Indonésie

Des milliers d'îles, plus de 150 volcans, des trésors sous-marins, des jungles... L'Indonésie nous a promis plein de trésors!
Du 23 juin au 21 août 2019
60 jours
Dernière étape postée il y a 93 jours
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Publié le 12 juillet 2019

Nous arrivons dans notre 5ème pays de notre tour du monde qui promet d'être riche en rencontres et découvertes : l'Indonésie.

Nous avons quitté Singapour il y a à peine 1 heure que nous sommes déjà à Jakarta, capitale de l'Indonésie sur l'île de Java.

Et pour bien commencer on y retrouve Philippe, un ami lyonnais. Il nous accompagne en Indonésie durant 3 semaines. Nous sommes très contents de retrouver une tête familière et de partager un bout de notre aventure avec lui. C'est une première pour nous. Après les paperasses habituelles de change de monnaie et transport, on pose nos sacs pour 2 nuits dans un super hôtel que Philippe nous a offert pour l'occasion. Encore merciiii 😀

On ne peut s'empêcher d'être tout fous en découvrant notre chambre.

On fini la soirée avec plein de bonnes choses : saucisson, conté et vin rouge (un Saint Joseph attention) !! C'est tellement bon de retrouver des saveurs de chez nous... On se couche à 3h du matin le ventre bien remplit.

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Le lendemain, c'est grasse matinée au programme. Ça fait tellement du bien :)

Après le réveil, la réception nous indique que nous avons un problème de réservation. Philippe s'est trompé dans les dates. On essaie de négocier mais les arrangements qu'ils nous proposent sont bien plus chers que notre budget. Nous voilà à chercher un toit pour cette nuit. Au final, il nous suffit de faire 500 mètres.

Il est temps de s'immerger dans l'ambiance des rues de Jakarta. Si on vous dit l'Indonésie, il y a de fortes chances que vous vous imaginez une petite île perdue au milieu de nulle part. C'est presque ça, à quelques exceptions près. En effet, l’Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé du monde avec 263 000 000 (4 fois plus qu'en France) sur une superficie de 1 900 000 km² (3 fois la France). A savoir que la moitié de la population vie sur Java, on vous laisse donc imaginer cette fourmilière. Cet archipel compte 13 466 îles dont 922 sont habitées. Donc oui, vous avez le choix pour une retraite tranquille sur une île déserte 😉

Revenons aux rues de Jakarta, on y passe l'après midi pour s'y faire notre propre point de vue. Cette ville a mauvaise réputation par les voyageurs pour son côté sale et désorganisé. Ici, 30 000 000 millions d'habitants se côtoient dans la métropole. Ça fait du monde au mètre carré, mais on n'a pas vraiment la sensation que la ville est très peuplée.

Le transport favori reste le scooter mais il y a aussi beaucoup de voitures. La circulation est assez dense, il faut bien calculer ses temps de transport pour ne pas se faire surprendre.

Les petites ruelles de maisons parfois précaires côtoient les grands buildings. C'est le jour et la nuit.

On découvre aussi les Warung (restaurant) sur roulettes.

Bon on est loin, très loin de Singapour. D'ailleurs le changement est assez brutal mais le sourire et la joie des Indonésiens nous séduit à 100%.


Après avoir testé l'ambiance de rue on souhaite se rendre au musée national. Mais nous découvrons que le lundi tous les monuments sont fermés. C'est un peu comme le dimanche chez nous. On rentre donc à l'hôtel pour préparer notre prochaine étape. On mettra quelques heures à trouver un bus et à le réserver. Pour bien finir la soirée, on s'offre une bière à 5 euros, ça fait mal on a plus l'habitude. On a tout de même une belle vue sur Jakarta sur le toit d'un immeuble au 5 ème étage.

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Pour notre deuxième jour à Jakarta. On tente de nouveau le monument national. En arrivant, nous sommes impressionnés par sa taille. Plus de 130 mètres de haut. La place sur laquelle le monument est construit et la deuxième plus grande place au monde après celle de Pékin (que nous avons vu en octobre).

Ensuite, nous allons voir la plus grande mosquée d'Asie du Sud-Est, la mosquée Istiqlal qui peut accueillir 200 000 personnes dans les 95 000 m² ! Vous devez sûrement vous interroger sur le fait que nous visitons une mosquée en Indonésie ? Figurez-vous, que l'Indonésie est un pays musulman et non bouddhiste ou hindouiste comme beaucoup de personnes le pensent. C'est le pays comptant le plus de minorités musulmanes dans le monde. Du coup, nous sommes dans une nouvelle ambiance avec une culture que nous connaissons peu. On a hâte de découvrir. Nous sommes de nouveau impressionnés par la taille du bâtiment mais au niveau architectural, nous nous attendions pas vraiment à ça. Cela peu s'expliquer par le fait que la mosquée a été construite il n'y a pas si longtemps, dans les années 60. L'architecture est donc moderne et bien plus simple.

On s'arrête ensuite au musée national. On n'y apprend pas grand chose comme souvent en Asie, il y a très peu d'explications en anglais, on essaie donc de comprendre par nous même.

On comprend que l'Indonésie a d'abord été un pays hindouiste, puis bouddhiste. Ces 2 premières religions-croyances ont marqué l'histoire du pays avec des rites propres à chaque communauté. Puis l'islam a fait son entrée lors du déclin de la route de la soie vers le XIII siècle en commençant par l'île de Sumatra à l'ouest. Aujourd'hui selon le recensement de 2010, 87% de la population se considère musulmane (cela fait 10 ans...) mais avec des croyances diverses et notamment l'animisme.

Il est l'heure de récupérer nos sacs pour prendre notre bus de nuit. On ne le sait pas encore mais 2 heures de transport en commun nous attendent. Et oui, on vous avez dit qu'il fallait anticiper les transports. On ne pensait pas subir autant de trafic et de monde dans les transports. On fini comme des sardines dans le bus et les trains à sauter chacun dans un wagon différents. Difficile avec nos 2 sacs à dos... :(

On arrive épuisés à la station de bus.

C'est parti pour 12 heures de bus. Et franchement, c'est un des trajets les plus compliqué qu'on a vécu jusque là. Musique à fond, fumés de cigarette, chauffeur fatigué ou drogué qui se gifle pour ne pas dormir. Certaines fois nous avions vraiment peur pour notre sécurité. Mais nous sommes bien arrivés. C'est sur cette note qu'on vous laisse pour cette première étape.

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Publié le 16 juillet 2019

La nuit de bus se termine par un jeune au volant du bus. Du haut de ses 17 ans on comprend qu'il doit apprendre à conduire car ce n'est vraiment pas plus rassurant... Quand il se met à doubler et que la voiture en face est trop proche, le chauffeur le corrige avec des "Pssssst! Pssssst!". Ça promet pour le reste du voyage.

Nous reprenons ensuite un minibus pour 1h30 à travers les virages de montagne jusqu'au village de Dieng:

Les 3 mousquetaires 

La vue sur les cultures en terrasse est jolie et surtout, un volcan apparaît avec son sommet qui culmine à plus de 3000 mètres. Ça nous fait vraiment bizarre de se dire que cette montagne est un volcan.

Très vite on se rend compte que la majeure partie des cultures sont des champs de patates et du coup on est plutôt contents car on se doute qu'on pourra sûrement en manger !

Après quelques recherches dans le village de Dieng nous trouvons une petite chambre très rustique mais ça fera l'affaire pour la nuit.

Salle de bain très...basique
La mosquée en face de la chambre

Nous partons à la découverte des vestiges locaux, les restants de temples hindous datant du 7 ème et 8 ème siècles. Ce sont les plus vieilles structures religieuses qui subsistent sur l’île de Java.

Très vite on découvre la sympathie des habitants qui sont tous super contents de nous voir. Beaucoup de touristes locaux nous demandent de faire une photo avec nous et c'est parfois un groupe tout entier qui se rue sur nous en rigolant et en posant comme des stars. On sait que l'on va finir sur leur page Facebook. Certains d'entre eux ne voient que très rarement des visages occidentaux et on se prête volontiers au jeu.

Après les temples on continue de marcher quelques kilomètres pour arriver à un genre de lac cratère. A cet endroit, de la fumée et du souffre sortent de terre. L'air sent vraiment l'œuf pourri et on s'achète des masques. Le plus impressionnant c'est au moment où on arrive devant cette espèce d'eau grise qui bouillonne complètement et qui arrive des profondeurs de la terre. On a l'impression de revenir à la préhistoire telle qu'on l'imagine. Les structures artistiques et les motos cross rappellent l'univers de Mad Max...

On aperçoit l'eau bouillonnante dans la fumée

Le contact est tellement facile avec les gens qu'on se dit qu'il doit être facile de faire du stop. Il ne nous faudra que quelques minutes pour trouver une famille dans la benne d'un camion et pour monter avec eux pour faire les quelques kilomètres jusqu'à nos chambres.

Le soir la température baisse. Nous sommes à 2000 m d'altitude et ça fait longtemps que l’on n’a pas eu une température de 15 degrés. On est contents! Philippe un peu moins, il s'imaginait plutôt des vacances à 30 degrés.

On écourte la soirée car notre nuit de bus nous a fatigué et que la nuit suivante s'annonce courte.

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Eh Oui, il est 4h du matin, nous avons ressorti nos vêtements chauds, pull, vestes, doudounes, et gants pour parcourir les 7 km qui nous séparent du point de vu pour le lever de soleil. Nous sommes les seuls à faire cela à pieds et sommes doublés par des tas de voitures et de scooters. Arrivés en haut en courant dans les marches pour devancer le soleil la foule est impressionnante. Heureusement le lever de soleil l'est tout autant. C'est assez majestueux, nous retrouvons le volcan observé la veille en montant en bus.

A la fin nous sommes les derniers restants et on en profite pour déjeuner nos derniers bouts de fromage avec un peu de pâté (encore merci Philippe) entre 2 séances photos avec des familles indonésiennes. On prendra notre temps pour se balader à travers la campagne.

Sur la route de retour c'est carrément une camionnette qui s'arrête pour nous prendre alors que nous n'avions rien demandé. Nous montons ensuite encore en stop à un point de vue sur 2 lacs.

Nos curiosités, le carica, fruit local que l'on a vu dans toutes les épiceries ainsi que les pompes pour le raccordement à l'eau des maisons:

C'est ensuite le moment de manger quelques patates frites et chips avant de remonter dans ces espèces de caisses à savons qui servent de bus en direction de Yogyakarta notre prochaine ville.

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Publié le 19 juillet 2019

On quitte le froid de Dieng pour se retrouver à 120 kilomètres de là. Plus précisément à Yogyakarta. Cette ville abrite 422 732 habitants et une grande partie sont étudiants. Elle est donc la ville de la jeunesse avec son ensemble d'universités et son ambiance fête de rue.

À savoir que Jogja' comme dirait les indonésiens, est une ville-état indépendante de l'Indonésie. On y trouve un Sultant gérant la ville qui habite encore dans le palais de la ville et du coup un système administratif différent du reste du pays. De notre point de vue, nous voyons peu de différences avec les autres états.

Yogyakarta est surtout très connue pour ses anciens temples bouddhistes et hindouistes. La ville est très fréquentée par les touristes occidentaux mais aussi locaux. Et nous sommes venus ici pour la même chose.

Pour notre premier jour dans la ville, il faut déjà changer d'hôtel. Ça n'a pas été facile de trouver une homestay, tranquille avec un coin relax, au calme, dans nos prix et ayant 2 chambres. (nous sommes en pleine vacances scolaires, du coup la ville est prise d’assaut par les locaux) mais au bout de quelques heures de recherches nous trouvons notre bijou.

L'après midi nous partons découvrir le quartier d'art de Jogja' : le cyber village. Le quartier regorge de peintures murales sur divers thèmes. Le nom du village prend son sens lorsque nous découvrons que le fondateur de Facebook est passé par ici, du coup tous les artistes se sont enflammés.

Nous sommes ici !

Un peu plus loin on découvre une ancienne mosquée sous-terrain mais rien de foufou. Il n'y a pas vraiment de charme, ni d’âmes. Il n'y a plus aucunes décorations, uniquement les murs. Les indonésiens adorent, ils se prennent sans arrêt en photo.

Attention à la tête.

On fini par suivre un petit papy voulant nous montrer un des arts très connu dans la ville de Yogyakarta : les marionnettes : Wayang Kulit, qui veut dire "ombre de cuire" (vous comprendrez plus tard pourquoi). Il nous conduit dans un local où 3 papys produisent à l'ancienne ces fameuses marionnettes.

Un travail de fourmi.  

Cette technique d'approche est très connue en Asie mais les papys ne se montrent pas trop inssistants pour nous vendre leur production. Ils vont nous expliquer comment ils fabriquent les marionnettes et leur but.

Elles sont sculptées dans une peau séchée, généralement de la peau de buffle. Elles sont ensuite peintes avec différentes couleurs et notamment beaucoup de peinture couleur or (surement pour signifier sa richesse).

Elles sont utilisées pour des spectacles de marionnettes. Le principe: un drap blanc reflétant leurs ombres et une mise en scène de base (les diables d'un côté et les sages de l'autre) abordant des sujets précis sur la philosophie, la vie morale, le respect, la société... :

Le street art ci-dessous vous montre bien la mise en scène de base.

Ces marionnettes sont dirigées par un metteur en scène appelé Dalang, qui prête sa voix à tous les personnages. Il est accompagné par un orchestre de percussion Javanaise.

Ce spectacle peut se regarder face au drap blanc pour contempler uniquement les ombres ou du côté du Dalang.

Malheureusement, on n'a pas eu la chance de voir un spectacle...


Le soir, nous allons en direction des blingbling-car. Qu'est ce qu'on vous raconte?!! Nous arrivons sur une énorme place avec un nombre incalculable de voitures totalement customisées et illuminées. Les indonésiens prennent plaisir à louer pour moins de 4 euros une petite voiture pour faire le tour de la place en pédalant. Ce sont en fait, nos rosalies mais en plus kitches. On n'oublie pas non plus, la petite télé et enceintes pour les clips vidéos et karaokés. Ils sont fous !!!

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Le lendemain on convainc Philippe de louer un scooter pour aller visiter les 2 temples de Yogyakarta.

On vous rappel le nombre d'habitants à Yogyakarta : 422 732 et du coup imaginez-vous le nombre de voitures et scooters.... Pour Philippe, c'est la première fois sur un 2 roues. On comprend que c'est assez compliqué pour lui. Glenn prend Philippe en scoot et on remet à plus tard, la première mise en main de Philippe, surtout quand il y aura moins de circulation. On part donc pour le premier temple se trouvant à 15 kilomètres du centre ville. Nous arrivons à Prambanan, le temple hindouiste de Yogyakarta.

Ce temple a été construit au IX siècle. Il est dédié à l'épouse de Shivas. Ce temple est entouré de 240 minis temples en cours de rénovation. Au niveau des bas reliefs du temple, on peut y voir de nombreuses sculptures particulièrement détaillées sur la vie quotidienne, le bien et le mal...

Un vagin selon notre guide.

Notre guide nous montre à plusieurs reprises les sculptures à connotations sexuelles, et oui ça fait partie de la vie quotidienne aussi.

Bon on a beaucoup de mal à le comprendre, on le fait répéter à plusieurs reprises mais Steph lâche l'affaire au bout d'une heure d'explications anglaises/javanaises.

A noter, qu'à plusieurs reprises on aura peur pour lui. Avec sa patte folle, pas simple de monter et descendre des temples. Il nous fait un peu penser au papy de Steph.


Après la visite du premier temple, Philippe se sent d'essayer de conduire son 2 roues. On part pour le deuxième temple se trouvant à 1h30 de route. On pense sortir assez vite de la ville mais en fait nous avons l'impression que le centre ville de Yogyakarta ne se termine jamais. Du coup la première session scooter de Philippe est assez rude mais il tient le coup! Après les embouteillages et avoir perdu 2 ans de vie à respirer tous les pots d'échappements nous arrivons à trouver des petites routes parallèles. Nous nous baladons au milieu des rizières et nous pouvons même assister à des danses traditionnelles avant d'arriver au temple.

Remarquer le maquillage poussé, ça fait partie des traditions.

On commence la deuxième visite de notre journée : le temple de Borobudur.

Malgré la mauvaise expérience du premier guide, on se laisse tenter par cette dame, souriante et de bonne énergie.

Ce temple bouddhiste a été construit vers les années 800, abandonné, il a été retrouvé vers les années 1800 après 2 mois de recherche et de nettoyage de forêt par un ingénieur néerlandais. Ce temple est considéré comme un sanctuaire dédié à bouddha mais aussi un lieu de pèlerinage bouddhiste. Ce temple a été construit sur une montagne, lui donnant ainsi l'image de celle-ci. Pour accéder à la stupa se trouvant sur le dernier niveau, nous parcourons chaque étage, la guide nous expliquant la vie de bouddha et ses croyances.

Bouddha a 137 nœuds de cheveux.
Volcan Merapi en arrière plan ayant fait de sacré dégats sur le temple.

On fini la visite en marchant trois tours autour de la stupa (élément le plus haut du temple) en faisant un vœu après chaque tour et en posant notre main sur la pierre chaude de l'édifice.

Nous sommes bien satisfaits de cette visite guidée, cette fois nous en savons plus sur la religion bouddhiste. Nous nous disions souvent que nous avions du mal à comprendre cette religion mais nous repartons avec quelques éléments clés.

Après le retour en scooter, on fini la journée assez fatigués...

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Pour notre troisième jour à Yogyakarta, on se la coule douce le matin. L'après midi, on va en direction du marché des oiseaux. Sur la route on fait plusieurs stops pour les Messieurs. Glenn se fait couper les cheveux pour 0,60€ puis ils se font tous les deux rafraîchir la barbe. Bon la séance chez le barbier à 0,50€, ce n'est pas une franche réussite. Le mec n'a pas un poil au menton et on se demande s'il a déjà fait cela avant... Il se fait plaisir avec de ses petites fantaisies personnelles... mais heureusement on limite les dégâts!

Steph garde un oeil.

On arrive donc enfin au marché des oiseaux. En fait, on y découvre plein d'autres espèces d'animaux. C'est comme un zoo. Bon on ne va pas trop s'étaler sur les conditions de vie de certaines bêtes.

Étrange ces poussins colorés.  
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Pour notre quatrième et dernier jour à Yogyakarta, on va visiter le palais Keraton, ou vit encore le Sultant actuel. Ce temple a une architecture ressemblant parfois à l'ancienne architecture européenne, on ne trouvera pas d'explications sur le croisement des 2 cultures.

Les plafonds, la décoration et les tenues traditionnelles des serviteurs nous rappels bien que nous sommes en Asie:

Serviteurs qui s'assurent de l'entretien des palais.
Femme de la cour.

On y trouve très peu d'explications en Anglais, il est donc difficile de comprendre l'histoire de celui-ci et de la ville.

On assiste à un spectacle de percussions javanaises. Au premier aperçu la musique nous plait mais après quelques minutes, les sons nous semblent stridents et répétitifs.


Pour finir, voici nos curiosités de Yogyakarta :

Cette mamie se laisse gentiment prendre en photo.
Le toit d'un ancien palais.
Interdiction de s’assoir mais le respect des Indonésiens.
Fabrication des batik, vêtements traditionnels.
Glenn qui se fait prendre en grippe pour une photo.
Livraison à domicile de meubles!!
Station essence dans les campagnes.
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Publié le 22 juillet 2019

Après notre visite de Yogyakarta, nous nous dirigeons vers la gare pour prendre un train d’une heure vers la ville de Solo. Cette ville ne figure pourtant pas sur les itinéraires habituels pour visiter l’ile de Java. Encore une fois c’est grâce à Facebook que nous sommes rentrés en contact avec Maëlle et Niklos, 2 français expatriés pour une année dans cette ville d’Indonésie. Niklos travaille dans une usine d’un sous-traitant d’un célèbre magasin de sport où nous avons acheté presque toutes nos affaires avant de partir. Il nous avait donc proposé de venir faire une visite d’entreprise.

Nous passons donc la soirée avec eux. Ils ont la gentillesse de nous accueillir dans leur maison pour la nuit et encore une fois c’est intéressant de voir comment vivent des français à l’étranger.

Le lendemain matin nous partons tous ensemble pour l’usine. Cela fait déjà 1 an que Glenn ne travaille plus mais il est quand même content de retrouver cet univers industriel. Pour Stéphanie et Philippe c’est quelque chose de nouveau et c’est sympa aussi. Durant toute une matinée, nous allons suivre la ligne de production de 2 produits principaux : une paire de baskets de sport et un petit sac à dos 10L vendus dans les magasins de sport au fameux logo bleu et blanc. Nous commençons par le stockage des matières premières : les rouleaux de tissus, les fermetures éclaire par dizaines de mètres ou encore des lacets dans des énormes sacs. Nous remontons toutes les lignes d’assemblage. Nous voyons comment chaque tissu est découpé, à la main, au laser, à la presse. Tous ces morceaux sont ensuite assemblés poste par poste, collés ou cousus. On voit aussi le service qualité et les tests effectués sur les produits. Des chaussures sont torturées dans des machines qui simulent des milliers de pas et des sacs à dos sont déchirés entre les mâchoires de machines de traction pour vérifier leur solidité.

Cela a été vraiment intéressant de découvrir comment était faits nos sacs ou nos chaussures. On a surtout été impressionnés de voir à quel point c’est encore manuel. Il y a très peu d’automatismes et de machines même si les couturières travaillent comme des « machines » (il y avait essentiellement des femmes ouvrières). Il est apparemment très difficile de faire des chaussures avec des machines. On ne pensait pas que nos semelles étaient collées sur les chaussures à la main !

Cette visite était bien différente de ce que l’on a pu voir auparavant et en plus ça nous concernait directement puisque c’était des produits que nous utilisons tous les jours dans notre voyage !

Vous avez compris que nous ne pouvions pas prendre de photos mais néanmoins il en existe quelques-unes du même genre sur internet et les voici :


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Juste après la visite et le repas, on nous dépose en bord de route pour attendre un bus pour la prochaine destination. Le premier bus arrive, complet. Le second, pareil… On va à la pêche aux informations auprès des indonésiens pour savoir ce que l’on doit faire. Un indonésien qui parle anglais nous dit d’aller attendre plus loin sur le trottoir. Dans ces moments là c'est toujours un peu compliqué car on ne sait pas si on doit écouter les gens, ou croire ce qu'on a lu sur internet, ou aller directement à la station de bus qui n'est pas loin. C'est d'autant plus vrai car d'une manière générale en Indonésie, les informations que l'on nous donnes sont souvent... pas très exactes.

Au bout d’un moment un bus arrive, un homme ouvre la porte arrière en hurlant et là l’indonésien d’avant passe en courant et en disant « Go go ! This one Ok ! Cheap cheap ! ». Plus le temps de se poser des questions on s’engouffre dans le bus alors qu’il redémarre. Sauf qu’une fois dedans avec nos 6 sacs à dos, c’est compliqué pour se caler sur un des sièges ou plutôt demi-siège du bus. A l’arrêt suivant on arrive quand même à sauter du bus pour mettre les sacs dans la soute.

Nous voilà partis pour quelques heures de route. On commence à prendre l’habitude sur Java, le chauffeur roule à fond la caisse, on a mal aux fesses et on se relaie chacun notre tour en se penchant en avant afin de se partager le dossier car nos épaules ne tiennent pas toutes en même temps sur les petits sièges. Nous sommes dans un bus éco ce qui signifie que nous longeons l’autoroute sans l’emprunter et que nous nous arrêtons tous les 3 km pour faire monter ou descendre les passagers. A chaque station, des vendeurs entrent pour vendre tout et n’importe quoi et des musiciens/chanteurs poussent une chansonnette sur quelques km avant de descendre. On est tellement serrés et secoués qu’on ne peut ni lire, ni écrire, ni jouer aux cartes. On regarde le paysage…

Au bout d’un moment on comprend qu’on n’arrivera pas à Probolinggo, notre objectif, mais qu’il faudra dormir dans une ville étape. Et oui, il nous faudra 5 h pour faire 175 km (on est pas loin du record) !

Quelques curiosités: tricycle polyvalents et vitrine d'épicerie! 

Le lendemain, on attrape notre bus direct car nous avons dormi à la gare. Cette fois on va vite ! 1h30 pour 100km, génial ! Sauf qu’arrivé à Probolinggo, il nous faut prendre un minibus pour le village que nous visons depuis hier et que ce minibus ne part que lorsqu’il est plein. Au début il faut être 10 pour partir, ensuite, 15, ensuite le prix change… enfin bref, on reste patients pendant 3 longues heures. Là aussi c'est toujours un peu compliqué. Il y a les vacanciers qui sont plutôt chaud pour payer le double et partir tout de suite, les locaux qui préfèrent attendre, et nous entre les 2, en se disant que 1€ de plus c'est pas la fin du monde mais bon c'est quand même le prix de notre repas du soir...

On embarque enfin pour la montagne dans un bus où on a peur que le moteur sous nos pieds fonde la semelle de nos chaussures, tandis qu’on s’arrête de temps en temps pour regarder sous le bus si le gros bruit mécanique n’est pas trop grave.

1h30 plus tard, ON Y EST ! Cemoro Lawang. On fait rapidement le tour des petits hôtels avant de poser nos affaires et se diriger vers le point de vue. Si on se donne autant de mal c’est parce que ça en vaut le coup. Quand on fait des recherches on essaie de ne pas regarder de photos pour garder la surprise. C’est donc les yeux fermés, main dans la main que nous arrivons sur le point de vue du village pour découvrir le Bromo !

En fait c’est un ensemble de volcan, le Bromo (le gris tout plat sur la gauche), le Batok (celui qui ressemble le plus à un volcan, en vert) et un autre énorme cratère derrière. La « mer de sable » tout autour est vraiment impressionnante aussi, tout est plat! L’après-midi on se repose un peu et Glenn descend déjà faire un tour en bas. Enfin la nature, la montagne, le calme et le silence, chose assez rare en Asie !


Notre chambre, le minimum
La rue principale du village

Le restant de la journée, on prend des forces. Il n'y a pas grand chose dans ce village. Il est exclusivement composé de champs et de chambres d'hôte. Ici les transports se sont adaptés aux touristes, on trouve les 4x4 Toyota de partout et les chevaux qui sont utilisés pour balader les touristes sur le cratère du Bromo. Nous allons voir le coucher de soleil avant d’aller dormir un peu.

Driiiiiiing, 3h du matin, nous sommes le 4 juillet et c’est l’anniversaire de Glenn. Mais théoriquement, en France on est encore le 3. On a donc le temps de s’habiller chaudement (on est quand même à plus de 2000m) pour marcher 1h30 dans la montagne avant le lever de soleil. Une fois de plus nous ne sommes pas beaucoup à faire cela à pied. Rapidement on rejoint les touristes en 4x4 et à cheval. La montée est sympa, on se trouve un petit point de vue et on attend que le soleil allume le tableau devant nos yeux. Avec le vent il fait bien froid, nous sortons même pour la première fois la couverture de survie.

Petit à petit le paysage se révèle pour notre plus grand plaisir. Le panorama est immense on en prend vraiment plein les yeux entre les nuages qui se déplacent, les couleurs du soleil et les volcans majestueux au milieu de cette grande plaine !

00h50 en France, Glenn peut alors fêter son 29e anniversaire ! D’ailleurs la chose a été bien faite car à 10 minutes près il y a même une petite éruption sur le volcan du fond ! Mais la bougie est un peu difficile à souffler. Le paysage est vraiment majestueux vu d’en haut. Nous sommes à 2700m et on comprend pourquoi c’est un des 2 volcans les plus célèbres parmi plus de 150 volcans sur l’île de Java.

L'une des 2 petites éruptions
Le cratère du Bromo

Comme tous les touristes se précipitent en 4x4 pour descendre dans la plaine et monter sur le cratère, on regagne tranquillement notre chambre pour un thé chaud et un petit dodo en attendant que les lieux se vident.


L’après-midi, après un peu de pâté français pour l'occasion, nous descendons dans la mer de sable. Le paysage est très impressionnant. Une grosse couche de cendre au sol craque sous nos pas ou dégage un nuage de poussière quand on avance un peu comme Neil Amstrong en marchant sur la Lune. Tout autour, nous sommes entourés d’un énorme mur vertical qui rappelle certains paysages du Seigneur des anneaux ou encore de Game Of Thrones. Nous marchons donc tranquillement vers le cratère du Bromo.

Avec la vue de ce matin le Bromo n’était pas le plus impressionnant pour nous. Mais bientôt nous arrivons au pied du cratère. On marche entre les coulées de lave et les canyons creusés par la pluie. Il nous reste quelques marches. En arrivant en haut des escaliers, encore un gros « wouuuahhh, ah ouai quand même !! ». Le cratère est super profond, un genre de trou vers les entrailles de la Terre avec de la fumée qui sort en permanence.

Le cratère culmine à 2 329 m. Il fait 800 m de diamètre pour 200 m de profondeur. Sa dernière éruption remonte à 2015. Rien de très grave, principalement des cendres et des pierres. Il y a continuellement de la fumée qui en sort car au fond du cratère, il y a un lac bouillonnant exactement comme on l'a vu à Dieng il y a peu.

Mieux vaut ne pas tomber dedans
Glenn parti sur la crète alors que la pluie commence à tomber


En plus le temps est en train de tourner, le ciel noirci, le tonnerre gronde et bientôt la pluie commence juste quand Glenn partait sur la crête du cratère. On redescend au pas de course et on rentre à notre chambre avec des images qui défilent encore devant nos yeux.

On arrive même à se boire une bière pour finir cet anniversaire. Et oui, pas facile de trouver de l’alcool dans un pays musulman ! En tout cas, on avait une petite appréhension de fêter notre anniversaire loin de chez nous, dans un endroit perdu, sans pouvoir fêter cela. Mais ce fut une vraie réussite pour Glenn. Une journée incroyable. Elle se termine en plus par une vidéo d’une demi-heure avec plein de messages de toute la famille et amis (et des défis), de quoi réchauffer les cœurs avant un gros dodo bien mérité.

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Aujourd'hui on fait appel à vous pour aider l'orphelinat Vinh Son 5, celui ou nous avons fait notre volontariat en janvier. Nous mettons en place le projet : Un tour à Vinh Son 5.

Nous avons reçu un mail de soeur Maria, nous demandant de l'aide pour la rentrée des classes.

Petit rappel :

L'orphelinat se trouve à Kon tum, dans les plateaux du sud du Vietnam. Nous y avions passé une semaine.

L'orphelinat accueille 80 enfants de 2 ans à 18 ans. 2 sœurs se chargent de la gestion des lieux avec quelques villageoises.

L'orphelinat n'a pas d'aide de l'Etat. 2 fondations leurs viennent en aide : FVSO organization et Diny's Association mais cela ne suffit pas.

On fait donc appel à vous pour leur donner un coup de pouce, même l'euro symbolique compte.

On vous donne à titre d'exemple quelques dépenses pour les enfants :

  • une année d'école avec inscription, uniforme, uniforme de sport et livres est à 38 euros.
  • aide alimentaire pour une année entière par enfant : 70 euros.
  • soin hospitalier mensuel d'une fillette ayant des problèmes cardiaques : 40 euros.

Si vous souhaitez participer au projet Un tour à Vinh Son 5, contacter nous par mail (untdns@gmail.com) et nous vous enverrons notre RIB. Pas de cagnotte sur internet, les plateformes se prennent un pourcentage. On préfère que tout revienne à l'orphelinat.

On vous remercie d'avance,

Affaire à suivre!

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Publié le 29 juillet 2019

Après l'anniversaire de Glenn sur le volcan Bromo, on se dirige vers Banyuwangi où se trouve le cratère du volcan Ijen.

Avant ça, il nous faut rejoindre ces 2 villes et ce n'est pas gagné d'avance. On redescend avec le même mini bus que celui qu'on a empreinté à l'aller. On a de la chance nous attendrons seulement 1h, le temps de finir les négociations. Arrivés à Probolinggo, les rabatteurs de bus se jettent sur nous. Tous les 3 ont se faufile pour aller demander directement à la gare de bus les tarifs et départs.

Là encore, il faut se méfier du bus, du nombres d'heures au programme et sa de destination. Après un riz, on monte dans le bus pour 7h30 de route (pour 4h30 annoncé), sans amortisseurs, serrés comme des sardines, sans se lever une seule fois pour aller faire pipi. (on avait peur que le bus parte sans nous)

Itinéraire de Probolinggo à Banyuwangui


On arrive chez Rahmat, notre couchsurfeur pour ce soir. Il est très sympathique et à la vue de notre fatigue, il nous conseille de faire l’Ijen la nuit prochaine. Oui on parle encore d'une ascension en pleine nuit, on vous expliquera plus tard. C'est vrai que nous sommes pas en pleine forme, on risque de ne pas bien savourer le moment. Pour la douche, c'est pareil, on remet ça à demain. L'hygiène n'est pas le point fort de notre hôte. D'ailleurs nous resteront une seule nuit chez lui.

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Le lendemain matin, après avoir retourné je ne sais combien de fois les diverses situations possibles, nous étions partis pour faire le volcan en pleine journée.

On n'aime pas faire simple ;)

Rahmat nous avait confirmé se lever tôt. Nous pensions louer un scooter chez lui et partir au plus vite. Mais, on ne trouve personne et le temps passe, passe... Il est désormais trop tard pour partir faire l'ascension de journée. Du coup, l'ascension se fera de nuit, comme l'idée de départ. Mais nous sommes convaincus que c'est un mal pour un bien.

Philippe décide de faire l'ascension à l'aide d'une agence. Le scooter en pleine nuit, sur des routes pas évidentes le font douter, on comprend.

On cherche un hôtel où poser nos affaires pour cette nuit, pas cher car ça nous embêtes de payer pour n'y dormir que quelques heures.

On vous explique le résumé de notre périple pour mieux comprendre :

- Le volcan Ijen est plus précisément un cratère qui dégage des fumées de soufre à outrance. Ce volcan est plus connu par les locaux pour y travailler. Ils descendent dans le cratère pour extraire des plaques de soufre et les revendre à l'entreprise locale.

- Le volcan Ijen se trouve à 1h en scooter. Nous devons partir à 00h30.

- Il faut ensuite compter 1h30 d'ascension en pleine nuit.

- Une fois arrivé en haut, il faut descendre dans le cratère pour admirer les flammes bleues puis remonter pour assister au lever du soleil (5h40) et la vue sur le cratère et son lac.


Une fois l'hôtel trouvé, on se repose pour la nuit qui nous attend.

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Réveil à 00h. Ça fait bizarre ! On est un peu perturbés.

On enfile nos vêtements les plus chaudes suites aux conseils des voyageurs. La route se présente plutôt bien. Le problème c'est les jeeps qui crachent leurs pots d'échappements noirs et épais pour monter tous les touristes au début de la marche. C'est une blague, on passe largement en scooter, la jeep n'est pas du tout nécessaire. Steph finira par s'énerver sur certains conducteurs qui ne se soucient pas une seconde de nous en mettre plein la figure et qui roulent vraiment dangereusement.


On arrive au parking, il est 1h30. Il nous aura bien fallu 1h de scooter. On part avec un peu d'avance sur les groupes de touristes.

Le chemin commence à monter doucement. Chacun allume sa lampe frontale pour y voir plus clair. Au fur et à mesure, les uns s'arrêtent, les autres continuent. L'ascension n'est pas de tout repos. Ça grimpe, ça grimpe. Arrivée à une certaine hauteur, les vapeurs de soufre, nous empêchent de bien respirer. Il est temps de mettre nos masques à gaz. Nous avons l’impression d’avoir plus de mal à respirer, surtout avec l’effort physique. Parfois, nous sommes pris par des quintes de toux. Nous avons vraiment l’impression d’assister à la fin du monde. Le silence de chacun, tout le monde sur le même chemin, tête baissée, en train de marcher et l’épaisse fumée de soufre ! Ambiance apocalypse assurée. Après 1h30 de montée, on arrive en haut du cratère.



Maintenant, il faut descendre de nuit à l'intérieur du cratère. Il faut être vigilant, bien regarder ou on pose nos pieds. Le chemin est plein de cailloux, la descente est assez raide et il fait encore nuit noire. L'ambiance est encore une fois assez particulière, nous nous approchons du centre névralgique de cette bête. On a hâte ! Notre avance sur les groupes de touristes nous permet de descendre plus facilement. Il faut dire que les indonésiens ne sont pas de grands sportifs.


Arrivé en bas, nous sommes ébahis devant les flammes bleues. Devant nous on assiste à un véritable spectacle où le soufre se libère de la roche sous forme gazeuse et au contact de l'air s'enflamme. Le mouvement des fumées de soufre nous dévoile ou cache le spectacle.


Petite anecdote, je pense que Glenn est cruellement en manque de nos saveurs de France :

"C'est comme le feu de la fondue. Il manque plus que le fromage!" Glenn


Plus bas, on aperçoit les ouvriers déjà actifs pour extraire des plaques de soufre. Nous décidons d'aller voir de plus près. Les travailleurs se situent à des sorties de soufre. Ils canalisent la vapeur. Le soufre refroidit et devient liquide avant de se solidifier en grandes plaques. Ils cassent ces plaques en morceaux pour ensuite les monter dans des paniers en bambou. Tout ça à l'aide de leur épaule et sans aucune protection contre les vapeurs.

Le travail du mineur est rythmé par ses quintes de toux. Il est parfois obligé de sortir du nuage de soufre pour reprendre de l'air. Nous sommes gênés d'assister à ça et surtout de ne pas tenir le coup face aux fumées. Ça nous pique la gorge, les yeux, on n'arrive pas à respirer et des envies de vomir se manifestent à force de tousser (d'autant qu'on verra ensuite que nos masques étaient troués). Durant notre journée, on donnera à plusieurs mineurs des roupies pour qu'ils puissent compléter leur journée de travail. On aimerait qu'il n'ai pas à faire cela mais leur salaire est meilleur qu'à la campagne et c'est l'argent qui prime.

C'en est trop pour Steph, on décide de remonter. Près la crête du cratère, le lever de soleil ne tarde pas non plus.

Une fois en haut, on assiste aux lueurs jaunes, oranges du jour, mais aussi à la mer de nuage qui nous entoure. On s'assoit pour se reposer un peu parce qu'il est 5h40 et nous marchons depuis 1h30 du matin. Nos jambes sont contentes et nous pouvons contempler ce beau spectacle.

Voilà qu'on croise Philippe. Le hasard est bien fait ! Il continue car son groupe doit partir dans peu de temps.

Nous on continue notre chemin sur le bord du cratère. On s’amuse à faire quelques photos. Le vide nous attire mais autant dire qu'on n'approche pas trop près du bord par peur de faire un faux pas.

La petite chose rose, c'est steph!

On peut aussi remarquer les traces d'anciennes éruptions. La nature crée de belles choses. Vous pouvez aussi remarquer qu'il y a très peu de végétations autour du volcan. Les arbres se trouvant au plus proche du cratère semblent morts.

Le bord du cratère dans lequel nous sommes descendus.

On profite de la vue aux alentours et surtout on essaie de voir le lac. C'est uniquement avant de descendre qu'on apercevra une petite partie. Son eau est d'un bleu turquoise qui ne peut que vous attirer. Ce bleu est en partie expliqué par sa forte acidité. C'est d'ailleurs, le lac le plus acide au monde avec un Ph de 0,2!!!!


Sur notre chemin du retour on croise quelques mineurs dont Sunarto Plampang qui nous raconte sa vie. Il a le sourire jusqu'aux oreilles et ne s'apitoie pas sur son quotidien. Ils nous explique qu'il porte 75 kilos dans son panier et sur une épaule. C'est presque le poids de Glenn et de son gros sac à dos! Il se lève tous les jours pour travailler dans le cratère du volcan. On le quitte avec un grand sourire et de l'encouragement. Onne sait pas vraiment quoi faire pour les aider. On a lu que le kg de soufre était acheté 0,05€. Ce qui ferait 3,75€ pour ce gros panier. Il gagnerait donc moins de 10€ par jour... C'est assez étrange de voir tous ces touristes venus ici pour la beauté et le plaisir et en même temps de voir ces hommes dont l'espérance de vie en prend un grand coup mais qui font ce sacrifice pour leur famille, pour payer des études à leur enfants...

Une de nos réflexions à ce moment là c'est qu'il faudrait demander à chaque touriste de remonter 1kg ou 2kg et ça ferait déjà un joli tas à la fin de la journée.

Le soufre serait utilisé pour les allumettes ou pour blanchir le sucre de canne.

Pour ceux qui veuelent ens avoir plus il existes des documentaires sur youtube.

Sunarto Plampang


On redescend sans problème et le retour en scooter se fait à travers une belle forêt.

Si vous avez envie de voir nos aventures du jour en vidéo, cliquez ci-dessous :

Il est 9h quand on retrouve Philippe à l'hotel. La journée se finit pour nous. Elle a été chargée en émotions et découvertes. Il va nous falloir du repos pour se remettre de tout ça.

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Publié le 1er août 2019

Après notre nuit et début de matinée à randonner vers le cœur de la terre et autour du cratère de l'Ijen, nous rejoignons Philippe qui est rentré plus tôt à nos chambres via son tour organisé sur ce même volcan. On aura bien appréciés le retour en scooter sur cette route de virages au milieu de la végétation et cette fois ci sans les échappements des 4x4 comme à l'aller.


C'est donc ce matin que nous allons dire au revoir à l'île de Java. On rejoint le port avec un Grab, l'équivalent du Uber en Asie. C'est la première fois depuis notre départ que l'on prend autant de taxis de ce genre. La première raison c'est qu'ici ce n’est vraiment pas cher. Parfois c'est le même prix qu'en bus local voir moins. La deuxième raison c'est que nous sommes 3 et du coup c'est forcément moins cher aussi. Et puis Philippe a aussi une carte Sim locale avec internet du coup ça nous dépanne pas mal aussi pour commander.

Arrivés au port nous embarquons sur un ferry en direction de l'île suivante la fameuse Bali ! Et oui on entend souvent parler de Bali qui est assez touristique. Ce n'est pas un petit pays mais bien une île d'Indonésie. La grosse particularité c'est que Bali est vraiment une île à part du reste du pays. C'est une enclave principalement hindouiste au milieu de ce pays islamique. Du coup la culture est bien différente.

Fraîchement débarqués nous prenons un bus pour parcourir l'île d'ouest en est pendant 5 h. Cela nous donne vraiment un rapide aperçu. Si Bali est parfois surnommée l'île aux mille temples ce n'est vraiment pas volé. Chaque maison présente un genre de temple plus ou moins gros. C'est assez impressionnant en roulant de voir tous ces temples se succéder. On pense que c'est aussi un signe de richesse. Un peu comme un beau portail chez nous mais ce n'est qu'un avis.

Étant donné que les durées de transport ne sont pas fiables, on ne sait pas quand est ce qu'on va arriver. Une fois dans le centre il fait déjà nuit et nous devons encore rejoindre Padangbai notre objectif sur la côte pour reprendre un bateau le lendemain. Mais le taxi pour y aller nous semble cher et au final il nous pose un lapin... On ne sait plus trop comment faire et on reste là à faire des plans pendant un long moment, la fatigue n'aidant pas.

Au final on se trouve un hôtel local et on se met d'accord pour que Philippe rejoigne notre destination finale via un bateau rapide mais plus cher tandis que nous 2 irons plus loin sur la côte pour prendre le ferry lent mais moins cher.

Le lendemain matin nous partons donc en bus local un peu à l'aventure en étant obligés de faire confiance au chauffeur. Sauf qu'arrivés au port le bateau n'est pas à 50 000 roupies mais 150 000 (9€) et que c'est un bateau rapide... bon nous sommes là, le chauffeur arrive à nous le négocier à 100 000 roupies et il part dans 5 min donc on se lance. Au final on aura gagné quand même quelques euros chacun et on aura fait 2h de minibus sur Bali et c'était plutôt joli.

Les rizières de Bali
Un embarcadère amovible

On débarque enfin sur l'île de Nusa Penida ! Reste à rejoindre notre hôtel.

On tente le stop car les prix pour 5 km ici sont un peu abusés. Et oui, le voyage au long court c'est une question de budget à tout moment ! Très vite un camion s'arrête. Les 2 ouvriers montent sur le toit avec Glenn tandis que Steph passe dans la cabine avec tous les sacs et le chauffeur. On découvre avec joie beaucoup de street art. C'est vraiment souvent en Indonésie! Sur cette Ile le street art concerne la pollution des mers. On aurait même pu aider à peindre mais on s'était dit : repos!

Prévention contre la pollution de la mer
Volontariat pour peindre

Voilà on retrouve Philippe à l'hôtel qui est là depuis quelques heures et qui a aussi sauté ce matin dans un bateau qui était en train de partir.

C'est enfin le moment de souffler. Ouf!

Nusa Penida est une petite île encore préservée du tourisme de masse de Bali. On a lu sur des blogs que l'électricité y était depuis pas si longtemps. C'est pour nous la destination "plage". Cela fait 2 semaines que nous courons à travers java, à grimper sur les volcans, dormir dans des chambres très limites et avec des températures plus fraîches.

On dit "courir" mais cela fait un peu parti du deal de voyager accompagnés. On savait que nos caractères iraient très bien avec Philippe. Après il faut que chacun y mette du sien et fasse des concessions. On est content car jusque-là ça s'est fait très naturellement. On avait conscience que Philippe était en vacances 3 semaines. On a donc pris un rythme assez soutenu pour traverser Java afin qu'il puisse profiter aussi de la mer et des fonds marins. De son côté il a mis son confort un peu de côté pour que nos logements collent avec notre budget serré et il a accepté de se faire des heures et des heures dans des bus pourris.

Du coup à Nusa on s'est trouvé un hôtel avec de belles chambres, petit déjeuner inclus et même accès à la cuisine et ça fait du bien.

L'une de nos plus belles chambre pour 12€
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L'après-midi nous louons des scooters et on part à l'aventure le long de la côte, pressés de se baigner ! Après des détours et demi tours dans des routes défoncées on n'arrive pas à trouver la plage de Gamat Bay mais on voit le lieu d'en haut. On file donc vers Crystal Bay, la crique la plus réputée pour observer les poissons. L'eau y est fraîche mais on est contents d'enfin se tremper ! Des poissons et des coraux il y en a mais il y'a aussi pas mal de courant et de vagues. Cela confirme ce que l'on avait lu. La mer est capricieuse et même dangereuse autour de l'île, courants qui montent, qui descendent, qui tourbillonnent, les vagues... il faut rester très vigilants.

Premier coucher de soleil bien sympathique.

Gamat Bay avec au loin le volcan sur Bali
Crystal Bay


Le lendemain c’est aussi scooter. On rejoint la cascade de Pegunyangan. Il faut en fait descendre des escaliers vertigineux le long de la falaise. Comme il y a un temple on nous demande de se couvrir. On sait que les côtes accueillent les raies Manta et on regarde tout de suite en bas de la falaise. C'est là qu'on aperçoit nos 2 premières raies, ou plutôt une tâche noire sur l’eau bleue en forme de losange. Trop cool !

La descente est superbe, on s'arrête souvent voir le paysage et les quelques raies. Avec nos petites jumelles on arrive même à voir leurs grosses gueules ouvertes !

Arrivés en bas il y a en fait une PETITE cascade d'eau douce qui se jette dans la mer avec une statue de la déesse de la mer hindoue.

On est pas à la mode comme ça?
Nos premières raies dans l'eau turquoise

N'étant pas très loin on va ensuite vers Manta point. Depuis la falaise on devrait voir des raies. Les scooters restent dans un temple en construction gardés pas les singes des buissons et nous marchons sur le sentier au bord de la falaise. Enfin on se penche un peu et la wouaah 1, 2, 3, ... 28 raies en contrebas !!! Super excitant !

Devant la falaise on fait quand même attention aux coups de vent!


On reprend la route ou plutôt les pistes. On n'avait pas vraiment décidé quoi faire? on improvise en fonction d'où on se trouve. Merci le GPS car on "jardine" un peu dans ces petites routes cabossées. Pauvre Philippe, on lui en fait voir de toutes les couleurs mais bon sa formation scooter sera à toute épreuve (manquera la neige et la pluie mais on s'en passe).


On se stoppe à Kelingking beach. C'est le point de vue qui a fait connaître l'île via Isntagram surtout. C'est vrai que la vue est impressionnante ! Et puis tout en bas on voit des points noirs dans l'eau. Des baigneurs ! Aller on y va !! Bon on n’imaginait quand même pas descendre une falaise via des escaliers qui relèvent plutôt de l'échelle. On se tient à tout ce que l'on trouve un peu comme des singes. Les cuisses chauffent mais nous voilà en bas. La plage dans la crique est géniale et il y a peu de monde. Le soleil commence à bien descendre, l'eau est turquoise... tous à l'eau !

A droite on voit le chemin qui continue
On voit les baigneurs en bas tout petits

Encore une fois on fait face à la puissance de la mer. Après nos 2 mois aux Philippines où l'eau était très calme, on a devant nous des vagues de 2 m qui s'explosent sur la plage. C'est violent et il faut bien faire attention. Steph et Philippe sont moyennement rassurés pendant que Glenn se prend pour un dauphin. Enfin quand il se prend pour une planche de surf et que la vague le plie en 2 il rigole moins mais c'est tellement incroyable qu'il faut en profiter.

La remontée est cool et se termine par un beau coucher de soleil. On rentre se poser après cette journée vraiment cool et pleine de surprises !

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Aujourd'hui on devait aller faire du snorkeling en bateau mais il pleuvait le matin donc tant pis. Quand le temps se dégage on prend les scooters pour aller de l'autre côté de l'île. La route sur la côte est belle et bien goudronnée c'est un plaisir. On passe devant des cultures d'algues avant d'arriver à Atuh beach. Le coin est joli, il faut là aussi descendre jusqu’à la plage dans une petite crique. Pas facile de se baigner avec les rochers et la marée basse mais face à nous une arche naturelle et le spectacle continue des vagues. Bien calés sur nos poufs on savoure notre bon repas.

Les vagues donnent de l'inspiration à Steph. Qui sont? ??
Culture d'algues, souvent pour les cosmétiques
Culture d'algues, souvent pour les cosmétiques

Sur le chemin du retour nous passons et nous nous arrêtons à un genre de célébration probablement Hindoue. Une centaine de personnes vêtues de beaux habits se met à marcher dans la mer avec des offrandes. Ils ont aussi pour offrande un canard (vivant) lâché en pleine mer, en espérant qu'il s'en sorte dans toutes ces vagues. On assiste à cela avec étonnement et plein de questions. Steph essaie de trouver réponse auprès des villageois mais ils ont du mal à se comprendre. On a eu de la chance de passer au bon moment pour admirer cela.

Offrandes laissées dans l'eau
Offrandes laissées dans l'eau
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Ce matin c'est la bonne! Il fait beau, le gérant de l'hôtel nous amène au port pour notre tour en bateau de 4h pour faire du masque et tuba. Sauf qu'au port on commence à s'inquiéter quand on voit que le gars de l'hôtel n'arrive pas à joindre son contact. On attend on attend. Finalement c'est à 9h30 qu'on embarque et le tour ne durera que 2h... bref il faut faire avec.

Rapidement on suit la côte et on se retrouve dans une mer agitée. Le bateau saute sur des creux de 2 m ou 3 m c'est vraiment impressionnant. On file en direction de Manta Bay un lieu connu pour y voir des raies Manta. A peine arrivés dans la baie le capitaine coupe le moteur et regarde dans l'eau. Il pointe son doigt et dit "Manta Manta !!" Pas le temps de réfléchir on baisse notre masque et on saute par-dessus bord. Les bulles se dissipent et là on voit passer cette grosse forme noire qui bat des ailes !! WOOOOOAAAHH on nage un peu pour la suivre mais ces animaux peuvent nager jusqu'à 25 km/h donc elle disparaît vite. La visibilité est mauvaise et c'est en partie dû au plancton qu'elles viennent manger dans cette eau. On remonte sur le bateau en espérant en repérer une autre. Bingo ! Cette fois ci Philippe et Steph sautent du bon côté et voient une seconde qui nage.

Après 10 min c'est déjà le moment de repartir. On serait bien resté encore et encore !

Le retour le long de la côte est vraiment joli. Le second point de snorkeling n'a rien à offrir. Le troisième est un vrai sketch. Les gens en ont marre ou sont fatigués donc seuls Glenn et Philippe sautent à l'eau. Le capitaine nous dit "big fish". Ce qu'il a oublié de nous dire c'est gros courant !! Il y a effectivement de grosses carangues impressionnantes mais on nage tout ce que l'on peut et même avec les palmes on n'avance pas et c'est assez flippant !

Le détroit entre les îles de Bali et Lombok est le second détroit où il y a le plus gros échange d'eau entre l'océan Indien et l'océan Pacifique. C'est l'un des rares endroits au monde où on a pu mesurer un débit de 1 million de mètres cubes à la seconde !

Même si ce tour était typiquement du tour à l'arrache ce n'est pas tous les jours qu'on nage avec les raies donc ça rattrape la chose.

Petit aperçu en vidéo:

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L'après-midi c'est l'heure pour Philippe de nous quitter. Il va passer quelques jours sur Bali avant son vol de retour. On n’a pas vu passer ces 3 semaines ! Ça nous fait bizarre de se dire qu'il part déjà. On n'aura pas pu faire de plongée ensemble mais on aura vraiment vu de belles choses ! Pour une première personne qui se joint à notre aventure c'est une bonne expérience et ça s'est super bien passé.

(Merci d'avoir pensé à nous Philippe)

La dernière tous les 3 avant longtemps
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Il nous reste encore quelques jours sur l'île de Nusa Penida et on est bien déterminés à retourner voir les raies. Le dilemme c'est qu'ici le prix des plongés a doublé par rapport aux Philippines et tous les centres proposent 2 plongées à la journée à près de 90€. Nous on veut juste aller avec les raies et après avoir fait tous les centres on finit enfin par en trouver 1 qui accepte de nous faire qu'une seule plongée. Cool, c'est ok pour le lendemain.


C'est donc notre première plongée ensemble et la première en mer depuis un bateau pour Steph qui a passé son premier niveau aux Philippines. Notre instructeur chilien est super sympa, il prend le temps de nous expliquer tout sur la plage avant de partir. 40 min de bateau plus tard on arrive à Manta point, le lieu où on en avait vu 28 depuis le sommet de la falaise. La mer est agitée. Dès qu'on arrive il faut se mettre à l'eau très très vite pour ne pas avoir le temps d'être malade. C'est aussi la première fois qu'on fait une mise à l'eau en faisant une pirouette arrière depuis le bateau. (D'ailleurs vous savez pourquoi les plongeurs font toujours une pirouette arrière pour aller dans l'eau depuis le bateau ? Non ? Parce qu’une pirouette en avant nous ferait tomber dans le bateau ah ah ah ).

Blague à part nous voilà à l'eau, c'est parti on vide les gilets pshhhhhhht et nous voilà au calme.

Les 10 premières minutes on ne voit quasi rien. Le sol n'a pas de corail, il y'a peu de poisson et on voit les signes entre instructeurs... va-t-on faire partie du top 3 des gens qui n'ont pas vu de raie ? Et puis voilà que Marco notre instructeur nous fait signe et là... une masse noire apparaît doucement. La raie arrive et approche on reste sans bouger pour ne pas lui faire peur (Steph prend aussi peur et s'accroche à Marco) et on ouvre grands nos yeux. Quel spectacle! Dans la demi-heure suivante on continuera à en voir apparaître et disparaître. 6 au total. L'une d'entre elle est énorme ! Même Marco n'en revient pas. Elle fait entre 4 m et 5 m de large. On vous laisse vous lever et faire 5 grands pas pour vous imaginer l'effet que ça fait quand cette chose vient vers vous !

On a trop envie de rester mais la bouteille se vide et il faut y aller.

On rentre sur terre mais avec la tête dans les nuages ou plutôt encore sous l'eau !

Mettre en HD en bas à droite de la vidéo 

En tout cas sur Nusa Penida on en aura pris plein les yeux et on aura pu se relaxer en même temps. C'est vraiment une bonne surprise de ce pays.

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Publié le 8 août 2019

Il est l'heure de quitter notre belle île de Nusa pour embarquer vers Lombok, une des îles voisines. Elle n'est qu'à 80 kilomètres mais il nous faudra toute une journée pour y arriver. Après avoir failli manquer de peu le premier ferry nous avons 1h de navigation devant nous. Arrivée au port, voilà qu'on attend presque 3h avant de pouvoir stationner dans le port et descendre du bateau. Deuxième ferry, idem que le premier, nous sommes à 2 doigts de le louper. L'équipe rouvre la grande porte, à peine montés, il referme la porte derrière nous. En Indonésie les horaires c'est pas vraiment ça... Cette fois si nous avons 4h à 5h de navigation. Et rebelote, une fois arrivés au port, nous attendons plus d'une 1h pour stationner au port.

Durant le voyage, Steph sympathise avec un couple d’indonésiens et ouvre son livre de photos et messages confectionné par vos soins lors de notre fête de départ. Elle est heureuse de lui montrer chacun de vous !

Petite précision : il nous aura été impossible de savoir à quelle heure partent tous ces ferrys, nous trouvions aucune information. Au bonheur la chance. Nous sommes donc lessivés par cette journée de transport. Encore une fois, ça nous montre bien le niveau de développement des transports en Indonésie: on y arrive mais il ne faut pas regarder sa montre.

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Pourquoi lombok ?

Lombok se trouve sur notre chemin en direction de Flores. Ainsi nous avançons à petit pas. Nous avons aussi choisi cette île car l'atmosphère y est tranquille (effet surfeurs), les logements n'y sont pas chers. Ce qui nous permet de rester un moment pour un moindre coût. L'objectif est de se reposer, avancer sur le blog et la suite du voyage. Nous devons organiser la Nouvelle Zélande, l'Australie et demander nos visas australiens qui nous posent beaucoup de soucis depuis un moment.

Nous restons donc une semaine sur Kuta Lombok. Notre hôtel possède une cuisine. Nous sommes donc les plus heureux de se cuisiner des patates! On ne pensait pas qu'en partant de France les patates allaient tant nous manquer que ça. Glenn est également le plus heureux de pouvoir manger des portions plus généreuses parce qu'en Asie ils connaissent que les petites assiettes. Et oui, ils mangent toute la journée, les repas du midi et du soir sont donc plus léger que nous. En France c'est plutôt bien manger au repas et éviter tous grignotages.

En arrivant sur Lombok on est assez surpris que la ville soit si déserte que ça. On s'attendait à un bord de plage noir de monde comme nos plages du sud de la France. Et oui, selon les blogs et livres de voyage la ville est assez réputée et festive. Bah encore une fois, il ne faut pas écouter à la lettre les avis et conseils. On a plus l'impression d'être dans un village fantôme. En fait, on arrivera à trouver le nid de touristes dans une rue principale et plus particulièrement le soir. Du coup on ne sera pas vraiment embêtés par le tourisme de masse et on pourra profiter tranquillement des plages. On alterne entre boulot et les sessions plages.

Voici kuta Beach qui est bien différente en fonction des marées montantes ou descendantes.

Se relaxer sur cette plage, c'est un peu compliqué. Vous allez nous dire, vous êtes exigeants. On vous explique : toutes les 2 minutes une vendeuse de paréos et sarungs insiste pour nous vendre ses vêtements et reste de longue minutes à nous répéter la même chose. Pour les bijoux, c'est le terrain de jeu des enfants avec la même technique de vente. Même si on voudrait bien un petit bracelet qui ne coûte rien, on ne donne jamais rien aux enfants sauf quelques jouets qu'on a dans notre sac de temps en temps. Au bout du compte, on est toujours dérangés... Au bout d'une heure, c'est pesant.


En fin de journée, on peut observer les locaux qui pêchent d'une drôle de manière. Lorsque l'eau se retire on peut observer des minis piscines. Les poissons y sont pris au piège. Une dame remue le sol avec un bout de bâton. Au bout de celui-ci, on soupçonne qu'elle y mette un poison car après son passage les poissons remontent à la surface et ne sont pas en pleine forme. Ainsi, elles les attrapent plus facilement avec son épuisette. Voici sa prise du jour. On est encore une fois un peu touché du fait que ça ne parait pas très "bien" d'utiliser des pastilles chimique pour tout tuer puis choisir juste les poissons qui sont bons. Cela faisait mal au cœur de voir ces poissons agoniser sur le dos.


On prend aussi le temps d’aller au marcher pour acheter nos produits. On aime se balader et voir les habitudes des locaux. On apprécie aussi quand les vendeurs nous reconnaissent et sympathisent.

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Pour notre premier jour de vadrouille en scooter sur Kuta lombok se sera signe de première fois pour nous 2. On va essayer de s'initier au surf. C'est le cadeau que Steph à offert à Glenn pour son anniversaire. Il a pour défi de tenir debout sur la planche et prendre une première vague. On part pour 2h de leçon avec notre prof indonésien. Il nous apprend les bases sur le sable. A peine commencés, on trouve que ce n'est pas simple, alors qu'est-ce que ça va donner dans l'eau... ??

20 minutes plus tard nous sommes dans l'eau. Après quelques rappels, nous voilà à tester notre première vague. Et c'est au bout de la troisième, oui vous avez bien lu, que nous arriverons à tenir debout et prendre notre première vague. Bon au début on pensait gérer à fond les ballons mais en fait on s'apercevra une fois seul que sans notre prof c'est plus compliqué!

En fait, il nous donne de la vitesse avant de monter sur la vague et c'est ça qui nous permet de la prendre. En bon débutants, nous sommes en manque de puissance et vitesse pour les prendre seuls. Mais on essayera comme des acharnés pendant une bonne partie de la journée.

Lessivés parce que le terme correspond assez bien parfois, nous laissons nos planches et partons se reposer pour une autre plage. Le lendemain, on a des courbatures de partout, mal aux genoux, aux côtes... Le surf c'est physique.



Les routes sont un enchaînement de paysages montagneux et de champs de cultivés. Les femmes et hommes travaillent dur sous le soleil brûlant. Ils cultivent du maïs, du choux et du tabac.

Seul au monde, devant les pêcheurs. On se repose de cette dure session de surf.

On observe les locaux pêcher au loin. Toujours à l’aide d’un bâton. Par contre la technique change un peu. Ils se placent en cercle tendent un filet de pêche. Certains tapent en surface avec leur bâton pour que les poissons s’orientent vers le filet et d’autres referment le filet sur les poissons.

C’est ainsi que nous finissons notre première journée de balade à Lombok.

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Entre nos paperasses de voyageurs, on se fera une autre session plage et scooter sur Lombok pour découvrir les environs et résoudre un des défis de Glenn pour son anniversaire. Cora et Jerem’, 2 amis lyonnais lui ont donné pour défi de retrouver ce lieu qui se trouve sur l'île de Lombok!



On commence d’abord la journée, par un point de vue connu pour ces bords de falaises. Ce lieu est aussi appelé pyramide car en effet, on peut voir quelques rochers le long de la côte en forme de pyramide. La pierre à une apparence assez surprenante. Sa couleur est bien noire et sa forme assez étrange. Steph compare les pierres, aux fausses pierres décoratives de Disneyland Paris.

Ensuite on part pour une seconde plage. On nous demande encore de payer, mais d'une manière assez énervante. On leur demande un ticket officiel. Et ces Messieurs commencent à s'énerver car forcément ils n'ont pas de ticket officiel. C'est du pur racket. On finira par aussi s'énerver et quitter les lieux.

Même cinéma plus loin pour visiter une petite grotte. Le prix est carrément exorbitant. Le garde ira jusqu'à nous dire : “Si tu n’as pas d’argent, ne viens pas voyager en Asie." On essaie de ne pas trop s'énerver et Steph expliquera à un des gardes qu'elle espère qu'ils puissent venir en France et profiter de notre pays s'en se faire vider les poches à chaque lieu.

Ce n'est pas le fait de payer 1€ à chaque endroit naturel où on souhaite aller qui nous dérange. C'est le fait que les gens sont là à attendre de l'argent sans vraie raison puisqu'une plage n'est pas privée et surtout que la plupart du temps elles sont pleines de déchets. C'est un long débat.


Bon, cette fois on part à la recherche du défi de Cora et Jerem’. Après avoir fait quelques recherches sur internet on pense avoir trouvé le lieu. Ce que ces 2 loulous nous avait caché, c'est que ce lieu n'est pas facile d'accès. Plusieurs routes sont possibles et comme par hasard, on a choisi la plus compliquée. Il faut ajouter à ça que nous n'avons plus beaucoup d'essence. Mais après quelques frayeurs et un abandon de scooter nous y sommes :)

On finira la journée et notre séjour à Lombok sur la plage de Tanjung Aan pour le coucher de soleil et siroter une petite bière qui sont plus rare car elles coûtent plus cher qu'un repas ;)

Les curiosités de notre semaine à Kuta Lombok :

Sable de Kuta Lombok.
Commande à emporter, voici le résultat quand on ouvre le papier.
Une invitée!
Une feuille morte, normal!!!!
Cuisine ambulante.
Les indonésiens portent beaucoup sur leur tête.
MEGA crabe.
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Publié le 10 août 2019

On se revoit encore aux Philippines en train de parler avec des gens qui étaient allés en Indonésie : « Les îles Gili ? C’est là où il y a plein de touristes et de fêtards ? Bon ben on n’y ira pas alors ! ». Et pourtant il s’est passé un peu de temps et on a passé quelques semaines en Indonésie. Après la belle île de Nusa Penida et les plages agitées de Kuta Lombok on était un peu en manque de baignade plus calme et de snorkeling pour voir de belles choses sous l’eau. A force de lire des blogs de voyageurs, les îles Gili revenaient souvent pour la clarté de l’eau. Comme nous avions passé une bonne semaine à avancer sur des points administratifs, visas, blog, préparation de la Nouvelle-Zélande, on voulait un peu se la couler douce. Du coup on a décidé de tenter l’aventure. L’aventure touristique car jusqu’à maintenant on a quasi tout le temps évité les sites trop touristiques et qui ne nous intéressent pas forcement.


On a aussi décidé d’y aller en stop. Il fallait bien qu’on essaie en Indonésie sur une plus grande distance. Du coup dès le matin on se met au bord de la route devant notre hôtel avec un peu d’appréhension car on voyait peu de véhicules passer les jours précédents. Et pourtant, c’est un super trajet en stop qui s’annonce. Nous avons 45km jusqu’à la ville de Mataram où nous devons aller à la station de bus pour se renseigner pour des horaires avant de refaire du stop pour aller jusqu’aux îles. Pas facile de rentrer et sortir d’une ville et pourtant tout s’est fait très facilement. Heureusement qu’il y a pas mal de camionnettes et de camions benne. Certains chauffeurs étaient morts de rire de nous voir dans la benne tandis que d’autres sont plus réservés. Quoi qu’il en soit il nous aura fallu certes 1h de plus qu’en taxi ou en minibus mais au moins on a bien rigolé et on a partagé des moments avec des indonésiens. Et puis 3h pour 80km c'est plutôt une bonne moyenne.

On a de la place dans le camion benne

Vous êtes un peu perdus avec nos transports et toutes ces îles? On vous met une petite carte de Lombok pour que vous puissiez situer les îles Gili au nord-ouest. Mais n'oubliez pas qu'à tout moment vous pouvez voir notre itinéraire total (et mis à jour tous les jours) via la page d'accueil du blog en cliquant sur "Itinéraire", ou encore voir chaque étape localisée sur la carte du pays en remontant tout en haut.

Une fois au port nous avons pris un bateau jusqu’à Gili Tramwangan, l’une des 3 îles Gili. Les 2 autres sont moins peuplées avec moins d’hôtels. On s’est dit que quitte à venir autant essayer celle où il y a le plus de touristes. C’est moins cool car il y a plein de gens mais ça veut dire plus de choix d’hôtels et de restaurants pour tous les budgets. Sur les 5 nuits on aura quand même fait 3 hôtels. Le premier réservé sur internet pour assurer notre point de chute. Puis le lendemain nous avons trouvé moins cher avec en plus une piscine et des pancakes à volonté de 7h à 15h ! Génial. En plus l’hôtel était vraiment sympa, plein de lieux pour se relaxer, décoration très cool et bonne ambiance de routard. On a même pu faire un cours de cuisine pour apprendre à faire le fameux Nasi Goreng (riz frit). C’était gratuit et on a pu emmener notre repas à la plage. Que demander de plus ? Bon, on a oublié de prolonger notre séjour pour la dernière nuit donc on a dû trouver un autre hôtel.

1er hôtel
Du riz et de quoi faire le Nasi Goreng
Autour de la piscine
Pas grand mais bon cuistot!
L'hotel porte bien son nom "La Bohème"

Pour le coté touristique c’est sûr que ça nous a fait bizarre. On avait un peu l’impression d’être entrés dans le monde d’Instagram. Il y avait de beaux hôtels, des décorations chic pour se prendre en photo, les gens étaient là en vacances, étaient bien habillés, les mecs avec des gros muscles et les filles en mini bikini. Pas vraiment notre environnement...

Pour se prendre en photo
Sympa l'idée!
Tout en bambous! Magnifique

Malgré cela on est quand même tombés sous le charme de Gili T. Il faut quand même nuancer un peu car en fait tout ce qui est destiné aux touristes est plutôt beau et sympa alors que les habitants ont gardé leur style de vie. Du coup c’est un espèce de mélange de chaos et de nouvelles constructions. Dans les rues on a parfois l’impression qu’une tempête vient de passer. Ce qui est vraiment cool c’est qu’il n’y a pas de véhicules à moteur. Du coup tout se fait à pieds, à vélos ou en calèches. Les magasins sont livrés en charrettes depuis les bateaux et les gens louent des vélos. Du coup les rues sont vraiment calmes et paisibles c’est super agréable. A quand nos centres-villes piétons ?

Sortie d'école
Un adepte de la récupération
Tout à fait normal dès qu'on s'éloigne des rues touristiques
Le minaret de la mosquée
Un parking, c'est cool non?
les chèvres qui se baladent (pour le plus grand bonheur de Glenn)
Transport local
Les indonésiens portent beaucoup sur la tête
Vous cherchez votre hôtel?
Les jeunes sont très à la cool


Pendant ces 4 jours le programme n’était pas très compliqué. On se levait pour aller manger quelques pancakes puis on marchait une petite demi-heure pour aller à une des plages (L’île n’est pas grande en moins de 30 minutes à pieds on peut atteindre n’importe quel endroit). Après cette petite balade à regarder les scènes de vie locales et les hôtels sympas on se trouvait un petit coin à l’ombre pour poser nos affaires et aller à l’eau. Le soir on rentrait pour se casser une croûte et passer un peu de temps avec les gens de l’hôtel à jouer au beer pong ou contempler le coucher de soleil autour d'un feu.

En face l'île de Gili Meno
Notre parasol
On marche pieds nus toute la journée :)
En face, Bali et son volcan

Au niveau des fonds marins, la réputation des Gili n’est pas une légende. On n’avait pas encore vu d’eau aussi transparente. Quand on nage on a l’impression qu’il n’y a pas d’eau. Par contre les conditions ne sont pas toujours faciles pour la mise à l’eau. Il y a par endroits de bons courants. Dans la plupart des plages il faut marcher dans 40cm d’eau sur près de 50m ou plus avant de pouvoir nager. Pas évident dans les cailloux et il faut surtout faire attention que ça ne soit pas du corail. Evidemment on a vu de nombreux touristes avec leurs palmes en train de piétiner le corail ou alors se mettre debout dessus pour se reposer un peu. Certains semblaient à peine savoir nager donc ça nous a encore une fois montré que beaucoup de gens ne sont pas sensibilisés à faire attention à l’environnement et surtout que beaucoup n’en ont rien à faire…

En plus, les coraux ne sont pas extraordinaires. Souvent très très abîmés ou carrément déjà morts. La faute au tourisme ? Au réchauffement climatique ? On ne sait pas mais c’est quasi certain que c’est de la faute de l’Homme. On a quand même vu de beaux poissons et quelques GROS poissons. Enfin le plus grand des plaisirs à Gili c’est quand même les tortues. Il y en a plein partout ! Il nous suffit d’aller nager pour être surs d’en voir. En 1h on en voit entre 4 et 6 ! Des petites, des grosses, c’est un vrai spectacle qu’on ne se lasse pas de regarder !

Tourisme sous-marin
Petite sieste dans le courant

Au tout début on trouve une tortue avec la tête et les pattes empêtrées dans une espèce de fleur artificielle en fer au fond de l’eau. Au bout d’un moment à la regarder on se dit avec un autre couple qu’elle est surement coincée car elle ne remonte pas et agite la tête. Glenn essaie donc de descendre mais ce n’est pas facile car il doit y avoir 6 m de fond. Au bout de quelques essais il finit par arriver vers la tortue qui fait quand même plus d’un mètre de long et prend doucement la carapace pour la décoincer. Sauf que la tortue le regarde et bouge un peu l’air de dire « Euh oui c’est pour quoi ? Tu ne vois pas que je me suis calé ici pour pas me faire emporter par le courant ? ». Nous voilà rassurés !

Voici une petite vidéos pour vous donner un aperçu:

Le dernier soir on s’offre un petit restaurant les pieds dans le sable. Au menu : burger et pizza ! On est un peu dégoûtés car ce n’est pas cher du tout et vraiment super bon ! Ça vaudrait presque le coup de rester un jour de plus pour revenir y manger mais une nouvelle aventure nous attend et nous avons bien besoin de ce repas pour prendre des forces…

Parmi les quelques curiosités:

- les chats qui attendent toujours qu'une miette tombe pendant la préparation de nos repas. Dans les parties musulmanes du pays on trouve peu de chiens et beaucoup de chats. En effet, le chien est considéré comme impropre par la communauté islamique. Cela ne vient pas directement du Coran mais ce serait plutôt en lien avec les propagations des maladies apparues ces derniers siècles.

- les publicités dans tout le pays incitant à fumer et à ne pas arrêter (Never quite). Énormément d'indonésiens fument

Steph qui a trouvé un bout de piment dans son assiette "No spicy"
Love, love.
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Publié le 12 août 2019

Le farniente aux îles Gili s’est terminé, revenons à notre quotidien de voyageurs, baroudeurs.

Une grosse étape transport nous attend.

Nous devons déjà rejoindre la capitale de Lombok puis prendre un bus durant 24H pour aller jusqu’à notre prochaine destination Lubuan bajo sur l’île de Flores.

Pour bien résumer cette journée, on a décidé de vous faire vivre Un jour dans notre sac en vidéo.

Ce transport aura été fatigant, plus de 35H de transport mais plein de surprises et de belles rencontres. Notamment 2 petites filles que nous ferons beaucoup rires, le capitaine d'un des ferry qui nous invite à la barre et les élèves de l'école de Sumbawa très curieux.

Nous avons pu économiser une belle somme qui représente plusieurs jours de voyage pour nous.


La journée n’est pas finie, il nous faut trouver un hôtel, dans notre budget. Ça s’annonce compliqué parce que la ville applique des prix exorbitants pour des chambres standard.

Après quelques kilomètres à pied, et plusieurs visites de chambres. Un inconnu nous propose de reprendre la chambre de ses clients, que nous payons notre budget pour une nuit (9 euros) et ses clients complètent la note (13 euros). On accepte sans problème!

Nous sommes hallucinés que la chambre coûte 22 euros. Il n’y a même pas d’eau chaude…. Il faut savoir que de manière générale en Indonésie, on loge bien pour 12-15 euros.

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Pour notre premier jour à Lubuan Bajo, nous avons pour mission, de trouver un tour organisé pour faire du snorkeling dans la région et un scooter pour nos prochains jours sur l’île de Flores.

Il faut savoir que la ville est connue par les touristes pour les fameux dragons de komodo et la plongée. Nous ne voulons pas voir les dragons, ce n’est pas vraiment dans notre éthique. Les dragons sont nourris, le gouvernement ne gère pas le parc comme il le devrait. On ne veut pas aller au zoo, alors que nous sommes dans une réserve naturelle. Et de plus le prix est exorbitant. Il faut s'acquitter de plusieurs taxes selon ce que l'on fait dans le parc. Un taxe masque et tuba, une taxe bateau, une taxe guide et même une taxe pour marcher...

Après plusieurs agences, nous comprenons que de ne pas faire les dragons, ça rend notre demande très compliquée. En général les tours organisés proposent les dragons de Komodo couplés avec du snorkeling autour de la réserve naturelle.

On tente notre chance auprès des tours privés. Ainsi, on organise notre journée comme on le souhaite. Mais les vendeurs se foutent clairement de nous. Le prix est à la tête du client (on doit avoir l'air riche), après le prix baisse si on trouve d'autres personnes puis le prix augmente de nouveau. C'est du grand n'importe quoi. Après quelques agences on décide de ne pas faire ce tour de snorkeling. On profitera des fonds marins au nord de Bali.



Entre temps, assis dans notre chambre, on entend un fond sonore ponctué de percussions. On regarde par la fenêtre et on voit arriver des centaines de personnes avec instruments de musiques et tenues traditionnelles. Voilà que nous assistons à notre deuxième festival traditionnel depuis le début de notre voyage.

On descend dans la rue au pas de course pour les voir défiler. Les tenues sont vraiment jolies et différentes îles et villes de l'Indonésie sont représentés. Certains dansent, certains jouent de la musique, certains défilent simplement. Ils sont contents que nous prenons le temps de les contempler et s'offrent volontiers à une pause photo. Certains s'arrêteront même de défiler pour prendre une photo avec Steph.


Il nous reste à trouver un scooter. On pensait que la mission allait être simple étant donné que nous voulions louer plusieurs jours. Ainsi ça leur garanti une bonne entrée d'argent. Mais en fait, notre demande de 15 jours de location scooter fait peur à tous les loueurs de moto. On en déduit qu'ils pensent que leurs engins ne tiendra pas le coup et qu'ils peuvent être amenés à venir le chercher à l'autre bout de l'île. Cela signifie aussi que les scooters ne sont pas en très bon état. Après plusieurs loueurs et négociations, on trouve où louer nos scooters. On vérifie bien l'état du scooter, des pneus et le loueur fera également un petit check. C'est parti à nous la liberté.


Avant de partir, on se doit de regarder encore une fois nos histoires de visa en Australie. Bingo, après un appel Steph arrive à récupérer ses identifiants que l'on essaie d'avoir depuis 2 mois. On peut faire la demande!!!

Cela nous prends plusieurs heures mais nous partons la tête plus légère.


Les curiosités durant nos transports et la journée à Labuan Bajo :

Sol du ferry où nous dormons...
Nasi campur (riz avec un mélange de différentes spécialités.
Rencontre de 2 soeurs que nous suivrons une bonne partie du voyage.
Une scène de la vie quotidienne parmi tant d'autres.
Vue des toilettes dans le ferry.
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Il est 16h, nous partons de lubuan Bajo. Initialement nous avions prévu de partir vers 9h. On le dit bien assez souvent nos plans changent tous les jours. Aujourd'hui c'est la location de scooter et le visa australien pour Steph qui nous a fait changer notre heure de départ. Nous avons au moins 4h de route. Si vous faites le calcul vous allez vous dire "Quoi ?!! En scooter, sur les routes en Indonésie et en pleine nuit?" Ce n'est pas possible.On a cru pouvoir le faire mais juste le temps d'un instant. On a un peu de mal a apprécier cette première partie de route sur l'île de Flores, étant donné les 2 jours que nous venons de passer. Le stress et l'énervement sont encore là. Mais la fin de portion de route nous feras tout oublier. Les rizières sont à perte de vue.


On s'arrête avant que la nuit tombe dans un petit village perdu au milieu de nul part. On apprécie la chambre et les sanitaires 😉

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La nuit n'a pas été facile sur le futon mais le lendemain on repart sur notre scooter plus relax que la veille pour savourer les yeux grands ouverts. On aime regarder la vie de bord de route. Les indonésiens comme les asiatiques de manière générale vivent dehors et souvent en bord de route. On observe donc leur quotidien.

Avant manger, on s'arrête voir des rizières. Elles sont connues pour leur forme en toile d'araignée. La vue est sympa, en photo ça rend moins bien. Voici tout de même quelques clichés. On vous cache pas non plus qu'on s'attendait à mieux.


De retour sur notre scooter il nous reste tout de même encore 130 kilomètres. Il est 13h. Il ne faut donc pas traîner. On roule en moyenne à 40km/h quand tout va bien. On est des tortues mais c'est parce qu'on apprécie voir les choses et que l'on reste prudents. D'ailleurs on s'arrête en bord de route pour demander à une famille comment ils produisent leur café. Agustinus prend plaisir à nous expliquer comment il produit son café et en Indonésien :) On commence à bien comprendre quelques mots. On voit souvent le riz ou le café sécher sur la route. C'est plus chaud, plat et facile à rassembler le soir.

Agustinus

On le remercie plusieurs fois avant de remonter sur notre bolide.


Plus loin, on s'arrête admirer les animaux présents en bord de route : cochons, poulets, chèvres chacun se débrouille comme il peut pour mettre du "beurre dans les épinards" et arrondir les fins de mois.

Enclos à cochons.
Enclos à poules.
Enclos à chèvres.

Les villageois sont heureux de nous voir et qu'on puisse échanger quelques phrases avec eux. Ils ont le sourire jusqu'aux oreilles et apprécient nous serrer la main. Nous entendons des "Hello Misteeeeeeeeer" et "Hello miss" à tous va, on dit Bonjour à chacun d'eux. Leurs réactions sont vraiment touchantes, ils sont hyper contents de nos réponses, enfants comme adultes. 😉 Nous sommes les plus heureux face à tous ce bonheur :) On capture quelques clichés de leurs beaux visages.


Plus loin, on s'arrêt en bord de route Glenn sort notre sac de babioles à donner. Steph donne à une jeune fille une barrette. On leur donnera aussi bracelet et d'autres accessoires de cheveux. Ces petites choses ont les à récupéré auprès de notre famille avant de partir, donc merci à vous, ce petit rien les rendent heureux. Elles repartent vers leur famille toutes contentes. Ils nous feront tous coucou, jusqu'à ne plus nous voir.

La barrette à cheveux.


On continue ainsi notre route jusqu'à Bajawa. On découvre de très belles rizières sur le chemin, bien mieux que celles recommandés par les livres de voyages et blogeurs.

Nous avions dit être pressés par le temps, mais on ne résiste pas à l'appel de quelques jeunes qui écoutent la musique à FOND! Les indonésiens adorent les gros caissons de basse dans les véhicules. Ici un mariage se prépare.

Les enfants sont juste hystériques que l'on s'arrête leur dire bonjour!!! On a du mal à se comprendre mais les sourires parlent pour chacun de nous 😀


Aujourd'hui, on arrive à 19h à Bajawa. La nuit est tombée et nous sommes glacés. On essaie de trouver une chambre dans nos prix au plus vite et surtout avec eau chaude. C'est impossible de prendre de nouveau une douche glacée pour ce soir. On part ensuite manger et se blottir sous notre couette.

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Pour notre premier jour à Bajawa. On commence par la visite d'un village traditionnel : Bena.

On demande à un étudiant du village de nous expliquer les coutumes et fonctionnements du village. En échange on se doit de lui apprendre quelques mots d'anglais pour l'aider lors de ses prochaines visites. On mixte entre le peu d'Indonésie qu'on connaît, anglais et Google traduction pour essayer de comprendre au maximum comment fonctionne le village.

370 personnes vivent ici depuis la création du village vers les années 1200. On y compte 37 maisons avec 9 tribus. A la tête de chaque tribu, un chef homme ou femme. Si la maison possède une petite maison sur le toit, c'est la maison de la chef de tribu. Pour un homme, ce sera plus une "marionnette" sur le toit.

Le village s'organise un peu comme nos anciens villages de France. Une place centrale où se passe toutes les activités et festivités et les maisons de chaque côté de la place. Sauf que ici, les morts étaient enterrés au milieu de la place. On se rappelle à plusieurs reprises de regarder ou on met nos pieds.

Il y a même une petite chapelle pour prier, en haut de la colline. Les villageois construisent leur maison et travaillent aux champs pour nourrir la famille. Certaines femmes travail le tissage pour confectionner des sarungs. Ce sont de grands tissus à motifs qui servent de jupes aux femmes et hommes.

Confection tissus et sarungs.
Place du village.
Fils servant à faire les sarung. Les couleurs sont naturelles.

Le village de Bena est un village traditionnel parmi tant d'autres dans la région. Encore beaucoup d'Indonésie vivent de cette manière. Même s'il nous semblait assez vide, on imagine que les habitants sont bien occupés dans les champs. Ce qui était appréciable c'est qu'il n'était pas trop impacté par le tourisme. Avec le tourisme et l'argent généré, ce genre de lieu se transforme vite en exposition vivante, où les habitants se font mitrailler de photos à longueur de journée...

Notre prochaine destination est un autre village traditionnel, celui de Gurusina. En arrivant on ne voit pas vraiment de maisons. Tout de suite Glenn repense aux images d'un village en feu vues sur internet. On découvre alors que celui ci a été victime d'un terrible incendie. Il ne reste que 5 maisons. On essaie de se comprendre avec un des hommes du village qui nous mime et parle en Indonésie. Il nous explique les faits et si nous avons bien compris le village aurait entièrement brûlé en 5h suite à un cours circuit électrique. La catastrophe à eu lieu il y a 1 an. Ils sont en plein travaux pour refaire les maisons. On venait d'apprendre "bon courage" en indonésien et on ne pensait pas s'en servir si vite. On leur souhaite d'être courageux.


De retour sur notre scooter nous allons en direction de sources chaudes. Avant d'arriver, on s'arrête auprès d'une famille qui est en train de découper un cochon en entier. Après quelques minutes, on comprend que le cochon a été sacrifié pour le grand père qui est décédé 40 jours plus tôt. Il prépare la cérémonie du soir. On apprendra le prix exorbitant du porc 380 euros, soit 4,4 euros le kilo. Nous sommes dans un pays à majorité musulmane mais Flores est une Ile catholique. Du coup, on pense que la rareté du porc et le coût pour le nourrir justifie son prix élevé.


Durant cette journée on croise souvent le volcan de la ville, l'Inerie. Il culmine à 2200m. Il est vraiment imposant et on se demande si on va le grimper. Suite au prochain épisode?!


Nous arrivons bien aux sources chaudes. On attend ça avec impatience parce qu'ici à 1200 m, nous avons un peu froid depuis que nous sommes partis de Labuan Bajo. La nature nous surprendra encore. 2 rivières se rencontrent, une froide et une chaude. Ainsi nous pouvons profiter de bain chauds dans des bassins naturels. Pour la température il suffit de bouger d'un côté ou de l'autre pour avoir plus de chaud ou plus de froid. Au milieu des bains, on peut carrément sentir la moitié de son corps chaud et l'autre moitié froide. Nous nous rappelons de la chance qu'on a de pouvoir bénéficier d'un mini jacuzzi en plein air avec une belle végétation en déco.

Les sources chaudes sont aussi le point de rencontre entre locaux. Ici, on vient se laver, se décrasser et prendre soin de sa peau en se faisant des gommages avec les cailloux de la rivière. Nous sympathisons avec des enfants et on apprend quelques mots d'Indonésiens pour enrichir notre vocabulaire et on leur apprend quelques mots d'anglais.

On n'arrive plus à sortir de l'eau. Cela fait déjà 2h30 que nous y sommes. Le soleil se couche, il est vraiment temps de sortir.

Retour à l'hôtel dans le froid... Notre bain chaud n'aura pas été efficace très longtemps !

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Le lendemain, pour notre deuxième jour à Bajawa, nous avons besoin de nous dégourdir les jambes après toutes ces heures de scooter. L'objectif est de faire 1h de marche pour trouver un cratère, qui est maintenant devenu un lac.

On arrive au point de départ de la randonnée. Voilà qu'on croise une habitante des villages alentours. Ici on voit que les habitants ont une vie très simple et reculée. Leur pieds nous montre qu'ils n'ont pas ou peu de chaussures. Curieusement ils ont les cheveux crépus, alors qu'en général les asiatiques ont les cheveux très raides. Le fait qu'ils chiquent le betel leur fait la bouche rouge et les dents noires. Leur vêtements ressemblent un peu à des chiffons de mécaniciens. C'est là que l'on mesure le monde qui sépare nos sociétés. Nous lui disons bonjour en indonesien "Salamat Pagui!" . Elle est complètement euphorique. Elle pourrait même vous faire peur. Mais nous sommes mort de rire. Elle nous répond mais on comprend que l'indonésien n'est pas non plus sa langue natale!

Voilà que Steph se fait surprendre par une autre habitante qui nous observe. Sa tenue, ses cheveux, l'expression de son visage nous laisse un peu sur le cul comme on dit en France. On pourrait croire qu'elle sort de l'asile psychiatrique. Et on vous confirme que nos mots sont pausés.

Bon il est temps de commencer notre marche. Sur le chemin on rencontre d'autres villageois, on remarque beaucoup de plantations de café, bananiers. On est entouré d'anciens cratères de volcans.


Au bout d'une heure, nous sommes arrivés. La vue sur les environs est très sympa mais le lac est vide. C'est tout de même sympa de voir le cratère, qui doit sûrement encore produire du souffre. Vous pouvez constater les couleurs jaunes au niveau de certaines pierres.

Le vent est là, nous ne pouvons pas nous éterniser. On redescend tranquillement jusqu'à notre bolide.


Après ces 2 heures de marche, on souhaite relaxer nos muscles. Ce n'est pas difficile à Bajawa, direction d'autres sources chaudes!

Nous sommes entourés de locaux qui sont ici pour leur rituel d'hygiène. Nous on se détend dans la rivière. Et on profite aussi de se faire un shampoing. Pour le coup, on utilise un savon biodégradable qui permet de préserver notre belle planète. Nous serions tellement heureux de pouvoir expliquer et fournir aux indonésiens des savons comme les nôtres. Si on y regarde de près, l'Indonésie compte plus de 260 millions d'habitants. Comme beaucoup d'habitants se douchent et font leur lessive dans les rivières, un nombre incalculable de produits d'hygiènes se retrouvent dans les rivières, mers et océans...


On fini notre journée avec notre incontournable soto ayam, c'est une soupe de nouilles, pouces de soja, poulet et oeuf avec du riz. C'est notre plat de montagne!


On les aimes bien nos curiosités, en voici quelques unes :

Écorce de bambou.
Livraison de scooter.
Transport scolaire.
Maltraitance animale... les poules sont vivantes. Ca nous fait mal au coeur
Casque de Steph, un peu grand. On précise, pas de taille en dessous.
Tri du café.
Transport de leur coq favoris.
Les enfants qui ne s'épuisent jamais à dire Bonjour.
Taille des bambous!!!!!
Nombreuses carrières sur la route.
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Publié le 21 août 2019

Ce 4 août 2019, nous reprenons la route en direction de notre prochaine étape : Moni.

Cette ville est à 175 km. En scooter c’est déjà une bonne distance dans ce pays. Il faut à peu près 4h30 pour faire ce trajet mais vu que l’on s’émerveille à chaque virage il nous faudra bien plus de temps comme d’habitude. Nous sommes en forme mais déjà nos fesses amaigries commencent à râler sur notre petite selle. La route principale est belle mais il faut être bien vigilants et essayer d’éviter toutes les bosses, trous, animaux...

La première partie de la route comporte beaucoup de virages. On monte et on descend à travers la végétation jusqu’à la côte d’où l’on peut apercevoir la mer.

Ancien volcan au fond

Cette deuxième partie de route est bien sympa et on a envie de garder les yeux sur la mer plutôt que sur la route. On roule vraiment au bord de l’eau. Arrivés à la ville de Ende, il est temps de manger ! On se dirige vers la plage en prenant quelques beignets typiques d’Indonésie que l’on va manger dans le sable noir en contemplant la mer. Oui le sable noir ! Comme on l’avait vu à Bali, la roche étant volcanique et plutôt noire, le sable est donc noir aussi ! Ça fait plutôt bizarre. C’est une petite plage locale et on constate que la mer rejette pas mal de déchets malheureusement. Notre repas nous donne des forces ! Pour moins d’1 € nous avons une énorme assiette de riz. Avec un peu de piment et le soleil de midi qui tape sur le toit en tôles, il fait presque frais quand on ressort pour reprendre la route.

La dernière partie de la route s’enfonce dans les terres montagneuses. On s’arrête devant plusieurs panoramas de rizières magnifiques. Vraiment on ne s’en lasse pas !

Et puis, nous sommes toujours sur la même île donc on continue de découvrir le quotidien des habitants au bord de la route, un vrai cinéma. D’ailleurs durant ces heures de route ont réfléchi à cela. On constate qu’en Asie du sud-est, les gens ont tendance à vivre au plus près de la route. Cela leur fait un contact avec les autres, ils peuvent vendre des choses et au Vietnam par exemple ils ont une grande baie vitrée sans rideau qui donne sur la rue. Du coup on compare notre style de vie en France où on cherche à se couper le plus possible, à se cacher derrière des haies, sans vis-à-vis. Pourtant ce contact entre les habitants c’est un sentiment qui nous plait vraiment. On imagine un peu comment faire pour créer ou entretenir ce lien une fois de retour…

Les transports c'est souvent comme cela en campagne
Les jeunes adorent être sur le toit

Une fois à Moni il nous faut trouver un hôtel. On sait d’avance qu’ils sont au dessus de la moyenne niveau prix. Mais rapidement on trouve Valentina et son grand sourire qui nous fait un bon prix pour une belle chambre avec vue sur les rizières au loin et avec eau chaude ! Du luxe.

Depuis notre devant de porte, sympa la vue non?
Pancake banane, fruits (passion et banane) et thé. Classique des petits-déjeuner
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Si on a choisi de venir à Moni (et en partie à Flores) c’est pour le mont Kelimutu. Plus qu’un mont, un volcan ! Encore ! Mais ils sont tous différents, comme nos belles montagnes des Alpes. En Indonésie c’est un peu la course au lever de soleil, à la belle photo Facebook ou Instagram et en général à 7h ou 8h tout le monde repart. On évite donc la foule pour monter en scooter en début de matinée jusqu’au plus près des cratères. Il y en a 3 et ils se situent à une vingtaine de minutes de marche du parking. Tranquille niveau effort. Une fois de plus en arrivant, on se tient la main, on ferme les yeux et on fait les derniers pas vers le point de vue (en essayant de pas tomber dans le volcan).

Et là bouuuuum nos paupières s’ouvrent et on a un « wouuuaaaaaaaaaah » qui s’échappe. 2 cratères sont en fait collés et il y a 2 lacs au fond. Un troisième cratère se trouve juste à coté. Leurs couleurs changent en fonction du soleil et c’est vraiment beau ! Séance photos et balade au bord du cratère. On se fait aussi poursuivre par des guides parce qu’on se balade un peu plus loin que la mini barrière. Rah la la ces français, de vrais révolutionnaires !

Quelques chiffres:

- 1600m d'altitude,

- dernière éruption en 1968,

- Diamètres des lacs: 250m et 320m,

- Profondeurs des lacs: 57m et 127m,

- Diamètres des cratères aux sommets: 1km et 520m.

Glenn est tout petit sur la crête du cratère

On en profite aussi pour débuter le projet dont on vous avait parlé. On voulait recueillir les questions que vous auriez à nous poser afin de réaliser un petit documentaire/interview. Si vous avez des questions sur notre quotidien il n’est pas trop tard! (en commentaire en dessous).


Comme nous avons bien pris notre temps, nous rentrons manger à Moni. D’ailleurs la route est superbe ! encore des arrêts points de vue, plein les yeux, photo photo !

Puis on se dit qu’on va aller se détendre dans des sources chaudes. Nous y prenons goût ! Bon, la première se situe au milieu des rizières, les locaux s’y baignent et lavent leur linge… On essaie la suivante sauf que hommes et femmes sont séparés et vu qu’on a choisi de vivre 24h/24 ensemble, ça n'est pas possible pour nous ! Du coup on se dirige vers une cascade avec source chaude. Encore une fois il faut payer le mec qui est posté en haut du chemin. Arrivés à la cascade, des enfants s’y baignent mais la moitié sont nus et on ne se voit pas trop y aller avec eux d’autant plus que Steph n’a pas de tee shirt baignade. En Asie Steph, doit parfois se baigner habillée, les femmes se couvrent ici. Elle se voit mal y aller en bikini et c'est aussi une manière de respecter les locaux.

Elle est tout de même bien jolie cette cascade avec cette riche végétation :

Du coup on va vers la source chaude. Il y a encore un habitant assis sur un caillou qui fait payer une entré vers une autre cascade ! Entre voisins ici c’est la guerre de la cascade. Bref nous arrivons à la source chaude. Enfin, c’est plutôt un bassin de cailloux rempli de terre, de feuilles mortes et entouré de restant de lessives et de déchets. Ça fera du bien à nos pieds mais on rentrera assez vite à la maison.

Déjà que le shampoing dans la rivière c'est moyen, alors laisser les déchets...

Le soir nous retrouvons des français rencontrés à la cascade pour une petite bière et un repas histoire de faire connaissance et de passer une bonne soirée en rigolant.

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Le lendemain, avant d'entamer notre chemin de retour, nous allons au marché de Moni, et cela se passe devant notre hôtel. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas papillonné dans un marché typique comme celui-ci. En un rien de temps ils ont apporté l’équivalent d’un hypermarché au centre du petit village. Tout y est ! Vêtements, casseroles, légumes, fruits, poissons séchés, outils, …

C’est fou comme un simple étalage de tissus locaux ou de céréales peut paraître beau ! Ce qui est le plus remarquable c’est la population. Beaucoup portent des habits ou tissus traditionnels. Les traits de visages et les lèvres rouge du tabac chiqué leur donne des images dignes des magazines de voyage. On a envie de faire plein de beau portraits, de superbes photos mais on reste sur la retenue quand même. Nous faisons particulièrement attention à ne pas donner l’image de touristes du genre : « Hello ! clic clic clic Cool j’ai une super photo !! ». On prend des photos de loin et parfois en discutant avec les gens cela se fait plus naturellement.

Ils portent beaucoup sur la tête
Les hommes ont souvent leur machette à la ceinture
Boite à chiquer le betel (tabac, poudre d'escargot, noix de betel)

Suite de nos péripéties dans l'étape retour de Moni à Labuan Bajo qui arrive dans quelques jours.

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Publié le 30 août 2019

Après avoir été sous le charme des cratères du Kelimuntu, nous devons reprendre la route. Nous allons faire exactement la même route qu’à l’aller parce que nous devons rendre le scooter à Labuan Bajo. On s’arrêtera de nouveau à Bajawa et Ruteng.

Du coup nous connaissons déjà la route qui nous attend, on sait les conditions de route et le temps de trajet, c’est moins stressant et plus tranquille.


On redescend tranquillement dans la vallée en profitant des beaux paysages de rizières et montagnes. On ne se lasse pas. Toujours à regarder à droite et à gauche pour ne pas louper une miette du spectacle.

Maisons traditionnelles


Arrivés dans la vallée, arrêt à la station-service pour le plein, (l’essence est bien moins chère qu’en bord de route). Essence à ras bord, on continu notre route. Plus loin, nous sommes ralentis par un chantier. Il faut attendre que l’engin retire la terre de la route pour qu’on puisse avancer. En attendant, on s’amuse à discuter avec un groupe d’étudiants. Au début timide, ils finissent par sortir de leur bus et à nous poser quelques questions. Les filles se cachent le visage par timidité mais on arrive à leur tirer 2, 3 mots.

Voici aussi 2 photos vous montrant un peu les conditions des routes. On passe vite d'une route parfaite à une route avec d'énormes trous ou une route en plein chantier.



Il est temps de reprendre la route. Nous longeons la côte depuis que nous sommes redescendus de Moni. On regarde avec étonnement ces plages de sable noir. Nous ne sommes vraiment pas habitués. Bizarrement, on a moins envie de mettre sa serviette sur la plage et se baigner. On va dire que notre cerveau a été conditionné depuis le plus jeune âge par : plage de sable blanc, eau turquoise = baignade et farniente.




D’ailleurs le long de ces plages, on y trouve beaucoup de galets bleus exportés dans toute l’Indonésie.


Après quelques dizaines de kilomètres, on s’arrête manger et reposer nos fesses. Et oui, notre selle est vraiment fine, du coup nos fesses et nos coccyx nous font souffrir.

On s’arrête dans une gargote. On pourrait croire qu’il y a eu un cambriolage la nuit dernière. Tout est en désordre et au milieu de tout ça un petit garçon le cul nu en train de piquer une crise pour manger des biscuits. En prime, la vue sur la mer !


On repart pour la dernière ligne droite avant d’arriver à Bajawa. On s’y arrête de nouveau 2 jours pour un prochain défi et une journée de repos.

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Pour notre premier jour, mais plutôt troisième jour à Bajawa (on s'y était arrêté à l'aller), on décide de monter sur le volcan Inerie. Depuis que nous sommes arrivés à Bajawa, il nous attire. Sa grandeur et sa taille sont imposantes, on tente donc notre chance. TENTER est le bon mot, parce que nous nous engageons sur une montée de 2H30/3H avec un dénivelé de plus de 1000 m. Puis une descente de nouveau à pic. Steph doute un peu de ses capacités physiques et se demande si son genou va tenir le coup.


Normalement le départ se fait en pleine nuit pour assister au lever de soleil. Mais nous sommes fatigués par ces histoires de lever de soleil. Du coup on commence à 6h45. Le début est assez simple, mais après 30 minutes, les choses se corsent. Le dénivelé prend de l’importance. On encaisse les premiers temps. Mais au bout 1H30, Steph, se pose des questions. Est-ce qu’elle va réussir à monter jusqu’en haut ? Va-t-elle avoir assez de force pour redescendre ?

En plus de l’effort physique. Il faut aussi vous imaginer, que nous marchons, voir escaladons des marches. Le sol est recouvert de petites roches glissantes et il n'y a pas de sentier tracé. Et peu de prises pour s’accrocher ou se rattraper.

Elle décide de continuer, Glenn l’encourage. La question se posera plusieurs fois. Mais arrivé à un stade, elle ne peut plus vraiment rejoindre le chemin de descente, elle n’a donc pas vraiment le choix d’aller jusqu’en haut. On profite de regarder la vue le temps de reprendre notre souffle.


Après 3h de montée, nous arrivons en haut, malheureusement, depuis 30 minutes le temps c’est couvert et nous n'avons plus aucune visibilité sur les environs. Un panorama de 360 degrés nous attendait en haut, triste…


On voit tout de même l’énorme cratère du volcan, qui nous donnerait presque le vertige.


On décide de monter notre campement pour patienter face aux épais nuages. On attendra plus 1H30, mais sans aucune réelle amélioration de la météo. On ne vous le cache pas, nous sommes déçus de ne pas pouvoir profiter de ce beau panorama...


Bon maintenant, c’est l’heure de redescendre, Steph essaie de partir plus détendue. Mais au bout de quelques minutes, c’est de nouveau compliqué pour nous 2. La pente est raide, la roche nous fait glisser et les pierres peuvent vite nous blesser. Nous avons vraiment peur de faire une mauvaise chute, de ne pas pouvoir se réceptionner et continuer notre chemin comme un pantin. Après 2, 3 frayeurs, on arrive à rejoindre le pierrier. C’est en fait, une trainée de pierres volcaniques rouges sur laquelle on peut descendre comme sur une piste de ski.

Sur cette partie, on subit moins la descente, c’est plus facile. Il suffit juste de bien enfoncer les talons dans la pierre et se laisser glisser. Bon ça ne nous empêche pas de faire quelques chutes et de trouer nos pantalons.


Le pierrier se termine, il faut retourner sur le chemin principal. Encore une demi-heure de peur et de souffrance avant de retrouver le sentier plat. Steph est vraiment à bout de force et de courage, quelques larmes s’échappent… C’est le mélange entre la peur, la fatigue… Nous voici de nouveau sur le plat. Et plus loin, quelques enfants nous accueillent en bas. Cela nous fait oublier cette dure ascension. Ils nous observent avec insistance et curiosité. Ils ne nous lâcheront pas du regard jusqu’à notre départ.

Après cette dur épreuve nous sommes complètement plein de poussière et bien sales. Comment se laver en évitant la douche froide de notre homestay?


Rendez-vous au bain chaud. On restera une bonne heure dans les sources chaudes ! C’est ainsi que cette dure journée se termine.

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Après notre journée de repos, paperasses et coucher de soleil...

On était la haut!!!

...Nous reprenons la route en direction de Ruteng. 135 Kilomètres nous attendent, on échange à peu près toutes les heures de conducteur et reposons nos fesses le temps de quelques minutes.


Sur le chemin, encore plein de "Hello" d’enfants et d'adultes avec toujours les mêmes réactions d’émerveillements lors de nos réponses. On décide de s’arrêter se reposer quelques minutes près d’un groupe d’enfants nous ayant fait de grands coucous. Les premiers contacts sont très timides. Les enfants se cachent par peur mais une jeune fille, prend son courage à 2 mains et nous rejoint petits pas par petits pas.

Après plusieurs minutes, elle est plus à l’aise et on essaie de rejoindre le groupe ensemble. Quelques parties de cache-cache plus tard, nous sommes tous ensemble sur ce bord de route à parler divers mots d’indonésiens et anglais et à s’amuser de les prendre en photo, ils y prendraient goût.


Cette dose de bonne humeur, nous fait regagner Ruteng avec le sourire jusqu’aux oreilles.

Après la recherche d’hôtel, on pose nos affaires dans une vieille bâtisse en bois avec un nombre incalculable de chambres.

Le soir nous allons manger en bord de route, dans une gargote sur roulettes, toujours plus conviviale et riche de rencontre. On y fait la connaissance de jeunes étudiants en école de tourisme. On remarquera plus tard, qu’énormément d’étudiants trainent dans les rues pour parler avec des étrangers et travailler leur anglais.

Ils nous invitent à passer l’après-midi ensemble le lendemain.


Jour 11 de notre virée en scooter, avant de retrouver les étudiants, nous faisons un tour dans les rizières de Ruteng. Encore une fois, nous sommes ébahis devant tout le travail fournis par les fermiers de la ville. On vous le rappel, tout est fait à la main, chaque épi de riz a été cultivé en semi, sélectionné à la main pour ensuite être planté de nouveau un par un dans les grands bancs de rizières. On espère que les fermiers arrivent à s’en sortir mais nous sommes douteux.

Les rizières ne sont pas toujours vertes, entre 2 récoltes, voici le paysage asséché mais on reviens très vite au vert :


Voici un petit album de tous ce qu’on trouve en bord de route et qui est à vendre :

Pour faire la toiture.
Noix de coco.
Essence au prix chère 15 000 roupies au lieu de 7000 en station.


Il est temps de retrouver les 2 étudiants rencontrés hier soir. Nous devons repasser à l’hôtel avant mais du coup, nous resterons à l’hôtel. Nous avons eu un petit accident de scooter, rien de grave, juste quelques égratignures et coups. Plus de peur que de mal. Les 2 premiers jours serons douloureux mais notre corps se chargera de bien nous soigner.

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Aujourd’hui nous sommes à notre douzième jour de scooter. Et c’est notre dernière étape. Ce soir nous arriverons à Labuan Bajo. Il nous reste 125 kilomètres en scooter. On vous avoue qu’on aurait préférés finir en voiture, pas vraiment l’envie de remonter sur notre bolide. Mais on dit toujours qu’il ne faut pas laisser la peur vous gagner.


A peine sur la route, nous nous engouffrons dans un petit village pour essayer de contempler des rizières. On ne verra aucune rizière mais on fera la belle rencontre d’une famille. Ils nous arrachent de notre scooter pour parler et faire plein de photos ensemble. Un seul garçon parle un peu anglais, du coup il traduit pour tout le monde et nous essayons avec les quelques mots que l’on connait de communiquer en Indonésien.


Lorsque nous sommes arrivés, les plus âgés travaillaient sur une tombe. Ils étaient en train de poser du carrelage. Oui, ici on pose du carrelage sur les tombes ! On apprend que le grand père est décédé il y a peu. La famille nous demande de faire une photo tous ensemble autour de la tombe. Vous allez vous dire que c’est glauque. Mais pas du tout, tout le monde est heureux, souriants.


La famille nous invite à boire un café. Pour rappel aucun de nous 2 boit du café, on déteste ça... Mais on ne peut pas refuser de vivre ce beau moment avec eux.

On rentre dans leur maison en parpaings, c’est une belle maison pour ce petit village. Dans la pièce il y a seulement une petite table et 4 chaises.

Le papa insiste pour qu’on s’assoie. Mais tout le monde est debout autour de nous. Un peu gênant cette position mais pour eux c’est normal. On passera de longues minutes à faire des photos et échanger avec la famille.

Nous sommes impressionnés par leur accueil, en France cette situation est impensable ! Accueillir 2 étrangers qui se baladent au bord de chez vous en regardant avec curiosité… Nous devons vraiment revoir notre sens de l’accueil et s’ouvrir d'avantage au monde extérieur. A méditer !!!

Nous en profitons pour montrer quelques photos de vous. Parfois des Waoouh, Ooooh, Aaaah sortent de leur bouche, on ne sera jamais vraiment pourquoi. Cependant ils sont sous le charme de Enora, Zola et Louis!

Ils ont aussi du mal à comprendre que les parents de Stéphanie sont divorcés et ont chacun refait leur vie. Mais Steph leur explique que chacun est plus heureux ainsi.

Il nous invite à manger, mais nous déclinons leur invitation avec grand regret. Nous avons encore beaucoup de kilomètres à faire, la chute de hier nous fait avancer plus doucement, il faut donc que l’on soit prévoyant et ne pas arriver en pleine nuit.


On leur dit mille fois merci et leur faisons des grands coucous d’au revoir.


Voici nos curiosités de bords de route :

Petite fille nous faisons timidement coucou lors d'un arrêt.
Clous de girofle qui sèchent.
Les enfants toujours aussi content de nous voir.
Jeu à la mode ;)
Porteur de Jacks fruits.
A 3, totalement normal en Asie.
Enfants hystériques, à noter Steph y a laissé sa main.


Arrivés à bon port, on en profite pour se reposer, avancer sur le blog et préparer nos sacs pour demain. Nous rentrons en avion.

On aurait bien fait le trajet retour comme à l’aller, mais les jours restants sont précieux. Nous devons optimiser notre temps au maximum.

On aura pas vu Padar mais on aura une photo nous aussi lol.


On quitte Flores avec des étoiles plein les yeux. Ces 2 semaines en scooter ont été grandioses pour nous. Nous étions libres,

Libres de se déplacer,

Libres de changer nos plans à la dernière minute,

Libres de rencontrer des gens devant leurs portes,

Libres de vouloir s’arrêter ou l’on veut

Libres de profiter du temps à notre convenance.

Une très belle expérience autour de cette population locale si accueillante.

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Publié le 1er septembre 2019

Après notre atterrissage, le planning est un peu chargé. Nous devons retrouver William, un copain lyonnais qui va décoller dans la soirée et avec qui nous devions partager un bout de chemin. Les aléas du direct font que l’on ne se croise que quelques minutes à l’aéroport, le temps d’échanger un peu sur nos parcours. On en profite pour donner quelques souvenirs et récupérer des affaires de France. Ensuite nous devons filer à l’hôpital. Rien de grave ! Depuis plus de 3 mois on galère pour faire la demande de second visa de travail en Australie pour Steph. Il y a une semaine on a réussi à faire la demande. Sauf qu’on a passé beaucoup de temps en Asie dans des pays à risque et le gouvernement australien demande une visite médicale avec radio des poumons (pour la tuberculose).


Le lendemain, nous devons aller vers le nord de l’île, à Amed. Il y a une petite centaine de kilomètres. A Bali les transports en communs sont assez compliqués. Tout semble fait pour prendre un taxi. Il n’y a pas vraiment de bus public bon marché comme ailleurs. Il y en a bien pour les étrangers mais le prix nous parait exagéré pour 100 km. Du coup on décide de prendre d’abord un bus local dont on ne sait pas grand-chose, puis de descendre et faire du stop. Sauf qu’au bout d’une heure, le bus n’est toujours pas passé. On marche donc pour faire du stop. Un jeune en camionnette s’arrête, c’est super. Mais là un chauffeur de taxi descend et s’approche en le menaçant, que c’est interdit et bla bla bla… On en a un peu marre de cette « mafia » du transport donc on lui dit que ce n’est pas ses oignons et qu’il nous laisse. Bref nous partons mais un peu plus loin, un contrôle de police fait paniquer notre conducteur et nous descendons en catastrophe. Dommage on aurait pu aller loin avec lui.

On trouve enfin le bus tant attendu puis on refait du stop. On enchaîne ensuite les différents camions, 6 ou 7 peut-être. Même la police s’est arrêtée pour nous prendre un moment ! Mémorable 😀 Notre dernier camion s’arrête à 4 km de notre objectif et nous dit que pour aller plus loin il faut payer. On le remercie et partons à pieds. Qui dit zone touristique dit… ? Transports exagérés. On est harcelés par les scooters et les voitures pour nous emmener. Sauf qu’on nous demande parfois le même prix que pour 100 km. Du coup n’étant pas d’accords et têtus, on se fait les 4 km avec nos gros sacs. Pas cool mais on ne cautionne pas le fait de prendre les gens pour des pigeons, ni les touristes pour des vaches à lait. Heureusement que ce n'est que dans certains endroits.

Nous voilà enfin à Amed. Près d’une journée pour 100 km. Pourtant nous avons rencontré une bonne 10 aine de personnes bien plus sympa que les taxis et on aura vu le paysage les cheveux au vent.

Amed ne semble pas avoir grand-chose à offrir en soi. Il y a une grande plage de sable noir, beaucoup d’hôtels, de restaurants, nos petites gargotes et un peu de snorkeling à faire. Pour vous donner une idée, le kilo de lessive est 4 à 5 fois plus cher que la veille. Du coup on sortira notre sac/machine à laver pour la faire nous-même.

Pour le snorkeling, on doit être patients à cause de nos bobos.

Un tronc creusé qui permet de récupérer du sel

Si nous avons fait ce chemin c’est parce qu’il y a une épave. Qui dit épave et en plus seconde guerre mondiale dit que Glenn veut y aller ! En plus on avait vu que les prix des plongées n’étaient pas très chers (environ 20€ la plongée). Le problème c’est que depuis plusieurs jours la mer est agitée et l’épave n’est pas accessible. On patiente donc 2 jours en croisant les doigts jusqu’à obtenir le feu vert !


C'est parti : On rejoint Tulamben et notre centre de plongée. Simon sera notre instructeur. Il est instit’ et profite de ses 2 mois d’été pour venir plonger dans un centre. La mise à l’eau se fait directement depuis la plage. Il y a de grosses vagues et des galets donc la technique c’est de compter les vagues et dès que ça se calme de courir à l’eau et d’enfiler ses palmes.

Tout est prêt, c’est parti, psshhhhhhhhhhht on dégonfle le gilet pour basculer dans le monde parallèle sous-marin.

Mais que va-t-on y voir ? Nous allons sur l’épave de l’USAT/USS Liberty. C’est un cargo américain utilisé pendant la seconde guerre mondiale. En 1942, il est torpillé par un sous-marin japonais. Il réussit quand même à rejoindre le rivage de Bali. Il est alors vidé de sa cargaison et laissé à l’abandon sur la plage. En 1963 une éruption volcanique fait glisser le bateau dans l’eau. C’est pour cela que la poupe n’est qu’à 5 m de profondeur et qu’il est connu pour la plongée peu profonde.

Nous partons donc à la découverte de cette épave de 125 m de long entre 5 et 25 m de profondeur. Alors que Steph doit changer de masque à cause d’un problème (oui oui on peut facilement enlever son masque en plongée) nous tombons nez à nez avec le bateau et la taille est impressionnante ! Pendant 40 min nous allons nager sur les côtés, dessus et même dedans l’épave. Elle est recouverte de coraux, entourée de poissons. Les formes sont parfois difficiles à distinguer. On voit des tubes, des trous, des formes énormes. La plongée n’est pas des plus faciles mais on en prend plein les yeux.

Voici quelques images:

Après une petite pose, nous faisons notre 2 ème plongée. Un tombant c’est-à-dire un mur ou une falaise mais sous l’eau. Celle-ci descend à 100 m mais le plus intéressant est à moins de 20 mètres. A peine arrivés sous l’eau on entend un genre d’énorme grondement. Glenn pense que c’est un gros bateau qui démarre en surface mais il n’y a pas de bateau. C’était probablement un tremblement de terre ou un genre d’éruption sous-marine (on est tout près d’un gros volcan). Nous continuons cette plongée un peu plus sereins en voyant la vie marine et en particulier une grosse sèche qui change de couleurs et textures pour se camoufler. C'est assez impressionnant de voir ça! Le sable noir change vraiment l’environnement.

Après ces 2 plongées, Glenn s’arrange pour retourner plonger sur l’épave l’après-midi. Vu que c’est passé tellement vite, plus les petites difficultés de plongée il a envie de revoir les choses plus tranquillement. Et c’est une bonne idée car il n’y a presque aucun plongeurs l’après-midi (environ une dizaine) et il est seul avec son instructeur. C’est donc plus confortable et ça permet même d’aller dans des petits recoins de l’épave et aussi de mieux comprendre ce que l’on voit après avoir étudié le plan de l’épave.

Pendant ce temps, Steph reprenait des forces au bord de plage avec un curry de légumes :

Retour à l’hôtel la tête dans les étoiles (de mer).

Demain c’est la fête nationale et on va encore lever le pouce…

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Publié le 4 septembre 2019

Il est temps pour nous de quitter le monde sous marin de Amed. Il nous ne reste que peu de jours avant de prendre notre avion pour la Nouvelle Zélande.

On ne change pas nos habitudes de voyageurs, on part de Amed le pouce en l'air. Cette fois-ci, on mettra bien moins de temps. Arrivés à Ubud quelques heures plus tard, on loue un scooter pour faciliter nos déplacements dans la ville et entre les points de visites.

On profite de la piscine de notre hôtel l'après-midi.



Pour finir la soirée, nous sommes heureux de retrouver 2 têtes familières. La cousine de Stéphanie vivant au Portugal, s'est mariée il y a une semaine, malheureusement notre budget nous permettait pas d'assister à l'heureux événement. Mais la vie est tellement bien faite, que nous les retrouvons durant leur lune de miel à Ubud. On est super contents de pouvoir les féliciter de vive-voix et partager un moment ensemble.

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Le lendemain matin, on se promène dans la ville pour visiter le palais royal. En entrant, on assiste à des cours de danses traditionnelles. C'est assez impressionnant de voir leurs positions de danses mais surtout les mimiques de visages. Ce n'est qu'un début car ce soir nous allons voir un spectacle ici même.

On poursuit la visite dans le palais, et c'est vraiment étrange parce qu'on a du mal à se dire que nous sommes dans un palais royal. Le décor n'est pas du tout habituel mais on adore. C'est très joli, dans le détail et dépaysant.

On poursuit dans un temple quelques rues plus loin. Nous pouvons voir uniquement l'entrée, le temple est fermé. Encore une fois on savoure avec les yeux!

Après un bon repas dans nos gargotes préférées, on part visiter les rizières de Ubud qui sont réputées être l'une des plus belles du pays. Arrivés sur place, nous faisons face au monde d'Instagram. Tout est fait pour se prendre en photo, se mettre en avant et partager au maximum sur internet.

Il faut savoir que Steph était à Bali il y a 5 ans, elle trouvait déjà que l'île était trop touristique mais autant dire que la, c'est le pompon. On n’apprécie pas vraiment les lieux et on décide de partir plus loin. C'est un peu plus calme mais loin d'être authentique. Les rizières sont tout de mêmes belles mais comme vous avez pu le voir sur l'île de Flores, on a vu mieux.


Après une courte pause, on part au spectacle de danse. On avait vu sur de nombreux blogs que les gens s’ennuient assez rapidement et trouve le spectacle assez répétitif.

Nous lisons bien l'histoire du spectacle avant de s'y rendre et essayons d'en apprendre au maximum pour bien comprendre une fois sur place.

A peine commencé, nous sommes déjà sous le charme des danseuses et danseurs. La technique est là, au millimètre près. Les mimiques de visages ont été travaillées pendant des heures et aucune faute n'est faite.

Les costumes sont magnifiques, les couleurs attirent notre regard. Les coiffes et maquillages sont très bien réalisés.

Vous avez compris, nous on a adoré le spectacle, et on a savouré jusqu'à la dernière minute.

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Pour notre deuxième jour à Ubud, on part visiter un temple connu pour les rituels de prières. Le prix du temple n'est pas donné, mais on veut au moins voir un temple avant de partir.

Une fois passé les belles portes d'entrées qui attirent toujours autant nos regards on fait face à 2 grands bains avec plusieurs fontaines d'eaux.

Après 10 minutes d'observation, on comprend que les balinais préparent leur offrandes, ensuite prient face aux bains et vont ensuite dans l'eau. Ils passent devant chaque fontaine avec à chaque fois une prière et un rituel.

C'est assez captivant de les contempler en train de prier. Ce n'est pas du tout commun pour nous.


Bon au milieu de tout cas, vous avez je ne sais combien de touristes qui rentrent dans l'eau pour aussi se purifier, prier. Pour le coup Steph a dû mal à comprendre leur acte. C'est plutôt un manque de respect pour elle. Glenn y voit plutôt un moyen que les locaux ne se sentent pas trop observés par les touristes. Comment on réagirait si un Indonésien venait prendre l'ostie un dimanche à la messe?


On se balade ensuite dans le temple, qui pour une fois nous est accessible. Il est assez difficile de comprendre comment cela s'organise. Les points cardinaux... guident un peu l'architecture des lieux.

Nous rendons nos sarungs et allons voir une des cascades dans les environs. Comme pour les rizières, on fait face au monde d'instagram. Les filles ont sorti leur plus beau maillot de bain ou string et les mecs gonflent leurs muscles au maximum. Les guident font office de photographes. Les pauses s'enchaînent, un peu importe où sur la cascade. Du coup ça dénature fortement les lieux. On y restera que quelques minutes. Cependant la cascade est très belle et assez impressionnante.

Pour bien finir la journée on s'est réservés 2 h dans un jolie spa. On commence par un massage puis un gommage aux épices et un enveloppement au yaourt. Autant vous dire qu'on avait envie de le manger ce yaourt. Ça fait des mois qu'on n'en a pas mangé. Pour finir on se détend dans un bain de pétales fraîches ouvert sur l'extérieur. C'était juste topissime!!!

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Pour notre troisième jour à Ubud, on reste "tranquilles" à l'hôtel pour avancer sur la nouvelle Zélande qui approche à grand pas. En fin de journée, on embarque direction la capitale.

On profite de cette virée pour manger occidental. On mettra du temps à trouver un restaurant dans nos prix mais après une bonne heure de recherche. On se régale avec un guacamole, des spaghettis à la carbonara et des jus de fruits. C'est super bon !!



Le lendemain on avance encore sur la nouvelle Zélande, en fin de journée Glenn va passer une visite médicale pour le visa australien. (Steph l'a fait il y a 1 semaine) et nous prenons notre avion vers 22h.

C'est ainsi que notre périple en Asie se termine, on aurait voulu vivre nos derniers moments plus gaiement mais l'organisation des prochaines étapes font partis du voyage. On est vraiment entre 2 sentiments. Nous sommes triste de quitter l'Asie. C'était simple de voyager dans ces pays, les gens sont accueillants, tout nous paraissaient différents. Mais on est aussi apaisés de quitter ce monde d'agitation, bruyant, la non-organisation et le manque de propreté. Beaucoup de choses vont nous manquer mais nous allons découvrir quelque chose de nouveau.


Voici nos dernières curiosités de l'Asie :

La nature reprend ses droits!
A la sortie d'une cérémonie.
En pleine rue de Ubud.
Jolie lézard, à la limite du serpent.
Tenues traditionnelles portées pour les cérémonies mais aussi tous les jours.
Ce n'est pas une boite aux lettres mais pour déposer les offrandes.
Singe en pleine rue à Ubud.
Dans nos gargotes préférées.
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Publié le 6 septembre 2019

Avant de quitter un pays on se fait un petit exercice qui consiste à répondre à la question :

« Dans ce pays on aura… ». Voici donc ce que ça donne en Indonésie :

Durant ces 2 mois on aura :

- Traversé la 2e plus grande place du monde,

- Vu de l'eau bouillonnante sortant de terre,

- Vu un lever de soleil sur des volcans,

- Pris un guide pour une visite,

- Été rejoints par un ami de France,

- Visité notre 1er pays musulman,

- Visité une usine de basket et sac à dos,

- Fêté un de nos anniversaires sur un volcan,

- Monté sur un cratère,

- Vu 2 petites éruptions,

- Vu du soufre sortir du fond d'un cratère, s'enflammer et se solidifier,

- Sauté dans des vagues de 2 mètres,

- Plongé ensemble pour la première fois et avec des raies,

- Fait du surf,

- Nagé avec plein de tortues,

- Été réveillés par un tremblement de terre de magnitude 6,

- Battu notre record de durée de transport,

- Été dans la cabine d'un ferry avec le capitaine pendant la manœuvre d’accostage,

- Battu notre record de durée et longueur en scooter,

- Vu un village traditionnel,

- Traversé des forêts de bambous,

- Gravit un volcan sans guide ni sentier,

- Fait trempette dans des rivières chaudes,

- Vu des rizières en toile d'araignée,

- Eté pris en stop par la police,

- Plongée sur une épave ensemble,

- Ressenti un tremblement de terre ou éruption en plongée,

- Assisté à un spectacle de danses traditionnelles balinaises,

- Dansé quelques salsa,

- Chuté en scooter,

- Fait un massage et bain de pétale avec yaourt,

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Comme à chaque fois, conclure sur notre aventure dans un pays n'est pas une chose facile. Nous n'aimons pas faire de généralités ni même dire "j'ai fait" tel ou tel pays. Nous y sommes allés pendant 2 mois mais nous n'avons vu qu'une petite partie de l'Indonésie. Nous n'avons même pas mis les pieds dans certaines des grandes îles comme Sumatra ou la Sulawasie. Néanmoins voici un petit bilan de ces 2 mois sur les routes indonésiennes.

Histoire : Bien que l'histoire du pays est assez riche on ne peut pas dire qu'elle soit vraiment mise en valeur au niveau touristique. Le musée national ne nous a pas appris énormément de choses. Nous avons quand même pu voir des sites religieux très anciens qui font la fierté du pays.

Population : C'est probablement le paragraphe ou il y a le plus de choses à dire. Du début à la fin les indonésiens ont vraiment été adorables. Très très souriants mais aussi curieux, serviables, attentionnés et avec une bonne humeur. Ça joue énormément sur notre façon de voyager dans un pays. Ça nous permet d'être beaucoup plus ouverts, d'échanger et de découvrir le quotidien des gens car comme dit un proverbe (d’Alexandre David –Neel) : "Celui qui voyage sans rencontrer l'autre ne voyage pas, il se déplace". En tout cas on en garde un très bon souvenir de tous ces sourires et ces "Hello Mister !!!" "Hello miss !!!" Au bord des routes.


Communication : Avec la gentillesse de la population, nous avions dès le départ très envie de pouvoir s'intégrer rapidement. L'Indonésien n'est pas très compliqué à apprendre. Les sons sont facilement prononçables et il est aussi assez facile de le lire. Sans trop forcer nous avons rapidement maîtrisé tous les chiffres puis les différents mots usuels, les 4 types de bonjours, les aliments, comment se présenter, et quelques phrases lors des présentations. Nous prenions un véritable plaisir à essayer de communiquer avec les gens et à certains endroits comme l'île de Flores, ou l'on croise peu de touristes, ça nous a permis d'en savoir plus.

C'était un vrai plaisir jusqu'au dernier jour.


Transport : En Indonésie nous avions l'impression de passer beaucoup de temps dans les transports. Nous en avons fait des kilomètres ! Plus de 5000 ! Pourtant même si le pays semble un peu plus développé que certains de ses voisins d'Asie du Sud-est, au niveau transport c'est un peu la galère. On parle des transports locaux et pas uniquement ceux réservés aux touristes. Les bus étaient dans des états assez catastrophiques et s'en était de même pour pas mal de routes. Chaque déplacement prenait beaucoup de temps et il fallait se présenter très en avance car les informations que nous trouvions n'étaient jamais exactes. On s'est un peu arrachés les cheveux par moment mais il nous a fallu prendre notre mal en patience et profiter de ces moments à ne rien faire pour réfléchir un peu ou simplement dormir. Pour parler des records nous avons battu un record de longueur avec 36h de voyage entre bus et ferrys. Nous avons aussi effectué une étape marathon en scooter pendant 12 jours sur 1200 km. On n'avait jamais fait aussi longtemps sans affaires.


Écologie environnement : Nous l'avions lu avant d'arriver et nous n'avons pu que le constater en vrai. C'est le pays que nous avons traversé qui est le plus pollué. En tout cas, les bords de routes sont dans un état qui tordent le ventre. Les ruisseaux aussi. Combien de fois nous avons vu les lessives dans la rivière et les emballages de savon qui partaient dans l'eau. Combien de fois nous avons vu les gens jeter leurs déchets par la fenêtre ou dans la rue... il n'y a quasiment pas de sensibilisation et même si ce n'est peut-être qu'un problème parmi tant d'autres, il va vite devenir crucial et il sera déjà trop tard. Au quotidien nous déplorons ce que nous voyons ici mais quelle déception aussi quand nous lisons dans la presse que la France est un mauvais élève, que nous ne recyclons au final pas tant que ça et que nous rejetons des tonnes de plastique à la mer chaque année. Quand on lit que 40% des français jettent au moins une fois leur déchets par la fenêtre lorsqu'ils partent en vacances, que pouvons-nous attendre des indonésiens? La conclusion c'est que plus nous voyageons et plus cela nous fait mal au cœur de voir les ravages de l'homme. Cela nous fait beaucoup réfléchir à notre manière de vivre, de surconsommer, …


Alimentation :

Dans le prolongement de notre voyage gustatif en Asie, l'Indonésie nous a fait découvrir certains plats qui ont fait le bonheur de nos estomacs. Pour plus de détails on vous invite à consulter l'étape dédiée dans notre carnet "Un tour dans notre assiette".



Visite - découverte :

Pendant 60 jours, nous n'avons pas chômé. Et ce pays nous a apporté sa part d'inconnus et de nouveau paysages. Dès le début c'est avec joie que nous avons rejoint les montagnes et le froid que l'on avait quitté depuis si longtemps. Et puis tout de suite, les volcans ont fait leur apparition. D'abord de loin pour laisser du suspens puis de plus en plus près. Glenn a fêté son anniversaire sur le volcan Bromo avec une vue à couper le souffle. Quelques jours plus tard, c'est l'Ijen et son ascension proche d'un scénario apocalyptique qui nous a émerveillé. Plus tard encore le Kelimutu avec ses lacs et l'Inerie avec son ascension folle ont laissé une empreinte à jamais dans nos mémoires. Mais au-delà des volcans nous avons découvert énormément de paysages magnifiques, les falaises et les plages de Nusa Penida, les rizières dans tout le pays, les forêts de bambou à Bajawa, les plages de sable noir, les montagnes, les plantations, ... la liste est si longue et les images défilent devant nos yeux. Nous avons aussi eu le privilège de nager avec des raies Manta mais aussi d'aller se perdre ensemble sur une épave au fond de l'eau sans oublier les dizaines de tortues que nous avons pu observer à Gili T.

On nous a souvent dit que Sumatra et la Sulawasie avaient encore beaucoup de trésors à offrir aux curieux...



Budget :

Dans notre porte-feuille ça s'est plutôt bien passé. Comme d'habitude nous avons fait en sorte que ça se passe bien. Au début de notre aventure l'Indonésie n'était qu'un pays "tampon" où nous irions quelques semaines si nous le pouvions. Nous avons vite pu changer nos plans pour y aller 2 mois. Cela nous permettait aussi de laisser l’hiver passer en Nouvelle –Zélande. Pourtant nous avons utilisé en 2 mois à peine plus que notre budget prévu au départ ce qui est juste parfait.

Comme ailleurs en Asie du Sud est la vie sur place ne coûte pas cher et en se contentant de peu on a pu profiter sans se priver. Nous avons quand même fait une impasse sur le parc national du Komodo où les prix des plongées et tour en bateau nous semblaient au-dessus de nos budgets mais aussi un peu trop touristique.

Comme d'habitude, voici quelques chiffres:

Vie de voyageur :

Notre évolution personnelle en tant que voyageurs nomades évolue aussi le long de notre itinéraire. Nous avons franchi les 10 mois de voyage et au fond de nous on ressent une fatigue. Pas une fatigue ou il suffit de faire une grâce matinée mais plutôt une usure physique. Nous avons donc pris un peu plus notre temps en faisant quelques pauses plus longues. Il arrive un peu plus fréquemment que des petites choses nous agacent ou nous énervent. Le mode de vie asiatique a ses bons côtés. Les problèmes sont vite réglés et tout semble possible. Néanmoins, la population a tendance à vivre au jour le jour. On solutionne justement quelque chose pour que ça marche pour aujourd’hui et puis on verra bien demain ce qu’il se passera. Ce côté-là est un peu plus difficile à accepter en tant qu’européen. Nous avons besoin d’horaires et d’un peu de rigueur et avec la fatigue c’est parfois plus compliqué pour nous. Eh oui, avec tout ce temps nous ne nous sommes pas forcément transformés en baba cool qui veulent vivre dans la forêt !

En ce qui concerne notre émerveillement, nous avons vu et découvert tellement de choses incroyables ces derniers mois qu’on a besoin de prendre un peu de temps pour réaliser tout cela. Se replonger dans nos photos, regarder nos vidéos, … C’est une aventure tellement riche au quotidien. Essayez pendant 2 minutes d’imaginez si vous condensiez vos 15 derniers voyages les uns à la suite des autres !

Nous voyons les pays suivants (Nouvelle-Zélande et Australie) se dessiner à l'horizon et on s’est dit que c'était le bon moment pour nous de finir ce chapitre asiatique de 10 mois pour changer de continent et donc de culture. Les 2 dernières semaines nous avions un peu la nostalgie de l’Asie. On profitait des derniers instants en se disant « Ah ça, c’est bientôt fini ! ». D’un autre côté nous nous projetions déjà dans notre futur van, notre petite maison où nous n’aurions plus à boucler nos sacs à dos et où nous pourrions peut-être ranger nos affaires sur une étagère ! La roue tourne, la route défile, les sourires aussi et toujours avec notre crayon en poche, nous traçons doucement notre itinéraire du jour suivant…