dégouliner, mais dès que le soleil arrive bas dans le ciel (vers 17h30), il faut vite rentrer et mettre une grosse veste polaire. On a dû terminer un trajet de scooter avec moi frictionnant les bras de Richard tout en me collant le plus possible à son dos.

La région de Munduk est réputée pour ses nombreuses cascades, aussi jolies que rafraîchissantes. Nous nous sommes rendus à une, mais n'avons pas trouvé l'expérience folle (il fallait payer l'entrée, la cascade était assez petite et pleine de monde prenant une photo à son pied, et nous nous sommes de nouveau perdus pour trouver un chemin alternatif menant au sommet). Du coup nous avons décidé, une fois n'est pas coutume, de prendre un guide pour le lendemain. Le gérant de l'hôtel nous avait donné une carte et assuré qu'il était facile de faire une boucle de 4h seuls, mais nous avions envie de nous "perdre" en toute sécurité dans les plantations et rizières alentours.

Fleurs de cafe, fruits de cafe robusta et arabica et enfin la fève  

Nous sommes partis vers 9h avec notre guide Kutut, 53 ans, à la découverte de la flore mundukienne. Et comme nous avons bien fait! Non seulement Kutut nous a fait passer par des chemins que nous n'aurions jamais pris seuls, mais en plus, voyant notre intérêt pour les plantes il prenait le temps de nous montrer, de nommer, d'ouvrir une cosse, de nous expliquer le processus, ...

Saviez-vous par exemple que les fèves de cacao fraîches sont très sucrées et violettes à l'intérieur? Ou encore que le café robusta (boule rouge vif dans ma main droite) est le café local de Bali? Et que c'est en ouvrant ces fruits/graines, qu'on trouve la fève avec cette fente si caractéristique?

Du chocolat!!!!!!! Et pas besoin d'un couteau pour ouvrir la cosse, une bonne pierre fait l'affaire

L'autre découverte révolutionnaire a été celle des clous de girofle. Vous savez ce petit truc noir dont on se sert pour le vin chaud? Et bien il s'agit d'une fleur, récoltée sur des arbres allant jusqu'à 10m de haut (sur des échelles en bambou - voir Richard ci dessous) et ensuite mise à sécher pour une semaine. Quand nous passions devant les bâches de séchage l'odeur était irrésistible!

Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que les clous de girofle ne sont pas les seuls choses utilisées dans l'arbre. En effet les feuilles, une fois tombées et sèches, sont ratissées, ramassées et mise en ballot, pour ensuite être envoyées dans des usines qui extrairont leur essence. Essence revendue très cher ensuite.

Clous de girofle 

Nous avons également découvert que les avocats poussent dans des arbres (et pas au sol comme nous l'imaginions) et que les ananas se trouvent dans des plantes aux grandes feuilles piquantes, un peu comme des cactus.

Bananes, ananas, avocats et fleur d'hibiscus 

Après deux bonnes heures passées dans les plantations, Kutut nous a mené près d'une rivière, dans les piscines naturelles tant attendues! Elles n'étaient pas très profondes mais tellement rafraîchissantes!!! L'idée de faire du toboggan sur les roches lissée par le torrent nous a bien traversé l'esprit, mais on s'est dit qu'on risquait de finir les 4 fers en l'air.

Notre balade s'est terminée par de très belles rizières en terrasse, dans lesquelles nous marchions sur les petites bordures. Nous avons ainsi eu tout le loisir d'observer et de mieux comprendre le système d'irrigation d'une terrasse à une autre; mais aussi de tomber dedans! Oups... ma chaussure n'en est pas ressortie de la même couleur.

20
sept

If we had to sum up Bali, we would probably say : beaches, volcanos and temples. We started with the beaches and volcanos first, and left the temples until we found a couple of picturesque ones.

Don't get me wrong, Bali is literally littered with temples and you can't go without seeing one every 2 miles. But, unlike churches in Europe, some parts of the temple are only for prayers and therefore not open for tourists. If that sounded quite frustrating at the beginning and slightly unfair (we were dressed properly and were going to be respectful), we finished to understand and found it, in the contrary, an excellent proof of the balinese culture resistance to the touristic invasion.

For more than 2 weeks now, we've had in our hands the lonely planet guide. As you can see on the picture, the cover is an amazing (obviously) picture of a superb temple on a lake. It was the Pura Ulan Danau Bratan, near the city of Candikuning. So when we planned our trip after Lovina, we agreed that we had to stop there and witness this beauty with our own eyes. The guide was giving the following advice:

"For an almost surreal experience, take a quiet paddle across the lake Danau Bratan and see the temple at sunrise - arrange it with a boatman at the temple the night before. The mobs see it by day, but you will see something entirely different - and magical - in the mists of dawn."

And so we did as we were told.

Lake Danau Bratan, at 5.45am, and the Mt Agung in the background 

It wasn't as lyrical as the guide described it, but it's true it was a different atmosphere all together and a very pretty scene to witness. Our boatman was a funny rasta with really crazy hair who picked us up at 5.20am, to be on the lake for 5.40am. Everything was so quiet and peaceful...and only 2 other boats were there.

The compound of the temple is actually the home of a buddhist, hindu and a christian sacred temple. And overlooking the lake, on the hill just behind, is a mosque. A good lesson of living in harmony right?

Useful Infos:

  • price for the boat trip: 400k (£22), we had no idea about a right price and we really wanted to do it. We haggled a little bit but you can potentially do better
  • Instead of going to the temple, you can ask your hotel and they will call someone to arrange the crossing (that's how we've been put in touch with our crazy hair rasta guy - called Din)
  • Hotel in Candikuning: Warung Rekreasi Bedagul, 300k (£17)/ night. The room was really basic for the price (no sink...) but the compound was amazing, with an orchids garden, some yoga places, pounds, ... We even had a fire in the evening because it started being really chilly
  • Munduk-Candikuning : 45min by scooters so too long and too cold to do before dawn (but we met a couple who did it. They were freezing when they arrived!^^)
21
sept

Having read Lonely Planet's information about Menjangan Island, detailing exactly what, where and how you can experience this magical place, we both knew that it was something we really wanted to do!

Having pitched up camp in a delightful place called Dimpli Homestay, we were just 10 - 15 minutes away from the local harbour where all of the boats leave from to go to Menjangan. Our plan was simple - having read the information in Lonely Planet, it said go straight to the harbour and you'll bag yourself the best deal.... yeah right?! Having taken this tactic, we were met a local 'jack the lad' 'I'm a salesman' type of bloke. He told us that we would need; X,Y&Z to be able to take a trip to the island. Oh, and because it was a public holiday on the day that we wanted to go, it was even more expensive! When we arrived at the hotel, earlier on in the day, we were asked if we wanted to go to the island, and they gave us a price, which both Gaelle and I though initially was a little expensive, however after having come back from the harbour, we decided we would go straight through the hotel instead of dealing with the guy at the harbour. So instead of us paying just over IDR1.3Million, we paid the hotel the princely sum of IDR1Million, and we had everything included - even our fried rice for lunch and there was no price increase because of it being a holiday either - Bonus!

A short trip across some choppy water 

As promised, we were picked up at 9 am, in a open back van along with another couple from our hotel. We then ventured off to pick up 2 other couples along with a quick stop at the dive shop to pick up some flippers, before heading to the exact same harbour we were at the day before to head out on one of the boats.

The crossing took around 40 minutes and at times the sea was quite rough, meaning even before we had got into the water we were literally soaked. But, it was a hot day so the odd splash was a welcomed refreshment.


We would be taken to two different places around the island both, obviously, rigged towards snorkelling more so than diving. Our first stop was just SE of the island, and we must have been maybe 150metres off of the shore. We were welcomed into the water by the view of just so many fish. It was even better than our diving at Amed. It was quite funny in that we were with three other couples, 2 of which were French but both these couples had the same full mask snorkelling gear as us. From a birds eye view it must of looked like spot those who had shopped in Decathlon before going on holiday....

No underwater camera means google images - but we saw all of these fish! 

It was like an underwater jungle, for wherever you looked there was either coral, or fish, or more coral or more fish. The big discovery was some BLUE starfish! We didn't even know it existed. But, having come back to the boat and having not seen Nemo (Orange Clown Fish, if you've not seen the movie) we were a little disheartened.

Our lunch was given to us as we got off of the boat, and we sat down on the pure white sand to enjoy our fried rice and noodles. Within a few minutes, the sun had really made it's presence felt and we were in need of either shade, or water. Fortunately there was plenty of water and so a walk along the beach found submersed in the water and splashing ourselves from time to time, meant we soon cooled down again.

Our time on the Menjangan Island 

It was soon time to get back onto the boat, and make our way to the second of our two locations. This time our guide (Putu) had promised us that he would help find Nemo. He came true on his promise, first by showing us a black clown fish, and then a few minutes later an anemone, where none other than Nemo himself was living. Seeing this sight made our day and we both were quite content having achieved what we set out to achieve!

There were only Nemo and his Dad at home when visited, Aunt and Uncle we just visiting in this photo 
The 2 other French couples with whom we shared our tips about Bali 

All in all, it was an amazing day. Gaelle learned that suncream was very much required when you snorkel, as she came back with quite a red bum, and so a lot of aftersun was applied for days after.

Useful Info:

  • Book this excursion through your hotel and pay around IDR500 per person
  • Don't waste your time going to the harbour, it isn't worth it
  • Ensure you wear more than enough suncream, as you'll thank us when you don't have sunburn
  • Buy your full face snorkelling mask at Decathlon costing £25/30Euros
22
sept

De notre grande boucle autour de Bali, nous avons déjà effectué les 2/3 et il est déjà temps de penser au retour sur Ubud. Nous avons prévu de passer une semaine sur l'île voisine de Lombok, nous devons donc rentrer à temps pour rendre les scooters et nous accorder une bonne journée pour la traverser (ce qui ne sera pas de trop comme vous le verrez bientôt).

Sauf que voilà, la côte sud-ouest, ce n'est pas vraiment la plus intéressante... L'extrémité ouest n'a pas grand chose à offrir et le sud sud est l'hôte du Bali que nous fuyons: mer avec des vagues énormes, géniales pour les surfeurs uniquement, alcool à profusion et fête jusqu'au bout de la nuit.

Temple sur la mer - Rambut Siwi

Nous mettons donc notre compas sur un des seuls lieux qui nous intéresse: le temple sur la mer Rambut Siwi. Au 16ème siècle, un prêtre hindou du nom de Nirartha, a établit plusieurs temples majeurs de long de la côte ouest. Contrairement à son semblable Pura Tanah Lot, proche du sud donc noir de monde, cet élégant temple surplombant la mer est désert. Ce qui nous laisse le guide pour nous seuls, après avoir été correctement parés de nos sarongs (sorte de paréo noué de façon bien précise autour des hanches et couvrant jusqu'aux chevilles, Une autre bande de tissu sert de ceinture).

Le guide est assez locasse et adore prendre des photos de ses visiteurs (attention, seulement avec des smartphones, les appareils photos traditionnels il ne maitrise pas). Il nous explique la signification des grands tissus à damier noir et blancs que l'on voit autour de certains arbres, certains poteaux. Il s'agit du symbole du Ying-yang, l'ambivalence qui se trouve en chaque être, en chaque chose, rien n'est tout blanc ou tout noir, nous avons tous une part de bon et de mauvais en nous.

Et pour terminer sereinement cette visite, nous nous asseyons sur un "banc" balinais (sorte de plateforme carrée surélevée et protégée du soleil qu'on trouve absolument de partout et où les gens s'assoient et discutent, mangent, se reposent, ...) et observons un magnifique couché de soleil.

Seminyak - Enfer des vagues et de la circulation mais dîner entre amis à la clef

Nous voulions à tout prix éviter le sud de Bali, mais une de mes très bonne amie (Margaux, que j'ai rencontrée pendant mon stage DCC) était dans cette partie de l'île pour sa lune de miel et nous ne voulions pas manquer l'occasion de la voir et de rencontrer son mari Antoine.

Bon, tout ça à mal commencer avec une circulation mortelle! La veille nous avions parcouru 80km en 2h (notre record!), avec des routes larges, bien goudronnées, et peu fréquentées, où doubler se faisait facilement. Alors en voyant les 65km à faire, nous pensions être bons pour arriver en 1h30. La blague! Il nous a fallu 2h30 et négocier des "doublages" assez risqués, une file ininterrompue de camions très lents et très GROS remplissant toute la route, des changements de direction sportifs pour se faufiler entre deux voitures venant en sens inverse et enfin une conduite sur trottoir, parce que la file immobile de voitures sur des km, ça va bien deux minutes. Tout ça pour arriver dans un hôtel où les réceptionnistes n'étaient pas aimables et ont voulu nous faire payer plus que convenu...

Bienvenu dans le Sud! Après la gentillesse des gens et la détente partout ailleurs, c'était un peu violent. Par contre l'offre culinaire ici faisait plaisir à voir. C'était assez cher, mais aussi beaucoup plus varié et innovant. Parce qu'on doit vous avouer qu'après 3 semaines de fried noodles and fried rice, on a fini par se lasser (ok, carrément être dégoûtés . La seule évocation d'un Nasi Goreng nous faisait nous retourner le ventre...). Alors quand on a vu des burgers végétariens aux pois chiches et hummus et une salade de potiron à la feta, pesto et tomates séchées, et bien on n'a pas réfléchit très longtemps. Et on s'est vraiment régalés! Pour continuer sur cette note positive, nous avons voulu nous baigner dans la mer, au lieu de rester au bord de la piscine de l'hôtel. Erreur.

Erreur qui a failli m'être fatale. Parce que la mer au sud n'est PAS DU TOUT la même qu'au Nord. Les vagues sont très violentes et surtout, le courant est d'une force incroyable (alors qu'ailleurs où nous nous sommes baignés, des coraux étaient là en amont pour briser les vagues). Ce qui nous a induit en erreur c'est le panneau qui disait "baignez-vous entre les deux drapeaux rouges", ce qui sous-entendait deux choses:

  • Qu'il y avait des maîtres nageurs sur cette plage
  • Qu'on pouvait se baigner

Voir les vagues m'a rappelé les après-midi au Liban, où Myriam et moi pouvions passer une heure à plonger et replonger sous les vagues, nous faisant gentiment secouer. Du coup je me suis enfoncée gaiement dedans. Et en moins de 30 secondes je me suis fais emporter au large, derrière deux murs de vagues infranchissables. Je vais la faire courte parce qu'au final je suis toujours en vie, mais sans le maitre nageur, mes bons muscles et mon mental de fer qui me répétait "you WON'T die here!", je ne suis pas sûre que je serais ici pour vous en faire le récit. Ca a été une grosse leçon et je pense qu'il me faudra du temps avant de retourner jouer dans l'océan.

Heureusement, nous devions retrouver Margaux et Antoine le soir même, ce qui m'a permis de rire, de passer une très bonne soirée et d'évacuer une partie du stress. Nous nous sommes retrouvés dans un petit boui-boui recommandé par le guide du Routard qui servait une cuisine traditionnelle de l'île de Sulawesi. Le guide disait que c'était un des repères d'expat, toujours rempli de monde... nous étions les seuls clients et à 20h30 les gérants nous pressaient clairement, ayant hate de fermer. Peu importe, nous trouvons refuge dans le bar animé d'à côté pour des bières et cocktails. Ils avaient même une scène ouverte et un très bon duo guitar/cajon a rythmé notre soirée.

25
sept

For anyone who has never owned a motorbike or a scooter before, this post is for you.

Growing up, at the grand age of 16, I knew a number of people who had a scooter. It was of course one of those screaming 50CC nuisances, that often could be heard up and down the road, with the engine being put through it's paces and unable to give any more.

So, when we decided that we were going to rent some scooters to make our way around Bali, we were thankful that we weren't going to be riding one with such a tiny engine. Our 125CC scooters, (PICTURED BELOW), were great. We felt as though we had enough power to over take when needed and we weren't limited to a low top speed. We were King and Queen of the road!


Our Speed Machines! 

But.... Before you're able to depart, to try and reach your destination, you have to know how to start the damn things!

Alas, being complete novices left us looking, a little bit, like fools when we were on the petrol station forecourt trying to work out exactly what is what. Our first thought was that the battery must be flat, and so we resorted to having to start our scooters with the kick-pedal. Voila! We were off and making our way back to our hotel. Oh and there is a little mechanism that covers the hole where you put your key in the ignition, which Gaelle decided she was going to close on her bike, and so we ended up asking a local, on the forecourt, to help us unlock it. It turns out that you use your key, the black plastic part - we learned a lot in our first 30 minutes of having our scooters, I can tell you!

The following morning we were leaving for our next destination of Sidemen. This is where we would stay before climbing Mt Agung. With our bags on our backs, we went out to our scooters, hoping that the battery hadn't gone flat overnight. But again, we failed to start our scooters and so had to resort to trying to kickstart them. However, in me doing this, it caught the eye of another traveller who stopped and asked us what the problem was. We explained and said that our battery was probably dead and so were having to start them manually. He then asked if he could have a look, and before we knew it our scooters were running quite happily and without being started manually. Both Gaelle and I stood there in amazement, not knowing quite what magic he'd used to start our scooters. It turns out that there is a 'correct' way to start your scooter.

Procedure:

  • Fold away the stand
  • Hold the 'back' brake lever NORMALLY THE LEFT ONE
  • Press the YELLOW ignition button
  • Once started pull back on the throttle to stop it stalling

Simple once you know how! And in fairness I'm grateful that I only looked silly twice in the first 12hours of having the scooters and no longer.

Now I'm sure that some of you will be thinking well why weren't you shown how to start your bikes by the person you hired them from?

Well in fairness, you might normally expect that to be the case, but as we hired them through a friend we were presented with them both started and running, just being told that each scooter needed fuel and so the fuel station was where all the fun began.

Are there many petrol stations?

Our Sidemen location was quite remote and there weren't many typical petrol stations around, but not to worry as you can find a lot of places that stock some unleaded 95 or 97 (sometimes otherwise just known as BENSIN). These will just be little shops that sell fuel by the litre, however it'll cost you a bit more than a fuel station, by IDR1 or 2 thousand, roughly equating to 11p! However, I'm not sure that Health and Safety, especially in England and especially Europe, would agree that it is safe to have these bottles sitting out in the blistering sun all day. But still, they provided us with the extra fuel we needed when we were running low. FYI - a full tank was around 2 litres, and so filling up at a normal petrol station will cost around IDR22,000 - £1.23.

To the right is a somewhat more regulated way of dispensing fuel in places where petrol stations are scarce, rather than just bottles of fuel.

How did we navigate our way around?

This was our next conundrum, which we overcame quite quickly, and thanks to our 21st Century GPS! And thankfully, I had also bought a bag which had a little front pocket, meaning that I could glance down whenever we were approaching a junction to ensure we turned the right way. This plan was pretty foolproof, however it is strongly recommended that if you use your GPS you should have your phone plugged into an external battery, or at least have one around just in case your phone is about to run out of juice! Plus the heat doesn't help and drains your battery very quickly, or did mine at least!

Whilst you're here, perhaps check out our little montage of us riding our scooters around Bali, below. It gives you a brief insight into what we saw. There were plenty of monkeys!

How is it to drive in Bali?

To be honest, driving in Bali was pretty stress free once we got to know our bikes. We learned a lot in the first few days, and quickly established that there weren't really many rules of the road. There certainly didn't seem to be any speed limits! Your horn is one of the most important tools, and this should be used almost all of the time. For example, people do often look left when pulling out at a junction, they wait to here a horn to be alerted of your presence. Another example would be if you are on a narrow road and you can't see around the corner, your horn is vital in telling an oncoming vehicle or bike that you are there, because the person coming the other way is bound to be taking some sort of racing line attack!

Buses, Cars, and Lorries?

Lastly, we found that a scooter is made for more than just one person, or even 2 people. In Bali, the scooter is the ordinary working mans car and a family of 4, Mum, Dad, 2 kids, can quite comfortably fit on and get from one place to the next. I believe the locals call this a minibus. But as well as Minibuses with families travelling around Bali, you also have other people using their scooters as lorries or vans. In all honesty, whatever you can think of transporting from one place to another, there is bound to be someone, on the island of Bali, who has conjured up a way of customising their scooter to allow them to get whatever it is from A to B. Imagination, and Innovation all rolled into a scooter!

A few bikes that were carrying a load of some description 

Just one more thing, and a word of warning! Bali's roads can be very steep in certain areas, and so ensure that the brakes on your scooter work, and work well otherwise things can get a little scary, and very fast!

Oh and the last point, I promise, is to ensure that you wear suitable attire for your journey on the open road as you can easily find that all sorts of things fly into you as you ride. And it hurts, as Gaelle will testify, if one of those things flying into you is some sort of stinging insect! Just a little word of warning!

#2 Wheels are better than 4 
27
sept

J0 : Arrivée sur Senaru - Lombok

Le moment tant attendu est arrivé : nous partons pour Lombok avec comme objectif l'ascension du volcan Rinjani. Nous avons rendu les scooters à Ubud et notre première mission est de trouver comment traverser la mer pour nous rendre sur l'autre île. Mais surtout nous devons trouver un moyen de nous rendre dans le village de Senaru qui est le point de départ de tous les treks pour Rinjani. Car si nous en croyons le guide, aucun bus ne s'y rend et les deux seules options sont : prendre un taxi pour 3h (bonjour le coût) ou prendre un scooter/taxi depuis un village sur la côte (sachant qu'avec nos gros sacs il nous en faudra deux donc pas evident...).

Nous partons à 7h du matin, à bord d'un mini van qui nous depose au port de Padangbai et de là nous découvrons que le seul port de Lombok desservit par le ferry, est celui de Lembar, tout au sud, alors que nous devons aller au nord... Tant pis, c'est 10 fois moins cher que les speed boats et en plus on retombe sur un couple de Français avec qui nous avions fait du snorkelling sur l'ile de Menjangan! Les 5 heures passent du coup plutôt vite en bonne compagnie et avec une tonne de choses à grignoter (nous avions été prévoyants^^).

Arrivés sur place il pleut des cordes et on se dit que ca ne va pas être de la tarte de trouver la gare routière et de négocier nos 3 correspondances. Heureusement, une fois n'est pas coutume, nous avons écouté le blabla d'un rabatteur qui s'est avéré proposer exactement ce que nous voulions et après une courte négociation, au prix que nous nous étions fixé. Nous avons donc payé 1million750 chacun (£100) pour nous faire transporter jusqu'à Senaru, pour faire le trek en 3 jours 2 nuits (3D2N comme on dit ici) et pour ensuite nous faire conduire jusqu'à Kuta, ville du sud de l'île réputée pour ses magnifiques plages. Malgré nos grignotages, nos ventres ont commencé à se faire entendre mais comme on sentait bien que le chauffeur de taxi était un peu pressé, on a mangé nos nasi goreng dans la voiture. 11h après notre depart d'Ubud nous arrivons enfin! Merci mes sea band (bracelets exerçant un point d'acuponcture chaque poignet), sans vous j'aurais été malade une bonne partie de ce voyage.

Traversée de Bali à Lombok et le Mont Rinjani qui se profile à l'horizon 

J1 : 1500m de montée pour arriver au 1er campement

Après une courte nuit dans un hotel très basic de Senaru, nous avalons un rapide petit déj et sautons dans le pick-up venu nous chercher avec les autres membres de notre groupe. Nous sommes 4 couples, Richard est le seul Anglais et je me dis "fais chier, encore des Français, j'en ai marre!". Mais en fait tout le monde parlait soit très bien anglais, soit avait envie de faire l'effort de s'y mettre. C'était d'ailleurs assez drôle d'entendre deux filles dire à leur chéri "vas-y! C'est une occasion géniale pour toi de pratiquer!".

Il y avait donc:

  • Élodie et Nicolas, eux aussi en tour du monde pour un an (super pour s'échanger des conseils, des idées, nos blogs, ...)
  • Mariz et Yoan, navigant entre l'Australie, la Nouvelle zélande et Bali. Ils voyageaient comme nous avec un scooter et leurs gros sac à dos. Le plus drôle c'est que nous les avions déjà croisés au temple sur le lac! Deux fois en deux jours que nous retombons sur des personnes que nous avons déjà vu. Ca fait un drôle d'effet!
  • Amandine et Pierre-Alexandre, en vacances pour 3 semaines et venant juste de commencer

Après nous être enregistrés à l'office du parc, nous attaquons enfin le trek vers 9h30. Ca ne monte pas trop dur et on peut admirer le volcan en arrière plan (qui paraît bien loin...). La chose qu'on ne réalise pas vraiment avant de commencer, c'est l'effort incroyable que fournissent les porteurs. Pour notre groupe de 8 nous avions 4 porteurs, chacun chargé d'environ 30 kg sur une épaule (sachant qu'aucun ne doit faire plus de 60 kg)... Dingue. Parce que 3 jours de trek, ça veut dire, 1 tente par couple, des mousses, des duvets, des réchauds, des poêles, de l'eau (3L/jour/personne), la nourriture, ... Et comme si le poids n'était pas suffisant, pour ajouter à la difficulté ils marchent tous en tongs. En tongs! C'est du délire. Surtout après plusieurs heures de marche, quand nous-même avec nos bonnes chaussures de rando on pose doucement le pieds parce que c'est glissant/instable/trop pentu... et qu'eux nous doublent en trottinant.

Vers 12h on s'arrête pour la pause déjeuner, au niveau du "Pos II". Ca fait du bien de souffler et de se réchauffer autour d'un thé chaud. C'est aussi le premier vrai moment où on prend le temps de discuter, de se découvrir au sein du groupe. Le courant passe bien, on est assez similaire tout en venant de jobs très différents et on se met assez vite à parler plus librement. Mais l'heure tourne et on commence à s'inquiéter de voir tous les autres groupes repartir alors que chez nous, le repas en est encore au stade "coupage des légumes". Nous savons qu'il nous reste 4 bonnes heures de montée, que le soleil se couche à 18h15 et qu'il faut qu'on ait monté nos tentes et commencé la préparation du diner avant qu'il fasse nuit noire... Ba ça n'a pas loupé, le repas était excellent mais servi beaucoup trop tard du coup on a dû rattaquer à un rythme très soutenu, le ventre trop plein et en pleine digestion. Pas cool.

C'est dur, ça grimpe sacrément raide et on ne s'accorde pas de pause de peur de finir dans le noir. Le soulagement était intense quand nous avons enfin atteint le col où le campement est basé. La vue était à couper le souffle: nous étions sur le bord du grand cratère, au fond duquel se trouve un immense lac et un nouveau volcan, petit mais actif. On profite de la lumière dorée du soleil couchant pour faire des photos de groupe et couples (et prétendre qu'on joue de l'harmonica, genre trop détendu, c'était pas dur du tout). Par contre il commence à faire froid, et avec la sueur séchée dont on ne peut pas se débarrasser (pas de douches ou de rivière à cette altitude), on se met à grelotter. Heureusement, super groupe oblige, on se serre tous dans une des tentes, les uns sur les autres, et on commence une partie de carte, accompagné d'un merveilleux thé chaud. Royal.

On expédie le diner en 20 min et à 21h, plus rien ne bouge. Il faut dire qu'on est bien fatigués de cette première journée et qu'on sait que celle qui nous attend sera bien pire...

J2 : 11h de marche - ou la journée de l'enfer

Réveil à 1h45 du matin. Après une tasse de thé (vous saviez que c'était excellent pour se nettoyer le visage de la crasse de la veille?) et quelques biscuits, nous voici partis, frontales au front, polaires et anorak sur le dos, sommeil dans les yeux et les muscles. Rappelez moi pourquoi nous sommes là à cette heure indécente? Ah oui, nous voulons voir le levé du soleil depuis le sommet du volcan! ("Oui enfin on a déjà fait ça à Bali, pourquoi on se torture de nouveau? Alors qu'on pourrait gentiment rester au chaud dans les tentes et se réveiller à 9h?" "Tais toi petite voix malveillante! Si t'es pas contente t'avais qu'à rester sur la plage!")

Je pensais qu'on avait souffert pour le Mt Agung. Mais c'était avant de faire ça... En regardant un relevé topo de la randonnée, on se disait que ce n'était "que" 1100m de dénivelée positive, à faire en moins de 3h30 si on ne veut pas louper le lever du soleil. Dur mais faisable. Avec de la volonté, des muscles et des biscuits, on pouvait le faire. Sauf que ce que nous n'avions pas bien réalisé, c'est que cette partie du volcan est entièrement recouverte de sable volcanique. Essayez d'imaginer une minute que vous marchez le long de la plage. C'est déjà un peu dur non? Vos pieds s'enfoncent, ça demande un effort de se propulser vers l'avant. Bien, maintenant imaginer le même sable avec une pente à 45°, pas de caillou ou baton de marche pour vous soutenir. Là ça commence vraiment à être fatiguant. Et enfin, le tout dans le noir complet, votre frontale n'éclairent qu'à 3m de vous, et celà pendant 4h.... Voilà, vous avez une idée du calvaire que c'était.

Richard et moi n'arrivions pas à nous caller sur le même rythme et j'ai dû l'abandonner. Lui et le sac contenant notre eau et nos gateaux... Erreur. J'étais tellement obnubilée par ce ****** de lever de soleil que j'ai donné tout ce que je pouvais, allant jusqu'aux limites. Et avec tout ça j'ai quand même réussi à ne pas être au sommet à 5h45, mais seulement une heure plus tard. En chemin, j'ai quand même pris de belles photos que vous voyez ci-dessous.

Le sommet est à 3700m d'altitude, donc on ne reste pas longtemps si on ne veut pas se transformer en glaçon. Après une rapide photo preuve avec 3 autres membres du groupe (3 ne sont pas arrivés au bout et un avait décidé que son sommeil était plus précieux), nous redescendons la pente infernale de la fin. Et comme c'est facile! Le sable et l'inclinaison du sol qui rendait la progression si lente, si laborieuse, nous permet en descente de "surfer". Il faut se tenir éloigné les uns des autres parce qu'on déplace une tonne de poussière, mais on descend comme sur une piste de ski, en courant/glissant. La clé réside dans le fait de ne pas avoir peur de prendre de la vitesse et de ne pas s'arrêter.

Je retrouve Richard au pied de ces derniers 300m (qui m'auront pris 2h à grimper...), "confortablement" installé sur un rocher en train de grignoter. Il avait retrouvé deux de nos compagnons, Élodie et Nico, et ils avaient décidé de s'arrêter là pour profiter du lever de soleil et du lac en contre plongée. Et quand je vois la vue qu'ils avaient, je me dis que ça ne valait peut-être pas la peine de m'éreinter pour atteindre le sommet... Parce que la vue de là haut n'était pas particulièrement différente, et j'ai surtout usée une énergie folle pour y parvenir. Energie qui, je le sens déjà, va me faire défaut pour le reste de la journée. Ah oui parce que ça aurait été trop facile si ces 6h de marches et 1100m de dénivelé aller-retour avaient été les seuls de la journée! Maintenant on doit descendre dans le cratère (4h), déjeuner au niveau du lac et remonter de l'autre côté, pour le 2ème campement (3h).

Seuls au monde 

A peine le petit déjeuner avalé et le campement plié que nous nous retrouvons enveloppés dans les nuages. On ne voit plus le lac, plus le bord du cratère et pas à 10m devant soi. On ne traine pas, on sait qu'encore une fois on va être serré au niveau temps. Il est 10h, on doit marcher 7h, avec une heure de pause ça nous fait déjà arriver à 18h, donc quand le soleil se couche... Je crois que des ailes me poussent dans les mollets et je me mets à sauter comme un cabris dans cette descente faite de grosses pierres stables mais créant de sacrées marches. Se retrouver seule sur le chemin en ne voyant pas grand chose autour de soi, seulement les nuages recouvrant et découvrant à toute vitesse des pans entiers de montagne, c'est assez... féérique et hallucinogène.

Enfin le lac se dévoile et on peut poser nos sacs, s'étirer et aller se baigner dans les sources d'eau chaude pendant que les porteurs prépare le repas. L'eau des sources est en fait tellement chaude (je dirais vers les 60°C) qu'on ne peut pas vraiment se baigner, seulement s'asperger les jambes. Mais qu'est-ce que ça fait du bien! La chaleur détend les muscles et nous redonne à tous un coup de fouet.

Cependant certains dans le groupe ne sont vraiment pas en bon état (un couple parlait même la veille d'abandonner tellement ils trouvaient ça éprouvant) et commencent à émettre l'idée de poser le campement au niveau du lac et de faire la remontée le lendemain. C'est tentant mais ça veut dire que demain on va devoir se faire 3h de montée en plus des 5h de descente déjà au programme... Et un couple du groupe est un peu pressé par le temps, ils doivent reprendre la route dans l'après midi pour aller sur les îles Gili. On finit par couper la poire en deux : nous ferons 1h30 de montée cette après-midi et le reste demain en se levant à 5h.

C'était probablement la meilleure décision possible. Nous n'avons pas à nous presser, nous installons le campement en plein jour et j'ai même le temps (et le courage) de prendre une douche improvisée à l'aide d'une bouteille d'eau et d'un bouchon percé. Nous terminons la soirée autour d'un bon feu de bois et à 20h30 tout le monde fait dodo.

J3 : Descente tout schuss - quand tu sais que la fin du calvaire est proche

Il y a quelque chose d'assez magique psychologiquement à savoir que c'est la fin. Les muscles sont endoloris (malgré le massage consciencieux la veille à l'huile d'arnica), mais le moral est là. Et la vue... la vue! Nous partons aux premières lueurs du soleil et le lac se teinte progressivement d'un bleu de plus en plus turquoise. C'est juste sublime et ça en fait oublier les petites tensions de la veille (pas toujours évident d'être en groupe, surtout quand tout le monde n'a pas le même rythme et les mêmes capacités physiques).

Arrivée en haut on admire les îles Gili à nos pieds et dans le lointain le Mt Agung qui est en alerte maximale. Richard s'agite "regarde, regarde! On voit de la fumée!". Mais vu la distance je n'y crois pas et je lui dis que c'est seulement son imagination. Il s'avère qu'en retrouvant une connection internet le soir, on découvrira qu'il avait raison, que de la fumée s'élevait à plusieurs centaines de mètres au dessus du cratère...

La descente se fait assez facilement pour ceux qui ont encore l'énergie de courir. Ca évite de glisser, de prendre trop au niveau des genoux et de tétaniser les muscles des cuisses. Mais dès qu'on s'arrête, on le paye assez cher. On atteint la partie jungle après une bonne heure de descente et je trouve ça très reposant de changer de décor et d'être à l'ombre (même si au passage on récupère 10°C de plus...). Cette fois ci on presse les porteurs dans la préparation du déjeuner (des noddles, ça va, ce n'est pas trop compliqué et élaboré) pour être sûr de repartir à temps. Richard en profite pour nourrir les singes avec nos bananes écrasées, ce qui provoque une grande agitation, les singes essayant ensuite de voler de la nourriture auprès des différents campements. Oups...

Les deux dernières heures se passent sans encombre bien que très lentement de mon côté. Le moral a beau être là, quand les pieds souffrent, les pieds souffrent. Et puis je me retrouve avec Élodie et Nico, à discuter de tout un tas de choses, ce qui ne nous aide pas à aller vite ("Bon les filles accélérez un peu!" "Mais je peux pas, si j'avance trop vite je n'entends plus ce que vous dites!")

Vers 14h on passe enfin le portique indiquant l'entrée du parc.

On est mort, mais on est fiers!

PS: certaines photos proviennent des autres membres de notre groupe. Je ne peux pas écrire sous chaque photo le nom de l'artiste, mais je voulais tout de même leur rendre justice. Les plus beaux clichés viennent d'Elodie et Nico avec leur incroyable appareil, un Olympus OMD - Lentille 50mm

Infos Utiles:

  • Le trek du mont Rinjani est physiquement très dur. On ne le planifie pas à la légère et sans bon matériel
  • Matériel indispensable : chaussures de rando, vêtements chauds (veste polaire, pantalon, gants, bonnet), veste de pluie, lampe frontale, un bon sac à dos de journée, crème solaire
  • Ne pas passer par une agence de voyage sur Bali ou les îles Gili pour booker le trek, mais le faire directement au port de Lembar ou dans la ville de Senaru (énorme économie)
  • Un trek de 3 jours 2 nuits ne devrait pas coûter plus de 1.2 - 1.5 million par personnes
  • Ne pas oublier de prendre de l'argent pour le pourboire des porteurs et guide. Compter entre 10 et 20 000 par personnes aidantes par jour
  • Si physiquement vous ne vous sentez pas de faire le sommet, ne forcez pas. Et comme je le disais, je pense que s'arrêter juste avant la montée finale offre un vue bien suffisante.
1
oct


Après ces trois jours terriblement intenses sur le Mt Rinjani, nous avons décidé de nous reposer en ne faisant absolument RIEN pendant 4 jours. Enfin si, une lessive quand même parce que 3 jours de trek, ça empeste le sac à dos. Et on s’est retrouvé avec une pile de linge si grosse qu’on a décidé, après un mois de voyage et de lessive à la main dans l’évier, de s’offrir un petit luxe: un service de pressing! A 0,60 centimes le kg, on n’allait pas se ruiner. 5kg à la balance et 24h plus tard on a retrouvé nos habits tout bien pliés, empaquetés, et qui sentaient bons! Genial!

Sur l’île de Lombok on nous avait conseillé Kuta, pour ses plages superbes et son côté décontracté. Les plages sont en effet magnifiques, la côte étant une succession de criques en forme de fer à cheval, laissant une large bande de sable blanc et nous protégeant des vagues. J'avoue qu'après l'angoisse de Semyniak je ne me sens pas prête à retourner dans une mer agitée...

Ca manque un peu d’ombre et il faut payer le parking pour garer nos scooters, mais c’est quand même un très beau coin pour se détendre. Et puis comme on est des petits filous, on tente d’esquiver l’étape “parking” en prenant une petite route qui mène directement à la plage. Seul problème : on veut avoir notre scooter dans notre champ de vision une fois dans l’eau (on nous a mis en garde contre le vol des deux roues, assez fréquent apparement). Nous avons donc décidé de tester les lois de la physique disant qu’un engin lourd sur une surface meuble, ça n’avance pas. Il semblerait que la physique ne soit pas une science si stupide... Après une courte mais intense bataille au milieu des millions de coraux/coquillages échoués, nous avons finalement réussi à mettre notre scooter à l’abris et pu profiter d’une petite trempette.

Ce qui incite beaucoup moins à la détente à Kuta, c’est la présence d’enfants mendiants... Je ne sais pas quand le phénomène a commencé, mais c’est une vraie épidémie qui nous a donné envie de fuir. La technique est toujours la même: un ou deux enfants (entre 5 et 10 ans) viennent accoster les touristes dans les restaurants et leur proposent d’acheter des bracelets tressés. Après s’être fait - plus ou moins gentiment - rejeté par tous les clients, il(s)/elle(s) retournent dans la rue pour... enfourcher un scooter et se rendre à la terrasse suivante; ou bien ils tendent l’argent à un adulte qui attend à l’angle de la rue. Ils ont un chiffre d’affaire à remplir dans la soirée et ne sont pas autorisés à rentrer chez eux avant de l’avoir atteint. Ca m’a tristement rappelé les enfants Syriens dans les rues de Beyrouth. Sauf qu’ici ils semblent tous avoir une famille et vivre dans une maison/abris.

Dans une même soirée vous pouvez vous faire accoster une dizaine de fois. Au début on est souriants et on essaye d'etre sympathiques mais quand vous êtes interrompus toutes les 10 minutes (certains se sentent tellement à l'aise qu'ils s'assoient à votre table), ca tape sérieusement sur le systeme.

Si vous faites l’erreur de leur donner de l’argent, plusieurs choses vont se passer:

  • Ils ne vont plus vous lâcher jusqu’à ce que vous achetiez un bracelet à chaque enfant de la bande qu’ils auront rameuté
  • Vous renforcez l’image qu’ils ont : touriste = argent
  • Vous contribuez à un réseau d’exploitation d’enfants qui devraient être au lit à cette heure là

Mais si vous ne donnez pas vous vous sentez un peu comme un être égoïste sans coeur... Ce n’est jamais facile de réagir face à ce genre de situation.

Info Utiles:

  • Très bonne guest house pour pas cher et en face de la mer: Sekar Kuning, 175K/nuit (£10)
  • Excellent restaurant sur le bord de mer: Warung Bule (spécialisé en poissons et fruits de mer mais j’y ai mangé une délicieuse soupe marocaine)
  • Ca vaut le coup de louer un scooter pour un jour ou deux et partir explorer les criques (seulement 50K/jour soit environ 3euros)
  • Transfert pour l’aéroport: 60K/personnes (seulement 30min)