Vietnam

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Second pays de notre tour du monde, nous avons tout à apprendre et découvrir sur cette culture du sud de l'Asie.
Du 6 décembre 2018 au 20 janvier 2019
46 jours
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Publié le 19 décembre 2018

Après avoir dit au revoir à la Chine, il est temps pour nous de franchir la frontière et entrer au Vietnam. Notre périple prend alors une dimension internationale puisque c’est notre 2ème pays.

Il faut tout recommencer, nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouvelles pratiques et nouvelle population. Dès nos premières heures, le contact avec la population semble plus facile et chaleureux. On n’a pas le temps de voir passer les 2 heures d’attente pour notre bus car on sympathise déjà avec une famille à la station. Nous apprenons les mots de base (bonjour, au revoir, merci, bus et bière) et on échange quelques pas de danse.

Le bus arrive et donne donc le départ pour 6 heures de transport à travers la campagne. Nous ne parcourrons que 200 kilomètres mais il fallait bien autant de temps pour déposer les dizaines de colis en tous genres dont le bus était rempli à craquer. Pas de place pour les jambes avec tous ces sacs de patates en guise de tapis de sol. Sans oublier les montagnes de galettes, bidons d’essences et tout le reste sur le toit. Les maisons en terre sur le bord de route avec leurs toits de paille nous font faire un bond dans le temps. A travers les vitres on admire la vie locale comme un vrai documentaire. On garde en mémoire le retour d’école des enfants sur leurs vélos beaucoup trop grands.

Nous arrivons donc en soirée chez Rose, notre hôte. Nous avons trouvé un volontariat pour environ une semaine. Le principe est simple : nous aidons des enfants à apprendre l’anglais et à prononcer en échange du gîte et des repas. Nous sommes aussi accueillis par plusieurs autres volontaires étrangers avec qui nous partagerons à 6 notre « chambre-salon-cuisine-salle de bain ». Cette cohabitation étroite se passe très bien !

Le centre en lui-même propose des cours du soir d’anglais à des enfants de 4 à 15 ans environ. A la base, les techniques d’apprentissage au centre se veulent différentes des techniques classiques du tableau/cahier. Mais comme nous sommes arrivés en fin de semestre, l’heure était plutôt aux tests et contrôles plutôt qu’aux animations et jeux d’enseignement. Du coup nous n’avions qu’une petite charge d’enseignement (environ 2h par jours). Comme le reste du temps il faisait plutôt mauvais temps nous en avons profité pour nous relaxer et préparer la suite de nos aventures.

Mine de rien, ça n’a pas été si facile de se retrouver devant des enfants à enseigner une langue qui n’est pas la nôtre et ne sachant pas vraiment leur niveau. Mais nous n’étions jamais seuls et nous étions quand même bien épaulés. On aurait peut-être souhaité un projet qui nous demandait d’avantage d’investissement et de temps. Toutefois, être accueillis dans cette famille nous a permis une bonne arrivée dans la culture, surtout avec la fin de soirée dans le karaoké du coin, à fêter un anniversaire où on nous servait des bières en continu. On a aussi été invités au repas de boite de notre hôte, pour supporter l’équipe de foot du Vietnam bien arrosé de tournées d’alcool de riz servies au pichet…


Notre semaine a été rythmée par des rituels loin des nôtres. Rose habite juste à côté d’un temple bouddhiste. Tous les matins, à 5h00, le moine sonne la cloche pendant quelques minutes. Le rituel peut se répéter plusieurs fois dans la journée. A 17h, la cloche sonne de nouveau mais cette fois ci pour un appel de prière qui dure environ 1 heure.

Le quotidien se rythme également par la vie locale, marché à 200 mètres, plusieurs petites boutiques et de nombreux coiffeurs avec d’étranges sièges de rinçage qui sont plutôt des lits.

Glenn a fait l’expérience d’une coupe de cheveux et d’un shampoing massant assez énergique pour 3 euros. (une coupe seule 1 euros)

On se retrouve dans les montagnes! 😀

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Publié le 23 décembre 2018

Après 1 semaine de volontariat avec Rose et les enfants, nous voilà sur notre 2 roues pour explorer les montagnes du nord du Vietnam.

C'est parti pour plus de 400 kilomètres et vue l'état des routes et de la météo il va bien nous falloir 4 jours pour boucler la boucle (the loop). En effet notre vitesse moyenne est de 30 km/h.

Voici notre plan de route:

Jour 1: Ha Giang --> Sa Phin (18)

Jour 2: Sa Phin (18) --> Lung Cu (19) --> Dong Van (20)

Jour 3: Dong Van (20) --> Meo Vac (21) --> Exploration (22) --> Village perdu (23)

N'oubliez pas que si vous voulez voir un aperçu dynamique de tout notre itinéraire depuis le départ c'est sur le lien ci-dessous:


La première journée commence avec le soleil, et Glenn doit s'habituer rapidement aux routes difficiles. (première frayeur, le scooter joue du rodéo en pleine montée). Cependant après les premiers paysages, le changement de vallée nous plonge dans le brouillard jusqu'à la fin de journée, compliquant la route. On arrive à Sa Phin pour dormir chez l'habitant.

Après une nuit bien fraîche (8 degrés dans la chambre), on arrive difficilement à sortir de dessous nos 3 couettes. Il est 9h et nous voilà reparti sur notre bolide pour le 2ème jour. De nouveau dans le brouillard, on hésite à pousser jusqu'à Lung Cu. Le point le plus au nord du Vietnam. Mais la beauté des paysages, nous incite à tenter notre chance en espérant que la vue soit dégagée. Le village était sympa mais la brume est malheureusement encore là. Lung Cu est aussi la ville frontière avec la Chine. On ne peut pas résister à aller jeter un coup d'œil. Les barbelés signalent bien la limite entre les 2 pays mais les traces de scooters laissent penser que le chemin est bien emprunté. On s'est amusé à franchir la frontière de nouveau et sans visa hi hi hi...

Milieu d'après midi changement de vallée et changement de météo. Le soleil est au rendez-vous, on part pour 1h30 de marche à travers 2 flancs de montagne. Durant la balade on croise des fermes, leurs habitants en train de travailler dans les champs et un petit groupe d'enfants surpris de notre présence. Bouches bées ou béante pour certains, mais après quelques "hello!" et coucou nous voilà à échanger quelques mots et ce jusqu'à la fin de la ballade en criant dans la Vallée pour leur répondre.

On se trouve un bon hotel à Dong Van pour ce soir.

Après une nuit dans un bon lit et une chambre chaude, on part à la recherche du fort de la ville. Il se situe à 1200 mètres d'altitude et offre une large vue sur les horizons. Il a été construit lors de l'occupation française à partir de 1887 pour faire face à l'éthnie des Hmongs.

On reprend la route pour Meo Vac, le prochain village, situé à 23 kilomètres.

On s'arrête au marché locale et on reprend la route persuadés de notre trajet. Arrivés au croisement de la dérivation tant attendue, un local nous stoppe pour nous dire que ce n'est pas possible (no, no, no, route trop compliquée avec le scooter. En vietnamien bien sur). Malgré les conseils on tente notre chance. Après 1 heure de scooter pour 10km, on décide de faire demi tour. Notre niveau d'essence et la mauvaise localisation sur notre GPS nous inquiète un peu. Et c'est maintenant qu'on se rend compte de notre erreur de route. La dérivation était bien plus tôt, au marché du village précédent. Notre erreur nous coûte 30 kilomètres, autant dire que ce n'est pas rien au vue des routes et de notre scoot. Mais Glenn s'est bien marré à conduire sur la piste ou plutôt le sentier. Nos fesses rigolent un peu moins. On a pu aussi voir une campagne encore plus profonde avec ses animaux, ses habitants et leur mode de vie encore plus éloigné du notre. Après 8h30 de route, on arrive enfin (rappel de 30 km/h en moyenne) . Autant dire qu'à la fin de chaque journée, On a trop mal aux fesses et ça devient un supplice mais le jeu en vaut la chandelle.

On termine la boucle le lendemain à 14h avec une bonne pizza en récompense. (la première depuis le départ). Malgré la météo pas facile on a vraiment apprécié cette échappée dans les montagnes, la nature et les ethnies!

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Les au revoirs ont sonné, après 1 semaine dans le centre on s'aperçoit qu'on s'était vite attachés. Notre famille nous manque et du coup les volontaires et Rose étaient pour nous notre famille le temps d'une semaine. On part un peu triste mais avec l'envie de retenter l'expérience.

Maintenant allumez votre PC, posez-vous 15min et venez faire Un Tour Sur Notre Moto!!

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Publié le 27 décembre 2018

L'épisode montagne du nord dans le froid est fini. Après 10 heures de bus couchette et 2 heures de bus et ferry nous voilà arrivés à Cat Ba. Nous posons nos pieds pour 4 jours sur cette belle île qui est entourée de milliers d'îlots dont les plus connus sont dans la baie d'Halong. Située sur la côte nord-est du Vietnam.

La, on vous fait le coup de la carte postale :

Il fait beau, chaud, on a les pieds dans le sable, la sensation d'être en vacances nous gagne. C'est d'ailleurs la première fois qu'on prend des petits déjeuners. Donc oui, on a vraiment l'impression d'avoir pris quelques jours pour nous.


Pour notre premier jour, on choisi une petite balade pour visiter le fort français perché en haut d'une des collines de l'île. Une position stratégique qui a été utilisée par les japonais, français et vietnamiens durant plusieurs conflits et dont la vue sur l'horizon est assez impressionnante!

Vous imaginez que Glenn était tout content d'explorer ces vestiges mais un peu déçu qu'il n'y ai pas plus d'explications. Encore une fois merci wikipédia.



Après un repérage des tours opérateurs, nous voilà le lendemain à embarquer sur un petit bateau de croisière pour passer une journée dans la Baie Lan Ha. Le bateau nous dépose sur l'île aux singes. On considère plutôt cette île comme un manège à touristes sans grand intérêt et on préfère s'amuser à faire les singes pour atteindre le pic et apprécier la vue. Ça relève presque de l'escalade

Voici tout de même quelques photos de leur bouilles.

C'est parti pour naviguer au milieu de ces milieux d’îlots. C'est assez impressionnant, nous sommes si peu comparé à tout ça. On voit bien le travail de l'eau sur les rochers et ce que la nature peut accomplir si naturellement.

Au milieu de nul part, nous voilà à prendre une pagaie et donner quelques coups de rames. La sensation de grandeur est encore plus impressionnante. On s'aventure dans quelques passages de grottes et à chaque fois on découvre avec émerveillement un nouveau décor de carte postale.


Après l'effort et un bon repas, on part pour d'autres recoins de la baie.

Une pause aquatique pour les plus courageux. Glenn attend depuis 2 mois de pouvoir faire un plouf, il ne recule pas devant la fraîcheur de l'eau.


Le retour se fait à travers quelques petits villages flottants de pêcheurs. On se demande un peu comment ils vivent.

Ce genre de journée permet aussi de rencontrer d'autres touristes, d'autres voyages, d'autres itinéraires. On passera un bon moment avec un couple de belges revenant de plusieurs mois en Australie. Cela nous a permis de nous projeter un peu vers le futur de notre expédition...

Voici une vidéo résumant très bien la belle journée qu'on a pu passer ainsi qu'un aperçu des paysages.

Pour notre 3ème jour, on décide de louer un scooter pour arpenter l'île. Notre bolide pour cette fois et un tas de tôles qui tremble dans tous les sens (obligé de rouler à la lampe frontale le soir).

Sur notre chemin on en profite pour visiter une grotte qui était utilisée comme hôpital secret en temps de guerre. Elle a été utilisé de 1963 à 1975. L'intérieur est en béton armé pour résister à d'éventuelles attaques. 3 étages ont été créés, avec au total 17 pièces (salle d'opération, salle de convalescence, cuisine, pièce secrète...) Il pouvait accueillir jusqu'à 200 personnes mais uniquement des soldats ou dirigeants. Cette stratégie de protection à pu sauver des centaines de vietnamiens pendant la guerre contre les américains.

Nous voilà ensuite dans le parc national de l'île pour une petite randonnée de 2 heures afin d'apprécier la vue. Voilà pour vous le résultat :


Le panneau du musée indique "specimen room", on va jeter un coup d'œil et voilà qu'on trouve un musée en abandon avec des choses vraiment étranges voir un peu dégoûtantes.

Plus loin on découvre une grotte. On était loin de se dire qu'on allait voir ça aujourd'hui. Le Vietnam est connu pour être l'un des pays ayant la plus grande grotte du monde. D'ailleurs l'expédition de celle ci est plutôt inaccessible (3000 dollars) , mais d'autres grottes sont accessibles. On ne sait pas si on va pouvoir en profiter mais celle-ci nous a déjà bien impressionnés.

On finit la journée à se balader sur l'île et profiter des différents points de vue.

Voici quelques curiosités:

Après une journée de repos et quelques paperasses nous vous retrouverons à Hanoï pour les fêtes de Noël !

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Publié le 28 décembre 2018


C'est à Hanoi qu'on trouve le plus rapidement un habitant pour nous loger via Couchsurfing. C'est un peu particulier car c'est en fait quelques jeunes qui ont monté un petit centre d'anglais. Du coup vers 16h nous allons tous à l'université voisine pour discuter avec des étudiants qui apprennent l'anglais et en échange nous sommes logés et on mange tous ensemble le soir. Un très bon compromis. D'autant que ça nous permet d'échanger avec d'autres voyageurs et apprendre plein de choses!

Concernant Hanoi, bien qu'étant la capitale, il faut le dire il n'y a pas énormément de choses à faire. Il y a pas mal de musées et on décide d'en visiter 2.

Le premier est le musée de l'ethnologie. Vraiment bien fait, il explique les différences entre les ethnies du Vietnam. En fait la population est composée de 53 ethnies bien distinctes avec pour chacune des vêtements, des coutumes et des cultures bien particulières. Plus généralement ces ethnies se répartissent dans toute l'Asie sans vraiment se préoccuper des frontières. On retrouve par exemple des Yao en Chine ou au Vietnam.

Le second musée a forcément très intéressé Glenn. Le musée militaire.

Un musée regroupant une grande collection de matériel et en particulier du "lourd" c'est a dire de grosses pièces du genre canon, tank, avion hélicoptère.

On y passera la moitié de la journée.

La guerre du vietnam c'est aussi l'affrontement de 2 armes de légende: AK47 / M16

C'est l'occasion de parler un peu histoire! Au cours du XXe siècle, le Vietnam a presque été en guerre en permanence. D'abord il y a eu la colonisation française dans les années 1880. Puis durant la seconde guerre mondiale les japonnais on envahi la colonie française. A la défait des japonais en 1945 les vietnamiens ont manifesté leur désir de ne plus être sous la domination française.

C'est l'origine de la guerre d'Indochine de 1946 à 1954. En France on parle peu de cette guerre qui a quand même duré 8 ans (2 ans de plus que la seconde guerre mondiale) et 500 000 personnes y ont perdu la vie (dont 60 000 soldats français). Une guerre qui reste très méconnue pour nous, peut-être parce nous n'avions pas vraiment le beau rôle, à l'image de la guerre d'Algérie...

Lorsque le Vietnam acquiert donc son indépendance ils est devenu un pays communiste. De ce fait, durant la guerre froide, les américains vont intervenir militairement lors de la si fameuse guerre du Vietnam de 1964 à 1975. Là aussi le pays à été durement touché. Les États-Unis ont largué 7,08 millions de tonnes de bombes durant ce conflit (par comparaison, 3,4 millions de tonnes ont été larguées par l'ensemble des alliés sur tous les fronts de la Seconde guerre mondiale). 57 000 soldats américains sont tués, 300 000 blessés alors que plus de 1,5 millions de Vietnamiens sont tués...

C'est vraiment intéressant de découvrir littéralement ces périodes si peu connues de l'histoire et surtout de notre histoire.

N'hésitez pas à vous documenter un peu si l'histoire vous intéresse! Il y a beaucoup de documentaires sur YouTube ou ailleurs.

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A part les musées on est d'accord pour dire qu'en fait Hanoï se visite en marchant dans les rues. Ou plutôt en essayant de survivre! C'est une vrai jungle urbaine. Les magasins débordent sur les trottoirs tandis que les scooters garés couvrent l'espace qu'il reste. Et il y en a des milliers. Le Vietnam est LE pays du scooter. Il y en a plus de 40 millions dans le pays pour 93 millions d'habitants. Donc en gros 1 scooter pour 2 personnes! A 2, 3 ou 4 personnes, le scooter sert pour toute la famille mais aussi tous les besoins les plus fous. Ça roule vraiment dans tous les sens et ça reste très fluide. Un vrai film d'action pour traverser la rue! On vous a fait une petite série de photos à 2 roues:

Voici quelques photos de nos balades à travers la ville (regardez les légendes):




Dans le vieux quartier, chaque rue regroupe des magasins d'un même genre. Vous avez la rue de la couture, des fourneaux, des mini temples, des peintures...


Enfin Hanoï c'est aussi la ville ou on a choisi de passer notre 1er noël loin de nos familles. Drôle de sensation d'autant que nous sommes en short et tee shirt. Niveau religion, le Vietnam est bouddhiste à 12%, et 75% de la population est athée ou de religion traditionnelle vietnamienne. Il y a quand même 8% de catholiques soit environ 7 millions. Les magasins sont quand même bien décorés et les gens semblent profiter du côté un peu commercial de cette fête pour se déguiser et peut être faire des cadeaux. Un peu comme nous avec Halloween.

En tout cas, la soirée dans le centre près de la cathédrale nous a permis de ne pas nous sentir seuls! Il y avait des milliers de gens, une scène avec concert et écrans géants.

On s'est aussi fait plaisir: le 24 au soir un peu de saucissons d'Italie et du jambon cru maison, que nous transports depuis 2 mois. Nous avons même trouvé un sandwich au pâté pour le dîner. Le lendemain, on a trouvé un buffet a volonté super chic et super bon. Il coûtait presque 10 fois plus qu'un repas habituel mais ça ne nous a coûté que 14€ chacun! (merci Valé et Guillaume 😉 ).

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Allez à vous d'écrire un peu: Saurez-vous deviner à quoi servent ces objets du musée de l’ethnologie? Donnez votre avis en commentaire avec le numéro de la photo (réponse dans 1 semaine le 4 janvier)


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Publié le 30 décembre 2018

Après l'effervescence de Hanoï, on décide de retrouver dame nature à environ 100 km. On se rend dans la région de Tam Coc connue pour ses beaux paysages de pains de sucre. Souvenez vous, en Chine, nous avions fait Yangshuo connue aussi pour les mêmes paysages, mais le temps n'était pas en autre faveur. On espère donc avoir plus de chance cette fois ci et pouvoir en profiter un maximum.

Pour cette étape, on décide de ne pas utiliser de bus, ni de train mais de faire marcher notre bon vieux pouce. Ici c'est plutôt la paume de la main vers le sol avec un mouvement de haut en bas qui incite à ralentir. Pourquoi le stop? On a envie de rencontrer plus de locaux, de mieux les connaitre, de vivre des expériences inoubliables dans la vie quotidienne de tous ces gens.

Le début est assez compliqué. On mettra 2 heures à trouver notre premier véhicule (3 camions en tout). On ne sait pas trop la raison.

Il va falloir qu'on trouve un marqueur  et un bout de carton pour la prochaine fois. 

Ce premier stop sur long trajet est une très bonne première expérience. Ça nous donne envie de continuer pour vivre encore plus de moments inoubliables et faire de belles rencontres.

Nous trouvons donc notre hôtel entouré par les bruits d'oiseaux, champs des coqs et silence. Le pied !! Le boss se plaît à nous apprendre quelques mots vietnamien et aime parler quelques mots français. C'est parfait !

Nous passons la fin d'aprem à naviguer dans le village. On rencontre un groupe d'ado qui se marre à nous parler en vietnamien et qui se lance des challenges. Le perdant doit sauter à l'eau. Par la suite une petite séance de bodybuilding improvisée et on fini par un enchaînement de prises de photos de leur saut, ça leur plaît beaucoup.

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Le lendemain, la météo s'est gâtée. Le soleil laisse place à un voile de nuage. Décidément nous n'avons pas de chance... On tente tout de même en commençant par une balade en bateau avec un monsieur qui rame d'une manière assez originale. Il utilise uniquement ses pieds pour naviguer.

La balade est sympa, nous découvrons que les agriculteurs plantent directement le riz au pied de la rivière. Nous ne sommes pas à la bonne saison pour voir le riz en pleine pousse mais il faut vous imaginer que ces champs sont plutôt verts et prennent de la hauteur en pleine saison.

Champs de riz 

Par la suite on décide de louer des vélos pour explorer de nous même les environs.

Et malgré le temps assez gris on découvre de beaux paysages qui doivent certainement être plus grandioses lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Jetez voir un coup d'œil à ces quelques clichés.

Entre 2 champs de rizières, on croise quelques buffles, pas gênés par notre passage 😀

Les femmes et hommes préparent ou sèment pour la saison à venir. Pratiquement tout se fait à la main (excepté 1 motoculteur). Nous sommes surpris de voir des femmes préparer le sol avec la seule force de leur bras.

On fini les 23 kilomètres avec un bon mal de fesses mais de belles images en tête.

Le lendemain on sera contraints à rester à l'hôtel car la pluie nous laisse même pas 5 min de répit.

A la vue de la météo, on se retrouve à Hoi An pour fêter le nouvel an, mais pas sur d'y trouver un rayon de soleil...?

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Publié le 7 janvier 2019

Après une bonne nuit de bus couchette et environ 700 km nous voilà à Hoi An. On a beaucoup entendu parler de cette ville pour sa beauté. D’ailleurs elle est la 2ème ville la plus visitée du Vietnam. On va être francs, on n’a pas vraiment aimé. L’architecture est très jolie mais il faut se lever à 5h du matin si on veut l’observer sans avoir des touristes partout, des magasins de souvenirs, des bars à burgers… Et c’était un peu dur pour nous de se lever.

On en a quand même bien profité malgré les averses et voilà un peu à quoi le vieux quartier ressemble:

La ville est réputée pour ses lanternes et son festival mensuel des lanternes. C’est vrai qu’il y en a partout et que c’est super joli ! Le soir sur les bords de la rivières les bateaux sont plein de lanternes allumées et c’est un peu magique.


Ce tourisme a fait que pour la première fois depuis 1 mois au Vietnam, on voit réellement des prix qui sont exagérés. Tout est augmenté à fond ! Pour vous dire, une coupe de cheveux est proposée à 150 000 dong alors qu’elle vaut normalement 40 000 (1,5€). Et c’est non négociable.

Néanmoins ce n'est pas non plus une généralité, à la maison qui nous servait d’hôtels (homestay) le couple de vietnamiens était vraiment adorable et ils avaient toujours un grand sourire et beaucoup d’attentions.

Les vélos qu’ils laissaient à disposition nous ont permis de tourner dans la ville des dizaines de fois.

On en a profité pour aller faire un tour en dehors de la ville, dans des rizières, un village de maraîchers et puis la plage. Bon c’était la marée haute, donc peu de plage et évidemment il fallait payer pour garer son vélo mais c’était une belle journée découverte.

On souhaitait passer le réveillon ici et Dani et Judith, un couple d’espagnols rencontrés lors de notre volontariat du nord du Vietnam nous a rejoint. On a passé une superbe soirée même s’il a plu jusqu’à 23h. Une petite bouteille de vin rouge Vietnamien nous a vraiment fait plaisir après quasiment 3 mois sans avoir ce gout dans le palais. Une fois la pluie terminée nous avons chevauché nos vélos à travers la ville pour rejoindre les bars de rues près du fleuve et fêter ce nouvel an sous les palmiers et feux d’artifices jusqu’à 3h du matin. On s’est vraiment bien amusé et encore plus quand les vietnamiens sont venus danser avec nous.

Hoi An c’est aussi la ville où le photographe Réhan s’est installé. L’histoire est assez marrante : depuis quelques années Glenn suivait la page Facebook d’un photographe qui publiait de très jolies portrait de Cuba, d’Inde et du Vietnam. Quelques jours avant de rejoindre Hoi An nous regardions « Échappées belles Vietnam » et on apprend que Réhan habite à Hoi An ! On est donc allé faire un tour dans ses 3 galeries d’exposition et on a eu la chance de le rencontrer. Il est dans le top 10 des meilleurs photographes du monde. Sa philosophie c’est en fait de retourner voir ses "modèles" photos et de leur faire profiter des gains en achetant par exemple des vaches à la famille, des vélos… Il a rencontré presque chacune des 53 minorités du Vietnam et a réussi à ouvrir un musée qui expose la tunique traditionnelle de chaque ethnie. Un mec vraiment sympa, très ouvert et qui nous a donné de bons conseils. On lui a par exemple expliqué qu’on ne savait pas trop comment aller rencontrer les minorités dans les villages et qu’on se gênait et il nous a rassuré en expliquant qu'au contraire ils étaient plutôt contents quand on s’intéresse peu à eux.

Voici un petit aperçu de son art:

Son site:


On aura aussi passé pas mal de temps à enquêter à Hoi An. D’abord pour essayer de trouver des anti-inflammatoires pour Steph et sa douleur à la mâchoire. Ensuite pour des gouttes pour l’œil de Glenn qui fait des siennes depuis 2 mois. Enfin pour savoir comment rejoindre la prochaine ville ou encore pour aller visiter les ruines de My Son à 50km de là.

Et du coup on ira donc voir ces ruines avec Judith et Dani en tour organisé. Hé oui, le premier depuis 3 mois et ça nous a fait un peu bizarre mais c’était plaisant de n’avoir rien à faire. C’était une vraie mission pour déchiffrer l’anglais de notre guide mais au moins il était bien marrant !

Ces ruines sont très anciennes, celles que l'on peut observer aujourd'hui datent du VIIe au XIIe siècle. Ces temples liés à l'hindouisme étaient destinés aux familles royales Cham. La météo n’était pas avec nous mais c’était tout de même assez intéressant et sympa. Dans un passé plus proche, les temples ont été bombardés par les américains durant la guerre et on peut toujours observer quelques cratères de bombes.


Enfin un petit mot sur les Banh Mi. C'est probablement un restant de la colonisation française. Un genre de sandwich super bon que l'on trouve partout et qui est souvent tartiné de pâté! Le tout pour moins d'un euro.

Petit curiosité dans un magasin, ça change un peu de la souris ou du lapin de compagnie! (il doit faire presque 1 mètre quand même)

Il est maintenant l'heure de rejoindre Kon Tum, notre prochaine étape dans les hauts plateaux.

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Publié le 20 janvier 2019

Kon Tum, petite ville des hauts plateaux du Vietnam qui ne figure pas sur les itinéraires touristiques. A priori on n’avait pas vraiment d’intérêt à y aller. Et pourtant on a eu vent qu’il y avait là-bas des orphelinats où il serait peut-être possible de donner un coup de main. C’était plus compliqué et plus cher d’y aller plutôt que de suivre l’itinéraire de la côte vers le sud. Il a donc fallu faire vraiment le choix de sortir des sentiers battus pour tenter l’expérience et n’avoir aucun regret.

Après une demi-nuit de bus c’est donc à 4h du matin qu’on se retrouve dans la rue de Kon Tum. A l’ouverture des cafés on arrive à se connecter à internet pour indiquer notre position à Tanh, notre hôte couchsurfer. Il vient nous chercher en scooter et nous amène à son Coffee Shop. On fait connaissance avec lui et ses amis et il nous indique un hôtel tout proche pour nous loger. Il sera notre guide pour cette fin de journée et nous fera découvrir quelques coins sympas dans les environs. Il nous explique aussi des choses sur les ethnies locales, les dialectes, …


Le lendemain on loue un scooter pour aller explorer les environs. Un peu à tâtons, on suit les routes et chemins jusqu’à un grand lac. Nous voilà au milieu des plantations d’hévéas (dont le caoutchouc coule des troncs), des arbres à café et des bananiers. On voit que la population n’a pas vraiment l’habitude de voir des touristes mais comme partout au Vietnam, tout se fait à coup de grands sourires et c’est toujours sympa même si on n’a pas des grandes conversations.

On finit la journée en passant 2 villages très préservés qui sont vraiment très beaux du fait de leur simplicité et du mode de vie des gens très rural. Les maisons communales, avec cette architecture exceptionnelle nous laissent admiratifs. Ces grandes bâtissent servent de lieux de réunions, de prières et de décisions pour chaque village. Elles ont une architecture bien particulière et atteignent des hauteurs de plus de 15 mètres.

Quelques photos de nos balades:

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Au bout du troisième jour, on comprend que notre hôte n’a pas vraiment de contact aux orphelinats de la ville et on décide donc d’y aller par nous-mêmes. Après plusieurs allers-retours dans la ville on s’adresse directement à un des orphelinats derrière la fameuse église en bois. La région est très catholique du fait de missionnaires français au début de la colonisation.

Une sœur nous conseille de revenir plus tard dans l’après-midi afin de jouer avec les enfants et rencontrer Philippe un belge. C’est ce que nous faisons. En fin d’après-midi nous rencontrons sœur Marta qui nous explique un peu le fonctionnement de l’orphelinat. On essaie de lui proposer ou demander si notre aide pourrait être utile. Elle nous invite à aller jouer avec les enfants mais on a un peu de mal à se projeter et savoir comment se rendre vraiment utile pour une période d’une semaine que nous nous sommes fixés. Nous passons tout de même un bon moment avec les petits de 2 ou 3 ans. Quand nous arrivons dans la pièce ils sont tous autour d’une enfant plus âgée qui leur donne à tour de rôle une cuillère de riz. Ils se contentent de manger en nous regardant du coin de l’œil. Une fois terminé, il ne leur faudra pas beaucoup de temps avant de se jeter sur nous parfois même à plusieurs tout en rigolant. Pour nous c’est notre premier contact et c’est fort en émotion. On voit qu’ils demandent beaucoup de tendresse et on y mettra toute notre énergie pour jouer avec eux.

On a vu régulièrement des touristes faire des dons. On avait aussi l'habitude d'apporter des fruits et parfois des jeux 

Enfin nous rencontrons Philippe, un enseignant qui vient 6 mois par an depuis 14 ans et qui s’occupe des activités pour les enfants. Il nous en apprend aussi beaucoup sur l’orphelinat. Toutefois après une très longue discussion on a toujours un peu de mal à voir comment aider. Pourtant il n’y a que 2 sœurs pour 200 enfants. On nous parle de jardin, de lessive, de cuisine… mais curieusement c’est comme si on n’avait pas besoin de nous. En plus, les enfants sont à l’école toute la journée et le dimanche est réservé à la prière et au catéchisme ce qui signifie que les enfants ont peu de temps libre aux loisirs.

En repartant le soir, on est quasiment décidés à boucler notre sac, un peu frustrés de ne pas savoir comment apporter notre aide. C’est alors qu’on rencontre Yan dans une gargote en mangeant. Comme un signe du destin il nous explique qu’il vient chaque année à l’orphelinat 5 et nous invite à le rejoindre le lendemain midi car il cuisine pour les enfants. Génial !!

Le lendemain midi nous arrivons donc à l’orphelinat Vinh Son 5 (VS5). Nous rencontrons aussi Yves et Justyna, des voyageurs de notre âge qui sont ici depuis quelques semaines. On peut tout de suite échanger, apprendre « sur le tas » et mettre la main à la pâte. On rencontre aussi les enfants qui courent de partout et qui n’attendent qu’une chose : qu’on joue avec eux !

On ne sait pas trop pourquoi mais l’ambiance nous met tout de suite plus à l’aise. On discute un peu avec les 2 sœurs qui nous invite à revenir autant qu’on le souhaite. L'après-midi on se balade un peu autour de l'orphelinat

Après cette journée bien remplie, c’est décidé : on va laisser nos sacs encore quelques temps dans cette ville. Pour se rapprocher de l’orphelinat, Justyna et Yves nous invitent généreusement à partager leur chambre dans un hôtel tout proche. Nous voilà en Couchsurfing d’hôtel ! C’est d’autant plus appréciable que la chambre est vraiment nickel, grande salle de bain et même petite terrasse devant la chambre. Ca nous change !

Pour le reste de la semaine le programme des jours est à peu près le suivant:

-réveil et préparation des étapes suivantes du voyage et courses

-on rejoint l'orphelinat vers 11h pour jouer avec les enfants qui sont déjà rentrés pour la pause du repas. Ils mangent avant midi puis c’est à notre tour. Nous mangeons avec Yves et Justyna ainsi que les sœurs.

-c’est ensuite le temps de faire la sieste tandis que certains repartent à l’école.

- A partir de 15h30 les enfants commencent à revenir et c’est vraiment la récréation (puzzle, coloriage, jeux de cartes, vélo, danse...) jusqu’à la douche et le repas vers 19h

- Aide aux devoirs d'anglais pour les ados.

-On mange à nouveau tous ensemble et on regagne notre hôtel. Les sœurs prennent bien soin de nous et nous préparent toujours de très bon plats. C’est aussi l’occasion de discuter de plein de choses et de beaucoup apprendre sur le lieux et les villages alentours.

Soeur Maria, Yves et Justyna 

A Kon Tum, ville de 500 000 habitants il y a 6 orphelinats soit environ 1000 enfants. Ils sont gérés par l'église et les enfants sont élevés par des sœurs. Les gens des campagnes sont assez pauvres et ces minorités ont toujours de grosses familles comparé au reste des vietnamiens. L'orphelinat où nous étions était dirigé par 2 sœurs pour environ 70 enfants de 2 à 18 ans. Pour aider à l'intendance (cuisine, surveillance des siestes, lessives...) des villageoises viennent donner un coup de main. L'orphelinat semble fonctionner principalement grâce à des donations locales. Il aide aussi les familles des alentours ayant peu en redistribuant parfois de la nourriture. Concernant les enfants, certains sont vraiment orphelins, d'autres ont perdu leur père ou leur mère et la famille ne peut plus les assumer, ou certains ont encore leurs parents mais ils n'ont pas les moyens de les élever. Dans certains cas, les parents savent que les enfants auront de meilleures conditions de vie et de scolarité en étant à l'orphelinat. Ils peuvent avoir à verser un genre de pension. Il y a parfois des adoptions.

A VS5 où nous sommes, nous avons envie de dire que les enfants " ne manquent de rien". Ils ont accès à l'hygiène de base, à manger, vont à l'école et vivent dans des locaux corrects. Il leur manque évidemment beaucoup d'attention et d'affection. Ils sont très facile à vivre, ici pas de place pour les caprices car cela ne sert à rien... On sait quand même que des dons financiers sont les bienvenus pour payer la scolarité, les médicaments, la nourriture...


La question qu’on se pose beaucoup dans ce genre d’expérience c’est « Qu’est-ce qu’on apporte ? » Il est vrai que d’un côté, nous ne sommes restés qu’une semaine avec ces enfants. C’est court dans une vie et apparemment il n’y a pas souvent d’étrangers qui viennent ici. Au début on se contente de répondre à toutes les sollicitations des enfants. Ils demandent beaucoup de tendresse et pas mal de contacts. Ils sont nombreux à tendre les bras et simplement vouloir rester assis sur nous ou dans nos bras. Et puis au fil des jours chacun s’apprivoise et prend ses habitudes. On peut alors proposer des jeux ensembles comme des jeux de cartes, des puzzles, des jeux éducatifs avec un peu d’anglais.

Ce qui est fou c’est qu’ils ne parlent pas anglais et que nous ne parlons pas le banar (dialecte local) ni vietnamien et pourtant on a eu l’impression de discuter avec eux toute la semaine. Avec la langue des signes le dialogue s’installe avec les enfants. On essaie aussi de veiller à ce qu’ils se lavent bien les mains avant de manger, qu’ils rangent leurs jouets après avoir fini et qu’ils évitent de monter à 3 grands sur un vélo de petit… tout n’est pas gagné !

Quoi qu’il en soit lorsque l’heure du départ approche nous avons le cœur lourd et on voit aussi que les enfants voudraient que l’on reste. Les au revoirs sont poignants. Après une messe et un dernier repas tous les enfants se réunissent dans la cour pour quelques chansons puis c’est un câlin général qu’on n’oubliera jamais.

Notre périple se construit aussi d'émotions...

On vous partage aussi quelques moments de cette semaine pour vous montrer toute la vie de cet endroit:

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On part le cœur lourd de Kon Tum pour aller en direction de la province de Đắk Lắk et plus précisément la ville de Buon Mà Thượt. (ça n'a pas l'air mais plutôt facile à prononcer)

On essaie de faire marcher la générosité des vietnamiens en sortant notre belle affiche, no taxi, no money, Buon Ma Thượt.

Et encore une fois les vietnamiens vont nous prouver leur gentillesse et générosité. On embarque tout d'abord dans une voiture avec le papa et sa fille. Puis s'est carrément un bus qui nous emmènera jusqu'à l'arrivée. A préciser qu'un monsieur sortant de nul part était prêt à nous payer le bus. (chose que nous avons refusé). On aura fait le trajet en 7 heures au lieu de 4h30 et on a économisé un peu moins de 10 euros.

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Le lendemain on part à la découverte des chutes d'eau présentent dans la région. On prend le bus local et encore une fois on attire bien les regards. La voisine de Glenn le scrute dans les moindres détails. Après 1 heure de bus, on débute la marche et voilà que 10 min plus tard, avec grande surprise on fait notre première rencontre inattendue: On tombe presque nez à nez avec un éléphant. Stéphanie ne peut retenir son excitation. On passe de longues minutes à l'observer et en voilà un deuxième! Incroyable!

On reprend notre marche en suivant le bruit de l'eau, sa puissance nous guide. On ne s'attendaient pas à voir une chute aussi grosse. A savoir qu'en période de pluies toutes les chutes d'eau deviennent bien plus impressionnantes.

Chute de Dray Sap

Il est maintenant temps de partir pour la deuxième chute située à 7 kilomètres de la. Mais voilà qu'on tombe sur notre deuxième rencontre inattendue, un serpent mort. Ça rassure pas vraiment Stéphanie qui commence à en faire une phobie.

Au vue de l'heure et de la peur de Steph, on essaie de louer des vélos mais sans réussite. Autre solution, faire marcher notre pouce. Et voilà qu'on se fait embarquer par Vu et ses 3 amis, notre troisième rencontre inattendue. Il nous propose de manger un barbecue avec eux. C'est vraiment le camping et on kiffe. Poule à la broche de bambou et... quatrième rencontres inattendues.

On doit décliner l'invitation de Vu pour dormir chez lui ce soir ou plutôt la remettre à demain.

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Comme promis à Vu, on débarque chez lui le lendemain matin. Perdu au milieu des plateaux du centre du Vietnam. Il est très heureux de nous accueillir chez lui. On fait la connaissance de ses parents et nous fait visiter leur restaurant.

Vu nous laisse 1 heure et voilà qu'on se fait entourer par les dames du village qui viennent voir les 2 étrangers qui se baladent ici. C'est un peu la réunion Tupperware avec en bonus des selfies de Steph pour toutes les dames.

La réunion tupperware est à l'origine un rendez vous d'onglerie que doit faire l'amie de Vu qui nous accompagne aussi pour cette journée. Bien sur Steph a voulu voir ça 😀

On fini l'après midi aux cascades. Voilà quelques photos plutôt sympa.

Cascade  de Dray Nur
Cascade de Gia Long 
Cascade de Dray Nur 

Et pour clôturer cette belle journée quoi de mieux qu'un bon karaoké. C'est la première fois pour nous 2, on est assez fou face à l'ambiance. On va dire que nos oreilles ont un peu souffert du côté français lol.

Pour notre troisième jour à Dak Lak, on revient à notre hôtel et on part en scoot découvrir la région. On s'engage dans un coin peu touristique pour essayer de trouver un centre de conservation des éléphants et un parc national. Le centre de conservation a été créé pour contrôler au mieux le tourisme d'éléphants mais aussi rétablir le lien entre l'homme et l'animal. En effet, les vietnamiens tuaient assez facilement les éléphants car ils détruisaient toutes leurs récoltes. Après 1 heure de route, on arrive dans une ville ou plutot un croisement avec quelques maisons assez tristounettes. On vous laisse vous plonger dans une ambiance silencieuse, étouffante par sa chaleur, aucune info disponible, GPS perdu... Après plus de 2 heures à tourner en rond, on abandonne. L'endroit nous fait pas du tout rêver mais plutôt déprimer. Nous avons tout de même pu voir de beaux villages aux maisons en bois et nos premières rizières jaunes.

Vers le village de Ban Don 

Du coup on repart direction le lac de Đắk Lắk. On vous laisse savourer quelques paysages et rythme de vie.

Sur la route en direction de Lake Lak. 

Après 2 heures de scoot, le vent en pleine face, on vadrouille à la recherche d'un hôtel. Et voilà qu'on fait de nouveau une rencontre inattendue, de nouveau nez à nez avec un éléphant.

Le matériel utilisé pour que les gens puissent monter sur leur dos.  

Assez triste de la liberté qu'il lui est accordé. Ils peuvent seulement faire un pas devant et un pas derrière. Là, nous faisons face aux conséquences du tourisme d'éléphants. Les gens viennent au lac pour principalement monter à dos d'éléphant. C'est dommage parce qu'autour du lac on peut admirer plusieurs villages d'ethnies, faire des randos, apprécier la vue, les rizières à perte de vue. Découvrir des techniques de plantations, la vie de chacun mais non les gens sont plutôt là pour monter sur le dos d'un éléphant et faire un tour sur le bitume et repartir aussi vite. Dommage...

Le lendemain on décide donc de profiter de tout ça. Voilà quelques photos de notre journée.

Rencontre des éléphants, de bon matin :

Balade dans le village à comprendre le mode de vie de chacun :

Deuxième rencontres inattendues de la journée. Après avoir proposé à ce groupe de touriste de prendre une photo pour eux. On enchaîne une séance photo et on fini par se faire inviter à boire et manger. On sort au bout d'une heure, saouls après avoir enchaîné une dizaine de shooters d'alcool de riz et manger du cochon. Autant vous dire, on a perdu notre endurance.

On continue notre balade, histoire de dé-saoulé:

Lors de notre retour, on fait un stop à l'église qu'on avait aperçu le jour d'avant. Les restants de la colonisation française.

Il est temps de dire au revoir à la région de Dak lak...

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Publié le 4 février 2019

Après 4h de bus dans des petites routes de montagne (pour un peu plus de 7€ chacun) nous voilà à Dalat, une ville à 1500 m d'altitude. C'est assez particulier car le climat assez frais avait séduit les colons français qui venaient s'y reposer. Du coup le coin s'est reconverti en plantation de café, de poivre, de légumes et aussi de fleurs.

Ci-dessous: le poivre, plante grimpante sur des arbres ou tuteurs. Entre chaque ligne de poivriers, des arbres à café.

A droite, les serres de légumes ou de fleurs dont les lampes chauffantes restent allumées jusqu'à minuit.

Grâce à couchsurfing nous logeons dans un petit hôtel gratuitement car nous sommes hébergés chez Bao et Neo, 2 vietnamiens de notre âge qui tiennent cet hôtel. On partage une chambre avec un couple indien et américain. Régulièrement le soir on passait du temps avec des vietnamiens qui venaient apprendre l'anglais avec Bao. C'était une fois de plus l'occasion pour eux comme pour nous de pratiquer la langue et d'en apprendre un peu plus sur différents sujets.

Avec une cuisine à disposition on a enfin pu en profiter pour cuisiner un petit peu et notamment des patates et des crêpes! Ça fait du bien au cœur et surtout à l'estomac !

Pendant cette petite semaine on va prendre un peu le temps de se poser, de se reposer et puis aussi de préparer la suite. On voit la frontière du Cambodge qui approche dans les prochaines semaines et c'est aussi le moment de faire le point sur la suite étant donné qu'on a passé 2 mois de plus que prévu à découvrir nos 2 premiers pays! Depuis un moment nous avons envie d'ajouter le Myanmar à notre itinéraire mais comme nous prenons notre temps dans les pays traversés et que la météo ne nous attend pas ça ne sera pas possible car on y arriverait en pleine saison chaude (plus de 40°).


On en profite quand même pour faire une virée en scooter à la découverte de 2 cascades vraiment sympas. Je crois que pendant ce périple on ne va pas se lasser des cascades. C'est de l'eau qui coule mais chacune d'elle est différente et les alentours sont souvent supers jolis aussi.

Sur la route on a aussi pu voir un élevage de criquets destinés à finir dans l'assiette!

Nous avons aussi visité une fabrique de soie. C'était super intéressant de voir tout le processus de fabrication d'un vêtement en soie à partir de la larve. Pour résumer, les larves ou chenilles tissent un cocon de soie dans lequel elles s'enferment pour préparer leur métamorphose en papillon. Le cocon est trempé dans l'eau chaude (70 degrés), la larve est donc tuée. Le brassage des cocons dans l'eau permet de relier le début du fil au système d'enroulage des bobines. Après la mise en place du fil sur la bobine, plusieurs fils sont assemblés pour produire la matière première. Ce fil de soie est ensuite utilisé dans un métier à tisser pour faire toutes sortes de motifs.

On a pu en faire de même avec le café. Partout au bord des routes, les cultivateurs faisaient sécher le café devant leur maison pendant plusieurs jours. On a ensuite vu les différentes étapes et les machines qui permettent de trier les grains selon leur taille, leur densité, leur couleur avant de les torréfier dans un four.

Le Vietnam est le second producteur mondial de café après le Brésil. Pour les connaisseurs, il est aussi le premier producteur de café Robusta depuis 2012.


On a aussi découvert une bizarrerie de l'homme. Le weasel Coffee (café de civette). On s'est rendu compte que les civettes ne digèrent que l'enveloppe de la cerise de café sans digérer les grains de café. Ces grains seraient d'une très grande qualité. Il y a donc des élevages de belettes où ont récupère les crottes pour en extraire les fameux grains non digérés... Très étrange. N'étant pas amateurs de café nous n'avons pas goûté mais apparemment le café est vraiment bon (et le plus cher du monde à environ 750€ le kilo parait-il).

Autre particularité des alentours: la pagode Linh Phuoc. C'est une pagode (donc un temple bouddhiste) un peu excentrique car elle est faite à partir de morceaux de bouteilles et de vaisselle cassée! Le résultat est assez surprenant... Sous la pagode on aussi pu visiter... l'enfer! Un univers digne de Disneyland avec sons et lumières (Aperçu dans la vidéo en fin d'article)


Avant de partir, on a quand même voulu se perdre un peu en nature et faire une randonnée de 4h pour atteindre les 2170 m du mont Lang Bian. Comme les nuages s'étaient donné rendez vous au sommet et qu'on se faisait mouiller alors que la forêt se transformait en jungle, on a fait demi tour un peu avant le sommet. On avait les yeux bien ouverts car on entendait des bruits étranges dans les arbres (des singes) et puis on avait quand même trouvé un serpent mort sur le sentier... Ça nous a fait du bien d'être au calme et de marcher tranquillement.

Pour terminer voici quelques curiosités qu'on a rencontré ainsi qu'une petite vidéo:


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Étonnant non?

A votre avis, pourquoi est-ce que dans de nombreux temples en Asie, on retrouve des croix gammées?

Laissez vos commentaires ci-dessous et nous répondrons dans la prochaine étape!!!

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Publié le 6 février 2019

Après 5 heures de bus, assez sportif on arrive à Mũi Ne.C'est une station balnéaire, en bord de mer, bien côtoyée par les chinois et les russes.C'est un peu Mallorca (île espagnole) avec les allemands. Les menus sont écrits en russe, le nom des hôtels sont en russe, les excursions sont en russe... Et après quelques heures sur place, on peut que confirmer ce que nous avions lu sur beaucoup de blog, c'est rempli de russes, mais pas que. La station balnéaire est assez sale, en désordre. Le tourisme est la principale source de revenus.

Notre venue ici s'explique davantage par ce ce que Mũi Ne peut cacher derrière tout ça. En effet, on peut y découvrir de très belles dunes de sable et la plage.

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Pour notre premier jour, on se la joue relax. En plus, on a trouvé un hôtel pas cher avec piscine (le bémol, la piscine donne sur la rue principale = bruyante). Mais on arrive tout de même à profiter, se relaxer et prendre du temps pour lire. On fini par un joli coucher de soleil, en faisant un peu les fous.


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Le lendemain, on loue 2 vélos. On fera pas loin de 30 kilomètres dans la journée. Mille mercis aux vents marins qui nous permettent de ne pas trop finir en sueur (32 degrés). On commence par une marche matinale, les pieds dans l'eau à suivre un petit ruisseau, le Fairy Stream. On y découvre de belles formations rocheuses mais qui sont en fait des formations sableuses. En touchant la pierre on comprend que le sable s'est compacté et solidifié avec le temps.

On a peut aussi voir de multitudes petites sources d'eaux entre le sable et les formations sableuses, qui alimentent la rivière.

Comme d'habitude, on s'aventure dans des chemins sans connaitre la fin! 

On pédale de nouveau quelques kilomètres pour aller jeter un coup d'œil au fishing village. Bon, le village correspond plutôt à 2, 3 toiles tendues en bord de plage. C'est surtout la vue sur la baie qui est impressionnante. Il y a des centaines de bateaux de pêcheurs. Et si vous regardez bien, certains bateaux ne sont pas communs. Ils sont de formes rondes et apparemment sont inchavirables.

On rentre à l'hôtel éviter les fortes chaleurs et on retourne en fin de journée savourer le coucher de soleil sur les dunes rouges situées à 9 kilomètres de notre hôtel. Les coups de pédales n'ont pas été simples avec le vent en pleine face. En arrivant sur place, on se fait déjà harceler pour louer des espèces de planches pour glisser sur les dunes. Glenn négocie la planche à 10 000 dongs, ce qui fait 37cts d'euros. Les glissades ne sont pas un franc succès mais en partant, une vietnamienne indique la technique à Glenn. Yhou !!

Miniworld: 😀

On savoure le soleil qui disparaît derrière les dunes en laissant de belles traces de couleurs dans le ciel.

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Après une journée de repos à se remettre de nos coups de pédales, nous faisons face à la mission du séjour : se rendre aux dunes blanches à plus de 40 kilomètres de là en scooter. La mission n'est pas tellement de faire les 40 kilomètres, s'est plutôt d'éviter les flics corrompus. Ils demandent des sommes considérables pour des motifs qui ne sont pas vraiment justifiés. Après plusieurs heures de recherche, Glenn trouve la solution. On va les éviter en prenant des routes parallèles. Le matin on part tôt (6h) pour éviter de les croiser sur la route principale (car oui nous connaissons leurs heures de travail). Notre indic' est donc de qualité. En arrivant, le paysage des dunes est vraiment magnifique. On aurait jamais cru voir ça avant d'arriver au Vietnam. Les dunes sont plus hautes et bien plus impressionnantes. Sur les photos vous pouvez voir que nous sommes assez petits face au décor. Nous sommes les seuls à s'aventurer à pieds. Le peu de personnes croisées en ce début de journée, préfèrent le tour en Jeep ou en quad.

Le monde à l'envers, quand les vietnamiens sont obligés de passer après les touristes pour ramasser leurs déchets. 

Arrêt en haut d'une dune pour immortaliser le moment. Au total, il nous a fallu 114 prises pour avoir 6 bonnes photos. On en rigole encore 😀

Cliquez sur lecture pour voir les 114 prises de photos 😀

Pour finir, on s'aventure à vouloir passer derrière la dune que vous voyez ci-dessous, mais une fois au pied de celle-ci, on réalise que l'on fait face à un mur de sable. Impossible de monter... On a comme l'impression d'être en plein Sahara.

La force du soleil nous signale qu'il est temps de partir. On espère donc que le plan de Glenn va marcher. Steph est assez stressée et surtout énervée d'avance de devoir faire face aux flics corrompus. En effet, on est soucieux de notre budget et une amende surtaxée représente énormément d'argent pour nous, c'est donc indispensable de les semer. Verdict, après 1 heure de route on aura croisé aucun flic sur les routes parallèles. Merci google et les bons plans des blogs.


Quelques curiosités pour finir:

Prochaine étape ? Họ chỉ mình.

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Publié le 20 février 2019

Après ces quelques jours en bord de mer à voir de si beau paysages, notre nouvelle étape se trouve dans la ville de Ho Chi Minh (anciennement Saigon). Nous sommes en contact avec Yen, une vietnamienne qui a bien voulu nous accueillir pendant ces quelques jours.

Avant de se rendre chez elle, nous faisons un tour à la poste centrale qui est restée dans son jus depuis les années 1930. Construite entre 1886 et 1891, elle est toujours en activité.

Le jour suivant, nous allons d'abord à l'ambassade cambodgienne pour faire notre demande de visa. Cela nous prendra 3 jours et au moins nous devrions être moins embêtés à la frontière par la corruption des douaniers qui tentent de se mettre quelques dollars dans la poche au passage.

On prend ensuite la direction du Palais de la réunification. C'est un monument célèbre au Vietnam. Il a été utilisé par différents gouverneurs durant l’Indochine française avant d'être le palais présidentiel du sud Vietnam. Le 30 avril 1975, un des chars exposés à l'entrée du palais enfonce le portail du palais. Le président du Sud Vietnam est arrêté ce qui marque la réunification entre le nord et le sud.

Ce qui est intéressant c'est qu'on a vraiment l'impression que le palais est resté comme il était en 1975. On a pu visiter les grandes salles de réunions avec des tapis et moquettes des années 1970. Mais de nombreuses pièces du palais sont ouvertes et bien mises en scènes. On traverse par exemple le bureau présidentiel, la chambre, le cinéma avant de descendre dans le bunker souterrain dans les salles de communication... On vous laisse regarder les légendes des photos ci-dessous:


Après cette journée bien remplie, nous faisons des crêpes chez Yen (pas facile de remplacer le fouet par des baguettes et dans son appartement il n'y a pas de fourchette). Deux de ses amis japonais se joignent à nous et c'est l'occasion de discuter un peu de nos cultures et c'est toujours très intéressant. On nous pose par exemple des questions à propos du racisme, de l'immigration et des gilets jaunes en France. Pas facile de résumer tout cela!

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Pour notre 3e jour, nous nous rendons au bus qui va nous emmener visiter l'un des sites qui nous intéresse le plus dans les environs: les tunnels de Cu Chi. Pour la 2 ème fois en 4 mois nous avons opté pour un tour organisé. Un peu plus cher (9€) mais quand même plus rapide et plus simple pour les transports (enfin normalement). On ne regrettera pas tous les commentaires du guide.

Mais les tunnels de Cu Chi c'est quoi exactement?

Cu Chi c'est une zone géographique située à 30 km d'Ho Chi Minh. Le sous-sol est une vrai fourmilière puisqu'il regorge de tunnels. Ces tunnels ont d'abord été construits durant la guerre d'Indochine, lorsque les Viet Minh ont voulu résister aux français. Les galeries faisaient environ 20 km. Durant la guerre du Vietnam (contre les américains) ce réseau s'est agrandi pour atteindre près de 250 km de galeries. Au plus fort des combats, plus de 16 000 personnes y vivaient.

Nous avons fait près de 100 m dans un des tunnels. Quand on sait qu'ils ont été agrandis de 40% pour la visite au tourisme on en revient pas! On se demande aussi comment on pouvait vivre ici sous terre et comment on pouvait y faire la guerre. Lorsque des tunnels étaient découverts on envoyait des soldats américains de petite taille (les fameux "rats des tunnels") avec une lampe et un pistolet. La pression devait être énorme...

Cette forteresse est toujours restée invaincue. Ni les bombes, ni les lance-flammes, ni les chars n'en sont venus à bout. Les américains ignoraient totalement leur existence au début de la guerre. Il y avait même des bases américaines au dessus des tunnels. Durant la nuit, des soldats Viet Cong sortaient de terre en uniformes noirs et arrivaient même à dérober du matériel et des armes aux américains.

Tank américain M41 

Les tunnels comportaient de nombreuses constructions pleines d'ingéniosité. Par exemple, la fumée des fourneaux de cuisine était conduite sous terre et ressortaient bien plus loin. Il y avait aussi des salles de réunion, des armureries, des centres de soins... C'était aussi le refuge de nombreux civils qui tentaient d'échapper aux bombardements.

Ces tunnels devaient rester secrets et chaque entrée était complètement camouflée.

Les trous d'aération étaient recouverts de poivre, de tabac ou d'uniformes américains afin de tromper l'odorat des chiens ennemis. On peut voir ces trous au niveau des pieds, sur ce faux rocher.

De nombreux pièges étaient installés un peu partout. Ils étaient à la base utilisés pour chasser des animaux sauvages et même des tigres. Ils ont été astucieusement adaptés pour la guérilla. Ces pièges n'étaient pas toujours mortels mais ils avaient pour but de blesser les américains afin de ralentir leur avancée. Parfois, l'équipe médicale était obligée d'emporter le piège entier à la base car il était impossible d'extraire le pied ou la jambe du piège.


Les Viet Cong utilisaient aussi les bombes non explosées. Elles étaient découpées à la main dans des salles souterraines afin d'en extraire la poudre pour en faire des mines ou des grenades.

Pour tromper l'ennemi, les sandales faites en morceaux de pneus comportaient un pied en avant et un pied vers l'arrière. Ainsi il était plus difficile de suivre une trace de pas dans la jungle...

Cette journée très orientée militaire et histoire était en fait le cadeau de noël de Glenn! Et cerise sur le gâteau pour lui, il était possible d'aller au stand de tir. Il a donc pu tester la fameuse Kalachnikov AK47 mais aussi le fusil américain M1 Garand, arme emblématique de la libération de l'Europe. (Merci ma chérie!!)

On a essayé mais les douilles ne passent pas les contrôle à l'aéroport... 

Voici un aperçu de cette visite en vidéo:

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Publié le 24 février 2019

Une étape de plus pour notre carnet de voyage. Mais cette étape se déroule malheureusement à des milliers de kilomètres de l'Asie.

Après un appel douloureux de la maman de Stéphanie, on se doit de rentrer en France au plus vite. Le papi de Stéphanie est décédé, le 29 janvier.

Nous voulons donc être présents auprès de la famille pour traverser cette épreuve difficile et profitez des nôtres.

Notre assurance, nous permet d'être en France le 31 janvier. On bénéficie d'un rapatriement aller-retour. Nous allons donc rester 20 jours sur place et repartir au Cambodge, le 20 février.

On est partagés entre la triste nouvelle et la joie de revoir nos familles. Entre joie et tristesse, c'est l'ascenseur émotionnel.

Nous traverserons cette épreuve en famille avec les parents, tantes, oncles et cousins.

Ce retour signifie en parallèle le retour à la nourriture française, le fromage et le vin. On va donc manger sans fin pendant ces 3 semaines. On vous passe les détails des fondues, raclettes, croziflettes, tartiflettes, bons vins et une simple mais bonne baguette française.

Ateliers cuisine avec Zola pour son papounet et sa mamounette.

On a profité de notre famille à 100% et on a essayé de faire la dose de câlins.

Nous avons pu faire la connaissance de Enzo, le fils de Cora et Jerem'. On est content d'avoir pu voir ta bouille et te couvrir de câlins.

Un peu de nos moments avec vous! 

Nous avons aussi eu la chance de voir de la neige et quelques chèvres au milieu des montagnes :

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Ça nous a fait très plaisir d'avoir des retours à propos du blog. Depuis l'autre bout du monde on ne peut voir que le nombre de connexions et on a donc été agréablement surpris de voir que vous suivez nos aventures! Du coup n'hésitez pas à nous laisser des petits commentaires ou un coucou en bas des étapes !

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Publié le 26 février 2019

Il est donc temps de conclure et de fermer notre carnet après 2 mois passés au Vietnam.

Ce n'est pas un exercice facile après cette épreuve, ce retour en France et ce départ pour le Cambodge.

Le Vietnam souvent appelé pays du sourire porte bien son surnom. Les vietnamiens sont d'une grande gentillesse, accueillants, souriants et ils nous ont montré à plusieurs reprises leur générosité. Nous avons eu la chance d'être en contact avec plus de locaux et d'étrangers, un soulagement après 2 mois un peu plus solitaire en Chine. Rien de plus agréable que de recevoir les sourires et poignées de mains dans la rue et de sourire en retour à tous ce beau monde. Ces expériences ont commencé à donner une dimension à la citation suivante :

Il faut 2 sacs pour voyager, l'un pour recevoir, l'autre pour donner.

Derrière ces sourires, nous avons appris que le Vietnam a traversé un XXeme siècle particulièrement difficile, principalement à cause de la guerre d'Indochine (français) et la guerre du Vietnam (américain) sans oublier l'occupation chinoise qui a duré plus de 1000 ans.

Malgré cette lourde histoire, nous n'avons jamais fait face à la rancœur des vietnamiens. C'est un pays qui va de l'avant et souhaite oublier le passer. Le parti communiste est toujours l'unique parti. Il y a encore quelques années l'achat d'œufs ou de farine se faisait avec des tickets de rationnement. Maintenant le Vietnam est bien plus ouvert, il a été difficile pour nous de remarquer le poids du communisme actuel.

On nous a dit que l'état "suggère" 2 enfants par famille. Les enfants dans les grandes villes sont un peu comme les enfants rois. Dans les campagnes, ils participent activement à la vie de famille et aux tâches quotidiennes. Il est commun qu'une petite fille porte dans sa hotte du bois ou son petit frère sur le dos.

On a aussi pu constater que les femmes sont très actives. Elles sont souvent dans les champs à ramasser les récoltes ou sur les chantiers à préparer le béton. C’est souvent elles qui gèrent l’argent du foyer ou du commerce.

Les hommes nous paraissaient moins présents au quotidien mais c’est peut-être parce qu’on côtoyait moins leurs métiers.

Nous avons aimé nous aventurer dans les campagnes. C'est lors de ces moments que nous avons constaté le plus d'écart de moyens. Les grandes villes jusqu'aux petites villes ne présentent pas spécialement d'écart de richesse mais l'écart est troublant lorsque nous nous perdons dans une campagne à 10 minutes d'une petite ville où le style de vie est proche de nos campagnes des années 50. On a pu voir aussi que les différentes ethnies et minorités sont en train de perdre leur identité, leurs coutumes, leurs habits traditionnels au profit d’une vie plus moderne.

C'est aussi dans les campagnes que nous avons découvert les plus beaux paysages. Le Vietnam est un petit pays mais il suffit de faire quelques centaines de kilomètres pour changer d'environnement. Nous avons apprécié les montagnes du nord avec les minorités Hmong. La baie de Cat ba et Tầm Coc pour la magie de la nature, la vieille ville de Hoi An, les cascades et plantation du sud et les dunes en bord de mer.

Les repas nous ont paru plus plaisants qu'en Chine car nos papilles étaient un peu moins bousculées. Par contre, étant donné qu'on mange souvent dans des petites gargotes de rue à petit budget, le menu se résumait souvent à la même chose à savoir du riz avec une viande ou des œufs en accompagnement. Ils semblent manger plus de riz qu’en Chine. Pour plus de détails, allez jeter un oeil dans notre carnet "Un tour dans notre assiette".

Du fait de notre gestion de visa un peu ratée au début, ce fut quand même une bonne chose d'avoir 3 mois de visa devant nous. Cela nous a enlevé le facteur temps dans notre quotidien. C'était une vrai plaisir de prendre notre temps, d'avancer à notre rythme et de se permettre de modifier notre route à tout moment. Nous étions 50% en dessous de notre budget prévisionnel sans se priver et ça nous a justement permis de rester 1 mois de plus que prévu tout en restant dans nos estimations. Que demander de plus ?

Nos premières longues distances en stop! 

Au cours de notre périple nous voulons pouvoir donner un peu de notre temps dans les pays que nous traversons lorsque c’est nécessaire. Nous n’avons pas vraiment pu le faire en Chine et c’est donc au Vietnam que nous avons tenté notre première expérience de volontariat.

Notre premier bénévolat dans l’école d’anglais nous a un peu laissé sur notre faim car il y avait peu à faire et beaucoup trop de temps libre (et une météo peu favorable pour visiter les environs). On n’était pas vraiment immergé dans le quotidien d’une famille puisqu’on avait notre propre studio entre volontaires. Ils n’ont quand même pas hésité à nous inviter à diverses occasions. Cela nous a aussi permis d’avoir un aperçu sur l’enseignement. Après 2 mois en Chine et 4 ans sans pratiquer pour Steph, les premiers jours ont été difficiles mais cela lui a permis de trouver la motivation pour progresser.

Notre 2e volontariat à l’orphelinat était complètement différent. Nous avons proposé spontanément notre aide qui a été acceptée avec grand plaisir. Il y avait tellement d’enfants et de choses à faire qu’on n’a pas eu le temps de s’ennuyer. La semaine est passée à vitesse grand V. On a pu organiser quelques ateliers et on garde des bons souvenirs plein la tête.

Pour en revenir à notre porte-monnaie, en arrivant dans le pays on s'attendait à devoir constamment faire face à des vendeurs peu scrupuleux et des négociations sans fin. Ça n'a pas été le cas même s'il fallait parfois discuter des prix dans des lieux très touristiques. Pour le reste du temps c'était plutôt agréable du coup. Le Vietnam occupe une belle place dans le classement des pays corrompus mais nous n'avons pas eu à faire au forces de l'ordre et c'est tant mieux.

Pour vous donner un ordre d’idée, voici l’image de notre voyage en quelques chiffres :


Vous l’aurez compris, on a beaucoup apprécié ces 2 mois au Vietnam et ce fut une belle surprise riche et variée. Ce n’est que le second pays mais nous avons hâte de découvrir les suivants !

On vous laisse avec cette citation qui illustre bien notre passage au Vietnam :