Nouvelle-Zélande

Après 10 mois sur les routes d'Asie, nous posons le pied sur un nouveau continent complètement différent mais tout aussi prometteur en aventures...
Du 22 août au 28 octobre 2019
68 jours
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Nous sommes sur le point d'atterrir sur la terre du grand nuage blanc comme disent les ancêtres. Plus précisément nous sommes en Nouvelle-Zélande et à Auckland sur l'île du Nord.

Le changement est radical. Il fait 15 degrés, il pleut et les gens parlent anglais avec une grosse patate dans la bouche.



Nous avons décidé d'arpenter les routes de ce beau pays à bord d'un van aménagé. C'est une grande première dans notre tour du monde. Notre maison avec nous, n'importe où, on adore !!!

Nous ne louons pas de van, c'est hors budget pour nous. On veut acheter un van, déjà prêt à partir, arpenter les routes pendant 2 mois. Et le vendre dans l'île du Sud.

Ainsi on espère ne pas être perdant financièrement et pourquoi pas faire une petite plus-value. (les véhicules se vendent bien plus chers en octobre qu'à notre arrivée)



Nous sommes hébrgés chez un couple franco-kiwi. Oui c'est ainsi qu'on appelle les néo-zélandais, les kiwis. On reviendra dessus plus tard. Lisa est française et Lee est maori. (Peuple d'origine de la Nouvelle-Zélande) Ils sont super accueillants et ça nous fait du bien d'être dans un petit nid en attendant de trouver notre bonheur.

Après 4 jours de recherches intensives et éreintantes, on trouve sûrement notre bonheur. Après une visite et les négociations, on repart avec notre van de 1994 et ses 200 000 km au compteur. Pour un van c'est peu ! En espérant que la vieille mécanique tienne bien.


Après 2 jours de nettoyage, remise à neuf et changement de pneus, on est prêt pour notre première étape. On remercie encore une fois Lisa et Lee qui nous ont donné pleins de bons conseils pour que notre voyage se passe au mieux. On espère les voir en France dans quelques années.

Coin salle de bain derrière.
Lisa à droite de steph puis Sophie et Nathan.


Nous partons un peu tard de Auckland, du coup on arrive à la tombée de la nuit sur notre premier spot dodo. On entend les vagues à une centaine de mètres de nous. On a hâte de voir ça demain matin. Pour le premier soir on essaie de prendre nos marques et s'organiser au mieux. On se cogne beaucoup et le lit est tout petit ! On dormira comme des bébés.

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Le lendemain quand on ouvre la porte, on est super heureux d'avoir fait le choix de voyager ainsi. C'est comment dire, super sympa de se lever, commencer la journée dans ces conditions et partir où l’on veut, quand on veut !



Pour notre premier journée découverte on commence par une route en gravier. On est déjà gourmands d'aventure :)

La route serpente entre la forêt et les fermes. On y croise des cochons en liberté.

Une petite marche nous conduit au pied d'énormes arbres : kauri. Leur taille nous impressionne. Ils font jusqu'à 50 mètres de haut et ont une circonférence allant jusqu'à 13 mètres. Malheureusement, ils ont été fortement victimes de déforestation lors de l'arrivée des anciennes colonies. Ils sont donc en zone de protection. D'ailleurs au départ de la marche, on a dû rentrer dans une drôle de machine pour laver nos chaussures.

Zone de nettoyage pour chaussures.
Kaori siamois.



On poursuit notre chemin jusqu'à regagner la côte. Et trouver notre prochain spot dodo pour cette nuit. On arrive tôt, mais on profite du calme, de cuisiner dehors et des étoiles.

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2ème jour à bord de notre van. On commence avec un bon petit déjeuner au bord de l'eau. On pense que l'on va bien les apprécier nos petits déjeuner.




On part faire une petite marche de 2h pour aller voir une célèbre plage. La première plage a été utilisée lors du tournage de Narnia. Et effectivement elle est vraiment chouette. Glenn trempe ses pieds mais s'arrêtera là. Elle est bien fraîche.

La deuxième plage est accessible en passant par une énorme arche naturelle. La nature réalise de très belles choses et on ne s'en lasse pas. De l'autre côté au milieu de la plage un énorme rocher qu'on pourrait croire en équilibre.


Il nous faut maintenant rejoindre la ville où nous allons dormir ce soir. Sur le chemin on s'arrête voir un point de vue. On y découvre une mer qui se retire sur plusieurs dizaines de mètres et laissant des bancs de sable à pertes de vue. On n’a jamais vu ça. Et oui, on n’a encore jamais été au Mont Saint Michel. (prochain projet?)

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3ème jour dans le van, aujourd'hui on a plusieurs missions. On est parti un peu en vitesse de Auckland du coup on n'a pas grand choses à manger et dans les supérettes des villages c'est assez cher. Notre maigre réserve diminue, il est temps qu'on croise une grande ville. On doit aussi trouver 2, 3 trucs pour le van. On a pris pour habitude d'aller fouiller dans les magasins de seconde mains. Ça nous coûte carrément moins cher et on adore le principe.

Dans la journée, on visitera une ancienne mine d'or à ciel ouvert. Elle est actuellement en projet de rénovation car un des murs s'est effondré. Sur le chemin on croise un camion qui était auparavant utilisé pour remonter la terre. Histoire de vous impressionner : Le camion fait 5 mètres de haut, il pèse 65 tonnes, les roues font 2,50 mètres. Il consomme 77 litres par heure. Il peut remonter jusqu'à 100 tonnes de terre. Tout ça pour la maudite somme de 2,1 millions de dollars néo-zélandais. Un changement de pneu coûte 9000 dollars (5400€)....

Plus loin on s'amuse à marcher sur les traces d'une ancienne mine. On se balade le long des anciens chemins de fers servant à transporter la marchandise.

On part aussi à la découverte des tunnels des anciennes mines. Notre imagination nous gagne assez rapidement.

Steph qui se prend pour un mineur.

Tout le long on jouit de superbes belles vues sur la rivière ou plutôt ses gorges. On adore les lieux et nous sommes sous le charme.

On se donne rendez-vous pour notre prochaine étape au pays des semi-hommes... ?!!! ;)

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La prochaine étape ne se trouve pas vraiment en Nouvelle-Zélande. Elle ne se trouve pas non plus sûr Terre ! Elle se trouve sur la Terre du Milieu !

Non non on n'a pas pris un coup sur la tête. On vous explique:

La nouvelle Zélande a été redécouverte par le monde actuel lors de la sortie des films du seigneur des anneaux. C'est l'adaptation en 3 films des 3 tomes d'origines écrit par J.R.R. Tolkien en 1954 et 1955. Ces films sont sortis dans les années 2000 (et oui bientôt 20 ans déjà) et ils ont marqué le monde du cinéma de par leurs effets spéciaux, la qualité et les détails des scènes, costumes décors... mais aussi par les paysages magnifiques. Et tout a été tourné en Nouvelle-Zélande. Durant notre périple nous allons donc probablement faire des allusions aux films et voir certains paysages mythiques.

Tout ça pour dire que dans ces films il existe un peuple de semi-hommes appelés Hobbit qui vivent dans leur territoire appelé la Comté. Ils vivent dans des trous creusés dans la colline et sont principalement paysans. Ce village avait été entièrement créé lors des tournages des Seigneurs des anneaux puis démonté. Hors, vers 2015, il y'a eu 3 autres films de tournés pour adapter le roman du Hobbit (qui se passe avant le seigneur des anneaux). Il a fallu reconstruire le décor et cette fois-ci, il est resté en place pour pouvoir le visiter.

Nous avons un peu hésité avant d'y aller. Steph ne se souvenait plus des films mais Glenn a toujours été un grand fan. On a regardé le premier film un soir et il était évident qu'on devait y aller.

Du coup nous arrivons là-bas un matin et commençons la visite. Un bus nous amène à travers des collines magnifiquement vertes, lisses et pleines de moutons. Au passage, la ferme à qui appartient le terrain gère à la fois le lieu de tournage et aussi des moutons. En haute saison il y a près de 13 000 têtes de bétail. Oui oui !

Bref nous descendons du bus pour franchir les portes d'un autre monde.

Pendant un peu plus d'une heure nous allons nous promener derrière notre guide à travers les différents décors. Les détails sont soignés. Le lieu est vraiment en harmonie, on rêve d'y vivre paisiblement avec notre petit jardin. C'est marrant de reconnaître certaines scènes du film ! La visite se finie à la taverne vraiment magnifique. Le travail du bois est à couper le souffle! C'est le seul bâtiment réel ou on peut rentrer dedans. En effet, les autres maisons ne sont que des façades, tout ce qui se passe à l'intérieur des maisons a été tourné en studio à la capitale.

On vous laisse apprécier avec ces photos qui en diront bien plus :

Une remarque quand même, nous avons eu de la chance avec une météo parfaite et un groupe de 15 personnes. Mais on a été très déçu par le côté usine à fric de la visite. Il peut y avoir près de 45 personnes toutes les 10 minutes qui arrivent avec un guide. Il y avait de petits groupes lors de notre passage mais bon le guide vous presse, on marche vite, les explications sont très sommaires enfin bref il faut passer, prendre une photo et partir. Même la bière à la fin il a fallu la finir en catastrophe car on avait plus le temps d'apprécier tout ça. C'est bien dommage car le prix de 50€ est très élevé. C'est ce qu'on a payé pour une journée entière à Disney Shanghai mais bon c'était quand même exceptionnel !

Un jour peut-être nous aurons peut-être notre propre trou de hobbit dans le jardin... qui sait 😉

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Nous continuons la journée en rejoignant la ville de Rotorua à 70 km de là. On en prend plein les yeux en roulant et du coup les distances sont trop courtes, on en voudrait encore.

La ville de Rotorua est un peu spéciale. On dirait qu'elle est posée sur un volcan. A peine arrivés dans le centre on le comprend à l'odeur d'œuf pourri (le souffre) qu'on connaît bien depuis l'Indonésie. Heureusement nous avons une place au free camp ou ça ne sent pas mauvais. Un free camp, littéralement "camping libre" ce sont des lieux définis par la mairie ou il est possible de passer la nuit pour les véhicules autonomes comme le nôtre c'est à dire, avoir 2 bidons d'eau propre et sale, un WC chimique et une poubelle. Il y a toujours des WC à proximité. Ces free camps, nous permettent donc de ne pas payer de camping. Mais il nous faut quand même trouver une douche car avec les basses températures pas moyen de prendre des froides ! Heureusement une application sur téléphone recense tous ces lieux, les WC, les points de vidange et même les points d'accès wifi !

Du coup nous partons nous doucher à la piscine municipale.

Le lendemain matin on profite de notre petit déjeuner les pieds dans l'eau. On fait un petit tour dans le centre-ville et surtout dans le quartier Maori tout proche. Les Maoris sont le peuple ou l'ethnie d'origine du pays. Ils sont en fait arrivés autour du XIIIe siècle par petits bateaux pour s'installer en Nouvelle-Zélande. On les connaît beaucoup grâce au fameux Haka, la dance effrayante faites par les joueurs de rugby du pays les All Blacks. Leur culture est très particulière et on peut voir des sculptures, des totems et même une petite église qui mélange les croyances maories avec les bases de l'église anglicane.

Ce qui est assez fou c'est aussi qu'à plusieurs endroits dans la ville, de la vapeur blanche sort de terre entre les habitations. Ça chauffe là-dessous.

Observer la fumée sortir à droite


Avant de quitter la ville nous nous rendons aussi au parc ou plein de barrières délimitent des points de boue bouillonnante, d'eau chaude et autres choses étranges du centre de la Terre.

On file ensuite à l'opposé du lac pour une petite balade le long d'un cours d'eau vraiment sympa. Notre free camp est top. Un peu isolé, superbe vue sur les moutons et les vaches.


Bon au moment de se coucher on prend un coup de stress quand une voiture débarque et que 2 mecs avec des barres de fer descendent. Ils cherchaient probablement un animal. Mais bon on pense direct au fait divers qui a eu lieu il y a quelques semaines. Un déséquilibré a tiré dans un van et un touriste a trouvé la mort... ça arrive dans tous les pays apparemment...


Le lendemain, le réveil est encore une fois au top. On profite de la vue, des moutons, des oiseaux et du silence avant de rejoindre la Reedwood forest. C'est une forêt avec des arbres immenses. On s'y balade un long moment. C'est impressionnant et magnifique. L'arbre le plus haut fait quand même 75 m !


Petit repas au bord d'un lac puis on s’attelle à démonter notre lit. Il est trop épais et bien trop solide. On le modifie pour gagner quelques centimètres en hauteur quand on est assis dedans. Ça paraît bête mais sans outils il faut utiliser sa tête. Et surtout on ne sait pas quoi faire du t'as de bois qu'on a maintenant sur les bras. Mais c'est bon on tient presque droit assis maintenant.

On fera un tour au bord du lac de Rotorua pour voir des fumées et des sorties de souffre. Ce lac est en fait issu d’une des plus grosses explosions de volcan il a plusieurs milliers d'années.

Le soir nous dormirons au centre-ville avec cette bonne odeur de soufre.

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Nous quittons la zone géo-thermale de Rotorua. Sur le chemin en direction du lac Taupo, on fera quelques arrêts aux noms assez étranges :


- 1er arrêt : Soupape naturelle.

Bon on a essayé de trouver un geyser d'eau pendant un moment mais en fait il est dans un parc payant, du coup on continue notre route.


- 2ème arrêt : Terre bouillonnante.

Grace à notre GPS, on trouve le lieu au beau milieu de nul part. Ici, on peut y voir un petit lac avec des bulles de boues un peu partout. L'activité volcanique se manifeste de cette façon. Nous sommes surpris de voir l'eau et la boue bouillonner, monter en pression avant de sortir en mini geyser.

Il faut cependant être méfiant car on voit quelques traces de belles éclaboussures des minis geysers. Ça serait malin de se faire brûler. D'ailleurs, plus loin des panneaux confirment nos pensées.


- 3ème arrêt : Folie des grandeurs.

Ici, on remplit 5 piscines olympiques toutes les minutes, WAAAOUH!! 200 000 litres d'eau s'entrechoquent dans les gorges. La vitesse de l'eau est impressionnante. Les plus fous ont tenté de traverser les gorges mais ils sont tous morts face à cette force de la nature.

La couleur de l'eau nous attire, elle est d'un bleu pure. Cela s'explique assez simplement, les bulles d'air présentes dans l'eau sont chargées en oxygène.

- 4ème arrêt : Puissance naturelle.

Quelques kilomètres plus loin, on s'arrête en bord de route. Il est 14h. Vous devez sûrement vous demander pourquoi on vous indique une heure. Elle était très précise pour nous. On n'avait pas droit à 1 minute de retard.

En fait, on assiste à l'ouverture des portes d'un barrage d'eau. On regarde nos montres toutes les minutes pour ne rien rater. À 14h pile, les portes s'ouvrent.

Sur le début de la vidéo, vous pouvez voir les gorges encore vide puis...

La végétation autour nous impressionne, nous commençons à prendre conscience des paysages de Nouvelle-Zélande. On voit de loin le premier bassin se remplir, on attend avec impatience. Mais ensuite tout se passe assez rapidement. L'eau monte vite et les paysages changent.Voici donc les gorges, une fois que l'eau reprend possession des lieux.


- 5ème arrêt : Nuit noire.

Notre dernier arrêt est notre spot dodo. Nous arrivons en pleine nuit et avons du mal à comprendre comment s'organise le camp. Aucune lumière. On ne trouve pas les toilettes. Il fait assez frais. Ce n'est pas encore cette nuit que nous profiterons de regarder ce beau ciel étoilé.

On se cache sous nos couettes jusqu'au lendemain matin.

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C'est le soleil qui nous réveil. Nous sommes heureux d'ouvrir les yeux et les rideaux. La vue sur le lac est très sympa.

Aujourd'hui, on se la joue tranquille. On doit faire une machine à laver et ensuite aller se relaxer au spa naturel. On prend goût aux sources chaudes. À Taupo, c'est au bord d'une grande rivière ressemblant presque aux idées qu'on se fait du Canada. C'est carrément chouette et on adore se relaxer dans ces conditions-là.


On finit notre journée par un truc qui nous fait bien rire. Un Mac fleury, dans un avion, avec vue sur le lac Taupo. C'est apparemment le seul Macdonald au monde où on peut manger dans un avion. Et en plus, on a une superbe vue sur le lac. Nous sommes comme des gamins.

Petite anecdote, on s'est pris un PV à Taupo pour stationnement. On pensait vraiment être en règle mais en fait on avait rien compris au système.... ll y a des détecteurs de durée au sol et comme on a mangé dans le van on a dépassé le temps !


On allait oublier, voici la vue que nous avons pour bien finir la journée et notre belle assiette, miiiam.

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Après une journée à la libraire de la ville pour peaufiner notre itinéraire de la Nouvelle-Zélande. On reprend la route direction le parc national de Tongariro.


Glenn chante depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande, la fameuse chanson du seigneur des anneaux. Ce matin toutes les images du film lui passent par la tête, car nous allons sur un des lieux de tournage qui est juste sublime pour ces paysages.

Un chemin de randonné est connu par tous les néo-zélandais car la marche et les paysages seraient juste sublimes. Elle est classée dans les meilleurs randonnées du pays. Les conditions météo en haut ne sont pas très favorables. Et en pleine hiver, le point d'information apprécie moyennement laisser des personnes partir seul sur ce chemin. Les retours de certains voyageurs nous rassurent pas non plus.

Du coup on décide d'être prudent et de faire une autre randonnée de 20 kilomètres. Tongariro est un parc naturel volcanique. Ici plusieurs volcans cohabitent et on y trouve un nombre impressionnant de cratères. Il y a plusieurs milliers d'années, l'activité volcanique devait être impressionnante. Durant la randonnée nous avons constamment la vue sur le mont Tongariro et le mont Ngauruhoe (aussi connu sous le nom de Mordor ou montagne du destin). On ne les quittent pas des yeux quitte à trébucher ;)

De l'autre côté nous avons aussi la vue sur le mont Ruapehu. Les nuages cachent un peu les montagnes mais ça donne un côté mystérieux, qu'on aime bien.


Notre point culminant est un lac au pied du volcan Ngauruhoe. À notre arrivée nous sommes sous le charme. L'eau bleue turquoise du lac se mélangeant à la couleur des pierres volcaniques nous séduit.

La taille des lieux nous impressionne. Nous sommes de petits êtres à côté de cette belle nature. Plus haut nous allons de nouveau être ébahis. Les montagnes, la neige, les couleurs, nous plongent dans une belle ambiance.

Bon le vent gagnera la partie. On ne peut pas pique-niquer ici. Il fait 4 degrés, avec le vent qui souffle en continue, la température ressentie passe en dessous de zéro.

Le ciel commence aussi à se couvrir. Sur le retour on apprécie les couleurs qui se présente devant nous. Le jaune, le vert, le gris présentent une belle palette de couleur.

Du coup on s'arrête manger devant une cascade avant de retrouver notre van.


On repart du parc national avec de belles images plein la tête et la bande originale du seigneur des anneaux à fond les ballons dans le van. Glenn a le sourire jusqu'aux oreilles et Steph capte les dernières images des volcans sous la pluie.

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En cette fin de journée on se dirige vers le parking d'un musée pour y passer la nuit. Ce n'est pas n'importe quel musée. C'est le musée national de l'armée. Il se trouve curieusement perdu au milieu de nulle part mais on peut y dormir et bonne nouvelle, pour la première fois on a le wifi illimité depuis le van pour la nuit.

Comme un fait exprès, nous recevons alors en direct un enregistrement audio. C'est un bébé qui pleure !!! Ça y est la sœur de Glenn vient d’accoucher ! Nous sommes tonton et tata !!!! Quelle joie ! On se tape la tête au plafond du van en sautant partout !

Lors de notre retour en France en Février, nous avions appris la venue du futur petit bébé. Ainsi depuis tout ce temps nous vivons cette grossesse à distance ce qui n'est pas facile. Difficile de se rendre compte, difficile de partager à travers les écrans, difficile de réaliser, de ne pas pouvoir être là pour la naissance. Cela fait partie des moments où il est difficile d'assumer le choix qu'on a fait de profiter de notre expérience en laissant de côté notre vie d'avant et notre famille.

Il nous faut du temps pour prendre un peu plus de recul et méditer sur la citation suivante :

En tout cas on est super contents et même à l'autre bout du monde on souhaite la bienvenue au petit Logan dans la famille et on félicite les parents pour le beau bébé qu'ils ont fait.

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Le lendemain, Glenn se jette à l'assaut du musée militaire tandis que Steph restera sous la couette à écouter la pluie. Il y reste 2h et c'est le minimum pour ce musée. En arrivant on avait déjà été surpris de tomber nez à nez avec des tanks. Mais l'intérieur du musée est encore plus impressionnant. Une très belle collection qui retrace tous les conflits auxquels la Nouvelle-Zélande a participé. Ayant des liens très fort avec l'Angleterre la Nouvelle-Zélande a soutenue la couronne durant les 2 guerres mondiales. Il faut alors essayer de s'imaginer ces jeunes, partis se battre à l'autre bout du monde en Europe pour défendre la paix. Il y a des objets parfois uniques au monde et rares mais aussi une mise en scène très bien faite afin de mettre en valeur ce beau matériel. Il y a aussi des véhicules militaires peu communs et une collection d'armes et de matériel à faire rêver les membres de l'association de véhicules militaires de collection de Glenn.

Il en impose aussi notre van non?
1ere guerre mondiale. Des gourdins!
Tranchée, première guerre mondiale
Parachutistes allemands
Tracteur d'artillerie complet pour la campagne d'Afrique du Nord, seconde guerre
Guerre du Vietnam


Il est maintenant temps de reprendre la route en direction de Masterton, 220 km plus au sud. Les paysages sont toujours grandioses:


On a décidé d'y faire notre point de chute. On cherchait un lieu à mi-chemin entre le sud de l'île et le musée. C'est une des plus grandes distances que nous faisons depuis notre départ. C'est toujours super agréable avec les beaux paysages et les moutons partout.

Pour la première fois, on s'arrête en route casser une petite croûte. Ce sera une petite tourte et du poulet/frites. Ça nous fait rire de voir sur la porte d'entrée : "laisser les chaussures boueuses dehors". Et oui, ici on n'a pas peur de la boue par contre le sol est en moquette. Les anglo-saxons adorent ça.


Le lendemain matin, qu'elle joie de se réveiller au bord du lac entouré d'oiseaux pour le petit déjeuner. On adore ça. Des oies, des cygnes, des canards, des oies sauvages... comme il y a très peu voire pas de prédateurs en Nouvelle-Zélande (NZ), ils ne sont pas craintifs. Il faut même faire attention de ne pas laisser notre crêpe sans surveillance !

Petite vidéo de nos réveils en Nouvelle-Zélande:




Nous visitons ensuite le musée de la laine. Aux bords des routes on voit des milliers de moutons tous les jours donc on a envie d'en savoir un peu plus. D'ailleurs c'est super de voir ces animaux en semi-liberté avec leurs petits qui cabriolent dans les grandes prairies.


Le musée est fait dans un ancien bâtiment qui servait à la tonte des moutons c'est donc vraiment joli. On y voit les différents types de laines, de fibres, de moutons... On découvre aussi que c'est dans la ville de Masterton que se déroulent les concours de tontes de moutons. C'est impressionnant ! Un bon ouvrier peut en tondre 300 par jour !!! (une vidéo pour voir cela: https://www.youtube.com/watch?v=Z6DFHDLzorA )

On apprend aussi pas mal de chose sur ce métier et son histoire. Les conditions de travail étaient très dures.

Nous en apprenons aussi sur le mérinos. Le mérinos c'est une race de mouton dont la laine est très à la mode depuis quelques années dans le secteur du sport. Nous avons des tee-shirts de cette laine et l'avantage c'est qu'elle ne sent pas mauvais et sèche très vite. On a déjà eu bien l'occasion de tester et même par 30 degrés pendant quelques jours les tee-shirts ne puent pas ! Ça ne sent pas non plus la rose faut pas rêver.

Du coup on pensait que ce mouton était issu d'un récent croisement, mais non ! Au début les colons avaient essentiellement des mérinos. Et puis quand ils ont commencé à élever du mouton pour la laine ET pour la viande ils ont préféré d'autres races de moutons au mérinos.

Fibre très fine du mérinos


Savez-vous combien il y a de moutons en NZ ?

Environ 30 millions !


Savez-vous combien il y a d’habitants ?

Un peu plus de 4 millions.


Vous avez fait le calcul ?

Il y a plus de 7 moutons par habitant dans le pays !!!


Enfin nous arrivons dans une salle où sont présentés quelques vieux moteurs, charrettes et autres. Et là grande surprise de trouver ce rouleau ! Il est à vapeur, de 1920 et fonctionne toujours. Il était utilisé pour damer les routes mais aussi pour faire marcher des machines agricoles comme les anciennes batteuses. C'est le grand frère de celui qui se trouve chez les grands parents de Glenn. Il est tout content et l'inspecte sous tous les angles.

A vous de jouer!

Saurez-vous deviner ce que c'est ? Donnez vos idées en commentaires et la réponse sera dans la prochaine étape!

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Encore un jour qui se lève et la température a bien baissé la nuit. En ce moment elle descend à 8 ou 10 degrés. On se cache bien sous la couette.

Ce matin on s'équipe et on part pour une randonnée. Nous avons 7 km à faire pour atteindre un refuge à 1200 m soit presque 1000 m de dénivelé positif.

La plus grosse partie se fait dans la forêt. C'est vraiment magnifique. C'est difficile à expliquer mais les arbres sont beaux ! Ils ont des formes inhabituelles, recouverts de mousse et d'un beau vert. Arrivés, à une certaine altitude, la neige modifie le paysage, accompagnée de ces beaux rayons de soleil. On contemple et nous essayons de garder en mémoire ces images.

Le refuge est vraiment cool, propre, neuf, bien aménagé. Bref comme un peu tout dans le pays.

On redescend ensuite par un sentier moins balisé ou on se fraie un chemin sur un tapis de racines d'arbres afin de ne pas mettre le pied dans la boue.

Un souche d'arbre
Le refuge (Powel)
Sautiller entre les racines et la boue

En repartant c'est un peu le zoo dans les fermes au bord de route. Lamas, vaches Highland, lapins de partout, moutons et même élevage de cerfs ! Génial ! On s'arrête tous les 100 m.

Vache Highland


Après tout ça il nous faut une bonne douche donc on se rend à la piscine municipale et pour 5$, soit 3€ on profite de la douche, la piscine, le jacuzzi très chaud ET le super toboggan !!! Yiiiiihaaaaa


Vous l'avez peut-être compris mais depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande on a un peu allégé nos articles. On a décidé de consacrer un peu moins de temps au blog pour plusieurs raisons. Il est déjà plus difficile d'avoir accès à internet. Nous devons aller dans des bibliothèques ou sur les parking de certains magasins. De même, nous n'avons pas l’électricité en permanence donc il faut que l'on gère nos batteries en fonction de quand on roule ou pas. On prend aussi le temps de profiter de notre temps libre et puis surtout la Nouvelle-Zélande est une terre de paysages et il est un peu inutile de raconter des paysages quand les photos en disent déjà beaucoup.

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Avant toute chose, on vous donne le résultat du fameux objet à deviner. Pour commencer, l'objectif n'est pas de traiter la laine, ni de faire de l'alcool (bien tenté), ni de congeler les aliments mais on s'en approche...

Les grands gagnants sont :

  • claude : bravo, tu as trouvé exactement ce que c'était.
  • Isabelle

Voici, la traduction de l'explication :

Premier réfrigérateur domestique produit en Australie, il a été utilisé jusqu'en 2006 et importé dans les années 30.

Il fonctionne avec du kérosène et une méthode d'absorption de gaz utilisant l’ammoniaque. Le réfrigérateur Hallstrom était très populaire dans les campagnes Australiennes qui produisaient de la laine de mouton.

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Aujourd'hui, on vous emmène à Cape Pallisser. Une petite bourgade perdue à l'extrémité sud de l'île du nord. Avant ça, on observe les vaches qui changent de champs. Les troupeaux sont parfois énormes, facilement plus de 1000 vaches.

C'est une route assez sinueuse, qui nous emmène le long d'un magnifique bord de mer. Les paysages sont sublimes. On y voit des montagnes d'un vert vif, qui plongent dans la mer agitée. La descente du haut de la montagne jusqu'à la plage est vertigineuse.

Voici une photo 360, sur le bord de côte du Cap. Cliquer pour une immersion totale.


On met le cap sur le phare du village. On s'entraîne pour les prochaines randonnées à monter les 250 marches.

Au loin on distingue des masses grises qui se réchauffent sous les rayons du soleil tel des lézards. Grâce au jumelles, on identifie des otaries. On redescend tels des enfants courants comme des fous pour aller les observer. On s'aventure doucement et silencieusement auprès d'eux. Pour certains le sommeil est lourd et dans toutes les positions possibles. La position sur le dos, tête en arrière, face au danger est notre favorite. Pour d'autres, le sommeil est plus léger, ce qui permet d'avertir la colonie de notre présence ou tout simplement nous dire, n'approcher pas plus. On les observe de longues minutes sans perdre une miette du spectacle.

On s'arrête de nouveau plus loin. Et cette fois, nous sommes entourés d'otaries. Il faut être prudent pour ne pas se faire surprendre à marcher trop près. On les confond vite avec des pierres. Le spectacle est de nouveau grandiose. On prend le relais à les observer avec nos jumelles en attendant que l'autre monte la garde. C'est une grande première pour nous deux.

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Le lendemain, le réveil est plutôt très agréable. La mer, le bruit des vagues et la visite inattendue d'un agneau 😀

Depuis le temps qu'on rêve d'en prendre un pour nous réchauffer le lit !

On retrouve Thomas, un français rencontré lors de notre randonnée à Masterton. On décide de partir ensemble faire une petite marche de 4 heures pour aller observer des cheminées naturelles. Ce lieu est aussi connu par les fans du seigneur des anneaux (là où Arargorn retrouve l'armée des morts).

La nature nous montre encore une fois comment elle peut réaliser de belles choses.

Vue de haut c'est tout aussi plaisant.

La marche nous permet aussi d'avoir de beaux points de vue sur le bord de côte. Nous sommes encore sous le charme.

On quitte la bourgade de Cap Pallisser en regardant de droite à gauche tout en essayant de rouler droit devant nous.

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Ce matin nous sommes à Wellington, la capitale de la NZ. Une surprise attend Glenn. Steph a prétexté vouloir voir un jolie point de vue au sud de la ville mais en fait, elle emmène Glenn au studios Weta cave. Ce sont les studios où le seigneur des anneaux mais aussi de nombreux autres films ont été tournés.

À notre arrivés devant les 2 géants trolls des studios, Glenn est le plus heureux. La surprise a fonctionné !!!

Un géant troll arrive!!!!

On passera 2 heures dans les studios, la première visite consiste à en savoir plus sur les techniques de costumes, maquillages, effets spéciaux. Les photos sont interdites pour ne pas divulguer les secrets des studios. Mais à la fin on nous autorise quelques prises. On apprendra qu'ils ont travaillé sur de nombreux films et pas que le seigneur des anneaux comme les X-mens, le dernier Mad Max, King Kong, Hellboy...

Pied en latex, plus de 500 paires pour le tournage du film.
Sur les traces des trolls...
Armure du roi Théoden du Rohan.


La deuxième partie est basée sur les décors miniatures où l'on incorpore les personnages par la suite. Le résultat est vraiment bleffant. On s'aperçoit qu'il faut allier récup' et imagination, anciens composants d'ordinateurs pour créer une ville, presse à citron pour un véhicule non identifié...

Voici les quelques photos que l'on a pu faire.

Résultat de la photo de Steph.
Glenn embarque direction l'espace!
Essayez de deviner quelques objets du quotidien utilisés pour faire ces tours.



Pour la suite de la journée, cette fois-ci on va vraiment observer une vue à 360 degrés sur la capitale. Nous sommes au Mont Victoria. D'ici on réalise que la capitale est vraiment petite et entourée de ses belles montagnes.



On décide d'aller jeter un coup d'œil au parc de la ville. Bon, nous ne sommes pas vraiment emballés. Les beaux paysages que l'on côtoient depuis quelques semaines nous rendrait plus difficiles ? Non, c'est juste que ça reste un parc dans une ville. Voici tout de même quelques photos des fleurs présentent dans la serre. Certaines pourraient faire croire à des œuvres de peintre.

Dans le parc on peut aussi y voir l'ancien funiculaire qui transportait les habitants de Wellington dans les années 1900. Ci-dessous le petit détail des sièges inclinés a toute son importance lorsque que la montée et la descente est assez vertigineuse.

Comparer la photo de droite et de gauche.

Le funiculaire a maintenant été changé par un wagon automatisé, mais le charme est toujours là. Il se fond parfaitement dans les ruelles de la capitale aux maisons bien mignonnes.

On a trouvé la maison de poupées.
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Ce matin, c'est dur de sortir de dessous la couette. Il pleut...On va donc se réfugier au musée de la ville, qui est connu à travers le pays pour ses infrastructures et le coté ludique. On en profite pour faire un point historique sur la NZ.

De manière générale la NZ est :

- située à environ 19 000 kilomètres de la France, c'est comme à l'autre bout du monde pour nous,

- constituée de 2 îles principales, l'île du nord et l'île du sud,

- compte 4 200 000 millions d'habitants, sur un territoire 2 fois plus petit que la France. Sachant que les trois quart de la population sont présents sur l'île du nord. On se sent donc rapidement seuls au monde.


Retour sur son histoire :

La NZ vierge de toute présence humaine, se voit peuplée par les polynésiens vers les années 1300. Par la suite, ce peuple, se trouve un nom : les Maoris. La population grandit, jusqu'à former des tribus et clans.

En 1642, leur tranquillité sera perturbée par un explorateur hollandais Abel Tasman. C'est lui qui baptisera le pays: Nova Zeelandia qui fait référence à la province de Zélande au Pays-Bas. Le contact sera brutal et se transformera en véritable tuerie. Il se voit donc contraint de quitter les terres.

C'est en 1769 qu'un autre explorateur prend le courage d'aller de nouveau explorer cette terre inconnue. Le capitaine Cook, britannique, va donc explorer la NZ durant 4 ans afin de préparer la colonisation de ce pays.

Mais d'autres pays s’intéressent aussi à la NZ, ce qui provoque de nouveau des affrontements et la peur des anglais de perdre cette terre.

En 1840, le traité de Watangi est signé entre la couronne britannique et les chefs maoris pour garantir le droit de propriété aux Maoris mais surtout garantir la vente des terres aux Britanniques. Malgré ce traité, il y aura toujours quelques affrontements entre les Maoris et les Anglais. Pendant ce temps, la population se multiplie rapidement et d'autant plus lors de la découverte de l'or sur l'île du sud. Cette invasion mais aussi le commerce provoque une déforestation non négligeable. Regarder ci-dessous les cartes :

Désormais le peuple de NZ est composé à 80% d'origine européenne, 15% de maoris et 5% d'asiatiques. C'est un pays ouvert à l'expatriation. Ils sont en demande de savoir-faire spécifique.

Population maori sur l'île du nord.
Population maori sur l'île du sud.

La NZ est également un pays très conservateur. Une politique de protection de l’environnement est menée dans tout le pays pour conserver certaines espèces et irradier celles qui ne devraient pas être présentes sur leur terre. Mais on se pose aussi la question des répercutions écologiques de la production de masse en NZ.

Prochain débat?!


Dans le musée on a aussi la chance de voir une exposition sur l'une des batailles à Gallipoli menées par les néo-zélandais pour la couronne britannique durant la première guerre mondiale. Elle est réalisée par Weta cave (les studios que nous avons visité hier) et autant dire qu'elle est très bien faite. Des personnages 2,5 fois plus grands que la normale et ultra-réalistes ont été réalisés. C'est impressionnant, chaque poil ou cheveux à été implanté à la main et on a l'impression qu'ils vont se mettre à bouger.


On sait que vous adorez nos énigmes, du coup on vous lance un nouveau défi, trouver à quoi correspondent ces 2 objets?!!!

Objet N°1
Objet N°2
1                                                       et                                                        2 


L'après-midi, on va faire une visite assez surprenante. Nous allons déambuler dans les couloirs du parlement de la NZ durant 1h. La visite se fait avec un guide et nous avons posé tout nos téléphones et appareils photos dans une salle sécurisée. A première vue, ça à l'air bien cadré et stricte. Mais en faite, nous sommes surpris par la gentillesse du personnel et la cool attitude qui règne dans le parlement. Nous apprendrons plein de choses sur les différents bâtiments et le fonctionnement de base du parlement. On note aussi que la NZ est soucieuse que les visiteurs s'interrogent sur ce qu'ils visitent. A plusieurs reprises lors de nos visites, on nous sollicite pour poser des questions et bien sur on nous répond avec plaisir. C'est très agréable de se sentir concernés.

Bibliothèque du parlement.
La chambre du parlement

Une belle fin de journée avec ce beau couché de soleil, sur le parking où nous dormons.

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Pour notre troisième jour à la capitale, on retourne au musée, on veut encore en savoir plus. Juste à côté du musée, il y a un marché et des food trucks (camion qui vendent à manger) qui nous font saliver. On y trouve des food trucks avec toutes les nationalités possibles : français, espagnole, allemand, NZ, latinos... On fait également un tour dans les étalages. On s’aperçoit que les fruits et légumes sont parfois moins cher qu'au supermarché mais le fromage français est hors de prix.


Pour le midi, on se fait plaisir avec un fish and chips. Mais qu'est ce que c'est? C'est un poisson avec des frites, une des spécialités du pays. Après avoir choisi notre poisson, sa cuisson et les frites, à table!!!

On se régale et franchement pour un restaurant en pleine capitale, ça ne fait pas cher: 13€, 2 poissons frais et frites maisons pour deux.



L'après-midi on part à la recherche des vieux quartiers de la ville. On apprécie que l'ancien et le nouveau se mélangent. Les bâtiments en verre, à la hauteur vertigineuse côtoient les vieux bâtiments de pierres. Ça nous plait.

On vous partage aussi notre propre curiosité. Ici, les gens apprécient les appartements et maisons ouverts sur l'extérieur, il y a donc de grandes vitres et baies vitrées (intéressant pour une future maison). Cette ouverture sur l'extérieur nous rend très curieux et on ne peut s'empêcher de regarder la vie qui se passe derrière ces vitres le temps de quelques instants.

On s'attarde aussi sur les quelques anciennes maisons encore présentes au cœur de la capitale. Le travail du bois et le style nous attire. On aimerait y rentrer mais ce n'est pas possible.

A noter l'échelle de secours et le tuyau d'eau en cas d'incendie.
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Notre quatrième jour à Wellington est consacré à notre paperasse de voyageurs. Nous devons faire une lessive et avancer sur la suite de notre itinéraire. Du coup, on passe l'après-midi à la librairie.

Le soir, nous sommes bercés par le vent. Parfois, nous avons l'impression que le van va s'envoler. La capitale a le surnom de ville venteuse, ça prend tout son sens ce soir. La nuit sera agitée...

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Après ces 4 jours dans la petite capitale, au sud de l'île du nord, il est temps pour nous de prendre le large et de rejoindre l'île du Sud. Tout le monde nous a dit d'y passer plus de temps que sur l'île du nord. Nous avons déjà vu tellement de belles choses qu'on a hâte de voir ce qui peut être encore mieux.

On conduit donc notre van dans la cale du ferry pour 3h30 de traversée.

Durant la dernière heure on arrive déjà dans un fjord et on se dépêche de monter sur le pont. La vue est magnifique et il y a moins de vagues ce qui soulage un peu Steph et son mal de mer. Tout autour du bateau, des bras de terre s'enfoncent dans la mer. Le vert de la végétation, l'eau d'un bleu émeraude et le ciel bleu... c'est génial ! On a même la chance de voir un phoque nager. Steph a encore plus de chance en voyant un dauphin ! C'est un très bon avant-goût de cette nouvelle île.

On débarque donc à Picton, petite ville portuaire plutôt déserte. Il est temps de manger, on se place près de la mer pour savourer la vue.

Sympa la vue pour manger non?

Avant de repartir, petit arrêt au centre d'information pour prendre les derniers conseils pour notre rando de demain. On en profite aussi pour une pause pipi et là vraiment, ça méritait une petite vidéo (cliquez à droite!) pour vous donner une idée sur les WC publiques en NZ (oui maintenant qu’on l'a écrit 1000 fois, on va écrire NZ pour Nouvelle-Zélande).


Les copains ayant été déposés à la piscine (cf. paragraphe précédent) nous partons pour Anakiwa, un hameau perdu où nous passerons la fin d'après-midi à se relaxer, cuisiner en bord de plage et boire l'apéro avec Thomas qu'on a retrouvé ici.

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Le lendemain nous partons depuis le van en randonnée sur la voie de la reine Charlotte (Queen Charlotte Track). 12 km en forêt avec des points de vue sur la mer. On se balade en fait dans un bras de terre que l'on a pu observer depuis le bateau. La plus grande partie de la balade se fait dans la végétation toujours très abondante. N'ayant pas envie de refaire le chemin de retour nous faisons du stop. Petit précision il y a très, très peu de passages ici. Une voiture se présente, on saute presque dessus et sortons nos plus beaux sourires. Le mec s'arrête et nous prend gentiment. On s'accroche et on se soutient comme on peut pour essayer de déchiffrer son accent difficile pour nous. Pas facile de tout comprendre.

Il nous faut marcher quand même avant d'être à nouveau pris en stop et déposés jusqu'aux vans. C'était une belle journée ensoleillée, à marcher dans de beaux paysages avec en prime quelques échanges avec les habitants!


L'apéro, ça faisait si longtemps!

En bonus pour cette étape, comme on s'est dit que peu d'entre-vous pourraient venir à notre crémaillère, on vous a fait une petite visite de notre van dans lequel on vit depuis notre arrivée en NZ :

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Avant de commencer cette étape voici les réponses des objets mystères de l'étape précédente :

Le premier est une ancienne machine à tatouer avec ses aiguilles. Le tatouage est très présent dans la culture maorie. On croise même certaines personnes ayant le visage tatoué

La 2 ème photo est un ensemble d'hameçons types de la culture maori, peuple de pêcheurs.

Bravo et merci pour vos participations qui nous font bien rigoler parfois!

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Nous avons quitté les côtes de Malborought sound et leur eau bleu turquoise pour les terres et plages du parc national d'Abel Tasman.


Le parc national d'Abel Tasman fait partie des grandes marches de la NZ. On peut y marcher entre 3 et 5 jours et loger en tente ou refuge. Malheureusement nous n'avons pas le temps de faire de bivouac. Pour la NZ, nous avons choisi de faire plusieurs randonnées à différents endroits plutôt que des grandes randonnées sur plusieurs jours sur un même lieu. Ça nous contraignait à limiter le nombre d'endroit que l'on peut découvrir mais aussi à laisser notre van sur un parking.

Bon avant cela il faut réussir à comprendre comment s'organisent les randonnées, établir notre plan d'action qui nous coûtera le moins cher et trouver une douche chaude. (ça doit bien faire 3 jours... 😦 )

Pour Abel Tasman, ça va s'avérer un véritable casse-tête. En effet, le gouvernement a organisé cette marche sur seulement un aller et non pas en boucle. Ce qui signifie qu'il faut découvrir les tracés, trouver un moyen pour revenir à son point de départ... On passera une bonne partie de la matinée au centre d'information pour s'organiser pour le lendemain. Pour vous imaginer, nous devons :

- identifier les meilleurs points d'intérêt de la randonnée

- établir l'itinéraire de la rando si possible en boucle ou juste un aller

- calculer le coût du transport en voiture puis comparer avec le water taxi

- comparer les tarifs des différentes compagnies de water taxi ainsi que les heures de départ et de retour

- coordonnées nos heures de marche avec les différentes types de transports possibles

- chercher un free camp autour de la zone pour dormir.

Ça nous fait donc énormément de choses à penser.


On est donc décidés, demain ce sera une randonnée de 23km en 8h, en prenant un bateau taxi à l'aller. Ah et petite info, entre temps, on aura réussi à prendre une douche dans la ville de Nelson, on a bien pensé à toi beau papa mais pas de panneau pour faire une photo 😦. Ça nous fait tellement du bien d'être tout propres !

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Le lendemain matin, réveil à 7h30. On se fait un bon petit déjeuner pour la dure journée qui nous attend.

On dit au revoir à Thomas qui lui part pour 3 jours. Nous sommes presque envieux.

9h, nous sommes sur le bateau pour le départ. A l'embarquement on réalise malgré nos 2 heures de préparation que nous avons mal géré le retour. En effet, notre véhicule ne se trouve pas à la fin de la rando et aucun bus, ni water taxi ne seront là pour nous ramener. Nous allons donc faire confiance à notre bon vieux pouce pour retrouver notre van.


Le water taxi s'avère être une croisière pour nous. Nous faisons un premier arrêt vers des otaries, qui se baignent avec joie.

Nous faisons ensuite un arrêt dans une crique célèbre pour son fameux rocher en forme de pomme coupée en deux.

Aller, il faut faire marcher votre imagination. Bon, nous sommes peu attirés par la pomme mais la ressemblance est tout de même là.


Par la suite on enchaîne quelques baies, qui sont vraiment magnifiques. Nous avons en prime quelques explications (qu'on ne comprend presque pas) par le capitaine.


C'est venu le moment de descendre. L'équipe du bateau descend le pont et nous souhaite une bonne journée. On réalise que nous sommes seuls, sur cette plage au beau milieu de nul part. À ce moment, un sentiment assez bizarre nous gagne, comme des naufragés sur une île déserte et on regarde le bateau s'éloigner avec excitation.

Premier objectif Torrent bay, c'est à presque 2h de marche. On s'aperçoit assez vite que la rando ne vas pas être très sportive. Il y a peu de dénivelé mais ça monte et descend assez souvent. À peine partis, on savoure un premier point de vue.

Et un deuxième quelques minutes plus loin.


Perchés au bord d'une falaise nous arrivons à Torrent bay. La vue est vraiment sublime. Une belle couleur de l'eau, des plages sauvages et une belle végétation.

Si nous serions arrivés à marée basse nous aurions pu couper par le banc de sable (encore visible sur la photo) et gagner plus d'une heure mais il est trop tard. Nous devons donc longer la falaise.


Mais la marée haute nous offre la chance de croiser de petites bêtes à becs. Nous nous approchons silencieusement et lentement pour ne pas leur faire peur mais en fait ils ne se sentent pas du tout menacés et viennent près de nous.

Quelques mètres plus loin, Glenn se fait même attraper le doigt par un weka Il n'est pas du tout farouche. Il doit sûrement attendre de la nourriture.

Mauvaise qualité mais tant pis.


Plus loin on se fait de nouveau surprendre mais cette fois par la couleur de l'eau. Elle est d'une transparence incroyable et d'un jolie vert.

On reprend la marche jusqu'à notre spot déjeuner. La vue est à tomber. Mais on en profitera pas temps que ça. Non ce n'est pas la météo. Mais de nouveau le mangeur de doigt. Il veut picorer dans notre sandwich. Malgré nos tentatives pour l'éloigner, il revient à la charge. Nous sommes assez amusés par la situation. Le bâton à la main et chacun à notre tour de faire le guet🤣


On reprend la marche après une courte pause. Nous avons encore du chemin et toujours sans transport retour.

Nous enchaînons les plages et baies. À chaque fois, nous apprécions nous arrêter pour profiter de la vue.

On finit la marche par une immense étendue de sable car la marée est basse, un pont nous permet de tout traverser sans se retrouver les pieds tout trempés. C'est assez impressionnant. On a l'impression de ne même plus voir la mer.


Après 7h de marche nous avons finis les 23 kilomètres. Bon ce n'est pas tout à fait terminé. Nous avons encore 10 kilomètres jusqu'à notre van. On tend le pouce mais aucun signe de vie ici. Nous sommes dans un village fantôme. Une voiture passe, on sort notre plus beau sourire et de beaux coucou mais NON. C'est dur parce qu'il commence à faire nuit, il fait froid, il y a beaucoup de vent. On se voit mal faire les 10 kilomètres ainsi. Mais voilà que 2 kilomètres plus loin une dame nous prend gentiment. Super sympa, on aurait bien passé la soirée avec elle ;) Au passage nous avons aussi pu acheter un sac de kiwi gold dont on raffole et que l'on trouve parfois dans des abris devant les maisons des particuliers.

C'est ainsi que nous concluons le chapitre sur Abel Tasman.

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Bien remis de notre randonnée de la veille nous continuons notre route vers le sud. On fait un détour vers un des 2 lacs du parc national des Nelson Lakes. Il est un peu tard pour commencer une randonnée donc on se contente de poser le van au bord de la plage pour y prendre notre repas avec vue panoramique et c'est peu dire.

Comme toujours les canards sont de la partie. On s'amuse à dire que c'est toujours le même couple qui nous suit à travers le pays. Comme on commence à bien se connaître ils n'ont pas peur de nous et veulent à tout prix manger notre assiette. A un moment la canne aux pieds de Glenn qui a repéré un truc dans l'assiette va carrément lui sauter sur les genoux !

En faisant un tour sur l'embarcadère on comprend ensuite pourquoi les gens approchaient leur main de l’eau avant de crier. Il y a plein d'anguilles assez énormes.



Nous roulons le reste de l'après-midi jusqu'à la ville de Westport, petite bourgade qui semble endormie en ce samedi soir. Arrivés à notre free camp, on trouve un feu de joie et de la musique avec des étudiants. La plage est immense et pleine de bois flottant probablement drainé par les fleuves venant des montagnes. Le coucher de soleil est sympa. Après notre repas on se souvient soudain que les néo-zélandais jouent leur premier match de poule dans cette coupe du monde de rugby. Et ici le rugby c'est comme la religion. On connaît tous un peu cette fameuse équipe des All Blacks.

Voici quand même quelques infos intéressantes :

-ils sont les seuls à compter 3 titres de coupe du monde, (sur 8 organisées jusqu'à aujourd'hui)

-ils sont la première équipe à conserver le titre 2 fois de suite, peut-être 3 fois avec cette année,

-le premier match de rugby a eu lieu en 1870 en NZ,

-le terme All Blacks ferait référence à la tenue noire des joueurs.

Du coup nous voilà partis en van arpenter les rues noires à la recherche d'une lumière et d'une tireuse a bière. Le petit pub est sympa, on est une dizaine tournés vers la télé. Ça nous fait vraiment plaisir de se mélanger un peu avec les habitants et de retrouver une ambiance festive. Ce n'est pas le cas tous les jours en vivant en van. Et puis une petite pression ça faisait longtemps aussi.

A la mi-temps on discute à droite, à gauche et en revenant du comptoir avec les bières je vois Steph en pleine bataille intersidérale pour éviter les postillons du charmant ancien qui lui parle. Et comme un fait exprès, il s'appelle... Glenn. Elle les attire !

Belle victoire des All Blacks contre l'Afrique du Sud.


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Le matin suivant nous longeons la côte. Notre objectif est les Pancake rocks (rochers de pancakes). Curieusement à cet endroit bien précis de la planète, on trouve des rochers en bord de mer qui ressemble énormément à une pile de pancakes ou de crêpes. Il s'agit d'une succession de dépôts de sédiments mais le mystère de la formation persiste toujours un peu.

Le coin est vraiment sympa et on fait plusieurs arrêts le long de la route jusqu'à Hokitika et notamment sur cette plage très jolie :


Après un énorme fish and chips, ce poisson panné accompagné de frites, assez typique des repas anglo-saxons, nous passons la fin d'après-midi à la bibliothèque pour utiliser le net et rédiger le blog avant de se rendre à une douche comme on les aime dans la piscine municipale. Pour 3€ nous avons accès à un jacuzzi 5 places rien que pour nous 2, chauffé à 48 degrés suivi d'une bonne douche chaude. C'est parfait!


Si ça c'est pas de la grande salle de bain !
On va être bien calés après cela !

On dormira sur le parking mis à disposition par un bar du coin en échange d'une petite bière et d'un câlin du chat.



Le matinée se prête à un tour dans les gorges près de la ville. L'eau est d'un bleu émeraude et la balade matinale fait du bien. Une fois de plus nous sommes sous le charme de la végétation que l'on traverse, mélange de forêt et de jungle :



Nous longeons un lac pour y faire notre déjeuner avant de retourner en ville. Le lac, le calme, les canards toujours là, une bon petit plat... que demander de plus?


La ville de Hokitika est un peu spécialisée dans le jade. Il y a de nombreux gisement en NZ et les maoris l'utilisaient beaucoup pour toutes sortes d'outils ou de bijoux. Il y a de nombreux ateliers et magasins. On profite donc d'une petite visite guidée pour voir les étapes de la pierre au bijou. Ça demande beaucoup de temps et de savoir-faire et le résultat est très joli.


Pour cette nuit nous avons un terrain de gravier au bord d'un fleuve perdu à 10km de la route principale. On est au calme et comme souvent on voit bien les étoiles mais il fait froid pour traîner dehors.


Voici pour terminer quelques curiosités :

-les arbres mènent une lutte permanente pour leur survie

-cet oiseau volaient comme un fou tout près de nous

-au supermarché, il est possible pour les enfants de manger un fruit gratuitement pendant les courses

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On attend cette étape avec impatience. Glenn est habitué aux montagnes, mais nous sommes tout de même tous les 2 assez excités face à ce qui nous attend.


Voir un glacier, son immensité, sa pureté et sa couleur blanche voir bleutée : ça fait partie des rêves de pas mal de personnes.


Bon par contre la météo est capricieuse depuis plusieurs jours et malgré nos souhaits, elle ne s'arrange pas vraiment. Pour notre premier jour, nous sommes contraints de rester dans notre van. Nous avons dû (par obligation) dormir dans un camping. Mais au final nous sommes heureux de pouvoir brancher notre petit chauffage.

Après s'être informés au centre d'information, on apprend que les randonnées possibles ne sont pas accessibles ou trop longues pour arriver à temps avant les nuages... On est vraiment déçus. On a d'ailleurs du mal à accepter.

Et oui, le soleil se présente de 8h à 10h30. Donc autant dire que c'est serré pour faire tenir une journée entière dans ces 2h.


Du coup nous n'avons pas d'autre choix que de faire la petite randonnée qui nous conduit au bas du glacier Franz Josef à environ 750 mètres de celui-ci.


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Le lendemain nous sommes d'attaque dès 8h pour profiter du beau temps et de la vue que va nous offrir le glacier Franz Josef.

Il y a pas mal de monde sur le chemin mais la balade reste très agréable.

Nous nous retrouvons en bas de la vallée entre 2 montagnes. On a du mal à bien regarder la montagne dans toute sa hauteur. Les parois rocheuses sont impressionnantes. De loin on voit des énormes cailloux qui se sont probablement détachés de la montagne. Des panneaux indiquent de partout, ne surtout pas s'approcher des parois rocheuses pour éviter tout accident.

On voit aussi de gigantesques cascades qui se frayent un chemin le long des murs.


On arrive au premier point de vue. C'est plutôt une étape pour constater l'état de recul du glacier. C'est à vous en couper le souffle. Il y a 100 ans le glacier se trouvait juste en contre bas mais maintenant on peut y voir seulement le lit de rivière. Le glacier se trouve encore à plusieurs centaines de mètres.


Plus loin le même constat. Où se trouvait le glacier, il y a 10 ans.


On se prend une véritable claque. On entend souvent parler des blablas du réchauffement climatique mais on vous assure que ce ne sont pas des paroles en l'air et qu'il faut vraiment prendre conscience de l'état de notre planète et ce que chacun peut faire et apporter. Commencer avec des petits gestes et continuer ainsi de suite.

On s'imagine que Zola, Enora, Louis et Logan ne verront sûrement pas ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui et c'est bien malheureux. C'est horrible de détruire le monde dans lequel nous vivons sans même s'interroger ou plutôt se leurrer.


On vous laisse tranquille, mais pensez-y tout de même.


On arrive finalement à 750 mètres du glacier. Et sans grande surprise nous sommes surpris du peu du glace que nous voyons. Sur les photos vous pouvez voir que nous commençons à bien voir la roche qui apparaît sous les morceaux de glace. La couleur du glacier nous surprend également. Elle tire plutôt sur le gris contrairement au bleu qu'on s'était imaginé.


Nous repartons le cœur serré et plein d'interrogations.


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Dans la même région, à quelques dizaines de kilomètres on peut voir un second glacier : Le fox.

Les randonnées sont également inaccessibles et le chemin menant en bas du glacier est lui aussi fermé. On n'a vraiment pas de chance avec ces glaciers... 😦

La solution, faire un vol en hélicoptère. Vu la visite de ce matin autant dire qu'on refuse catégoriquement et pi c'est hors budget.

Nous tentons tout de même d'aller voir un point de vue à 1h à pied.


Le sentier dans la forêt plaira beaucoup à Glenn. Tel un décor de film, il s'imagine les scènes se dérouler devant lui. Les arbres nous offre des formes assez spectaculaires, on zig-zag entre les troncs recouverts de mousse...


Le point de vue offre une très petite vue sur le glacier. Mais il a l'air en meilleur forme. Plus grand, imposant et bleuté.


Il pleut depuis une bonne demi-heure, nous sommes déjà bien mouillés, va être difficile de faire sécher nos vêtements et chaussures dans le van.


On rebrousse chemin et prenons la route en direction d'un campement gratuit. On s'arrête un peu au milieu de nul part et profitons des montagnes en arrière-plan.


Une nuit encore bien fraîche nous attend !!!

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Les glaciers sont maintenant derrière nous. Nous avons passé la nuit à 10km à l'intérieur des champs dans un petit coin de gravier en bord de rivière gentiment mis à disposition. Ça nous attriste un peu de lire sur notre application que le fermier est obligé de se plaindre car trop de gens laissent des déchets...


Ce 27 septembre, Nous prenons la route en direction de la ville de Wanaka et de son lac. On ne sait pas grand-chose mais on va découvrir le coin.

La route est très jolie et il y a quelques arrêts en chemin pour rythmer la journée.

Nous mangeons près de poney tout mignons en bord de plage (on pense beaucoup à Zola). Cela fait plusieurs fois que nous trouvons énormément de bois flottant sur la plage et c'est impressionnant de se dire que l'eau a traînée ces gros troncs.


Une petite marche de 5 minutes dans la végétation nous amène ensuite dans le lit d'une rivière. En arrivant on est surpris de la largeur du lit rempli de rochers. En face, la cascade que nous venons voir. Ce qui est marrant c'est que des vaches se baladent tranquillement. On se demande parfois comment le bétail n'est pas perdu.



Un peu plus loin, une autre marche nous fait traverser un bout de forêt. C'est souvent l'occasion de voir des petits oiseaux que nous n'avons pas chez nous et qui sont vraiment tout mignons ! Au bout du chemin nous arrivons à une blue pool (piscine bleue). Elle porte bien son nom ! C'est impressionnant, l'eau est à la fois transparente et claire et en même temps d'un bleu vif. On voit très bien à plusieurs mètres de profondeur et on rêve d'être en Asie pour avoir assez chaud et sauter du pont pour se baigner.


En fin de journée nous arrivons sur la région de Wanaka. Il y a en fait plusieurs lacs. Avec le soleil qui se couche on découvre un paysage spectaculaire. Les montagnes avec leur chapeau de neige plongent dans l'eau. Nous basculons le long du lac de Hawea qui nous apparaît encore plus beau. On s'arrête sans arrêt pour contempler la vue.

La bonne nouvelle c'est que c'est dit explicitement qu'on a le droit de camper sur le bord du lac. Après quelques détours nous trouvons notre petite plage (avec fauteuil en prime) pour la nuit. C'est génial. Il faut dire que ce n'est pas souvent possible de dormir où on veut avec le van. La NZ est un pays qui attire pour sa nature et ses grandes étendues mais c'est aussi connue pour la rigueur de la protection du territoire. On a tous déjà entendu parler des fameuses douanes qui vérifient si vos chaussures sont propres et bien c'est un peu le même principe de partout dans le pays. Chaque lieu d'intérêt est balisé, les chemins sont faits en gravier dont il ne faut pas sortir, il y a toujours des panneaux pour dire ce qui est autorisé ou non, des panneaux de sensibilisation sur les espèces en danger... bref on a parfois l'impression d'être vraiment un intrus sur Terre (c'est un peu vrai non ?).

Cela peut paraître exagéré mais si on remet les choses dans le contexte c'est une lutte acharnée en fait. A l'arrivée des Maoris autour de 1300, le territoire ne comptait presque que des oiseaux, des poissons et 2 types de mammifères. Il n'y a pas de serpent et un seul lézard du coup les colons ont implanté les lapins, cochons, moutons, chevaux... Mais aussi les rats et les opossums. Ces 2 derniers font l'objet d'une extermination systématique. Et oui, les oiseaux n'ayant pas eu de prédateurs depuis des milliers d'années ils ne sont pas méfiants et leurs œufs sont vite décimés par les rongeurs. C'est le cas du fameux oiseau Kiwi qui ne vole pas et qui subsiste uniquement grâce aux efforts des hommes qui tentent de favoriser sa reproduction.

Au niveau de la faune c'est un peu la même chose, 80% des plantes sont endémiques au pays c'est à dire qu'on ne les trouve qu'ici. Le gouvernement est donc soucieux de toute espèce qui pourrait se développer d'une façon pas naturelle. Ça fait un peu réfléchir sur le simple geste de jeter son trognon de pomme ou sa peau de banane. Ça peu se dégrader mais les animaux ne sont pas habitués et l'écosystème n'est pas fait pour développer des bananiers ou des pommiers (ce n'est qu'un exemple). C'est aussi pour cette raison que durant notre aventure ici les plantes et les animaux sont pour nous une nouveauté totale !

Avec tout cela en tête, on va être sûr notre plage de ce soir, on aurait même le droit d'allumer un petit feu mais il fait un peu trop froid pour cela et rien à faire griller.


Évidemment le réveil avec une vue à couper le souffle...nous couple le souffle !

Nous avons trop hâte d'aller marcher dans ces montagnes et prendre un peu de hauteur. Le bureau des gardes forestiers nous informe des randos ouvertes ou non. On se balade un peu autour du bord du lac de Wanaka et en fin d'après-midi nous montons sur le sentier du Roy peak pour voir la vue de là-haut. On est au milieu des moutons et des lapins ! Ils n'ont pas vraiment de prédateurs alors forcément ça pullule, on les voit courir partout dans les champs.

On retourne dormir près du lac d'hier soir pour être prêts pour la rando du lendemain. Sur la route nous avons pu nous trouver 2 petits verres (pour notre petit tiroir de notre petite cuisine) afin de pouvoir boire un peu de vin rouge. On goûte un peu au hasard le vin néo-zélandais et sans être experts, ça fait plaisir après plus de 10 mois d'abstinence.


Ce matin nous partons pour l'isthmus peak. Environ 1000 m de dénivelé en 5h aller-retour. Le temps n'est pas très dégagé mais on ne sera pas en plein soleil. Ça monte bien et chaque pas sublime un peu la vue. On rencontre Theresa et Remco un couple hollandais qui voyage depuis janvier.

On en prend plein les yeux malgré les nuages. Au sommet le vent nous refroidi jusqu'à l'os mais on est contents de se poser et manger notre casse-croûte. Une superbe journée qui fait du bien et qui aère l’esprit !


Pour notre dernier jour à Wanaka, nous passons un peu de temps à la bibliothèque pour profiter d’internet. Dans l’après-midi nous faisons une pause un peu plus marrante. Il y a un centre spécialisé dans les illusions, les choses farfelues et aussi un labyrinthe 3D. Les grands-gamins que nous sommes sont donc tout excités. La première partie nous fait voir toutes sortes de trompes l’œil vraiment sympas.

Pour la 2e partie nous sortons dehors pour aller nous perdre dans le labyrinthe. Nous devons retrouver le chemin vers 4 tours. Il nous faudra 1h30 pour y arriver. Apparemment les gens feraient en moyenne 5 km en tout ! On est vraiment contents de sortir car on commençait à croire qu’on allait y passer la nuit ! Nous avons quand même bien rigolé !

Des élasatiques, éponges et allumettes
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Le lendemain matin, nous quittons la ville. On aperçoit de loin des moutons regroupés près d'un shed, cet abris typique du pays où les moutons sont tondus le moment venu. On s'arrête donc au bord de la route pour faire quelques photos en espérant que des gens nous invitent. Bingo, le pépé vient nous voir et nous invite à entrer. C'est la pause donc il nous invite à boire le thé et en 5 minutes nous voilà à table chez des inconnus à boire du thé et goûter un genre de pain au fromage. C'est super on peut poser plein de questions.

Nous retournons ensuite dans l'abris pour voir la tonte des moutons. On est presque émus de voir cela en vrai sous nos yeux. Ce ne sont que des maoris qui tondent et les femmes s'occupent de ranger et classer la laine. C'est vraiment impressionnant la vitesse à laquelle ils tondent. Les moutons sont à peine stressés mais par contre ça leur fait parfois des coupures mais rien de trop méchant apparemment.

Moutons mérinos
Moutons mérinos

Voici un aperçu de la tonte en vidéo :

On remercie Geof et Joyce de nous avoir offert cette opportunité et repartons pour Queenstown.

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Queenstown est réputée pour être la capitale des sports extrêmes. Avant même d’y arriver nous nous arrêtons près d’un ancien pont où des gens sautent à l’élastique. C’est assez fou et on reste un petit moment à les regarder en rigolant. C’est d’ailleurs sur ce parking que nous passons la nuit car il n’est pas possible de stationner gratuitement dans Queenstown pour la nuit avec le van.

Le matin suivant, nous avons la chance de trouver une vraie baguette française qui va ravir nos papilles toute la journée. Vu qu’on avait aussi trouvé un pot de pâté, ça va être la fête pour nous !

Le point d’information confirme la réputation de la ville. Il y a un mur entier de prospectus pour des activités : parapente, parachute, rafting, hors-bord, tyrolienne, vélo de descente … pour une centaine d’euros on peut choisir le type d’adrénaline que l'on souhaite. On ose tout de même demander si on peut visiter un musée. On nous répond gentiment qu'ici on ne trouve pas ça.

Nous nous baladons ensuite dans le petit centre-ville. C’est plutôt joli au niveau de l’architecture. La ville nous fait beaucoup penser aux stations de ski d’hiver. Beaucoup de magasins, plutôt chics, de beaux restaurants pour une clientèle à gros budget (ce qui n’est pas notre cas).

Nous avons repéré une randonnée et c’est donc le lendemain matin que nous partons à pieds sur les sentiers. Au début ce n’est pas très clair et on a un peu de mal à trouver notre chemin. Après une bonne demi-heure, on arrive devant un panneau de route fermée. N’ayant pas trop envie de tout recommencer la montée, on va voir ce que ça donne plus loin. Effectivement de nombreux arbres sont tombés et pendant un bon quart d’heure on fait un peu les singes pour rejoindre un autre sentier. Nous n’irons pas jusqu’en haut du point prévu mais nous mangerons avec un superbe panorama.


Cliquez en dessous pour une vue 360°:



En redescendant, nous passons près d’un téléphérique avec de la luge d’été. On ne peut pas résister et comme 2 gamins nous faisons 2 descentes enflammées de luge. On a vraiment l’impression d’être dans Mario Kart (sans les peaux de bananes).

Le temps n’est pas au beau fixe et la vue est assez couverte sur les sommets. Du coup on préfère ne pas trop s’attarder dans cette ville qui nous plait un peu moins et où il n’est pas facile de se garer ou de dormir. A savoir que nous sommes obligés de faire prés de 30 minutes de route pour dormir. La ville a mis en place une politique refusant les voyageurs en van ou camping car. Bah oui, ça le fait pas trop au milieu de la clientèle aisée.


Une fois de plus nous reprenons la route pour dormir plus au sud au bord d’un lac avec une vue magnifique à travers notre fenêtre

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Nos 2 jours en ville à Queenstown nous ont bien suffit. Maintenant place de nouveau à la nature et à ses grands espaces.

Ce matin un réveil en douceur au bord de l'eau avec une belle vue sur les montagnes environnantes. Vous en pensez quoi?


Nous prenons ensuite la route pour Milford Sound. Depuis notre arrivée en NZ on en entend beaucoup parler. On nous décrit un fjord avec ses paysages de montagnes où se faufile les cascades et si la chance est avec nous certains mammifères marins. Cette étape tombe à pic car dans 1 jour nous fêtons l'anniversaire de Steph.


A peine arrivés en ville, on se renseigne sur comment visiter ce fjord. Nous avons le choix entre le canoë qui nous coûte un bras (100 euros, pour 4h) et qui nous fait faire seulement un petit tour dans le fjord ou une croisière bateau avec différentes formules.


Après avoir compris les différentes formules et les avoir épluchées, nous choisissons un tour nature de 2h dans le fjord.


Avant de se rendre au lieu d'embarquement une longue route avec plusieurs arrêts incontournables nous attend. Nous décidons donc de faire la route le lendemain et faire la croisière le sur lendemain.

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5 octobre ! Joyeux anniversaire Steph !!! On commence la journée tôt car de nombreux arrêts nous attendent. On a hâte parce que franchement on nous a vendu du rêve.

Premier arrêt, un lac. Bon c'est un lac comme un autre. Comme chez nous on va dire.


Deuxième arrêt, Mirror lake qui veut dire lac miroir. Drôle de nom ?!

Pas du tout, vous allez le comprendre en regardant les photos ci-dessous. Nous n'avions pas les meilleures conditions pour que l'effet soit parfait mais on peut voir quelques rendus miroirs.


Troisième arrêt, en bas de la vallée Eglington. On voit au loin les montagnes qui commencent à se dessiner avec à leur sommets un manteau blanc. L'atmosphère commence à nous plaire.


Pour notre quatrième arrêt, nous sommes au-dessus d'une autre vallée au fond de laquelle un torrent fait son lit depuis des milliers d'années.

Nous nous trouvons au cœur de cet enchevêtrement de montagnes de forêts et de neige. On adore cette ambiance, le silence. Entendre le chant des oiseaux, les voir s'approcher avec méfiance et reprendre leur territoire lors de notre départ.

On en profite pour souffler ma bougie ou du moins tenter. Pas simple avec un bout de spaghetti et le vent qui s'y mêle.

Cette journée est magnifique mais Steph ne peut s'empêcher de penser à vous tous. De vouloir avoir sa mamounette, son papa, micka et lulu au téléphone. Mais aucun signal sur le téléphone depuis hier... Mélange entre la joie de découverte et la nostalgie de ne pas avoir les siens.


Pour rendre cette journée encore plus belle, nous partons pour 3h de randonnée pour atteindre le key Summit et pouvoir savourer la vue sur les environs. Et oui nous sommes gourmands ;)

Arrivés en haut, nous ne sommes pas déçus. La vue est superbe. On peut voir à 360 degrés autour de nous.

Dame nature décide d’offrir à Steph quelques petits flocons de neige au sommet pour rendre ce jour encore plus magique. Mais aussi notre premier Kea (perroquet des montagnes). A savoir que l'espèce est la seule espèce de perroquet de montagne du monde. Il devient assez rare de croiser sa route, il resterait environ 5 000 individus en NZ. Mais nous sommes dans un parc national qui participe à la conservation du kea.

Il est temps pour nous de se trouver un spot dodo pour ce soir. Et Glenn se met au fourneau pour préparer un bon repas d'anniversaire à Steph.

Ce soir Glenn se proclame chef cuisinier.

Nous commençons par un amuse bouche à base d'avocat sur son lit de vinaigre balsamique accompagné d'une bière. L'entrée se poursuit par un velouté de courge directement produite en NZ. S'en suit le plat principal, des nouilles sautées à la poêle avec son bacon grillé. En dessert, un muffin ultra moelleux aux zestes d'orange et chocolat.

Bon vous l'aurez compris, on sublime nos aliments de base mais c'était tout de même très bon ! Merciii chéri pour cette belle journée <3


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Aujourd'hui nous faisons notre croisière à Milford Sound. Cette journée aurait dû se dérouler hier mais le temps n'était pas assez propice et quelques problèmes d'ouvertures de route.


Du coup : anniversaire de Stéphanie n°2. Nous sommes le 6 octobre, et elle proclame qu'aujourd'hui c'est sa deuxième journée d'anniversaire ! (D'ailleurs en France c'est toujours le 5 !)

On se réveille avec le bout du nez bien froid. Glenn regarde par la fenêtre, il ne voit rien. Il devra gratter avec son doigt sur les vitres pour retirer la glace qui s'est formée sur les vitres. La nuit bien été fraîche, teméprature -1° dans le van.


Vite, nous partons pour 2h de croisière.


Nous commençons par d'énormes cascades tombantes du haut de la montagne à pic dans le bras de mer. Elles sont entourées d'une végétation luxuriante et abondante. Ça nous plaît.


On se balade le long des parois rocheuses et soudainement on se sent vraiment petits. On voit très bien le travail de la roche et de l'eau. C'est impressionnant. Il faut imaginer que par endroits, les falaises sont aussi profondes sous l'eau.


Plus loin le capitaine s'arrête. Il nous indique de regarder droit devant nous sur notre gauche. On devrait y apercevoir un manchot aux yeux jaunes. Au départ nous avons beaucoup de mal à le trouver. Glenn arrive à l'identifier à l'aide des jumelles. On arrive à l'apercevoir quelques secondes.

C'est notre premier manchot. Oui on parle de manchots et non pas de pingouins. Les manchots se trouvent dans l'hémisphère sud et les pingouins dans l'hémisphère nord. On a dû se renseigner pour comprendre la différence. Mais dans quelques temps nous reviendrons sur le sujet avec plaisir.


Quelques minutes plus tard, rebelote. Le capitaine nous demande de bien ouvrir les yeux. En face de nous, nous voyons une colonie d'otaries. Qui sont bien plus visibles que le manchot. C'est l'heure de la sieste mais surtout de réchauffer leur corps aux rayons du soleil avant de repartir en mer pêcher.


Sur le chemin du retour le bateau s'approche d'une cascade assez impressionnante. La puissance de l'eau nous impressionne. Nous sommes dans un diffuseur d'eau fraîche géant !! L’été ça doit être génial.


Mais le clou du spectacle de cette croisière se sont les dauphins. Au départ nous voyons 3 dauphins sauter au-devant du bateau. Mais ce n'est que le début. On s'affole comme des gamins pour les voir de plus près parce qu'en fait ils sont au moins 6 à nous suivre en sautant dans les vagues. Ils ont cette grâce et cette légèreté qui nous met des étoiles plein les yeux. Le spectacle dure bien plus de 5 minutes. On n'en loupe pas une miette. Nous sommes aux anges !! (nous sommes d'ailleurs surpris que certaines personnes ne réagissent pas du tout ). C'est la première fois que Glenn voit des dauphins et on s'en souviendra très longtemps. Ils sot parfois à quelques mètres !

On apprendra par la suite que ce n'est pas courant d'en voir ici et surtout qu'ils offrent un spectacle pareil.

C'est ainsi que ce clôture notre belle croisière.



Sur le retour, il nous reste une centaine de kilomètres pour rejoindre la première ville avec du réseau et une douche... (Steph a hâte de retrouver du réseau) Mais avant ça, on fait la rencontre d'un nouveau Kea. Bon celui-ci est bien plus fainéant, il préfère airer sur le parking pour picorer les miettes...


Sur le retour, nous sommes aussi à la recherche d'un bar pour regarder le match de rugby des All Blacks ce soir.

Quelques heures plus tard on fait la connaissance de Rebecca et Mike à la table du bar. Ils vivent dans le village. On ne sait pas du tout quelle direction emprunter pour la suite de notre aventure dans le pays et on essaie d'en discuter avec eux pour avoir leur avis. A la fin du match, soucieux de nous laisser partir de nuit pour dormir à 1h de route, ils nous offre une chambre de leur gîte pour la nuit. Nous sommes surpris de leur générosité. La chambre est vraiment "grand luxe", avec salle de bain pour nous tout seuls et surtout un ENORME lit bien confortable ! (on n'a pas oser utiliser le jacuzzi dans le jardin). Nous vivons donc une journée parfaite !!

On passe une merveilleuse nuit avec des étoiles plein les yeux 🤩

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On dit souvent que des rencontres peuvent changer votre chemin.

C'est exactement ce qui se passe pour nous aujourd'hui.


Après avoir remercié Rebecca et lui avoir préparé quelques surprises. Nous descendons plein sud pour longer la côte. Ce n'était pas prévu mais ils nous ont donné plus qu'envie de découvrir la route des Catlins, la partie sud de l'île sud.


Nous partons sans trop savoir quoi faire. Nous savons juste que certaines rencontres peuvent bien nous plaire.

Sur le chemin nous menant à la côte, nous nous arrêtons dans une grotte accessible sans guide, ni plan. Des casques nous attendent à l'entrée pour commencer l'expédition.


Cela se présente presque comme une aventure, nous rappelant celle des Philippines à Sagada. Les passages sont minuscules et des flèches fluorescentes nous indiquent le chemin à suivre (heureusement). Nous aimerions bien être un petit hobbit à ce moment-là ;)

Pendant notre exploration quelqu'un nous indique que nous pouvons voir des vers luisants.

Nous sommes complètement fous de la nouvelle. Et en effet, en éteignent nos lumières on s'aperçoit que les murs et le plafond de la grotte en comptent quelques centaines.

C'est un véritable ciel étoilé qui se dévoile sous nos yeux. Nous sommes sans mots, dans le noir, sous terre à regarder ce que la nature nous offre.

Pour les repérer, ce n’est pas très compliqué. Les vers développent des filaments le long des murs et en baissant nos lumières leurs lumières nous guident.

Nous passerons 2 bonnes heures sous terre à se faufiler dans les chemins de la grotte, à savourer la présence des vers luisants et à faire un bon exercice de photographie.



On serait bien restés encore un moment là-dessous mais il est temps de ressortir et de continuer notre chemin.

Nous longeons la côte et profitons de certains points de vue le long de la côte.


Le soir venu, nous sommes en mode commando pour partir à la rencontre de petits êtres-marins. Nous arrivons au pas de course pour ne pas louper leur venue. On arrête de vous faire patienter et on vous les présentes.

Manchots aux yeux jaunes

N'étant plus très loin de l’antarctique, nous pouvons faire la connaissance de manchots. Ceux que nous recherchons ici, sont des manchots aux yeux jaunes. Ils viennent sur la plage en fin de journée, lorsque le soleil se couche pour regagner leur nid. Ils font entre 65 et 78 cm de hauteur et pèse entre 3,7 et 8,5 kilos. A l’origine, le manchot est un oiseau mais son évolution l’a plutôt transformé en poisson. Il est bien plus à l’aise en mer que sur terre. Il est un très bon plongeur, jusqu’à 80 mètres et peut atteindre une vitesse de nage de 25 km/h.

Sa journée se présente de la manière suivante : dès que le soleil se lève il part chasser en mer toute la journée jusqu’à 25 kilomètres des côtes. Il revient le soir dans son nid pour y dormir et se reposer. En ce moment, c’est la période de pontent. Les parents doivent donc couver les 2 œufs à tour de rôle. Quand l'un des adultes rentre au nid il régurgite sa nourriture au petit.


Mais revenons à notre expédition. Il est 18h, nous avons encore un peu de temps avant que le soleil se couche mais il y a déjà foule. Nous retrouvons aussi le couple hollandais que nous avons connu il y a peu. On patiente donc en parlant et en regardant à tour de rôle les environs.

On regarde aussi de plus près la plage devant nous. En fait, c'est une plage de rochers et de bois fossilisés présents ici depuis 170 millions d'années. Résultat des cendres d'une ancienne éruption qui ont été absorbées par les arbres. Ceux-ci se sont ensuite transformés en pierre. Impressionnant!

2h plus tard les hollandais déclarent forfait. On décide de rester mais 1h plus tard, on déclare nous aussi forfait. Il fait nuit noire et froid, nous ne pouvons plus rien apercevoir. C’est la nature qui décide et elle nous demande d’être patients.

On profite du coucher de soleil.
Bois fossilisés, en diagonal on distingue un tronc
Lieu d'observation des manchots.
Croisement entre un albatros et une mouette.

Il est temps de se mettre sous notre couette car nous sommes gelés. Nous verrons demain si nous aurons plus de chance.

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Aujourd’hui il fait gris, frais et il y a beaucoup de vent, mais nous continuons notre route à la découverte des mammifères marins.


Nous apprenons que Slope point le point le plus au sud de l'île sud n'est pas accessible à cause de la saison des agneaux. Un peu déçus nous retournons à Curio bay (où nous attentions les pingoins la veille). On regarde vers l'horizon en se disant qu'il n'y a plus rien pendant des miliers de kilomètres et que là-bas, tout au fond il y a l'Antarctique... On se retourne à l'opposé et dans notre tête, notre itinéraire se trace sur une carte de Pékin jusqu'à ce lieu aux portes du monde. Ce sera pour nous le point le plus au sud de notre voyage depuis maintenant 364 jours. Et oui demain,9 octobre, ça fera 1 an que nous avons quitté notre belle France, familles et amis. 364 jours sans vous, ce n’est pas toujours facile mais c’est aussi ça le voyage.

Une photo s’impose et cela fait longtemps qu’on ne vous a pas présenté une photo saut. 42 prises pour avoir quelques bons clichés.



On prend ensuite la route pour aller admirer quelques cascades. Une courte marche nous mène vers Mc Lean falls. Le bruit de l’eau nous rend impatients. Et effectivement la cascade est impressionnante. Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu une aussi belle cascade.

Lui aussi perd sa peau, drôle nan?
Où est Glenn?


De nouveau dans notre van à arpenter la côte, on profite d’une belle vue sur les environs.


Plus loin, on se laisse encore une fois guider par le bruit de l’eau. Au bout de quelques minutes, on découvre Purakaunui falls où on retrouve... Remco et Theresa, les hollandais avec qui on joue au chat et la souris.


Pour midi, nous sommes à la recherche d’un réseau internet. Ce n’est pas facile sur l’île du sud, nous sommes souvent sans réseau internet mais aussi sans réseau téléphonique. En quelque sorte nous sommes vite seuls au monde.

Nous sommes en attente de réponse pour nos volontariats. En ouvrant notre boite email, nous avons plein de bonnes nouvelles. Ils nous restent plus qu’à faire un choix. Pas facile ! Nous choisissons d’aider une famille ayant quelques moutons et animaux afin de pouvoir approcher un peu plus cet animal emblématique du pays.


On part ensuite de nouveau à la conquête des mammifères marins. Cet après-midi, on cherche des otaries et lions de mer. En demandant à quelques villageois et ayant cherché sur internet, on essaie sur une plage.

Mais rien à déclarer ! Zut, déjà 2 échecs.


On met de nouveau toutes les chances de notre côté et essayons un autre lieu connu pour y observer otaries et manchots. Nugget point (drôle de nom, nan ?).

A peine arrivés, nous voyons de loin des otaries sur les rochers. Youpiiiii ! Certains font sécher leur duvet pendant que des jeunes s’amusent à se balader. On observe avec nos jumelles, patiemment.

Plus loin, un joli phare se trouve en face de plusieurs rochers qui reflètent un très bel effet.


Plus loin, nous allons retenter notre chance pour observer des manchots aux yeux jaunes. Cette fois-ci, on a carrément un abri pour les observer. Heureusement parce qu’il pleut et il y a beaucoup de vent. Steph est tellement excitée qu’elle court pour arriver au plus vite à l’abris. (il y a des heures en fonction des périodes)

Nous sommes tous à l’affût du moindre signe. Pour les plus chanceux avec des jumelles, sinon le plan B zoomer avec son appareil photo.

Et ce soir nous avons de la chance, après 5 minutes dans l’abri, nous voyons un premier manchot revenir de sa journée de pèche. C’est vraiment marrant de voir son arrivée sur la plage. C’est comme un atterrissage en douceur mais dans l'eau. Ensuite ça devient un peu plus compliqué sur terre. Il faut que le manchot identifie les potentiels danger présents sur la plage car il est très timide puis franchir la plage de rochers et galets en sautant à pieds joints. Imaginer vous sauter à cloche pied sur des rochers avant d’aller vous baigner !!!

Nous resterons 2h à observer les manchots dans notre abri. Nous en verrons 4. Ce soir, on a réalisé un rêve de gosses. Voir des manchots dans leur habitat naturel se dandiner sur la plage jusqu’à arriver à leur nid. C’était magique !

Un manchot va sortir de l'eau

Il est tard, il faut maintenant qu’on trouve un lieu pour dormir. Nous n’avions pas fait attention mais il n’y a aucun camp gratuit à des kilomètres à la ronde. Nous pensons avoir trouvé un camp en bord de route mais nous ne sommes vraiment pas sûr d’avoir l’autorisation de dormir là. On décide d’aller demander au poste de police où dormir, mais porte close. Il est tard, mais nous n’avons pas le choix de rouler encore 1h pour stationner sur une aire légale. C’est la première fois en presque 2 mois qu’on se retrouve dans cette situation, vous aller nous dire ça va. Mais on est complètement crevé, il est tard, il pleut beaucoup, ce n’est franchement pas l’idéal.

22h nous arrivons sur notre campement pour la nuit ! Une bonne nuit s’impose avant de découvrir Dunedin.

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Après ce tour jusqu'à l’extrême sud du pays notre remontée nous amène à l'une des plus grandes villes de la côte est : Dunedin.

Depuis plusieurs jours la météo n'est pas avec nous et c'est donc sous la pluie que l'on découvre la ville.

Nous venons de fêter les 1 an de notre départ. On s'est donc trouvés une brasserie restaurant pour fêter cela. Quel régal ! Une très bonne surprise. Pour moins de 15 euros nous avons une belle assiette avec une pièce de bœuf qui fond dans la bouche avec des frites parfaites... miam.

Il fait toujours aussi mauvais en sortant. On se dirige vers le musée de la ville. Cela nous permet d'en savoir un peu plus sur l'arrivée des colons européens, les conditions difficiles de voyages en bateaux, la précarité à l'arrivée... le musée regroupe aussi pleins de vieux objets allant jusqu'à aujourd'hui. Cela va du vieux vélo à la première machine à laver en passant par le minitel, un vieux camion, un aspirateur...


C'est aussi l'occasion pour nous de se détendre dans le jacuzzi de la piscine municipale.



Le lendemain le temps est un poil plus clément. On enfile nos imperméables et on part arpenter les rues car il y a pas mal de street art, ces peintures parfois énormes sur les murs de la ville. Une fois de plus on est assez impressionnés et un peu comme des gamins dans une chasse aux trésors, on se laisse prendre au jeu.

Avant de quitter la ville, nous visitons la gare ferroviaire, un des plus anciens et plus jolis bâtiments de la ville. Le style est très anglo-saxon et les finitions et détails sont d'une qualité remarquable. D'une manière générale on a bien apprécié l'architecture de la ville.

La gare
superbe vitrail
Mosaique au sol
Une maison de la ville


Un petit fish and chips (poisson, frites) et nous reprenons la route le long de la côte vers le nord.

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En chemin nous nous arrêtons au Moeraki Boulders. Toujours sous la pluie c'est avec beaucoup d'étonnement que l'on découvre ces grosses boules de pierres posées sur la plage. C'est d'autant plus mystérieux puisqu'on a lu que l'eau de mer n'est pas à l'origine de l'érosion de la pierre en forme de boule. Les plus grosses font 2m de diamètre pour près de 7 tonnes ! La formation remonte à 65 millions d'années et pour certains elles seraient toujours en formation. Les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi leur forme est si ronde. Ces gros rochers sont posés sur la plage. Ils sont très lisses et sphériques. Sur certains il y a des genres de craquelures comme si un dragon allait sortir de son œuf.


A 40 km plus au nord nous arrivons en fin d'après-midi à Oamaru. Le centre-ville est assez fou. Les vieux bâtiments du XIXe s. sont en calcaire blanc d'une carrière voisine et ils sont dans un très bon état malgré leur âge.

Mais si nous nous arrêtons ici c'est aussi pour une raison bien précise d'environ 35 cm de haut : des manchots ! On y a passé plus de 2h hier mais on n'en a pas assez !

On sait qu'il y a une colonie près de la ville. Ce sont des blue penguins ou manchots pygmées. C'est la plus petite espèce de manchot. Ils vivent en NZ, Australie,Tasmanie et En Antarctique.

Linus Torvalds, l'initiateur du noyau Linux, a été ému et mordu par un manchot pygmée pendant un voyage en Australie. Cette rencontre a encouragé Torvalds à choisir Tux comme le logo officiel de Linux (Wikipedia)

On se rend donc à ce lieu où il semble y avoir une colonie et là, grosse surprise. Un espèce de complexe est construit au bord de la plage. Des gradins à droite et à gauche, des grands murs, des spots... Et un ticket à 40$ soit 25€ ! On ne comprend pas du tout cela... Peut-être est-ce une manière de canaliser les gens et d'encadrer la protection des manchots ?!?

Vous savez un peu comment on réagit dans ces moments-là. "Ok, good bye".

On retourne au van et Steph se replonge dans les sites et les blogs. Puis on retourne vers la plage sur la digue et on essaie de regarder derrière les palissades du complexe. Bingo on a une vue sur la plage et les gradins. Il ne reste plus qu'à aller casser la croûte au van en attendant la tombée de la nuit.

1h plus tard nous revoilà en mode commando imperméable bonnet et jumelle dans notre planque. On voit 3 otaries sur la plage et on se dit qu'elles vont peut-être faire peur aux manchots...

Puis à un moment les 3 décident d'aller dans l'eau. 1 minute plus tard voilà tout un groupe de manchots bleus qui sortent de l'eau en courant pour remonter sur la plage vers leur nid. Ça va très vite et on est quand même loin mais nous sommes tout excités. Quelques personnes nous ont rejoint. Après quelques minutes on entend un bruit de tôle et une gamine nous fait signe. Il y a un manchot juste derrière nous, là à quelques mètres !!! On ne bouge plus il va même se coucher un moment puis passer sous la palissade. Glenn s'approche alors et via le trou de porte on peut voir le manchot d'encore plus près et sans le déranger c'est génial.

Puis une 2e sortie arrive de la plage... Voici une vidéo de youtube pour vous montrer ce que ça peut donner

Près de 180 auront été comptés ce soir-là.

Le clou du spectacle c'est en repartant sur la route, on croise un panneau incroyable : attention manchots ! On roule au pas même si celui de derrière à l’air de s'impatienter. D'un coup Glenn pile. Une petite forme, toute perdue et paniquée au milieu de la route. Le manchot a eu de la chance et il retrouvera son nid. On se voyait déjà expliquer à notre assurance un carambolage suite à un manchot qui traversait la route...


En parlant de panneaux, voici une petite série des milliers de panneaux que l'on trouve en NZ. Tout est très encadré donc beaucoup d'interdictions mais certains sont vraiment marrants.

WC du saut à l'élastique
Beaucoup de pièges et de poison pour les rats
Les canards prennent vraiment tout leur temps pour traverser
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Ce samedi 12 octobre nous quittons la côte est pour s'enfoncer vers l'ouest en direction du mont Cook. Cette montagne est célèbre dans toute la NZ. On en entend tout le temps parler, elle est sur les calendriers, les cartes postales...

Le temps n'est pas vraiment au beau fixe et on sent qu'on va avoir du mal à profiter de cette merveille. En fin de journée nous arrivons au bord du lac Pukaki. Il y a un super camp gratuit au bord du lac mais on reste dans notre van car il pleut 😦 Le lac reste quand même impressionnant. Il est d'un bleu cyan parfait. Beaucoup de son eau provient des glaciers en amont. Les minéraux en suspension et l'oxygène lui donnent cette couleur peu remarquable.


Le lendemain nous longeons le lac sur presque 1h en direction des montagnes.

Il y a plein de randonnées mais la météo est incertaine. On ne perd pas de temps et on entame une marche de 3h aller-retour vers un lac dans les montagnes. C'est très sympa, on se retrouve tout petits dans ces énormes pierriers de glaciers.

Arrivés au lac, une belle récompense : en face, au bout du lac un glacier bien visible et devant nous des icebergs qui essaient en vain de s'échapper du lac par le petit torrent qui s'en échappe. Un lieu parfait pour manger notre sandwich et admirer le paysage avec dans le fond le glacier recouvert de pierres.

Au fond le glacier se cache sous les pierres
Au fond le glacier se cache sous les pierres

Nous enchaînons ensuite sur une autre petite rando dans le vallon parallèle pour voir un autre lac avec icebergs. Celui-ci est différent, on voit bien sur les bords que l'eau peut monter et descendre selon la saison. Une fois de plus des panneaux nous montre à quel point les glaciers fondent. Entre 400 m et 700 m par an...

Un glacier couvert de pierres
regardez le tout petit bateau à gauche de l'iceberg!!
Tout est immense, tout est petit...

Toute la journée, une couverture de nuage aura planée sur les sommets et nous n'aurons pas la chance de voir le fameux mont Cook.


Après une bonne nuit nous continuons la route vers le nord-est. On fait une étape au lac Tekapo, très joli bien que sa couleur n'égale pas celle du lac Pukaki. Il y a une petite chapelle au bord de l'eau, vraiment photogénique. Dans le fond derrière l'autel il y a une grande vitre avec la vue sur le lac et les montagnes.


Nous continuons ensuite l'après-midi jusqu'à un terrain où dormir près de la ville de Christchurch. C'est l'occasion de sympathiser avec 3 français à qui on a proposé notre trop plein de pain (solidarité française). On discute quasi dans l'obscurité et on découvre un peu à quoi ressemble la vie des étrangers avec un visa travail qui restent dans le pays 10 mois ou plus.

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Nous voilà enfin à Christchurch qui sera notre dernière étape dans le pays. Ce matin on ne fait qu'un petit arrêt, on y reviendra plus tard. Nous avons de la paperasse pour le van. En effet en NZ les véhicules d'avant 2000 doivent passer un contrôle technique tous les 6 mois (au lieu de 1 an). Comme il ne nous reste qu'un mois de validité on se dit que ça sera un argument pour la revente du van et on va donc le passer. On est assez serein car en 6 mois il y a peu de chances de dégradations et nous avions fait une inspection de pré-achat. Après 30 minutes de contrôle le garage nous demande quelques réparations, régler un jeu sur la roue avant, rallonger le pot cassé qui sort sous le véhicule et changer les roulements arrières. Un peu déçus on se demande si on le vend comme ça ou pas, mais ne voulant pas entrer dans le club des vendeurs malhonnêtes on trouve un garage qui nous le fera pour 300$ un peu moins de 200€.


Tout est préparé, on revient dans quelques jours, juste le temps de faire un saut 200 km au nord pour une étape qui s'annonce forte en émotions...

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Après notre matinée garages, nous sommes donc en route pour Kaikoura. Et si nous faisons ce déplacement c'est pour une bonne raison : des baleines ! On a lu qu'on était quasiment certains de voir des cachalots à cette période de l'année car ce n'est pas le bon moment pour les baleines. Bon il faut dire qu'en baleine on n'y connaît rien du tout, cachalot, baleine bleue, baleine à bosse... Il y en a des tonnes et c'est le cas de le dire! On va donc réserver pour une sortie en mer pour le lendemain matin et on passe un peu de temps à la bibliothèque pour avancer dans nos recherches et blog. Le soir on trouve un emplacement de camping gratuit devant un bar. Le lieu est bien aménagé avec des douches chaudes, vue sur les chevaux. A l'intérieur, des écrans avec des clips de musique irlandaise à fond un peu loufoques, une grosse cheminée et 2 pintes de bières avec un couple australien bien sympa. On est bien.

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Le lendemain on se rend au guichet de la croisière pour 9h30 mais la sortie en mer est annulée à cause des conditions météorologiques. On revient pour 10h pareil. Idem pour 13h. On repousse au lendemain et cette fois-ci c'est la bonne. La mer n'est pas au mieux mais on a le feu vert du capitaine. On embarque donc avec une vingtaine de personnes sur un bateau bien confortable et on part un peu vers le large. On a vraiment l'impression de changer de monde. Nous voilà sur ces petites collines d'eau qui ondulent avec le vent et qui nous font faire le yoyo. Il y a pleins d'oiseaux posés sur l'eau. Parmi eux, on a la chance de voir passer un albatros. C'est juste IMPRESSIONNANT, il peut faire jusqu’à 3,60 m d’envergure !

Juste après on regarde dans l'eau et la Steph (alias "œil de lynx") crie Otaries !!! En voilà une qui vient nager devant le bateau en jouant avec son poisson tandis qu'une goélette essaie de lui piquer son petit dej'. Ça en fait des choses en 15 minutes.

Soudain on aperçoit quoi ?? Un aileron ! Puis 2 ! Les cachalots sont partis se nourrir trop loin au large mais il y a au moins 2 baleines à bosse devant nous ! On est comme les gosses à Noël, c'est incroyable et c'est une grande première pour Glenn car Steph en avait vu en Australie mais pas de si près. C'est dingue de se dire que juste la devant nous se trouve ce fameux animal emblématique de l'océan. Quand le bout de la queue apparaît puis disparaît lentement sous l'eau tout le monde ne peut s'empêcher de lâcher un "wouaaaaah". Nous continuons un peu. La mer ne se calme pas. Ça secoue beaucoup. Steph est obligée de faire une pause à l'intérieur. Pourtant les baleines sont de nouveau là et cette fois on voit bien leur queue sortir de l'eau jusqu'à l'aileron et frapper les flots. Magnifique !

Bon entre un vomi et les cries de Steph pour demander aux gens de se décaler, elle aura aussi entrevue la baleine.


Pour information, une baleine à bosse c'est 13 à 14 m de long pour environ 15 tonnes et ça ressemble à cela :


Comme il n'y a pas de cachalots aujourd’hui on vogue un peu jusqu'à l'embouchure d'une rivière. Après les pluies de la veille un torrent de boue se déverse de la mer depuis les terres. On a donc une eau marron au bord de côte et qui devient bleu électrique d'un coup à une centaine de mètres de la plage. Et c'est l'endroit parfait pour le dauphin Hector. Ce dauphin est assez craintif et vit au bord des côtes dans les eaux troubles de préférence. Il est très rare car il ne vit que sur le pourtour de la NZ. Les moteurs se coupent et très vite on aperçoit des tâches dans l'eau. Ils jouent et tournent autour du bateau. Ils sont petits (moins de 1,5 m pour 50 kg maxi) et ont un joli motif noir autour des yeux et sur les côtés. Ils viennent vraiment tout près et on les voit bien sortir de l'eau et s'amuser. On a qu'une envie c'est de mettre un masque et sauter avec eux mais il faut trop froid évidemment... encore une fois on a l'impression de sauter en parachute. Tant d'excitation, d'adrénaline et de joie d'un coup sur une petite durée qui font qu'on a du mal à réaliser ce qu'il se passe !!


Retour au débarcadère, tout le monde est super contents et on retrouve notre van pour se poser un peu le temps de digérer tout ce que l'on a vu...


Mais comme l'être humain est de nature gourmande, on va aller sur un point près de là où nous avons pris le bateau pour manger. On part ensuite se balader et on peut apercevoir de très loin quelques jets d'eau de baleines. On s'amuse aussi à suivre une otarie qui nage et semble secouer un poulpe dans tous les sens. Sur le bord de plage il y a des congénères qui nous font bien rire. Ils sont à la fois agiles et maladroits en se dandinant les membres collés à l'abdomen et les pieds liés. Niveau oiseaux on a aussi de jolis cormorans et des goélands.

Cormorans
Otarie


Une fois de plus on a dû patienter mais ça valait vraiment la peine !

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La découverte des grands paysages, le calme de la Nouvelle-Zélande, la recherche des animaux et des beaux lieux pour dormir, c'est presque fini. Il nous reste maintenant 10 jours aux alentours de Christchurch. Nous sommes en volontariat dans une petite ferme de moutons. Et en attendant on essaie de vendre le van.

Nous sommes chez Judy et Graeme. Et leurs 70 moutons, quelques dizaines de poules, 2 chiens et 2 petits agneaux à surveiller et nourrir. Nous avons à notre disposition un petit appartement avec une chambre ouverte sur la campagne environnante. Ça fait trop du bien d'être connectés à la nature, de voir depuis notre lit tous ces moutons.

Vue de notre chambre.

Après une LONGUE présentation des lieux et règles de vie. Environ 3h d'explications de la part de Judy, nous voilà à prendre nos marques. On se plaît à se dire que nous allons vivre ici durant 10 jours. On sait où est notre douche, notre lit pour cette nuit… L'après-midi on nettoie le van, car à tout moment nous pouvons avoir une visite.

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Le lendemain matin c'est Graeme qui nous fait une LONGUE présentation de la ferme, encore 3h, Steph lutte pour ne pas s'endormir entre 2 moutons. Le rythme promet de ne pas être trop dur. Le midi on mange les délicieux sandwich de Judy. C'est sympa pour un ou deux repas mais nous ne sommes pas habitués à manger sandwich tous les jours. Un midi pour nous remercier ils nous emmènent manger des sandwichs dans une boulangerie française.

L'après-midi on part pour Christchurch, nous avons déjà 2 visites pour le van. On répète notre discours de présentation du van et on croise les doigts. Ces 2 visites ne seront pas concluantes. Mais on garde espoir parce que nous savons que notre van est bien et cela nous a fait un entrainement.

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À la ferme on commence à prendre notre rythme. Voici notre programme de la journée pour que vous puissiez mieux y comprendre.

- ouverture des poules et les nourrir

- nourrir les agneaux au biberon 4 fois par jour

- activités de la matinée (désherbage, plantation d'arbres, entretien clôture, construction garde-manger pour les poules, préparation d'enclos pour les arbres...)

- préparation de temps en temps des repas du soir. Nous sommes vraiment contents de les faire saliver et nous aussi au passage lol.

Gratin dauphinois et genre de cordon bleu.
Construction d'un élément en bois pour nourrir les poules.
Pâtes à la bolognaise.
Crêpes à la béchamel, champignons, patates et bacon.
On n'oubli pas nos glaces!

Dans tout ça, on continue à mettre toutes les chances de notre côté pour vendre le van, avancer sur le blog et nos photos. Donc comme d'habitude, on ne chôme pas !!!


A force de voir ces millions de moutons en bord de route, nous avons choisi cette ferme pour en apprendre plus sur cet animal qu'on ne connait pas tant que ça. Voici quelques infos:

- il vit 10 à 12 ans

- on dit un agneau et une...??? Agnelle

- papa est le bélier et maman la brebis

- ils ont un champ visuel de 270° à 320° donc ils peuvent voir derrière sans tourner la tête.

- les moutons mérinos de la ferme produisent 4 à 5 kg de laine, vendue 7$ le kilo

- un agneau est vendu environ 100$ (60€)

- ils sont placés juste après le porc au niveau QI, comme les bovins

- la gestation dure 5 mois et l'agneau se tient debout dans l'heure après sa naissance

- le système digestif a 4 compartiments. Ils mangent beaucoup le matin puis se couchent l'après-midi pour régurgiter et mâcher à nouveau l'herbe du matin. Cela serait du au fait qu'en mangeant la tête en bas ils sont plus vulnérables aux prédateurs que lorsqu'ils sont couchés

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Nous sommes le dimanche 20 octobre et nous avons 4 visites cette après-midi pour le van. Ce matin un important job nous attend à la ferme. Du moins le job le moins aimé des fermiers mais nous sommes heureux de pouvoir travailler avec les moutons et vraiment s'activer. Nous devons pré-couper les queues des agneaux. On vous explique. Les moutons ne peuvent pas garder leur queue. Ils traînent toute la journée dans les champs, la boue abîme leur laine et leurs excréments restent collés. Le fait d'enlever la queue ça permet un meilleur entretien et du coup une meilleure qualité de laine. Ainsi, Judy leur place un élastique au bout de leur queue. Celui-ci coupe la circulation sanguine et rend la queue morte qui tombe au bout de quelques temps. Un peu comme notre cordon ombilical. Notre travail, les regrouper, puis attraper les agneaux et les présenter d'une certaine position à Judy pour qu'elle puisse poser correctement l'élastique.

On relève le défi assez facilement. On est tout de même rassuré de ne pas avoir à faire une centaine d'agneaux mais qu'est-ce qu'on est contents de pouvoir faire des gros câlins aux petits.


Manière de porter les agneaux.
Position de l'élastique sur la queue.

Deuxième mission de la journée, tondre le derrière des moutons qui malgré l'absence de queue, on un derrière rempli d'excréments et de boue.

Il ne faut pas avoir peur de mettre les mains dedans et s'activer. Un jeune agriculteur est là pour assurer la tonte, Glenn l'aide à tenir le mouton et en même temps coupe les ongles des pieds. Steph doit récolter la laine tondue, mettre les meilleurs pièces de coté et leur donner un médicament. Sur la fin de matinée on donne notre maximum pour finir au plus vite car nous devons nous rendre à Christchurch à 14h pour une visite de van.


Derrière du mouton.

Après un sandwich sur le pouce, on monte dans le van et rôdons encore notre discours pour la vente. On enchaîne avec un peu de difficulté les 4 visites prévues au planning. Sur les 4 visites, 2 couples sont très intéressés. On ne s'attendait pas à ça. Maintenant il faut faire au plus juste et premier arrivé, premier servi. Ce n'est pas facile de jongler entre les messages, les personnes, les questions, les hésitations. Chacun veut tirer son épingle du jeu et rien n'est certain tant que ce n'est pas signé. On découvre également que les gens sont prêts à nous payer plus pour l'obtenir. En fin de journée, une visite de pré-achat dans un garage est organisée le lendemain pour finaliser la vente.

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Le jour suivant, nous voilà de nouveau à enchaîner notre matinée à la ferme et courir de nouveau à Christchurch. On commence à être un peu fatigués de tout ça... Heureusement que la famille reste assez flexible.

Injection sur un mouton malade.
Pas possible à la maison ;)

Nous allons au rendez-vous d'inspection d’achat assez sûrs de nous. Nous avons fait la visite du contrôle technique il y a à peine une semaine et nous avons réalisé les réparations nécessaires. Donc pour nous tout est ok. Mais voilà qu'au bout de 20 minutes le garagiste nous annonce à nous et les potentiels acheteurs que notre véhicule n'est pas du tout sûr pour rouler. Roulement arrière en piteux état, rotule HS et pot d'échappement troué par la rouille... qui compromettent la sécurité du van. Nous sommes tout 2 complètement frappés par la nouvelle. Nous avons fait confiance à des professionnels, déboursés un certain montant de réparations et voici le résultat : faire face à de véritables escrocs. Le garagiste nous indique ce que nous pouvons faire face au garagiste du contrôle technique qui n’a pas fait son boulot correctement. Nous partons furax à son garage. Il se montre d'abord de mauvaise volonté, il réfute les arguments du garagiste de l'inspection mais on ne lâche rien. Il nous prend Rdv pour réparer le pot d'échappement (il admet son erreur) et nous demande de revenir demain après-midi pour le reste.

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On vous laisse imaginer la nuit que nous avons passé. Le van a été une véritable économie mais un énorme stress. On se demande d'ailleurs si on a bien fait. Après la réparation du pot d'échappement, nous revoilà au garage avec les 2 potentiels acheteurs d'hier. Il refixe un des roulements à l'avant et nous confirme que le roulement arrière a bien été changé avec une seconde main. Les choses sont maintenant réparées. Les potentiels acheteurs doivent maintenant se décider. Nous avons un autre couple qui attendent aussi. Après 30 minutes, ils décident à l'acheter et nous voilà à la poste pour faire le changement de propriétaire qui prend seulement 5 min. Ça y est nous sommes de nouveau SDF !

Nous voilà à dire au revoir à notre van sous la pluie. Triste de le laisser parce que nous avons passé de bons moments avec lui, il nous a fait voir les 4 coins de la NZ. Pincement au cœur aussi parce que nous étions contents d'avoir notre chez nous ! Nous sommes aussi soulagés de cette vente, on va pouvoir profiter de nos derniers jours. On souhaite au couple belge de passer un voyage aux pays des kiwis aussi agréable que nous.

On fête ça!!!!! 9 degrés d'alcool la bière.
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Les jours suivants à la ferme nous profitons tranquillement de travailler, se reposer et avancer sur notre voyage en Australie avec les parents de Glenn. De temps en temps, nous avons de la compagnie devant nos fenêtres de chambre. Comment ne pas craquer.

L'environnement est très agréable, calme. Glenn s'éclate à bricoler ça lui manque beaucoup. Et c'est toujours un plaisir de nourrir les 2 agneaux !

Construction en bois pour protéger un arbre.
Idée maline pour couper les bois.
Tranquille petit agneau ;)
Brouillon de Glenn!!

Judy et Graeme partent en week-end, nous leur disons au revoir car nous les reverrons pas. Ça été un plaisir de partager du temps avec eux mais Judy, grande stressé de la vie nous demandait beaucoup d'énergie. Leur départ nous fait donc du bien. Et ce n'est pas leur fille et gendre de 24 ans qui vont nous déranger. Ils nous parlent le moins possible, malgré nos tentatives pour sympathiser. D'ailleurs ce sera un véritable mystère. Et c'est bien dommage !

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Pour nos derniers jours, on visite Christchurch sur une journée. Mais avant ça, il faut réparer la bêtise de Steph. Elle a laissé les clefs dans la voiture et fermé la porte à clefs. Et Judy et Graeme n'ont pas de double. On test des solutions youtube mais sans succès. Judy préfère appeler son assistance. Au bout de 10 minutes, le problème est réglé, pour la somme de 160 dollars... 😦 Ça fait mal, mais on a peu être la chance que ce soit pris en charge par l'assurance de Judy.

Pour en revenir à notre excursion de la journée, Christchurch est la plus grande ville de l'île du sud. On y compte 396 000 habitants. Elle se remet tout doucement de 2 tremblements de terre assez dévastateurs qui ont eu lieu en 2010 et 2011. C'est encore bien dans les mémoires car nous avons abordés le sujet plusieurs fois avec Judy et Graeme mais aussi encore dans le décor de la ville. Ce n'est pas rare de voir des bâtiments encore effondrés ou au contraire de voir un quartier complètement neuf.

Cathédrale de Christchurch.

La ville possède un vieux centre-ville très agréable. Les vieux bâtiments sont magnifiques notamment le lycée de la ville.

Bar typique.

On part voir la nouvelle cathédrale, qui est en fait une cathédrale provisoire en attendant la rénovation de la cathédrale du centre-ville. Elle est faite en conteneurs et certaines armatures en cartons. Derrière cette cathédrale on peut se recueillir devant une place possédant 185 chaises blanches. Pourquoi 185 ? C'est le nombre de victimes du tremblement de terre de 2011. Les chaises sont une de leur chaises utilisés dans leur quotidien. C'est assez poignant d'être ici. On peut identifier certaines personnalités à travers ces chaises. Une personne handicapée, un bébé, une personne âgée...

Cathédrale provisoire.

Ensuite on assiste à une visite guidée du musée de la ville. La visite est très intéressante et nous en apprenons encore sur la NZ !


Le soir on assiste à un festival Hindou. Nous avons l'impression que tous les indiens du pays sont ici. Nous ne sommes plus en NZ mais en Inde. C'est super agréable d'entendre la musique et de voir les femmes habillées avec toutes ces couleurs et ces magnifiques robes (sari). Les hommes aussi ont pris soin d'eux. Les odeurs de parfums et d'épices sont aussi là.

Mais on prend notre repas au pub parce qu'un autre programme nous attend. Ce soir il y a la demi-finale de la coupe du monde de rugby. La NZ joue contre Angleterre. On profite de l'ambiance jeune du bar pour décompresser. Autant dire que les néo-zélandais n'en mènent pas large. L'équipe des All blacks, les légendaires, sont face à un mur anglais et plusieurs maladresses leurs coûtent leur place en final. Mais tout le monde part dans la bonne humeur.

Nous passons nos 2 derniers jours à la ferme à alterner entre petits boulots, repos, blog et recherches. C'est ainsi que nous disons au revoir à la Nouvelle-Zélande.

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- L'histoire de la NZ est assez récente. Comme on a pu l'apprendre, l'arrivée de l'homme via les Maoris s'est faite autour de 1200. A cette époque en Europe nous étions déjà en plein moyen âge. L'homme occidental n'est arrivé qu'à la fin du 18 e siècle. Néanmoins on a eu l'occasion dans certains musées de découvrir la vie de ses colons ainsi que l'époque de la ruée vers l'or. L'histoire militaire du pays est souvent mise en avant et honorée via des monuments comme en Europe. On reste un peu sur notre faim concernant la culture Maorie. Nous avons pu voir de nombreux objets, sculptures ou même habitations mais l'ensemble des expositions restaient un peu creusent. Heureusement que nous sommes arrivés dès le début chez un Maori pendant 1 semaine car il nous a donné un aperçu de leur manière de vivre assez différente de la nôtre.

- Population - Communication

Comme dans certains pays nous avons eu la chance d'atterrir directement chez des locaux. D'ailleurs le couple qui nous a accueilli était franco/maori et nous garderons un très bon souvenir de cette semaine d'hospitalité. Pour le reste de l'aventure nous avions toujours un petit regret car l'hiver se terminait à peine et c'était donc compliqué de rester traîner hors du van le soir. Les rencontres étaient donc assez limitées. Ça l'était déjà du fait du voyage en van qui supprime toutes les rencontres potentielles des hôtels ou des restaurants.

Les matchs de rugby au pub étaient pour nous l'occasion de rencontrer des kiwis, des vrais !

Quoi qu'il en soit le contact est toujours bien passé. On a trouvé les gens accueillants, très sympa et aussi très relax. Il n'y a pas toutes les courbettes comme chez nous. Les gens vous parlent un peu comme des potes et c'est super. On a bien aimé ce côté un peu je m'en fouttiste au niveau des vêtements et Glenn a particulièrement apprécié voir plein de gens pieds nus qui aiment eux aussi communiquer avec la terre x)

Une petite mention spéciale aux caissières qui vous demandent comment ça va et qui font la causette. Ça nous a vraiment surpris au début mais c'est très cool.

Encore une fois on ne peut que remercier tous les coups de main des gens croisés sur la route.

Notre dernière étape à la ferme a été une occasion de s'immerger dans un quotidien de kiwi et de faire d'autres rencontres de locaux. Une belle expérience qui a clôturé notre passage en NZ.


- Transport

Devant le prix des locations de van nous avions 2 choix au niveau transport. Faire du stop ou acheter un van. En arrivant à la fin de l'hiver, le stop semblait assez risqué d'autant qu'il fallait encore payer les logements. L'achat du van était donc la solution. L'objectif étant d'essayer de le revendre sans perdre d'argent et ainsi réduire le budget en dormant, mangeant et roulant avec. Nous avons réussi notre pari et nous sommes vraiment contents de cela. Néanmoins notre avis est un peu mitigé car en restant un peu plus de 2 mois sur place c'était court pour acheter et revendre le véhicule et cela nous a causé quand même beaucoup de soucis et de stress. On a quand même passé des moments mémorables dans notre petit van. Le fait de l'acheter et non pas de le louer nous a aussi fait un plus niveau confort. C'était chez nous, on en faisait ce qu'on voulait et on était contents de faire les magasins à la recherche de tapis ou de vaisselle comme si on emménagé quelque part. Ça a été aussi l'occasion de vider nos sacs à dos et ne plus les voir pendant 2 mois ce qui était une première depuis notre départ.


- Écologie environnement

Du point de vue nature la NZ nous a gâté. On avait hâte d'y arriver car en Asie les sorties natures, randonnées ou treks rimaient toujours avec argent et tourisme. On avait pris conscience qu'en France on a beaucoup de chance avec nos sentiers gratuits en montagne. En NZ on a vraiment pu s'aérer les poumons. On a souvent dormi dans des camps en pleine nature et on a mangé avec des vues sur de très beaux paysages. C'est clair qu'on va en NZ pour la nature plutôt que pour la culture ou l'histoire. La recherche des animaux reste un très bon souvenir de notre voyage en NZ. on a aussi pu terminer notre périple dans une ferme. Nous avons vu des millions de moutons durant ces 2 mois et nous voulions en savoir plus et les approcher de plus près. On a été aussi très surpris de voir autant d'animaux sauvages. Côté écologie on n'a pas eu l'occasion de se pencher sur l'agriculture en elle-même. A plusieurs reprises dans des discussions on a compris et confirmé que transformer un pays entier pour des moutons et des vaches cause forcément des problèmes. Comme pour tout l'excès n'est jamais bon. La NZ ne serait pas si verte et nature que ce qu'elle paraît.


- Alimentation

En ce qui concerne nos assiettes on ne peut pas vraiment dire qu'on a découvert une nouvelle culture culinaire. On se faisait beaucoup à manger nous-même et les restaurants proposent des choses assez similaires à l'Europe. On veut quand même souligner que nous avons pu retrouver un certains nombres de produits qui nous manquaient comme les produits laitiers et le fromage. Le fait de cuisiner et aussi de ne pas avoir à sans cesse payer pour chaque repas ou chaque boisson que l'on buvait nous changeait du quotidien en Asie. Pour les curieux ou les bons mangeurs, comme d'habitude on vous donne rdv sur notre carnet un tour dans notre assiette.


- Visite découverte

Comme tous les autres pays que nous avons traversé on ne connaissait presque rien de la NZ avant d'y mettre les pieds. Les paysages du seigneur des anneaux nous en donnaient juste une très bonne image dans notre imaginaire. Ce fut particulièrement intéressant de voir que l'on pouvait être dépaysé en retrouvant un pays proche de la culture occidentale. Après 10 mois en Asie il nous a fallu reprendre nos marques tout en ajoutant les spécificités du pays. Mais la Nouvelle Zélande a été avant tout une très belle surprise naturelle aussi bien pour ses paysages que sa faune. On a pu voir un très large éventail des scènes naturelles de la côte rocheuse en passant par les plages, les vastes collines vertes, les montagnes escarpées avec leurs glaciers sans oublier les fjords et les forêts dans lesquelles on s'est fait une joie de randonner.


Nous avons fait beaucoup de rencontres animales. Comme nous n'avions jamais vu la plupart de ces espèces, on a beaucoup appris et découvert. On se rappellera longtemps de cette excitation accumulée durant ces moments de recherche et d'attente et la frénésie qui nous faisait sauter sur place lorsqu'on apercevait enfin un manchot, un dauphin ou une baleine. Le froid est parfois le mauvais temps ne nous ont pas vraiment permis de profiter des ciels étoilés mais on n'était pas mécontents de retrouver nos habits chauds. Enfin ce qu'on voudra souligner c'est le plaisir de retrouver le silence. On a encore plus pris conscience qu'on venait de passer 10 mois en Asie et qu'en général il y avait constamment du bruit ou des gens. Nos petits camps perdus dans la nature nous ont vraiment apparu comme des cadeaux. On se demandait si le pays n'allait pas être trop proche de nos paysages des Alpes mais ça n'a pas été le cas. On pense que ça serait plutôt un mélange entre l'Irlande, l'Écosse et l'Islande mais on ne pourra confirmer cela que dans bien longtemps quand on aura visité ces pays...

-Budget

Concernant notre portefeuille, c'était le premier pays avec un niveau de vie similaire à l'Europe. Il s'est présenté en plus à la fin de notre longue aventure en Asie et nous n'étions pas surs au départ de pouvoir y aller. Mais nous avons fait en sorte que cela soit possible. Nous vivons assez simplement, sans superflus. Nous aimons côtoyer le second main. Et grâce à l'achat du van et de la plus-valus à la revente nous avons pu gérer correctement le budget car il a été au final équivalent à celui d'Indonésie ou des Philippines ce qui est une bonne surprise pour nous. Au final le budget transport pour 2 mois s'élève à 170 € par personne tout compris ce qui n'est rien du tout pour 5200 km !

Comme à chaque fois voici un petit résumé et quelques chiffres qu'on vous propose dans cette infographie. Les prix sont par personne. Dans le budget "Hôtel" nous incluons en fait notre première semaine avant de trouver le van, les douches et rares camping payants.

- Vie de voyageur

Comme on le disait plus haut, le changement de culture a créé une nouvelle dynamique. Le fait d'acheter le van aussi. On avait moins de soucis pour trouver que manger, où dormir et comment se déplacer. On a retrouvé une zone de confort de quelques mètres cube et donc un peu plus de liberté. A côté de ça on a perdu un peu en confort pour les douches, le wifi et les températures qui descendaient souvent en dessous de 10 degrés la nuit dans le van.

Comme on se sentait un peu usés on a aussi ralenti un peu le rythme et on a pris le temps de se faire des bonnes nuits de sommeil et des bons petits plats. C'est aussi la première fois où on s'est dit "il y aurai de quoi rester 1 an ici pour tout voir". On est aussi assez fiers d'avoir réussi notre pari d'acheter et revendre un van en un peu plus de 2 mois. Les soucis étaient de la partie mais c'était une expérience à tenter qu'on a su mener à bien. Enfin avec notre départ pour l'Australie qui approche on avait quand même besoin de réfléchir à notre mois de road trip sur la côte est australienne et on a aussi commencé à se renseigner un peu plus sur certains points pour notre future installation à Perth en Australie.